Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Criteo, Parrot, SeaBubbles, Traxens (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Criteo, Parrot, SeaBubbles, Traxens (suites)
Criteo, Parrot, SeaBubbles, Traxens (suites)

Des « retards dans l’exécution » gênent Criteo dans son plan de transformation

30/04/2019 / frenchweb.fr

Le groupe français spécialisé en ciblage publicitaire en ligne Criteo a revu mardi à la baisse ses prévisions de croissance en 2019. Il a invoqué des « retards dans l’exécution » de son plan de transformation, après des résultats qui ont déçu en stagnant au premier trimestre.

Criteo, fondée en 2005 en France et cotée depuis 2013 au Nasdaq américain, table désormais sur une croissance organique de son chiffre d’affaires hors reversement aux partenaires (ou « revenu ex-TAC », son indicateur de référence) comprise entre 0 et 2% pour 2019, contre une fourchette annoncée auparavant d’entre 3% et 6%.

Un bénéfice net en légère hausse, mais inférieur au consensus des analystes

Au premier trimestre, le revenu ex-TAC s’établit à 236 millions de dollars, en baisse de 2% sur un an, mais en progression de 2% à taux de change constant, conformément à l’objectif annoncé en février. Le chiffre d’affaires du groupe ressort à 558 millions de dollars (-1% mais +3% à taux de change constant) et son bénéfice net à 21 millions de dollars, en légère hausse de 1% mais inférieur au consensus des analystes compilé par Factset, qui prévoyait 28 millions.

« Nous progressons sur plusieurs de nos priorités clés« , a estimé le PDG du groupe Jean-Baptiste Rudelle. Mais il reconnaît que « 2019 sera une nouvelle année de transition » pour son entreprise. « Certains des nouveaux outils que nous construisons pour transformer notre entreprise vont mettre plus de temps que prévu à générer les bénéfices attendus« , a détaillé l’entreprise française au sujet des objectifs. « En conséquence nous adoptons une approche plus modeste vis-à-vis de notre perspective de croissance en 2019 (…) ».

Réduire la dépendance au ciblage

Alors que le marché publicitaire traverse une forte mutation technologique et réglementaire, Criteo cherche à réduire sa dépendance à son métier historique, basé sur les cookies qui permettent de cibler de nouveau des consommateurs ayant déjà repéré des produits en ligne. Le groupe a ainsi conçu une plateforme sur laquelle ses clients peuvent configurer et contrôler leurs campagnes publicitaires. Et il investit sur les technologies de ciblage des consommateurs sur mobile, devenues incontournables.

Le revenu ex-TAC dérivé des applications mobiles a grossi de 32% en un an, et celui des « nouveaux produits » de 74%. Mais ils ne représentent encore que 9% du total. En 2017, Criteo avait dû abaisser plusieurs fois ses prévisions de croissance suite à des changements du système d’exploitation chez Apple, qui rendaient plus difficile le suivi publicitaire des internautes par des cookies et ont pesé lourdement sur l’activité de l’entreprise.

Le groupe a aussi dû faire face en 2018 au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui oblige notamment depuis un an les sites internet à obtenir le consentement de leurs utilisateurs avant de collecter des informations personnelles.

 

. Pour plus d'informations sur Criteo, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 février 2013, intitulé : Criteo, le rêve américain.

Parrot sélectionné par l’armée américaine avec cinq autres fabricants de drones

28/05/2019 / Frencheweb.fr

Le fabricant de drones Parrot a annoncé mardi avoir été retenu en compagnie de cinq autres sociétés pour participer à un programme de 11 millions de dollars destiné à développer la nouvelle génération d’engins de reconnaissance destinés à l’armée américaine.

« Nous comprenons parfaitement combien un drone ultra-compact possède les atouts pour devenir un élément central de la défense», se réjouit dans un communiqué le PDG de Parrot, Henri Seydoux. « Nous sommes impatients de mettre à profit l’excellence de notre R&D afin d’intégrer l’efficacité offerte par les drones et d’accompagner la plus importante force armée et de défense au monde« . 

Nouvelle génération de drones 

Skydio, Altavian, Teal Drones, Vantage Robotics et Lumenier sont les autres entreprises sélectionnées au terme de cet appel d’offres lancé en novembre 2018. Ce programme cherche à développer une nouvelle génération de drones de reconnaissance rapidement déployable, d’un temps de vol de 30 minutes et d’une autonomie pouvant aller jusqu’à 3 kilomètres, pour un poids maximum de 1,3 kg. Ces appareils devront pouvoir être opérationnels en moins de deux minutes et tenir dans les sacs à dos standards utilisés par les soldats.

Créé en 1994, Parrot emploie 600 personnes et réalise la plupart de ses ventes à l’export. Mais après avoir connu son heure de gloire il y a quelques années, il traverse actuellement une période plus difficile et, mi-avril, il prévoyait une baisse de 28% de ses ventes à 109 millions d’euros pour tout l’exercice 2018.

Fin novembre, le groupe, qui s’est fait distancer par le chinois DJI, avait même annoncé la suppression d’une centaine d’emplois.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 février 2015, intitulé : Parrot, le perroquet connecté.

 

Les «bateaux volants» de SeaBubbles passent sous pavillon étranger

08/04/2019 / frenchweb.fr

Et une pépite française de plus qui tombe dans les mains de propriétaires étrangers. La start-up tricolore SeaBubbles, qui fabrique des taxis électriques volant au-dessus de l’eau, s’apprête à être rachetée par des investisseurs étrangers, selon une information révélée par Business Insider France.

Si les modalités financières et l’identité des nouveaux propriétaires n’ont pas été indiquées, il est revanche précisé que quatre offres ont été formulées par des investisseurs chinois, suisses, suédois et américains.

Dans le cadre de cette opération, Alain Thébault et Anders Bringdal, les fondateurs de SeaBubbles, devraient conserver une part dans le capital de la société en tant qu’actionnaires minoritaires.

La start-up française compte également la Maif, l’assureur français qui était entré au capital de l’entreprise en décembre 2016 à l’occasion d’un tour de table de 3 millions d’euros, avant de remettre en pot quelques mois plus tard en injectant 10 millions supplémentaires en mai 2017.

Le fonds Partech et Henri Seydoux, le patron de Parrot, avaient également soutenu la jeune pousse à ses débuts lors d’une première levée d’un million d’euros en 2016. Il y a deux ans, la société avait assuré qu’elle allait lever 100 millions d’euros, mais l’opération ne s’était jamais concrétisée.

Dans ce contexte, trouver des fonds pour financer le développement du projet était devenu un impératif, sous peine de mettre la clé sous la porte.

Une «bulle» commercialisée à 200 000 dollars l’unité

Fruit de l’imagination du navigateur Alain Thébault, SeaBubbles ambitionne de commercialiser des navettes électriques capables de voler au-dessus de l’eau à une vitesse de 50 km/h sans faire de bruit, sans produire de vagues et sans émettre la moindre émission de CO2.

Produites en Asie, ces «bulles», peuvent embarquer un pilote et quatre passagers, sont vendues 200 000 dollars pour 2h30 d’autonomie sur l’eau. En utilisant les fleuves et les rivières des villes pour le transport de passagers, la société estime qu’elle pourrait ainsi décongestionner les grandes métropoles mondiales confrontées aux embouteillages routiers.

Lancée en 2015, la start-up française s’était distinguée l’an passé à Paris avec une première expérimentation sur la Seine. Selon Le Parisien, l’État a donné son accord de principe pour que les taxis volants de SeaBubbles puissent bénéficier d’un nouveau test sur la Seine cette année.

Cependant, la France n’était jamais apparue comme un terrain de jeu idéal aux yeux d’Alain Thébault, qui n’avait pas mâché ses mots à l’égard de l’administration française, qu’il juge trop lente.

5 000 bateaux-taxis déployés dans 50 villes à l’horizon 2024

Face aux difficultés pour faire voler ses engins au-dessus des fleuves français, la société n’a pas hésité à se rendre aux quatre coins du globe pour faire la promotion de ces taxis flottants d’un nouveau genre.

En début d’année, SeaBubbles avait indiqué avoir signé un premier contrat avec un client américain en Floride. La start-up a également indiqué à Business Insider France être «en négociations avancées aux Pays-Bas, en Italie et en Australie».

A terme, la société prévoit de déployer 5 000 bateaux volants dans 50 villes d’ici 2024. L’entreprise française songe également à développer un bus volant sur l’eau, capable de transporter jusqu’à 50 personnes.

En attendant de voir un jour les bateaux volants de SeaBubbles mis en service sur la Seine, la start-up rejoint la liste des pépites françaises rachetées par un propriétaire étranger, à l’image de Deezer, tombé dans le giron du fonds russo-américain Access Industries en septembre 2016.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 juin 2018, intitulé : SeaBubbles, au-delà des océans

Traxens séduit trois des principaux armateurs à l’international

 27/05/2019 | VIPress.net

Traxens, société marseillaise qui développe une solution IoT pour l’industrie de la logistique, et A.P. Moller – Maersk, entreprise de logistique intégrée dédiée aux conteneurs, annoncent aujourd’hui que Maersk a rejoint CMA CGM et MSC en tant que client et actionnaire clé de Traxens.

Avec pour clients et actionnaires trois des principaux armateurs à l’international, exploitant près de la moitié de la flotte mondiale de conteneurs, Traxens propose à l’ensemble de l’écosystème de la logistique une nouvelle solution de conteneur intelligent intéropérable. Cela confirme que la numérisation de la chaîne logistique est en marche grâce aux ‘conteneurs intelligents’.

« Nous sommes ravis d’accueillir Maersk parmi nos actionnaires, après CMA CGM et MSC. Avec trois des principaux armateurs mondiaux à nos côtés, nous allons pouvoir accélérer notre développement à l’international et faire de notre solution un standard à l’international pour le secteur logistique », se félicite Jacques Delort, Directeur Général de Traxens.

Une commande de 50 000 dispositifs de suivi

Fondée en 2012, Traxens développe des solutions pour le secteur du fret et a créé une solution innovante de surveillance et de coordination de conteneurs. CMA CGM a investi dans la société dès 2012 et a été rejoint en 2016 par MSC.

Par le biais de cet accord, Maersk prendra une participation au capital de Traxens, et aura des droits d’actionnaire similaires à ceux de CMA CGM et MSC. Maersk s’est également engagé à commander 50 000 dispositifs Traxens, un ordre de grandeur similaire aux commandes de CMA CGM et de MSC.

Traxens peut ainsi se concentrer sur le renforcement de sa solution et le développement d’une interopérabilité basée sur des technologies non-propriétaires et des standards ouverts.

« Avoir de la visibilité sur l’état et la localisation des cargaisons conteneurisés, c’est la traduction en situation réelle de notre stratégie qui consiste à offrir des solutions numériques de bout en bout.

Après avoir été des pionniers de l’utilisation de l’Internet des Objets dans notre flotte de conteneurs réfrigérés, nous sommes ravis de rejoindre Traxens et de collaborer sur l’énorme potentiel des conteneurs connectés.

Avec cet investissement, nous sommes impatients de travailler avec les principaux acteurs du secteur pour développer une solution de pointe dans le domaine des produits et technologies connectées, pour du fret à haute valeur ajoutée, tout en laissant les clients libres de leur choix grâce à l’interopérabilité et aux standards ouverts », souligne Ingrid Uppelschoten Snelderwaard, Vice-Présidente, Direction des Equipements chez A.P. Moller – Maersk.

Traxens génère, collecte, consolide, enrichit et transforme les données logistiques en informations exploitables pour ses clients des secteurs maritime, ferroviaire et de la logistique.

 La technologie IoT de la société fournit des informations complètes et en temps réel pour gérer les actifs logistiques partout dans le monde. Avec ses solutions, Traxens permet à ses clients de transformer numériquement leurs chaînes logistiques multimodales, et ainsi de réduire leurs coûts, d’optimiser leurs investissements, de se conformer à la réglementation environnementale et de fournir des services de qualité à leurs clients finaux.

La solution IoT de Traxens a reçu le prix ‘Technology Leadership’ de Frost & Sullivan en 2019.

La solution de Traxens répond aux principaux défis de l’industrie du transport maritime, rencontrés à la fois par les affréteurs et les armateurs. En combinant la télématique et le traitement intelligent des données, les affréteurs peuvent contrôler les coûts et mettre en place des solutions métiers plus agiles, pendant que les armateurs peuvent suivre facilement leurs conteneurs, améliorant ainsi leurs process et leurs systèmes de prise de décision.

Parmi les principaux avantages des solutions intelligentes de Traxens : une réduction des coûts opérationnels, une amélioration de l’efficacité de la logistique, une sécurité renforcée et la possibilité d’offrir cette solution à ses propres clients.

Tout l’écosystème maritime, y compris les ports, les transitaires, les compagnies financières et d’assurance, peuvent également bénéficier des données à forte valeur ajoutée recueillies par la technologie Traxens.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 juillet 2018, intitulé : Traxens, par de-là les mers et les océans

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article