Commerce extérieur

Publié le par Jacques SAMELA.

Commerce extérieur

Elles sont vraiment loin les années où la France pouvait compter sur un commerce extérieur excédentaire (160 milliards de francs en 1998), le dernier datant de 2003, avec justement un excédent de 3,7 milliards d’Euros.

Alors il est vrai qu’avec une désindustrialisation amorcée dès les années 60, s’amplifiant dans les années 80 au profit du secteur des services, il ne faut pas s’étonner aujourd’hui que la part de l’industrie en France soit passée de 25 % en 1960, à près de 12 % (12,6 % en 2015).

L’Allemagne quant à elle, ayant fait le chemin inverse, elle caracole aujourd’hui en tête avec une industrie représentant encore un poids non négligeable dans son PIB, soit 22,6 % en 2016. La conséquence étant un excédent commercial récurrent depuis de nombreuses années, envié de tous (voir ci-dessous le dernier résultat).

Alors que faire ?

Tout d’abord, privilégier et faire monter en puissance les PME et PMI les plus innovantes.

Ensuite, augmenter la taille de ces entreprises, afin qu’elles deviennent des ETI (entreprises de taille intermédiaires), plus à même de se projeter à l’export et de répondre à la concurrence toujours plus forte.

Augmenter encore plus la part de la R&D, car il est prouvé que ce sont les entreprises les plus innovantes qui gagnent des marchés à l’export.

Mais aussi, pourquoi ne pas inciter ces entreprises à embaucher des jeunes français d’origine étrangère, diplômés ou pas, mais plus à même de connaître les us et coutumes des pays d’origine de leurs parents ou grands-parents, et donc de comprendre plus facilement les particularités de ces pays, facilitant en cela des débouchées commerciales supplémentaires ?

En plus, cela permettrait à ces jeunes, souvent en proie à la difficulté de trouver un emploi gratifiant, de rentrer de plein pied dans la vie active avec envie, souhaitant démontrer qu’ils peuvent être aussi efficaces que les autres, si ce n’est plus.

Alors, même si cette dernière idée peut paraître utopique, difficile à mettre en œuvre, elle a je pense un réel potentiel d’avenir, apportant certainement une des réponses aux besoins des entreprises françaises à se porter encore plus vers l’international, tout en jouant son rôle également dans la résorption d’un chômage chez les jeunes assez élevé, et permettant au commerce extérieur de la France de retrouver enfin quelques couleurs, rattrapant un retard malheureusement pas comblé dans son intégralité par nos grands groupes, qui l’air de rien, caracolant souvent en tête dans leur domaine d’activité, évite à la France un déficit encore plus fort chaque année.

Quant à vous, qui me suivez, si vous avez aussi quelques idées, n’hésitez-pas à m’en faire part, je me ferai un plaisir de les publier.

A bientôt donc.

Jacques Samela

 

Vus et lus dans Les Echos du 09 août 2017
Vus et lus dans Les Echos du 09 août 2017
Vus et lus dans Les Echos du 09 août 2017

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