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Rivierre : Rester dans les clous

Publié le par Jacques SAMELA.

Rivierre : Rester dans les clous
Rivierre : Rester dans les clous

Elle n’a pas levée des millions d’Euros, elle n’est pas ce que l’on peut considérer une start-up, elle ne fait pas partie des secteurs dits d’avenir, et pourtant, elle s’impose dans le monde entier depuis des décennies, et nous croisons ses produits chaque jour, mais de quoi, de qui parle-t-on ?

Eh bien de la clouterie Rivierre (www.clous-rivierre.fr), fondée en 1888 à Creil dans les Hauts de France par Théodore Rivierre, vendéen de naissance, qui après avoir obtenu un brevet pour une nouvelle technique de fabrication des clous à partir de fils de métal, élaborée avec l’aide d’un pointier (fabricant de pointes) du nom de Oscar Watteuw,  décida donc de s’installer dans cette ville fortement industrialisée, à même d’y trouver une main d’œuvre qualifiée, mais aussi une gare ferroviaire de premier ordre en termes de transport de marchandises, pouvant répondre aux commandes pressenties et souhaitées par son créateur.

Et réalisées, car son savoir-faire fut rapidement reconnu, notamment sur le marché dit des semences (petits clous pyramidaux), utilisés en cordonnerie et en tapisserie, et dont les catalogues de l’ensemble de sa production, se retrouvèrent également de l’autre côté de l’Atlantique.

Malheureusement, cette course vers la consécration s’arrêta quelques années plus tard, avec le décès de son créateur en 1900, à l’âge de 44 ans, laissant en cela son entreprise orpheline.

Vu et lu sur www.imagedubeaumonde.com

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Malheureusement, cette course vers la consécration s’arrêta quelques années plus tard, avec le décès de son créateur en 1900, à l’âge de 44 ans, laissant en cela son entreprise orpheline.

Mais heureusement pas pour longtemps, car sa femme, Marie Rivierre, âgée de 25 ans seulement, décida de remplacer son défunt mari, ce qui à l’époque n’était pas commun, en prenant les rênes de l’entreprise, lui donnant une impulsion telle, que durant 35 ans, de nouveaux brevets furent déposés, son succès international ne se démentira pas, et qu’à l’orée de la 1ère guerre mondiale, à laquelle elle participera (l’entreprise), indirectement, en fabriquant justement des semences pour l’armée, son usine comptera près de 400 ouvriers, à la manœuvre pour utiliser plus de 1 000 machines à clous.

Par la suite, et avant de quitter définitivement l’entreprise en 1935 au profit de la société des Forges et Aciéries de Commercy, fournissant près de 85 % du marché français de la semence,  elle se diversifiera en 1922, en rajoutant à son site de production une tréfilerie, se lancera dans la production de clous avec des chevilles en laiton et en acier, devenant par la suite une société anonyme en 1925 sous l’appellation « La Société des Etablissements Théodore Rivierre ».

Cependant, ce passage de témoin ne sera pas de tout repos, puisque durant la 2ème guerre mondiale, le site de l’usine, proche de la gare ferroviaire de la ville de Creil, sera fortement endommagé par les bombardements successifs, mais aussi, débuta un long déclin de l’activité, conséquence de la concurrence et de l’utilisation de plus en plus souvent de colles en cordonnerie, et d’agrafes en tapisserie.

Mais, après avoir quitté le giron de son propriétaire (voir plus haut) en 1989, et être racheté en 2006 par son directeur, l’entreprise, toujours installée sur son site d’origine (voir plus haut), est plus que jamais axé sur son domaine de prédilection, proposant encore aujourd’hui à son catalogue plus de 2 800 clous différents, élaborés sur les mêmes métiers (plus de 300) construits par les ouvriers à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, adaptés désormais avec les moyens technologiques actuels, lui permettant de produire à des cadences aussi rapide que ses principaux concurrents, venant vous l’imaginez bien, de Chine, en capacité, on le sait bien, de produire en très grand nombre.

Vu et lu dans Vivre Montataire 2014

Vu et lu dans Vivre Montataire 2014

Et l’attribution en 2007 du label national « Entreprise du patrimoine vivant », lui apportera une reconnaissance plus que mérité  à ce savoir-faire désormais unique en France, mais à même de répondre à des exigences du monde d’aujourd’hui, ainsi qu’aux attentes de ses clients, fidèles, avec la particularité par exemple de reproduire à l’identique des modèles plus qu’anciens, comme pour la restauration du fort Vauban de la ville de Besançon, à la recherche de clous similaires à ceux utilisés durant sa construction, en 1680.

Par-contre, si après ce sujet, vous souhaitez vous procurer pour votre usage personnel divers modèles de ces clous, il faut savoir qu’ils ne sont pas vendus dans les magasins de bricolage, mais essentiellement aux professionnels, spécialisés, vous le savez à présent dans la tapisserie, la décoration ou la cordonnerie, mais aussi dans la construction d’engins de chantier, de maquettes ferroviaires, d’instruments de musique, la maroquinerie, la coutellerie, ou encore dans les éléments réfrigérants, fervents utilisateurs des carvelles, bossettes, goujons, rivets, pointes en maillechort ou laiton,  et autres clous annelés, modèles incontestés* de ce fabriqué en France plus que centenaire, qui soit dit en passant, est visible chaque année durant les « Journées européennes du patrimoine ».

* https://www.clous.eu/Vocabulaire/

 Jacques Samela

 

Sources :

. www.clous-rivierre.com/histoire-usine/

. Wikipedia

. www.picardiegazette.fr/article/clouterie-rivierre-la-derniere-clouterie-de-france

Vu sur www.imagedubeaumonde.com

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Publié dans L'entreprise du mois

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Le château de Chantilly (suite, et faites passer)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly (suite, et faites passer)
Le château de Chantilly (suite, et faites passer)

Le château de Chantilly, ovni culturel, s'enfonce dans le rouge

https://www.lesechos.fr/pme-regions/hauts-de-france/le-chateau-de-chantilly-ovni-culturel-senfonce-dans-le-rouge-1291060?xtor=CS1-25

 

Par Guillaume Roussange Publié le 17 févr. 2021

 

Privé d'aides à cause de son statut juridique particulier, la demeure des princes de Condé affiche un déficit de plus de 5 millions d'euros. Seule une réouverture rapide peut lui permettre d'éviter le désastre.

Une campagne de financement participatif a récolté 151.300 euros, mais c'est bien insuffisant pour couvrir les dépenses du château de Chantilly.

Il vient de rejoindre le club fermé des 24 musées trois étoiles français, la crème du Guide Michelin. Et pourtant, le célèbre domaine de Chantilly, qui abrite, à une heure de Paris, à la fois un musée du cheval, le château et, en son sein, le musée Condé - la deuxième collection de tableaux française après le Louvre , est au bord de l'abîme. Privé de ses 450.000 visiteurs annuels, dont un tiers d'étrangers, ainsi que de la billetterie de ses spectacles équestres et de ses activités événementielles, l'institution s'enfonce chaque jour dans le rouge. Paiement des salaires des 130 agents, nourriture des chevaux (10.000 euros par mois !), travaux d'entretien ou de sécurisation du parc de 115 hectares…

Les longues semaines de confinement de 2020 ont fait basculer les pertes d'exploitation à - 5,5 millions d'euros« Au total, nos charges mensuelles s'élèvent à 1,3 million d'euros. A ce rythme, notre trésorerie sera négative en avril. Pour 2021, nous avons été contraints de voter un budget en déficit de 3 millions d'euros. Que faire ? Je ne peux pas arrêter de payer les salaires », se désespère Christophe Tardieu, administrateur général du domaine.

Face à cette situation, une campagne de financement participatif a été lancée. A ce jour, elle a fédéré 1.660 donateurs pour un montant de 151.300 euros. Une belle somme certes, mais bien insuffisante pour couvrir les dépenses courantes de l'institution.

Protection du chef de l'Etat

Dans le monde des musées français, Chantilly est un cas singulier. Le testament du duc d'Aumale lui a, en effet, conféré un statut propre, sui generis. Par conséquent, il ne s'agit ni d'un établissement privé ni d'un établissement culturel dépendant du ministère de la Culture, mais d'une fondation de droit public relevant de l'Institut de France, placée « sous la protection directe du chef de l'Etat ». Bref, un ovni exclu de tous les dispositifs, chômage partiel ou prêt garanti par l'Etat, créés pour faire face à la crise. Jusqu'à présent, cette particularité n'avait pas posé de difficulté majeure.

Il faut dire que, depuis 2005, le domaine profitait d'un mécène de poids : l'Aga Khan, l'imam des musulmans chiites ismaéliens, une communauté internationale multiethnique. Au total, celui-ci a injecté quelque 70 millions d'euros pour redonner au château du duc de Condé son lustre originel. Mais en 2019, le généreux mécène a annoncé sa volonté de dissoudre la fondation « pour raisons personnelles ». « Son action a été considérable ! Aujourd'hui, nous travaillons sur un nouveau modèle économique, mais encore faut-il que nous puissions rouvrir… », soupire l'administrateur.

 

Vu et lu dans Télérama n° 3709 du 10/02/21

Vu et lu dans Télérama n° 3709 du 10/02/21

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Janvier 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Janvier 2021
Janvier 2021

DOMINATION. De la France sur le marché des obligations sociales émises en 2020, avec 49,8 milliards de dollars engagés. Suivi par le Luxembourg (49,7 milliards de dollars), l’Europe devient désormais le plus gros émetteur mondial d’obligations sociales.

Boursier.com du 08 janvier 2021

 

RETABLISSEMENT. Des exportations françaises en 2020, en hausse constante depuis juin, atteignant en novembre 39,3 milliards d’Euros, après 38,9 milliards d’Euros en octobre.

Le Moci du 08 janvier 2021

 

CONSTRUCTION. D’un tunnel géant de 18 km entre l’Allemagne et le Danemark par le groupe Vinci, mandataire du projet. Reposant à 35 mètres sous la surface de la mer Baltique, le Femern sera un tunnel routier et ferroviaire, soit le plus long du monde immergé. Le montant global se monte à 7,4 milliards d’Euros.

Les Echos du 08 janvier 2021

 

RECRUTEMENT. De 350 personnes pour le groupe nucléaire Framatome (www.framatome.com) sur trois de ses sites en Saône et Loire en 2021, après les 400 de l’an dernier.

L’Usine Nouvelle du 11 janvier 2021

 

CONTRAT. De 256 millions d’Euros pour le groupe Bouygues aux Etats-Unis, pour la construction d’un tunnel de 3,5 km dans l’Etat de Rhode Island. Il servira à collecter et stocker des eaux amenées ensuite à une station de traitement.

Capital du 12 janvier 2021

 

PROGRESSION. De 7 % pour les levées de fonds des startups françaises en 2020, soit 5,39 milliards d’Euros, dont 21 de plus de 50 millions d’Euros (Voodoo, Tencent, Mirakl, Ynsect).

Frenchweb du 12 janvier 2021

 

SAVOIR-FAIRE. Reconnu au Canada pour le groupe Colas Rail, avec sa participation au projet en conception/construction de l’extension ouest de la ligne de métro léger Valley Line d’Edmonton en Alberta. Le montant du contrat s’élève à 1,7 milliards de dollars canadiens, soit 1 millions d’Euros environ.

BTP Rail du 13 janvier 2021

 

EXTRAORDINAIRE. Rebond pour la marque Peugeot en 2020, avec une augmentation du carnet de commande pour le 1er trimestre 2021 (+ 15 % par rapport à décembre 2019).

BFM Business du 14 janvier 2021

 

INVESTISSEMENT. De 60 millions d’Euros pour le groupe Sanofi à Sisteron (Alpes de Haute Provence), avec la création d’un nouveau centre d’accélération des lancements et d’innovation dans le domaine de la chimie.

L’Usine Nouvelle du 14 janvier 2021

 

RECORD. De création d’entreprises en 2020, soit plus de 848 000 contre 815 000 en 2019.

La tribune du 15 janvier 2021

 

ACCELERATION. Du développement du groupe alsacien de transport et logistique Heppner (www.heppner.fr) à l’international, avec la conclusion d’un partenariat stratégique avec la division terrestre du groupe allemand Koch International, lui permettant de se renforcer dans le nord de l’Allemagne.

Le Moci du 18 janvier 2021

 

RECUL. Des défaillances d’entreprises en 2020, avec 32 184 procédures, soit 20 000 de moins qu’en 2019. Il s’agit du plus faible niveau en 30 ans d’études.

La tribune du 19 janvier 2021

 

RELOCALISATION. De près de 2 500 emplois en France suite au Brexit, ainsi que près de 170 milliards d’Euros d’actifs.

BFM Business du 19 janvier 2021

 

CHOIX. De Thales, Naval group et Kership pour équiper en radar de nouvelle génération NS50 les navires de guerre des marines belge et néerlandaise, assurant conjointement une surveillance aérienne et de surface, avec des capacités de conduite de tir.

VIPress.net du 20 janvier 2021

 

BENEFICIAIRE. De 10 milliards d’Euros d’investissements reçus par la Banque européenne d’investissement (BEI), la France se place à la 2ème position des pays en Europe, derrière l’Italie, et devant les Pays-Bas.

La Tribune du 21 janvier 2021

 

PROGRESSION 2. De Paris et sa région dans le classement des métropoles les plus attractives pour les investisseurs étrangers en 2019, passant de la 12ème place en 2012, à la 2ème en 2019. Paris est en tête pour les investissements européens, en 2ème position pour ceux venant d’Amérique, et 4ème pour les investissements asiatiques. Quant à la région Ile de France, elle est 1ère pour les investissements dans les technologies de l’environnement, et figure également dans les destinations les plus attractives dans les domaines de la finance, des services, de la logistique et de l’activité industrielle.

BFM Business du 21 janvier 2021

 

INVESTISSEMENT 2. De 15 millions d’Euros en Moselle de la part du groupe japonais, Kubota, fabricant de machines agricoles, en construisant une plateforme logistique de 170 000 emplacements.

L’Usine Nouvelle du 22 janvier 2021

 

SELECTION. Du groupe Alstom pour construire la phase 1 du premier métro de Belgrade (Serbie), en s’occupant d’une grande partie des travaux incluant les rames de métro, les systèmes digitaux de contrôle des trains, les portes palières, l’infrastructure (la pose des voies et les solutions d’alimentation électrique), ainsi que l’intégration du système de transport. Le montant du contrat approcherait les 530 millions d’Euros.

BFM Business du 22 janvier 2021

 

FOURNITURE. Importante de 18 000 transformateurs basse-tension au Cambodge pour la société DBT (www.dbt.fr) au profit de l’Electricité du Cambodge (EdC), un client historique.

Boursier.com du 22 janvier 2021

 

CHOIX 2. De Thales par l’OTAN pour fournir la 1ère solution de cloud militarisé et certifié, déployable en moins de 24 heures sur les théâtres d’opération.

VIPress.net du 26 janvier 2021

 

EXPLOITATION. Des péages de l’autoroute NH-44 en Inde par le groupe Egis (www.egis.fr), spécialiste mondial de l’exploitation autoroutes et de péages, et ce pour une durée de 30 ans. Plus grand projet autoroutier en Inde actuellement, son réseau en est le 3ème au monde.

Le Moci du 28 janvier 2021

 

GAIN. De 49 % pour le pouvoir d’achat immobilier des français en 10 ans (de 2008 à 2019).

Les Echos du 29 janvier 2021

Publié dans Revue de presse

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FabLab, etc... (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

FabLab, etc... (suite)
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Vu et lu dans Prima n° 458 de novembre 2020
Vu et lu dans Prima n° 458 de novembre 2020

Vu et lu dans Prima n° 458 de novembre 2020

Vu et lu dans Val d'Oise Numérique / Val d'Oise Le Département

Vu et lu dans Val d'Oise Numérique / Val d'Oise Le Département

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 mai 2015, intitulé : FabLab, la création collaborative au service de l'innovation.

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OVHcloud, Sigfox (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

OVHcloud, Sigfox (suites)
OVHcloud, Sigfox (suites)

[NEXT40] Comment OVHcloud continue de défendre un «cloud de confiance» en plein débat sur la souveraineté numérique

 Interview de Michel Paulin, CEO d'OVHcloud

https://www.frenchweb.fr/next40-comment-ovhcloud-continue-de-defendre-un-cloud-de-confiance-en-plein-debat-sur-la-souverainete-numerique/414060

Le 29/01/2021

La nouvelle composition du NEXT40 sera bientôt annoncée. En attendant, retrouvez tous les matins une interview d’une start-up issue de la première promotion pour faire un bilan sur ses activités, parler de ses perspectives et de ce que lui a apporté le NEXT40.

Positionné sur un marché du cloud qui ne cesse de grossir en pleine pandémie de Covid-19, avec l’explosion du télétravail (Zoom, Slack…), de l’e-commerce (Amazon, Alibaba, Mirakl…) et des plateformes de divertissement (Netflix, Spotify…), OVHcloud a vécu une année 2020 intense. Évidemment en raison de la forte demande des consommateurs qui a mis les serveurs de l’entreprise nordiste à rude épreuve, mais aussi à cause du climat tendu qui entoure les discussions internationales autour de la protection des données. Plus que jamais, la souveraineté numérique est devenu un enjeu majeur alors que le monde entier traverse une crise sanitaire inédite.

Entre la création de Gaia-X, projet initié par la France et l’Allemagne pour «poser les fondations d’une véritable infrastructure de données européenne», et la décision de la Cour de justice de l’Union européenne d’annuler les transferts de données personnelles vers les États-Unis, le marché du cloud est aujourd’hui à la croisée des chemins en Europe.

Dans ce contexte, comment OVHcloud compte-t-il tirer son épingle du jeu face aux mastodontes du secteur que sont AWS, Microsoft, Google, Alibaba, Salesforce ou encore Oracle ? Dans ce sens, Michel Paulin, CEO de l’hébergeur français, estime qu’il faut miser sur un «cloud de confiance». Mais qu’est-ce que cela induit concrètement ? Il nous explique…

Le «Health Data Hub», symbole des enjeux autour de l’hébergement des données 

Ce «cloud de confiance» apparaît d’autant plus essentiel en pleine pandémie mondiale. En effet, dans le cadre de la phase de vaccination, ce sont les données de centaines de millions de personnes à travers le monde qui circulent entre plusieurs acteurs, ce qui fait de l’hébergement de ces données un enjeu majeur de souveraineté numérique.

En France, un cas illustre particulièrement les craintes autour de la protection des données : le «Health Data Hub», la plateforme française de données de santé pour la recherche. Cet entrepôt virtuel doit permettre aux scientifiques d’accéder aux montagnes de données de santé françaises, sous forme pseudonymisée, pour faire de la recherche en utilisant en particulier l’intelligence artificielle. Ces données sont actuellement éparpillées dans une variété d’organismes (Sécurité sociale, hôpitaux…), ce qui oblige les chercheurs à multiplier les démarches pour les obtenir.

Or début 2019, le gouvernement a choisi dans une grande discrétion de confier l’hébergement de ces données à Microsoft. L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf que le géant américain est soumis au «Cloud Act», une législation américaine qui oblige dans certains cas les hébergeurs américains à fournir des données aux autorités, même si elles sont hébergées à l’étranger. Mais le coup de grâce est surtout venu de l’invalidation l’an passé du «Privacy Shield» (accord qui autorisait le transfert de données personnelles européennes aux États-Unis), ce qui a complètement changé la donne.

«Nous attendons l’appel d’offres»

Cédric O, le secrétaire d’État au numérique, ayant déclaré en octobre dernier que le gouvernement cherchait à rapatrier le Health Data Hub sur des plateformes françaises ou européennesOVHcloud n’a pas tardé à se porter candidat pour le récupérer. «Le domaine dans lequel les Français veulent une totale transparence sur leurs données, c’est la santé. 85% des Français veulent avoir une compréhension fine de l’endroit où sont leurs données données et comment elles transitent dans le domaine de la santé», explique Michel Paulin. Et d’ajouter au sujet du Health Data Hub : «Notre position est très claire, nous attendons l’appel d’offres.»

En attendant le dénouement de la situation concernant le Health Data Hub, OVHcloud a reçu en ce début d’année la qualification SecNumCloud, sésame délivré par l’Agence de sécurité des systèmes d’information (Anssi) qui certifie les prestataires considérés comme fiables pour stocker les données sensibles des entreprises et administrations françaises.

Cette certification concerne l’offre de cloud privé Hosted Private Cloud de l’hébergeur nordiste. Ce dernier rejoint ainsi un cercle très fermé comprenant Oodrive et Outscale, la filiale cloud de Dassault Systèmes. Par ailleurs, OVHcloud, qui compte désormais 31 datacenters dans le monde, continue d’ajouter des cordes à son arc pour améliorer son offre d’hébergement, notamment au travers de partenariats stratégiques avec Google et Atos.

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 05 octobre 2013, intitulé, OVH, une réussite française.

 

SIGFOX COLLABORE AVEC GOOGLE CLOUD POUR TENDRE VERS LE « MASSIVE IOT »

11 Fév 2021 / VIPress.net

Sigfox, initiateur du réseau 0G et fournisseur de solution de connectivité dédiée à l’Internet des objets (IoT), vient de s’associer à Google Cloud, pour faire évoluer son infrastructure cloud et étendre son portefeuille de services IoT. L’opérateur IoT va ainsi migrer son infrastructure informatique vers Google Cloud pour traiter des milliards de messages chaque mois et développer de nouveaux services à valeur ajoutée.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/02/Sigfox-110221.jpgAvec Sigfox, actuellement plus de 17 millions d’objets connectés partagent plus de 60 millions de messages par jour pour que les entreprises puissent accélérer leur transformation numérique dans des domaines tels que le suivi des actifs et la chaîne d’approvisionnement.

Ce partenariat doit aider Sigfox à atteindre plus rapidement ses objectifs en termes de « Massive IoT », lui permettant de traiter chaque mois des milliards de messages provenant d’objets connectés à Internet en utilisant les données stockées dans le cloud.

Sigfox revendique le rang de premier fournisseur mondial de services LPWAN dédiés à la connexion à Internet d’objets IoT simples, peu énergivores et peu coûteux. Déjà déployé dans 72 pays et couvrant plus de 1,3 milliard de personnes, le réseau 0G de Sigfox fait l’objet de nombreux cas d’usages relatifs à l’IoT, allant du suivi de conteneurs d’expédition à la surveillance de bouches d’incendie, en passant par la sécurisation de bâtiments ou encore la gestion de l’irrigation de champs pour les agriculteurs.

En raison de l’explosion, depuis quelques années, du nombre d’appareils connectés à Internet, Sigfox traite désormais des milliards de messages chaque mois (+ 145% en 2020) provenant des millions d’objets connectés à son réseau. La société avait donc besoin d’une solution plus évolutive, dans une approche de long terme.

Google Cloud a été choisi comme pilier informatique du réseau 0G de Sigfox pour apporter une plus grande envergure, une fiabilité accrue ainsi qu’une conformité et une sécurité de premier ordre à la plate-forme de Sigfox.

Google Cloud va également favoriser des améliorations plus rapides de la connectivité, de la géolocalisation et d’autres services à valeur ajoutée de Sigfox afin d’offrir des solutions IoT très faiblement énergivores et à très faible coût.

Le virage de Sigfox vers le cloud va transformer de nombreuses applications à travers le spectre de secteurs dans lesquels l’entreprise opère, notamment la chaîne d’approvisionnement et la logistique, l’automobile, les services postaux et les services publiques.

C’est notamment le cas de la solution Sigfox qui permet de suivre les composants automobiles lors de leur trajet entre les usines d’assemblage et les fournisseurs grâce à des conteneurs équipés de capteurs, ou encore des solutions Sigfox pour les services publics qui numérisent la collecte de données des compteurs de gaz, des unités de contrôle de réseau (NCU) et autres dispositifs intelligents.

Les compagnies de transport maritime équipent également leurs chariots ou leurs conteneurs de capteurs intelligents connectés au réseau Sigfox pour obtenir des informations précises sur leur emplacement, leur mouvement et leur condition. Tous ces dispositifs seront désormais compatibles avec le cloud computing, permettant ainsi de gérer de manière évolutive et transparente la croissance exponentielle des données.

« Avec ce partenariat, la technologie Google Cloud nous soutient dans notre stratégie pour devenir le leader mondial des solutions de suivi et de gestion des actifs très peu énergivores et à très faible coût », souligne Franck Siegel, directeur général adjoint de Sigfox.

« Google Cloud est fier de soutenir Sigfox et d’offrir à un leader de l’IoT davantage de fiabilité et de flexibilité à un moment où l’entreprise franchit de nouvelles étapes de son développement », a déclaré Samuel Bonamigo, vice-président pour la zone EMEA Sud chez Google Cloud.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

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Fabriqué(s) en France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Fabriqué(s) en France (suite)
Fabriqué(s) en France (suite)

Après la présentation de la société "la Coop des Masques"(http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/01/fabrique-s-en-france.html) le 26 janvier dernier, voici aujourd'hui un autre acteur de la nouvelle production nationale de masques, "Le Masque Français" (www.getlemasquefrancais.com). 

Pour information, vous pouvez en commander pour vous, par boite de 50 unités.

Alors, il est vrai qu'ils sont plus chers que ceux proposés aujourd'hui, mais, si comme moi, vous souhaitez privilégier le "Fabriqué en France", ce que je viens de faire, avec la réception de ma commande (voir photos ci-dessous), n'hésitez-pas, commandez.

Jacques Samela

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

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L'haptique by Actronika (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'haptique by Actronika (suite)
L'haptique by Actronika (suite)

https://www.devicemed.fr/dossiers/composants-oem/electriques_electroniques/lhaptique-un-enjeu-majeur-pour-lamelioration-des-dispositifs-medicaux/25761

Mobile, automobile, gaming… Les secteurs sont de plus en plus nombreux à intégrer l'haptique, qui introduit le sens du toucher dans les communications homme-machine. Les DM en sont encore dénués, mais ce n'est qu'une question de temps, car l'intérêt de l'haptique dans le médical ne fait pas de doute.

Lire la suite sur le lien ci-dessus...

 

Et pour être encore plus complet, ci-dessous l'intervention exceptionnelle de la société Actronika

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/l-haptique-by-actronika.html

 

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Le Japon (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Japon (suite)
Le Japon (suite)

Bpifrance signe avec le Japon un accord de coopération dans l’innovation

3 FÉVRIER 2021 / Le Moci

Bpifrance et le gouvernement de la préfecture d’Aichi, située dans la région de Nagoya, au Japon, ont annoncé la signature d’un protocole d’accord destiné à renforcer la coopération économique entre la France et le Japon notamment dans le domaine de l’innovation.

Les deux institutions publiques entendent développer des actions communes de soutien à l’exportation et à l’innovation en faveur de leurs start-up. Cette association s’articulera autour des axes suivants :

- le soutien à la création d’entreprises,
l’accompagnement des start-up, grâce à des activités de formation et de conseil,
la mise en réseaux de start-ups françaises et japonaises pour encourager des actions communes d’exportation et de financement des entreprises dans les deux pays,
le développement d’un esprit entrepreneurial des porteurs de projets pour stimuler la création et le développement d’entreprises.

La préfecture d’Aichi, qui accueille notamment le siège social de Toyota, a lancé en octobre 2018 la « stratégie Aichi-Start-up » et ambitionne parallèlement de développer un écosystème de start-up en collaborant avec des structures internationales.

Cette stratégie traduit la volonté du gouverneur d’Aichi de renforcer l’écosystème d’innovation, étroitement lié aux industries de rang mondial présentes dans cette région, et ainsi d’établir un centre technologique de pointe, comprenant des dispositifs avancés dans les domaines de l’environnement et du numérique.

 

 

Pourquoi le Japon engendre-t-il si peu de start-up qui brillent à l’étranger?

13/10/2020 / Frenchweb

Pourquoi le Japon, malgré son statut de troisième économie mondiale et sa ribambelle de multinationales, engendre-t-il si peu de start-up qui brillent à l’étranger? Les racines du mal sont profondes, mais des acteurs du secteur voient des raisons d’espérer.

Selon un dernier classement du cabinet d’études CB Insights recensant près de 500 « licornes » dans le monde -des sociétés encore non cotées en Bourse dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars- seules quatre d’entre elles étaient japonaises. Or, « rapporté à son PIB, le Japon devrait compter au moins 50 ou 60 licornes », estime Gen Isayama, patron de World Innovation Lab, une société d’investissement dans les nouvelles technologies qui veut agir comme un pont entre la Silicon Valley et l’archipel nippon.

Les raisons de cette faiblesse sont multiples. Les investissements de capital-risque, véritable nerf de la guerre, sont tout d’abord extrêmement faibles au Japon par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, les deux pays dominants dans la tech.

Le marché américain du capital-risque pesait ainsi 137 milliards de dollars en 2019, contre 53 milliards pour la Chine et seulement 4 milliards pour le Japon, selon plusieurs études. Le japonais SoftBank Group a beau être devenu un géant mondial des investissements dans les nouvelles technologies, il n’investit pratiquement plus au Japon, car les start-up locales sont trop petites par rapport à ses moyens.

« Au Japon, les efforts d’innovation ont toujours été menés par les grandes entreprises » en interne. Et les banques ont aussi tendance à ignorer les start-up parce qu’elles sont « très liées » à ces grands groupes, explique M. Isayama à l’AFP.

Des IPO précoces 

Faute de moyens suffisants pour se développer, de nombreuses start-up nippones entrent rapidement en Bourse, mais « si vous y allez trop tôt vous ne grandirez jamais », souligne cet expert. « Beaucoup s’en contentent », confie à l’AFP Takeshi Aida, fondateur et patron de RevComm, une jeune pousse tokyoïte proposant un système d’intelligence artificielle pour améliorer des techniques de vente et qui prévoit de se lancer en Asie du Sud-Est dans les prochains mois.

Nombre de start-up japonaises se sentent aussi « protégées » sur leur marché national, car la démographie déclinante du Japon, sa croissance molle, ses barrières administratives et culturelles en font souvent un marché peu attractif pour des start-up étrangères, estime aussi M. Aida.

Les freins sont aussi culturels. Encore aujourd’hui, « le système éducatif japonais est calibré pour les besoins de main-d’oeuvre des grands groupes du pays: avoir des employés consciencieux qui suivent les ordres », ce qui était la grande force du pays autrefois, souligne M. Isayama.

« Il faut vraiment avoir des tripes pour faire les choses différemment » au Japon, ajoute-t-il. « J’étais un élève bizarre comparé aux autres: je parlais trop, je donnais mon avis », témoigne avec amusement Takeshi Aida. « Quand je suis revenu au lycée au Japon après avoir été scolarisé aux Etats-Unis, je me suis rendu compte à quel point la culture japonaise était confinée », raconte aussi Takafumi Kurahashi, directeur opérationnel de SmartHR, société proposant des services numériques aux entreprises pour leur épargner la paperasserie des recrutements.

Un virage numérique accéléré par la pandémie 

Malgré toutes ces difficultés, plusieurs signes donnent des raisons d’espérer. « Les grandes entreprises manufacturières japonaises ont réalisé qu’elles ne pouvaient plus innover de la même façon qu’autrefois » et elles s’impliquent davantage dans le capital-risque, observe M. Isayama.

Elles comprennent aussi progressivement qu’il vaut mieux laisser des start-up voler de leurs propres ailes plutôt que de vouloir les contrôler via leurs incubateurs d’entreprises, assure-t-il. La pandémie a par ailleurs achevé de convaincre l’industrie japonaise et les services publics de se convertir davantage au numérique, procurant un vent favorable aux start-up locales.

L’accompagnement de l’Etat devient également plus efficace, ayant « compris que ce n’était pas à des bureaucrates de sélectionner seuls » les start-up à soutenir et préfèrant désormais s’entourer de professionnels du capital-risque, selon M. Isayama. Et certains succès créent de l’émulation, comme celui de Mercari, plateforme japonaise de vente de produits d’occasion, partie très tôt à la conquête des Etats-Unis et dont la valorisation boursière atteint désormais 7,3 milliards de dollars à Tokyo. « Mercari nous a inspiré et incité à suivre son exemple (…). On est encore plus déterminé à viser haut », lance M. Kurahashi.

 

Vus et lus dans Les Echos du 05/10/20, et le magazine ELLE
Vus et lus dans Les Echos du 05/10/20, et le magazine ELLE

Vus et lus dans Les Echos du 05/10/20, et le magazine ELLE

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 26 novembre 2018, intitulé : France-Japon, coopération approfondie

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Les entreprises familiales (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les entreprises familiales (suite)
Les entreprises familiales (suite)

Entreprises familiales : la gouvernance, clef de voûte de la transmission

 https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/transmission-entreprise/0610310554638-entreprises-familiales-la-gouvernance-clef-de-voute-de-la-transmission-341937.php#xtor=RSS-122

Le 02/02/21

 

Un tiers des dirigeants d'entreprises familiales n'ont pas désigné de responsable de la transmission et 89 % n'ont pas de plan de succession formalisé, selon le premier Observatoire national de l'entrepreneuriat familial.

Dans un monde idéal, les dirigeants des entreprises familiales auraient, parmi leurs enfants, un fils ou une fille compétent(e) reprenant la direction de l'entreprise, assurant la poursuite de la « success story » familiale… Or seules 3 % des entreprises familiales passent le cap de la 4e génération.

Formaliser un plan de transmission

Plus la famille s'agrandit, plus il y a d'actionnaires, et donc à terme des divergences d'intérêts. Avec l'arrivée de la 3e génération, on assiste à la naissance de confédérations de cousins, qui peuvent tous être des actionnaires. Parmi eux, seuls quelques-uns se sentiront impliqués dans la poursuite de l'entreprise familiale, tandis que les autres auront des objectifs totalement différents.

En 2019, près de 89 % des entreprises sondées n'avaient pas de plan de transmission ou de succession formalisé. C'est ce que révèle la première édition de l'Observatoire national de l'entrepreneuriat familial réalisé par Opinion Way pour la chaire « Entrepreneuriat familial et société » d'Audencia en partenariat avec le FBN France. Et le bouleversement de la crise du coronavirus a encore relégué sous la pile cette question, noyée dans la tourmente pour maintenir l'entreprise hors de l'eau . L'étude montre pourtant qu'une bonne entente entre les actionnaires familiaux et le successeur est l'un des leviers de la transmission et que le passage de témoin est une période charnière pour la pérennité de l'entreprise et son développement.

Structurer et professionnaliser sa gouvernance

L'harmonie familiale et la pérennité dépendent de la confiance dans la manière dont les décisions sont prises, pour garantir aux actionnaires que leur capital matériel et immatériel est déployé dans leur intérêt commun.

Le processus de choix du successeur devrait donc être intégré dans une structure de gouvernance formelle. Charte familiale, conseil de famille, conseil d'administration sont d'une aide précieuse. En structurant la gouvernance familiale, on augmente l'engagement des membres familiaux et on favorise le partage équilibré d'informations. Structurer et professionnaliser sa gouvernance nécessite également une certaine flexibilité face aux changements liés à l'interaction entre la famille, l'entreprise et les autres parties prenantes.

De nombreuses entreprises familiales, après avoir structuré leur gouvernance, font le choix d'un successeur en dehors de la famille, sans pour autant renier la poursuite du caractère familial de l'entreprise. Le choix d'un successeur dirigeant extérieur peut même renforcer la compétitivité de l'entreprise en accélérant son développement. « La maturité des actionnaires couplée au développement des groupes familiaux les incitent davantage que par le passé à un top management non familial et une gouvernance avec des administrateurs indépendants » confirme Johan Gaulin, avocat associé chez EY en charge du marché des entreprises familiales.

Préparer la nouvelle génération

La professionnalisation de la gouvernance permet aux jeunes générations de se familiariser très tôt avec l'entreprise, son management et sa gestion. Cette phase de transition peut d'ailleurs constituer une mise à l'épreuve permettant d'aboutir à la sélection du meilleur candidat.

Pour Caroline Le Biez, leader nextgen au sein du FBN France et fondatrice du podcast wenextgen, « l'enfant n'est plus nécessairement considéré comme l'héritier naturel du parent fondateur. Reprendre une entreprise requiert un phasage en amont : le parcours académique permet d'acquérir les compétences nécessaires, qui serviront d'appui pour une première expérience, idéalement en dehors de l'entreprise familiale. Ensuite viendra le temps de jouer un premier rôle dans l'entreprise, sur une fonction soit opérationnelle soit de gouvernance. Selon ses compétences et envies, il lui appartiendra de poursuivre ou non son parcours entrepreneurial soit dans l'entreprise, soit à l'extérieur. »

. Pour plus d'information sur le sujet, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 octobre 2015, intitulé : Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité.

 

 

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SeaBubbles (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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