Deep Tech, EdTech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans le Monde du 01, 02 et 09 septembre 2017
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Hyperloop : nouveau record de vitesse pour le train du futur  Alexandre Gadaud  30/08/2017, La Tribune

Des étudiants allemands ont remporté ce week-end la seconde manche du concours organisé par le milliardaire Elon Musk, pour son projet géant d'Hyperloop.

 

Petit à petit, l'Hyperloop fait son nid. Moins d'un mois après que le projet d'Hyperloop One a réussi à atteindre les 309 km/h - ce qui était alors son record de vitesse -, une équipe d'étudiants de l'Université de Munich est parvenue à atteindre 324 km/h, soit 4 km/h de plus que la vitesse moyenne d'un TGV. La performance a été réalisée lors du concours organisé au siège de la société Space X, à Hawthrone en Californie.

L'entreprise d'aérospatial créée par Elon Musk, l'homme à l'origine du projet Hyperloop, mettait en concurrence pendant tout le week-end 600 étudiants venus de pas moins de 24 universités à travers le monde, pour remporter la deuxième partie du concours organisé par l'ingénieur américain. L'objectif était d'atteindre la vitesse de pointe la plus élevée. Chaque équipe avait pour mission de créer un prototype de capsule, pour le propulser tour à tour dans un tube de 1,25 kilomètre de long et 182 centimètres de diamètre.

La vitesse atteinte en moins de vingt secondes

L'équipe ayant gagné la compétition, The Warr, réunit une trentaine d'étudiants de l'Université Technique de Munich. Alors qu'ils avaient déjà réussi à remporter la première étape du concours, ils ont conçu pour cette deuxième édition une toute nouvelle capsule, pesant 80 kg et équipée d'un moteur électrique de 50 kw.

Bien que la capsule victorieuse soit de petite taille par rapport à celles qui avaient établi les précédents records, l'exploit reste de taille pour l'équipe d'étudiants allemands. Le précédent record avait été réalisé par l'une des sociétés californiennes chargée de mettre au point la technologie à grande vitesse voulue par le milliardaire, Hyperloop One. Leur capsule respectait bien plus une taille réelle, avec 8 mètres de long et 2,7 mètres de haut. Un défi bien plus important à relever.

De son côté, Bloomberg révélait le 4 août dernier qu'Elon Musk avait finalement projeter de développer son propre projet de train supersonique, alors même qu'il s'était contenté jusque là d'inspirer des startups indépendantes et d'encourager l'innovation. Son autre société, The Boring Company, a déjà obtenu les autorisations pour creuser des tunnels tests aux Etats-Unis. Un projet qui avance à grande vitesse.

.  http://www.transrail-connection.com/single-post/Hyperloop-lavenement-du-train-subsonique

 

Le "cycle du hype" ou la vie cahotique des innovations      Sylvain Rolland  | La Tribune / 18/08/2016

De la découverte enthousiaste d'une nouvelle technologie à son adoption par le grand public, chaque innovation passe par une série d'étapes appelées "le cycle du hype".

 

De la création d’une technologie à son adoption par le grand public, chaque innovation de rupture passe par une série d’étapes que l’institut Gartner appelle le "cycle du hype" ou courbe d’adoption. Où en sont aujourd’hui les technologies les plus prometteuses comme la réalité virtuelle et augmentée, l’impression 3D, l’informatique quantique, les robots intelligents, la blockchain ou encore les véhicules autonomes ?

 

La vie d'une technologie n'est pas un long fleuve tranquille. Entre le moment où le grand public apprend l'existence d'une innovation potentiellement révolutionnaire (comme la poussière intelligente, l'impression 4D ou encore l'ordinateur quantique actuellement), et celui où elles deviennent mâtures, profitables et accessibles à un large public, il se passe souvent des années, voire des décennies.

La réalité virtuelle, par exemple, est longtemps restée dans la catégorie des fantasmes de science-fiction. Même après la création du premier casque, par l'ingénieur Daniel Vickers dans les années 1970, il a fallu attendre que l'industrie du jeu vidéo s'en empare dans les années 1990 (la Séga VR) pour que le grand public prenne conscience de son potentiel, sans toutefois l'adopter en raison de multiples freins, autant culturels que techniques. Ce n'est qu'aujourd'hui, en 2016, avec l'Oculus Rift et l'HTC Vive, que les casques de réalité virtuelle commencent à se démocratiser. Selon les experts, il faudra encore attendre au moins cinq ans avant de toucher vraiment le grand public.

Cet exemple montre que pour s'imposer, non seulement une technologie doit être mature, mais elle doit aussi être en phase avec son époque et rencontrer un marché. Voilà pourquoi, malgré les progrès techniques, les imprimantes 3D ou les robots de compagnie n'ont pas encore envahi nos maisons.

De la découverte enthousiaste à l'adoption, en passant par l'euphorie et la désillusion

Cette longue épopée a été théorisée en 2005 par les experts de Gartner sous le nom de "cycle du hype". Depuis, l'institut publie tous les ans une mise à jour, qui a été révélée mardi 16 août. Ce cycle prend la forme une courbe similaire à une montagne russe, sur laquelle se placent toutes les technologies émergentes en fonction de leur degré de maturité. Selon Gartner, chaque innovation passe, si elle survit, par quatre ou cinq étapes clés. Ce sont les stades de la "hype", qui correspondent à sa popularité, c'est-à-dire à sa perception par le public et par les experts.

La première étape, intitulée "innovation trigger" ou déclencheur de l'innovation, correspond au stade de la découverte enthousiaste. L'apparition d'une innovation de rupture ou la combinaison de plusieurs avancées scientifiques déclenchent l'intérêt des médias et de certains groupes industriels. Des études de faisabilité (proof-of-concept) et des projets plus ou moins futuristes donnent une idée de son potentiel. A ce stade, il n'existe souvent aucun produit sur le marché. Les experts doutent même de sa viabilité économique.

En 2016, c'est le cas pour l'ordinateur quantique -qui promet de démultiplier la puissance de calcul des machines- de l'impression 4D -pour créer des objets intelligents avec des nano-technologies-, de la poussière intelligente -des systèmes micro-électromécaniques qui peuvent mesurer des données aujourd'hui inaccessibles-, de l'homme augmenté ou encore des machines dotées d'une intelligence artificielle générale, capables de penser comme un être humain.

Dans le meilleur de cas, il faudra attendre au moins cinq à dix ans avant que la technologie arrive à maturité. Souvent, beaucoup plus. L'informatique quantique, par exemple, figurait déjà dans cette catégorie en 2005, année du premier "cycle du hype" de Gartner. En onze ans, la recherche a progressé, des expériences ont été menées et des multinationales comme Google et IBM y ont investi beaucoup d'argent, mais l'informatique quantique n'est pas encore passée au stade supérieur. A l'inverse, la réalité augmentée, qui faisait aussi partie des technologies futuristes en 2005, commence à atteindre le grand public, comme le prouve le succès phénoménal, depuis un mois, du jeu Pokemon Go.

Attentes démesurées autour de la blockchain, de la maison connectée et des véhicules autonomes

Inévitablement, les premières expériences finissent, tôt ou tard, par accoucher de quelques succès concrets. De quoi donner un avant-goût de la révolution à venir. Il n'y a pas encore de véritable marché, les entreprises ne sont pas rentables, mais un futur se dessine pour ces technologies. Evidemment, ces premiers succès sont largement relayés par les médias, ce qui déclenche une vague d'euphorie, à la fois de la part du grand public et des acteurs industriels. C'est le "pic d'attentes démesurées", selon Gartner.

La blockchain est aujourd'hui dans ce cas de figure. Cette technologie, utilisée par la crypto-monnaie bitcoin, promet de révolutionner les transactions sur internet en évitant tout intermédiaire et en garantissant leur sécurité. De quoi bouleverser le monde bancaire, les acteurs de la santé, de l'assurance, de l'immobilier, de l'éducation... Flairant le jackpot, de nombreuses startups se lancent avec des ambitions folles. Slock.it, par exemple, voudrait "ubériser" Airbnb en installant dans le verrou des appartements un "smart contract", un contrat intelligent qui générerait son ouverture et la transaction financière. D'autres travaillent sur le vote électronique via la blockchain, pour le rendre totalement sûr.  Et ainsi de suite.

Les véhicules autonomes suscitent aussi en ce moment des attentes énormes. D'après un rapport du Boston Consulting Group, leur avènement pourrait faire disparaître la congestion automobile en ville et réduire la pollution de 80%. Google, Apple et les constructeurs automobiles investissent des milliards, tout en étant conscients que le jour où ces engins totalement automatisés se feront une place dans nos villes n'est pas encore venu.

Enfin, le succès de Withings, Netatmo et quelques autres startups de la maison intelligente laisse aussi entrevoir un futur dans lequel tous les logements seront dotés d'objets connectés qui "discuteront" entre eux. Les solutions domotiques se multiplient, les géants du Net Apple, Google et Amazon se livrent une bataille sans merci pour dominer cet écosystème naissant, et une myriade d'objets connectés sont désormais disponibles jusque dans les supermarchés. Les constructeurs y croient, les prospectivistes aussi. Mais le grand-public ne se départit pas encore de sa méfiance envers des objets souvent chers et perçus comme des gadgets pour geeks peu sécurisés...

Désillusion puis retour en grâce pour la réalité virtuelle

Une fois que les premiers succès ont laissé entrevoir l'ampleur de la disruption à venir, reste à enfoncer le clou. Arrivent alors les problèmes. Souvent, la technologie n'est pas assez aboutie ou peine à devenir profitable. Le marché peut aussi ne pas être assez mâture, sans compter que les standards technologiques et réglementaires propices à son développement peuvent ne pas encore être fixés. La technologie entre alors dans la phase que Gartner appelle "through of disillusionment", ou tunnel de la désillusion. Une période plus ou moins longue pendant laquelle la technologie disparaît quelque peu des radars, avant de revenir sur le devant de la scène et d'entrer dans la phase dite de "slope of enlightement" (pente de l'illumination), une sorte de retour en grâce où toutes les conditions du succès sont enfin réunies.

Ces deux dernières années, la réalité virtuelle a effectué cette transition délicate. Après des années d'attentes déçues, elle trouve enfin des usages concrets dans le jeu vidéo et rencontre la demande du public. Lorsque les constructeurs auront vraiment investi le marché, la réalité virtuelle entrera dans la dernière phase du "cycle du hype", intitulé le "plateau de productivité", qui marquera son adoption massive par le grand public.

Bien sûr, certaines innovations de rupture ne suivent pas à la lettre cette courbe d'adoption. Le smartphone, par exemple, s'est imposé très rapidement suite au lancement de l'iPhone d'Apple, en 2007, sans passer par la case des attentes démesurées ni par celle de la désillusion. Une exception qui confirme la règle.

 

http://www.gartner.com/technology/research/hype-cycles/

 

Les dix jeunes français qui préparent une innovation de rupture selon le MIT

Philippe Passebon publié le 09/06/2017 / Industrie & Technologies

 

La MIT Technology Review a distingué jeudi 14 juin dix jeunes innovateurs français à l'occasion de l'événement Innovators under 35. Lancé aux Etats-Unis, le concours s’est décliné en France, avec le soutien de l’Atelier BNP Paribas, il y a cinq ans et est désormais présent dans 15 pays à travers le monde. Objectif : détecter de jeunes innovateurs qui développent des technologies de rupture pour répondre à des enjeux majeurs de notre société.

Découvrez la promotion 2017 !

Sylvain Gariel, grand gagnant de cette édition 2017, était distingué pour la start-up DNA Script, qui a mis au point une technologie de synthèse d’ADN reproduisant les mécanismes de sa réplication dans les cellules du corps humain. Une première car, jusqu’à présent, sa synthèse en laboratoire se faisait par des moyens chimiques. DNA Script espère ainsi généraliser la création d’un ADN abordable, qualitatif et utilisable.

Hugo Mercier - Rythm: Le bandeau Dreem est la première solution active qui améliore la qualité du sommeil. Il associe des technologies de rupture à des années de recherche en neuroscience pour stimuler le cerveau du sujet afin qu’il dorme plus profondément et profite de sommeils réparateurs.

Thibault Duchemin - Ava permet aux personnes sourdes et malentendantes de prendre part à tout type de conversations en les retranscrivant en temps réel sur leur smartphone. Le système du microphone, à l’origine de ces retranscriptions, a été élaboré grâce à des algorithmes capables d’identifier chaque interlocuteur d’après la fréquence de sa voix.

Sidarth Radjou - BIOMODEX permet aux chirurgiens de s’entraîner, avant une opération délicate, sur des organes synthétiques imprimés en 3D et correspondant au corps du patient.

Antoine Noel - Japet Medical Devices offre une solution innovante pour soigner la lombalgie en institut ou chez soi. A l’aide de micromoteurs et d’une batterie de capteurs, Atlas soulage la douleur par décompression de la colonne vertébrale pour faciliter la pratique d’exercices physiques.

Johann Kalchman - Lifeaz est le premier défibrillateur connecté conçu pour le domicile. Pour l’utiliser, il suffit d’appuyer sur l’unique bouton pour que le défibrillateur guide vocalement l’utilisateur. En analysant le rythme cardiaque, il décide seul s’il faut réanimer la victime ou pas.

Morgane BarthodMeteo Swift prévoit la production d’électricité éolienne. En analysant les conditions météorologiques et les capacités de production d’un parc éolien, Meteo*Swift réduit les incertitudes liées à la production d’énergie propre.  

 Clemence FrancNova Gray a développé le premier test de radiosensibilité pour le traitement du cancer du sein. Pratiqué par une simple prise de sang, ce test détermine la sensibilité des patients aux rayonnements ionisants. Cette technologie permet de proposer un traitement sur-mesure adapté à chaque patient.

Nataliya Kosmyna - Braini rend possible le pilotage d’un drone par la pensée grâce à l’utilisation des commandes générées par l’Interface Cerveau Machine.

Bénédicte De Raphélis Soissan - Clustree révolutionne la gestion du cycle de vie des salariés dans une entreprise. Cette solution SaaS, qui exploite les données internes et externes, permet notamment aux DRH de : prédire les risques de départ, booster la proactivité des collaborateurs, affiner les candidatures, …

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 28 juin 2017, intitulé : Les Deep-Tech, innovations de rupture ou disruptives

Vu et lu dans Cnews Matin n° 2110 du 06 septembre 2017

Vu et lu dans Cnews Matin n° 2110 du 06 septembre 2017

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 04 septembre 2017, intitulé : EdTech, déjà demain 

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