Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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PSA double Valeo pour devenir le premier déposant de brevets en France

  https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/psa-double-valeo-pour-devenir-le-premier-d%c3%a9posant-de-brevets-en-france/ar-BB15ZvD7?li=BBkG5mY

Le 26/06/20 / BFM Business

Valeo a perdu en 2019 sa couronne nationale de champion des dépôts de brevets, couronne que l'équipementier automobile détenait depuis 2016. Le groupe a été doublé l'an passé par PSA, selon le classement* 2019 de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi).

Avec 1.183 demandes de brevets publiées (109 de plus que l'année précédente), le constructeur augmente son nombre de dépôts de plus de 10%, contre 1.034 demandes pour Valeo (soit une baisse de plus de 23% sur un an).

PSA retrouve en fait la première place du palmarès, qu’il avait occupée de 2007 à 2015, avant de se la voir ravir par le groupe Valeo.

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La recherche publique très présente

La troisième place est occupée par Safran avec 871 demandes publiées (contre 783 demandes publiées en 2018).

Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) conserve la quatrième place avec 659 demandes publiées, tandis que le groupe automobile Renault se classe cinquième, avec 426 demandes de brevets déposées. 

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Airbus, Thales, L'Oréal et Faurecia viennent ensuite compléter le top 10 du palmarès.

"Cette nouvelle édition montre que les grands groupes dominent largement le palmarès, parce qu’ils ont pleinement intégré la propriété industrielle dans leur stratégie d’innovation, ce qui n'est pas toujours le cas pour les plus petites entreprises", commente Pascal Faure, le directeur général de l'Inpi, cité dans le communiqué.

"Cette tendance récurrente confirme la nécessité des actions de sensibilisation à la propriété industrielle menées en direction des plus petites entreprises et du monde de la recherche. C’est tout le sens des dispositions de la loi PACTE, en faveur d’une meilleure prise en compte de la propriété industrielle dans la démarche d’innovation, en particulier pour les petites structures", poursuit-il.

La moitié des brevets déposés par 50 acteurs

Par ailleurs, la concentration s'accélère. Ainsi, les 50 premiers déposants représentent plus de la moitié de l’ensemble des demandes de brevets publiées l'an dernier, contre un tiers seulement en 2004.

Dix organismes de recherche publique sont présents dans le palmarès des principaux déposants. Outre le CEA et le CNRS, IFP Energies nouvelles se classe ainsi à la 13e place avec 190 demandes publiées.

Par secteurs, la mécanique reste le domaine technologique le plus représenté avec plus de 40% des demandes de brevets, devant l’électronique/électricité, suivis par la chimie.

L'Inpi a également dressé des classements thématiques. Ainsi, chez les PME c'est Aledia qui a déposé le plus de brevets l'an passé devant Supergrid Institute et Sysnav. 

Dans les ETI, GTT (Gaztransport et Technigaz) prend la médaille d'or devant Soitec et Trèves PSI.

Au total, 14.844 demandes de brevets ont été publiées à l’Inpi en 2019.

*Les demandes de brevets publiées en 2019 correspondent à des inventions dont la demande de protection a été faite 18 mois avant la publication, c'est-à-dire entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018.

 

 

CEA, VALEO, SAFRAN : TRIO DE TÊTE FRANÇAIS DES DEMANDES DE BREVETS EN EUROPE EN 2019

https://vipress.net/cea-valeo-safran-trio-de-tete-francais-des-demandes-de-brevets-en-europe-en-2019/

12 Mars 2020 

Nouveau record pour les demandes de brevets européens en 2019 tous secteurs confondus. Dans son baromètre Patent Index 2019 publié aujourd’hui, l’Office européen des brevets (OEB) annonce avoir reçu plus de 181 000 demandes l’année dernière, soit 4% de plus qu’en 2018. Un record notamment atteint grâce à la forte progression des secteurs de la communication numérique (+19,6%) et de l’informatique (+10,2%).

Avec 10 163 demandes déposées en 2019, la France reste le 2e pays européen le plus innovant auprès de l’OEB. Elle se positionne derrière l’Allemagne qui conserve la première position (26 805 demandes) et devant la Suisse (8 249 demandes). Néanmoins, après une baisse de 1,4% en 2018, la France enregistre un nouveau recul du nombre de demandes de brevets en 2019 (-2,9%), notamment dans des secteurs tels que les transports ou la communication numérique. La baisse dans ces domaines s’explique entre autres par un ralentissement des demandes de certains grands groupes français dont l’activité brevets était particulièrement forte, mais aussi par des changements au sein des entreprises elles-mêmes. Par exemple, Technicolor – auparavant 5e plus gros demandeur français – a vendu en 2018 ses activités de brevets et de licences et en 2019 ses activités de recherche et innovation à l’américain InterDigital. Ses demandes sont donc désormais enregistrées comme américaines.

Au classement général des pays déposant le plus de demandes de brevets à l’OEB, la France se voit ravir la 4e place par la Chine, très active dans la communication numérique.

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Malgré une baisse de 2,9%, l’Île-de-France est à nouveau la 2e région la plus innovante d’Europe avec 6 516 demandes de brevets déposées à l’OEB en 2019. Elle se place juste derrière la Bavière qui connait elle aussi un repli (-3,2%, 7 969 demandes). Statu quo également dans l’Hexagone : l’Île-de-France est toujours la région la plus innovante de France (64,1% des demandes du pays). Auvergne-Rhône-Alpes conserve également la 2e place (1 328 demandes, +0,7%) et reste dans le top 20 des régions à l’OEB, à la 14e place. L’Occitanie arrive quant à elle en 3e position (412 demandes, +0,2%).

La recherche publique française se distingue, portée par le CEA

Valeo qui était en 2018 l’entreprise la plus innovante de France, a vu le nombre total de ses demandes de brevets chuter en 2019 (539, -31,3%). Une baisse qui lui fait perdre la première place sur le podium des entreprises françaises les plus actives auprès de l’OEB. Valeo quitte également le top 20 mondial des entreprises les plus innovantes tous secteurs confondus (18e en 2018, 37e place en 2019). Avec 597 demandes de brevets déposées à l’OEB en 2019 – autant que l’année dernière –, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), fer de lance de la recherche publique française, ravit à Valeo la place d’entreprise la plus active de France en matière de brevets européens. Safran prend la troisième place et Thales se classe 5e derrière Saint-Gobain.

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Le Chinois Huawei 1er demandeur de brevets européens

A l’OEB, la communication numérique (+19,6 %) est le secteur qui a connu la plus forte croissance en termes de demandes de brevets en 2019. Des demandes notamment boostées par le développement de technologies indispensables à la mise en place de la 5G. Avec une augmentation de plus de 65% des demandes de brevets dans le secteur de la communication numérique, les entreprises chinoises ont largement contribué à son essor. Tout comme les entreprises sud-coréennes (+36%) et américaines (+15%). Les trois plus grands demandeurs du secteur pour 2019 sont Huawei, Ericsson et Qualcomm. Avec 3 524 demandes, Huawei est d’ailleurs le 1er demandeur de brevets européens, tous secteurs confondus.

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Au cours de la dernière décennie, la Chine n’a cessé de progresser. Ses demandes de brevets à l’OEB ont même presque été multipliées par 6 (12 247 demandes en 2019 contre 2 061 en 2010). Des chiffres qui viennent également confirmer que l’OEB est considéré comme un partenaire de choix pour un nombre croissants d’acteurs non européens, notamment asiatiques, qui souhaitent protéger leurs inventions. En effet, derrière Huawei, Samsung occupe la 2e place des plus grands demandeurs de brevets à l’OEB, suivi par LG en 3e position.

45% des demandes de brevets à l’OEB sont s originaires d’Europe. Des champions de la croissance se distinguent, tels que la Suède (+8,0%), le Royaume-Uni (+6,9%) et l’Espagne (+6,0%). Malgré des volumes de demandes plus faibles, le Portugal (+23,1%), la Grèce (+15,8%) et l’Irlande (+6,3%) se démarquent également. L’Allemagne demeure le 1er demandeur de brevets en Europe, malgré un ralentissement (+0,5%) après deux années de croissance.

Consultez le baromètre Patent Index 2019

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. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.

 

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