La France : Relance et Attractivité

Publié le par Jacques SAMELA.

La France : Relance et Attractivité
La France : Relance et Attractivité

BILAN D’ÉTAPE DE FRANCE RELANCE ET NOUVELLES ACTIONS DES COMITÉS STRATÉGIQUES DE FILIÈRES

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Le 12 Avr 2021 

 

Lors du comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI) de vendredi présidé par le Premier ministre, les échanges ont permis de dresser un bilan intermédiaire de la mise en oeuvre de France Relance et de présenter les nouvelles actions des Comités stratégiques de filières (CSF).
Cette réunion a été l’occasion de faire un point sur l’avancement des dispositifs de France Relance à destination de l’industrie. Ces dispositifs poursuivent quatre objectifs pour relancer l’industrie : (re)localiser, décarboner, moderniser et innover. Les aides aux investissements productifs opérés par Bpifrance (appels à projets à destination des secteurs critiques, des filières automobile et aéronautique, du nucléaire, des territoires d’industrie) et par l’ADEME (soutien à la décarbonation) rencontrent un fort succès.

Depuis septembre, plus de 4570 entreprises ont déposé des dossiers. 1367 ont déjà été lauréates dont 83% de PME et d’ETI ; cela représente plus de 1,6 milliards d’euros d’aides publiques pour 6,3 milliards d’euros d’investissements. Pour saluer ce succès et dans le cadre du milliard d’euros additionnel dévolu à l’industrie, le gouvernement a annoncé la prolongation de ces appels à projets jusqu’en septembre.

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A l’occasion de ce CNI, les Comités stratégiques de filières ont également présenté leurs nouvelles priorités en vue d’actualiser leurs contrats stratégiques, qui avaient été initialement signés avec l’Etat entre décembre 2018 et janvier 2020. Lors de la réunion du comité exécutif du CNI du 14 septembre 2020, le gouvernement avait appelé les filières à actualiser les projets de leurs contrats, pour intégrer les nouveaux enjeux soulevés par le contexte sanitaire et l’impératif de relance économique.

Les filières ont ainsi été invitées à identifier de nouveaux projets autour de quatre thématiques clés de France Relance :
 

• La transition énergétique et écologique : afin de définir les objectifs de la filière et d’identifier des projets en matière de décarbonation et d’offres vertes. Dans ce cadre, l’Etat accompagne les filières dans l’élaboration de feuilles de route de décarbonation – qui sont d’ores et déjà en cours de finalisation pour certains secteurs. Une démarche parallèle sera menée pour les 25 sites industriels les plus émetteurs sur le territoire français, avec l’élaboration de feuilles de route de décarbonation détaillées, identifiant des projets précis qui seront déployés dans les mois à et années à venir.
 

La compétitivité et la souveraineté : afin d’identifier des projets structurants en matière de relocalisations industrielles et technologiques, de partenariats industriels clés européens, de modernisation et de digitalisation des chaînes de production.
 

• La cohésion sociale : afin de définir les engagements de la filière en matière d’emploi et de compétences (formation professionnelle, apprentissage et alternance, reconversion et insertion professionnelle, parité femmes/hommes, etc.).
 

• Les relations entre clients et fournisseurs : afin de s’assurer de la transparence et de l’équilibre de ces relations, ainsi que de faire en sorte que les PME et ETI sous-traitantes soient bien intégrées aux dispositifs de relance.

L’actualisation de ces projets se fait sous la forme d’avenants aux contrats initiaux. La plupart de ces avenants sont finalisés ou en cours de finalisation et les nouvelles actions des filières ont ainsi pu être présentées devant le Premier ministre à l’occasion de cette réunion.

La réunion du comité exécutif du CNI a également été l’occasion pour le gouvernement d’annoncer la pérennisation des programmes d’accélérateurs. Lancés dès 2015, les programmes d’accélérateurs sont financés par l’Etat et opérés par Bpifrance. L’objectif est d’aider les PME à monter en puissance, grâce à un accompagnement sur mesure. Après déjà 20 promotions d’accélérateurs de filières lancées ou en cours de lancement, le bilan est probant : +10 points de chiffre d’affaires pour les entreprises accélérées. Aujourd’hui, le Gouvernement annonce le lancement d’une trentaine de nouveaux programmes d’accélérateurs qui seront déployés à partir de 2021, pour une quinzaine de filières.

Les filières ont par ailleurs été invitées à mobiliser pleinement les moyens mis à leur disposition dans le cadre de France Relance pour accompagner la préservation des emplois et le renforcement des compétences. Par convention avec l’OPCO2I, l’opérateur de compétence de l’industrie, 150 millions d’euros sont ainsi dédiés à la formation des salariés du secteur. Par ailleurs, pour accompagner les reconversions professionnelles notamment sur les bassins d’emplois industriels, une enveloppe de 500 millions d’euros a été affectée au nouveau dispositif « Transitions collectives » qui permet de financer les parcours de formation des salariés et de répondre aux défis de mutations des entreprises, en alternative aux suppressions d’emplois.

Enfin, cette réunion a permis de faire un point sur l’innovation et la modernisation des filières.


• Le CSF Ferroviaire a annoncé la création du « CORIFER », comité d’orientation de la recherche et développement et de l’innovation du ferroviaire. A l’instar du CORAM pour la filière automobile et du CORIMER pour la filière des industriels de la mer, le CORIFER a vocation à dégager un horizon partagé entre les industriels et l’Etat afin d’optimiser les ressources disponibles pour financer les projets innovants. L’appel à projets, publié ce jour, est financé par les investissements d’avenir.


• L’Etat poursuit son engagement en faveur de la modernisation des entreprises et annonce la réouverture du guichet « Industrie du futur », opéré par l’Agence de services et de paiement (ASP). Initialement ouvert du 27 octobre au 31 décembre 2020, le guichet rouvrira le 1er mai prochain, et sera doté d’une enveloppe de 175 millions d’euros.

 

 

Covid-19: la France lance un fonds de transition de 3 milliards d’euros pour les grandes entreprises et les ETI

https://www.frenchweb.fr/covid-19-la-france-lance-un-fonds-de-transition-de-3-milliards-deuros-pour-les-grandes-entreprises-et-les-eti/423271

Le 01/06/2021

 

Le gouvernement français a annoncé mardi la création d’un fonds de transition de trois milliards d’euros pour aider les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire (ETI) en difficulté à cause de la crise du Covid-19.

Ce dispositif, qui vient compléter celui des prêts participatifs, « propose une capacité d’intervention en prêts, quasi-fonds propres et fonds propres », d’après le plan d’accompagnement présenté par les ministres de l’Economie Bruno Le Maire et de la Justice Eric Dupond-Moretti. Le fonds sera géré par le ministère de l’Economie qui instruira les demandes, et les apports en quasi-fonds propres ou en fonds propres auront une « maturité indéterminée » avec des taux qui varieront en fonction de la durée du prêt, a précisé Bruno Le Maire lors d’une conférence de presse.

Ce nouveau dispositif est financé par 1,8 milliard d’euros non consommés sur 20 milliards prévus pour la montée au capital de l’Etat dans les entreprises en difficulté, par 600 millions de crédits non consommés du Fonds de développement économique et social (FDES) et par 600 millions de crédits nouveaux dans le cadre du projet de loi de finances rectificative qui sera présenté mercredi par le gouvernement, a-t-on détaillé à Bercy.

 

La France veut passer de « startup nation » à une « nation de grandes entreprises technologiques »

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/la-france-veut-passer-de-startup-nation-a-une-nation-de-grandes-entreprises-technologiques/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=10170&pnespid=17Vh9foIGxONewLf4mtBGoGtFfkZ7LiZ.5tYotW9DA

Le 08/06/21

 

« Nous étions une nation startup, nous allons devenir une nation de grandes entreprises technologiques », a déclaré le ministre de l’Économie Bruno le Maire hier (7 juin) à l’occasion d’une conférence qui portait sur le financement de la « IVe révolution industrielle ».

« La France a vocation à faire partie des nations qui écrivent le XXIe siècle », a indiqué le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, alors qu’il réunissait hier de nombreux investisseurs pour faire un point d’étape sur l’initiative « Tibi ».

En janvier 2020, à la suite du rapport de l’économiste Philippe Tibi qui exhortait l’État à investir massivement dans les technologies de demain afin d’assurer la souveraineté et la prospérité françaises futures, M. Le Maire et Cédric O, secrétaire d’État à la Transition numérique, avaient réunis 21 investisseurs institutionnels qui s’étaient alors engagé à débloquer six milliards d’euros d’ici à la fin de l’année 2022 pour des fonds d’investissement « late stage » et des actions cotées « global tech » établis en France.

Un an et demi après le lancement, M. Le Maire a tiré un bilan plutôt positif de cette initiative : plus de 3,5 milliards d’euros ont déjà été engagés par les investisseurs partenaires, sur le segment du capital-risque en particulier.

Dans une étude parue la semaine dernière (1 juin), la Banque européenne déplorait justement le retard de l’UE en matière d’investissements dans les entreprises technologiques pointant du doigt notamment la disponibilité limitée du capital-risque et des investissements privés.

La Banque européenne d’investissement a publié un nouveau rapport mardi (1 juin) qui pointe du doigt le manque d’investissements de l’UE dans l’intelligence artificielle et la blockchain, face aux puissances américaine et chinoise.

Sur l’objectif initial des 20 milliards d’euros, qui inclue également des investisseurs tiers, l’ensemble des fonds représente déjà 18 milliards. M. Le Maire a ainsi proposé hier de rehausser cet objectif, qui est désormais de 30 milliards.

Bruno Le Maire a également rappelé l’ambition du gouvernement : 25 « licornes » françaises d’ici à 2025. Les licornes sont des startups non cotées, valorisées à au moins un milliard d’euros. Aujourd’hui, la France en compte 12. Parmi les plus connus du grand public : Blablacar, Deezer ou encore Doctolib. « La France peut encore plus que ce qu’elle croit », a-t-il martelé.

La France reste le pays le plus attractif d’Europe

Hasard du calendrier, cette réunion a eu lieu quelques heures après que le cabinet Ernst&Young (EY) a publié son « Baromètre 2021 de l’attractivité de la France » qui fait de la France le premier pays européen pour l’accueil des investissements internationaux en 2020.

Avec l’accueil de 985 projets d’investissements sur son territoire, l’hexagone occupe la première place pour la deuxième année consécutive, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. « J’y vois la validation de [notre] politique économique et fiscale », s’est félicité M. Le Maire.

Faits non négligeables : l’étude révèle que 58 % des dirigeants estiment que la France peut devenir un leader mondial en matière écologique d’ici à 5 ans et les projets dans le secteur de la finance sont en hausse de 23 %, au lendemain du Brexit.

Le ministre de l’Économie a également profité de l’occasion pour revenir sur l’accord mondial trouvé lors du G7 et qui prévoit un taux d’imposition minimal de 15 % pour les multinationales. S’il admet que c’est le président des États-Unis Joe Biden qui a fait « pivoter » les négociations, il a tenu à souligner que c’est la France qui les a portées « depuis le premier jour ».

https://www.ey.com/fr_fr/attractiveness/barometre-de-l-attractivite-de-la-france-2021/la-france-dans-la-course

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