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Publié le par Jacques SAMELA.

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Paris capitale de l'intelligence artificielle pour les géants du numérique / Industrie & Technologies

Par Alexandre Couto publié le 24/01/2018

 

 

 

 

Le savoir-faire français en matière d'intelligence artificielle ne laisse pas indifférent les multinationales du numérique. Facebook et Google ont annoncé des investissements importants pour renforcer la recherche dans ce domaine, au coeur de la capitale.

 

Après Facebook, qui annoncé le 22 janvier un investissement de 10 millions d’euros pour favoriser la recherche sur l’Intelligence artificielle (IA), c’est au tour de Google de dévoiler que Paris accueillera son deuxième centre de recherche européen dédié à cette discipline. Une série d'annonces qui montre l'attrait croissant des Gafa pour la France en matière de recherche et de développement.

Pour Facebook , qui a démarré en 2015 ses travaux en France en matière d’IA, l’enjeu consiste à accélérer le programme déjà engagé. Des moyens seront peu à peu débloqués d’ici 2022 pour « contribuer activement à l’ambition de la France de devenir la figure de proue européenne de l’IA », souligne la société basée à Menlo Park en Californie.

Ce plan d’investissement annoncé s’articulera autour de 5 grands volets : l’accueil de 40 doctorants au sein de Facebook AI Research (FAIR) à Paris, le financement de bourses d’études et des doctorats auprès de plusieurs universités, le financement de 10 serveurs dédiés à l’IA au profit d’instituts de recherche, d’un fonds pour la collecte et le traitement de données ouvertes, et enfin le doublement de l’effectif du laboratoire FAIR qui passera ainsi de 30 à 60 ingénieurs.

De son côté, le centre de Google qui sera le deuxième dédié à l’IA en Europe, après celui de Zurich, en Suisse, mettra l’accent sur trois domaines de recherche : la santé, l’environnement et l’art. L’objectif sera de déterminer les futurs usages et explorer les utilisations de l’intelligence artificielle.

Si la date d’ouverture de ce centre n’a pas été précisée, elle devrait toutefois intervenir « très prochainement », selon les premières informations. Par ailleurs, Google envisage de recruter environ 300 salariés supplémentaires à Paris pour atteindre le nombre de 1000. Le montant global de l’investissement n’a pas été dévoilé.

Une concentration de talents

Yann LeCun, directeur scientifique de FAIR et pionner de l’apprentissage profond, s’est réjoui lors d’une présentation à la presse, le 23 janvier, de cette concurrence qu’il a estimé « stimulante ».  « L’objectif est de mettre en place un écosystème de dimension mondiale, dédié à l’IA.

Paris possède une concentration de talents dans ce domaine véritablement unique, qui la place naturellement en tête de liste des villes pour accueillir cette démarche », a-t-il estimé. Une idée soutenue par Antoine Bordes, directeur de FAIR « En 2015, Yann LeCun a convaincu les responsables de Facebook de monter leur centre dédié à l’IA en France. C’était un pari à l’époque, mais aujourd’hui les résultats sont là et ce choix porte ses fruits. »

Un partenariat public-privé

Cet écosystème a pu se mettre en place grâce à des organismes de recherche publics très pointus, comme l’INRIA ou le CNRS, qui disposent déjà de travaux relativement avancés dans le domaine de l’IA.

« Avec Facebook, et peut-être plus tard avec Google, nous sommes dans un véritable processus d’échange d’informations. Nos chercheurs communiquent très fréquemment », a souligné François Sillion, qui a tout récemment été nommé PDG par intérim de l’INRIA.

Plusieurs doctorants rejoindront d’ailleurs les rangs de Facebook dans les années à venir, dans le cadre d’une convention Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche). Mais ce partenariat bénéficie également aux organismes de recherche : « Des entreprises comme Facebook nous permettent d’accéder à de nombreuses données qui sont le nerf de la guerre en matière d’intelligence artificielle », souligne François Sillion.

Pour les géants du numérique, hors de question, toutefois, d’utiliser les données privées issues de leur utilisateurs. « Une partie de l’investissement que nous réalisons sera dédié à la collecte et à la caractérisation de données ouvertes », souligne Yann LeCun, « nous pouvons également nous appuyer sur des données fournies volontairement par des utilisateurs, dans le cadre d’un appel de type « science participative ».

L'enjeu de l'apprentissage

Pour le directeur scientifique de Facebook, ces données seront la clé pour résoudre l’une des problématiques majeures concernant l’IA : l’apprentissage.

« L’enjeu aujourd’hui est de passer d’un mode d’apprentissage par l’erreur, dans lequel on laisse la machine se tromper, jusqu’à ce qu’elle trouve la solution, à une méthode s’appuyant sur des modèles prédictifs, capables d’évaluer les conséquences futures d’une action », continue Yann LeCun, « car si nos IA actuelles accomplissent des prouesses dans certains domaines et sont capables d’analyses relativement fines, elles ne possèdent pas plus de bon sens qu’un rat de laboratoire».

 

Vus et lus dans Les Echos du 24/01/18, du 11/02/18, et Plastiques & caoutchoucs Magazine n° 945 de janvier-février 2018
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Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3551 du 22/02/18, et Le Monde du 16/02/18
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Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, Le Monde du 22/11/17 & du 20/12/17, et M Le magazine du Monde
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Le pire déficit commercial depuis 2011

Par Grégoire Normand  |  07/02/2018 / La Tribune

 

En janvier 2017, le déficit commercial avait plongé à 7,9 milliards d'euros, du jamais vu pour le pays, en raison de faibles ventes d'Airbus.

Le déficit commercial s'est encore creusé de 29% entre 2016 et 2017 pour la France. Cette mauvaise performance vient confirmer la baisse du poids de l'hexagone dans le commerce mondial depuis plusieurs années.

 

Le commerce extérieur reste un point noir de l'économie française. Selon les dernières données diffusées par le service des douanes ce mercredi 7 février, le déficit commercial français s'est nettement creusé en 2017, pour atteindre 62,3 milliards d'euros, contre 48,3 milliards d'euros un an auparavant. C'est la plus forte dégradation depuis 2011. La France n'a pas connu d'excédent commercial depuis 2003.

Hausse de la facture énergétique

La principale raison évoquée dans le communiqué est que ce creusement repose en grande partie sur l'augmentation de la facture énergétique, en lien avec la remontée des cours du pétrole. Le solde énergétique est passé de -31,5 milliards en 2016 à -39,0 milliards en 2017.

Outre la hausse de la facture énergétique, le déficit des produits manufacturés a atteint un nouveau record à 40,6 milliards en 2017 contre 35,3 milliards d'euros en 2016.

"Cette dégradation s'explique notamment par une nette reprise des achats de biens intermédiaires, en lien avec l'accélération de l'activité économique. Le déficit manufacturier se creuse nettement plus en France que dans les pays voisins."

Avec la confirmation de la reprise en 2017, les chefs d'entreprise français ont d'avantage acheté de fournitures à l'étranger pour assurer leur production.

Dynamisme des échanges commerciaux

L'année 2017 a été marquée par un dynamisme des échanges commerciaux. "À l'instar du commerce mondial qui s'accroît de l'ordre de 10 % en valeur en 2017 après un recul de 4 % en 2016, les échanges de la France repartent également à la hausse."

Du côté des exportations, l'administration a enregistré une hausse l'année dernière (+4,5%) après un léger recul en 2016 (-0,6%). Exceptées les livraisons des produits aéronautiques qui ont fléchi "du fait des difficultés dans le domaine de la fabrication coordonnée", les exportations des autres produits ont plutôt bien progressé. "Les plus dynamiques sont celles des biens intermédiaires, des véhicules et des produits agroalimentaires."

Du côté des importations, la dynamique a été "vigoureuse" en 2017 (+6,8%, après +0,1% en 2016). Les approvisionnements en hydrocarbures naturels et pétrole raffiné ont rebondi "du fait essentiellement de la hausse des prix, les quantités progressant faiblement". Avec l'accélération de la production industrielle, les importations de biens manufacturés ont augmenté.

Vifs échanges avec l'Union européenne

Les pays de l'Union européenne restent des partenaires commerciaux privilégiés pour la France. Les ventes vers l'UE ont progressé de 3,4% en 2017 contre 0,3% en 2016.

Les ventes s'effectuent principalement avec les pays limitrophes tels que l'Italie, l'Espagne ou la Belgique, qui figurent parmi les principaux clients de la France.

Cette dynamique est particulièrement portée par les ventes de véhicules. Les exportations de produits chimiques et métallurgiques soutenues par la hausse des prix, se redressent nettement vers l'Europe "qui est de loin le premier débouché". En revanche, les échanges avec l'Allemagne sont clairement en défaveur de la France.

"Tandis que les exportations progressent vers la plupart des pays européens, elles se replient nettement avec l'Allemagne, du fait de l'effondrement des livraisons d'avions en cours de finalisation dans le cadre de la fabrication coordonnée. Hors aéronautique, les ventes augmentent également vers l'Allemagne (automobile, chimie et métallurgie), dans le sillage des autres pays de l'UE."

Les entreprises françaises ont retrouvé des débouchés en Asie. D'après les données des douanes, les exportations vers l'Asie ont rebondi de 14,1% en 2017 contre -1,3% en 2016. Ce rebond s'explique par un dynamisme des livraisons aéronautiques, surtout en Chine, en Inde et en Corée du Sud.

Montée des économies émergentes

La baisse de la part de la France dans le commerce mondial est régulièrement évoquée par les économistes. Pour les experts de l'Insee, "la première cause du recul des positions françaises est la part croissante des économies émergentes, notamment de la Chine, dans les exportations mondiales.

L'essor des économies émergentes dans le commerce mondial a affecté tous les pays avancés, mais la France a perdu plus de parts de marché que ses principaux partenaires de la zone euro."

De son côté, l'institut COE-rexecode rappelait dans une étude récente que la compétitivité hors-prix est également un autre facteur à prendre en compte pour comprendre la perte de vitesse de la France dans les échanges mondiaux.

D'après une enquête menée par l'organisme sur la perception de 500 importateurs européens sur des produits français, il apparaît que "la qualité des biens d'équipement et des biens intermédiaires français est jugée moyenne, voire médiocre, par rapport au prix de vente."

Enfin, même si les chefs d'entreprise dans l'industrie ont retrouvé des couleurs, le secteur industriel reste particulièrement morose au regard de son poids décroissant dans l'économie française.

Le gouvernement doit annoncer le 23 février son plan pour dynamiser le commerce extérieur tricolore. Parmi les mesures envisagées, le regroupement des acteurs de l'exportation, l'agence publique Business France et les Chambres de commerce et d'industrie, au sein de guichets uniques placés sous l'autorité des régions en France.

 

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