L'Union Européenne : Ma petite histoire (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans La croix du 09 mai 2016, et le Parisien Magazine du 07 octobre 2016
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Une puissance qui s’ignore

Aujourd’hui donc, l’Union Européenne c’est encore 28 pays, plus de 500 millions d’habitants (8 % de la population mondiale), un drapeau bleu avec douze étoiles représentant les peuples d’Europe, reprenant en cela le symbole de la perfection et de la plénitude dans la Grèce antique, un hymne tiré de la 9ème symphonie de Ludwig Van Beethoven qui s’appelle l’hymne à la joie, une devise, « In varietat concordia », qui veut dire « unie dans la diversité », une journée, celle du 09 mai, commémorant la déclaration de Robert Schuman (vu dans le précédent chapitre), une monnaie unique, l’Euro, et même un prix Nobel de la paix, obtenu en 2012 pour l’ensemble de son œuvre.

Mais bien évidemment, c’est plus que cela.

En effet, elle est tout d’abord une confédération d’Etats, avec des caractéristiques d’Etat fédéral. Elle est dotée de sept institutions principales que sont le Conseil de l’Union Européenne et le parlement européen pour la partie législative, le conseil européen et la commission européenne pour la partie exécutive, la cour de justice pour la partie judiciaire, la cour des comptes et la Banque centrale européenne pour la partie économique et financière. Elle est complétée par le comité économique et social, le comité des régions, le médiateur européen et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Et elle est aussi un modèle, car depuis sa création, elle a inspiré la formation d’autres entités similaires comme l’Union africaine crée en 2002, l’Union des nations sud-américaines crée elle en 2008, et l’Union économique eurasiatique en 2015.

Mais c’est surtout un géant économique, et ça peu de gens le savent, car elle représente près de 24 % des richesses mondiales avec un PIB d’environ 15 754 milliards d’Euros, elle est le premier ensemble du commerce mondial ainsi que le 1er exportateur mondial de biens manufacturés et de services, le premier partenaire commercial des Etats-Unis, de la Chine, de l’Inde, de la Russie, de la Corée du Sud, ainsi que les pays composant le Mercosur et l’OPEP, soit 60 partenaires commerciaux, et bien sur sa monnaie, l’Euro, qui est aujourd’hui la deuxième monnaie de réserve dans le monde, la deuxième également pour les transactions financières, et la première pour ce qui est de la quantité de billets en circulation. Et elle représente encore aujourd’hui la 3ème puissance démographique mondiale.

Donc, pas si mal pour une Union Européenne à la dérive, enfin pour certains, car comme je l’ai déjà dit dans les chapitres précédents, son existence et son rôle sont devenus primordiaux pour la bonne marche économique mondiale, gênante aussi, car elle est justement une concurrente de premier plan, tout en étant à l’intérieur de ses frontières, garante d’une solidarité entre ses Etats membres, même si certains l’oublient, participant au budget européen en fonction de sa situation économique et démographique, recevant en retour des aides en fonction de sa situation économique et donc de sa richesse, notamment de ses habitants, tout en assurant également une libre circulation des marchandises en son sein, sans contrôles aux frontières et sans droits de douane, facilitant en cela les échanges, une liberté dans les mouvements de capitaux, et bien sur une libre concurrence, devant assurer à l’ensemble des citoyens européens une totale transparence ainsi qu’un libre choix à une échelle jamais vu auparavant.

Et si il est une réussite hautement fédératrice aujourd’hui, c’est bien celle concernant le programme européen de mobilité pour les étudiants et les enseignants, plus connu sous le nom d’Erasmus, qui, venant de fêter ses trente d’existence, avec un budget en hausse de 40 % pour la période 2014-2020, ayant permis à plus de 5 millions de jeunes européens de se confronter à d’autres horizons dans les domaines du savoir, à comme ambition pour l’avenir de l’ouvrir à de nouveaux types de populations, comme les apprentis, les bénévoles ou ceux qui suivent une formation professionnelle, devenant au passage Erasmus +.

Mais que dire également du programme spatial européen, leader mondial grâce à l’apport du lanceur Ariane, avec également l’avènement récent et la mise en service de Galileo, le système européen de positionnement par satellites, dont l’objectif est de donner à l’Europe une indépendance stratégique et économique par rapport au GPS américain.

Donc, je me répète, même si l’Union Européenne est loin d’être « has been », il est certainement vrai aussi qu’elle doit se renouveler, fédérer à nouveau ses citoyens avec des projets d’envergure, et affirmer sans faiblesse son positionnement au sein du monde d’aujourd’hui et bien sûr de demain.

Jacques Samela

 

Vus eu lus dans Les Echos du 21 décembre 2016, du 10 janvier 2017, du 22 février 2017, et du 07 mars 2017, du Parisien Eco du 20 février 2017, et La Croix du 16 février 2017
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