Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)
Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)

CARMAT annonce la première implantation de son coeur artificiel total dans le cadre de l’étude clinique EFICAS en France (Communiqué)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/202956/carmat-annonce-la-premiere-implantation-de-son-coeur-artificiel-total-dans-le-cadre-de-letude-clinique-eficas-en-france-communique/

Le 04/01/23

 

CARMAT, concepteur et développeur d’Aeson®, cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, annonce la réalisation de la première implantation de son cœur artificiel Aeson® dans le cadre de l’étude clinique EFICAS en France.

Le 26 octobre 2022, CARMAT avait annoncé avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires pour initier l’étude clinique EFICAS.

La première implantation d’Aeson® dans le cadre de cette étude a été réalisée au cours de la dernière semaine de décembre 2022, par le Pr André Vincentelli et son équipe au CHRU de Lille.

Outre le CHRU de Lille, cinq autres centres participent à cette étude : l’AP-HP GHU Pitié Salpêtrière et l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, le CHU de Rennes, le CHU de Strasbourg, et les Hospices Civils de Lyon.

Cette étude prospective portera au total sur 52 patients éligibles à une transplantation en France et permettra à CARMAT de recueillir des données supplémentaires sur l’efficacité et la sécurité de son cœur artificiel, ainsi que des données médico-économiques pour soutenir la proposition de valeur et le remboursement du dispositif, notamment en France. L’objectif principal de l’étude est la survie à 180 jours après l’implantation du dispositif sans accident vasculaire cérébral invalidant, ou une transplantation cardiaque réussie dans les 180 jours suivant l’implantation.

CARMAT bénéficie d’un financement de 13 millions d’euros du fonds national de l’innovation pour financer partiellement cette étude.

Conformément aux principes qu’elle a appliqués de manière constante, la Société ne prévoit pas de communiquer individuellement sur l’état de santé des patients implantés, ni sur la réalisation de chaque implantation. CARMAT continuera de communiquer sur ses avancées lors du franchissement d’étapes significatives et à l’occasion de la publication de ses résultats financiers.

Stéphane Piat, Directeur général de CARMAT, déclare : « EFICAS est la plus large étude que CARMAT ait initiée à ce stade, et je suis ravi qu’elle soit réalisée intégralement en France, permettant ainsi aux patients de notre pays de bénéficier de notre thérapie. Cette étude est primordiale car elle doit notamment nous permettre, in-fine, d’obtenir le remboursement d’Aeson® en France. Je souhaite remercier le Pr André Vincentelli et son équipe pour leur confiance, ainsi que les équipes des cinq autres centres qui vont contribuer à l’étude. »

Lire le communiqué complet 

https://www.datapressepremium.com/rmdiff/1458/CP_CARMAT_Lancement_EFICAS_04012023.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

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Devialet lève 50 millions pour faire face à la crise

https://www.frenchweb.fr/devialet-leve-50-millions-pour-faire-face-a-la-crise/435374

Le 14/09/2022

 

Changement de partition chez Devialet, les actionnaires de la startup visent désormais la rentabilité. Fini la croissance en vue d’améliorer la valorisation de l’entreprise, qui aurait néanmoins progressée lors de ce tour. L’enjeu pour la startup, créée en 2007, est de tenir dans cette nouvelle tempête économique.

Ainsi son PDG Franck Lebouchard annonce un nouveau tour de table de 50 millions d’euros, portant à 196 millions d’euros son financement reçus depuis sa création en 2007.

Parmi les 17 investisseurs de Devialet, seuls Crédit Mutuel Equity et BPI France, déjà fortement engagés, ont décidé d’y participer aux cotés d’un fonds d’investissement asiatique dont le nom est secrètement gardé, les autres ont préféré passer leur tour.

Le processus engagé depuis le début de l’année a été significativement revu pour s’adapter à une nouvelle crise et au changement de posture du monde de l’investissement.

Si Devialet a été fondé sur un produit d’excellence, l’entreprise a ouvert de nombreuses pistes de développement:

  • Un élargissement de son offre pour s’ouvrir au marché grand public (néanmoins aisé): aux cotés de la phantom, la phantom mini, les écouteurs Gemini, et la barre de son, Dione
  • Une stratégie retail qui permet à la marque d’être présente dans 1900 points de ventes, en propre, en corner dans de nombreux centres commerciaux en europe ou en asie, ou en pop up store dans des lieux comme la gare de Saint Pancras à Londres.
  • Une stratégie de déploiement de son offre embarquée, avec des accords avec Huawei, Tencent, Renault, Faurecia, ou encore Free avec la boxe Delta
  • Une stratégie technologique: 20% du chiffre d’affaires est consacré à la R&D, Devialet a déposé plus de 160 brevets.
  • Une stratégie de développement internationale, après les Etats Unis, Devialet compte faire de la Chine son premier marché d’ici 2024.

Le chiffre d’affaires, qui est tenu secret, aurait dépassé en 2020 les 100 millions d’euros.

Cela suffira t il pour faire face à des acteurs comme Sonos (1,7 milliard de dollars de chiffre d’affaires), ou Bose dont le rapport qualité / prix est bien plus attractif ou encore Apple avec ses incontournable AirPod, et enfin Google et Amazon qui allient produit et services, dans un contexte de crise qui risque de peser lourd sur les développements à venir de l’entreprise.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html

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Focus sur PULSE, défi commun Inria-Qarnot Computing visant à valoriser la chaleur fatale informatique

https://www.actuia.com/actualite/focus-sur-pulse-defi-commun-inria-qarnot-computing-visant-a-valoriser-la-chaleur-fatale-informatique/?mc_cid=d9d3708e72&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 24 octobre dernier, Inria et Qarnot Computing lançaient avec le soutien de l’ADEME, l’agence de transition écologique, un nouveau Défi commun autour de la valorisation de la chaleur fatale informatique. Dénommé PULSE (PUshing Low-carbon Services towards the Edge) il vise à mesurer, comprendre et optimiser les consommations d’énergie d’infrastructures edge computing.

Qarnot Computing est une société créée en 2010 à Montrouge dans les Hauts-de-Seine par Paul Benoit et Miroslav Sviezeny, employant 70 personnes et proposant de la puissance de calcul haute-performance bas carbone et souveraine. Sa stratégie s’appuie essentiellement sur la valorisation de la chaleur fatale informatique et une approche distribuée. Elle a tout d’abord remplacé les résistances des radiateurs dans des bâtiments existants par des processeurs, réalisant des tâches utiles pour des tiers tout en permettant au chauffage de fonctionner. L’utilisation de radiateurs en saison chaude étant problématique, elle a ensuite développé des chaudières numériques, exploitables toute l’année.

Son infrastructure bas carbone dédiée à différents secteurs du HPC (IA, Big data simulation, rendu 3D, modélisation, dynamique des fluides, recherche médicale, photogrammétrie) s’adresse à divers domaines : finance, assurance, biotechnologies, retail, industrie, studio d’animation et d’effets spéciaux. Les serveurs, qui permettent d’effectuer les calculs demandés sont installés dans des bâtiments ou des sites où la chaleur fatale informatique produite pourra être consommée (logements, réseaux de chaleur, piscines, entrepôts logistiques), et non dans des data centers classiques. Contrairement à ces derniers, Qarnot ne dépense pas d’énergie pour refroidir les serveurs, mutualisant ainsi une source d’énergie pour deux usages : le calcul intensif et le chauffage, ce qui permet de réduire leur empreinte carbone.

Le Défi PULSE

Ce défi commun vise à développer et promouvoir les bonnes pratiques en matière d’infrastructures matérielles et logicielles géo-réparties pour un calcul intensif plus respectueux de l’environnement.

Romain Rouvoy, Professeur des Universités dans l’équipe-projet Spirals de Lille et coordinateur du Défi, explique :

« Notre idée, c’est d’analyser quelles sont les solutions les plus pertinentes, et quels sont les leviers sur lesquels il faut se pencher, pour réduire l’impact des infrastructures tout en maximisant l’utilité de leurs émissions ».

Six équipes Inria, aux compétences différentes mais complémentaires, seront impliquées dans ce projet au côté de Qarnot : Avalon (Université Claude Bernard (Lyon 1), Ecole normale supérieure de Lyon, CNRS), Ctrl-A (Institut polytechnique de Grenoble, Université de Grenoble Alpes), Spirals (Université de Lille), Stack (IMT Atlantique), Storm (Université de Bordeaux, CNRS, Institut Polytechnique de Bordeaux), et Topal (Université de Bordeaux, CNRS, Institut Polytechnique de Bordeaux).

Le projet de recherche, d’une durée de quatre ans, repose sur deux axes et six sous-projets, et s’attachera d’abord à dresser un bilan objectif des différentes émissions d’une infrastructure distribuée en comparaison avec une infrastructure centralisée, type data center, que ce soit lors de la construction ou de l’exploitation de ce type de structure.

Romain Rouvoy commente :

« Aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment de réponse à ces questions-là. On a des modèles qui s’affrontent avec chaque modèle qui avance ses arguments. Il s’agit donc d’établir une modélisation plus formelle de l’impact de ces infrastructures ».

Des infrastructures géo-distribuées optimisées pour en réduire l’impact carbone

Dans le second axe, les scientifiques du Défi viseront à optimiser l’exécution des tâches pour en limiter les consommations, en améliorant notamment leur distribution, leur répartition et leur utilisation. L’exploitation efficiente des chaudières numériques sera au cœur de ces travaux.

Romain Rouvoy explique :

« Notre objectif ici, c’est de faire en sorte que les tâches de calcul rencontrent les besoins en eau chaude. Le tout à une échelle assez grande : une même tâche peut, par exemple, être distribuée sur plusieurs chaudières ».

Bruno Sportisse, PDG d’Inria, conclut :

« Inventer un modèle soutenable pour le numérique est devenu un vrai enjeu. Nous ne pourrons y arriver qu’en construisant un écosystème de recherche et d’innovation, ancré dans des politiques publiques. C’est pour cela qu’Inria lance un programme « Numérique et environnement », dont une première action d’ampleur est le Défi Pulse avec Qarnot computing, soutenu par l’ADEME ».

Qarnot lève 35 millions d’euros pour déployer ses data centers, générateurs de chaleur

https://www.frenchweb.fr/serie-b-qarnot-leve-35-millions-deuros-pour-deployer-ses-data-centers-generateurs-de-chaleur/438954

Le 10/01/2023

 

Face à la flambée des prix de l’énergie, l’entreprise française Qarnot Computing accélère avec un tour de table de 35 millions d’euros pour déployer ses data centers, générateurs de chaleur, dans les grandes entreprises. Cette nouvelle levée de fonds a été réalisée auprès de la Société Générale (via Société Générale Ventures), Demeter (via le Climate Infrastructure Fund), ADEME Investissement, Colam Impact et la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat dans le cadre de France 2030.

Lancé en 2010 par Paul Benoit et Miroslav Sviezeny, Qarnot computing recycle la chaleur émise par des ordinateurs pour en faire une ressource nouvelle. Concrètement, l’entreprise distribue des infrastructures IT sur des bâtiments et sites ayant besoin de chaleur.

« Notre mission est de valoriser la chaleur fatale informatique (c’est-à-dire celle émise par les serveurs informatiques), ce qui change complètement l’équation économique et énergétique », explique le CEO Paul Benoit. « L’idée est de construire des data centers de nouvelle génération sur les lieux qui sont demandeurs, plutôt que d’essayer de transporter la chaleur, qui se transporte très mal. »

Depuis son lancement, Qarnot a déployé 25 installations en France et en Finlande. L’entreprise française ambitionne désormais de recruter plus de 50 personnes, principalement sur les volets techniques et commerciaux, afin de répondre aux attentes de clients demandeurs d’infrastructures plus conséquentes.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html

 

 

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