BlaBlaCar, Dataiku, Devialet, Qwant, Sigfox (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 23 août 2017, et du 07 septembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 23 août 2017, et du 07 septembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 23 août 2017, et du 07 septembre 2017

Vus et lus dans Les Echos du 23 août 2017, et du 07 septembre 2017

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22 janvier 2017 intitulé : BlaBlaCar, en voiture tout le monde. 

. Pour plus d'informations sur Dataiku, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23/11/15, intitulé : Big Data, les français en force.

. Devialet et Sky développent une enceinte connectée grand public

Objetconnecte.com

du 28 juillet 2017

Le responsable technique de Devialet l’avait promis, voilà que la marque d’enceintes connectées de luxe annonce son premier partenariat de licence avec un acteur tiers. L’heureux élu ? L’opérateur de télécommunication et groupe TV britannique Sky.

Pour grossir, il ne fallait pas cantonner sa technologie aux belles courbes de ses enceintes puissantes. Cela, les fondateurs de Devialet en avaient conscience. Le partenariat avec le géant des télécoms et de la télévision britannique, le bien nommé Sky était donc logique. Ensemble, “les grenouilles” et les “rosbifs” ont développé un système audio : le Sky Soundbox.

Il s’agit d’une barre de son destinée principalement à une pratique “home cinema”. L’objectif, pour les deux acteurs, loger l’appareil sous les téléviseurs d’un maximum d’abonnés. Cela tombe bien, Sky en compte 12 millions au Royaume-Uni et en Irlande. De plus, les possibilités sonores des écrans plats présents sur le marché sont limitées et poussent généralement les consommateurs les plus cinéphiles et sérivores à s’équiper de matériels comme des barres de son.

Un modèle économique particulier pour Devialet

Pour assurer sa réussite, ce partenariat de licence repose sur un modèle économique bien particulier. Selon le niveau d’engagement des abonnés, le Sky Soundbox sera vendu entre 249 et 799 livres sterling, soit entre 278 euros et 893 euros. Le système en question est bien plus abordable que le tarif d’entrée de la Devialet Phantom fixé à 1690 euros.

Cette approche tarifaire va permettre à la startup française de se faire connaître d’un public bien plus large et de constituer une source de revenus récurrents, comme l’explique le fondateur Quentin Sannié à nos confrères des Échos.

Attention tout de même le produit est estampillé Sky. Le contrat stipule que Devialet s’occupe de fournir des haut-parleurs, les logiciels et les spécificités techniques aux équipes de développement mandatées par Sky. Le logo de la startup figure tout de même sur la tranche de l’appareil, comme un gage de qualité.

Une enceinte Home cinema qui en a sous le capot

sky devialet interieur

Car, si l’on peut s’attendre à un produit moins costaud acoustiquement (140 Watts contre 750 Watts pour le premier modèle de la Phantom), Devialet n’a pas lésiné sur les fonctionnalités technologiques. L’enceinte effectue un traitement du son en fonction des ambiances sonores. L’orientation Home cinema oblige, la Sky Soundbox est pourvue d’algorithmes capables de détecter et traiter en temps réel les distorsions lors des scènes les plus explosives d’un film d’action.

Pour la suite, Devialet continue à évoquer des partenariats avec le constructeur chinois Foxconn, un des investisseurs de la startup. Dans un avenir proche, les dirigeants évoquent un accord un fabricant automobile dont l’identité reste pour le moment inconnue.

Sky et Devialet se concentrent sur la commercialisation de la barre de son au Royaume-Uni et Irlande à l’automne. L’entrée boursière pour l’acteur français en pleine croissance est fortement envisagée.

. Pour plus d'informations sur Devialet, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 juillet 2015, intitulé : Devialet, une pépite (française) à l'écoute.

. Qwant se verdit un peu plus avec Akuo Energy

Par Dominique Pialot  |  21/06/2017, La Tribune

Le moteur de recherche se fournira auprès du producteur d’énergie renouvelable Akuo Energy et assurera la promotion de sa plateforme de financement participatif sur sa page d'accueil.

 

Il se distinguait déjà en revendiquant le respect de la vie privée de ses utilisateurs et en n'utilisant aucun dispositif de traçage ni exploitation des données personnelles.

Désormais, le moteur de recherche français Qwant sera également le plus vert de tous. Le partenariat qui vient d'être conclu avec le producteur d'énergies renouvelables Akuo prévoit en effet que ce dernier devienne son fournisseur exclusif d'électricité.

Or, même s'il reste un nain face au géant Google, la forte croissance de Qwant - qui a levé 18,5 millions d'euros en février dernier pour financer son développement en Europe - va entraîner une explosion proportionnelle de sa consommation électrique, dont le volume n'est aujourd'hui pas rendue public, pas plus que le montant du contrat passé avec Akuo Energy. Ce sont les data centers qui, notamment pour leur refroidissement, engloutissent la quasi-totalité de l'énergie consommée par les acteurs du numérique.

En réalité, Qwant est déjà, mais plus discrètement, un acteur responsable du numérique.

"Depuis nos débuts, - la mise en ligne remonte à 2013 - nous compensons nos émissions, rappelle le fondateur de Qwant Eric Leandri. Mais nous avons souhaité franchir un pas supplémentaire."

En l'occurrence, acheter la production d'Akuo pour alimenter ses data centers implantés dans le nord de Paris. Celui situé en Suisse (pour assurer l'anonymisation des données selon la réglementation locale) fonctionne à l'hydro-électricité. Qwant prévoit d'en ouvrir prochainement un en Allemagne, qui sera lui aussi alimenté par la production verte d'Akuo.

Mais, comme le plus souvent dans ces cas de figure, si les volumes consommés et achetés sont les mêmes, rien n'assure que les électrons verts issus des centrales solaires, éoliennes ou biomasse d'Akuo, finissent réellement leur course dans les data centers de Qwant. C'est pourquoi  Eric Leandri veut aller plus loin encore, et faire construire par Akuo des centrales électriques vertes situées au plus près de ses installations.

Partenaires dans l'Alliance de Bertrand Piccard

Les deux entreprises ont rejoint l'Alliance mondiale pour les technologies propres créée lors de la COP22 de novembre 2016 à Marrakech par le concepteur et pilote de Solar Impulse, le très médiatique Bertrand Piccard.

Celle-ci réunit des startups, de grands groupes, des institutions et des organisations qui produisent ou exploitent des technologies propres, pour qu'elles partagent leurs expériences et créent des synergies. Objectif affiché : améliorer la chaîne de valeur globale et proposer des solutions concrètes pour aider les gouvernements, entreprises ou institutions à atteindre leurs objectifs en matière de santé et d'environnement.

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"Cette alliance a vocation à fédérer et créer des synergies entre grands groupes et startups, mais aussi à travailler sur des projets précis", précise Simon Quiret, le président d'AkuoCoop, la plateforme de financement participatif propriétaire lancée en mars dernier par Akuo Energy.

"Notre appartenance à l'alliance nous permet d'échanger de plus en plus de bonnes idées avec nos partenaires", reconnaît pour sa part Eric Leandri, citant par exemple le recours à des batteries recyclées pour l'Internet des objets.

De 700 à 10.000 inscrits sur AkuoCoop d'ici à 2018

Simon Quiret, lui, se réjouit du surcroît de notoriété que va lui apporter le partenariat avec Qwant. Le moteur de recherche, qui vise 5% du marché européen, revendique déjà 40 millions d'utilisateurs par mois et 2,6 milliards de requêtes en 2016.

Depuis que Bertrand Piccard a évoqué le partenariat sur le salon VivaTech le 16 juin et qu'un lien vers la plateforme apparaît sur la home page de Qwant, les visites sur AkuoCoop ont permis de lever quelque 100.000 euros.

Aussi, passer des 700 adhérents actuels, acquis en trois mois, à 10.000 en 2018, conformément aux objectifs, ne semble pas hors de portée. "Nous n'avons pas lancé AkuoCoop pour répondre à des besoins de financement - les projets proposés sont déjà financés, et les montants investis par les particuliers forcément limités - mais pour impliquer les citoyens", rappelle Simon Quiret. Or les utilisateurs du moteur alternatif Qwant présentent précisément le profil de citoyens engagés ciblés par la démarche.

Une croissance de 20% par mois

En outre, alors qu'un simple lien renvoie aujourd'hui les utilisateurs du moteur de recherche vers la plateforme, une véritable campagne de publicité, nettement plus visible, sera mise en ligne la semaine prochaine.

Qwant prévoit par ailleurs de reverser à AkuoCoop une partie de ses - importants - revenus publicitaires. Ces derniers, de 6 à 10 millions d'euros en 2016, devraient représenter entre 25 et 40 millions d'euros cette année.

"Nous connaissons une croissance de 20% par mois", observe Eric Léandri, qui ne manque pas de nouvelles idées pour continuer d'abaisser l'empreinte de Qwant, d'ailleurs à l'étude actuellement dans le cadre d'un bilan carbone.  Dernière piste en date creusée avec "un grand du BTP" : installer certains de ses serveurs dans des bâtiments pour les chauffer grâce à la chaleur fatale qu'ils dégagent.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12/06/15, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.

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. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

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