Smart Me Up, donner de la vision aux objets

Publié le par Jacques SAMELA.

Smart Me Up, donner de la vision aux objets

Doctorant en intelligence artificielle, passé par le groupe Xerox, Loïc Lecerf a créé sa start-up en 2012 du côté de Grenoble, afin de mettre en application ses recherches de vision par ordinateur, et donner aux objets la capacité de voir comme les humains, ainsi que de pouvoir analyser leur environnement.

So nom, Smart Me Up (www.smartmeup.org), sa spécialité de départ, la reconnaissance faciale (voir sujet ci-joint).

Elaborée après 3 ans de R&D, sa technologie est déjà utilisée dans les cabines de Photomaton (près de 30 000 en Europe), où elle indique à l’utilisateur si sa photo est compatible avec les normes imposées pour les documents officiels, mais aussi par la SNCF, afin là d’améliorer la sécurité des gares.

Mais, ses champs d’applications sont loin d’être limités, car en plus d’être innovante, elle est suffisamment petite et légère pour être embarquée au sein d’un objet, ce qui n’est pas le cas de ses concurrents.

Et en effet, grâce à cette particularité, on peut entrevoir une utilisation dans le secteur automobile, où ses fonctions pourraient détecter les signes avant-coureur de la somnolence, identifier un conducteur, un piéton qui traverse, la présence d’un vélo, ou régler un rétroviseur voire un siège, ensuite, dans le domaine de la sécurité, avec la possibilité d’alerter sur un danger en analysant une foule, de détecter une fraude, ou de répondre à une problématique d’identification, dans celui des semi-conducteurs avec l’intégration de la technologie directement au cœur d’un microprocesseur, d’où l’intérêt de sa taille, mais aussi dans celui du Retail ou commerce de détail, avec l’analyse qualitative des clients en magasin.

Mais, étant au tout début de ces nouveaux usages, il est fort à parier que d’autres utilisations verront le jour, ce qui n’a pas échappé à un certain nombre d’acteurs comme Xavier Niel (Free) et Jacques-Antoine Granjon (Vente Privée) ayant fait le choix avec d'autres de parier sur cette pépite française en y investissant 2 M€ en 2016 durant une levée de fonds, permettant à celle-ci d’être valorisée autour de 10 millions d’Euros, et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

Et l’avenir justement, son dirigeant le voit multiple en termes de projets, l’objectif assumé étant de travailler sur une vingtaine d’applications, en termes d’emplois, avec l’objectif de doubler ses effectifs d’ingénieurs, en termes de développement commercial à l’échelle internationale en axant notamment ses actions en Europe, en Chine, en Corée, ainsi qu’aux Etats-Unis, qui comme vous le savez, est un formidable marché pour des applications innovantes de ce type, et bien sûr en termes de chiffre d’affaires avec des prévisions allant de 20 M€ en 2020 et de 100 M€ dès 2023.

C’est bien tout le mal que l’on puisse lui souhaiter, sachant qu’avec un marché de l’intelligence artificielle des objets connectés en pleine croissance (30 %), sa société pourrait rapidement en devenir un des leaders.

Jacques Samela

 

Sources :

. Maddyness du 09 mars 2016

. Entreprendre du 22 mars 2017

. http://www.frenchweb.fr/fw-radar-smart-me-up-developpe-la-reconnaissance-faciale-pour-les-objets-connectes/288656

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 03 décembre 2015 et du 09 mars 2016, et Ville, Rail & Transports de mars 2017
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Publié dans L'entreprise du mois

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