Le nouvel espace (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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SEPT SOCIÉTÉS MANDATÉES POUR CONSTRUIRE L’ÉCOSYSTÈME NEWSPACE FRANÇAIS

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Le 07/02/22

 

Exotrail, Unseenlabs, Venture Orbital systems, ShareMySpace, U-Space, Comat et Spacedreams : Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a confié à ces sept start-up et acteurs émergents de l’industrie spatiale française la mission de construire l’écosystème Newspace français. Elles devront ainsi consulter, représenter et structurer l’écosystème des start-up et acteurs émergents du spatial français.

Le ministre a rappelé que cette industrie est en profonde mutation, avec de nouveaux acteurs aux approches très innovantes, la multiplication des usages des données spatiales et de nouveaux utilisateurs à conquérir.

La France se félicite de pouvoir compter à la fois sur ses acteurs historiques, grands groupes et équipementiers au rayonnement international, et sur un nouvel écosystème extrêmement dynamique de jeunes entreprises, mis en lumière notamment par des levées de fonds inédites et ainsi que par le plan France relance. En consacrant 1,5 milliard d’euros pour le spatial, dont deux tiers pour les acteurs émergents, le plan France 2030 doit amplifier cette dynamique et permettre aux start-up françaises de se positionner en futurs champions du spatial.

Ces sept entreprises auront pour mission de structurer la représentation des start-up et acteurs émergents français auprès de la filière spatiale, en procédant à une très large consultation. Ainsi, le comité de filière rassemblant l’Etat et l’industrie spatiale, coprésidé par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et la ministre des Armées, sera élargi aux représentants de ces start-up et acteurs émergents.

Les sept sociétés vont, dans ce contexte, défendre deux axes. Garantir que le déploiement du soutien institutionnel, avec comme première étape le plan France 2030, se fasse largement vers les start-up et acteurs émergents pour asseoir la place de la France dans l’écosystème entrepreneurial mondial du spatial capable de faire émerger de nouveaux leaders dans un temps exceptionnellement court. Garantir également que le schéma d’interaction entre acteurs émergents et acteurs établis ne soit pas systématiquement imposé.

« Il faut nous laisser la liberté d’être parfois partenaires, parfois compétiteurs, parfois sous-traitants/clients les uns des autres. Et partenaires ne veut pas dire systématiquement leadership de l’acteur établi sur l’acteur émergent. Le schéma inverse doit être promu de façon tout aussi équitable. Le but unique à suivre est de trouver en permanence la meilleure approche pour maximiser le leadership industriel français », affirment les sept signataires.

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Ces 7 sociétés représentent une diversité des sujets sur toute la chaîne de valeur (infrastructures sols, lanceurs, sous-systèmes embarqués et satellites, services en orbite, opération de constellation, traitement de la donnée, cartographie des orbites).

Créée en 2017, Exotrail conçoit, développe, et opère des petits satellites. Ses solutions de mobilité adressent toute la chaîne de valeur du spatial : propulseurs électriques flexibles à forte poussée pour les petits satellites, outils logiciels de simulation et d’opération spatiale, et véhicules de transferts électriques. Elle compte des clients sur trois continents, et notamment York Space Systems, Clyde Space, Eutelsat, Thales ou encore le CNES, l’ESA, la DGA, le CDE.

Créée en 2015, Unseenlabs est une entreprise d’origine française, leader en Europe de la géolocalisation RF par satellites des navires en mer. Sa technologie satellitaire embarquée propriétaire permet de géolocaliser n’importe quel navire en mer, en temps quasi-réel, au kilomètre près, à partir d’un seul nano-satellite.

Venture Orbital Systems est une start-up aérospatiale française développant une gamme de services liés au lancement de nanosatellites. Son service majeur proposé est son lanceur, Zephyr. Développé au sein même de l’entreprise, il représente le premier lanceur français depuis un demi-siècle.

Créée en 2017, Share My Space est un des pionniers européens du Greenspace. Share My Space assemble et opère ses propres stations optiques de surveillance spatiales au sol afin de constituer un catalogue indépendant de 150 000 objets spatiaux mis à jour en temps réel. Share My Space exploite ce catalogue à travers un certain nombre de services allant de la fourniture de données stratégique jusqu’à l’aide à la navigation spatiale. De nombreux clients à travers le monde, dont le CNES, le KARI ou encore Ariane Group font confiance à Share My Space pour renforcer la sécurité de leurs missions spatiales.

Fondée en 2018, U-Space conçoit et construit des nanosatellites nouvelle génération pour les opérateurs de constellations, avec un service clé en main basé sur des nanosatellites modulaires. L’entreprise a décliné son offre en trois niveaux de services distincts : l’étude préalable, la construction, et le support aux opérations.

Fondée en 1977, Comat est un équipementier stratégique du secteur spatial pour les marchés de l’Exploration & Science (ISS, Mars, Lune), pour les marchés Telecom et Observation de la Terre et pour les marchés Small Sats. Comat développe pour l’ensemble des marchés des équipements avec la capacité d’orienter, de déployer et de propulser.

SpaceDreams est une start-up française spin off du CNES. SpaceDreams se positionne comme l’architecte des moyens sol pour les Spaceports et les lanceurs. Son concept principal est le MUPAD, un pas de tir universel et interopérable permettant la mise en oeuvre en mode totalement automatique de plusieurs lanceurs différents, depuis plusieurs sites différents, et dans plusieurs phases de vie différentes.

 

 

NAE présente ANTHEMIS : Plateforme pour le développement d’antennes et de systèmes pour les nanosatellites en Normandie

NAE présente ANTHEMIS : Plateforme pour le développement d’antennes et de systèmes pour les nanosatellites en Normandie - Trametal officiel

Le 30 novembre 2021 

 

Les nanosatellites révolutionnent l’industrie du spatial via des méthodes innovantes capitalisant sur la simplicité et la miniaturisation pour cibler des marchés délaissés par les acteurs traditionnels et ce, pour un coût moindre que les satellites. Mais leur développement est freiné par des équipement et moyens actuels trop coûteux et surdimensionnés. Portée par 3 acteurs normands : AREELIS Technologies, HEATSELF et Scienteama, la plateforme ANTHEMIS adresse cette problématique et permettra de disposer d’équipements différenciants au niveau national et uniques dans leurs petites dimensions.

 

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Le marché spatial est en pleine mutation et voit l’émergence des nanosatellites avec 2 500 lancements depuis 1998 et plus de 3 000 prévus dans les six ans à venir. La France notamment ambitionne de positionner l’écosystème français des nanosatellites comme une des filières de pointe de cette industrie au niveau mondial.

Ils offrent en effet de nombreux atouts, en particulier des coûts d’acquisition faibles qui permettent un accès a des marchés délaissés par les acteurs traditionnels, un temps de développement raccourci et une industrialisation facilitée grâce à un faible coût de production. Leurs missions typiques sont actuellement dédiées soit à l’observation et la mesure de l’environnement terrestre, soit aux tests de couverture Internet et de nouvelles technologies dans l’environnement spatial.

Si l’expertise nationale et européenne est forte sur les tests et essais adaptés aux satellites, ces derniers présentent un coût trop important et des équipements surdimensionnés pour le développement des nanosatellites. Il est donc nécessaire d’adopter de nouvelles approches technologiques, scientifiques et instrumentales en y associant de la recherche en climatologie et développement durable.

La plateforme ANTHEMIS sera en mesure d’adresser ces enjeux grâce au déploiement d’un Banc d’essais de conception et caractérisation pour antennes innovantes.

ANTHEMIS réunit les compétences normandes oeuvrant déjà individuellement pour l’industrie spatiale :  AREELIS Technologies (76 – Seine-Maritime) collabore avec Ariane Group sur les programmes BOREAS, ARIANE6 et PROMETHEUS et avec Safran sur le moteur à effet hall PPS®X00. L’entreprise HEATSELF (76 – Seine-Maritime) travaille, quant à elle, avec le centre technique de l’ESA en Hollande  sur le contrôle thermique de ligne de propulsion de satellites et le CNES à Toulouse sur des éléments chauffants d’organes de satellite.

Enfin Scienteama (14 – Calvados) intervient sur des axes de développement Newspace en collaboration avec le laboratoire LATMOS et l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) ainsi que le laboratoire M2C (CNRS, Unicaen, Université de Rouen Normandie) avec des innovations en particulier sur les antennes pour les futurs nanosatellites, des solutions de traitements des données et des architectures électroniques de radiocommunication nouvelle génération.

Ainsi, dans le cadre de la plateforme ANTHEMIS, AREELIS Technologies interviendra sur la caractérisation en environnement représentatif, HEATSELF sur le management thermique et Scienteama sur la fabrication et la validation fonctionnelle sur banc d’essais pour antennes innovantes.

Un impact fort pour le rayonnement de la Normandie mais également pour les besoins des industriels

Grâce à un ensemble de moyens de tests et qualification, la plateforme ANTHEMIS contribuera au développement des activités spatiales sur le territoire et au-delà :

-Moteur plasmique

-Moteur fusée

-Connectique spatiale

-Moteurs spatiaux

-Ligne de propulsion

-Antennes dépliables

Prévue pour une durée de 15 mois, la plateforme devrait être opérationnelle en juin 2022. Elle représente un budget global de 624 000 euros dont un financement de la Région Normandie et du FEDER à hauteur de 250 000 euros.

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