La France

Publié le par Jacques SAMELA.

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La France double la Chine, et entre dans le top cinq des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers

Le 13/05/2019 / L’Usine Nouvelle

https://www.usinenouvelle.com/editorial/la-france-dans-le-top-cinq-des-pays-les-plus-attractifs-pour-les-investisseurs-etrangers.N841740#xtor=EPR-169& 

Pour la première fois depuis 2002, la France fait partie du top cinq du classement des pays les plus attractifs au monde, réalisé par le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.

Etats-Unis, Allemagne, Canada... Si Neuf des dix pays les plus attractifs en termes d’investissement direct à l’étranger (IDE) restent les mêmes,  la France signe la plus belle progression dans le classement pour atteindre la cinquième place. Le pays gagne deux rangs et dépasse la Chine, au plus bas depuis 20 ans, désormais au septième rang. 

"L'Allemagne reprend la deuxième position, tandis que le Canada chute à la troisième place. Le Royaume-Uni se maintient à la quatrième place, tandis que la France se hisse à la cinquième place", détaille le cabinet. Seul changement sur le top dix : Singapour a remplacé la Suisse

Le classement d'A.T. Kearney se base sur une enquête au près de 500 dirigeants de grandes entreprises mondiales, réalisée en janvier 2019. Le sondage repose sur la probabilité de réaliser un investissement direct sur un marché au cours des trois prochaines années. 

L'instabilité politique, un facteur risque important

"La confiance des investisseurs a légèrement augmenté depuis l'arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron, en mai 2017, et les récentes manifestations anti-gouvernementales de type "gilet jaune" à travers le pays n'ont pas affecté l'opinion", explique le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.

Pourtant, selon A.T. Kearney, les facteurs particulièrement pris en compte cette année par les investisseurs sont l’instabilité politique, la possibilité de crise économique des marchés développés et l’environnement commercial plus ou moins restrictif.

Pour la septième année consécutive, les Etats-Unis figurent au premier rang du classement. Le cabinet de conseil précise cependant que "l’instabilité récente des politiques pourrait bien réduire quelque peu l’attractivité des États-Unis, dans la mesure où l’écart entre les États-Unis et les autres pays bien classés a diminué cette année".

La domination des pays développés

Le poids des marchés dits développés ne cesse d'augmenter, analyse A.T. Kearney. Leur présence dans le top 25 "dépasse tous les records". "La domination persistante des marchés développés est probablement liée au fait que quatre des cinq principaux facteurs pris en compte par les investisseurs lorsqu'ils choisissent où investir sont liés à la gouvernance et à la réglementation", explique le cabinet.

Les marchés développés européens sont restés stables, occupant 14 places du top 25 cette année, tandis que les marchés développés de la région Asie-Pacifique sont passés de cinq places l'année dernière à six cette année.

Cependant cette tendance n’est pas gravée dans le marbre : "43% des investisseurs disent qu'ils recherchent de nouvelles opportunités sur les marchés émergents". La France ne peut donc pas se permettre de se reposer sur ses lauriers et la compétition internationale n'a jamais été aussi vive.

 

La France a enregistré 9 milliards d'euros de commandes pour des exportations d'armes en 2018, en hausse de 30%

Le 17/04/2019 / L’Usine Nouvelle

Le montant des commandes d'armement  à l'exportations réalisées en France en 2018 représenteraient plus de 9 milliards d'euros, en hausse de 30% selon La Tribune. Des chiffres confirmés par la ministre des Armées, Florence Parly, ce 18 avril.

Selon La Tribune, la commande d’armes à l’exportation a progressé de 30 % sur l’année 2018. Ce serait la "troisième meilleure performance de la France depuis 20 ans", rapporte le média. "Elles représentent entre 9,1 et 9,2 milliards d’euros contre 6,9 milliards en 2017", détaille La Tribune, de sources provenant de l’entourage de la ministre. Florence Parly a confimé ce chiffre ce 18 avril sur Radio Classique.

Selon ces résultats, l’année 2018 est particulièrement bonne et se place derrière les deux années exceptionnelles de 2015 et 2016 dont les commandes avaient atteint 16,9 milliards et 13,9 milliards d’euros, exercices qui avaient été bonifiés par la vente de Rafale à l'Egypte, au Qatar et à l'Inde

Le 3e exportateur d'armes du monde

Selon la Sipri (Stockholm International Peace Researche Institute), un institut indépendant spécialisé dans la recherche sur les conflits, la France est le troisième exportateur d’armes au monde. Sur le podium se trouvent les Etats-Unis et la Russie. L’Allemagne et la Chine se placent en quatrième et cinquième rang.

Dans l’Hexagone, sur la période 2014-2018, l’export d’armes a augmenté de 43 % par rapport à la période 2009-2013. Les trois principaux clients de la France sont l’Egypte, l’Inde et l’Arabie Saoudite. Le pays est l’un des rares à être capable de concevoir tout le spectre du matériel de guerre, du sous-marin à propulsion nucléaire aux avions de combat, en passant par les satellites espions. De quoi se positionner sur les contrats les plus importants.

 

La France à nouveau leader mondial des green bonds

26/06/2019 / La Tribune

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-france-a-nouveau-leader-mondial-des-green-bonds-821623.html

Les émissions d'obligations vertes sont reparties de l'avant et viennent de franchir le cap des 100 milliards de dollars, ce qui pourrait se solder par un nouveau record sur l'année. Avec plus de 15 milliards émis depuis janvier, la France se place à la première place des émetteurs, devant les Etats-Unis et les Pays-Bas. Pionnier, Engie est le premier émetteur corporate dans le monde.

La France reprend son titre de championne du monde de la finance verte. Au premier semestre, d'après le classement publié ce mardi 25 juin par l'organisation à but non lucratif britannique Climate Bonds Initiative, le premier pays émetteur d'obligations vertes depuis le début de l'année est la France avec 15,3 milliards de dollars (environ 13,4 milliards d'euros).

Elle supplante les Etats-Unis, qui étaient leaders en 2018 et au premier trimestre, et les Pays-Bas, qui ont émis avec succès en mai dernier leur premier green bond souverain de 6 milliards d'euros.

Le marché des green bonds - ces emprunts émis sur les marchés dans le but de financer exclusivement des projets "verts", à l'impact positif sur le climat et/ou l'environnement (énergies renouvelables, réduction des émissions de CO2, etc), et assortis de contraintes de suivi et reporting - a repris des couleurs cette année : le volume d'émissions a franchi la semaine dernière les 100 milliards de dollars en moins de six mois et pourrait bien inscrire un nouveau record sur l'année.

« C'est la première fois que nous franchissons cette étape clé dès le premier semestre de l'année » s'est félicité Sean Kidney, le directeur général de Climate Bonds Initiative.

Ce cap des 100 milliards d'émissions avait été atteint l'an dernier en septembre 2018 et en 2017 en novembre, pour la première fois. C'est évidemment de bon augure pour l'ensemble de l'année.

HSBC, qui souligne que les émissions de green bonds sont en hausse de 57% par rapport à l'an dernier, vient de relever sa prévision annuelle entre 180 et 240 milliards de dollars, contre une fourchette comprise entre 140 et 180 milliards. En 2018, le marché avait déçu en ne progressant que de 5% à 163 milliards de dollars. Moody's table sur 200 milliards de dollars cette année et Climate Bonds Initiative sur 250 milliards.

Le marché reste petit à l'échelle de l'ensemble du colossal marché obligataire : les green bonds pèsent pour 2% des émissions de l'année selon l'estimation de HSBC.

Engie champion corporate

Un grand groupe français se classe en tête des trois plus gros green bonds corporate de ce semestre : Engie, avec sa cinquième obligation verte émise en janvier pour un milliard d'euros puis sa sixième en deux tranches d'un total de 1,5 milliard d'euros le 14 juin. Depuis 2014, l'ex-GDF Suez, pionnier de la finance verte, a émis pour 8,75 milliards d'euros de green bonds, ce qui le place « à la première place des émetteurs corporate de green bonds dans le monde » se félicite le groupe.

« Engie s'est engagé à concilier la vision de long terme de l'entreprise et les objectifs financiers des investisseurs. Les green bonds, qui permettent de financer la transition zéro carbone de nos clients, en sont un levier essentiel » a commenté Judith Hartmann la directrice générale adjointe et directrice financière du groupe.

Sur les 15,3 milliards d'émissions françaises, la part des acteurs de la sphère publique (dont la note est soutenue par celle de l'Etat) est importante, s'élevant à 6,1 milliards selon les chiffres précisés par Climate Bonds Initiative.

Parmi ces acteurs publics très actifs du semestre, la Caisse des Dépôts a émis sa première obligation durable (verte et sociale) pour 500 millions d'euros le 13 juin, la Ratp a émis son deuxième green bond de 500 millions d'euros le même jour, tandis que Sncf Réseau a émis son quatrième en janvier pour 500 millions d'euros. En mai, la Société du Grand Paris, chargée de piloter la construction du supermétro francilien Grand Paris Express, a émis sa troisième obligation verte, pour un milliard d'euros, deux mois après avoir réalisé la deuxième, pour 2 milliards d'euros !

La Banque Postale s'est aussi lancée sur le marché en émettant son premier green bond en avril, pour un montant de 750 millions d'euros.

L'obligation verte souveraine de la France, émise en janvier 2017 pour 7 milliards d'euros, ce qui avait placé le pays en tête de classement cette année-là, a été abondée à plusieurs reprises, en février et mai dernier par adjudication pour 1,7 et 2,47 milliards d'euros respectivement. Son encours s'élève désormais à 19 milliards d'euros.

Du côté des arrangeurs de green bonds, les banques françaises sont également bien placées. Crédit Agricole avait fini l'année numéro un et se situe actuellement au troisième rang mondial selon Global Capital, derrière HSBC et Bank of America Merrill Lynch, devant BNP Paribas.

 

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