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Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant
Le rendez-vous de l'Europe : Cela commence vraiment maintenant

Attention, début de révolution en Europe

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attention-d%c3%a9but-de-r%c3%a9volution-en-europe/ar-BB14ZaSK?li=BBkGbOY

Le 03/06/20

L’augmentation du budget et l’acceptation d’une dette européenne représentent un pas en avant spectaculaire. Mais il faut encore que ce principe soit validé et qu'il entre à terme dans le régime de croisière de l’UE.

Tribune. La proposition franco-allemande d’un fonds de relance de 500 milliards d’euros se situe dans le sillage des décisions inédites prises par l’Union européenne (UE) face à la pandémie. Cependant, c’est moins le montant du plan qui fait date que sa logique : jusqu’à présent, il s’agissait surtout d’abaisser les contraintes et de permettre aux Etats de s’endetter plus facilement mais à leur propre risque. Deux bifurcations majeures apparaissent cette fois :

1. L’UE assume le choix de financer des politiques publiques ambitieuses par une décision politique rapide, en sortant du cadre étriqué des lignes budgétaires pluriannuelles. Elle le fait par son propre budget, qui sera alloué aux territoires et aux secteurs les plus touchés par la crise, indépendamment de la contribution de chaque Etat à ces recettes supplémentaires. Cela signifie que l’augmentation du budget européen, donc de ses ressources fiscales (ce qui, dans le vocabulaire europhobe est appelé «transfert»), n’est plus un tabou. Il s’agit certes d’une décision exceptionnelle prise en réaction un événement exceptionnel. Mais la méthode se prête à une généralisation : il s’agit du budget de l’UE et non de dispositifs extraordinaires de solidarité entre l’UE et un Etat-membre, comme dans le cas de la crise grecque. Le soutien de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, à ce projet est clair et elle l’augmente même d’une proposition de prêt de 250 milliards d’euros supplémentaires montre que les choses sont bien parties, et d’autant plus que, le cadre du Green Deal, lancé et récemment confirmé par la Commission, qui se traduira par des dépenses significatives, crée une nouvelle occasion de propositions budgétaires audacieuses qui bousculeront le train-train des négociations interétatiques.

2. La dépense sera rendue possible grâce à un emprunt levé par l’UE en son nom propre et couvert par des bons du trésor, comme le fait n’importe quel Etat. La capacité de l’Europe à s’endetter directement signifie qu’on sort vraiment, et par la grande porte, du registre du «syndicat de copropriété» dans lequel certains se plaisaient à vouloir circonscrire l’UE. En devenant un acteur financier mondial puissant et sûr, qui obtiendra sans doute des marchés une excellente notation, le gouvernement de l’UE opérera un changement d’ampleur comparable à la création de la Banque centrale européenne : cela relativisera d’un coup les mesures, moins puissantes et moins sûres, prises par les Etats nationaux en matière de dette publique.

«I don’t want my money back»

Ces changements tendront à débarrasser la scène politique européenne des débats sordides sur la «mutualisation» des dettes, qui constituent l’un des effets collatéraux d’un système qui n’assume pas sa dimension fédérale. Lorsque l’on construit une infrastructure contribuant au bien public «mobilité durable» comme le TGV Rhin-Rhône en France, comme il s’agit du budget national, l’Ile-de-France ne demande pas de garanties financières aux régions traversées, alors que, pourtant, ses contribuables sont les premiers contributeurs à un projet qui ne les concerne qu’indirectement. De même, l’origine géographique des contribuables de l’impôt européen qui permettra de rembourser la dette n’aura aucun lien avec la carte des bénéficiaires de ce plan de relance. Cette démarche de bon sens pourrait enfin faire oublier le sinistre «I want my money back» – prononcé en 1979 par la Première ministre britannique, Margaret Thatcher, pour diminuer la contribution du Royaume-Uni au budget européen – car un tel raisonnement deviendrait, dans ce nouveau cadre, totalement incongru.

La prochaine étape devrait être en bonne logique un ajustement du système institutionnel. L’initiative franco-allemande demeure étrange puisque deux Etats interviennent dans le budget d’un troisième, l’Union européenne. Dans son dialogue avec la Commission, il serait logique que le Parlement soit flanqué d’un Sénat, élu par les citoyens européens et respectant les équilibres territoriaux, pour remplacer les actuels Conseil européen et Conseil de l’UE. Cette mise en cohérence augmenterait à la fois l’efficacité et la lisibilité de la gouvernementalité européenne et contribuerait à faire des citoyens européens les acteurs essentiels des choix de politiques publiques, décidés par et pour leur pays, l’Europe.

Une révolution ?

Les grands changements sociaux ont souvent lieu en temps de crise car, par temps calme, les forces conservatrices réussissent plus facilement à organiser la résistance de ceux qui, à tort ou à raison, craignent de perdre quelque chose. C’est tout particulièrement vrai pour l’Union européenne où les Etats disposent institutionnellement d’un pouvoir de blocage qu’ils ne se privent pas d’utiliser.

Après le krach de 2008, il a ainsi fallu attendre des années, entre la laborieuse création du Mécanisme européen de stabilité (2010-2012) et le «quantitative easing» (rachat massif de dettes au secteur financier) de la Banque centrale européenne (BCE) en 2015, pour que des mesures inédites de grande ampleur puissent voir le jour.

En revanche, lors de la pandémie de 2020, l’UE a fait son travail, vite et bien. Dès le 9 avril, en cumulant toutes les mesures prises en incluant les effets de levier, le président de l’Eurogroupe chiffrait l’effort à 19% du PIB de la zone euro, soit plus de 2 000 milliards d’euros.

Comment cela a-t-il pu se faire ? Le dispositif de réaction intégrée en cas de crise (IPCR), dont l’origine remonte au 11 Septembre et au tsunami de 2004, était opérationnel et avait été renforcé en 2018 après les cafouillages de la crise migratoire de 2015. Dès le 2 mars, ce mécanisme a été pleinement activé. Il a permis des décisions fortes de l’UE entre la mi-mars et la mi-avril sur la recherche médicale liée au virus, sur la solidarité avec les pays partenaires les moins préparés, sur l’assouplissement des règles budgétaires des Etats-membres (critères de Maastricht), sur des facilités financières proposées par la Banque européenne d’investissement, sur un engagement colossal de la BCE et sur une réorientation d’une partie du budget européen pour répondre à la crise. Alors que l’UE n’a pas de compétence sur les politiques sanitaires, qui restent une prérogative des Etats seuls, elle a prouvé son agilité et son efficacité dans ses domaines de compétences.

L’augmentation importante du budget (4% du PIB alors que le plafond du 1% entravait jusqu’ici toute initiative d’ampleur) et l’acceptation d’une dette européenne pour la financer représentent un pas en avant spectaculaire.

S’agit-il d’une révolution ? Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait, d’une part, que ce principe soit validé par l’ensemble des Etats, ce qui n’est pas encore acquis, et que d’autre part, ce qui n’est actuellement qu’une action de crise entre dans le régime de croisière de l’UE. C’est la prise de position des citoyens européens vis-à-vis de la transformation proposée qui donnera, au bout du compte, son véritable sens à la séquence en cours.

A cet égard, le débat sur la proposition franco-allemande va permettre de préciser l’étiquetage des gouvernements qu’on nomme «frugaux» (ceux d’Autriche, des Pays-Bas, du Danemark et de la Suède). Sont-ils simplement avares ou, au fond, nationalistes ? Si c’est la première réponse qui est la bonne, ils chercheront à diminuer le montant du plan. Si c’est la seconde, c’est le principe même du projet qu’ils viseront.

En tout cas, en qualifiant de «naufrage dangereux» (Jean-Luc Mélenchon) cette «fuite en avant fédéraliste» (Marine Le Pen), les tribuniciens souverainistes français ont bien pris la mesure de l’enjeu. Les Européens font leur histoire en inventant, dans la crise et par la crise, leur Etat. Et cette fois, cela fait événement.

Jacques Lévy et Sylvain Kahn ont publié le Pays des Européens chez Odile Jacob en 2019 (19,90 euros). Tous deux sont membres du rhizome de recherche Chôros.

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/plan-pour-relancer-l-europe-de-nombreux-obstacles-%c3%a0-surmonter/ar-BB15FDCf?li=BBkG5mY

 

 

La Banque centrale européenne annonce un nouveau et énorme plan de soutien à l’économie

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-banque-centrale-europ%c3%a9enne-annonce-un-nouveau-et-%c3%a9norme-plan-de-soutien-%c3%a0-l%c3%a9conomie/ar-BB1523ah?li=AAaCKnE

Le 04/06/20

L’institution de Francfort ajoute 600 milliards d’euros au programme de 750 milliards d’achat de dettes annoncé en mars. Son plan, qui devait se terminer fin 2020, est prolongé jusqu’à la mi-2021.

La Banque centrale européenne (BCE) vient de dégainer de nouveau l’artillerie lourde. Ainsi, jeudi 4 juin, elle a annoncé qu’elle allait augmenter son enveloppe d’achat de dettes de 600 milliards d’euros. Cela vient s’ajouter aux 750 milliards d’euros déjà annoncés à la mi-mars, ainsi qu’aux quelque 300 milliards d’euros qui avaient été annoncés précédemment. Au total, l’intervention de la BCE dépasse 1 600 milliards d’euros. Ces sommes vont très au-delà de tout ce qui avait été fait au moment de la crise de la zone euro. Jamais l’institution de Francfort n’avait autant fait tourner la planche à billets.

Non seulement les montants sont historiques, mais la Banque centrale de la zone euro a aussi allongé la durée de son intervention. Le plan pandémie (PEPP) atteint désormais un total de 1 350 milliards d’euros, et se trouve prolongé jusqu’à fin juin 2021, alors qu’il devait initialement arriver à échéance fin 2020. Enfin, la BCE annonce qu’elle entend conserver les dettes qu’elle achète sur les marchés pendant très longtemps, « au moins jusqu’à fin 2022 ». En clair, la politique monétaire de la zone euro restera extrêmement souple, au moins jusqu’à cette date.

Le taux d’emprunt de l’Etat italien s’est détendu

Les marchés attendaient une nouvelle intervention de la BCE, mais ces annonces excèdent les prévisions. Le taux d’emprunt de l’Etat italien s’est immédiatement détendu, passant de 1,6 % à 1,4 %, ce qui était l’effet recherché. Pareil pour la France, avec des taux qui sont passés en territoire négatif pour l’emprunt à dix ans, à – 0,03 %.

Annoncé en mars, le plan PEPP a ramené le calme sur les marchés financiers. Il a, en particulier, permis aux Etats de s’endetter à prix cassés, alors qu’ils sont obligés d’intervenir tous azimuts pour garder l’économie à flot. Au total, 235 milliards d’euros sur l’enveloppe de 750 milliards d’euros ont déjà été dépensés. A ce rythme, le plan aurait été épuisé en octobre. Il fallait donc augmenter la somme allouée à l’intervention. C’est désormais chose faite.

 

 

205 MILLIONS D’EUROS POUR 19 PROJETS EUROPÉENS DE DÉFENSE

https://vipress.net/205-millions-deuros-pour-19-projets-europeens-de-defense/

16 Juin 2020 

La Commission européenne a annoncé 16 projets industriels en matière de défense et trois projets consacrés aux technologies de rupture qui seront menés à l’échelle paneuropéenne et bénéficieront d’un financement de 205 millions d’euros au titre des deux programmes précurseurs d’un véritable Fonds européen de la défense : l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR) et le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP).

Les projets annoncés soutiendront le développement des capacités de la défense européenne, notamment en ce qui concerne les drones et leurs technologies connexes [drones furtifs et tactiques, système de détection et d’évitement d’obstacles pour les drones militaires, plateformes de traitement des données à la périphérie (edge computing) pour les drones], les technologies spatiales (récepteurs cryptés Galileo de qualité militaire, charge utile optique de qualité militaire pour les satellites de petite taille, système de données massives pour la surveillance satellitaire), les véhicules terrestres sans pilote, les systèmes de missile de haute précision (programme BLOS – missiles anti-char), futures plateformes navales, les capacités d’attaque électronique aéroportées, les réseaux tactiques et de haute sécurité, les plateformes de «cyber situational awareness» (appréciation de la situation en matière de cybersécurité) ou la prochaine génération des technologies de furtivité active.

Ces projets viennent s’ajouter aux 15 projets de recherche déjà financés depuis 2017 grâce à la PADR et au soutien direct qui sera apporté à deux projets de grande envergure (le drone MALE et le projet ESSOR).

« Le Fonds européen de la défense permettra une dépense commune, donc plus performante, réduisant ainsi la fragmentation et le manque d’efficacité. Les résultats positifs des programmes précurseurs du Fonds qui sont annoncés aujourd’hui montrent l’immense potentiel d’une coopération entre les industries de la défense, grandes ou petites, implantées dans l’une ou l’autre des régions de l’Union », commente Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique.

Thierry Breton, commissaire au marché intérieur, a quant à lui déclaré : « Ces projets prometteurs démontrent la capacité de l’Union à promouvoir et à soutenir la coopération entre les industries de la défense sur le territoire européen et entre les États membres. En développant des technologies et des capacités de défense de haut niveau, nous renforçons la résilience et l’autonomie stratégique de l’Union. Tous les participants à la chaîne de valeur dans le secteur de la défense, quelles que soient leur taille et leur origine au sein de l’Union, peuvent en retirer des bénéfices. Doté d’un niveau de financement adéquat, le Fonds européen de la défense permettra d’étoffer considérablement ces premiers succès ».

Le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP), doté d’une enveloppe de 500 millions d’euros pour la période 2019-2020, et l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR), dont le budget s’élève à 90 millions d’euros pour la période 2017-2019, sont des programmes pilotes du futur Fonds européen de la défense qui visent à favoriser une base industrielle innovante et compétitive dans le secteur de la défense et contribueront à l’autonomie stratégique de l’Union. La PADR couvre la phase de recherche des produits de ce secteur, y compris pour les technologies de rupture, tandis que l’EDIDP soutient les projets collaboratifs liés au développement, depuis la conception jusqu’aux prototypes.

L’industrie européenne de la défense représente 440 000 salariés ; avec ses nombreuses retombées positives sur des applications civiles, elle constitue de plus en plus une industrie à double usage qui bénéficie à l’économie dans son ensemble. Cette industrie sera durement touchée par la crise du coronavirus. En débloquant plus de 200 millions d’euros, l’Union européenne veut contribuer à en soutenir le potentiel de compétitivité et d’innovation, y compris en incitant les États membres à investir dans la recherche et le développement, grâce à un effet de levier de plus de 113 millions d’euros.

Pour en savoir plus : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_20_1052

Publié dans En bref

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Un juste rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Un juste rappel
Un juste rappel

80 ans déjà,

Pour une certaine idée de la France, d’hier et d’aujourd’hui.

Ne l’oublions pas, car rien n’est jamais acquis.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.
Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End n° 23564 du 05/06/20, photo J. S.

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Mars, Avril, Mai 2020

Publié le par Jacques SAMELA.

Mars, Avril, Mai 2020
Mars, Avril, Mai 2020

CONSECRATION. Internationale pour le CEA-Leti, après la reconnaissance, suite à 13 ans de développement, du modèle de transistor L-UTSOI, officiellement reconnu par la Si2 Compact Model Coalition (www.si2.org)  comme un standard international pour la conception des circuits intégrés.

 

CREATIONS. De 263 100 emplois en 2019 dans le secteur privé, soit une hausse de 1,4 % par rapport à 2018.

Cnews du 11 mars 2020

 

DEPLOIEMENT. De la société Navya (www.navya.tech) et de ses « Autonom Shuttles » au Danemark, en inaugurant la 1ère ligne de service de bus autonome dans la ville de Aalborg, dont le projet s’appelle « SmartBus ». Trois véhicules fonctionneront pendant deux ans sur un parcours de 2,1 km comportant 10 arrêts. Avant un prochain déploiement dans la ville de Sakai au Japon, ce sont près de 30 000 km que ses véhicules ont déjà effectués dans cinq pays européens, transportant en cela plus de 40 000 voyageurs.

Jec Composites du 03 avril 2020

 

CHOIX. Du groupe Thales Alenia Space par la société américaine Omnispace, afin de développer l’infrastructure satellitaire d’un réseau hybride mondial pour les communications mobiles dédiée à l’IoT.

VIPress.net du 10 avril 2020

 

INVESTISSEMENT. De 200 millions d’Euros par le groupe Air Liquide à Taiwan, afin de fournir trois grandes usines de production de semi-conducteurs en cours de construction dans le Tainan Science Park, ainsi que les futurs centres de R&D pour circuits intégrés logiques parmi les plus avancés au monde, construisant, détenant et exploitant des unités de production d’hydrogène et d’oxygène d’ultra-haute pureté. Avec un chiffre d’affaires de 1 964 millions d’euros en 2019 et un effectif de 3 850 spécialistes, répartis dans le monde entier, l’activité électronique du groupe est une référence mondiale dans la conception, la production et la fourniture de gaz de très haute pureté et de matériaux avancés pour les marchés des semi-conducteurs, des cellules photovoltaïques et des écrans plats.

VIPress.net du 21 avril 2020

 

 

LANCEMENT. Par l’Allemagne et La France du projet MGCS (Main Ground Combat System), visant à remplacer à partir de 2035 les chars Leopard 2 et les chars Leclerc par un nouveau système de combat terrestre commun.

La Tribune du 29 avril 2020

 

ACCORD. De coopération entre le groupe Thales et l’Autorité des zones franches du Qatar (QFZA), afin d’établir un centre de compétences numériques, où sera installé un incubateur pour soutenir le développement de systèmes dans les domaines de la sécurité, de la défense, et de l’identité numérique.

VIPress.net du 11 mai 2020

 

DOUBLES. Contrats pour Thales Alenia Space portant sur la définition du futur système de navigation européen EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service). Financés dans le cadre du programme H2020 de la Commission européenne, l’animateur en sera l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

VIPress.net du 20 mai 2020

 

ATTRACTIVE. La France, en termes d’investissements étrangers, avec en 2019, 1 197 projets, soit la 1ère place devant le Royaume –Uni (1 109), et l’Allemagne (971). Les entreprises étrangères représentent 2 millions d’emplois, soit 20 % de notre économie.

BFM Business du 20 mai 2020

 

PUISSANCE. En augmentation pour le parc photovoltaïque français, avec 10,1 GW à la fin du mois de mars, soit quelque 182 MW de capacités supplémentaires installés sur le 1er trimestre de cette année.

Batiactu du 29 mai 2020

Publié dans Revue de presse

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Soitec (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Soitec (suite)
Soitec (suite)

SOITEC PRÉVOIT 800 M€ DE CHIFFRE D’AFFAIRES POUR SON EXERCICE 2020-2021

https://vipress.net/soitec-prevoit-800-me-de-chiffre-daffaires-pour-son-exercice-2020-2021/

11 Juin 2020 

Au terme de son exercice 2019-2020, Soitec a dégagé un bénéfice net de 109,7 millions d’euros pour un chiffre d’affaires record de 597,5 millions d’euros, en hausse de 34,6% par rapport à l’exercice 2018-2019. Pour l’exercice en cours, le fabricant de tranches SOI ramène de 900 M€ à 800 M€ sa prévision de ventes annuelles du fait des incertitudes liées à la crise du Covid-19.

« Soitec a accompli un parcours exceptionnel. Nous avons délivré une croissance soutenue année après année pour atteindre un chiffre d’affaires record de près de 600 millions d’euros en 2019-2020, un niveau deux fois et demie supérieur à celui d’il y a tout juste trois ans. Ceci est le fruit de l’adoption croissante de nos substrats innovants, conçus pour améliorer les performances des produits électroniques. Cette aventure exaltante va se poursuivre.

Grâce à notre portefeuille de produits actuels, nous sommes déjà bien positionnés pour profiter des opportunités nées des mégatendances à l’œuvre dans l’univers des semiconducteurs : la 5G, l’intelligence artificielle and l’efficacité énergétique. Au-delà de nos produits de silicium-sur-isolant (SOI), nous développons et commercialisons de nouveaux matériaux avancés, dont le piézoélectrique-sur-isolant (POI), le nitrure de gallium et le carbure de silicium, pour servir nos marchés stratégiques finaux, des smartphones à l’automobile et de l’IoT aux marchés du cloud et des infrastructures. Malgré les difficultés conjoncturelles à court terme créées par l’épidémie du Covid-19, nous restons très confiants dans nos perspectives de croissance pour les deux ans à venir et au-delà », a commenté Paul Boudre, directeur général de Soitec.

Le chiffre d’affaires de l’exercice 2019-2020 a atteint le niveau record de 597,5 millions d’euros, en hausse de 34,6% par rapport à l’exercice 2018-2019. Ceci reflète une croissance à périmètre et taux de change constants de 28,3% alimentée par la forte hausse des ventes de produits destinés aux applications de radiofréquence, ainsi qu’un effet de change positif de +4,6% et un effet de périmètre de +1,7% lié à l’acquisition des actifs de Dolphin Integration en août 2018 et à celle d’EpiGaN en mai 2019.

Les ventes de tranches de 150/200 mm de diamètre ont augmenté de 24% (soit une hausse de 20% à périmètre et taux de change constants), pour atteindre 274,9 millions d’euros. Elles représentent 48% du total des ventes de tranches. Cette croissance soutenue résulte d’une augmentation des volumes vendus, rendue possible par la production plus élevée du site de Bernin I et par l’augmentation de la production sous-traitée auprès de Simgui, partenaire chinois de Soitec. Elle reflète également un mix produit plus favorable du fait de la forte croissance des ventes de tranches de RF-SOI en 200 mm.

Les ventes de tranches de 300 mm ont crû de 43% (soit une hausse de 38% à périmètre et taux de change constants), atteignant 294,4 millions d’euros, ce qui représente 52% du total des ventes de tranches. Cette forte croissance résulte essentiellement d’une hausse des volumes que l’utilisation plus élevée de la capacité industrielle de Soitec en 300 mm a rendue possible. Elle reflète également un meilleur mix produits. Tant l’effet volume que l’effet mix ont été portés par la très forte hausse des ventes de tranches de RF-SOI en 300 mm.

Les revenus de licences et autres revenus sont passés de 17,3 millions d’euros au cours de l’exercice 2018-2019 à 28,3 millions d’euros lors de l’exercice 2019-2020, incluant 22,9 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé par Frec|n|sys, Dolphin Design et EpiGaN.

Le résultat opérationnel courant a progressé de 9% à 117,7 millions d’euros au cours de l’exercice 2019-2020, soit 19,7% du chiffre d’affaires contre 24,4% lors de l’exercice 2018-2019.

Le résultat net consolidé de l’exercice 2019-2020 s’établit ainsi à 109,7 millions d’euros, en hausse de 22% par rapport au résultat net de 90,2 millions d’euros réalisé au cours de l’exercice 2018-2019.

Dans le contexte de la situation liée au Covid-19, Soitec attend un chiffre d’affaires 2020-2021 stable à périmètre et changes constants et un taux de marge d’EBITDA de l’activité électronique d’environ 30%.

Par conséquent, Soitec ajuste sa prévision de chiffre d’affaires 2021-2022 à environ 800 millions d’euros au lieu de la prévision d’environ 900 millions d’euros indiquée préalablement.

Voir la présentation des résultats de Soitec :

https://www.soitec.com/media/documents/178/file/soitec_fy20_results_final.pdf

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

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Attention DANGER

Publié le par Jacques SAMELA.

Attention DANGER
Attention DANGER

On lit un peu partout dans les médias, qu’en raison de la crise actuelle, des dizaines de projets de R&D seraient suspendus, voire purement annulés ?

Alors, tout en comprenant les difficultés actuelles des entreprises, il me parait cependant inopportun de le faire, car aux problématiques actuelles, que l’on souhaite temporaires, se rajouteraient à termes une perte évidente de compétitivité, gage pourtant d’une pérennité accrue de celles-ci, portées justement par l’innovation qui en découle, permettant en cela de gagner des parts de marchés face à une concurrence mondiale de plus en plus vive.

Ne rajoutons donc pas aux conséquences actuelles des difficultés futures encore plus intenses, avec à la clé des pertes d’emplois plus importantes, mais aussi, et c’est un sujet d’avenir, la perte de pans entiers d’industries plus que vitales pour un pays comme le nôtre, ce que l’on appelle finalement souveraineté, nationale et/ou européenne, car cela se joue également à ce niveau.

Surtout même, si l’on veut donner le change à hauteur des perspectives de demain, qui seront nous commençons à le concevoir (enfin, mais pas par tous) toujours plus compliquées, tendues même, car certains acteurs (ai-je besoin de les nommer ?) en lice ne respectent pas toujours les règles en vigueur dans le domaine du commerce international. Et je ne parle là que du commerce.

Ne nous laissons-donc pas distancer aujourd’hui, car nous le regretterons plus tard.

Jacques Samela

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La Banque de France (suite) & Les français et l'économie (il va falloir s'y mettre)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Banque de France (suite) & Les français et l'économie (il va falloir s'y mettre)
La Banque de France (suite) & Les français et l'économie (il va falloir s'y mettre)

Malgré la crise, la Banque de France poursuit ses travaux sur une e-monnaie

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/malgre-la-crise-la-banque-de-france-poursuit-ses-travaux-sur-une-e-monnaie-844302.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200406&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

03/04/2020

Particulièrement mobilisée dans la crise économique liée à la pandémie du coronavirus, notamment via la médiation du Crédit, la Banque de France ne met pas pour autant de côté ses réflexions de plus long terme. Vendredi dernier, l'institution monétaire a donné le coup d'envoi de son appel à projets pour expérimenter une monnaie numérique basée sur une technologie blockchain. L'objectif n'est pas de tester un e-euro à destination du grand public, mais une Monnaie digitale de banque centrale (MDBC) destinée uniquement aux règlements interbancaires afin de répondre aux attentes des intermédiaires financiers en quête d'efficacité, toujours d'actualité malgré le fort ralentissement économique.

Concrètement, la Banque de France souhaite mener des expérimentations autour de deux grandes problématiques : comment échanger la représentation numérique d'un euro au sein d'un ensemble de participants et comment faire circuler une représentation numérique d'un euro contre une représentation numérique d'un titre financier, coté ou non coté.

Un appel à projets européen

"Beaucoup d'initiatives en France et à l'international se sont développées autour des opérations de règlement-livraison de titres financiers. Beaucoup de porteurs de projet ont pu conduire des expérimentations sur la partie livraison de titre, sans pouvoir intégrer la partie espèce, liée au règlement. Pour donner tout leur relief à ces expérimentations, il fallait aussi que la banque centrale réfléchisse à une représentation numérique de l'euro", explique l'institution qui mobilise une cinquantaine de collaborateurs autour de ces travaux.

L'appel à projets s'inscrit à l'échelle européenne et n'est donc pas uniquement réservé aux structures françaises. Les aspirants ont jusqu'au 15 mai prochain pour y répondre et les candidatures pourront se faire à titre individuel ou de manière groupée. "Une banque qui dispose d'un laboratoire d'innovation et qui a déjà un projet dans les cartons pourra déposer sa candidature, tout comme un groupement de circonstance composé d'acteurs bancaires en association avec un dépositaire central de titres, ou encore d'un acteur bancaire, associé à une ou plusieurs fintech", explique la banque centrale.

Pas de mise en production

Au total, l'institution monétaire retiendra un maximum de dix dossiers. Ces derniers seront sélectionnés selon le caractère innovant, mais aussi le niveau de maturité de la solution. Les porteurs de projet devront exposer leurs idées de la manière la plus claire possible, présenter leurs motivations et les ressources qu'ils entendent mobiliser pour mener à bien l'expérimentation. Ils devront également apporter un certain nombre d'éléments quant à la sécurité, la confidentialité et la conformité de leur projet avec la réglementation en vigueur. En résumé, la Banque de France retiendra le caractère innovant de l'approche et ce qu'elle peut apporter à la communauté financière. L'institution précise être très ouverte sur la technologie choisie.

Des entretiens avec les candidats dont les dossiers sont éligibles sont prévus courant juin et la sélection des dix structures retenues sera connue en juillet de manière à débuter les expérimentations. La durée de ces tests n'est pas encore arrêtée et variera, au cas par cas, selon la complexité de chaque projet. "Il s'agit d'une première tranche d'un programme d'expérimentation. Il est possible que nous rouvrons à l'avenir une deuxième tranche", indique l'institution, qui rappelle que cette démarche ne vise pas à acheter une solution ni à mettre en production un projet. "L'objectif est d'alimenter une réflexion plus globale menée au sein de l'Eurosystème [organe de l'Union européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales, ndlr] au travers de réflexions théoriques et opérationnelles".

 

La Banque de France ouvre une salle de marchés à Singapour

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-banque-de-france-ouvre-une-salle-de-marches-a-singapour-1146978?xtor=CS1-27

le 12 nov 2019

Après New York en 2010, la Banque de France va ouvrir une représentation à Singapour. Objectif : bénéficier d'une implantation dans une région qui occupe une place majeure dans l'économie mondiale. Mais aussi se rapprocher de ses clients institutionnels en Asie.

La Banque de France se met à l'heure asiatique. Un peu moins de 10 ans après l'ouverture de son bureau de New York, elle va se doter, en début d'année prochaine, d'une représentation à Singapour. Elle rejoindra notamment la Banque nationale suisse, qui possède un bureau dans la cité-Etat depuis 2013.

Cette implantation en Asie répond à la volonté de la Banque de France de renforcer sa présence dans une région qui représente 38 % du produit intérieur brut du monde et 50 % de la population. Mais également 60 % des réserves de changes mondiales. « L'ouverture prochaine de notre implantation à Singapour constitue une étape importante dans la consolidation de notre lien avec le continent asiatique, qui est aujourd'hui un enjeu financier de premier plan », confirme le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

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Salle des marchés

Le représentant de la banque centrale, un cadre expérimenté qui viendra de Paris, exercera des fonctions « diplomatiques » auprès notamment des autres instituts d'émissions, des Etats et des régulateurs de la région. Il sera également chargé d'une veille sur les enjeux asiatiques en termes d'économie et de systèmes financiers.

La représentation est aussi chargée d'une mission plus commerciale, exercée par une salle des marchés qui sera installée dans ses murs. La Banque de France, outre ses missions régaliennes, propose en effet à une clientèle institutionnelle (banques centrales, Etats, fonds souverains, institutions supranationales,…)  ses services en termes de gestion des réserves de change . A Singapour, elle gérera des dépôts à terme permettant à ses clients asiatiques de placer leurs euros de façon sécurisée.

Une mission qui s'inscrit, pour la Banque de France, dans la démarche de renforcement du rôle international de l'euro, initiée par la Banque centrale européenne, et dans une volonté de renforcer la stabilité financière mondiale. Mais elle constitue aussi une source de revenus.

Avec ce « desk » singapourien, la banque centrale disposera d'une présence sur les marchés 24 heures sur 24. A terme, il est envisageable que son équipe exécute des opérations en devises asiatiques pour le compte de la Banque de France. Mais à l'heure actuelle, la part de  ces monnaies dans les réserves de change françaises reste très faible.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

 

Vu et lu dans Le Parisien du 09/03/20
Vu et lu dans Le Parisien du 09/03/20

Vu et lu dans Le Parisien du 09/03/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 14/06/19
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Poma (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Poma (suite)
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Vu et lu dans Eco Savoie Mont Blanc n° 4 du 24/01/20
Vu et lu dans Eco Savoie Mont Blanc n° 4 du 24/01/20

Vu et lu dans Eco Savoie Mont Blanc n° 4 du 24/01/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 11 décembre 2014, intitulé : Poma, de la montagne à la ville.

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Qwant (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Qwant (suite)
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Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20
Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20

Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 juin 2016, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.

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FabLab (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

FabLab (suite)
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17 millions d’euros pour le premier centre d’innovation ouverte et collaborative du CEA à Grenoble

https://vipress.net/17-millions-deuros-pour-le-premier-centre-dinnovation-ouverte-et-collaborative-du-cea-a-grenoble/

Le 06 Fév 2020

Pour conforter son leadership dans le transfert de technologie vers l’industrie et pratiquer l’innovation ouverte, le CEA inaugure à Grenoble le centre d’innovation ouverte et collaborative Y.SPOT. Un investissement initial de 17 millions d’euros provenant notamment de la région (6 M€) et du département (4 M€) a permis de cofinancer ce projet.

Il sera complété, dès 2021, par Y.SPOT Partners, un bâtiment destiné à accueillir partenaires et acteurs de la création d’entreprises aux  côtés du Village by CA. Destiné à tous les acteurs économiques, Y.SPOT porte une ambition : créer, en collaboration étroite avec ses partenaires, les innovations de rupture qui façonneront le monde de demain.

​Yannick Neuder, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Pierre Barbier, président du département de l’Isère et Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA, ont inauguré, le 31 janvier 2020 sur le site du CEA de Grenoble, Y.SPOT Labs, un bâtiment qui proposera des moyens de prototypage rapide, des plateaux d’innovation et un environnement dédié pour augmenter la créativité et la capacité de convertir les technologies en produits utiles.

Adossé à un socle technologique de rang mondial, Y.SPOT se veut un lieu emblématique dédié à l’innovation collaborative, ancré dans la réalité de toutes les entreprises, des start-up aux grands groupes, sans oublier les PME issues du tissu local.

« Notre objectif est de faire de Y.SPOT un lieu vers lequel une entreprise a naturellement envie de se tourner lorsqu’elle veut opérer un mouvement stratégique, tant sur le plan des produits que dans son positionnement. Nous voulons faire de ce lieu une machine à produire de l’ambition industrielle », commente Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA.

Installé à Grenoble, 3 300 m² sont dédiés à l’innovation technologique, avec une connexion directe aux équipements et les laboratoires R&D du CEA, des espaces modulables pour accueillir des entreprises en résidence technologique, un atelier de prototypage rapide pour tester un concept à l’épreuve du réel et des usages, un showroom des innovations, vitrine du savoir-faire du CEA et de ses partenaires, un lieu d’événements et d’échanges pour valoriser de nouvelles façons de fabriquer l’innovation et favoriser les rencontres imprévues source d’innovations fortuites.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22 avril 2016, intitulé : Le CEA, au service de l'industrie française

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20
Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20

Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20

Vu et lu dans Management de février 2020
Vu et lu dans Management de février 2020

Vu et lu dans Management de février 2020

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 mai 2015, intitulé : FabLab, la création collaborative au service de l'innovation.

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Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance
Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Une initiative européenne de relance : une ambition commune pour l'Europe

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/une-initiative-europeenne-de-relance-une-ambition-commune-pour-l-europe-848748.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200527&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

27/05/2020

(Les milieux économiques des pays de l'Union européenne (UE) ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Par Pierre Goguet, Président de CCI France, et Eric Schweitzer, Président du DIHK (Deutscher Industrie und Handelskammertag).

Pour surmonter la crise économique provoquée par le coronavirus, l'Europe a besoin d'un plan de relance solide qui corresponde aux besoins de tous les pays de l'UE - un compromis qui soit à la fois audacieux et financièrement responsable sur le long terme. La récente proposition franco-allemande d'un prêt européen de 500 milliards d'euros pour financer la relance européenne porte en soi une grande ambition et envoie ainsi un signal fort de solidarité dans ce contexte. A circonstances exceptionnelles, réponses exceptionnelles. Avec la relance, le plus difficile est encore devant nous. L'initiative de la France et de l'Allemagne de montrer l'exemple et de trouver de nouvelles solutions est l'attitude que nous devons voir de la part des dirigeants européens en ce moment. Une chose est sûre : notre économie souffre, et la crise actuelle réclame des réponses d'une ampleur inégalée, mais certainement à des niveaux qu'aucun Etat européen ne pourra assumer seul.

Nos entreprises doivent trouver les moyens de répondre efficacement à la profonde récession qui touche tous les Etats membres. Le ralentissement économique est évalué à 7,7% dans la zone euro pour 2020. Il était « seulement » de 4% en 2009, au cœur de la crise financière...

Les économies allemande et française dépendent fortement des exportations vers le marché unique, la reprise n'est donc possible que si tous les autres États membres se redressent également. Les entreprises allemandes réalisent 60 % de leurs activités dans l'UE, c'est globalement du même ordre pour les entreprises françaises. De plus en plus de chaînes d'approvisionnement sont transfrontalières dans toute l'Union et des milliers d'entreprises européennes sont en relation d'affaires dans d'autres Etats membres.

La déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens

Dans ce contexte, en appelant à l'action, la déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens. Nous devons travailler ensemble, trouver un nouveau compromis pour soutenir nos économies respectives.

Nos milieux économiques ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Ceci se fera  notamment en rétablissant le lien entre le potentiel de croissance de nos économies nationales et un projet européen commun.

Certains de nos principaux défis ont été révélés pendant la crise, tandis que d'autres, comme le changement climatique, la politique industrielle, le numérique, le renforcement de la R&D, étaient déjà à l'ordre du jour auparavant et doivent rester des priorités absolues.

L'Europe doit absolument voir émerger, à l'échelle de l'Union, des grands projets industriels créateurs d'emplois. Ceci ne pourra se faire qu'à travers des investissements massifs dans le développement de filières d'excellence dans des domaines clés, comme ceux de l'intelligence artificielle, des matières premières critiques, de l'hydrogène propre... La relance intégrera très probablement une réintégration de certaines de nos chaînes de valeur en Europe - et la santé en fera nécessairement partie. Une attention particulière devra être accordée à la situation des secteurs européens phares - tels que les industries aéronautique et spatiale ou l'industrie automobile - considérablement affaiblis et entraînant avec eux la R&D, la sous-traitance et des dizaines de milliers d'emplois en Europe.

Un Green Deal qui soit un Good Deal pour nos entreprises

Un autre point d'attention est le lien qui devrait exister entre le Green Deal et le développement économique, en tant que pilier de la reprise. La transition énergétique et les politiques climatiques ambitieuses de l'UE doivent être traduites en une véritable stratégie de croissance pour l'économie européenne. Toutes les mesures et tous les objectifs devraient donc être mis en perspective avec l'amélioration de la compétitivité des entreprises pour l'après-crise et au-delà. Sans aucun doute, le Green Deal réussira si c'est un Good Deal pour nos entreprises.

Nos PME, en première ligne ou sous-traitantes, devront être sensibilisées et accompagnées pour affronter tous ces changements à la fois : relance,  transformation industrielle, mutations sociales et d'approche des marchés. Le commerce international reste vital pour les entreprises de l'UE, mais il doit être davantage encadré par des règles du jeu équitables à l'échelle mondiale.  Il est indispensable que l'UE parle d'une seule voix - et plus fort qu'auparavant - sur les questions commerciales au niveau mondial, car le défi de la création de chaînes de valeur résilientes ne peut être relevé que par la coopération internationale et non par des approches de type "moi d'abord".

Des efforts importants devront être entrepris sur la question du Marché unique, qui  prend une résonance particulière avec le plan de relance. Les estimations de la Commission de 713 milliards d'euros d'avantages pour l'économie européenne d'une meilleure fluidité des échanges, montrent le potentiel important offert par une ouverture effective des frontières sur des bases communes. Ce potentiel doit absolument être libéré.

L'Europe doit également avoir l'ambition de construire un avenir pour les jeunes arrivant sur un marché du travail fortement touché dans de nombreux secteurs (aéronautique, automobile, tourisme, etc.). L'Union européenne doit travailler d'urgence avec tous les acteurs concernés pour adapter les systèmes d'éducation et de formation aux nouvelles exigences en matière de compétences, principalement la formation professionnelle et l'apprentissage. L'amélioration des compétences managériales doit également être facilitée, en particulier pour les petites entreprises.

Agir sans plus attendre

La priorité est maintenant d'agir, sans plus attendre. L'Union européenne et les États membres doivent rapidement trouver un consensus pour mettre en place toutes les mesures récemment annoncées pour soutenir l'économie européenne. Ces mesures devront être rendues aussi effectives que possible pour nos entreprises sur le terrain, en bonne coordination avec les autorités nationales, locales et tous les acteurs concernés.

Tel est le message principal. Nous avons besoin de solutions rapides, pragmatiques et à l'échelle de l'UE.

Travaillons ensemble pour trouver la voie d'une croissance durable.

 

 

Plan de relance européen : le choix fort et très politique de von der Leyen

https://www.lesechos.fr/monde/europe/plan-de-relance-europeen-le-choix-fort-et-tres-politique-de-von-der-leyen-1206173#xtor=RSS-52

le 27 mai 2020

La présidente de la Commission a présenté, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'UE. Il est proche des propositions franco-allemandes et propose des transferts généreux à l'égard des pays du Sud. Un choix fort qui promet un débat musclé à 27.)

« Les mesures les plus audacieuses sont celles qui garantissent le mieux l'avenir. » En présentant, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'Union européenne, Ursula von der Leyen a fait le choix de l'ambition. Prenant pour témoin l'histoire de la construction européenne, elle a suivi de près les idées qu'avaient poussées la France et l'Allemagne . Le résultat est une proposition qui fait la part belle aux subventions - à hauteur de 500 milliards d'euros - et entérine donc une petite révolution en gravant dans le marbre le principe d'une union de transferts. Les mécanismes de prêts, eux, ne dépasseraient pas les 250 milliards d'euros.

Pression

Le projet de la présidente de la Commission européenne doit, certes, obtenir l'aval des Vingt-Sept, ce qui promet un nouveau bras de fer. Mais en se rapprochant fortement de la proposition franco-allemande, et en donnant la priorité aux subventions plutôt qu'aux prêts, Ursula von der Leyen opère un incontestable choix politique et déplace le centre de gravité du débat européen, accentuant la pression sur les 4 Etats-membres (Pays-Bas, Autriche, Danemark et Suède) qui se montrent réticents à tout mécanisme de subvention . S'il était concrétisé, la réponse européenne à la crise, dans son ensemble, ne pourrait plus être taxée d'insuffisance. Outre les fonds débloqués par les Etats-membres et le bazooka monétaire de la BCE à 1.000 milliards d'euros, il faudrait ajouter les 540 milliards déjà mis sur la table pour faire face à la crise et cette réponse à 750 milliards sur trois ans.

Seule concession au camp des pays nordiques, mais chère également à Berlin : une part importante des financements serait conditionnée à une validation collective, obligeant ainsi les Etats-membres en faisant la demande à s'inscrire dans le cadre des recommandations de leurs pairs. Y compris pour faire, parfois, des réformes douloureuses.

Innovation

Au coeur de ce projet, une innovation méthodologique essentielle, et un changement de paradigme. L'innovation concerne la façon dont l'UE va financer son plan de relance. Comme cela était déjà évoqué , Bruxelles propose bien de lever elle-même des fonds sur les marchés, sur la base de simples garanties des Etats-membres - donc de sommes qui ne sont pas censées être réellement déboursées par ces derniers. Ce sont ces emprunts réalisés au nom de l'UE, à des taux vraisemblablement très avantageux, qui seraient ensuite largement déversés aux régions les plus fragilisées par la crise, sur trois ans et à compter de janvier 2021.

L'Italie, avec 173 milliards d'euros, ainsi que l'Espagne, avec 140, en seraient les premiers bénéficiaires. La France recevrait près de 39 milliards.Les remboursements, eux, ne commenceraient pas avant 2028 et pourraient s'échelonner jusqu'à 2058. Ils reposeraient sur des contributions des Etats-membres et, idéalement, de nouvelles ressources propres, c'est-à-dire de nouvelles taxes européennes. « Nous avons jusqu'à 2028 pour nous entendre sur ce point », relativise une source à la Commission. 

Changement de credo

Le changement de paradigme concerne la façon dont l'Europe pense sa souveraineté. Chantre d'une approche « géopolitique » de l'Union européenne, Ursula von der Leyen inscrit sa proposition dans la droite ligne d'une vision très française du projet européen et propose qu'une partie des financements serve à soutenir le secteur privé, en mettant l'accent sur les chaînes de valeur ou les entreprises jugées stratégiques. Donnant le coup de grâce au strict « laisser-faire » qui a longtemps été le seul credo économique de l'Union européenne, la Commission propose de passer par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui se chargerait d'inciter les fonds d'investissement à prendre des parts dans des sociétés jugées stratégiques . Cette approche souveraine se décline également au travers de la proposition de créer une Europe de la santé.

Exhortant les Etats-membres à être à la hauteur de l'enjeu, Ursula von der Leyen a résumé la situation et le « choix binaire » qui s'offre aux Européens : « Soit nous faisons tous cavalier seul, laissant à la traîne des pays et des régions entières, en acceptant une union de nantis et de pauvres, soit nous avançons tous ensemble, et nous faisons un grand pas en avant. Pour moi ce choix est simple à faire. » Appelant à une « union de la durabilité », elle a conclu : « Nous le devons aux générations futures. »

Gabriel Grésillon  (Bureau de Bruxelles)

 

 

Cinq choses à savoir sur le plan de relance européen

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/cinq-choses-a-savoir-sur-le-plan-de-relance-europeen-848798.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1590595562

27/05/2020

Le premier grand emprunt européen de l'histoire, de nouvelles taxes pour le rembourser, un cocktail de dons et de prêts octroyés sous conditions dont l'Espagne et l'Italie seront les principaux bénéficiaires... Voici cinq choses à savoir sur le plan de relance européen proposé, ce mercredi, par la Commission.

 

  • 1) Une dette européenne commune, une première

Pour sortir le Vieux Continent d'une récession sans précédent, la Commission européenne veut emprunter sur les marchés 750 milliards d'euros. Jamais dans l'histoire de l'Union, elle n'avait levé une telle somme au nom de l'UE.

Berlin a ouvert la voie la semaine dernière à une telle proposition: à la surprise générale, elle a opéré un virage à 180°C en prônant, aux côtés de Paris, une mutualisation des dettes entre les États membres.

Forte de sa bonne image auprès des marchés et grâce aux pays du Nord soucieux d'orthodoxie budgétaire, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, la Commission peut emprunter à des taux d'intérêt peu élevés. Une aubaine pour les pays du Sud, comme l'Italie, dont la dette publique explose.

 

Si le paiement des intérêts commencera dès 2021, le remboursement des sommes empruntées n'aura lieu qu'à partir de 2028 et devrait s'achever en 2058.

  • 2) De nouvelles taxes européennes pour rembourser l'emprunt

Pour rembourser sa dette, la Commission propose de créer de nouvelles taxes levées dans l'Union.

Cela permettrait de ne pas augmenter les contributions nationales des 27 dans le budget européen. Il s'agit d'un argument de poids pour tous les pays qui payent davantage qu'ils ne reçoivent, et notamment pour ceux surnommés les "quatre frugaux" - Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche - qui refusent déjà d'accroître leur écot.

Parmi les impôts qui pourraient voir le jour, la Commission envisage une taxe carbone aux frontières de l'UE pour pénaliser les importations de produits fabriqués par des usines polluantes, un impôt sur les revenus des grandes entreprises, voire une taxe spécifique pour les sociétés numériques.

Elle voudrait aussi récupérer une partie plus importante des revenus engendrés par les droits d'émissions de CO2.

Or, les tentatives pour instaurer des taxes européennes ont jusqu'ici échoué, comme ce fut par exemple le cas pour la taxe sur les GAFA. Elles nécessitent l'unanimité des 27 de l'UE.

  • 3) Un cocktail de dons et prêts

Sur les 750 milliards d'euros, 500 milliards seraient redistribués sous forme de subventions qui ne seront pas remboursées - un montant préconisé dans le projet franco-allemand - et le reste en prêts aux États membres.

Pour des pays aux finances exsangues comme l'Italie, ces dotations sont une bouffée d'oxygène.

Reste à savoir si les quatre "frugaux", qui ont jusqu'ici seulement proposé des crédits, accepteront l'idée de dons.

  • 4) Italie et Espagne, principaux bénéficiaires

L'Italie et l'Espagne se taillent la part du lion dans ce plan et pourraient recevoir respectivement plus de 172 milliards d'euros et 140 milliards d'euros (répartis entre subventions et prêts).

Très endeuillés par la pandémie de coronavirus, ces pays ont des économies dépendant largement du tourisme, mis à mal par les mesures de confinement.

Après la Pologne (avec 63,838 milliards), la France serait le quatrième bénéficiaire avec 38,7 milliards de subventions uniquement.

L'Allemagne arrive loin derrière avec 28,806 milliards d'euros de subventions.

  • 5) Une aide octroyée sous conditions

Pour obtenir ces soutiens financiers, les pays bénéficiaires devront présenter un plan d'investissements et de réformes, censé être compatible avec les priorités de la Commission européenne.

Ces dernières sont la transition écologique et numérique, ainsi que l'amélioration de la "résilience économique". Ils devront par exemple s'efforcer d'augmenter leur autonomie stratégique dans un certain nombre de secteurs, notamment vis-à-vis de la Chine en ce qui concerne la santé.

Les bénéficiaires des fonds devront également tenir compte des recommandations de la Commission émises deux fois par an, lorsqu'elle encourage les pays membres à des réformes structurelles pour améliorer leur compétitivité.

Il n'est pas certain cependant que ces conditions soient suffisantes aux yeux des quatre "frugaux", qui appellent régulièrement les pays du Sud à la discipline budgétaire et aux réformes.

 

 

Publié dans En bref

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