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Fabrication

Publié le par Jacques SAMELA.

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ARaymondlife va fabriquer des bouchons pour les vaccins canadiens contre le Covid-19

Le 17 décembre 2020 / Le Moci

 

A Grenoble, ARaymondlife vient de signer un contrat d’envergure avec le gouvernement canadien qui va la faire changer de dimension. Elle fournira des millions de bouchons destinés à fermer les flacons des futurs vaccins contre la Covid-19.

L'usine d'ARaymondlife, la branche santé du groupe isérois ARaymond (7 000 salariés dans 25 pays ; C.A 2019. : 1,2 milliard d'euros), va tourner à plein régime au moins jusqu'au mois d'avril 2021 pour répondre à la demande du gouvernement canadien. Elle est spécialisée dans la production de pièces (injection plastique et bi injection thermoplastique) pour les industries de la santé humaine et vétérinaire.

L'entreprise vient de signer un contrat d'envergure pour la fourniture de bouchons destinés à fermer les flacons de vaccins contre le Sras-Cov-2, coronavirus à l'origine de la Covid-19. « Le Canada a décidé d’accompagner la future vaccination en anticipant sur l’approvisionnement en matériels : contenants, seringues etc. Dans cet optique, ils nous ont passé une commande de plusieurs millions de bouchons. Le chiffre exact est confidentiel mais c’est plus que ce que l’on produit habituellement en une année », confie Nicolas Thivant, président d’ARaymondlife, au Moci.

Ces bouchons, baptisés RayDyLyo, sont issus de la technologie historique du groupe ARaymond : les clips et les accroches. « Il s’agit d’un bouchon innovant en plastique, tout-en-un, que nous avions développé en 2012. Il représente une alternative aux capsules en aluminium, contraignantes en termes sanitaires pour leur sertissage. Nos bouchons simplifient la fermeture grâce au concept de tout-en-un. Ce produit sera notre blockbuster 2021 », sourit le dirigeant.

Un partenaire canadien rencontré sur un salon

Si ARaymondlife réalise déjà 50% de son chiffre d’affaires à l’export, elle n’avait encore jamais signé de contrat de cette ampleur. Un marché qu’elle a décroché grâce à son écosystème de partenaires.

La PMI s’était en effet attachée à nouer des relations solides avec des verriers et des fabricants de machines.  Principalement allemands mais pas seulement. Elle a ainsi codéveloppé avec Vanrx, fabricant canadien de remplisseuses aseptiques pour produits pharmaceutiques, des machines spécifiquement dédiées au process de remplissage avec bouchons RayDyLyo, sans aucune intervention humaine.

« Nous les avions rencontrés à l’occasion d’un salon à l’étranger et nous travaillons avec eux depuis 2015. C’est via Vanrx que nous avons été mis en relation avec Santé Canada », raconte Nicolas Thivant.

La part de l’export devrait bondir de 50 à 90 %

Créée en 2008 pour réduire la dépendance du groupe ARaymond vis-à-vis du marché automobile, ARaymondlife enregistre une croissance soutenue : 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires en 2016, 4,2 millions en 2019, 9 millions en 2020, avec 50 salariés. Un quasi-doublement du C.A. est attendu pour 2021, à 20 millions. Et le développement viendra principalement de l’international avec une part à l’export qui devrait passer de 50 à 90 %.

L'entreprise travaille avec des commerciaux basés à Grenoble ainsi qu’avec des spécialistes multicartes implantés sur place pour la Corée, le Japon, Israël, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud.

ARaymondlife s’appuie par ailleurs sur Business France, notamment pour l’Inde. Trois ou quatre contrats de volontaires internationaux en entreprise (VIE) devraient être signés dès que la situation sanitaire le permettra pour l’Inde, la Chine et le Brésil.

Une autonomie en matière de développement commercial

Malgré la forte présence internationale de sa maison mère, ARaymondlife ne peut compter que sur ses propres ressources à l’étranger. « Nous ne bénéficions pas de l’aura du groupe : les réseaux et les contacts commerciaux ne sont pas du tout les mêmes dans la santé que pour l’activité historique d’ARaymond, l’automobile. Nous devons faire notre chemin seuls » souligne son dirigeant.

En revanche, Nicolas Thivant compte bien profiter du réseau ARaymond à travers le monde lorsqu’il enclenchera le deuxième étage de la fusée, d’ici 5 ans si tout va bien : l’implantation de sites de production à l’étranger. Aux États-Unis et en Chine pour commencer.

« Aujourd’hui, tout est fabriqué dans notre usine du bassin isérois. Mais à terme, nous devrons augmenter nos capacités et rapprocher la production de nos clients. Et là, l’empreinte ARaymond sera très utile. J’estime qu’elle nous permettra de réduire par deux ou trois le temps d’implantation sur place » explique le dirigeant.

En attendant, l’entreprise investit massivement sur son site grenoblois (montant non communiqué) pour multiplier par huit ses capacités de production d’ici fin 2024. Une vingtaine de salariés supplémentaire sera recrutée dans les six prochains mois.

 

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Achat

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La Grèce approuve l'achat des 18 Rafale français pour 2,5 milliards d'euros

Le 16/12/20 / BFM Business

 

Le Parlement grec a approuvé le budget 2021 du pays, qui prévoit l'achat d'avions de combat Rafale à la France. Les tensions accrues avec la Turquie voisine sur l'exploration d'hydrocarbures en Méditerranée orientale ont conduit la Grèce à plus que doubler ses dépenses en matière de défense à 5,5 milliards d'euros. Une décision prise malgré des prévisions de reprise plus faibles à cause de la pandémie de coronavirus,

Dans le plan défense, l'achat de 18 Rafale français est prévu pour un coût total de 2,5 milliards d'euros, dont 1,5 milliard l'an prochain. Les députés grecs doivent approuver le contrat "dans les jours prochains", a déclaré lundi soir le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

La ministre française des Armées Florence Parly est attendue la semaine prochaine à Athènes pour le signer, a-t-on appris auprès du ministère grec de la Défense. Les pilotes grecs doivent commencer leur entraînement en France début 2021, alors que les six premiers avions de combat, d'occasion, doivent arriver en Grèce en juillet, selon la même source au ministère.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 juin 2017, intitulé : Dassault, cent et, un ans d'innovations.

 

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Atouts

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La France dispose de solides atouts pour renforcer son attractivité, selon Business France

Le 14 DÉCEMBRE 2020 / Le Moci

 

Business France et la direction générale du Trésor ont publié le 10 décembre son « tableau de bord de l’attractivité de la France 2020 » (voir le fichier attaché en fin d’article) qui rassemble un éventail de données économiques relatives aux indicateurs de l’attractivité de la France et un comparatif avec 13 autres pays.

Cette nouvelle édition souligne la solidité des atouts structurels du pays, tels que les infrastructures, les télécommunications, la productivité de ses salariés, le coût de l’électricité, ainsi que son potentiel de marché grâce à la fois à sa position géographique en Europe et à la taille de son marché domestique.

Ces atouts ont permis à la France d’atteindre le premier rang comme pays d’accueil des investissements européens, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Dans la nouvelle équation mondiale qui pourrait se dessiner, pour Business France, il est particulièrement significatif que la France soit également le premier pays d’accueil des activités de recherche et développement en Europe mais également des investissements industriels.

En 2020, le rebond de l’activité au 3e trimestre a été vif à + 18,7 % contre + 9 % pour les pays de l’OCDE. La France a renforcé ses actions vers la transformation de son économie. En atteste la mise en place du plan France Relance qui mobilise des moyens exceptionnels pour le soutien à l’investissement, à l’innovation et à la modernisation de l’industrie.

Digitalisation, climat, capital, coût du travail

Ce tableau de bord de l’attractivité 2020 démontre, selon Business France, que la France est à même de répondre aux attentes des investisseurs étrangers interrogés récemment par des sondages, à savoir :

Le renforcement de la digitalisation de l’économie. La France consacre 7 milliards d’euros au numérique et aux start-up sous forme de participation aux levées de fonds, d’aide à la transformation numérique des entreprises et des services de l’Etat ainsi qu’avec la mise en place de formations aux métiers du numérique. Ainsi l’environnement administratif et réglementaire français se modernise, et la crise sanitaire n’a fait qu’accélérer la digitalisation. La France détient le taux de pénétration haut débit fixe le plus élevé des pays européens (44,1 abonnés pour 100 habitants).

La lutte contre le changement climatique. En 2018, la France était le 2e  producteur d’énergies renouvelables, sa production représentant près de 12 % du total de l’UE (après l’Allemagne avec 18,4 %). En 2019, moins de 10 % de la production d’électricité est issue de moyens décarbonés. Le plan de France Relance fait de la transition écologique un objectif stratégique en consacrant 30 milliards d’euros exclusivement aux investissements verts.

L’accès au capital. La France est au 3e rang mondial derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni en matière de gestion d’actifs, avec une concentration de 7,3 % du total des actifs gérés par les 500 plus grands fonds d’investissement mondiaux. L’accès au capital avec un niveau d’accès des entreprises au crédit qui se situe au 3e trimestre 2020 à 88 % pour les TPE et 90 % pour les PME. Pour les start-up, la France est le premier écosystème de start-up en Europe avec 4,4 milliards d’euros levés contre 4,1 milliards levés en Allemagne.

La réduction du coût du travail. Les réformes entreprises tels que le CICE et le pacte de responsabilité ont permis un net infléchissement depuis 2013 des coûts par rapport à la zone euro. Ainsi, entre le 4e trimestre 2012 et le 2e trimestre 2020, le coût de la main d’œuvre a augmenté moins rapidement en France (+ 9,8 %) que dans la moyenne de la zone euro (14,4 %). Dans l’industrie manufacturière, la France enregistre une baisse des coûts salariaux unitaires de l’ordre de 1,5 % en 2019. En comparaison, les coûts ont progressé de 6,4% en Allemagne, de 5,4% au Royaume-Uni et de 3,3% dans l’UE. « La réactivité économique face à cette pandémie mondiale a été essentielle.

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Emplois nouveaux

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Plus de 4.700 emplois créés dans la finance en France depuis le vote sur le Brexit

Le 10/12/2020, La Tribune

 

La victoire des Brexiters au référendum de juin 2016 au Royaume-Uni a conduit au transfert vers la France de 4.735 emplois dans le secteur de la finance, selon une étude de Paris Europlace publiée jeudi.

Ces emplois proviennent soit de relocalisations d'équipes en lien avec le Brexit depuis le vote du 23 juin 2016, soit de nouvelles décisions d'investissement liées également à l'issue du référendum.

Paris Europlace mentionne notamment la banque américaine JPMorgan et la banque japonaise Nomura parmi les établissements qui ont transféré des équipes, mais aussi les françaises BNP Paribas et Société Générale, qui avaient des activités importantes au Royaume-Uni.

Tous secteurs confondus, intégrant par exemple la santé, l'automobile ou bien encore l'agroalimentaire, l'étude de Paris Europlace parvient à un total de 9.516 emplois créés depuis le référendum de 2016.

Les bilans des emplois perdus au Royaume-Uni et transférés ailleurs du fait du Brexit varient sensiblement. En octobre, le cabinet de consultants EY parlait de plus de 7.500 emplois disparus à la City.

Mais on reste loin des dizaines de milliers de postes évoqués juste après le référendum qui a engagé le long feuilleton du Brexit.

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Contrat

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Vietnam : un consortium français remporte le contrat du delta du fleuve Rouge

Le 15 DÉCEMBRE 2020 / Le Moci

 

La Compagnie nationale du Rhône (CNR) et ses deux co-traitants Egis et Vipo (bureau d’étude vietnamien basé à Hanoï, spécialisé en ingénierie routière et fluviale) ont annoncé la signature avec le ministère des Transports du Vietnam d’un contrat de maîtrise d’ouvrage pour un important projet d’amélioration de la navigation sur le delta du fleuve Rouge.

D’une durée prévisionnelle de 20 mois, et baptisé « Day – Ninh Co connecting Canal » (DNC), ce projet de 85 millions USD sur financement Banque mondiale consiste à réaliser un canal de raccordement entre deux bras du fleuve Rouge, équipé d’une écluse à grand gabarit, et d’un pont routier franchissant l’ensemble de l’aménagement.

Ce nouveau contrat d’ingénierie d’un montant total de 2,3 millions USD s’inscrit dans le contexte du « Northern Delta Transport Development Project » (NDTDP) pour lequel CNR Ingénierie accompagne le ministère des Transports vietnamien depuis 2011.

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Mondial

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A Lisieux, Adial fait de l’or avec des pizzas

Le 14/12/2020 / La Tribune

 

Les artisans restaurateurs, premiers clients d'Adial, ne sont plus disposés comme leurs aînés à passer leur vie derrière les fourneaux. "Ils cherchent un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Un automate leur permet de calmer les coups de feu voire de fermer certains soirs", remarque Vincent Le Gouic. 

Le champion mondial des distributeurs automatiques de pizza n’est ni romain, ni napolitain, il est normand. Installée à l’ombre de la basilique de Saint Thérèse, la société Adial inonde la France et une partie du monde de ses automates. Le coronavirus ferme les restaurants mais remplit son carnet de commandes.

Le 3 novembre, Adial a fêté l'installation de son millième distributeur automatique de pizzas (ou DAP). Le 14 décembre, il fêtera le 1.045e. C'est dire le rythme de croissance de cette entreprise française devenue, en quelques années, le leader mondial de sa spécialité.
 

 

 

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Accord

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FUSIBLE POUR VÉHICULE ÉLECTRIQUE : MERSEN REMPORTE UN CONTRAT POTENTIEL DE 20 À 25 M€

Le 14 Déc 2020 / VIPresse.net

 

Mersen, expert mondial des spécialités électriques et des matériaux avancés annonce la signature d’un contrat de long terme avec le groupe Marquardt pour sa solution de protection électrique sur mesure dédiée aux véhicules électriques. Ce contrat pourrait représenter pour Mersen un chiffre d’affaires compris entre 20 et 25 millions d’euros sur la durée du projet.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2020/12/Mersen-141220.jpgMersen a mis au point pour Marquardt un fusible sur mesure destiné à protéger le système électrique supportant les fonctions auxiliaires des nouveaux véhicules électriques. Mersen est ainsi le fournisseur unique de Marquardt pour cette fonction.

Ce contrat pourrait représenter pour Mersen un chiffre d’affaires compris entre 20 et 25 millions d’euros sur la durée du projet, en fonction du succès des prochaines générations de véhicules électriques premium développées par des constructeurs allemands de voitures haut de gamme.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement de Mersen sur le marché des véhicules électriques. Le groupe est actuellement en cours de qualification par d’autres constructeurs automobiles européens et américains.

« Je tiens à féliciter les équipes pour le travail accompli depuis 3 ans, tant d’un point de vue R&D que d’homologation industrielle. Ce contrat est l’aboutissement de 18 mois de collaboration avec Marquardt afin de mettre au point le produit adapté aux contraintes spécifiques de ces nouvelles plateformes. Pour Mersen, c’est une étape clé dans notre stratégie sur ce marché qui offre un potentiel important au groupe à moyen terme, de l’ordre de 50 millions d’euros par an à 3-5 ans », commente Luc Themelin, directeur général de Mersen

« Marquardt est un partenaire de marques mondiales reconnues sur le marché automobile. En tant qu’expert sur ce marché, nous pensons que le partenariat avec Mersen sera fructueux et permettra à nos clients de proposer dès 2022 des modèles de nouvelle génération performante et sécurisée », ajoute Torsten Rosenfelder, Global Customer Business Manager Automotive de Marquardt.

Marquardt est une entreprise familiale fondée en 1925, basée à Rietheim-Weilheim, en Allemagne. C’est l’un des principaux fabricants mondiaux d’interrupteurs et de systèmes de commutation électromécaniques et électroniques pour l’industrie automobile. Le groupe Marquardt emploie environ 10 500 personnes dans le monde, sur 20 sites répartis sur quatre continents. La société a généré un chiffre d’affaires de plus de 1,3 milliard d’euros en 2019.

Expert mondial des spécialités électriques et des matériaux avancésMersen (ex-Carbone Lorraine) conçoit des solutions pour divers secteurs porteurs : énergies, électronique, transports, chimie/pharmacie et industries de procédés. Mersen, qui rassemble 6800 collaborateurs répartis dans 35 pays, a publié un chiffre d’affaires pour 2019 de 950 millions d’euros.

 

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Reprise

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Commerce extérieur : la reprise des exportations se poursuit

Le 8 DÉCEMBRE 2020 / Le Moci

Amorcé en juin, le retour à la croissance des exportations françaises s’est confirmé en octobre, selon les données publiées aujourd'hui 8 décembre par la Douane. Elles remontent ainsi à 91 % de leur niveau moyen en 2019, enregistrant une progression de 3 points par rapport à septembre. Le niveau des importations reste quant à lui stable à 92 %.

Les exportations ont atteint en octobre 38,9 milliards d'euros (Md EUR), après 37,6 Md EUR en septembre, soit une progression de 3,3 %. Les importations  ont pour leur part progressé de 1,1 %, à 43,7 Mds d’euros.

Cette progression des exportations et la stabilité des importations a réduit de 1 Md EUR le déficit commercial, le ramenant à -4,9 Md EUR pour le seul mois d’octobre, soit son niveau moyen mensuel sur l’ensemble de l’année 2019. En cumul sur les douze derniers mois glissants, le déficit se maintient néanmoins depuis trois mois à un niveau record (depuis janvier 2013) de -67 Mds d’euros.

Par secteur, les échanges de biens d’investissement rebondissent toujours vivement en octobre, notamment les exportations (13,8 Md EUR), qui remontent à 88 % de leur niveau moyen de 2019, contre 82 % le mois précédent. Les échanges de biens intermédiaires (11,9 Md EUR d’importations et 10,1 Md d’exportations) retrouvent presque leur niveau d’avant la crise. Cet objectif est déjà atteint ou dépassé pour les biens de consommation : ces derniers ont enregistré en octobre des exportations à hauteur de 11,7 Md EUR et 12,7 Md EUR d’importations.

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Financement

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Transition numérique: l’UE et la France débloquent 715 millions d’euros pour les PME françaises

Le 08/12/2020 / Frenchweb

Alors que la crise économique et sanitaire liée au coronavirus a fortement fragilisé les entreprises, le financement de leur transition numérique est devenu un enjeu capital. Dans ce contexte, le Fonds européen d’investissement (FEI) et l’État français s’allient pour débloquer 715 millions d’euros afin de soutenir les PME de tous secteurs d’activité dans leur transition numérique. Ce programme, réalisé en partenariat avec France Num, sera mis à disposition de toutes les banques françaises. En France, Bpifrance sera responsable de la gestion des garanties du prêts. 

Les PME de moins de 250 salariés pourront directement solliciter leur banque privée traditionnelle pour prétendre à ce prêt, allant jusqu’à 50 000 euros. « Les PME européennes ont besoin de notre soutien pour maîtriser la transformation numérique et s’intégrer pleinement dans les chaînes de valeur européennes et mondiales », commente Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur. « C’est au cœur de la stratégie de l’UE en faveur des PME ». Ce prêt servira notamment à financer l’immatériel, comme les conseils. 

« S’adapter » aux conditions actuelles 

Dans le cadre du programme COSME (Competitiveness for Small and Medium Enterprises), mis en place par l’Union européenne pour améliorer l’environnement des PME, le FEI et l’État déploient des garanties afin d’accompagner les petites et moyennes entreprises. L’accord de contre-garantie prévoit le lancement d’un nouveau produit à destination des banques, la « Garantie sur prêt France Num ». 

Les garanties sur les prêts sont en effet fournies par France Num, ce dispositif gouvernemental pour la transformation numérique des TPE/PME. Le Crédit Agricole propose d’ores et déjà cette garantie. « La garantie France Num contribuera à la mise en œuvre du plan d’urgence pour la transition numérique des entreprises, lancé le 10 novembre, afin d’accélérer la réalisation des projets qui doivent se concrétiser », commente Thomas Courbe, directeur général des entreprises.

« Pour les petites entreprises françaises, la digitalisation est particulièrement importante pour s’adapter aux conditions créées par la pandémie de COVID-19 et pour rebondir », explique Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. « Nous nous réjouissons de mettre en place la garantie France Num, aux côtés du FEI, de la Commission européenne et de l’État français. Ce nouveau produit, déployé par nos partenaires bancaires, aidera les PME à accélérer leur transformation grâce à des financements, immédiatement disponibles, qui leur permettront de renforcer leur présence en ligne, de passer au numérique pour leurs relations avec leurs partenaires, d’améliorer le télétravail… »

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Déchiffrage

Publié le par Jacques SAMELA.

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Un Français "craque" une écriture non déchiffrée de plus de 4000 ans, remettant en cause la seule invention de l'écriture en Mésopotamie 

 

 

François Desset est parvenu à déchiffrer l’élamite linéaire, un système d’écriture utilisé en Iran il y a 4.400 ans. Dans sa version archaïque proto-élamite (dès 3300 avant J.-C.), celle-ci rejoint les deux systèmes d’écritures les plus anciens connus au monde, le proto-cunéiforme des Mésopotamiens et les hiéroglyphes égyptiens. De quoi modifier les connaissances que l’on avait jusque-là sur l’origine de l’écriture !

L’annonce – très rare - a dû réjouir les mânes de l’abbé Barthélémy, de Sylvestre de Sacy ou encore de Champollion. L’archéologue français François Desset, du Laboratoire Archéorient à Lyon, a annoncé le 27 novembre 2020 qu’il avait réussi à déchiffrer des inscriptions vieilles de 4.400 ans ! Toutes étaient rédigées en élamite linéaire, une écriture utilisée par les Elamites qui peuplaient alors l’Iran. Les érudits réunis en ligne pour prendre connaissance de cette découverte depuis le département des biens culturels de l’Universita degli Studi di Padova de Padoue (Italie), ont été enthousiastes. Voici en effet plus d'un siècle que ce système d’écriture, utilisé sur le plateau iranien dans l’ancien royaume d’Elam (actuel Iran) entre la fin du 3ème millénaire et le début du 2ème millénaire avant notre ère, échappait au déchiffrement, comme c’est encore le cas pour le linéaire A crétois ou l’écriture de la vallée de l’Indus. Entre marques d’admiration et félicitations des confrères, le Français, fraîchement débarqué de l’Université de Téhéran (Iran) où il enseigne depuis 2014, a expliqué en anglais que : "Cette écriture avait été découverte pour la première fois sur l’antique site de Suse (Iran) en 1901 et que depuis 120 ans nous n’étions pas parvenus à lire ce qui avait été inscrit il y a 4.400 ans faute d’avoir trouvé la clé". Chose désormais faite cette année (grâce à l’opportunité offerte par la quarantaine dans son appartement à Téhéran et la collaboration de trois autres collègues, Kambiz Tabibzadeh, Matthieu Kervran et Gian-Pietro Basello).

 

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2020/12/07/w453-124059-portrait.jpg 
François Desset, archéologue au Laboratoire Archéorient (Lyon), professeur à l'Université de Téhéran (Iran), encadré par des colonnettes funéraires retrouvées dans des tombes du 3e millénaire avant J.-C, au Balouchistan iranien. ©François Desset

"Des systèmes d'écriture contemporains"

Les plus anciens exemples d'écriture connus à ce jour proviennent de Mésopotamie (Irak actuel) et remontent à l’Age du Bronze, vers 3300 ans avant J.-C. : il s’agit des tablettes proto-cunéiformes. Or le déchiffrement de l’élamite linéaire remet en question cette suprématie ! "Nous découvrons en effet que vers 2300 avant J.-C., un système d'écriture parallèle existait en Iran, et que sa version la plus ancienne - appelée l’écriture proto-élamite, (3300 avant J.C. - 2900 avant J.-C.) – remontait aussi loin dans le temps que les premiers textes cunéiformes mésopotamiens ! précise François Desset. Aussi, je peux aujourd’hui affirmer que l’écriture n’est pas d’abord apparue en Mésopotamie puis plus tard en Iran : ces deux systèmes, le proto-cunéiforme mésopotamien et le proto-élamite iranien, ont en fait été contemporains ! Il n’y a pas eu une écriture mère dont le proto-élamite serait la fille, il y a eu deux écritures sœurs. D’autre part, en Iran, il n’y a pas eu non plus deux systèmes d’écritures indépendantes comme les spécialistes le pensaient jusque-là, avec le proto-élamite d’un côté et l’élamite linéaire de l’autre, mais une même écriture qui a été soumise à évolution historique et a été transcrite avec des variations au cours de deux périodes distinctes." 

Ce qui change complètement la perspective sur l’apparition du système d’écriture au Proche Orient puisqu’il est désormais plus exact de dire que l’Iran a développé son propre système d’écriture "en même temps" qu’en Mésopotamie et que le plateau iranien ne devrait plus être ignoré désormais dans les reconstitutions historiques traitant des origines de l’écriture...

C’est cette forme la plus récente de l’écriture iranienne (l’élamite linéaire) qui a pu être déchiffrée. Il s’agit, à l’heure actuelle, de quarante inscriptions provenant du sud de l’Iran, depuis l’antique ville de Suse, en passant par le Fars (avec la région de Kam Firouz et la plaine de Marv Dasht, juste à côté du célèbre site achéménide de Persépolis) puis le sud-est iranien avec Shahdad et le célèbre site de Konar Sandal / Jiroft. Contrairement au cunéiforme mésopotamien, qui est un système d’écriture mixte alliant des phonogrammes (signes transcrivant un son) à des logogrammes (signes transcrivant une chose, une idée, un mot), l’élamite linéaire présente quant à lui la particularité, unique au monde au 3ème millénaire avant J.-C., d’être une écriture purement phonétique (avec des signes notant des syllabes, des consonnes et des voyelles). Utilisée d’environ 3300 à 1900 avant J.-C., l’écriture iranienne a considérablement évolué entre ses textes les plus anciens (les tablettes Proto-Elamites) et les plus récents (les textes en élamite linéaire), avec notamment un processus "d’écrémage". Des 300 signes de départ permettant de noter les noms propres dans les tablettes proto-élamites (dont la grande majorité est conservée à l’heure actuelle au Musée du Louvre), il n’en restera que 80 à 100 par la suite en élamite linéaire, sa version la plus récente. Une centaine de signes utilisés donc en continu pendant quelque 1400 années et généralement écrits de la droite vers la gauche et du haut vers le bas. "Pour travailler, nous avons divisé la quarantaine de textes dont nous disposions en 8 corpus, en fonction des provenances et des époques. Car l’élamite linéaire a été utilisé de 2300 à 1900 avant J.-C. sous le règne de différents souverains et dynasties et dans différentes régions", poursuit l’archéologueLa plupart des textes sont des inscriptions royales assez répétitives, dédicacées à d’anciens dieux, du type : "Je suis [le nom], le grand roi de [nom], le fils de [nom du père], j’ai fait cet objet pour [nom du dieu ou d’une personne]".

Le déclic des "vases gunagi"

Pour François Desset, le "déclic" du déchiffrement s’est produit en 2017 lors de l’analyse d’un corpus de 8 textes rédigés sur des vases en argent, qualifiés de "vases gunagi", datés vers 2000-1900 avant J.-C. et venant de tombes de la région de Kam-Firouz (à l’heure actuelle conservés dans une collection privée à Londres). Comme ces vases présentaient des séquences de signes très répétitives, standardisées à vrai dire, l’archéologue a pu ainsi repérer les signes servant à noter les noms de deux souverains, Shilhaha et Ebarti II (ayant régné tous les deux vers 1950 avant J.-C.) et de la principale divinité vénérée alors dans le sud-ouest de l’Iran, Napirisha.

Cette première étape du déchiffrement, publiée en 2018, a abouti cette année au déchiffrement complet, qui sera publié scientifiquement en 2021*. Ainsi, à titre d’exemple, le décryptage d’un magnifique vase en argent découvert dans la région de Marv Dasht dans les années 1960 et conservé à l’heure actuelle au Musée National à Téhéran (Iran), où l'on peut désormais lire: "A la dame de Marapsha [toponyme], Shumar-asu [son nom], j’ai fait ce vase en argent. Dans le temple qui sera célèbre par mon nom, Humshat, je l’ai déposé en offrande pour toi avec bienveillance". Le résultat d’années de travail acharné. "Je travaille sur ces systèmes d’écriture depuis 2006, explique le chercheur à Sciences et AvenirJe ne me suis pas levé un matin en me disant que j’avais déchiffré l’élamite linéaire. Cela m’a pris plus de 10 ans et je n’ai jamais été certain que je parviendrais au but."

L’écriture élamite linéaire note une langue particulière, l’élamite. Il s’agit d’un isolat linguistique ne pouvant être rattaché à l’heure actuelle à aucune autre famille linguistique connue, à l'exemple du basque. "Jusqu’à ce déchiffrement, tout ce qui concernait les populations occupant le Plateau iranien provenait d’écrits mésopotamiensCes nouvelles découvertes vont enfin nous permettre d’accéder au propre point de vue des hommes et femmes occupant un territoire qu’ils désignaient par Hatamti, alors que le terme d'Elam par lequel nous le connaissions jusque-là, ne correspond en fait qu’à un concept géographique externe, formulé par leurs voisins Mésopotamiens".

Cette percée du déchiffrement à des implications importantes dans trois domaines, a poursuivi François Desset: "sur l'histoire iranienne; sur le développement de l'écriture en Iran en particulier, et au Proche-Orient en général, avec des considérations sur la continuité entre les systèmes d'écriture proto-élamite et élamite linéaire; et sur la langue hatamtite (élamite) elle-même, désormais mieux documentée dans sa forme la plus ancienne et rendue désormais accessible pour la première fois par un système d'écriture autre que le cunéiforme mésopotamien (lire encadré).

Pour Massimo Vidale, le protohistorien italien organisateur de la conférence de Padoue, (dont Sciences et Avenir vient de publier les travaux sur le site d'"Hatra, la cité du Dieu-Soleil" (Irak), dans son magazine daté décembre 2020 actuellement en kiosque), "La France, par ce nouveau décryptage, maintient sa primauté dans le "craquage" des anciens systèmes d'écritures perdus !". Quant à François Desset, il s'est déjà lancé dans le déchiffrement de l'état le plus ancien de l'écriture iranienne, les tablettes proto-élamites, pour lesquelles il considère avoir désormais ouvert une "autoroute".   

A propos du déchiffrement des anciennes écritures

Il ne faut pas confondre langue (les sons parlés) et écriture (les signes visuels). Ainsi, un même système d’écriture peut être utilisé pour noter des langues différentes. Par exemple, l’alphabet latin permet actuellement de transcrire le français, l’anglais, l’italien ainsi que le turc par exemple. De la même façon, l’écriture cunéiforme des Mésopotamiens permettait de transcrire plusieurs langues comme l’akkadien (langue sémitique), le vieux perse (langue indo-européenne) ou bien encore l’élamite et le sumérien (isolats linguistiques). Inversement, une langue peut également être transcrite par différents systèmes d’écriture comme le persan (une langue indo-européenne) qui s’écrit à l’heure actuelle aussi bien avec l’alphabet arabe en Iran (et parfois l’alphabet latin avec le surprenant phénomène du fingilish), que l’alphabet cyrillique au Tadjikistan alors qu’il a été noté par le passé avec un système cunéiforme à l’époque achéménide (ca. 520-330 avant J.-C., pour le Vieux Perse) ou l’alphabet araméen à l’époque sassanide (3ème-7ème siècle de notre ère pour le Moyen Perse). Dans le cas de la langue élamite, elle était connue jusqu’à présent uniquement à travers l’écriture cunéiforme. Avec le déchiffrement de l’écriture élamite linéaire réalisé par François Desset, nous avons désormais accès à cette langue à travers un système d’écriture probablement développé exprès pour elle et reflétant donc mieux les subtilités phonologiques de cette langue que l’écriture cunéiforme.

Quelques grands "déchiffreurs" :

L’abbé Barthélémy (1716-1795) a en 1753 décrypté l’alphabet palmyréen, puis en 1754, l’alphabet phénicien.

Jean-François Champollion (1790-1832) a déchiffré les hiéroglyphes égyptiens.

Henry Creswicke Rawlinson (1810-1895) un des quatre co-déchiffreurs de l’écriture cunéiforme notant la langue akkadienne.

Michael Ventris (1922-1956) a déchiffré en 1952 le "linéaire B", l’une des trois écritures découvertes à Cnossos (Crète) utilisée au 2ème millénaire avant J.-C. pour noter une forme archaïque du Grec.

* A paraître en 2021 : "The decipherment of Linear Elamite writing and its implications on Iranian history, the development of writing in the Ancient Near East and Hatamtite (Elamite) language", Zeitschrift für Assyriologie und Vorderasiatische Archäologie. , par Desset F., Tabibzadeh K., Kervran M. and Basello G. -P.

 

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