Hydrogène (informations & suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Hydrogène (informations & suites)
Hydrogène (informations & suites)

Hydrogène vert : 10 milliards d’euros de retombées en France pour les fabricants de matériel électrique

Hydrogène vert : 10 milliards d’euros de retombée... Electronique-ECI (ecinews.fr)

Le 15 avril 2022

Selon la récente étude de marché du GIMELEC, l’hydrogène décarboné représente un potentiel économique en France évalué jusqu’à 10 milliards d’euros cumulés d’ici 2030 pour les fabricants de matériel électrique et d’automatismes, dont une grande partie de PME et d’ETI. Par Alain Dieul

L’hydrogène vert, produit à partir de l’électrolyse de l’eau, a le vent en poupe. Vecteur d’énergie décarbonée nécessaire pour atteindre l’objectif de neutralité carbone 2050, il offre la perspective de se libérer de la dépendance de la France aux énergies fossiles dont nous observons aujourd’hui les conséquences géopolitiques.

Avec l’étude de marché du GIMELEC, le syndicat professionnel de la filière électronumérique, publiée aujourd’hui, nous savons maintenant que l’hydrogène décarboné représente un potentiel économique colossal en France, évalué jusqu’à 10 milliards d’euros cumulés d’ici 2030 pour les fabricants de matériel électrique et d’automatismes, dont une grande partie de PME et d’ETI.

« L’hydrogène est déjà massivement utilisé dans l’industrie sous sa forme dite grise, c’est-à-dire produite à partir d’énergies fossiles. Il y a aujourd’hui un véritable regain d’intérêt pour le substituer par sa forme verte, ou décarbonée, conséquence collatérale de l’explosion du prix du gaz liée à la guerre en Ukraine. On entend beaucoup parler de l’hydrogène pour son usage dans les transports, des voitures aux trains en passant par l’aviation légère. L’étude du GIMELEC montre quant à elle que la performance environnementale et énergétique de l’hydrogène se joue surtout et d’abord dans l’industrie. C’est là, à court terme, dans les usines sidérurgiques, chimiques et de raffinage qu’il permet le plus fort gain en termes de décarbonation. On parle de 11 millions de tonnes de CO2 pouvant être évitées chaque année soit 15% des émissions de l’industrie. » souligne Rodolphe de BEAUFORT, Délégué général adjoint du GIMELEC.

Plusieurs Gigafactories d’électrolyseurs s’apprêtent à sortir de terre en France : Aspach (2022), Béziers (2023), Belfort (2024), et Vendôme (2025). Elles devront répondre aux besoins qui vont exploser d’ici 2030. L’étude du GIMELEC confirme le potentiel d’environ 6,5 GW d’électrolyseurs à installer d’ici 2030 en France, puis 18 GW sur la décennie suivante. Ces potentiels, ventilés sur les sept principales régions industrielles du pays, font ressortir le défi de construction des infrastructures nécessaires.

Ce potentiel devrait être repris dans la prochaine Stratégie Nationale Bas Carbone afin que la France se mobilise pour la décarbonation de son industrie puis la promotion des alternatives de mobilité propre, en complément de l’électrification directe. La réussite de la stratégie hydrogène de la France dépendra en grande partie de la mobilisation des acteurs industriels, constructeurs de matériel électrique et d’infrastructures, pour coordonner leurs efforts et répondre ainsi à la croissance exponentielle de ce marché. Cela est d’autant plus nécessaire que la concurrence internationale se met en place, notamment dans les pays asiatiques.

« Oui, nous identifions un potentiel en forte croissance atteignant, dès 2030, 3 milliards d’euros par an de retombées économiques pour les fabricants de matériel électrique en France. Oui, il y aura des recrutements massifs, en particulier dans les territoires où se concentreront les efforts de développement de l’hydrogène, en Méditerranée et dans la Vallée de la Seine, mais aussi partout sur le territoire national et européen, notamment dans les usines de composants électrotechniques qui sont à la base de ces nouvelles infrastructures énergétiques. Mais il faut pour cela que tout l’écosystème industriel travaille de concert. C’est tout l’objet du groupe hydrogène constitué par le GIMELEC à l’issue de son étude : fédérer les offreurs de technologies au service du développement des capacités industrielles et de la compétitivité de ce secteur. » ajoute Rodolphe de BEAUFORT.

https://gimelec.fr/wp-content/uploads/2022/04/GIMELEC-Etude-H2-Version-publique.pdf

 

 

Hydrogène vert : alliance entre Lhyfe et Wpd Offshore AB

Hydrogène vert : alliance entre Lhyfe et Wpd Offshore AB (mobilitesmagazine.com)

Le 12/04/2022

 

Lhyfe, spécialiste de la production d’hydrogène vert renouvelable, et Wpd Offshore AB, développeur d'énergie éolienne terrestre et en mer, ont annoncé le 8 avril 2022 avoir conclu un protocole d'accord pour installer conjointement et connecter directement un site de production d'hydrogène vert à Storgrundet, le parc éolien offshore prévu par Wpd à Söderhamn, en Suède.

L'objectif affiché est d'atteindre une capacité installée totale de 600 MW, ce qui ferait de ce projet l'un des plus ambitieux projets d'hydrogène vert annoncés en Europe.

Le site proposé devrait être construit en plusieurs phases, à partir de 2025, et devrait être pleinement opérationnel au moment de la mise en service du parc éolien de Storgrundet.

La capacité de production d'hydrogène vert prévue est donc de 600 MW, pour une production d'environ jusqu'à 240 tonnes par jour.

L'électricité issue de l'énergie éolienne offshore utilisée pour produire de l'hydrogène vert constitue une alternative intéressante à l'énergie et aux carburants fossiles dans les process industriels de fabrication et dans les transports. L'hydrogène vert peut ainsi approvisionner l'industrie et le secteur de la mobilité en énergie propre.

Lhyfe lève 10 M€ auprès du japonais Mitsui & Co

 

Lhyfe lève 10 M€ auprès du japonais Mitsui & Co (mobilitesmagazine.com)

Le 21/04/2022

 

Le 12 avril 2022, Lhyfe, spécialiste de la production d’hydrogène vert renouvelable, et Mitsui & Co., Ltd., l’un des principaux conglomérats japonais spécialisé dans le commerce et l'investissement, ont conclu un protocole d’accord sur une alliance stratégique.

Ce partenariat, qui s’accompagne d’un investissement de 10 M€ par Mitsui dans Lhyfe, vise à poursuivre ensemble la croissance des activités de Lhyfe dans le domaine de l’hydrogène vert renouvelable, et notamment dans son déploiement international.

L’investissement de Mitsui suit la levée de fonds de 66 M€ de 2021 à laquelle ont participé Andera Partners, Swen Capital et CDC Banque des Territoires, ainsi que plusieurs actionnaires historiques.

 

Jean-Michel Amaré : « Atawey est en pole position sur la mobilité hydrogène

Jean-Michel Amaré : « Atawey est en pole position sur la mobilité hydrogène » - GROUPE ECOMEDIA (groupe-ecomedia.com)

Le 29 Avril 2022

 

Pionnière sur le marché des stations de recharge à hydrogène, Atawey veut lever 20 millions d’euros cette année et se doter d’une nouvelle usine, idéalement en Savoie, où elle est déjà installée. Interview.

Dans quel contexte avez-vous créé Atawey ?

J’avais l’envie, chevillée au corps, de créer une entreprise. Mais je voulais auparavant acquérir, dans l’industrie, une expérience et une méthode de travail. En tant qu’ingénieur à spécialité électrique, je souhaitais travailler dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, tout en étant dans l’innovation. Je me suis assez vite intéressé aux énergies renouvelables et à la question de leur stockage. L’étude stratégique que j’ai réalisée pour évaluer les solutions existantes m’a démontré que l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’un processus d’électrolyse de l’eau, était le candidat le plus intéressant, car c’est une énergie propre, toujours disponible, polyvalente dans ses usages. Les technologies existantes étaient déjà bien avancées, prêtes à sortir des laboratoires pour être transformées en produits.

Comment s’est passé le démarrage ?

Je me suis lancé dans l’aventure avec Pierre-Jean Bonnefond, avec qui j’avais travaillé pendant huit ans chez Galderma, lui comme responsable technique, moi comme responsable de production. Nous avons démarré à deux dans un bureau de 10 m² avec une feuille blanche. Mais la seule inconnue qui persistait, c’était le moment où l’hydrogène s’imposerait comme une solution incontournable. Ce beau pari, fait à un moment où il y avait très peu d’offres, nous a permis, dix ans après, d’être un des pionniers de la filière et une des entreprises qui détient la plus grande part de marché, 40 %, en France.

Votre cible initiale était celle de l’alimentation énergétique des sites isolés. Pourquoi vous êtes-vous tourné vers la mobilité ?

Après le développement des prototypes et l’installation des premiers produits, nous avons constaté que ce marché était diffus, non standardisable. Malgré la pertinence économique et écologique de notre offre, la demande était assez faible. À l’inverse, les acteurs de la mobilité étaient pleinement conscients des enjeux et de l’intérêt de l’hydrogène. En mars 2015, nous avons décidé de tester l’offre et, en juin 2015, nous avons vendu notre premier produit, alors qu’il nous fallait auparavant beaucoup plus de temps pour conclure une vente. Notre pivot s’est appuyé sur les expertises et les développements de composants clés imaginés pour les sites isolés mais parfaitement adaptés à la mobilité.

Quelles ont été les grandes étapes ?

La vente du premier système, en 2015, a été suivie par plusieurs autres en 2016 ; d’abord pour des stations de recharge pour les vélos, puis pour les voitures. Au fil des années, la capacité et l’architecture de nos installations ont évolué. Le programme public-privé Zero Emission Valley (ZEV), initié fin 2017, a constitué une étape majeure. Destiné à faire d’Auvergne- Rhône-Alpes l’un des premiers territoires neutres en carbone au niveau européen, il représente, sur dix ans, un investissement de 52 millions d’euros pour déployer une vingtaine de stations de distribution d’hydrogène et 1 200 véhicules professionnels roulant à l’hydrogène dans les agglomérations comme Chambéry, Annecy, Moûtiers, Bourg-en-Bresse.

Quels sont les points forts de votre offre ?

Elle s’appuie sur une architecture qui tire parti de nos nombreux retours d’expérience : depuis 2015, plus de 3 000 recharges ont été réalisées dans nos stations. Nos équipements sont plus fiables que la concurrence et consomment moins d’énergie. Évolutifs, ils sont en mesure de répondre à différents types de besoins et peuvent s’adapter dans le temps. Les stations que nous livrons chaque année (entre 5 et 10) sont du sur-mesure industriel : à partir d’une gamme standard, nous venons ajouter ou retirer des options, en fonction des besoins. À l’exception de quelques opérations confiées à des sous-traitants – comme la fabrication des armoires électriques –, nos installations sont entièrement conçues et fabriquées en Savoie, par nos équipes. Un tiers de nos effectifs se consacre à la production, un autre tiers à la recherche et développement.

Quels sont les sujets de recherche sur lesquels vous travaillez ?

Nous investissons 50 % de notre chiffre d’affaires en R & D et innovons en permanence. Cette année, nous lançons une station de recharge mobile qui offre plus de souplesse. Installée sur un camion, elle permettra, par exemple, de recharger les véhicules de travaux publics, sur des chantiers décarbonés. Nos recherches visent par ailleurs à monter en capacité, afin d’alimenter plus de véhicules en même temps, sachant qu’il faut environ 5 minutes pour recharger une voiture, 15 minutes pour un véhicule lourd qui récupère 1 000 km d’autonomie.

Comment évolue le marché de la mobilité hydrogène ?

Il y a cinq ans, 3 000 véhicules à hydrogène étaient produits dans le monde. Aujourd’hui, ils sont 30 000. Le différentiel de prix avec les autres motorisations se réduit chaque fois qu’une nouvelle génération est mise sur le marché. Les constructeurs produisent déjà des bus neufs à hydrogène. Pour les cars de plus de cinq ans, la tendance est plutôt au rétrofit, c’est-à-dire au retrait d’un moteur thermique pour le remplacer par un système électrique. L’hydrogène a tout son intérêt pour des usages intensifs nécessitant une forte autonomie. Concernant les recharges, la France compte 45 stations. Certaines régions comme la Normandie, l’Île-de-France, Auvergne- Rhône-Alpes commencent à être bien couvertes. Il faut compléter la couverture et, surtout, établir les liaisons interrégionales.

La filière bénéficie pour cela du soutien des pouvoirs publics…

La covid a mis l’accent sur la préservation de l’environnement, d’une part, le développement de filières industrielles d’excellence au niveau européen, d’autre part. S’est ajoutée dernièrement, avec le conflit ukrainien, la question de la souveraineté énergétique. Ces trois problématiques ont conduit à la mise en place de plans nationaux et européens en faveur de l’hydrogène, mais les temps de cycle sont assez longs. Il faut également que les engagements de l’État se concrétisent au travers des écosystèmes déployés sur les territoires. Actuellement, les projets à grande échelle reposent sur des partenariats privés-publics associant des entreprises, des acteurs politiques et des territoires comme les Régions, directement impliquées de par leur compétence en matière de transports.

Comment Atawey gère-t-elle la croissance ?

Nous procédons par levées de fonds successives pour continuer de financer notre développement. La prochaine devrait être finalisée au 4e trimestre 2022, pour un montant de l’ordre de 20 millions d’euros. Notre comité de direction repose sur du management intermédiaire (opérations, ingénierie, commercial, ressources humaines, finances, qualité- sécurité) de très bonne qualité. Avec Pierre-Jean Bonnefond, nous restons concentrés sur les orientations et partenariats stratégiques dans un contexte où nous devons gérer la croissance du marché, des moyens de production, des effectifs. Une des difficultés réside dans l’absence de filière de formation dans le domaine de l’hydrogène : pour être prêts au moment où le marché décolle, nous devons embaucher et former en avance de phase.

À quoi servira la levée de fonds ?

Nous cherchons actuellement un terrain, idéalement en Savoie, pour construire l’usine dont nous avons besoin pour absorber la montée en puissance de notre activité. Nous recrutons pour nous déployer sur l’ensemble du territoire national mais aussi en Europe. En lien avec des partenaires, nous allons ouvrir l’Espagne, l’Italie et le Portugal à partir de 2022. À fin 2025, nous prévoyons un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros avec une part de l’international de 40 % et un effectif de 150 personnes.

 

Atawey présente sa station mobile de recharge hydrogène

Atawey présente sa station mobile de recharge hydrogène (mobilitesmagazine.com)

Le 06/05/2022

 

Atawey, spécialiste des stations de recharge d’hydrogène avec 40% de part de marché, a annoncé le 3 mai 2022 la mise sur le marché de sa première station de recharge d’hydrogène mobile.

Développée et produite dans les ateliers d’Atawey, basés à Savoie Technolac, au Bourget-du-Lac (73), cette station mobile devrait permettre d’accélérer le déploiement de la mobilité décarbonée en France.

Déployable en une demi-journée, compatible avec toutes les solutions de logistique d’hydrogène disponibles, cette station devrait permettre de répondre à de nombreux segments de marché ; BTP, station de transition, relai de station fixe lors de maintenance, marché évènementiel ou encore comme démonstrateur sur des zones de tests.

Avec une capacité de distribution allant jusqu’à 150 kilos d’hydrogène par jour et une pression source hydrogène de 200 à 500 bars, la station permettra de recharger des véhicules légers mais aussi des bus, des camions, des chariots élévateurs, bennes à ordures, utilitaires, bateaux, dameuses etc.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

Le salon HyVolution se tiendra à Paris les 11 et 12 mai prochains

Le salon HyVolution se tiendra à Paris les 11 et 12 mai prochains - Mesures.com

Le 03/05/2022 

 

https://www.mesures.com/app/uploads/sites/6/2022/05/Forum-scaled.jpg

L’édition 2022 de l’événement consacré au secteur de l’hydrogène ouvrira ses portes au Paris Event Center.

290 exposants sont attendus dont 11 entreprises du CAC 40 lors de cet événement. Cinq pavillons internationaux seront aussi de la partie avec plusieurs délégations étrangères pour échanger sur cette filière d’avenir.

Parmi les grands thèmes abordés : comment optimiser les coûts de l’hydrogène pour les clients industriels, l’intégration de la technologie pile à combustible dans les véhicules lourds, l’électrolyseur comme solution d’hydrogène à haute pression et de stockage massif à long terme, l’accélération de la mobilité hydrogène ou encore la caractérisation des impuretés dans l’hydrogène pur pour les piles à combustible.

 www.hyvolution-event.com

 

 

Rappel de l’édition 2021

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/hydrogene-hyvolution-2021-suite.html

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