Parrot, le perroquet connecté

Publié le par Jacques SAMELA.

Habituellement présente au salon CES de Las Vegas, souvent primée même, la société française Parrot (www.parrot.com) a profité justement de l’édition 2015 pour dévoiler ses nouveaux projets et développements technologiques.

En effet, que ce soit dans le domaine des drones, une de ses activités phares, avec la présentation de deux nouveaux mini-drones de la famille Jumping Sumo et Rolling Spider, ou encore dans celui des objets connectés avec tout d’abord le Parrot Zik Sport, tout nouveau casque sans fil connecté, élaboré avec Philippe Starck (prochain portrait français), et dont l’idée est de permettre pendant la pratique d’un sport de course notamment, de prendre, grâce à des capteurs biométriques, la mesure du rythme cardiaque et d’analyser le style de course, tout en écoutant de la musique bien sûr, et ensuite, plus terre à terre, le Parrot Flower Power H20, deuxième génération de systèmes intelligents pour les plantes, qui, avec des capteurs, mesure et analyse les paramètres de croissance, tout en gérant leur arrosage de façon autonome.

Créée en 1994 par Christine de Tourvel, Jean-Pierre Talvard et Henri Seydoux, actuel dirigeant (ses deux partenaires ont depuis cédés leurs actions) et père de l’actrice Léa Seydoux, la société Parrot, conceptrice de produits grand public et de haute technologie, est aujourd’hui leader mondial des périphériques sans fil pour mobiles (oreillettes, Bluetooth, kits mains-libres, etc…), et ses produits plébiscités par les opérateurs de téléphonie.

A l’origine productrice d’agendas électroniques à reconnaissance vocale, elle s’est lancée par la suite dans ce que l’on appelle « l’infotainment » dans le secteur automobile avec la création d’un kit mains-libres filaire, pour ensuite s’ouvrir le monde du son (enceintes, casques audio sans fil, etc…), celui des drones dits grand public avec aujourd’hui près de 34 % de son chiffre d’affaires, soit environ 83 millions d’Euros, et pour finir avec le lancement en 2013 du premier capteur sans fil pour les plantes appelé « Flower Power ».

En un mot ou en une phrase, nous avons à faire là à ce que l’on appelle les objets connectés, dont la France en est un des pays leader.

Et justement, Parrot, avec près de 12 % de son chiffre d’affaires dédié à la R&D, une moitié de son personnel composé d’ingénieurs, et un « système Seydoux » dont l’idée première est de se consacrer à la création de quelques produits innovants, universels, au design soigné, avec comme dénominateur commun le mobile, véritable cœur du groupe, l’avenir semble tout tracé.

Et avec une croissance de 4 %, et un chiffre d’affaires d’environ 244 millions d’Euros pour 2014, le lancement des jouets connectés « Parrot Bebop », pouvant être couplé aux autres produits que sont les « Bebop Drone SkyController », « Minidrone » et « Jumping », permettra certainement de toucher un public encore jeune mais très à l’affut des nouvelles technologies, tout en privilégiant l’AR. Drone Academy, créée pour fédérer les utilisateurs de ses drones, et développer leur sentiment d’appartenance à la tribu des aéronautes.

Ils sont actuellement plus de 30 000 dans le monde, s’échangeant leurs vidéos de vol, leurs découvertes et leurs astuces au sein de ce qui ressemble à un réseau social, permettant au final à Parrot de s’enrichir du retour de ses aficionados, et de répondre à leurs envies d’aujourd’hui et de demain.

Une manière comme une autre de rester connecté.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipédia.

. Enjeux Les Echos / février 2013.

. www.cerclefinance.com

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Publié dans L'entreprise du mois

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