La filière bio (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière bio (suite)
La filière bio (suite)

Le bio en pleine progression, la France en tête du marché européen

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-bio-en-pleine-progression-la-france-en-t%c3%aate-du-march%c3%a9-europ%c3%a9en/ar-BB16xfpX?li=AAaCKnE&ocid=DELLDHP

 Le 09/07/20

Une croissance à deux chiffres en 2019. Avec près de 12 milliards d'euros atteints l'année dernière, le marché du bio en France est devenu leader en Europe, aux côtés de l'Allemagne, seul en tête jusqu'alors. Et ce statut, l'Hexagone pourrait le conforter en 2020 grâce au coup d'accélérateur de la consommation lors du confinement.

Les produits transformés très plébiscités

Parmi les produits qui ont tiré le marché, « un tiers des œufs coquille vendus en France est un œuf bio » (+ 20 %), a indiqué Philippe Henry, président de l'Agence Bio, organisme public qui suit l'évolution du bio en France. Les produits qui connaissent les plus fortes progressions, supérieures à 15 %, « sont principalement des produits transformés », a précisé l'Agence Bio dans son rapport annuel.

Il en va ainsi des produits surgelés (+ 31 %), notamment glaces, sorbets, pizzas et légumes, des bières (+ 24 %), des produits laitiers (+ 18 %, hors lait liquide), de l'épicerie (+ 16 %) et des jus et boissons sans alcool (+ 16 %).

Afin de répondre à cette demande galopante, les surfaces agricoles cultivées en bio ont poursuivi leur progression, atteignant 2,3 millions d'hectares (+300 000 hectares). On comptait un peu plus de 47 000 fermes bio en France fin 2019.

« Il faudrait quasiment doubler les conversions dans les deux prochaines années »

Au premier rang des productions agricoles françaises dont la part de bio se développe, « on a quatre secteurs qui sont intéressants en conversion », a souligné Philippe Henry. « On a les grandes cultures (céréales) qui continuent de progresser comme l'année dernière, – encore +100 000 hectares qui arrivent en bio —, on a l'arboriculture, 25 % du verger est en bio ou en conversion, la viticulture, c'est pareil, on est à 14 % de vignes qui sont en bio, et je peux citer également les légumes ». Philippe Henry a rappelé par ailleurs le lancement il y a quelques mois d'une banane bio, baptisée « pointe d'or » : « ça veut dire que du côté de l'outre-mer aussi, il y a une conscience du bio qui commence à prendre ».

En tout, fin 2019 les surfaces cultivées en bio représentaient 8,5 % de la surface agricole utile (SAU). Le président de l'Agence Bio a néanmoins reconnu qu'il serait « difficile » d'atteindre les 15 % de SAU d'ici à 2022, objectif du gouvernement pour la fin du quinquennat Macron. « Il faudrait quasiment doubler les conversions dans les deux prochaines années », a noté Philippe Henry.

Le bio encore trop cher dans la grande distribution

Parmi les facteurs susceptibles de susciter de nouvelles conversions, la demande pourrait connaître une accélération en 2020 : elle a déjà connu un « petit coup d'accélérateur » durant le confinement, avec « 8 % de consommateurs en plus en l'espace de deux mois », a indiqué Philippe Henry.

Seule ombre au tableau, la pression sur les prix exercée par certains acteurs de la grande distribution et dénoncée à l'occasion, notamment par la FNSEA.

Le modèle des magasins spécialisés progresse mais « la grande distribution prend des parts plus importantes, parce qu'ils ont effectivement compris que la bio était un axe de croissance », a résumé Christian Weinsberg, administrateur de la coopérative Biocoop, lors d'une conférence de presse. La grande distribution, qui représentait auparavant moins de la moitié des ventes, détenait 55 % du marché en 2019.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27/10/17, intitulé : La filière bio, à la croisée des champs et des chemins.

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