L'architecture française, des réussites

Publié le par Jacques SAMELA.

L'architecture française, des réussites
L'architecture française, des réussites
L'Usine Nouvelle du 12/02/21

L'Usine Nouvelle du 12/02/21

En Chine, des architectes français conçoivent cet impressionnant ruban métallique

https://www.usinenouvelle.com/article/en-chine-des-architectes-francais-concoivent-cet-impressionnant-ruban-metallique.N1060629#xtor=EPR-169&email=jacques.samela@firstconnection.fr

Le 12 février 2021 

A Suzhou, en Chine, l’agence de Christian et d’Elizabeth de Portzamparc signe la réalisation d’un centre culturel et de congrès relié par un ruban d’acier et d’aluminium long de 500 mètres.

Ce nouvel équipement culturel se distingue par son architecture audacieuse.

C’est un élégant ruban composé d’acier et d’aluminium qui orne désormais le lac Tai, dans la ville de Suzhou (Chine), à l’ouest de Shanghai. Une œuvre de 500 mètres d’envergure, accessible par endroits pour les piétons à 40 mètres de hauteur, signée de l’agence des architectes français Christian et Elizabeth de Portzamparc, 2Portzamparc. Le concepteur de la Cité de la musique (Paris), du stade Arena de La Défense (Hauts-de-Seine) ou de la Tour de Lille (Nord) a conçu des allées liées en huit par leur ruban afin de représenter “la dualité en mouvement sous forme de l’alternance ying et yang”. Un objet savamment étudié qui relie plusieurs bâtiments aux fonctionnalités bien différentes.

Ce projet a été entamé en 2013 sur une plaine déserte devenue une ville au sein de laquelle des rues et avenues bordent un axe piéton se dirigeant vers le lac. Le centre culturel de Suzhou devait inclure un opéra de 1 600 places, une salle de 600 places, un centre d’exposition, un centre de conférences, des cafés-restaurants, des salles de cinéma, deux musées et des surfaces commerciales.

 

Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, prix Pritzker 2021 : espace et humanité

https://www.batiactu.com/edito/anne-lacaton-et-jean-philippe-vassal-laureats-prestigieux-61436.php?MD5email=8843226679e17408c0597aaee1b4b186&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

le 16/03/2021 

 

Le célèbre Prix Pritzker 2021, plus haute distinction du monde de l'architecture, a été décerné ce 16 mars 2021 aux Français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal

"Leur travail, qui répond aux urgences climatiques et écologiques de notre temps autant qu'à ses urgences sociales, en particulier dans le domaine du logement urbain, redonne de la vigueur aux espoirs et aux rêves modernistes d'amélioration de la vie du plus grand nombre" : c'est par ces mots que le jury a notamment motivé sa décision de décerner ce mardi 16 mars le prestigieux Prix Pritzker, plus haute distinction du monde de l'architecture, au duo français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, de l'agence éponyme fondée en 1987.

 Ils prennent ainsi la suite des irlandaises Yvonne Farrel et Shelley McNamara, distinguées en 2020 par ce prix créé en 1979, par Jay et Cindy Pritzker, doté d'une récompense de 100.000 dollars.

 Leur architecture empreinte d'humanisme se distingue notamment par leur volonté de concevoir durable à prix abordable et notamment en privilégiant l'espace, eux qui ont également reçu le prix d'Architecture durable en 2018. Parmi leurs oeuvres notables, 14 maisons de la Cité Manifeste à Mulhouse en 2005 ; Mulhouse où de 2014 à 2015 ils signeront également 59 logements Jardins Neppert ; le Pôle Universitaire de Sciences de Gestion de Bordeaux (2008); la réhabilitation de la Tour Bois-le-Prêtre à Paris en 2009 ; ou encore en 2017, la transformation de 530 logements, bâtiments G, H, I, du quartier du Grand Parc de Bordeaux, trois tours qui étaient vouées pourtant à la démolition (avec Frédéric Druot et Christophe Hutin).

 Architectes de l'espace

Le couple s'est rencontré sur les bancs de l'école d'architecture de Bordeaux, tous deux ont été diplômés en 1980. Juste après, Jean-Philippe Vassal est parti travailler cinq ans au Niger en Afrique, où Anne Lacaton est venu plusieurs fois le rejoindre. C'est sur ces bases que s'est façonnée leur démarche architecturale, dont le fil conducteur est de faire beaucoup avec peu, "travailler avec les complexités, les problèmes, partir de quelque chose qui ne va pas, et transformer en quelque chose qui va", raconte ainsi Jean-Philippe Vassal à l'AFP. "Notre travail consiste à résoudre les contraintes et les problèmes et à trouver des espaces qui peuvent créer des utilisations, des émotions et des sentiments, explique-t-il ainsi (communiqué du Pritzker). À la fin de ce processus et de tous ces efforts, il doit y avoir de la légèreté et de la simplicité, alors que tout ce qui a précédé était si complexe."

Créer de l'espace ou agrandir celui disponible pour offrir à l'usager un bien-être vital, transformer plutôt que démolir, des règles qu'ils appliquent dans tous leurs projets, de la maison individuelle "Latapie" qui les a fait connaître en 1993, au plus récent, l'immeuble de logements et bureaux, Halte Ceva, Chêne-Bourg à Genève.

Des jardins d'hiver et balcons fleurissent afin que les habitants trouvent un accès simple à la nature, comme par exemple, lors de la rénovation, ou devrions-nous dire "réinvention", de la Tour Bois le Prêtre de Paris, où les façades béton ont notamment cédé leur place à des balcons bioclimatiques. Un principe qu'ils appliquent également à Bordeaux, avec la transformation de 530 logements (bâtiments G, H, I) du quartier du Grand Parc : "La transformation a entraîné une réinvention visuelle spectaculaire du complexe de logements sociaux, la modernisation des ascenseurs et de la plomberie, et l'expansion généreuse de toutes les unités, dont certaines ont presque doublé de taille, sans déplacement de résidents et pour un tiers des coûts de démolition et de construction neuve" rappelle les organisateurs du Pritzker. Dans leurs projets neufs également, leur générosité de l'espace s'affirme avec force, comme dans la réalisation de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes (2009).

Générosité et humanité

"Cette année, plus que jamais, nous avons senti que nous faisions partie de l'humanité dans son ensemble. Que ce soit pour des raisons de santé, politiques ou sociales, il faut créer un sentiment de collectivité. Comme dans tout système interconnecté, être juste envers l'environnement, être juste envers l'humanité, c'est être juste envers la prochaine génération." Alejandro Aravena, président du jury du Pritzker Architecture Prize.

Améliorer la vie du plus grand nombre, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal "y parviennent grâce à un puissant sens de l'espace et des matériaux qui crée une architecture aussi forte dans ses formes que dans ses convictions, aussi transparente dans son esthétique que dans son éthique" comme le rappelle le jury du Pritzker. Et madame Pritzker, citée également, d'ajouter : "Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ont toujours compris que l'architecture donne sa capacité de construire une communauté pour l'ensemble de la société. Leur objectif de servir la vie humaine à travers leur travail, la démonstration de force dans la modestie, et la culture d'un dialogue entre l'ancien et le nouveau, élargit le champ de l'architecture."

Après Christian de Portzamparc en 1994 et Jean Nouvel en 2008, c'est la troisième fois que des Français sont distingués par le Pritzker.

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin a félicité Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, ce mercredi 17 mars dans un communiqué, déclarant : "Cette reconnaissance internationale vient couronner le travail de deux architectes profondément généreux, convaincus du rôle social éminent que leur discipline est appelée à jouer. Elle est aussi une nouvelle preuve de l"excellence et du dynamisme de l"architecture française, qui a su se réinventer pour affronter les défis humains et écologiques du XXIe siècle."

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/10/et-de-un-et-de-deux-et-de-trois-architectes.html

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