Atos, Carmat, Qwant (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Carmat, Qwant (suites)
Atos, Carmat, Qwant (suites)

Data: Atos lance plusieurs plateformes d’échanges de données entre entreprises

https://www.frenchweb.fr/data-atos-lance-plusieurs-plateformes-dechanges-de-donnees-entre-entreprises/425853

Le 08/07/2021

 

Le groupe français de services informatiques Atos a annoncé mercredi le lancement de plusieurs plateformes numériques d’échanges de données entre entreprises et organisations, qui pourraient selon lui « révolutionner le partage de données ». Le groupe affirme vouloir ainsi renforcer son positionnement stratégique dans les secteurs du numérique, de la cybersécurité et du « Big Data ». Les données des entreprises sont aujourd’hui « encore trop cloisonnées », a relevé Atos, qui espère faire naître des logiques de collaboration entre différents acteurs du même secteur, comme par exemple les fournisseurs d’énergie, les exploitants de bornes de recharge et les constructeurs automobiles pour offrir de meilleurs services aux utilisateurs de véhicules électriques.

Centraliser les données urbaines d’un maximum de fournisseurs

Le partage de données au sein d’une plateforme unique pourrait s’avérer utile à l’échelle des villes, souligne Atos : avec la « Urban Data Platform », le groupe souhaite centraliser les données urbaines d’un maximum de fournisseurs pour permettre une gestion « intelligente » des villes. La collecte de données des places disponibles dans les parkings d’une ville, par exemple, permettrait aux automobilistes d’accéder à un service pour savoir où se garer. « Cela n’est réalisable que si la ville peut collecter, gérer et publier les données pour créer des services d’information » au sein d’une seule plateforme de données, affirme le groupe français. Atos a également annoncé le lancement d’une plateforme recourant à l’intelligence artificielle pour l’analyse de vidéos et d’images en temps réel, baptisée « Atos Computer Vision Platform ».

Cette technologie cumule des caméras, des serveurs informatiques et une intelligence artificielle pour permettre à l’ordinateur de « voir » numériquement des objets ou personnes, et de reconnaître ainsi des visages ou des objets, de les localiser mais aussi d’analyser le mouvement, par exemple pour gérer des foules ou suivre le parcours d’un client dans un magasin. « La valeur qu’on peut créer en fédérant toutes les données qui appartiennent à un écosystème est énorme », a relevé le directeur général d’Atos Elie Girard, à l’occasion des « Atos Technology Days », un évènement annuel du groupe. Et le champ des possibles est immense dans le domaine des données d’entreprises, et notamment des données « B to B » (business-to-business, services d’entreprises à entreprises), un domaine aujourd’hui « inexploité » selon lui.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

Carmat réalise sa première vente de cœur artificiel, en Italie

latribune.fr du 19 Juill 2021

 

Pour la première fois, l'entreprise Carmat créée en 2008 a vendu un exemplaire de son cœur artificiel total en Italie. "Une étape majeure, qui ouvre une nouvelle page du développement de la société" qui vise l'Europe mais également les Etats-Unis, plus grand marché mondial des dispositifs médicaux.

Alors que la startup a annoncé cette semaine la toute première implantation humaine de son cœur artificiel total aux Etats-Unis (pour une étude clinique), Carmat vient à nouveau de franchir une étape importante : sa première vente.

Commercialisé sous la marque Aeson, le cœur artificiel a été implanté sur un patient en Italie afin de servir de relais dans l'attente d'une greffe. Pour Carmat, qui a réalisé une augmentation de capital de 56 millions d'euros en mars, cette implantation "marque la première vente réalisée (...) depuis sa création en 2008" et représente "une étape majeure, qui ouvre une nouvelle page du développement de la société".

Quelques jours plus tôt, la start-up française, basée en banlieue parisienne, a annoncé la toute première implantation humaine de son cœur artificiel total aux Etats-Unis, au Duke University Hospital de Durham, en Caroline du Nord, dans le cadre d'une étude clinique.

Cette "première étude clinique américaine sera déterminante pour notre développement sur le plus grand marché mondial des dispositifs médicaux", a indiqué Stéphane Piat, son directeur général, dans un communiqué. Actuellement, trois autres centres américains sélectionnent des patients pour cette étude. Au total, dix patients devraient être recrutés pour cet essai, conformément au protocole d'étude approuvé par la FDA (Food and drug administration).

Première implantation en 2013

Conçu comme une bioprothèse autonome, "notre cœur artificiel est celui qui s'approche le plus possible du fonctionnement physiologique d'un véritable cœur humain", affirmait en début d'année, Stéphane Piat.

Fondée en 2008, Carmat a réalisé la première implantation de son cœur artificiel en 2013, à l'hôpital européen Georges-Pompidou. Elle a ensuite réalisé d'autres opérations en France, mais aussi au Kazakhstan, en République tchèque et au Danemark. Mais, au total, seuls 19 patients ont pu bénéficier de cette transplantation car le développement de Carmat n'a pas été un long fleuve tranquille.

En 2016, la start-up avait été contrainte de suspendre son essai clinique, après la mort d'un cinquième patient greffé, et à la demande de l'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En octobre 2018, rebelote. La société avait suspendu son essai clinique en cours en Europe en raison de données laissant apparaître des risques de dysfonctionnement des prothèses.

Commercialisation imminente en Europe

Après des modifications dans la production des cœurs artificiels, l'ANSM lui a donné le feu vert en octobre dernier afin de pouvoir reprendre les implantations en France. Cette nouvelle étude clinique doit lui permettre de greffer 52 patients, de profils différents, pour démontrer que le cœur artificiel "fait épargner de l'argent par rapport à traitement long ou à un greffon humain", soulignait Stéphane Piat, directeur général de Carmat, en janvier dernier. Si la question du coût "n'était pas un problème" dans la première phase de recherche selon Carmat, celle-ci se pose désormais pour l'étape cruciale de la commercialisation.

Carmat comptait, en effet, lancer la commercialisation de son cœur artificiel total au deuxième trimestre de l'année sous la marque Aeson, en référence au héros "de la mythologie grecque tué et ramené à la vie rajeuni". L'entreprise entend viser plus spécifiquement la France et l'Allemagne, qui représentent à elles seules "55% du marché européen des dispositifs d'assistance circulatoire mécanique", assure la startup.

Le marché potentiel s'élève à 2.000 patients par an rien qu'en Europe selon Carmat, qui se fie aux listes d'attente pour une transplantation cardiaque dans les cinq principaux pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et le Royaume-Uni).

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

 

 

Le PDG de Qwant laisse sa place à Corinne Lejbowicz (PrestaShop) et Raphaël Auphan (Cosmian)

https://www.frenchweb.fr/le-pdg-de-qwant-laisse-sa-place-a-corinne-lejbowicz-prestashop-et-raphael-auphan-cosmian/425072

Le 25/06/2021

 

Le moteur de recherche français Qwant va changer de patron le 5 juillet, le PDG Jean-Claude Ghinozzi en poste depuis un an et demi laissant la place à un nouveau tandem composé de Corinne Lejbowicz (présidente) et Raphaël Auphan (directeur général). « Après 18 mois d’engagement sur le redressement de Qwant, conformément à la feuille de route validée par les actionnaires, Jean-Claude Ghinozzi a souhaité mener à bien un nouveau projet professionnel », a indiqué Qwant dans un communiqué vendredi. La mise en place d’une équipe duale « permettra à Qwant de disposer d’une plus forte célérité dans le déploiement de sa stratégie et l’accélération de sa croissance », a ajouté l’entreprise.

Deux entrepreneurs du numérique

Qwant, qui compte une centaine de salariés, se positionne comme un moteur de recherche qui ne conserve pas les recherches et les données des internautes, et qui dispose de ses propres algorithmes pour peigner le web. Fondé en 2013, cette ex-vedette de la French Tech n’a jamais réussi tout au long de sa croissance à dégager des ressources commerciales suffisantes pour se rentabiliser. Début 2020, son flamboyant fondateur Eric Leandri a dû lâcher les rênes de l’entreprise, confiées à son ancien directeur commercial Jean-Claude Ghinozzi. Sous sa houlette, les pertes ont été divisées quasiment par deux en 2020, à 13 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros. L’entreprise espère se rapprocher de l’équilibre cette année.

Le groupe va recevoir de l’argent frais du géant chinois des télécoms Huawei, qui va souscrire pour 8 millions d’euros d’obligations convertibles. Les principaux actionnaires de Qwant, qui avaient dû recapitaliser l’entreprise au moment du départ d’Eric Leandri, sont la Caisse des dépôts et le groupe allemand Axel Springer. Corinne Lejbowicz et Raphaël Auphan sont deux entrepreneurs du numérique. Corinne Lejbowicz est membre du directoire du groupe la Poste et membre du conseil d’administration de la Française des Jeux, après avoir dirigé l’éditeur de logiciel PrestaShop. Raphaël Auphan a notamment été le co-fondateur de Cosmian, un spécialiste du chiffrement de données.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/qwant-moteur-de-decouverte-a-la-francaise.html

 

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