Atos, Sigfox, Technicolor (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Sigfox, Technicolor (suites)
Atos, Sigfox, Technicolor (suites)

Comment le nouveau supercalculateur d'Atos mise sur la flexibilité pour atteindre l’exaflops

https://www.industrie-techno.com/article/inauguration-du-nouveau-supercalculateur-d-atos-dont-la-flexibilite-permettra-d-attendre-l-exaflop.68367

Publié le 16/02/2022

 

Le BullSequana XH3000, nouveau supercalculateur d'Atos inauguré ce mercredi 16 février, pourra atteindre le fameux seuil de l'exaflops. Son atout maître, met en avant Eric Eppe, en charge des solutions HPC, IA et Quantique chez Atos, réside dans sa capacité à intégrer toutes sortes de processeurs, actuels ou futurs.

« Flexibilité, densité et efficacité. » Eric Eppe, en charge des solutions HPC, IA et Quantique chez Atos, martèle les maîtres-mots qui ont guidés la conception du dernier supercalculateur de l’entreprise. Troisième modèle de la gamme BullSequana du groupe, XH3000 a été inauguré le 16 février 2022 et pourra concentrer jusqu’à six fois plus puissant au mètre carré par rapport à la génération actuelle. Pourtant, bien qu’Éric Eppe se réjouisse que ce soit  « le supercalculateur qui va [leur] permettre d’atteindre l’exascale [soit la capacité à réaliser un milliard de milliards d'opérations en virgule flottante par seconde, ndlr]», ce n’est pas tant cette promesse de puissance de calcul qu’Atos veut mettre en avant, mais bien la flexibilité opérationnelle de cette nouvelle machine.

En effet, l’architecture du XH3000 non seulement combine de multiples CPU et GPU mais elle intègre également la capacité de supporter le matériel spécifique que désirerait un client… ou encore celui qui n’est pas encore sur le marché. « C’est cette possibilité de configurer à souhait chaque "blade", ou serveur lame, qui va nous permettre de profiter des améliorations des technologies au fur et à mesure. Par exemple, les GPU actuels sont aux alentours de 15 téraflops mais d’ici l’horizon 2023, ils atteindront 50 téraflops. Et c’est grâce à ces améliorations constantes de l’industrie – et de la densité sur un seul serveur – que nous pouvons avoir un facteur six en terme de puissance. » détaille Eric Eppe. 

Face à Fugaku et Frontier

Atteindre une puissance de calcul d’un exaflops est un enjeu majeur du calcul haute performance actuel, notamment dans le cadre de son application à la simulation. Trois des superordinateurs américains sont en passent d’être exaflopiques, et le supercalculateur le plus puissant au monde, le nippon Fugaku, a d’ores-et-déjà franchit ce cap symbolique. « Ils ont dépassé l’exaflops pour une application à un problème spécifique, nuance Eric Eppe. Mais entre les USA et la Chine qui possède probablement des machines exaflopiques sur lesquelles nous n’avons pas de détail, l’Europe est en retard. »

Les exigences ne sont pas les mêmes : « L’Union Européenne a fixé comme limite à un site exaflopique une consommation énergétique maximum de 20 mégawatts, alors que si vous prenez Frontier, l’un des trois supercalculateurs américains proches de l’exaflop, il en est déjà à 29 mégawatts. » Soit approximativement la consommation en électricité d’une ville de 38 000 habitants. Pour agir sur l’aspect énergivore de la machine, pour Atos, seuls deux leviers peuvent être actionnés. Soit augmenter la puissance de calcul par watt consommé, soit agir sur l’efficacité globale de la machine. 

Miser sur l’efficacité

Le postulat de ce deuxième levier est que l’utilisation par les clients d’Atos des précédentes générations de BullSequana est loin d’atteindre l’efficacité  que propose les supercalculateurs. « L’efficacité globale est de l’ordre de 85 %, mais on se rend compte qu’en réalité nos utilisateurs dépassent rarement les 15 à 18 %. », estime Eric Eppe. Pour résoudre ce problème l’entreprise propose de tester le calcul hybride, c’est-à-dire qui intègre de l’IA dans son calcul pour limiter le nombre d’opérations que la machine doit faire – et donc accélérer le résultat. 

« Si ce que vous calculez concerne la fiabilité d’une voiture autonome, vous avez besoin d’une certitude à 100 % et d’évaluer tous les paramètres. Mais si vous travaillez sur la météo, où chaque jour vous recevez entre 500 et 700 pétaoctets de données, vous pouvez entraîner une IA avec un type de modèle récurrent pour réduire le nombre de paramètres à tester. », commente-t-il. De fait, la flexibilité du BullSequana XH3000 devrait lui permettre d’intégrer des processeurs tels que les IPU, dédiés à l’IA. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

NEUF DOSSIERS DE REPRISE ONT ÉTÉ DÉPOSÉS POUR SIGFOX

https://vipress.net/neuf-dossiers-de-reprise-ont-ete-deposes-pour-sigfox/

Publié par Frédéric Fassot | 2 Mar 2022 | 

 

Neuf repreneurs se sont manifestés auprès du tribunal de commerce de Toulouse pour la reprise de Sigfox, la star française de l’IoT bas débit basse consommation, placée en redressement judiciaire le 26 janvier dernier avec une période d’observation de six mois.

Dans un entretien à JDN, Jeremy Prince, p-dg de Sigfox, détaille la liste des repreneurs. Sept repreneurs sont intéressés pour reprendre à la fois Sigfox SA, qui détient la technologie, le cloud, les salariés, et Sigfox SAS, l’opérateur du réseau 0G en France.

Il s’agit des opérateurs Sigfox dans différentes régions (Heliot Europe en Allemagne, Iwire Innovation Management au Moyen-Orient, Unabiz en Asie), ainsi du Groupe Zekat (qui vient de reprendre ffly4u), de Sentiens, d’Oteis France et du fonds d’investisssement Greybull Capital. Deux offres concernent uniquement Sigfox SA : le français Actility, l’opérateur de connectivité IoT basé sur LoRa, ainsi que le fonds d’investissement Buffet Investment Services Consortium.

Dans l’entretien au JDN, Jeremy Prince, explique que c’est le retard du décollage du marché de l’IoT qui a conduit au gonflement de l’endettement de Sigfox, dont le modèle repose sur l’IoT massif, le contraignant à demander le placement en redressement judiciaire de l’entreprise.

« Nous avons manqué de temps, la crise sanitaire et la pénurie de composants nous ont causé plusieurs millions d’euros de pertes en 2021, tout comme le non-encaissement de commandes de clients dans les délais », explique le dirigeant.

Sigfox est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de services de communication IoT et l’initiateur du réseau 0G. La société offre une combinaison de technologies à très faible coût et à très faible consommation d’énergie, avec un réseau mondial unique, détenu et exploité par 75 opérateurs Sigfox, permettant aux entreprises de suivre leurs actifs dans le monde entier. Avec plus de 19,5 millions d’objets connectés et plus de 75 millions de messages envoyés par jour, Sigfox aide ses clients à extraire des données au plus bas coût de production et à accélérer leur transformation numérique dans des domaines clés tels que le suivi et la gestion des actifs. L’entreprise créée en 2010 et implantée à Labège, emploie environ 350 personnes dans le monde.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/sigfox-de-la-start-up-a-la-scale-up.html

 

Le groupe français Technicolor veut introduire en Bourse sa pépite d’effets visuels pour se désendetter

https://www.frenchweb.fr/le-groupe-francais-technicolor-veut-introduire-en-bourse-sa-pepite-deffets-visuels-pour-se-desendetter/432591

Le 25/02/2022

 

Le groupe français Technicolor, en restructuration depuis des années, a présenté jeudi un plan pour se séparer de son activité phare de vidéo et d’effets visuels, qu’il entend introduire en Bourse afin de se désendetter. Le groupe sera divisé en deux entités indépendantes : d’une part Technicolor Creative Studios (TCS), dont 65% des parts seront distribuées aux actionnaires, et d’autre part le reste des activités (développement de modems sous marque blanche et services DVD) -qui n’a pas encore de nom, a précisé le directeur général Richard Moat, dans un entretien à l’AFP.

Ces sociétés « pourront suivre leur propre stratégie, atteindre leur plein potentiel sur leurs marchés respectifs et in fine obtenir la valorisation de marché qui correspond à leurs fondamentaux », a ajouté le vétéran anglo-irlandais des télécoms, nommé en 2019 pour mener à bien la restructuration de l’ex-Thomson Multimedia. Selon lui, la valorisation actuelle du groupe -à quelque 632 millions d’euros- est en deçà de son potentiel en raison du manque de synergies entre les activités. En sus de la publicité et des jeux vidéo, TCS, coté sur Euronext Paris, deviendra « le premier fournisseur d’effets visuels pour l’industrie du cinéma et des séries », a-t-il déclaré.

629 millions d’euros de revenus en 2021

Forte d’un carnet de commandes bien rempli, cette activité, qui a dégagé en 2021 un revenu de 629 millions d’euros, compte 10 600 employés (+35% sur un an), dont un millier en France principalement dédiés aux films d’animation. L’opération sera soumise fin juin à l’assemblée générale des actionnaires, pour une finalisation prévue à la fin du troisième trimestre 2022. Parallèlement, Technicolor va lancer un plan de refinancement de sa dette, qui atteignait plus d’un milliard d’euros fin décembre.

Le groupe va émettre 300 millions d’euros d' »obligations convertibles » (MCN) à 2,60 euros par titre, tout proche du cours actuel en Bourse (2,68 euros jeudi à la clôture de la Bourse de Paris). Ce refinancement « est soutenu par un ensemble d’actionnaires qui se sont engagés à souscrire à l’intégralité des MCN », affirme Technicolor dans un communiqué. Le groupe annonce enfin avoir reçu une « offre ferme pour la vente de ses activités de ‘Licences de marques’ (RCA et Thomson), pour un montant total en numéraire d’environ 100 millions d’euros », avec une finalisation attendue au cours du premier semestre.

Technicolor conservera dans un premier temps 35% de TCS. « L’objectif, c’est que lorsque cette participation sera vendue, la dette [des deux branches restantes] soit à zéro », a affirmé M. Moat. Le groupe a réduit sa perte en 2021 à 140 millions d’euros (contre une perte de 211 millions d’euros en 2020), pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards d’euros (-4%), affecté notamment par la crise des semi-conducteurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/technicolor-un-fringant-centenaire.html

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