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Vus et lus dans Les Echos du 23/10/20, et Elle n° 3905 du 23/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 23/10/20, et Elle n° 3905 du 23/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 23/10/20, et Elle n° 3905 du 23/10/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 février 2016, intitulé : Le luxe français, savoir-faire, rayonnement et avenir.

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Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

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OVH (suite), et petite info

Publié le par Jacques SAMELA.

OVH (suite), et petite info
OVH (suite), et petite info

OVHcloud ouvre les portes de RBX8, son data center vert et made in France

https://www.usine-digitale.fr/article/ovhcloud-ouvre-les-portes-de-rb8-son-data-center-vert-et-made-in-france.N1012024

LE 02 OCTOBRE 2020

L'hébergeur français OVHcloud nous a ouvert les portes de RBX8, l’un de ses data centers situé à Roubaix, qui accueille aussi son siège social. Plus vert, made in France et très sécurisé, ce centre de traitement de données illustre la priorité des activités cloud du spécialiste, qui veut peser face aux géants américains.

 

Bienvenue dans RBX8. L’un des huit data centers opéré par OVHcloud à Roubaix nous a ouvert ses portes le jeudi 1er octobre. L’occasion de découvrir un lieu discret mais hautement sécurisé – nous serons filmés par 800 caméras au cours de cette visite – et de comprendre précisément l’activité cloud, priorité de l’entreprise nordiste, comme en témoigne son changement de nom il y a deux ans. OVH est devenu OVHcloud comme pour mieux signifier aux géants américains qu’il faudra compter sur l’entreprise roubaisienne, qui a fêté ses 20 ans l’année dernière.
Retour sur l’histoire de ce data center. "Les premiers serveurs d'OVH ont été installés à Paris, sur un site prêté par Xavier Niel", rappelle François Stérin, Chief Industrial Officer chez OVH. Rapidement, ils sont délocalisés à Roubaix au cœur de friches industrielles, qui sont réhabilitées, nettoyées et au besoin désamiantées.


UNE DATA CENTER UNIT QUI COMPTE 80 PERSONNES
Le site, qui couvre 15 000 m², accueille le siège social de la société fondée par Octave Klava, et abrite les services RH et juridiques, support et bien sûr infrastructure et réseaux.
RBX1, RBX2, RB3 jusqu'à RBX8 sont les huit data centers de Roubaix dédiés au traitement et stockages sécurisés des données, avec une capacité pour RBX8 qui sera à terme de 40 000 serveurs ultra modernes. Les serveurs sont rassemblés dans des baies qui peuvent en contenir 48 chacune. Principe : une superposition en hauteur de baies, en triptyque, avec une solution plug and play pour installer, racker et déracker facilement les unités.
 40 techniciens sont déployés sur les huit data centers. En tout, la Data Center Unit compte 80 personnes. Des salles plus petites sont dédiées à l’hébergement de données de clients spécifiques. A leur demande, la société met à disposition des containers et un TAM – ou technical account manager – qui bénéficie d’une autorisation spéciale pour intervenir.


UNE APPROCHE VERTE ET INDUSTRIELLE DES SALLES DE DONNÉES
Le respect de normes environnementales est une dimension sur laquelle l’entreprise insiste spécifiquement, d’autant plus que les data centers sont régulièrement pointés du doigt pour leur consommation d’énergie. Ces centres reposent sur le free cooling, qui permet grâce à un système de refroidissement liquide (avec de l'eau) de baisser la température émise par les ordinateurs. Il a été mis en place en 2003. "Ce système n’est pas révolutionnaire mais nous l’avons industrialisé", poursuit François Stérin. Le circuit fermé permet d’améliorer l’efficacité énergétique et ce sans recourir à des systèmes de climatisation, très consommateurs en énergie. La chaleur émise par les serveurs est utilisée pour chauffer le campus et la crèche mise à disposition des employés.
Pour faire simple, lorsque l’équivalent d’une bouteille d’eau est nécessaire pour refroidir 10 serveurs pendant une heure, la technologie propriétaire d’OVHcloud ne nécessite qu’un seul verre d’eau. "C’est une approche industrielle des salles de données", avance le responsable. "La politique RSE est un argument très différenciant pour convaincre", ajoute Abdelilah Kheireddine, data center manager chez OVHcloud. La société a également investi dans le développement de parcs éoliens et reconditionne certaines pièces afin de les proposer à ses employés. "Les serveurs ont une durée de vie de deux à trois ans", rappelle Giovanni Robache, responsable de l’unité.


BIENTÔT DES SOLUTIONS ROBOTISÉES POUR LA MAINTENANCE
Sécurisé, plus vert, mais aussi made in France. Depuis 1999, plus de 190 000 serveurs – sur plus d'un million – ont été fabriqués dans le Nord, notamment à Croix, dont 135 000 ont été livrés à des grandes entreprises, ETI et PME mais aussi à des particuliers. Les curieux qui, parmi ceux-ci, veulent visiter le site, doivent obtenir une autorisation du Comex, nous précise la société, qui ne communique par ailleurs aucun nom, confidentialité et sécurité obligent. OVHcloud accélère aussi à l'international, avec 400 000 serveurs livrés, répartis sur une douzaine de sites et une trentaine de data centers.
Pour accélérer le time-to-market, OVHcloud travaille avec des partenaires intégrés (et nordistes), dont Inodesign. Autre projet pour accélérer le déploiement de serveurs, sans grignoter d’espace : la superposition de quatre, voire cinq, six ou même sept baies si la hauteur de plafond le permet, avec l’idée qu’un jour, des robots pourront effectuer les opérations de maintenance en trois dimensions. Ce projet d’automatisation est actuellement en cours au sein des équipes R&D. "On peut tout imaginer, avec un pilotage et des interventions à distance", ajoute Abdelilah Kheireddine.
 

SÉCURISATION, ET SOUVERAINETÉ
Cette visite est aussi l’occasion pour OVHcloud de se rappeler au bon souvenir de chacun et de faire entendre sa voix face à AWS, Google et Microsoft Azure. "Si les clients le veulent, ils peuvent à tout moment reprendre leurs données", insiste François Stérin. La société évoquera rapidement l’immense panne survenue en 2020, et l’existence d’une instance spécifique qui délivre désormais une autorisation avant toute intervention technique. "Nous n’intervenons pas si nous ne savons pas d’où cela vient", abonde Giovanni Robache.

La sécurité des données, un sujet qui reste d’actualité... tout comme la souveraineté. "Nous travaillons avec des organismes publics", rappelle Abdelilah Kheireddine. Des partenaires importants pour OVHcloud, qui s’est battu pour que l’hébergement des données de santé du Health Data Hub fasse l’objet d’un appel d’offres 
alors que le gouvernement l’avait confié à Microsoft, faisant fi des procédures.

AUDE CHARDENON@ChardenonA

 

 

OVH se rapproche de Google Cloud pour lancer de nouvelles offres logicielles

https://www.usine-digitale.fr/article/ovh-se-rapproche-de-google-cloud-pour-lancer-de-nouvelles-offres-logicielles.N1026384

LE 10 NOVEMBRE 2020

Des serveurs français et des logiciels d'analyse américains. OVHcloud et Google Cloud ont conclu un partenariat qui permet à l'entreprise française de déployer une nouvelle offre, Hosted Private Cloud, qui proposera le stockage des données sur ses serveurs tout en donnant accès aux logiciels de Google. Les deux entreprises comptent aussi mettre au point de nouvelles solutions communes à l'avenir.

 

OVH a annoncé lundi 9 novembre 2020 la signature d'un partenariat stratégique avec Google Cloud. Les deux entreprises souhaitent développer "des solutions communes qui permettront à leurs clients de bénéficier d'une approche ouverte et multi-cloud". Les détails financiers de l'accord n'ont pas été précisés.

UN CLOUD FRANÇAIS ET DES OUTILS AMÉRICAINS
Dans l'immédiat, ce partenariat va permettre au champion français basé à Roubaix de proposer une nouvelle offre nommée Hosted Private Cloud. Celle-ci permettra à ses clients de stocker leurs données sur ses serveurs et de bénéficier des logiciels de Google, dont, Anthos qui est une solution d'exploitation cloud à destination des entreprises.

Les partenaires insistent sur la souveraineté des données, leur protection et leur confidentialité puisqu'elles seront stockées sur les serveurs d'OVH. Normalement, pour bénéficier des logiciels d'exploitation développés par Google Cloud, il est nécessaire de transférer ses données sur les serveurs de la firme américaine. Mais faire appel à Google, tout comme à 
Amazon ou Microsoft, inquiète les instances de l'Union européenne et certaines entreprises européennes puisque ces données deviennent notamment accessibles au gouvernement américain.

ESSAYER DE CONCURRENCER LES AMÉRICAINS ?
Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure ou encore Google Cloud dominent le secteur du cloud au niveau mondial. Leur concurrent le plus sérieux issu d'une autre nationalité est l'entreprise chinoise Alibaba. Cette domination des entreprises américaines et chinoises dans un secteur aussi sensible que le stockage des données suscite de fortes inquiétudes au niveau européen. A la recherche d'une alternative, la France et l'Allemagne ont lancé le projet de cloud européen Gaia-X qui doit recenser les infrastructures et les services existants autour de critères et d'attributs bien précis.

"En écoutant nos clients, nos partenaires et les décideurs publics en Europe, nous comprenons leur besoin d’un contrôle et d’une autonomie renforcés", explique Thomas Kurian, CEO de Google Cloud, dans un communiqué. Ce partenariat s'inscrit dans cette démarche puisque OVH et Google Cloud souhaitent "fournir conjointement des solutions innovantes qui répondront aux exigences croissantes de l’Europe en matière de souveraineté des données, assure Michel Paulin, Directeur Général d’OVHcloud, dans un communiqué. Il s’agit d’un pas important pour créer une nouvelle proposition de valeur sur le marché européen".

LÉNA COROT

 

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 05 octobre 2013, intitulé, OVH, une réussite française.

 

Quant à la petite info en question, elle concerne la mise en place d'une sorte de Calendrier de l'Avent, c'est la période, avec comme idée principale, de vous faire découvrir chaque jour et ce jusqu'à Noël, une information positive (c'est ma signature) et dans la mesure du possible instantanée (pas au début) sur des réussites françaises, avec comme souhait premier, que cela vous procure du baume au coeur durant cette période plus que particulière.

Bien évidemment, mon mode de publication sera chamboulé, mais je l'espère aussi, plus proche de vos attentes ?

Un peu de patience donc, cela commence demain (c'est la règle).

A très bientôt.

Jacques Samela

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Le domaine skiable français (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le domaine skiable français (suite)
Le domaine skiable français (suite)
Vu et lu dans Le Monde du 07/03/20
Vu et lu dans Le Monde du 07/03/20

Vu et lu dans Le Monde du 07/03/20

Les domaines skiables français visent le zéro carbone en 2037

https://groupe-ecomedia.com/les-domaines-skiables-francais-visent-le-zero-carbone-en-2037/?utm_source=NEWSLETTER+ECO&utm_campaign=2d6e9a8e5d-EMAIL_CAMPAIGN_2018_06_22_09_56_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4858320de0-2d6e9a8e5d-164133393

GROUPE ECOMEDIA | 9 Oct 2020

 

Le 2 octobre, lors de son congrès annuel à Grenoble, Domaines Skiables de France (DSF) a présenté sa feuille de route pour une montagne durable. 16 éco-engagements ont été adoptés à l’unanimité par les 250 exploitants.

Moins d’un an après son appel à la mobilisation générale pour coconstruire une montagne décarbonée (cf. ECO 2019 n° 45), Alexandre Maulin, le président de Domaines skiables de France (DSF), passe à l’acte. En clôture du congrès annuel de la profession, qui s’est tenu les 1er et 2 octobre à Alpexpo (Grenoble), il a annoncé seize éco-engagements, adoptés à l’unanimité par l’ensemble des opérateurs. Régulièrement pointée du doigt en matière d’environnement, la filière entend verdir et prône une montagne durable.

« DSF VA ALLER PLUS VITE ET PLUS LOIN QUE LES OBJECTIFS DU GOUVERNEMENT POUR 2050. »

Au programme de ce socle commun, résultat d’une démarche volontariste, figurent en première ligne le climat et les gaz à effet de serre bien sûr, mais aussi le stockage et la gestion de l’eau et, enfin, la biodiversité et les paysages. Première mesure forte annoncée : atteindre la neutralité carbone en 2037, « pour ne plus émettre un gramme de CO2 dans dix-sept ans, en modifiant nos habitudes de consommation », affiche d’emblée Alexandre Maulin, qui a fait du développement durable une priorité. « Et ce, dans un délai inférieur aux objectifs que s’est fixée la France en 2050.

Car, qui de mieux placés que les exploitants de remontées mécaniques pour constater les effets du réchauffement climatique sur la montagne ? », ajoute-t-il. Pour réussir son pari, la profession mise sur le développement de la dameuse à hydrogène, quand on sait qu’aujourd’hui les engins de damage des pistes sont responsables à 94 % des émissions de gaz à effet de serre produites par les sociétés de remontées mécaniques [il est cependant à noter que, d’après l’Ademe, l’activité remontées mécaniques ne représente que 2 % du bilan carbone d’un séjour à la montagne, très loin derrière les transports (57 %) et l’immobilier (27 %)].

« Les trois principaux constructeurs (Kässbohrer, Prinoth et CM Dupon) ont lancé leurs chantiers pour transformer les moteurs thermiques et la chaîne de traction afin d’aller vers des moteurs à hydrogène », se félicite le président de DSF. Un démonstrateur, mis au point en collaboration avec le CEA, devrait être opérationnel d’ici cinq ans. Le montant de l’investissement est estimé à 4 millions d’euros. S’ensuivra, dans une logique d’industrialisation, le déploiement dans les territoires de montagne de l’hydrogène « Il va falloir créer aussi un modèle économique, avec les élus locaux, pour produire cette ressource et l’étendre à d’autres secteurs (transports publics, BTP…) afin de favoriser une utilisation à l’année, notre activité ne durant que six mois », ajoute Laurent Reynaud, délégué général de DSF.

https://groupe-ecomedia.com/wp-content/uploads/2020/10/Domaines-Skiables-France-carbone.002.jpg

Par ailleurs, tous les domaines skiables devront effectuer leur bilan carbone dans les trois ans, et tous les conducteurs d’engins de damage seront formés à l’écoconduite d’ici à cinq ans. Cette formation concernera également, d’ici 2022, tous les conducteurs de téléportés débrayables (télésièges, télécabines et téléphériques) afin de réduire la consommation électrique de 10 à 20 %. Enfin, les domaines skiables assumeront la fermeture de certaines remontées mécaniques quand les flux de skieurs seront insuffisants, pour une gestion plus fine de la consommation.

Stocker et partager l’eau

Autre sujet épineux et stratégique : l’eau, et son partage. Avec l’objectif clairement affiché de lisser le prélèvement dans le temps, en stockant l’eau dès que la production annuelle de neige nécessite plus de 100 000 mètres cubes d’eau. « Nous nous engageons à discuter, bassin par bassin, des possibilités de création de retenues d’altitude pour pouvoir prélever l’eau quand elle est en surabondance sur nos territoires, c’est-à-dire à la fonte des neiges, de mars à juin », précise Alexandre Maulin. Ces réservoirs pourront être accessibles aux alpagistes l’été, lors des périodes de sécheresse.

« L’eau est un bien commun que nous devons partager », réaffirme le président de DSF. Ce soutien au pastoralisme n’est pas nouveau et a déjà cours dans plusieurs stations comme Avoriaz, Manigod ou Les Karellis. Toujours dans le dessein de consommer moins d’eau, tous les exploitants dotés d’une flotte d’au moins six engins de damage devront s’équiper d’un système de mesure du manteau neigeux en différents points des pistes, pour optimiser la production de neige de culture au fil de la saison. Celles qui l’ont déjà mis en place économisent jusqu’à 15 % des ressources.

Revégétaliser après chaque terrassement

Dernier grand volet de ce plan : la biodiversité. Là encore, des efforts significatifs vont être faits. D’ici à cinq ans, afin de dimensionner et anticiper les travaux, chaque domaine skiable devra établir un inventaire de la biodiversité de ses espaces naturels en matière de faune et de flore, et de ses zones humides, d’hivernage ou de reproduction. Dans une logique de protection des paysages, la profession s’engage également à revégétaliser « à 100 % avec des semences endémiques » les zones herbeuses et les alpages impactés par des travaux.

S’agissant de la protection des galliformes de montagne (grands tétras dans les Pyrénées et tétras lyres dans les Alpes), tous les câbles de remontées mécaniques présentant un danger seront équipés de repères visuels afin de réduire les risques de collision. De plus, les exploitants devront démanteler leurs friches industrielles, souvent décriées par les associations environnementales. Des corvées seront effectuées dès l’été 2021 avec Mountain Wilderness pour démonter les ouvrages abandonnés et atteindre un rythme de trois par an, a minima, à partir de 2023. Quant aux déchets, chaque station devra organiser au moins une opération de nettoyage par an.

Et des actions de sensibilisation seront aussi menées avec l’École du ski fançais auprès du grand public. « Le meilleur déchet est celui qu’on n’aura pas à ramasser », résume Alexandre Maulin. Et le président de DSF de conclure : « Oui, nous sommes une source de pollution, mais nous allons la traiter. Ces seize éco-engagements ne sont qu’une première phase, sur laquelle nous rendrons des comptes, avant de lancer d’autres actions. »


Par Patricia Rey

Vus et lus dans Les Echos du 07/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 07/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 07/10/20

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/la-france-premi%C3%A8re-destination-mondiale.html

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Que de temps perdu

Publié le par Jacques SAMELA.

Que de temps perdu
Que de temps perdu

Oui, que de temps perdu pour notre planète, et donc pour nous, quand on voit qu’aujourd’hui tous les constructeurs auto, je dis bien tous, des plus basiques au plus prestigieux, nous proposent désormais des véhicules hybrides, rechargeables ou pas, électriques, avec en embuscade l’hydrogène, le GNV, voire le solaire,  alors qu’il n’y a pas cinq ans, et à part Toyota avec son premier modèle en 1997 (la Prius), voire plus récemment avec Renault et sa Zoé, fabriquée depuis 2012,  ils nous disaient que ce moment de bascule mettrait encore pas mal de temps à arriver.

Les prenant au mot, et sans être des spécialistes du secteur automobile, on pouvait penser effectivement, même si on commençait à avoir quelques doutes, que les techniques n’étaient pas encore totalement au point, notamment concernant l’autonomie des véhicules, la taille des batteries, leurs poids, le manque de bornes de recharge, et, ne le cachons pas, le peu de visibilité quant au potentiel du marché, car bien évidemment tout est aussi une question de retour sur investissement.

Cela il est vrai, peut se comprendre, mais en revenant sur Toyota, pourquoi ne pas l’avoir suivie plus tôt, notamment sur l’hybride, qui finalement, encore aujourd’hui, et certainement pour pas mal de temps encore, et avant le tout électrique (à voir pour quand ?), représente un compromis assez équilibré entre l’obligation pour les constructeurs automobiles de maintenir une productivité certaine pour leur pérennité, et désormais (enfin) grandement impliquées dans cette course à l’innovation permanente pour trouver des solutions écoresponsables, signe espérons-le d’une prise de conscience définitive de l’impact environnemental d’une utilisation toujours massive aujourd’hui de l’essence (n’oublions-pas le diésel), et tout cela avec un coût relativement gérable pour nos bourses, enfin par pour toutes, c’est un peu le problème du bio et de sa cherté pour une frange non négligeable de la population.

Comme quoi, le « cela ne marchera jamais » des fameuses campagnes de publicité du groupe Renault fût manifestement le mantra de l’ensemble des acteurs du secteur automobile durant de nombreuses années, porté peut-être (il y a des chances) par le lobby du pétrole, qui l’air de rien aura plus à perdre qu’à y gagner dans ce qui semble être aujourd’hui une avancée significative dans l’utilisation de ces énergies nouvelles, et à priori sans retour en arrière.

Mais attention, si cela n’est pas suivi d’effet sur le prix d’achat de ces nouveaux véhicules, j’y reviens (voir plus haut), il sera justement difficile de rattraper ce temps perdu. Tablons donc sur la saine concurrence pour y remédier, mais aussi sur la dynamique actuelle qui touche l’ensemble des transports, puisque que de nombreux projets se mettent en place dans le ferroviaire (train à hydrogène), le naval (GNV), et bien sûr l’aéronautique, certainement le plus gros chantier de ces prochaines années. Allez, plus de temps à perdre.

Jacques Samela

 

A lire :

. https://www.automobile-propre.com/a-contresens-le-film-qui-demonte-les-intox-sur-la-voiture-electrique-tient-ses-promesses/

. https://leseconoclastes.fr/2016/07/petrole-voiture-electrique-signe-t-fin-petrole/

. https://www.automobile-propre.com/voiture-electrique-representer-27-poucents-marche-2028/

. https://www.eco-blog.fr/2015/04/la-voiture-electrique-134-ans-dhistoire/

. https://www.batiactu.com/edito/paris-cherche-a-accelerer-deploiement-bornes-recharge-60718.php?MD5email=$MD5email&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

 

 

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1882 du 19/10/20
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1882 du 19/10/20

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1882 du 19/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 06/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 06/10/20

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Biocontrôle

Publié le par Jacques SAMELA.

Biocontrôle
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Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

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Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

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Les mousquetaires de l'hydrogène français

Publié le par Jacques SAMELA.

Les mousquetaires de l'hydrogène français
Les mousquetaires de l'hydrogène français

Si il y a un sujet d’actualité autre que celui de la crise sanitaire, c’est bien celui de l’hydrogène et de ses possibles applications, et donc de sa réponse à la problématique environnementale.

Mais justement, comme ce sujet est plus que relaté dans l’ensemble des médias, et ne souhaitant pas être redondant, je vais plutôt essayer d’être différent, en vous présentant plutôt ce qui semble être les précurseurs français, quatre en tout, PME, et n’ayant pas attendues l’engouement actuel pour cette technologie que tout le monde s’arrache,  pour s’y pencher.

Mais au fait, et avant de vous présenter la première entreprise, connaissez-vous les tenants et aboutissants de l’hydrogène, son origine, sa constitution, etc… ? Non, ou si peu ? Comme moi en fait. Donc je vous invite à suivre ce lien, assez explicite, voire un peu compliqué, mais nécessaire pour comprendre ce que cette technologie peut apporter : (https://www.cea.fr/comprendre/Pages/energies/renouvelables/essentiel-sur-hydrogene.aspx). Bonne lecture.

Et donc, sans pour autant faire de préférences entre les protagonistes de mon sujet, c’est par le plus ancien que je vais commencer, soit McPhy Energy ou McPhy (www.mcphy.com), créé en 2008.

Développant des stations de recharge d’hydrogène, ainsi que des électrolyseurs, son activité débuta après des recherches au CNRS (www.cnrs.fr) sur les technologies de l’hydrogène, pour se poursuivre en 2010 avec le Liten du CEA (www.liten.cea.fr) afin d’élaborer une solution de stockage d’hydrogène sous forme solide à l’échelle industrielle.

Depuis, l’entreprise se consacre à deux activités principales que sont l’installation de stations de recharge d’hydrogène, et la fabrication d’électrolyseurs, qui à partir de l’eau ou de l’électricité prise sur le réseau (énergies permanentes), ou au sortir de parcs éoliens et solaires (énergies renouvelables intermittentes), produit de l’hydrogène.

Et cela fonctionne, car après avoir levé la bagatelle de 180 millions d’Euros le mois dernier, elle va pouvoir tout en préparant son avenir, s’atteler  à réaliser ses missions actuelles que sont de fournir à temps ses électrolyseurs pour la plus grande station d’hydrogène zéro carbone en Europe (20 MW), qui est au Pays-Bas, ensuite de répondre, après avoir signé un protocole d’accord le 14 octobre dernier,  aux besoins énormes du leader mondial des services d’ingénierie et de construction, TechnipFMC (www.technipfmc.com), interpellé justement par l’utilisation, déjà, de sa technologie dans près de 300 usines dans le monde, et complétée par l’installation de 5 stations spécifiques dans la région Auvergne Rhône-Alpes (AURA), dans le cadre du projet régional appelé Zéro Emission Valley (https://www.auvergnerhonealpes.fr/278-pour-une-filiere-hydrogene-d-excellence.htm), un petit contrat de 11 millions d’Euros, équivalent à quelques Euros près à son chiffre d’affaires de 2019 (11,4 M€), qui on l’imagine, devrait encore augmenter cette année.

Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20
Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20

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On suivra cela comme l’on suivra également avec attention l’évolution du deuxième protagoniste de mon sujet, en l’occurrence Symbio (www.symbio.one), créé en 2010 par son président actuel, Fabio Ferrari, sous l’appellation Symbio FCell.

Sa particularité, c’est de produire des piles à hydrogène entre 5 et 400 Kilowatts pour tous types de transports utilisant l’énergie électrique (utilitaires, bus, poids lourds, bateaux), avec comme conséquence d’élargir leur autonomie de plusieurs centaines de km, tout en assurant un temps de recharge ne dépassant pas les dix minutes.

Ayant souhaité au début élaborer des véhicules tout en les vendant directement au client, Symbio est devenu désormais un vrai équipementier automobile, n’intervenant donc que dans la création et la mise en place de leurs systèmes de piles à hydrogène, laissant la vente aux constructeurs, comme par exemple pour le modèle du groupe Renault, la Kangoo ZE H2, utilisée par nombre de clients prestigieux comme La Poste, DHL, le groupe Colas, ou encore le Crédit Agricole, qui, à la fin 2017,  permirent à l’ensemble de ces véhicules de dépasser le million de km parcourus, et aujourd’hui trois millions.

Et demain, avec son acquisition en novembre 2019 par l’alliance Michelin-Faurecia, son souhait de devenir le leader mondial de la mobilité hydrogène pourra certainement se réaliser plus rapidement que prévu, grâce notamment à la construction de son usine en Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), où il pourra y produire en nombre sa gamme appelée « Stackpak », devenant en cela la plus grande usine de production en Europe, avec une capacité de 200 000 unités par an prévue en 2030.

Mais avant cela, ne chômant pas, il participe lui aussi au projet Zero Emission Valley (voir plus haut), ainsi qu’à celui de la région Normandie, appelé lui EasHyMob (https://eashymob.normandie.fr/), sans oublier l’élaboration d’un petit camion appelé Maxity, d’un bateau traversier à Nantes, le Navibus H2, et d’un prototype de voiture de course commercialisé par la société italienne de design automobile, Pininfarina (www.pininfarina.it), appelée elle la H2 Speed, avant l’arrivée d’une benne à ordure ménagère électrique, prévue pour le fin de l’année. Que de projets en perspective.

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20
Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Ce que ne manque pas d’avoir notre troisième acteur, Lhyfe (www.lhyfe.com) dont la particularité, mais surtout son souhait le plus cher, est de produire et de distribuer de l’hydrogène fabriqué sans énergie fossile (95 % de la production mondiale actuelle, soit 830 millions de tonnes de CO2 émis chaque année), ni électricité nucléaire, que l’on appelle déjà communément hydrogène vert (gaz propre obtenu par le procédé de l’électrolyse de l’eau, et sans dioxyde de carbone), afin de le différencier de l’hydrogène gris (extrait à partir d’énergies fossiles comme le charbon, le pétrole), ou de l’hydrogène bas carbone (produit par électrolyse à partir du réseau électrique, donc du nucléaire).

Et comme son jeune âge (2017) n’est en rien un frein pour son développement, une première usine est déjà en construction en Vendée (Bouin), avec comme idée de produire de l’hydrogène issu d’un parc éolien proche. Son inauguration est prévue pour l'année prochaine, et son objectif premier sera de le distribuer à des stations-services équipées pour accueillir les 300 kg d’hydrogène journalier, pouvant alimenter près de 700 voitures, bus, ou camions.

Ensuite, il est prévu de développer une vingtaine d’unités similaires en Europe dans les 4 ans à venir, aidé en cela par le leader mondial dans la fabrication d’électrolyseurs depuis les années 1920, le norvégien Nel (www.nelhydrogen.com), avec qui il vient de signer un accord cadre. L’ensemble devrait totaliser une puissance de 60 mégawatts, et produire de 6 000 à 10 000 tonnes d’hydrogène par an.

Seulement, qui dit force du vent, dit aussi rendements inégaux et baisse de production, d’où l’obligation  de compenser ces manques par l’utilisation des autres sources  d’énergies non fossiles que sont l’électricité photovoltaïque, hydraulique, ou issue de la biomasse solide, et avec comme idée à moyen terme, de s’installer à proximité des champs d’éoliennes offshore, car les vents y sont plus réguliers et puissants.

Mais avant cela, la société assure aujourd’hui avoir mis au point un outil prédictif, capable d’anticiper les jours de faible vent, lui permettant d’ajuster sa production, et de répondre aux besoins de ses clients actuels sans pour autant être trop dépendant des aléas climatiques. Bon vent donc.

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Ce dont aura besoin également notre quatrième comparse, en l’occurrence, Atawey (www.atawey.com), créé en 2012, et dont l’activité principale consiste à élaborer des solutions décentralisées d’hydrogène, sous forme de stations-services.

A l’origine, l’idée première des fondateurs, étaient de répondre aux enjeux du stockage de l’énergie sur des sites isolés sans réseau électrique, mais, certainement pas encore mur, ils décidèrent de ralentir sur ce sujet, afin de se concentrer sur ce qui fait donc aujourd’hui leur succès, des petites stations où le stockage de l’électricité est à hydrogène, à fin de recharge de véhicules divers et variés (vélos, engins de manutention, engins spéciaux), au moyen d’une brique à électrolyse, pouvant être alimenté par des panneaux solaires, des éoliennes, ou tout simplement par le réseau électrique. La Blockchain pourrait même y apporter sa contribution.

Et aujourd’hui, ce sont près d’une vingtaine de stations qui sont déployées en France, avec notamment l’appui du groupe ENGIE Cofely (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/nouvelles-energies/hydrogene-renouvelable/), qui en assure de son côté la maintenance d’une dizaine de stations appelées HyStart (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/offres-globales/hystart/), une solution dite locative d’avitaillement hydrogène destinée aux collectivités, et qui utilise ce savoir-faire.

Savoir-faire que les dirigeants ne comptent pas limiter au seul hexagone, mais bien évidemment le proposer à l’export, avec une destination phare que représente notamment la Californie, premier marché mondial pour la mobilité hydrogène aujourd’hui, d’où leur présence l’année dernière au CES de Las Vegas avec l’accélérateur européen InnoEnergy (www.innoenergy.com), avec j’imagine l’idée de proposer également leurs solutions de stockage d’énergie pour les sites isolés, qui, dans le cadre de ce vaste territoire que représente les Etars-Unis, pourraient répondre à des besoins actuels et  futurs dans le cadre du projet du nouveau président américain censé apporter 2 000 milliards de dollars pour verdir son pays.

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Ce qui devrait être également le cas en Europe, où l’hydrogène y aura plus que sa place, les nombreux projets l’attestent, et donc en France, où le gouvernement, dans le cadre de son plan de relance, mais pas seulement, a décidé d’y consacrer plus de 7 milliards d’Euros d’ici 2030.

Il y a donc des chances que ces quatre sociétés en bénéficieront, et que par leur anticipation, elles deviendront même les leaders de ce marché en devenir, donnant l’envie à d’autres (il y en a déjà) de proposer de nouvelles solutions toujours plus innovantes, à même de répondre aux challenges de demain dans le cadre de la transition énergétique en cours.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Challenges

. La tribune

. Les Echos

. 20 minutes

. Le Figaro

. www.automobile-entreprise.com

. https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/symbio-fcell-l-expertise-des-piles-a-hydrogene-pour-les-transports

. https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/04/10/symbio-embauche-et-veut-demenager-qmtj

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/apr%c3%a8s-18-mois-de-tests-une-nouvelle-phase-commence-pour-les-trains?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+358

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-france-vise-une-production-d-hydrogene-propre-a-partir-du-nucleaire-et-avec-l-aide-de-l-allemagne-851567.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200701&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/7-milliards-d%E2%80%99euros-sur-dix-ans-pour-le-d%C3%A9veloppement-de-l?Composites_Informations_N__365

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/hydrogene-la-france-detaille-a-son-plan-a-7-milliards-deuros-1240547

. https://www.lesechos.fr/monde/europe/le-plan-de-bruxelles-pour-faire-decoller-lhydrogene-en-europe-1222344

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/programmation-pluriannuelle-de-l%e2%80%99%c3%a9nergie-2020-2028-les-objectifs-de?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+357

. https://www.brefeco.com/actualite/plasturgie-caoutchouc-composites/plastic-omnium-remporte-un-nouveau-contrat-pour-le?sk=5621f64f08fa02eab1cffd7639e53f1e

 

A ne pas manquer :

. Webinaire du 08 décembre 2020 : Projets de stockage d’énergie (batteries, hydrogène) / https://mb.france-innovation.fr/emailing/52445/2875/r16jyahpbefzuusgsohzbvygioveoyphjvb/emailing.aspx

. https://www.hyvolution-event.com/fr

 

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 04/09/20

Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020
Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020
Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020

Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020
Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020

Publié dans L'entreprise du mois

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Octobre 2020

Publié le par Jacques SAMELA.

Octobre 2020
Octobre 2020

PARTENARIAT. Public-privé au Kenya pour le groupe Vinci, avec l’obtention d’un contrat de 1,3 milliard d’Euros pour la construction de l’autoroute Nairobi-Nakuru-Mau Summit, soit 175 km, avec également une exploitation et une maintenance assurée pour trente ans.

L’Usine Nouvelle du 01 octobre 2020

 

OBJECTIF. Atteint pour le groupe PSA au cours des huit premiers mois de l’année, avec son titre de bon élève des constructeurs automobiles en Europe sur les émissions de CO2, fixé à 92 grammes en cycle NEDC.

L’Usine Nouvelle du 02 octobre 2020

 

COUVERTURE. D’un tiers de la consommation électrique en France par les énergies renouvelables au 2ème trimestre (33,2 %), qui avec une puissance totale de 54.690 MW à fin juin 2020, représente une situation jamais atteinte.

Batiactu du 02 octobre 2020

 

PREMIERE. Pour le fabricant français de lubrifiants hautes performances pour l’industrie, Condat (www.condat.fr), en ouvrant une filiale en Italie, après l’acquisition du fonds de commerce d’une société italienne très active dans le domaine des lubrifiants pour la frappe à froid et le travail des métaux appelée Kemmo.

Bref Eco du 05 octobre 2020

 

ATTRIBUTION. Du prix Nobel de chimie à la française Emmanuelle Charpentier, en commun avec l’américaine Jennifer Doudna, pour leurs travaux dans le domaine dit des ciseaux génétiques « Crispr-Cas9 », considérés comme les plus pointus de la technologie génétique, permettant la modification de l’ADN des animaux, des plantes et des micro-organismes, et pouvant contribuer à de nouvelles thérapies contre le cancer, voire guérir des maladies héréditaires.

Francinfo du 07 octobre 2020

 

LEVEE 1. De 90 millions de dollars pour le lillois Exotec (www.exotec.com), fournisseur de solutions intra-logistiques et créateur des robots Skypod. L’entreprise prévoit d’augmenter ses capacités de production jusqu’à 4000 robots par an d’ici 2021.

VIPress.net du 07 octobre 2020

 

LEVEE 2. De 372 millions de dollars pour la start-up Ynsect (www.ynsect.com), spécialisée dans la production d’insectes à des fins nutritionnelles au sein de fermes verticales. Elle ambitionne de construire la plus grande ferme du monde à Amiens, dans les Hauts de France.

Frenchweb.fr du 07 octobre 2020

 

NOMINATION. A la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) de la française Odile Renaud-Basso, directrice du trésor. 1ère femme élue à ce poste, elle est la 4ème personne de nationalité française à diriger la banque, confortant en cela la domination de la France à la tête des grandes institutions internationale avec 4 présidents sur 8 à la Berd, 2 sur 4 à la Banque centrale européenne, et près de la moitié des directeurs généraux au FMI.

Reuters du 08 octobre 2020

 

RENOVATIONS. Multiple pour Vinci en Australie, avec deux nouveau contrats autoroutiers sur la côte Est et en Galles du Sud. Ils font suite à deux autres signés en juin dernier.

Batiactu du 09 octobre 2020

 

INAUGURATION. Du sixième centre de recherche dans l’Hexagone pour le groupe chinois Huawei, où il a déjà déposé 215 brevets depuis 2013, aidé en cela par plus de 200 chercheurs.

VIPress.net du 12 octobre 2020

 

HAUTEURS. Pour la station de ski de Val Thorens, qui après avoir été récompensée 5 fois par le titre de « meilleure station de ski en Europe », plusieurs fois « meilleure station de ski au monde), vient d’obtenir par le site dédié au tourisme et à la culture (www.europeanbestdestinations.com), le plus visité au monde, le titre de « meilleure station de ski d’Europe », dont elle est la plus haute, tout en étant également le plus grand domaine skiable avec 600 km de pistes.

Easy Voyage du 13 octobre 2020

 

CHOIX. De Thales Alenia Space pour la construction de deux modules de la Lunar Gateway, future station spatiale placée en orbite lunaire, et du groupe Airbus pour la conception d’une sonde qui devra rapporter sur terre les échantillons de sol martien, dans le cadre du programme Mars Sample Return de la NASA.

Challenges du 14 octobre 2020

 

LEVEE 3. De 180 millions d’Euros pour le spécialiste français de l’hydrogène vert, McPhy* (www.mcphy.com). 

IMPLANTATION. Du danois Re-Match (www.re-match.dk) en Alsace, afin de se développer en France et en Europe du sud. Spécialiste du recyclage de terrains de sport en gazon synthétique, l’investissement prévu est estimé entre 10 et 15 millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 14 octobre 2020

 

COMMANDE. D’A320NEO pour le groupe Airbus par la compagnie aérienne grecque Sky Express, représentant 442 millions de dollars.

Economie Matin.fr du 16 octobre 2020

 

ACCELERATION. De son développement en Europe du Nord pour l’ingénieriste français Artelia (www.arteliagroup.com), après le rachat du danois MOE (www.moe.global) fin 2019, une participation majoritaire cet été dans la société Principia (www.principia-group.com), spécialisée dans les études marines, et l’acquisition en octobre de la société norvégienne Olav Olsen (www.olavolsen.no).

Batiactu du 19 octobre 2020

 

AUGMENTATION. De la consommation des français en septembre, avec une progression de 2,7 %, et après une autre progression en août de 1,3 %.

Economie matin.fr du 20 octobre 2020

 

FORT. Rebond des embauches en France depuis la rentrée de septembre, avec + 72,9 %, dont + 82,1 % dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Boursier.com du 21 octobre 2020

 

INSTALLATION. Du groupe Vinci en Nouvelle-Zélande après l’attribution de deux nouveaux lots après celle d’un contrat précédent consacré lui à la conception-réalisation sur le grand projet ferroviaire City Rail Link à Auckland, permettant de doubler le nombre de personnes désirant se rendre dans le centre-ville de la capitale, soit plus de 50 000 passagers par heure.

Batiactu du 26 octobre 2020

 

CREATION. Avec le groupe Total du consortium Northern Endurance Partnership, dédié à un nouveau projet de stockage sous-marin de CO2 en mer du Nord. Les autres sont BP, Shell Equinor, et ENI.

SELECTION. Des sièges d’avions ultralégers « TiSeat E2 » de la société Expliseat (www.expliseat.com) par l’avionneur chinois Comac et son avion régional ARJ21, après Airbus, Boeing, Dassault.

CONSTRUCTION. D’une unité de biochimie sur la plateforme de Carling-Saint-Avold en Moselle par la start-up australienne Circa Sustainable (www.circagroup.com), soit le 3ème projet de biotechnologie sur ce site, devant générer à l’horizon 2023 une quarantaine d’emplois directs.

L’usine Nouvelle du 26 octobre 2020

 

INVESTISSEMENT. A Obernai dans une nouvelle usine de fabrication de masques de protection de type FFP2/FFP3 pour le groupe allemand Dräger (www.draeger.com). Sur une superficie de 4 000 m3, elle devrait générer une cinquantaine d’emplois.

Mesures.com du 26 octobre 2020

 

LANCEMENT. De deux projets stratégiques dans la cybersécurité et la 5 G pour le groupe finlandais Nokia à Lannion dans les côtes d’Armor.

VIPress.net du 26 octobre 2020

 

EXPANSION. Internationale continue pour le bureau d’études en ingénierie géotechnique Fondasol (www.fondasol.fr), après l’acquisition d’un acteur canadien.

Batiactu du 27 octobre 2020

 

CHUTE. De 11,5 % du chômage au 3ème trimestre, soit 475 900 inscrits en catégorie A en moins, ainsi que durant le mois de septembre avec – 0,4 %, soit le 5ème mois de baisse.

Boursier.com du 27 octobre 2020

 

REALISATION. D’un complexe de recyclage et de valorisation des déchets appelé le « North London Heat and Power Project » au nord de Londres pour le groupe Vinci Construction, permettant d’économiser l’équivalent de 215 000 tonnes de CO2 par an, sur un territoire d’environ 2 millions d’habitants.

Batiactu du 28 octobre 2020

 

*Rendez-vous ce vendredi 20 novembre 2020

Publié dans Revue de presse

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Soitec, Technicolor (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Soitec, Technicolor (suites)
Soitec, Technicolor (suites)

SOITEC ENREGISTRE UNE HAUSSE SÉQUENTIELLE DE SES VENTES TRIMESTRIELLES DE 27,1%

https://vipress.net/soitec-enregistre-une-hausse-sequentielle-de-ses-ventes-trimestrielles-de-271/

22 Oct 2020 

Soitec annonce un chiffre d’affaires de 140,8 millions d’euros pour le 2e trimestre de l’exercice 2020-2021 (clos le 30 septembre 2020), en hausse de 1,3% par rapport au 2e trimestre 2019-2020. Cette hausse résulte d’une croissance de 3,5% à périmètre et taux de change constants et d’un effet de change négatif de 2,2%. Par rapport au 1er trimestre 2020-2021, le chiffre d’affaires du 2e trimestre enregistre une croissance séquentielle de 27,1% à périmètre et taux de change constants.

Par rapport au 2e trimestre 2019-2020, le chiffre d’affaires réalisé au 2e trimestre 2020-2021 reflète une performance contrastée avec une légère croissance des ventes de substrats RF-SOI dédiés aux applications de radiofréquence pour smartphones, une baisse des ventes de substrats Power-SOI et FD-SOI dédiés aux marchés de l’automobile, de l’IoT et des produits grand public, une bonne performance des autres produits de spécialité SOI (Imager-SOI et Photonics-SOI) et une nouvelle forte hausse des ventes de substrats POI dédiés aux filtres RF pour smartphones.

« La solide performance réalisée au cours du deuxième trimestre de notre exercice fiscal 2020-21 montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif d’un chiffre d’affaires annuel stable à périmètre et taux de change constant. Comme attendu, nous avons enregistré un rebond de nos ventes par rapport au premier trimestre et nous continuons d’anticiper une croissance séquentielle soutenue dans la deuxième partie de l’année. Nos ventes ont continué d’être portées par l’augmentation de la surface de RF-SOI liée au déploiement des générations cellulaires 4G et 5G, qui stimule également la demande de substrats POI dédiés aux filtres RF », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a été en mesure de maintenir la production sur l’ensemble de ses sites industriels, livrer ses clients, poursuivre l’avancement de tous ses projets de R&D majeurs conformément à leurs feuilles de route et, enfin, augmenter la capacité de production de plaques de 150 mm à Bernin 3.

Soitec confirme attendre pour l’exercice 2020-2021 un chiffre d’affaires stable à périmètre et taux de change constants ainsi qu’une marge d’EBITDA autour de 30% pour l’activité de sa division Electronique.

 

TRANCHES RF-SOI : SOITEC REMPORTE UN CONTRAT PLURIANNUEL AUPRÈS DE GLOBALFOUNDRIES

5 Nov 2020 / VIPress.net

Soitec annonce un accord pluriannuel de fourniture à Globalfoundries (GF) de tranches de silicium sur isolant de 300 mm destinées aux applications de radiofréquence (RF-SOI). Cet accord stratégique sécurise la fourniture de substrats qui permettront à GF d’étendre sa position dans la fourniture de solutions destinées aux prochaines générations de smartphones.

Cet accord d’approvisionnement stratégique va permettre à Globalfoundries de répondre à la demande croissante pour sa technologie 8SW RFSOI utilisée par les principaux fournisseurs de modules frontaux destinés aux smartphones 5G sub-6 GHz. Dédiée à la radiofréquence, la technologie 8SW RF-SOI est dédiée à la production de modules frontaux (Front End Module, FEM) équipés des commutateurs et amplificateurs à faible bruit (Low Noise Amplifiers, LNA). Elle est optimisée pour offrir la meilleure combinaison de performance, efficacité énergétique et intégration numérique requise par les concepteurs et les fournisseurs actuels et futurs de smartphones 4G LTE et sub-6 GHz 5G. Cette nouvelle plateforme utilise les substrats RF-SOI de dernière génération développés par Soitec.

Les principaux fournisseurs de composants pour les smartphones sub-6 GHz 5G comptent parmi les clients de la technologie 8SW RF-SOI de Globalfoundries.

« Actuellement, huit smartphones sur dix sur le marché contiennent des composants sur silicium manufacturés par Globalfoundries et la demande pour nos solutions différenciées de radiofréquence continue de monter en flèche alors que le secteur est en transition vers la 5G. La révolution de la 5G ne pourrait se faire sans Globalfoundries et nos solutions de radiofréquence qui sont à la pointe de ce qui se fait dans l’industrie. La sécurisation de notre approvisionnement en plaques auprès de Soitec, notre partenaire de longue date, est stratégique. Elle va permettre à Globalfoundries de répondre à la demande toujours croissante pour nos solutions dédiées à la 5G », déclare Bami Bastani, senior vice president en charge des applications pour les infrastructures mobiles et sans fil chez Globalfoundries.

« Avec nos unités industrielles en France et à Singapour, nous avons installé la plus grande capacité mondiale de fabrication des substrats les plus avancés pour répondre aux besoins du marché 5G en pleine croissance. Avec cet accord pluriannuel, nous sommes très heureux de renforcer encore notre partenariat de longue date avec Globalfoundries », ajoute Bernard Aspar, directeur général adjoint de Soitec.

Ce nouvel accord renforce les relations étroites qui existent déjà entre Globalfoundries et Soitec. En 2017, les deux sociétés ont conclu un accord de fourniture d’une durée de cinq ans pour les tranches de silicium sur isolant FD-SOI destinées à la plate-forme 22FDX de GF. Implantée à Dresde, en Allemagne, la plateforme 22FDX de GF a depuis lors généré 4,5 milliards de dollars de revenus liés à la conception de plus de 350 millions de puces.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

 

TECHNICOLOR AURA RÉDUIT SES EFFECTIFS DE PRÈS DE 30% À LA FIN DE L’ANNÉE

https://vipress.net/technicolor-aura-reduit-ses-effectifs-de-pres-de-30-a-la-fin-de-lannee/

6 Nov 2020 

Lors de la présentation de ses résultats du 3e trimestre, le groupe français Technicolor s’est déclaré confiant dans la réalisation de son objectif de réduction de coûts de plus de 160 millions d’euros sur l’année, portées par une réduction des effectifs permanents de près de 30% par rapport à décembre 2019.

On ne connaît pas le détail de la réduction de ses effectifs par branche d’activités (maison connectée, services de production, services DVD), ni par pays. Les salariés de Technicolor à Cesson-Sévigné près de Rennes savent néanmoins depuis juillet que 110 postes seront supprimés sur 286 emplois sur le site spécialisé dans les décodeurs numériques.

Le groupe vise désormais 325 millions d’euros d’économies de coûts d’exploitation à horizon 2022. A fin septembre 2020, Technicolor avait déjà réalisé 109 millions d’euros d‘économies, et, comme indiqué précédemment, prévoit de réaliser plus de 160 millions d’économies en 2020.

« Le groupe a démontré sa résilience face à la crise de la Covid-19 au cours du troisième trimestre. Le plan de transformation du groupe a permis d’améliorer significativement la rentabilité et la génération de trésorerie sur un an, même si Technicolor a souffert en termes de chiffre d’affaires au cours de cette période difficile. Nous restons donc confiants dans la réalisation de nos perspectives 2020 et 2022 ainsi que dans la réalisation d’une croissance rentable, d’une génération de trésorerie et d’une création de valeur pour nos actionnaires. Suite à l’achèvement de notre restructuration financière, Technicolor dispose désormais de la structure financière adéquate et des financements suffisants pour mener à bien ses projets de transformation et d’expansion », a déclaré Richard Moat, directeur général de Technicolor.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de Technicolor est en chute de 19,2%, à 2,23 milliards d’euros par rapport aux 9 premiers mois de 2019, dont -41,6% dans la division Services de production (à 390 M€), – 21,8% dans la division Services DVD (à 495 M€) et -6,6% dans la division Maison Connectée (à 1327 M€).

Pour le seul 3e trimestre, le chiffre d’affaires de la Maison Connectée (l’activité qui intéresse le plus notre profession) s’élève à 488 millions d’euros, en hausse de 10,6% d’une année sur l’autre à taux constants (+41,2% en Amérique du Nord) et de 4,2% à taux courants. La division a connu un ralentissement de la demande et des contraintes d’approvisionnement en Eurasie, qui ont été partiellement compensées par une demande accrue de la division câble nord-américaine, qui maintient sa position de leader sur le segment haut débit et sur le segment vidéo basé sur Android. Les choix stratégiques visant à se concentrer sur l’accès haut débit et à transformer les opérations pour accroître l’efficacité se sont révélés efficaces dans le contexte de la Covid-19. Les résultats sur les neuf premiers mois de 2020 valident la solidité et l’avenir du business model de Maison Connectée, souligne l’avis financier du groupe.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2016, intitulé : Technicolor, un fringant centenaire

 

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Glowee (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Glowee (suite)
Glowee (suite)

Glowee, la start-up qui produit de la lumière biologique : rencontre avec sa fondatrice, Sandra Rey

https://www.manager.one/fr/journal/sandra-rey-glowee/

Le 20 octobre 2020

 

Sandra Rey est la fondatrice et CEO de Glowee, une startup proposant une alternative à la lumière électrique avec un système de lumière biologique qui permet de réduire l’impact environnemental de la lumière et d’améliorer le confort en ville.

Pour le Journal du Manager, Sandra a accepté de nous parler de son parcours, de ses ambitions et des enjeux environnementaux de demain.

Pourquoi avoir décidé de créer une start-up dans la bioluminescence ? Comment cette idée vous est-elle venue ? 

Cette idée est venue quand j’étais étudiante en école de design. J’ai participé à un concours qui s’appelle le Prix ArtScience dont le thème était la biologie et on a été orienté sur la problématique générale de la lumière. Très vite, on a fait deux constats : le premier est qu’aujourd’hui la lumière est un vrai enjeu, à la fois économique, écologique, voire même sanitaire parce que c’est un besoin universel.

Aujourd’hui, on a des systèmes qui sont assez polluants, notamment sur leur production et leur fin de vie, mais aussi des problématiques de pollutions lumineuses qui dérangent la biodiversité. Il y a donc beaucoup de sujets autour de la lumière.

De l’autre côté, on a découvert la bioluminescence à travers des vidéos sur les poissons des abysses. C’est une lumière que tout le monde connait, tout le monde sait que les lucioles existent, cette lumière est en fait de la bioluminescence. À ce moment-là, on s’est dit que si ces poissons étaient capables de produire de la lumière et qu’il existe des technologies permettant de copier et d’imiter ces phénomènes naturels, alors il s’agissait peut-être d’une solution pour régler les problématiques et enjeux liés à la lumière.

Comment avez-vous développé ce projet ? Par quelles étapes êtes-vous passée ? 

Au début, ce fut une question d’opportunités. En gagnant ce concours, on a gagné un petit peu de visibilité dans les médias sur un projet qui était vraiment très conceptuel entre des slides Powerpoint et des photos sur Photoshop. Cette visibilité nous a amené beaucoup d’énergéticiens, de collectivités et de constructeurs, qui nous ont écrit pour nous demander comment cela fonctionnait et si on pouvait travailler ensemble. Tous ces échanges m’ont vraiment convaincue qu’il y avait un marché, une réelle opportunité et un réel besoin. J’ai commencé à rencontrer tous ces gens de manière un peu opportuniste et petit à petit, j’ai eu envie d’en faire un véritable projet d’entreprise.

Je suis passée par une première étape, on m’a offert une paillasse de laboratoire à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans le cadre d’un programme d’accompagnement. J’ai pu y recruter un stagiaire en biotechnologie. Ensemble, nous avons commencé à travailler sur le sujet dans le but de faire une première preuve de concept. Globalement, il s’agissait de reproduire le phénomène de bioluminescence dans un laboratoire et de voir comment l’améliorer pour en faire un produit de lumière.

La première étape a été suffisamment concluante pour me donner envie de continuer l’aventure et de créer l’entreprise à l’issue de ce stage, c’était à la fin de l’année 2014. J’ai créé l’entreprise à ce moment-là, en continuant en parallèle d’aller voir beaucoup de prospects potentiels et de comprendre ce qu’ils attendaient de nous, quels étaient leurs besoins. J’ai ainsi commencé à construire petit à petit une offre.

Qui sont vos clients, et que leur proposez-vous ? 

L’ambition du projet a toujours été de mettre la lumière dans la ville. Tout ce qu’on met en place avec Glowee est dans ce but, de faire en sorte qu’on puisse créer du mobilier urbain bioluminescent, de la signalétique et de l’intégrer vraiment au coeur de la ville. On a signé un premier contrat pour un projet de 2 ans avec la ville de Rambouillet, qui sera donc notre première ville pilote. On travaille main dans la main avec eux pour concevoir et expérimenter le premier mobilier urbain bioluminescent. En ce moment, on est dans une phase où on essaye de s’intégrer à l’écosystème des aménageurs, des constructeurs, des collectivités, des conseils départementaux, de toutes les organisations qui pourraient se servir de notre lumière dans leurs projets et, dès à présent, comprendre comment on pourrait s’intégrer pour des projets à raison de 3 à 7 ans. C’est vraiment le gros du travail aujourd’hui chez Glowee.

À coté, on a encore beaucoup de R&D afin d’améliorer nos performances pour être compatible avec un usage en extérieur. Par ailleurs, on a toujours eu une stratégie de vouloir montrer nos produits, les commercialiser, et surtout montrer le niveau de maturité technologique dès qu’on avait quelque chose de concret. On a donc fait beaucoup d’installations éphémères pour l’événementiel, avec derrière une vraie ambition pédagogique pour montrer ce que c’est, pour expliquer comment cela fonctionne et pourquoi c’est si important pour demain.

On a également lancé un projet qui s’appelle la Glowzen Room qui est une salle de relaxation illuminée par la bioluminescence. Elle est dédiée aux hôtels et au milieu du bien-être. C’est un produit qui nous permet d’une part d’être commercialisés, de s’attaquer à un marché qui est très intéressant et qui est en demande de ce type de système, et d’autre part, d’agir comme une sorte de prototype, pour se rendre compte des challenges techniques et opérationnels qu’on va avoir par la suite. Cela nous permet d’avoir déjà des systèmes qui fonctionnent sans nous au quotidien et donc de faire beaucoup de progrès sur la manière dont on va pouvoir les gérer dans le futur.

La première Glowzen Room est installée dans un château qui s’appelle « Chapeau Cornu » entre Lyon et Grenoble. C’est un véritable enjeu pédagogique parce que chaque personne qui passe dans cette salle a conscience que la lumière vivante existe et qu’on peut en faire des choses assez incroyables. 

La lumière vivante reste pour le moment assez inconnue, avez-vous en amont un travail de sensibilisation à faire ?

Tout à fait ! C’est d’ailleurs dans cette optique que nous avons créé l’été dernier un jeu de société pour découvrir la bioluminescence. Le jeu s’appelle Biolumia et l’enjeu est de concrétiser ce travail de pédagogie qu’on fait depuis plusieurs années autour de la bioluminescence, faire connaître un peu ces merveilles technologiques. Ce projet a été lancé sur Ulule en crowdfunding et l’objectif est de voir comment on peut le distribuer.

On est vraiment sur un enjeu pédagogique où l’on fait de la sensibilisation sur la bioluminescence mais aussi sur les océans de manière générale. On reverse notamment une partie des fonds à l’association la Fondation de la Mer. C’est un projet assez global qui porte les valeurs de Glowee. Cette mission pédagogique a pour but de faire en sorte que le jour où nous sommes prêts à déployer notre technologie dans les villes, la bioluminescence soit quelque chose de connue et d’accepter, pas juste un truc un peu bizarre qu’on fait en laboratoire.

Pour comprendre concrètement, qu’allez-vous faire avec la ville de Rambouillet ?

Du mobilier urbain signalétique. L’objectif est ici de signaler un lieu : le centre culturel de la ville.

Comment fonctionne la bioluminescence ? Quels sont ses avantages ? 

La bioluminescence est une réaction chimique qui arrive chez beaucoup d’animaux et qui permet de produire un photon. On utilise cette bioluminescence à l’échelle de bactéries marines qui sont naturellement bioluminescentes. On fait évoluer ces bactéries dans nos laboratoires pour les rendre plus performantes dans leur production de lumière. Ensuite, on leur crée un environnement idéal qui leur permet également de produire une lumière de meilleure qualité, et de manière continue. C’est une sorte de petit aquarium dans lequel viennent se reproduire ces bactéries bioluminescentes.

Concernant les avantages, la bioluminescence est tout d’abord une matière première qui est biosourcée et biodégradable. En résulte un impact environnemental extrêmement faible sur tout le cycle de vie du produit. La LED a beaucoup d’avantages en comparaison avec les ampoules à incandescence vis-à-vis de sa consommation énergétique au moment de son utilisation. En revanche, en ce qui concerne la production et la fin de vie, les LEDs restent extrêmement polluantes, sans compter qu’elles sont fabriquées à 99% très loin de chez nous donc il y a aussi des problématiques de transports qui viennent agrémenter cette pollution. Aujourd’hui, à leur fin de vie, on les collecte mais on ne sait pas les recycler. L’idée avec Glowee est d’utiliser le vivant pour changer le mode de production de cette lumière.

Autre avantage, la qualité de sa lumière est incroyable, c’est une lumière très douce et assez diffuse. Elle permet de travailler sur des phénomènes aussi bien de pollution lumineuse que de pollution visuelle. La pollution visuelle est la perturbation « esthétique », le fait est qu’aujourd’hui les lumières sont extrêmement agressives en pleine ville, notamment avec l’arrivée des LEDs puisqu’elles ont augmenté par quatre l’intensité lumineuse des villes. La pollution lumineuse est ce qui va déranger la biodiversité, et donc la bioluminescence nous offre plein de clés pour travailler sur cette question. Bien sûr, on éradique pas totalement la pollution lumineuse car cela reste une source de lumière, mais on peut travailler de manière très différente grâce à cette technologie.

Le troisième avantage est que cette lumière est liquide ! Elle peut prendre plein de formes différentes, du volume, de la surface. On va donc pouvoir travailler différemment cette lumière en réduisant l’intensité lumineuse mais en gardant le même type d’éclairement. C’est aussi un enjeu avec les villes de repenser la manière dont on les met en lumière, ce qui correspond beaucoup plus aux besoins d’aujourd’hui qu’aux besoins d’hier.

La bioluminescence peut-elle un jour prendre le pas sur les sources de lumière classiques ? 

Sur des usages dans le paysage urbain comme de la mise en valeur, de la visibilité et du signalement, oui sans aucun problème. En revanche, on ne va pas remplacer la lumière de sa cuisine par de la bioluminescence, ce n’est pas l’objectif. Quand on parle de développement durable, on a souvent tendance à essayer de chercher des solutions miracles. On se dit qu’on peut mettre des panneaux solaires partout et que cela va remplacer tous les réseaux électriques alors qu’en fait, c’est faux. Il n’y a pas « une » source d’énergie magique, de nombreuses sources dépendent de contextes différents. Dans certaines situations, un panneau solaire avec un lampadaire et une LED sera plus intéressant, alors que dans certaines autres, la bioluminescence sera un choix plus judicieux.

Nous, notre objectif est d’intégrer partout où on peut la bioluminescence afin de créer un nouveau mix énergétiques mais sans pour autant avoir une vision radicale. On est convaincu qu’il n’y a pas de solution miracle et qu’une pensée radicale ne permet pas de faire de progrès.

Pourquoi miser sur le crowdfunding pour financer votre projet ? Que retenez-vous de ces expériences ? 

Une des choses intéressantes avec le crowdfunding est que cela permet de démocratiser, de sensibiliser lorsqu’on fait une innovation de rupture comme la nôtre. Le crowdfunding permet également de créer un réseau d’ambassadeurs hyper fort qui va porter le projet. Cela nous paraissait intéressant dans cette démarche-là, d’associer les citoyens à, d’une part cette démarche générale de réduction d’impact environnemental et d’autre part, d’en faire des ambassadeurs qui travaillent avec nous, pour véritablement nous aider. Aujourd’hui, on a quasiment 800 personnes qui nous soutiennent et qui peuvent diffuser le message aussi bien que nous.

Lorsqu’on a un projet assez hybride comme celui-ci, c’est assez compliqué de s’identifier à des fonds d’investissement qui ont déjà des idées très précises sur quoi ils souhaitent investir.

La troisième raison était une question de timing. Le crowdfunding a cet avantage qu’en quelques mois, quelques semaines, on est très vite fixé sur la réussite ou non de la levée de fonds. Les process de levées de fonds traditionnelles sont bien plus longs, et peuvent bien plus facilement « se retourner » d’un jour à l’autre. Pour les débuts de notre aventure, le crowdfunding était vraiment une bonne alternative.

Vous figurez dans le classement Forbes « Under 30 », qui recense les entrepreneurs prometteurs de moins de 30 ans. Quelles sont selon vous les qualités clés pour réussir dans l’entrepreneuriat ?  

Je pense que les premières qualités à avoir sont la passion et la conviction personnelle. Il faut garder en tête que l’entrepreneuriat, c’est très très difficile. Entreprendre, ce n’est pas faire un sprint, c’est un marathon, et sans cette passion, sans cette conviction, c’est impossible de tenir dans la durée.

Ensuite, je dirais la résilience. Il faut savoir accepter et rebondir vite parce que sinon, on se laisse très vite déborder.

Et pour finir, il faut savoir demander de l’aide. Dans mon cas, lorsque j’ai créé ma boite, je n’avais pas toutes les compétences qu’il fallait. Étant donné que je finissais mes études et que je n’avais jamais travaillé, j’avais peu de compétences et surtout dans peu de domaines différents. Une de mes forces est de ne pas avoir peur de montrer ma vulnérabilité auprès de mon réseau, de mes clients ou des mes équipes. Lorsqu’on montre qu’on est vulnérable, les gens vous aident.

On est plus fort ensemble ! 

Vous dites que c’est très difficile d’entreprendre, pouvez-vous développer ce propos ?

Tout d’abord, c’est beaucoup de responsabilités, surtout quand on commence à avoir une équipe. On a notamment la responsabilité de l’emploi des gens, ce qui est un poids conséquent sur les épaules. L’entrepreneuriat, c’est aussi une succession de problèmes… ou plutôt de challenges. Il faut avoir les reins solides et l’envie de voir ces difficultés comme un challenge et non pas comme un problème.

Quelles erreurs sont à éviter lorsque l’on crée son entreprise ? 

La première erreur est de ne pas parler de son projet par peur qu’on vous le vole, et finalement devenir paranoïaque. Pour ma part, je n’ai pas trop eu le choix étant donné que j’ai été propulsée dans les médias sans même avoir commencé. Cela a fait un effet boule de neige mais je me suis rendue compte de tout ce que cela apporte de pouvoir échanger. Cela permet d’avancer plus vite parce qu’on est constamment challengé, donc forcement on réfléchit plus vite, beaucoup mieux et on anticipe beaucoup plus.

La deuxième erreur, à nuancer car cela dépend des situations, je dirais que c’est de vouloir s’associer à tout prix. Je pense qu’il faut savoir se faire confiance. On a tendance à nous dire que ce n’est pas bien d’entreprendre tout seul. Personnellement, je n’ai pas forcément fait le choix d’être seule au départ et je pense avoir fait l’erreur de vouloir à tout prix m’associer. Cela m’a créé beaucoup de complications par la suite. Si je m’étais fait confiance dès le départ, je pense que j’aurais peut-être perdu moins de temps et moins d’énergie.

Ne trouvez-vous pas cela paradoxale de ne pas vouloir s’associer tout en demandant de l’aide dans le développement de son entreprise ?

L’aide ne provient pas obligatoirement d’associés. Cela peut être un mentor, de la famille ou même ses équipes. Je pense qu’il faut juste se faire confiance. Je ne dis pas que c’est moins bien de commencer en étant plusieurs associés avec des compétences différentes, je suis convaincue du contraire, mais quand cela n’arrive pas, il faut être capable de se faire confiance et d’avancer.

Si on doit rencontrer des associés plus tard, alors cela arrivera. Forcer le destin peut mener à des complications qui ne sont pas utiles en début de projet. Il y a déjà beaucoup de sujets à surmonter et donc se rajouter cette contrainte, avec du recul, je trouve que c’est perdre beaucoup d’énergie alors qu’on a besoin de cette énergie pour faire autre chose.

Quelles sont vos ambitions pour Glowee ? 

Mon ambition est que la bioluminescence devienne une véritable alternative à la lumière artificielle, reconnue de tous. Nous avons été capables de transformer la manière dont on fait la lumière aujourd’hui, dont on la consomme, pour pouvoir y intégrer cette nouvelle technologie. Evidemment, on souhaite la voir dans le plus d’endroits possibles.

La deuxième chose serait d’avoir réussi à faire de Glowee une entreprise qui inspire d’autres projets sur cette même thématique de la bioéconomie et de l’utilisation du vivant, pour faire des choses incroyables avec un impact environnemental réduit.

Je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire avec les technologies qu’a développé la nature, pour nous, depuis 3,8 milliards d’années, et j’aimerais que Glowee soit capable d’ouvrir la voie pour d’autres entreprises, sur d’autres thématiques.

Nos remerciements à Sandra Rey, fondatrice et CEO de Glowee.
Propos rapportés par l’équipe de manager.one.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/03/glowee-et-la-lumiere-bioluminescente-fut.html

 

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

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