Blade, Criteo, Soitec, Withings (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Blade, Criteo, Soitec, Withings (suites)
Blade, Criteo, Soitec, Withings (suites)

https://www.frenchweb.fr/a-loccasion-dune-levee-de-fonds-jerome-arnaud-prend-la-direction-de-la-startup-blade/381641

Le 14/10/19

Pendant que les GAFA mobilisent les grands moyens pour s’offrir la plus grosse part du gâteau sur le marché du cloud gaming, la start-up française Blade est également de la partie, avec des moyens plus modestes mais une énergie que n’ont peut-être pas ses concurrents. Pionnière dans ce secteur, la société annonce aujourd’hui un nouveau tour de table de 30 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques, à l’image de l’homme d’affaires thaïlandais Nick Suppipat, et fait également entrer à son capital Marc Simoncini, Philippe Lazare (ancien PDG d’Ingenico) ou encore Serena via son fonds V13 Invest spécialisé dans le divertissement.

Parmi les investisseurs, on retrouve également l’entreprise alsacienne 2CRSi, spécialisée dans la conception et la fabrication de serveurs informatiques. Dans le cadre de ce tour de table, 2CRSi a pris une participation de 2 millions dans Blade, un investissement réalisé par conversion de créances. A noter que l’entreprise française spécialisée dans le cloud gaming est le principal client de 2CRSi. Or fin septembre, la société alsacienne avait subi un lourd revers boursier après avoir publié des résultats trimestriels décevants, pénalisés par des reports de commandes, notamment de la part de Blade.

Début octobre, Marie de Lauzon, directrice générale de 2CRSi, avait réagi en indiquant à Boursier.com que Blade n’avait «pas renouvelé ses commandes au même niveau que l’an passé, pour des raisons internes», à savoir une levée de fonds, celle annoncée aujourd’hui. Auparavant, Blade avait levé 51 millions d’euros en juin 2017 pour accélérer la production de son ordinateur dématérialisée et développer son offre à l’international.

Jérôme Arnaud, actionnaire historique 

Ce nouveau tour de table s’accompagne d’une réorganisation de la gouvernance de l’entreprise. En effet, Blade a annoncé l’arrivée de Jérôme Arnaud, ancien patron de la marque suédoise Doro spécialisée dans les téléphones destinés aux seniors, au poste de directeur général. Ce dernier est d’ailleurs l’un des investisseurs de la première heure de Blade aux côtés de Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister) et de Michaël Benabou (Vente Privée).

De son côté, Emmanuel Freund ne quitte pas l’entreprise. Il est chargé de définir le cap à suivre par la société en qualité de Chief Strategy Officer. «L’arrivée de Jérôme Arnaud va me permettre de me consacrer davantage à la vision et au futur de l’entreprise», indique-t-il.

70 000 utilisateurs, contre 100 000 attendus avant 2019 

Avec ces 30 millions d’euros supplémentaires, l’accélération s’annonce cette fois encore plus conséquente, d’autant que Blade a signé un partenariat avec OVHcloud pour décupler la puissance des serveurs en ligne permettant le fonctionnement de sa solution «Shadow». Alors que le cloud gaming est en plein essor, l’apport technique de la licorne française est plus que bienvenu pour donner à Blade les armes nécessaires pour gagner du terrain à l’international. A ce jour, OVHcloud, qui ne veut pas vivre le fiasco du cloud souverain, compte 30 data centers dans 12 villes à travers le monde.

Fondée en 2015 par Emmanuel Freund, Acher Criou et Stéphane Héliot, l’entreprise française, qui compte 200 employés à Paris et San Francisco, revendique désormais 70 000 utilisateurs pour son ordinateur dématérialisée hébergé dans le cloud, encore loin des 100 000 attendus avant 2019. Avec Blade, tous les composants de l’ordinateur sont stockés dans un data center. De cette manière, l’utilisateur a accès à un ordinateur n’importe où et sur n’importe quel terminal (smartphone, tablette, TV…), tant qu’il est connecté à Internet. Shadow prend la forme d’une application disponible en ligne ou d’un petit boîtier auquel il est possible de brancher sa souris et son clavier. 

Le cloud gaming, un marché à 2,5 milliards de dollars en 2023

Jusque-là accessible pour une trentaine d’euros par mois, le service sera désormais proposé aux utilisateurs au travers de trois offres d’abonnement différentes, comprises entre 12,99 euros et 39,99 euros, l’offre la plus chère permettant logiquement de profiter d’une expérience plus aboutie avec une meilleure qualité d’image, un processeur plus puissant et une capacité de stockage plus grande. Avec ces nouvelles formules, Blade espère tirer son épingle du jeu sur un marché du cloud gaming qui devrait peser 2,5 milliards de dollars en 2023, contre à peine 387 millions de dollars l’an passé, selon une étude d’IHS Markit.

La bataille dans le secteur est en train de s’intensifier, notamment avec le lancement par Google de la plateforme de jeux vidéo en streaming Stadia le 19 novembre prochain. Celle-ci sera accessible dans 14 pays, dont la France, avec un catalogue d’une trentaine de jeux pour débuter. Dans le même temps, Microsoft s’apprête à lancer sa plateforme de cloud gaming xCloud. Une concurrence qui n’effraie pas outre-mesure Emmanuel Freund, co-fondateur de Blade : «On a été les premiers à montrer que le cloud gaming fonctionne. D’autres acteurs nous ont suivi : à nous de montrer que nous restons pionniers, innovants, à la pointe de la Tech, et fiers de porter les valeurs d’une start-up française dans le monde.» Dans la même veine que Blade, la France peut aussi compter sur le Rennais Blacknut qui développe un service de distribution de jeux vidéo dans le cloud.

Blade : les données clés

Fondateurs : Emmanuel Freund, Acher Criou et Stéphane Héliot
Création : 2015
Siège social : Paris
Secteur : Jeux vidéo
Activité : ordinateur spécialement conçu pour le cloud gaming
Effectifs : 200 collaborateurs

 

. Pour plus d'informations sur Blade, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 10 janvier 2018, intitulé : Blade, de l'ombre à la lumière .

IA : Bruno Le Maire virulent, aux côtés de Criteo

Catherine Moal - le 3 octobre 2019

https://www.alliancy.fr/a-laffiche/intelligence-artificielle/2019/10/03/ia-bruno-le-maire-chez-criteo-ce-matin-de-plus-en-plus-virulent?utm_source=Newsletter10octobreDossierFormation&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Jeudi 3 octobre, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, était présent aux côtés de Jean-Baptiste Rudelle à la journée « IA » organisée chez Criteo pour le premier anniversaire du centre de R&D parisien de la licorne française. L’occasion pour le ministre de repréciser la stratégie du gouvernement en la matière.

 « L’intelligence artificielle (IA) est une question existentielle pour nos nations. Au XXIème siècle, les nations qui pèseront sur la scène internationale seront celles qui maîtriseront l’IA. Les autres seront vassalisées et perdront leur souveraineté ! » Bruno Le Maire n’a pas mâché ses mots chez Criteo ce matin, société créée par Jean-Baptiste Rudelle et qui fête aujourd’hui la première année de son centre de recherche parisien en IA*.

Le gouvernement a annoncé déjà depuis quelques mois une stratégie nationale dans ce domaine. Le ministre a donc rappelé encore l’importance d’investir encore davantage dans cette technologie ; de développer la formation et de bâtir une intelligence artificielle à la française, respectueuse des droits des utilisateurs. Soit prendre une voie différente de celle choisie par les Etats-Unis ou la Chine.

Pour y parvenir, un plan « Intelligence artificielle » est en cours de déploiement d’ici à 2022. D’ailleurs, était inauguré, jeudi 3 octobre, le Paris Artificial Intelligence Research Institute (Prairie), l’un des quatre « 3IA » (Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle) porté par le CNRS, Inria, l’Institut Pasteur, l’Université de Paris, l’Université PSL et des industriels annoncés dans ce cadre. Ce réseau d’instituts dédiés devra constituer un hub de recherche au meilleur niveau mondial en IA et surtout, favoriser les échanges de chercheurs entre les secteurs public et privé, considérés comme largement « insuffisants à ce jour » par le ministre.

L’ensemble du plan Intelligence Artificielle représente sur le quinquennat un effort de près de 1,5 milliard de crédits publics, avec une enveloppe de 650 millions réservée à la recherche et une autre de 800 millions aux premiers projets et défis d’innovation de rupture notamment dans la santé, la cyber-sécurité et la certification des algorithmes. 

« Il y a un avantage à ce fonds, a indiqué Bruno Le Maire. Il n’est pas dans le budget, il est indépendant. Avec cet argent, nous voulons surtout financer des technologies de rupture, c’est-à-dire qui ne sont pas toujours rentables immédiatement. » Et de citer pour exemple l’amélioration des diagnostics médicaux par l’imagerie médicale et la certification des algorithmes qui guideront demain une voiture autonome…

Le ministre a également insisté sur le deuxième élément de financement qui est le Crédit d’impôt Recherche. « Il a besoin de stabilité. Nous n’y toucherons pas. Ce sont plus de 6 milliards d’euros qui sont au cœur du succès de la French Tech notamment. »

Pour bâtir une offre française compétitive en IA, il a enfin rappelé les atouts de la France, revenant sur divers éléments du Pacte productif.

 « Notre premier défi est la question de la formation, a-t-il indiqué. Il nous faut anticiper nos besoins de chercheurs d’ici à 2025 et former. Nous devons également faire tomber le firewall entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise et établir des liens plus étroits, c’est une de nos faiblesses françaises ! Enfin, il faut développer l’accès des femmes au monde de la tech, au monde des ingénieurs, aux grandes écoles… Il faut la parité, c’est encore un élément de faiblesse ».

Le ministre est revenu aussi sur les données, qu’il considère « comme le carburant de l’IA ». « Ces données doivent obéir à un certain nombre de règles. Il faut un meilleur partage de nos données publiques avec le monde de l’entreprise. Il faut les mutualiser davantage pour que les industriels puissent y avoir accès plus facilement. Pour autant, on ne veut pas que certaines données sortent. Les données politiques et de santé ne seront donc jamais partagées. Nous voulons un modèle français qui protège la vie privée. »

Reste évidemment la question récurrente et cruciale du stockage de ces données… majoritairement réalisée dans le privé à ce jour chez les géants américains du cloud. Concernant les données sensibles, l’Etat souhaite donc mettre en place un cloud de confiance et a mandaté Dassault Systèmes et OVHCloud pour lui faire des propositions d’ici à la fin de l’année.

 « Le Cloud Act est un problème pour nous.  Il faut trouver un accord avec les Etats-Unis sur le sujet. Nous ne pouvons pas accepter que l’on puisse aller chercher des informations sans recours, sans aucune information ! Ce travail sur le stockage se fera à l’échelle franco-allemande », a précisé Bruno Le Marie.

L’importance d’une « stratégie européenne de l’IA et du digital » avec les mêmes valeurs est donc indispensable selon lui, avec des piliers offensif et défensif. « Nous devons investir en Europe beaucoup plus dans ces domaines et mettre en place un fonds pour l’innovation de rupture au niveau européen », soit une union des marchés de capitaux… Pourquoi ? « Il nous faut plus de Criteo ! On ne veut plus financer les start-up pour qu’elles soient ensuite racheter par les Américains. Nous ne sommes pas leur incubateur de start-up. »

Le ministre a conclu sur l’importance de renforcer la législation antitrust. « Il faut des mesures de rétorsion plus efficaces car nous sommes les premiers concernés ». Et s’est ensuite interrogé sur l’intérêt de séparer chez les géants du numérique les activités grand public de la monétisation des données que font ces Gafa…

Libra, le projet de monnaie virtuelle à l’étude chez Facebook, n’a pas non plus échappé aux commentaires : « On doit refuser l’extension à de nouveaux champs d’activité qui pourraient menacer nos Etats, a-t-il lancé. La création d’une monnaie digitale dans les mains de facebook me paraît dangereuse. Elle n’a pas sa place en Europe. Pour autant, nous devons apporter des réponses aux consommateurs sur le coût des transactions… Nous devons travailler sur le projet de monnaie digitale publique ! »

Des réflexions autour de cette dernière seront lancées mi-octobre lors de la réunion des ministres des Finances à Washington pour avoir des projets concrets d’ici à quelques mois.

La réussite de Criteo lui a offert sa conclusion : « Vous êtes un motif de fierté considérable, a-t-il relevé. Mais il faut le porter auprès des autres Français. Il faut le partager ! Car il faut inclure tous les Français dans le succès digital et technologique et ne laisser personne de côté. »

« *100 chercheurs, 20 millions d’euros investis, une grosse puissance informatique installée, dirigé par Romain Lerallut »

Changement de patron à la tête de Criteo, la licorne française qui tente de se transformer

Olivier Chicheportiche / Le 30/10/19 / BFM Business

Encore du changement à la tête de Criteo. Le groupe français de ciblage publicitaire sur internet annonce le départ du poste de directeur général de son fondateur Jean-Baptiste Rudelle à compter du 25 novembre. Il reste néanmoins dans l'entreprise en tant que président du conseil d'administration.

Il est remplacé par Megan Clarken, néo-zélandaise, spécialiste de la mesure d'audience venue du groupe américain Nielsen.

"Je suis ravie de rejoindre Criteo à un moment unique", commente la future dirigeante. "Criteo est une entreprise impressionnante, avec des équipes talentueuses, et qui fait référence dans le marché. Je suis très honorée de conduire les prochaines étapes de son développement"

Au cours des dix-huit derniers mois, Criteo a engagé un profond processus de transformation afin de "devenir une plateforme technologique de référence". Une diversification à marche forcée voulue par la mise en place en Europe du RGPD, la nouvelle législation européenne de protection des données personnelles qui impacte directement le business-model de Criteo. En effet, l'entreprise qui travaille sur les cookies et les habitudes de  navigation des internautes, voit son business régulièrement menacé par les grandes plateformes qui veulent le contrôle exclusif de ces informations. Enfin, la taxe GAFA à la française, censée être appliquée au 1er janvier prochain avec effet rétroactif, devrait toucher la firme. 

Perspectives maussades

Jean-Baptiste Rudelle était ainsi revenu en mai 2018 aux manettes du groupe afin de gérer cette transition. Mais les résultats tardent à venir. 

Si au troisième trimestre, le bénéfice net de la société, l'une des rares françaises cotées sur le Nasdaq, a bondi de 10% à 19 millions de dollars, son chiffre d'affaires hors reversement aux partenaires (indicateur de référence), baisse de 1% à 221 millions de dollars. Tout comme le chiffre d'affaires à 523 millions de dollars.

Surtout, le groupe ne prévoit plus de croissance pour son exercice annuel après avoir déjà revu son objectif en avril d'une fourchette de 3 à 6% à une autre de 0 à 2%. "Avec des perspectives plus modérées pour le quatrième trimestre, nous nous attendons maintenant à atteindre la limite basse" de cette dernière fourchette, explique l'entreprise dans son communiqué.

L'approche "plus modérée" des perspectives pour la fin d'année est expliquée par "les incertitudes sur l'effet lors des vacances de Noël" de "la tendance plus douce de nos activités avec les clients importants en particulier dans le mobile", explique l'entreprise dans son communiqué. Cette nouvelle révision à la baisse fait plonger l'action du groupe au Nasdaq de plus de 12%...

 

. Pour plus d'informations sur Criteo, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 19 février 2013, intitulé : Criteo, le rêve américain.

Soitec confirme une prévision de croissance annuelle de 30%

16 Oct 2019

https://www.vipress.net/soitec-confirme-une-prevision-de-croissance-annuelle-de-30/

 

Le Grenoblois Soitec, un leader mondial de la conception et la production de matériaux semiconducteurs innovants, annonce un chiffre d’affaires de 139 millions d’euros pour le 2e trimestre de l’exercice 2019-2020 (clos le 30 septembre 2019), en hausse de 46,4% par rapport aux 95,0 millions d’euros réalisés au 2e trimestre 2018-2019.

Cette progression résulte d’une croissance de 40% à périmètre et taux de change constants ainsi que d’un effet de change positif de +4,6% et d’un effet périmètre de +1,8%. L’effet périmètre est lié à l’acquisition des actifs de Dolphin Integration réalisée en août 2018 et dans une moindre mesure à l’acquisition d’EpiGaN réalisée en mai 2019. En variation séquentielle, le chiffre d’affaires du 2e trimestre 2019-2020 a augmenté de 16% en données publiées par rapport au 1er trimestre 2019-2020.

Par rapport au 2e trimestre 2018-2019, les ventes de tranches de 200 mm de diamètre ont progressé de 17% à taux de change constants, tandis que les ventes de tranches de 300 mm ont enregistré une forte croissance de 68%. Par conséquent, la part des ventes de tranches de 300 mm est passée de 45 à 54% du total des ventes de tranches.

Soitec continue d’anticiper pour l’exercice 2019-2020 une croissance de son chiffre d’affaires à périmètre et taux de change constants autour de 30% et une marge d’EBITDA de sa division électronique de l’ordre de 30%.

« Nous avons réalisé un très bon deuxième trimestre avec une croissance organique ayant atteint 40%. Cette performance a été tout particulièrement portée par le succès avéré de nos produits de radiofréquence, qu’il s’agisse de nos plaques de 200 mm ou, de façon encore plus spectaculaire, de nos plaques de 300 mm. Ceci démontre la traction exercée par le déploiement des protocoles de communication avancés, notamment la 5G. Forts de cette performance et malgré un environnement globalement difficile, nous confirmons nos perspectives pour l’ensemble de l’exercice », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

Augmentation de la capacité de production de POI à Bernin III

Le 13 septembre 2019, Soitec a annoncé une augmentation de la capacité de production de ses substrats innovants piézoélectrique-sur-isolant (POI) à Bernin III afin de répondre à la demande croissante de ses clients pour les filtres de smartphones 4G et 5G. Les réseaux 4G et 5G utilisent un nombre croissant de bandes de fréquences pour permettre la transmission de données à haut débit. En conséquence, les smartphones doivent intégrer davantage de filtres de plus en plus performants pour garantir l’intégrité du signal et une communication fiable. Les substrats POI permettent aux filtres des smartphones 4G et 5G d’allier performance et intégration à l’échelle industrielle. Ils incorporent un mécanisme de compensation de la température et permettent l’intégration de plusieurs filtres sur une même puce

« Au cours du trimestre, face à la demande croissante de nos clients, nous avons décidé d’augmenter nos capacités de production de plaques de POI destinées aux filtres de radiofréquence. Ceci représente une étape importante dans notre stratégie visant à étendre notre champ technologique au-delà du SOI, notre cœur de métier », a ajouté Paul Boudre. 

 

. Pour plus d'informations sur Soitec, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne.

 

We Love Innovation] L’heure du renouveau pour Withings après deux ans chez Nokia

Écrit par Maxence Fabrion et réalisé par Joseph Postec le 14/10/2019

https://www.frenchweb.fr/we-love-innovation-lheure-du-renouveau-pour-withings-apres-deux-ans-chez-nokia/355760

Dans les locaux de Withings à Issy-les-Moulineaux, l’ambiance paisible qui y règne tranche avec les dernières années riches en rebondissements vécues par les équipes de cet ancien fleuron tricolore des objets connectés. En effet, la société avait été rachetée par Nokia en 2016 pour 170 millions d’euros avant finalement d’être reprise l’an passé par Eric Carreel… qui n’est autre que l’un des fondateurs de Withings. Le montant de l’opération n’aurait pas excédé 30 millions d’euros, mais secret des affaires oblige, aucune information financière n’a été confirmée. De retour sous pavillon français, le spécialiste de la santé connectée n’a pas tardé à se faire à nouveau remarquer sur le plan technologique. Pour clore définitivement le chapitre Nokia, la société a sorti le grand jeu au CES de Las Vegas en dévoilant deux montres, dont l’une capable de réaliser des électrocardiogrammes, ainsi qu’un tensiomètre permettant de détecter d’éventuelles maladies cardiaques

Un marché de la santé connectée en plein essor

Withings espère tirer profit d’un marché des wearables qui ne cesse de prendre de l’ampleur. L’an passé, il a augmenté de 27,5% avec 172,2 millions de produits écoulés, selon IDC. Le marché est principalement porté par les montres connectées, segment sur lequel l’entreprise française espère s’imposer. Dans ce sens, elle a créé une «manufacture» dans ses locaux d’Issy-les-Moulineaux pour que sa montre analogique connectée et personnalisable, la Move, soit «made in France». Celle-ci aura cependant fort à faire face à des acteurs comme Xiaomi, Fitbit ou encore Apple. Plus largement, la société veut profiter de la croissance du marché de la santé connectée. En 2020, il y aura ainsi 161 millions d’appareils de santé connectés dans le monde, contre 73 millions en 2016, selon une étude de Grand View Research.

Fondée en 2008 par Eric Carreel, Cédric Hutchings et Frédéric Potter, également fondateur de Netatmo, spécialiste des objets connectés pour la maison racheté par Legrand, Withings compte plus de 200 collaborateurs répartis entre Issy-les-Moulineaux, Boston et Hong Kong. Outre les montres connectées et des tensiomètres, la société s’est distinguée en commercialisant des balances connectées et des trackers d’activité. Pour mettre en lumière la vision de Withings en matière de santé connectée, Decode Media est allé à la rencontre de Mathieu Letombe et d’Eric Carreel, respectivement directeur général et président de la société française…

Withings : les données clés

Fondateurs : Eric Carreel, Cédric Hutchings et Frédéric Potter
Création : 2008
Siège social : Issy-les-Moulineaux
Activité : spécialiste de la santé connectée
Effectifs : 200 collaborateurs

 

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 15 avril 2019, intitulé : Withings, reconnexion française

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