ETI (suite) + ETM

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 15/02/18, et l'Usine Nouvelle n° 3547 du 25/01/18, et n° 3550 du 15/02/18
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. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 08/01/14, intitulé : Les ETI : Un gisement de croissance à protéger

Entreprises de taille moyenne, la France en retard ?

Grégoire Normand  |  19/02/2018, La Tribune

Cette enquête révèle également que ces entreprises ne profitent pas pleinement des opportunités liées au commerce international.

 

En effet, le chiffre d’affaires des ETM dans le monde ne provient qu’à 15% des exportations. Les dirigeants d’ETM interrogés déclarent développer davantage leur marché domestique (18%) que l’international (11%).

 

Une étude HSBC indique que si les entreprises de taille moyenne (ETM) augmentaient globalement leurs exportations de seulement 1%, elles pourraient accroître leur impact économique de 12,5 milliards de dollars dans le monde.

 

Pour les entreprises moyennes françaises, cet impact est estimé à 600 millions de dollars.

 

Les entreprises de tailles intermédiaires (ETM) jouent un rôle moteur dans l'économie. Selon une étude de la banque HSBC portant sur 14 pays (*), les entreprises de ce type comptent en moyenne pour 25% du PIB de chaque État.

Alors que l'actuel ministre de l'Économie Bruno Le Maire veut faciliter l'accroissement de la taille des entreprises avec la loi Pacte présentée en Conseil des ministres le 18 avril prochain, la place de ces sociétés dans l'économie mondiale est plus que jamais au centre des débats.

Qu'est qu'une entreprise de taille moyenne ?

Selon le document de la banque publié le 14 février dernier, les entreprises de taille moyenne réalisent un chiffre d'affaires annuel qui se situent entre 50 millions et 500 millions de dollars.

Ces firmes emploient entre 200 et 2.000 personnes. Le rapport souligne que ces entreprises de taille moyenne, dans les 14 pays étudiés (433.000 au total), emploient globalement 208 millions de personnes environ (soit la population du Brésil). Elles contribuent à hauteur de 9 milliards de dollars du PIB mondial et génèrent 3.400 milliards de dollars d'exportations.

La France compte assez peu d'entreprises de taille moyenne

Au regard des données mises en avant dans l'étude, la France compte assez peu d'entreprises de taille moyenne (5.637) contrairement à des pays de taille comparable comme l'Allemagne (15.004) ou le Royaume-Uni (9090).

Sur les 14 pays étudiés, la France se situe à la neuvième place en 2014 dans une approche en valeur absolue. Le bilan est plus inquiétant lorsque l'on rapporte le nombre d'entreprises de taille moyenne au nombre d'habitants. Dans cette configuration, la France arrive en 13ème position (85 ETM pour 1 million d'habitants) juste devant l'Arabie Saoudite (75 /million d'habitants). À l'inverse, Singapour, les Émirats arabes unis et le Canada arrivent sur les trois premières marches du podium de ce classement.

Pour la France, la place des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que celle des grandes entreprises (GE) dans l'économie peuvent en partie expliquer le retard français.

Des contributions divergentes selon les pays

Les contributions de ces entreprises à l'activité d'un pays présentent de réelles divergences. Aux États-Unis, la valeur ajoutée de ces firmes étaient évaluées à environ 3.485 milliards de dollars en 2014 contre 2.251 en Chine, 699 milliards en Allemagne, 519 milliards au Royaume-Uni et 404 milliards en France.

Le classement de la richesse produite par ces entreprises dans chaque pays ne reflète pas nécessairement le nombre d'ETM implantées sur le territoire. Par exemple, la Chine est le pays qui compte le plus d'ETM (198.528) au monde mais la richesse produite par ces sociétés est bien plus importante aux États-Unis, alors que la première puissance économique mondiale en recense beaucoup moins (33.434).

"Cela signifie que les niveaux de productivité sont bien plus élevés aux États-Unis, puisque les entreprises américaines entre 200 et 2.000 employés sont capables de produire beaucoup plus de richesses que des entreprises de taille similaire en Chine".

Un impact important sur le marché du travail

D'après les résultats de l'étude, plus de 208 millions de personnes travaillent directement pour ce type d'entreprises. Avec les emplois indirects, cela représente 688 millions d'emplois dans les 14 pays retenus dans l'étude de la banque HSBC.

En France, ce sont trois millions de personnes employées par ces entreprises, qui contribuent à la richesse du pays à hauteur de 400 milliards de dollars, spécialement dans les secteurs manufacturiers et des services, qui portent à eux seuls un quart de cette contribution (110 milliards de dollars).

Des chefs d'entreprises optimistes

D'après une enquête menée auprès de 1.400 ETM dans les 14 pays, il apparaît que 70% des chefs d'entreprise interrogés sont optimistes sur les prévisions économiques.

Sur les trois prochaines années, les entrepreneurs prévoient que la croissance de leurs revenus et leurs marges bénéficiaires augmenteront de 6%, "une amélioration basée sur les performances actuelles (entre 4% et 5% l'année dernière)". 

Cet optimisme est particulièrement porté par une conjoncture économique mondiale favorable qui reste néanmoins vulnérable.

Pour assurer ces prévisions de croissance sur les trois prochaines années, les entreprises de taille moyenne veulent mettre "la priorité sur l'investissement pour améliorer leur compréhension des évolutions du marché [...] améliorer leur efficacité et leur réactivité". 

Du côté des entreprises françaises, 32% des ETM pensent augmenter leurs chiffres d'affaires de 4 à 6% dans les trois prochaines années, contre 21% dans le monde et 32% en Allemagne. Selon Andrew Wild, directeur du marché des entreprises pour l'Europe chez HSBC :

"Les ETM sont essentielles à l'économie et ont le potentiel pour participer davantage à la croissance en se développant sur de nouveaux marchés. En France, les entreprises sont performantes à l'international, et expriment leur volonté de s'exporter de plus en plus, mais elles pourraient faire encore mieux".

Interrogés sur le principal obstacle à la réussite de leur entreprise, les patrons français des ETM relèvent en premier lieu "la réglementation française défavorable aux ETM (54%)".

Reste à voir comment le gouvernement pourrait modifier la réglementation en cours au moment de la discussion de la future loi Pacte dans les prochaines semaines.

 (*)" Méthode : dans cette étude, sont étudiées les entreprises dont le chiffres d'affaires se situe entre 50 et 500 millions USD. Les estimations de la taille de ce secteur sont basées sur des données publiées en 2014 et des estimations prudentes. Les administrations publiques ainsi que l'éducation et la santé sont exclues de cette analyse car ces secteurs sont soumis à de fortes fluctuations et sont soumis à des régimes de propriétés et réglementaires qui rendent difficiles les comparaisons internationales".

 

 

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