Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Lancée en 2019, la deeptech FinX compte bien s’appuyer sur les réseaux dont elle est membre pour développer et commercialiser son moteur de bateau sans hélice, inspiré de la nature.

Imiter le mouvement des animaux marins pour faire avancer les bateaux de demain. C’est sur le principe du biomimetisme que FinX, jeune startup deeptech fonde sa technologie de propulsion nautique remplace les hélices des bateaux par une membrane ondulante. « Cette nageoire a la drôle de forme d’un petit vinyle qui ondule de sa périphérie vers le centre et qui propulse le bateau. Le fonctionnement s’apparente à celui d’un haut-parleur » explique Harold Guillemin, fondateur et dirigeant. Et pour développer son moteur de bateau bio-inspiré, ce lauréat du concours i-Lab sait qu’il peut compter sur les communautés dont il fait partie.

La force des réseaux

Pour le jeune dirigeant, le réseau Bpifrance et sa communauté Les Deeptech représentent une aide précieuse. Cette dernière offre d’une part des solutions pour améliorer la visibilité mais aussi des workshops et des informations tout en permettant de mettre à profit l’intelligence collective des fleurons de la Deeptech. « Au travers de sessions d’échanges et de webinaires, ce réseau est l’occasion de prendre du recul par rapport à ses projets, de partager les « bons plans », d’échanger les contacts de fournisseurs et de prestataires. C’est un réseau qu’on aime solliciter », soutient Harold Guillemin.

Le dirigeant est par ailleurs soucieux, pour évoluer, de s’ouvrir à d’autres écosystèmes comme ceux issus de la mer et du maritime mais aussi du réseau Paris Saclay où FinX est incubé à Centrale Supelec. La startup a également intégré la French Tech Paris Saclay pour discuter entre acteurs locaux des laboratoires, des experts pouvant aider, mais surtout des fonds susceptibles d’être séduits par nos projets.

Le challenge d’une nouvelle levée de fonds

« Avec une première levée de fonds l’an dernier de 900 000 euros qui nous sert encore aujourd’hui à financer les développements des moteurs, nous souhaitons renforcer nos capitaux », explique Harold Guillemin. En effet, FinX a décidé de lancer sa levée de fonds de 3 millions d’euros avant la fin du mois d’avril. L’objectif : financer l’industrialisation du moteur et sa commercialisation.

Avec déjà 10 collaborateurs et un premier produit dont la commercialisation débutera dans les mois à venir, Harold Guillemin voit en 2021 l’année de tous les défis. « C’est la concrétisation de tous nos efforts techniques vers un produit fini, industriel et apprécié. Au niveau de nos conseillers proches, nous sommes fiers d’avoir comme parrain le grand navigateur Français Loïck Peyron ! », affirme-t-il.
Son moteur de bateau à nageoire de 5 chevaux, 2 kilowatts et 
100 % électrique permet une économie d’énergie, une sécurité maximale et un entretien réduit.
Aujourd’hui en phase de test sur l’endurance des pièces au sein de son laboratoire parisien, la start-up travaille également à l’élaboration d’un design épuré. Cet été, une série de 30 moteurs responsables sera délivrée à ses partenaires pour éprouver en milieu réel cette nouvelle technologie.

https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Les-Deeptech-FinX-lance-le-moteur-de-bateau-bio-inspire-51978

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