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Délocalisations, relocalisations ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Après la mode des délocalisations, assisterons-nous à celle des relocalisations ?

Oui, même si la dynamique n’est pas encore aujourd’hui à même de surpasser un mouvement largement destructeur d’emplois. Car, ne l’oublions pas, les délocalisations, permettant certainement à de nombreuses entreprises de ne pas disparaître, car synonyme de coûts de production moindre, et donc de compétitivité préservée vis-à-vis des pays émergents, ont par-contre enclenchées une série non négligeable de plans sociaux plus ou moins médiatisés, au détriment quand même d’informations plus positives, d’où l’idée de ce blog, rendant donc la situation de l’industrie française encore plus compliquée, car déjà en perte de vitesse depuis de nombreuses années. On passera donc d’un savoir-faire qualitatif à un savoir-faire quantitatif.

Seulement, après plusieurs années d’expériences, plusieurs entreprises décident de faire le chemin inverse. En effet, au-delà d’une main d’œuvre toujours aussi peu chère, la question aujourd’hui, est de savoir si les critères qui ont poussés hier ces entreprises à délocaliser sont toujours d’actualités ?

Pas sûr, et prenons le cas de deux entreprises ayant fait ce double chemin.

Le premier concerne donc l’entreprise Loiselet (www.loiselet.com), spécialisée dans le domaine de la fonderie, et dont justement la fermeture de son site de production à Nogent-Le-Roi (Eure et Loire) en 2001 au profit d’une unité de production en Chine, permit à l’entreprise de ne pas disparaître. Seulement, après quelques années, son jeune PDG, Sylvain Loiselet, peu satisfait de sa situation, envisagea un autre scénario. En effet, après mûres réflexions, une analyse objective des coûts réels, en sept points (prix, qualité, technicité et équipements, réactivité et stock, métallurgie, environnement et proximité), il s’avèrera qu’un retour en France ne serait pas une erreur, au contraire.

Et, après avoir déterminé que la matière première, importée d’Europe, était plus couteuse car l’acheminement et la tva étaient plus élevés, que le transport des produits finis, coutaient eux environ 1 millions d’Euros par an, que la durée des voyages obligeait l’entreprise à disposer d’un stock important en France, soit une immobilisation de près de 2,5 millions d’Euros, et surtout, que la qualité des produits restait inférieure aux standards européens, le choix fût donc de fermer l’unité de production en Chine, pour créer un nouveau site à Dreux cette fois-ci, considéré comme le plus compétitif.

Ensuite, pour accompagner ce retour, Loiselet est devenue la première entreprise à bénéficier d’une aide à la ré-industrialisation dans le cadre des investissements d’avenir sous la forme d’un prêt à taux zéro de 6,5 millions d’Euros, et l’entrée dans le capital à hauteur de 17 % du Fonds stratégique d’investissement (FSI). Et, grâce à cet apport, l’entreprise à put investir dans un outil industriel moderne, ce qui permit à son dirigeant de dire qu’aujourd’hui, avec une seule personne, il fabrique autant qu’avec une dizaine de personnes. Et le résultat ne s’est pas fait attendre, car aujourd’hui, son carnet de commande lui assure près de trois ans d’activités.

Le second, concerne quant à lui la marque de luxe Mauboussin (www.mauboussin.com) qui en 2002, décida de délocaliser la fabrication de ses bijoux en Asie, choquant au passage ses principaux concurrents, et qui douze ans plus tard décida lui aussi de faire le chemin inverse en rapatriant d’abord 20 % de sa production en France, avec comme souhait et objectif de viser d’ici 2016 les 50 % et donc de retravailler avec des sous-traitants du crus, privilégiant justement la qualité à la quantité, mais également d’améliorer les délais de production, le service après-vente et les procédures de contrôle.

Et heureusement, les exemples ne manquent pas, car que ce soit le groupe Rossignol (www.rossignol.com), la coopérative Atol (www.opticiens-atol.com), ou encore Lectra (www.lectra.com), leurs choix et leurs stratégies ont été plus que positifs avec des retours largement payants en termes d’emplois, d’innovation, et surtout de compétitivité.

Mais, pour comprendre l’enjeu véritable d’une relocalisation, il faut déjà savoir qu’il en existe trois types, qu’elles sont suivi de logiques économiques, et que douze leviers d’actions sont obligatoires pour réussir le processus.

Commençons donc par les relocalisations d’arbitrage. Elles sont opérées par les grands groupes, et interviennent plutôt à l’occasion du lancement d’un nouveau projet, d’une technologie innovante ou d’une nouvelle gamme de produits.

Ensuite, les relocalisations de retour. Consécutives à des délocalisations, elles reposent sur des déceptions documentées et l’évolution des marchés, ou des positionnements de l’entreprise sur ces mêmes marchés, mais aussi sur des opportunités d’investissements en France comme le rachat d’un concurrent ou d’un partenaire, la mise en place d’un nouveau procédé ou d’une nouvelle technologie.

Et, pour terminer, les relocalisations de développement compétitif. Résultat d’une étude de terrain après une délocalisation à l’étranger avant que la relocalisation puisse être envisagée dans une étape dite de maturité et d’approfondissement des positions de marchés ainsi établies.

Ensuite donc, les logiques économiques, qui au nombre de cinq, détermine l’envie ou pas de passer à l’étape suivante. Les voici :

1/ Les logiques d’optimisation de la production, dont le but est de saturer les sites existants dans une logique de développement de la production ou d’optimisation des capacités de production ou de recherche.

2/ Les logiques de repositionnement dans la chaine des valeurs, passant par l’intégration et l’optimisation de la chaine de valeur de l’entreprise, dans un esprit de renouvellement des gammes, de l’innovation et de l’amélioration de la rentabilité.

3/ Les logiques de sécurisation d’un écosystème qualitatif et créatif, nécessitant un écosystème fiable et de qualité, impliquant un réseau actif de sous-traitants, de fournisseurs et de services inhérents à toute activité industrielle.

4/ Les logiques de valorisation et de communication, s’appuyant sur la valeur spécifique de la production française (Made in France), et la traduisant en communication valorisée.

5/ Certaines logiques de coûts, unissant l’ensemble des coûts associés à une production lointaine.

Et, pour finir, ces leviers d’actions que sont l’investissement, l’immobilier, le financement, l’organisation, la chaîne de réactivité, la qualité, la sécurité juridique, l’intégration dans un écosystème, le repositionnement en gamme, le développement de services associés à la production, l’innovation et la mobilisation sociale, et enfin les ressources humaines.

Quant aux instances gouvernementales, et afin d’appuyer ce mouvement, elles ont installées depuis l’année dernière le logiciel Colbert, permettant justement aux PME désireuses de relocaliser leur outil de production, de réaliser un autodiagnostic, et de simplifier les démarches inhérentes à cette opération en mois de 30 minutes.

Et, comme le disait Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), grand argentier et initiateur d’une politique industrielle sous Louis XIV, et dont le logiciel prend son nom, « si nos fabriques imposent à force de soins la qualité supérieure de nos produits, les étrangers trouveront avantage à se fournir en France, et leur argent affluera dans les caisses du royaume ».

Donc, l’idée de relocaliser des outils de production expatriés au bout du monde, avec au bout de l’emploi, de l’innovation, de la compétitivité, et d’un certain savoir-faire à la française, est un vaste chantier qui n’en est qu’à ses débuts, mais qui je l’espère, donnera des résultats plus que positifs, avec comme idée surtout, d’éviter de nouvelles délocalisations dans l’avenir.

Jacques Samela

Sources :

. L’Usine Nouvelle n°3316 du 16 janvier 2013

. J’automatise n° 89 / juillet –aout 2013.

. Le Figaro du 12 mai 2014

. Les Echos du 11 juin 2014 : Comment les usines françaises de Legrand résistent à la délocalisation).

. Synthèse : Le choix de la France « Relocalisations d’activités industrielles en France » de Monsieur Mouhoud du cabinet Sémaphores (www.semaphores.fr) / DGCIS-DATAR-PIPAME (www.redressement-productif.gouv.fr).

. Logiciel Colbert 2.0 (www.entreprises.gouv.fr).

Délocalisations, relocalisations ?
Délocalisations, relocalisations ?

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Distinction, shaker, étude allemande

Publié le par Jacques SAMELA.

. Le professeur français Alim Louis Benabid vient d’être honoré du prestigieux prix américain Lasker (www.laskerfoundation.org) pour la mise au point de la stimulation cérébrale profonde (SCP), permettant depuis à plus de 100 000 personnes dans le monde atteint de la maladie de Parkinson d’améliorer leur vie en réduisant les tremblements et restaurer les fonctions motrices.

. Depuis hier, dans l’ancien immeuble historique du quotidien national Le Figaro, en plein cœur de Paris, le fonds d’investissement Partech (www.partechventures.com) a créé un campus comme il en existe uniquement dans la Silicon Valley, avec comme ambition de faire de Shaker, c’est son nom, un lieu de travail et d’échanges entre les start-up, mais aussi vers les grands groupes, désireux de faire de la veille technologique, et de se nourrir des dernières innovations. 40 start-up sont prévues, elles devront s’acquitter d’un loyer de 375 € par poste de travail, sans caution, ni engagement de durée, et avec l’assurance de rester dans ces locaux jusqu’au seuil des 40 salariés.

. La récente étude de la banque publique allemande KFW (www.kfw.de), dont le titre est « Un regard plus juste sur la France », défend le rythme et les réformes menées jusqu’ici par Paris, observant même que depuis l’introduction de l’Euro, la hausse annuelle de la productivité en France est proche de celle de l’Allemagne (entre 0,2 et 0,6 %), et nettement supérieure à celles de l’Italie et de l’Espagne, d’où ce rattrapage structurel plus doux. La banque salue même les efforts entrepris pour rehausser la compétitivité avec la création du Cice ou l’accord de sécurisation de l’emploi de janvier 2013. Gageons que cet avis plus que favorable de nos amis allemands obtiendra les faveurs de nos instances dirigeantes.

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Que dire ?

Publié le par Jacques SAMELA.

BRAVO, oui bravo à l'équipe de France de basket qui vient de battre en quart de finale l'Espagne chez elle durant les championnats du monde avec 13 points d'avance, soit 65 à 52, et sans Tony Parker en plus. Rendez-vous donc en demi contre la Serbie, battue en poule, avec comme rêve, jouer et gagner les Etats-Unis. Après l'assurance d'organiser une partie de l'Euro de basket en France en 2015, notamment la phase finale, c'est vraiment une excellente semaine pour le basket français. A vous donc de jouer pour continuer sur cette lancée et devenir champion du monde, après l'Euro en 2013.

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En bref

Publié le par Jacques SAMELA.

A lire :

. Et la confiance bordel ? Institut Montaigne, Ed. Eyrolles, 278 pages, 20 €.

. PARIONS FRANCE de Xavier Louy, Le Cherche Midi, 232 pages, 17 €.

. Le Big Bang des idées de Brice Auckenthaler et Guillaume Steffanus, Ed Kawa,

178 pages, 31,90 €.

. Le changement, c'est tout le temps ! 1514-2014 de Suzanne Baverez et Jean Senié,

Fondapol, fondation pour l'innovation politique, 34 pages, 3 €.

A voir :

. Exposition "Objets Estampillés France" à la galerie d'art de la Vallée Village jusqu' au

05 janvier 2015. Ouverte tous les jours de 13 h à 19 h. Entrée libre.

En bref
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Crowdfunding (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Après la musique, le cinéma, un nouveau site de crowdfunding ou financement collaboratif vient d'être créé. Il s'agit de Wellfundr (www.wellfundr.com), et il est dédié aux domaines de l'e-santé. Quatre projets ont déjà été retenus dans les domaines des pathologies du dos, de la visioconsultation et de la nutrition.

Pour plus d'informations, lire le dossier du 10 septembre 2014.

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La Suisse (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pour la sixième année consécutive, la Suisse obtient la première place comme l'économie la plus compétitive dans le classement du Forum économique mondial. Elle est portée par l'innovation de ses entreprises et la stabilité de la conjoncture macroéconomique.

Pour plus d'information sur ce pays, lire l'article du 31 août 2014.

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Generation Next

Publié le par Jacques SAMELA.

D’après le FMI (www.imf.org), sept cracks français, jeunes, économistes, qui représentent ce que l’on appelle aujourd'hui la future génération (Generation Next), façonnent la pensée économique du monde à venir.

Les voici (dans l'ordre des photos jointes) :

. Esther Duflo (42 ans)

Formé à l’Ecole normale supérieure, elle enseigne au MIT, et, est devenue conseillère économique de Barak Obama.

. Emmanuel Fahri (35 ans)

Normalien et titulaire d’un doctorat du MIT* (www.mit.edu), il est professeur à Harvard. Il étudie l’économie internationale et les finances publiques, et il a reçu en 2013 le prix de la Banque de France.

. Xavier Gabais (43 ans)

Spécialiste des rémunérations de patrons d’entreprises, il enseigne à la New York University.

. Thomas Philippon (40 ans)

Collègue de Xavier Gabais, il est l’auteur d’un livre intitulé " Le Capitalisme d’héritier " : La crise française du travail (Seuil, 2007).

. Thomas Piketty (43 ans)

Certainement le plus connu, il est l’auteur de l’ouvrage intitulé " Capital au XXIème siècle ", devenu un best-seller aux Etats-Unis.

. Hélène Rey (43 ans)

Professeure à la London School of Economics, elle est spécialiste des échanges de capitaux et des systèmes monétaires.

. Emmanuel Saez (41 ans)

Diplômé du MIT, il est directeur du « center for equitable growth » (centre pour la croissance équitable) à l’université de Berkeley.

* Massachusetts Institute of Technology.

Generation Next
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Aout 2014

Publié le par Jacques SAMELA.

. Semaine historique pour l’équipe de France aux Championnats d’Europe d’athlétisme de Zurich avec 23 médailles au total dont 9 en or. Le dernier record datait de 2010 à Barcelone avec 18 médailles. Il y a de l’avenir pour cette équipe, et des échéances importantes à venir. Comme quoi, après le basket, le football, les entreprises françaises devraient peut-être prendre modèle sur ces exemples pour gagner de la compétitivité.

. Le transporteur Norbert Dentressangle (www.norbert-dentressangle.com), vient de réaliser la plus grosse acquisition de son histoire aux Etats-Unis en achetant la société Jacobson 560 millions d’Euros. Convoitée depuis 2006, cette société lui permettra d’élargir son champ d’action hors d’Europe.

. Rebondissement de la consommation des ménages au deuxième trimestre avec 1 %, et sur le mois de juin, une hausse de 0,9 %.

Le Figaro du 01/08/14.

. Le déficit commercial de la France est au plus bas depuis 2010 avec un peu moins de 30 milliards d’Euros au 1er semestre. Ce sont les secteurs de l’aéronautique, du spatial, de la chimie, des parfums et cosmétiques qui sont en hausse par rapport à l’année dernière. Sans oublier également la balance des services, non comptabilisée dans la balance, mais excédentaire à plus de 10 milliards d’Euros. Les services marchands représentent la moitié de l’emploi en France, soit le 1er employeur.

Le Figaro du 07/08/14.

. Le leader de la carte à puce Gemalto (www.gemalto.com), rachète pour 890 millions de dollars (665 millions d’Euros) l’américain SafeNet (www.safenet-inc.com), spécialiste et leader mondial de la protection des données numériques et de la monétisation des logiciels. Le Figaro du 09/08/14.

. La France conserve la 1ère place sur le podium du tourisme mondial avec 84,7 millions de visiteurs étrangers en 2013. Le nombre d’arrivées à même augmentée de 2 %, et les nuitées de 4,6 %.

Le Figaro du 12/08/14.

. Le chercheur franco-brésilien de 35 ans, Arthur Avila, directeur de recherche CNRS à l’Institut de mathématiques de Jussieu, récompensé de la prestigieuse médaille Fields, qui récompense les mathématiciens les plus brillants au monde. C’est la onzième fois pour un français.

Le Figaro du 14/08/14.

. Le groupe Areva (www.areva.com) a remporté un contrat pour remplacer les six générateurs de vapeur de la centrale nucléaire de Koeberg en Afrique du Sud. Pas d’indication sur le prix.

Les Echos du 18/08/14.

. La société MDMS (www.mdoloris.com) vient de signer un contrat de distribution mondiale avec le groupe américain Spacelabs Healtcare (www.spacelabshealtcare.com) pour son moniteur de mesure de la douleur de patients adultes non communicants. Technique unique au monde, elle bénéficiera du positionnement du groupe américain, 5ème rang mondial dans le domaine des équipements médicaux pour les blocs opératoires et le secteur de la réanimation médicale. Les Echos du 19/08/14.

. Le groupe Alstom (www.alstom.com) vient d’engranger 800 millions d’Euros de contrats en Inde, Corée du Sud et au canada dans sa branche Grid (voir le dossier du 30 avril 2013) pour la construction de liaisons haute tension à courant continu (HVDC). Cette branche a enregistré un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’Euros en 2013.

Libération du 26/08/14.

. Le groupe Safran (www.safran-group.com), grâce à son moteur d’avion, vient d’obtenir un contrat de 2 milliards de dollars (1,5 milliards d’Euros) pour équiper une méga-commande pour le groupe Boeing. Ce sont 160 moteurs qui devront équiper les appareils en question.

Le Figaro du 26/08/14.

.Le groupe français Asmodee (www.asmodee.com), numéro un des jeux de sociétés, vient d’acquérir un éditeur américain basé à San Francisco, et connue pour son best-seller appelé « Les Aventuriers du rail ». Cet éditeur s’appelle Days of Wonder (www.daysofwondre.com).

Les Echos du 26/08/14.

. Les créations d’entreprises repartent à la hausse en juillet avec 1,8 % d’augmentation.

. Le groupe Accor (www.accor.com) vient d’acquérir les murs de 13 hôtels Ibis britanniques moyennant 89 millions d’Euros. Cela vient après le rachat en mai de 97 autres établissements.

Le Figaro du 27/08/14.

. Les entreprises du CAC 40 ont obtenues près de 30 milliards d’Euros de bénéfices en 2013.

Les Echos du 28/08/14.

. Le groupe Areva (www.areva.com) a remporté une série de contrats aux Etats-Unis pour un montant total de 100 million de dollars. Il s’agira de fournir du combustible nucléaire, d’assurer la maintenance des réacteurs, et de gérer des combustibles usés.

Le Figaro du 28/08/14.

. L’équipe de France de natation revient des Championnat d’Europe de Berlin avec 10 médailles dont 4 en or pour Florent Manaudou, et l’équipe de France de judo revient elle des championnat du monde avec 8 médailles dont 3 en or, et la septième récompense de Teddy Riner, sans oublier la victoire des filles en équipe contre la Mongolie (3 à 2). Bravo.

Publié dans Revue de presse

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Et si l’exemple à suivre était…la Suisse ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Petit pays de 41 000 km2 et de 8 millions d’habitants, au cœur de l’Europe, mais sans être membre de l’Union Européenne, la Suisse est peut être aujourd’hui l’un des modèles à suivre pour la France, si ce n’est le modèle ? Voyons.

Affichant un excédent de près de 20 milliards d’Euros (3,33 milliards d’Euros en juillet 2014), un taux de chômage de l’ordre de 2,3 %, soit son plus bas niveau, elle est depuis de nombreuses années numéro un mondial de l’innovation, et obtient le deuxième rang pour le nombre de brevets déposés par tête d’habitant.

Ce positionnement de premier de la classe n’est pas comme on pourrait le croire dû à son système bancaire, qui représente malgré tout 20 % de son PIB, mais bien à son tissu industriel, qui lui représente 22 %, lui permettant également de détenir également le poste de numéro un mondial (encore) pour la production industrielle par habitant avec 12 400 dollars.

En effet, car au-delà des clichés (voir photos) sur ce pays voisin, l’industrie suisse s’appuie justement sur des multinationales reconnues de par le monde comme Swatch, Nestlé, Roche, Richemont, Novartis ou encore ABB, leaders dans des secteurs de pointe comme les biotechnologies, la nutrition, l’horlogerie, l’hygiène ou encore le high-tech.

Ensuite, une autre de ses particularités, primordiale pour son industrie, concerne l’importance de l’apprentissage. En effet, loin de pousser les élèves à entreprendre des études longues (comme en France), 35 % seulement passent leur maturité fédérale (l’équivalent du bac), les autorités helvétiques ont depuis longtemps privilégiée ce modèle, tant est si bien que près de 50 % des patrons de la partie alémaniques sont passés par là, et que près de 30 % des patrons de la partie francophone également.

Vu sous cet aspect, on peut comprendre pourquoi les suisses disent que leur pays est le seul au monde à considérer que l’herbe est plus verte chez lui que chez le voisin (notamment la France). Cependant, avec les éléments qui vont suivre, tout n’est peut-être pas si vert, et ce sera à vous mes chers abonnés et lectrices et lecteurs de vous faire votre idée.

Donc, en premier lieu, la durée moyenne d’une semaine de travail est de 42 heures, avec dans certaines branches (entreprises industrielles, commerces de détail) des moyennes arrivant à 45 heures, voire même 50 heures. Par-contre, en ce qui concerne les salaires, la moyenne helvétique dépasse légèrement les 5 000 €, avec des pointes à 8 000 € pour un cadre moyen dans l’administration cantonale de Genève par exemple.

Alors oui les salaires sont élevés, mais la vie également. Par exemple, pour acquérir un logement, c’est pratiquement impossible, à moins d’être millionnaire. Résultat, 70 % des suisses sont locataires, avec depuis quelques années une ruée vers l’autre versant alpin, ce qui a pour effet de pénaliser les frontaliers français en raison des prix en hausse dans le domaine de l’immobilier.

Ensuite, la santé est également chère. En effet, sans sécurité sociale, mais avec une assurance maladie obligatoire (LAMal), le coût moyen des primes grimpe à 458 € par mois pour un adulte, et à 120 € pour chaque enfant. Quant aux impôts, pas de bol. Le suisse moyen paie davantage d’impôts que son homologue français (eh oui), ce qui, et là c’est une surprise, le pousse à soustraire près de 18 milliards de Franc suisse (14,4 milliards d’Euros) aux caisses de l’état. Ils sont même considérés, les suisses, comme les champions du monde de cette catégorie. Encore un titre, mais celui-ci moins connu.

Et, pour continuer sur les particularités phares de ce pays, sachez que la grève n’est pas un sport national, au contraire. Car, même si elle autorisée (encore heureux), les partenaires sociaux ont depuis très longtemps (1918) optés pour la paix au travail, et mis en avant le compromis (comme en Allemagne). La rupture de cet état de fait peut même être un motif de licenciement. Vous imaginez chez nous. Ensuite, revenant sur le licenciement, sachez qu’en Suisse il peut être très rapide, du jour au lendemain, sans pour cela obliger le dirigeant d’entreprise à motiver sa décision. Une perte de confiance envers son employé peut être suffisante. L’embauche y est également rapide.

Et pour finir, la retraite. Sujet récurrent en France, elle est en Suisse à 65 ans pour les hommes (depuis 1948), et à 64 ans pour les femmes. Le gouvernement actuel envisage même de repousser l’âge à respectivement 67 et 65 ans. A suivre. Mais avec peu de chances que cela fasse descendre les citoyens dans la rue.

Donc, voilà une petite idée de notre chère voisine qui, comme vous le savez certainement est partagée en quatre entités linguistiques bien distinctes et pas trois (l’allemand, le français, l’italien et le romanche), ce qui vous l’imaginez bien occasionne des interprétations différentes sur des sujets de sociétés importants pour la vie de la confédération, notamment durant les initiatives populaires (référendums).

Il est vrai par exemple qu’il est courant de dire que le suisse alémanique parait moins ouvert (d’après nous, français) que ses concitoyens francophones et tessinois (italien), et qu’il représente vraiment ce que l’on appelle parfois la « suissitude », c'est à dire la ponctualité, la propreté, l’amour de l’ordre, la discrétion, le sens de la tradition, sans oublier l’autorité, se rapprochant par là d’une autre voisine que d’aucuns souhaiterait prendre également comme modèle, l’Allemagne. Peut-être un prochain sujet, mais pour ma part, je pense qu’il y a effectivement des idées à prendre, d’autres à laisser, tout en sachant quand même que certaines auraient du mal à être utilisées chez nous en raison justement d’une histoire et d’une culture différente.

A vous donc de vous faire une idée.

Jacques Samela

Sources :

. Le Point du 17 juillet 2014 : Mais comment font les Suisses ?

. www.swissworld.org

Et si l’exemple à suivre était…la Suisse ?
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Septembre 2014

Publié le par Jacques SAMELA.

Du 09 au 11 septembre 2014

. Salons aéronautiques « ADS SHOW & UAV SHOW ».

www.adsshow.eu / www.uavsho-europe.com

Le 16 septembre 2014

. Les rencontres de l’innovation.

www.rencontres-innovation.fr

Du 16 au 18 septembre 2014

. Le rendez-vous international de l’innovation et de la compétitivité.

www.ics-show.com

. Enova Paris 2014 (salon des technologies en électronique, mesure, vision et optique) www.enova-event.com

Le 19 septembre 2014

. Marketing Trends Forum.

www.lesechos-events.fr

Du 23 au 25 septembre 2014

. Sepem Industries (salon des services, équipements, process et maintenance).

www.sepem-industries.com

Du 23 au 26 septembre 2014

. Micronora.

www.micronora.com

Du 25 au 26 septembre 2014

. 9ème rencontres technologiques européennes micro & nanotechnologies.

www.micro-nano-event.eu

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