Business France, au service de l’internationalisation de nos entreprises.

Publié le par Jacques SAMELA.

Business France, au service de l’internationalisation de nos entreprises.

Il y a encore deux ans, elle s’appelait Ubifrance, et elle était l’agence française pour le développement international des entreprises.

Aujourd’hui, et ce depuis le 1er janvier 2015 et sa fusion avec l’agence française pour les investissements internationaux, elle s’appelle maintenant Business France (www.businessfrance.fr).

Son rôle, accompagner les entreprises françaises dans leur développement international, depuis le choix des marchés jusqu’à la concrétisation d’affaires et leur implantation, sans pour autant négliger l’attractivité et l’image de notre pays à l’international, avec des actions de prospection et d’aides pour attirer des investisseurs étrangers, soit par son entremise, 522 investissements en 2015, avec une hausse de 5 % par rapport à 2014.

Pour l’Hexagone, ce sont près de 10 000 entreprises exportatrices qui ont été accompagnées dans leur développement international, avec d’après l’Ipsos, un contrat sur deux signé en 2015, mais également, 4 000 entreprises exportatrices supplémentaires par rapport à 2014.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, du ministère du Commerce extérieur, et de la Direction générale du Trésor et de la Politique économique, elle s’appuie tout d’abord sur un réseau de partenaires comme Bpifrance et la Coface (www.coface.fr), avec qui elle s’est regroupé sous le label Bpifrance Export, afin d’apporter un soutien cohérent aux entreprises en termes de prospection des marchés internationaux, du financement et de la sécurisation de leurs projets à l’étranger, mais surtout sur ses 92 bureaux à l’étranger et ses 1 500 collaborateurs, spécialisés pour la plupart par domaines de compétence et secteurs d’activités.

Mais une autre de ses spécialités phares, c’est également de gérer et de développer le Volontariat International en Entreprises ou V.I.E., permettant à plusieurs milliers de jeunes français d’obtenir une mission professionnelle à l’étranger pendant une période pouvant aller de 6 à 24 mois, avec comme résultat depuis sa création, l’obtention d’un emploi à l’issue de leur mission pour près de 70 % des contractants.

Et tout en entamant sa troisième année d’existence, avec dès sa création et la signature du contrat signé avec l’Etat pour un objectif de 9 400 entreprises accompagnées par an au cours des trois prochaines années, l’agence, par l’entremise de sa directrice, Muriel Pénicaud, ancienne DRH du groupe Danone et ex-conseillère de Martine Aubry au ministère du travail au début des années 90, et auréolée d’un début plus que prometteur avec dès la première année 9 800 entreprises accompagnées, soit 400 de plus que le stipulait le contrat, compte bien évidemment continuer sur cette lancée, avec comme objectif d’associer aujourd’hui les nouvelles régions (13) sur le soutien qu’elles peuvent apporter aux exportations, à l’accueil des investissements étrangers et à la promotion de leur territoire, gage d’une synergie souvent absente à cette échelle, mais synonyme d’actions efficaces pour l’avenir de ces collectivités récentes en termes d’attractivité.

Sans oublier également d’accentuer ses efforts sur les ETI innovantes ne faisant pas partie des secteurs d’excellence français que sont l’aéronautique, l’armement, l’agro-alimentaire ou le luxe, en les aidant à se projeter à l’étranger, garant de nouveaux marchés et soucieuse d’éviter que l’économie française ne soit trop dépendante de ces secteurs phares, en faisant que d’autres justement, deviennent aussi incontournables, comme par exemple les Medtech, l’E-santé, les objets connectés, ou encoure l’Ad Tech (à suivre prochainement le sujet consacré à la société Teads), déjà bien placés pour la plupart.

Donc, s’il est un acteur primordial pour la compétitivité de nos entreprises à l’international c’est bien celui-ci, tout en nous gardant de détricoter, pour des raisons purement politiques, ce qui a été fait précédemment, et qui fonctionne justement plutôt bien (BpiFrance également).

A la rigueur, améliorons-le s’il le faut.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.businessfrance.fr

. Les Echos du 26 & 27/02/16

. http://www.frenchweb.fr/les-10-start-up-selectionnees-pour-representer-la-france-au-nrf-retails-big-show/275276?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=724782f102-EMAIL_CAMPAIGN_2017_01_10&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-724782f102-106733281

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 26 février 2016

Vu et lu dans Les Echos du 26 février 2016

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