Et maintenant ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Et maintenant ?
Et maintenant ?

On souhaiterait mettre notre pays au tapis, que l’on ne s’y prendrait pas mieux.

En effet, avec le résultat des élections législatives, où l’abstention a atteint près de 54 %, ce que d’aucuns présente comme le parti majoritaire, nous nous trouvons face à une situation inédite, particulière, où la majorité présidentielle n’est que relative, et surtout où les extrêmes, plus nombreuses qu’à l’accoutumée, auront à cœur de mettre des bâtons dans les roues de l’exécutif. De la France également.

Alors, je ne sais pas si je comprends ceux qui ont choisi la plage plutôt que l’isoloir (vu à la tv), ceux qui ne savaient pas pour qui voter, ceux qui disent, à chaque fois, de toute manière, voter ne changera pas ma vie, que c’est à chaque fois la même chose, et qu’en plus ce sont tous des pourris (les politiques). Sauf que cette fois-ci, il se peut qu’il y ait des changements, peut-être radicaux, ce qui m’amène à dire, ne venez pas par la suite vous plaindre de toute situation qui n’irait pas dans votre sens, ce qui ne serait pas une première, vu que pendant les GJ, certains disaient déjà clairement que si ils avaient su (en 2017), ils seraient allé voter. L’ont-ils fait cette fois-ci ?

Et donc, que nous réserve l’avenir ? Une assemblée ingouvernable, des extrêmes jusqu’au-boutistes, une dissolution de la dite assemblée dans un an (https://www.vie-publique.fr/fiches/19442-la-dissolution-de-lassemblee-nationale-une-arme-presidentielle), une prise en compte de certains responsables politiques, avec comme conséquences, une majorité enfin majoritaire, ou une solution tout droit sortie du chapeau présidentiel (avant d’y croire, je l’espère) ?

D’aucuns souhaiteraient même suivre l’exemple allemand, où aujourd’hui une coalition de trois partis gouverne ce pays si proche mais aussi si loin en termes de fonctionnement politique, mais serait-ce faisable en France, où le compromis n’est pas et de loin une habitude, alors que la confrontation des idées rythme la vie politique française depuis de nombreuses décennies ?

Il n’y a pas si longtemps, on parlait même de la mise en place de la proportionnelle, censée représenter les sensibilités diverses et variées, force est de constater qu’avec les derniers résultats, on a largement dépassé ce souhait.

Alors, vous me direz, et vous avez raison, le peuple est souverain dans ses choix, mais souvenez-vous quand même de la décision d’une partie du peuple britannique (51,89 %), sevré depuis de trop nombreuses années, d’incohérences sur le projet européen de la part d’une certaine presse, anti européenne, et à qui l’on disait, entre autres, que l’UE ne passait son temps qu’à calculer la taille des bananes (merci Mr Johnson), que « l’argent » des britanniques, comme tous les pays de l’UE, et dédié au fonctionnement des instances européennes, empêchait leur service de santé d’être parmi l’un des meilleurs du monde (il ne l’est toujours pas), et enfin, qu’elle empêchait la Grande-Bretagne de décider par elle-même de son avenir, voire de retrouver son empire, était-ce vrai, et aujourd’hui, où en est-elle vraiment, en faillite, en grande dépression, pas vraiment, mais quand même en grande difficulté, avec dans l’avenir, des risques de scissions de la part de l’Ecosse, voire de l’Irlande du Nord, qui pourrait vouloir se réunifier avec l’Irlande, qui elle est partie prenante de l’UE. Le Brexit est loin d’être terminé.

Donc, oui, souverain, mais peut-être inconscient, ou en tous les cas pour certains, croyant à certaines chimères (mensonges ?), car alors que la France, après ces années plus que difficiles, ne s’en tirait pas si mal (chômage au plus bas, attractivité retrouvée, etc…), il serait franchement dommage que cette situation actuelle perdure dans le temps, et enclenche une spirale politique, économique, sociale, difficilement rattrapable, mais surtout critique pour le futur de notre pays, à l’orée de situations à gérer, déjà bien ancrées pour certaines parmi nous, comme la guerre en Ukraine, le réchauffement climatique, le poids de la France dans l’Union Européenne de demain, et donc de sa place dans le monde de demain, que personnellement, je ne souhaite pas en retrait, à la merci de quiconque souhaitant s’imposer à nos dépens, avec des valeurs autres que les nôtres.

Cependant, comme ce sentiment n’est que le mien, pas seulement au vu des avis vus et lus de ci-de-là, je vous engage à découvrir ce lien (https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/et-si-lassemblee-redevenait-le-centre-du-pouvoir-1414999#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=idees2_debats-semaine&utm_content=20220626&xtor=EPR-6055-[20220626]), qui explique, en tout cas son auteur, que finalement cette situation n’est pas si négative que cela pour les années à venir, au contraire. A vous de vous faire votre idée.

Et puis comme maintenant commence hier, j’en profite pour saluer Madame Yaël Braun-Pivet, qui après le vote de la 1ère séance de l’hémicycle,  devient la première présidente  de l’assemblée nationale de l’histoire de la République française, et qui du haut de son perchoir, aura fort à faire pour que les débats se passent dans de bonnes conditions. Bon courage.

Jacques Samela

 

 

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