J'aime - j'aime pas

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017
Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017
Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017
Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017
Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017

Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3512 du 20 avril 2017, n° 3513 du 27 avril 2017, Les Echos du 10 mai 2017, et le Parisien Eco du 22 mai 2017

Une usine chinoise délocalisée... dans le Sud-Ouest de la France

Le Figaro / Le 22 mai 2017

 

L'entreprise Uniconcept, basée à Shenzhen, va ouvrir une unité de production d'étuis de smartphones à Gaillac (Tarn). Elle espère faire des économies sur les coûts d'acheminement et les taxes douanières. Une trentaine d'emplois vont être créés.

Une délocalisation à l'envers. Gaillac, petite bourgade tranquille entre Albi et Toulouse, est surtout connue pour son vignoble. Qu'importe. Une unité de production d'étuis pour smartphones et de conditionnement quitte la Chine pour s'y réinventer. «Ce n'est pas un effet d'annonce, c'est confirmé», affirme Eddy Belefdil, l'un des actionnaires d'Uniconcept, la firme basée à Shenzhen qui fabrique une flopée d'accessoires pour téléphone. La production devrait démarrer dès la fin de l'été, avec une trentaine d'emplois à la clef. Un certain nombre de postes pourraient être proposés à des anciens d'Alphacan, une entreprise spécialisée dans la fabrication de profilés PVC qui a lancé un plan social à Gaillac fin 2016 visant 92 emplois.

Le marché est porteur: un million d'étuis sont vendus chaque mois en France. Il s'agit dans un premier temps de réduire les coûts d'expédition, de gagner en rapidité et en flexibilité en se rapprochant des revendeurs. Le but est aussi d'économiser les taxes douanières. Evidemment, la main d'oeuvre n'a pas n'a pas le même coût sur les rives du Tarn que sur celles de la rivière des Perles, à quelques kilomètres de Hong Kong. Pourtant, Uniconcept espère proposer aux distributeurs des prix 20% moins chers qu'aujourd'hui. Un calcul qui tient aussi compte de l'arrivée d'une part d'automatisation dans le processus de fabrication tel qu'il existe aujourd'hui dans l'usine de Shenzhen.

La production d'autres accessoires pourraient arriver à Gaillac en 2018. «On veut y aller étape par étape, explique Eddy Belefdil, qui développe la marque Swiss charger. Il faut que les salariés se familiarisent avec les produits». Une centaine d'emplois pourraient à terme être créés.

Le combat des pouvoirs publics

La commune tarnaise entretient des liens commerciaux et culturels forts avec la Chine, de longue date, grâce au secteur viticole. Patrice Gausserand, le maire, également chargé du developpement économique à la communauté d'agglomération, entend parler du projet d'Uniconcept. Il rencontre alors les dirigeants à Hong Kong. «Ils cherchaient à venir en France mais avaient du mal à prendre une décision. On a travaillé à leurs côtés. Les entreprises ne s'installent que si on les accompagne». L'élu joue le rôle d'entremetteur pour dénicher, en 48 heures, un local à louer. Un bâtiment inutilisé de 1100 m2 est proposé par l'entreprise de meubles JP Delmas, qui propose même de prendre en charge le coût des travaux, afin de faciliter l'implantation de l'entreprise chinoise. «J'ai été surpris de la disponibilité de nos interlocuteurs et des différents organismes comme par exemple Pole emploi, pointe l'actionnaire d'Uniconcept. En Chine, c'est le règne du chacun pour soi». Aujourd'hui, le maire est optimiste et évoque l'installation d'autres entreprises. «Je ne voulais pas d'un panneau “Gaillac ville morte”».

 

Vus et lus dans Management d'avril 2017
Vus et lus dans Management d'avril 2017

Vus et lus dans Management d'avril 2017

Publié dans J'aime - J'aime pas

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article