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Que de temps perdu

Publié le par Jacques SAMELA.

Que de temps perdu
Que de temps perdu

Oui, que de temps perdu pour notre planète, et donc pour nous, quand on voit qu’aujourd’hui tous les constructeurs auto, je dis bien tous, des plus basiques au plus prestigieux, nous proposent désormais des véhicules hybrides, rechargeables ou pas, électriques, avec en embuscade l’hydrogène, le GNV, voire le solaire,  alors qu’il n’y a pas cinq ans, et à part Toyota avec son premier modèle en 1997 (la Prius), voire plus récemment avec Renault et sa Zoé, fabriquée depuis 2012,  ils nous disaient que ce moment de bascule mettrait encore pas mal de temps à arriver.

Les prenant au mot, et sans être des spécialistes du secteur automobile, on pouvait penser effectivement, même si on commençait à avoir quelques doutes, que les techniques n’étaient pas encore totalement au point, notamment concernant l’autonomie des véhicules, la taille des batteries, leurs poids, le manque de bornes de recharge, et, ne le cachons pas, le peu de visibilité quant au potentiel du marché, car bien évidemment tout est aussi une question de retour sur investissement.

Cela il est vrai, peut se comprendre, mais en revenant sur Toyota, pourquoi ne pas l’avoir suivie plus tôt, notamment sur l’hybride, qui finalement, encore aujourd’hui, et certainement pour pas mal de temps encore, et avant le tout électrique (à voir pour quand ?), représente un compromis assez équilibré entre l’obligation pour les constructeurs automobiles de maintenir une productivité certaine pour leur pérennité, et désormais (enfin) grandement impliquées dans cette course à l’innovation permanente pour trouver des solutions écoresponsables, signe espérons-le d’une prise de conscience définitive de l’impact environnemental d’une utilisation toujours massive aujourd’hui de l’essence (n’oublions-pas le diésel), et tout cela avec un coût relativement gérable pour nos bourses, enfin par pour toutes, c’est un peu le problème du bio et de sa cherté pour une frange non négligeable de la population.

Comme quoi, le « cela ne marchera jamais » des fameuses campagnes de publicité du groupe Renault fût manifestement le mantra de l’ensemble des acteurs du secteur automobile durant de nombreuses années, porté peut-être (il y a des chances) par le lobby du pétrole, qui l’air de rien aura plus à perdre qu’à y gagner dans ce qui semble être aujourd’hui une avancée significative dans l’utilisation de ces énergies nouvelles, et à priori sans retour en arrière.

Mais attention, si cela n’est pas suivi d’effet sur le prix d’achat de ces nouveaux véhicules, j’y reviens (voir plus haut), il sera justement difficile de rattraper ce temps perdu. Tablons donc sur la saine concurrence pour y remédier, mais aussi sur la dynamique actuelle qui touche l’ensemble des transports, puisque que de nombreux projets se mettent en place dans le ferroviaire (train à hydrogène), le naval (GNV), et bien sûr l’aéronautique, certainement le plus gros chantier de ces prochaines années. Allez, plus de temps à perdre.

Jacques Samela

 

A lire :

. https://www.automobile-propre.com/a-contresens-le-film-qui-demonte-les-intox-sur-la-voiture-electrique-tient-ses-promesses/

. https://leseconoclastes.fr/2016/07/petrole-voiture-electrique-signe-t-fin-petrole/

. https://www.automobile-propre.com/voiture-electrique-representer-27-poucents-marche-2028/

. https://www.eco-blog.fr/2015/04/la-voiture-electrique-134-ans-dhistoire/

. https://www.batiactu.com/edito/paris-cherche-a-accelerer-deploiement-bornes-recharge-60718.php?MD5email=$MD5email&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

 

 

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1882 du 19/10/20
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1882 du 19/10/20

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Vu et lu dans Les Echos du 06/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 06/10/20

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Biocontrôle

Publié le par Jacques SAMELA.

Biocontrôle
Biocontrôle
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

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Les mousquetaires de l'hydrogène français

Publié le par Jacques SAMELA.

Les mousquetaires de l'hydrogène français
Les mousquetaires de l'hydrogène français

Si il y a un sujet d’actualité autre que celui de la crise sanitaire, c’est bien celui de l’hydrogène et de ses possibles applications, et donc de sa réponse à la problématique environnementale.

Mais justement, comme ce sujet est plus que relaté dans l’ensemble des médias, et ne souhaitant pas être redondant, je vais plutôt essayer d’être différent, en vous présentant plutôt ce qui semble être les précurseurs français, quatre en tout, PME, et n’ayant pas attendues l’engouement actuel pour cette technologie que tout le monde s’arrache,  pour s’y pencher.

Mais au fait, et avant de vous présenter la première entreprise, connaissez-vous les tenants et aboutissants de l’hydrogène, son origine, sa constitution, etc… ? Non, ou si peu ? Comme moi en fait. Donc je vous invite à suivre ce lien, assez explicite, voire un peu compliqué, mais nécessaire pour comprendre ce que cette technologie peut apporter : (https://www.cea.fr/comprendre/Pages/energies/renouvelables/essentiel-sur-hydrogene.aspx). Bonne lecture.

Et donc, sans pour autant faire de préférences entre les protagonistes de mon sujet, c’est par le plus ancien que je vais commencer, soit McPhy Energy ou McPhy (www.mcphy.com), créé en 2008.

Développant des stations de recharge d’hydrogène, ainsi que des électrolyseurs, son activité débuta après des recherches au CNRS (www.cnrs.fr) sur les technologies de l’hydrogène, pour se poursuivre en 2010 avec le Liten du CEA (www.liten.cea.fr) afin d’élaborer une solution de stockage d’hydrogène sous forme solide à l’échelle industrielle.

Depuis, l’entreprise se consacre à deux activités principales que sont l’installation de stations de recharge d’hydrogène, et la fabrication d’électrolyseurs, qui à partir de l’eau ou de l’électricité prise sur le réseau (énergies permanentes), ou au sortir de parcs éoliens et solaires (énergies renouvelables intermittentes), produit de l’hydrogène.

Et cela fonctionne, car après avoir levé la bagatelle de 180 millions d’Euros le mois dernier, elle va pouvoir tout en préparant son avenir, s’atteler  à réaliser ses missions actuelles que sont de fournir à temps ses électrolyseurs pour la plus grande station d’hydrogène zéro carbone en Europe (20 MW), qui est au Pays-Bas, ensuite de répondre, après avoir signé un protocole d’accord le 14 octobre dernier,  aux besoins énormes du leader mondial des services d’ingénierie et de construction, TechnipFMC (www.technipfmc.com), interpellé justement par l’utilisation, déjà, de sa technologie dans près de 300 usines dans le monde, et complétée par l’installation de 5 stations spécifiques dans la région Auvergne Rhône-Alpes (AURA), dans le cadre du projet régional appelé Zéro Emission Valley (https://www.auvergnerhonealpes.fr/278-pour-une-filiere-hydrogene-d-excellence.htm), un petit contrat de 11 millions d’Euros, équivalent à quelques Euros près à son chiffre d’affaires de 2019 (11,4 M€), qui on l’imagine, devrait encore augmenter cette année.

Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20
Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20

Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20

On suivra cela comme l’on suivra également avec attention l’évolution du deuxième protagoniste de mon sujet, en l’occurrence Symbio (www.symbio.one), créé en 2010 par son président actuel, Fabio Ferrari, sous l’appellation Symbio FCell.

Sa particularité, c’est de produire des piles à hydrogène entre 5 et 400 Kilowatts pour tous types de transports utilisant l’énergie électrique (utilitaires, bus, poids lourds, bateaux), avec comme conséquence d’élargir leur autonomie de plusieurs centaines de km, tout en assurant un temps de recharge ne dépassant pas les dix minutes.

Ayant souhaité au début élaborer des véhicules tout en les vendant directement au client, Symbio est devenu désormais un vrai équipementier automobile, n’intervenant donc que dans la création et la mise en place de leurs systèmes de piles à hydrogène, laissant la vente aux constructeurs, comme par exemple pour le modèle du groupe Renault, la Kangoo ZE H2, utilisée par nombre de clients prestigieux comme La Poste, DHL, le groupe Colas, ou encore le Crédit Agricole, qui, à la fin 2017,  permirent à l’ensemble de ces véhicules de dépasser le million de km parcourus, et aujourd’hui trois millions.

Et demain, avec son acquisition en novembre 2019 par l’alliance Michelin-Faurecia, son souhait de devenir le leader mondial de la mobilité hydrogène pourra certainement se réaliser plus rapidement que prévu, grâce notamment à la construction de son usine en Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), où il pourra y produire en nombre sa gamme appelée « Stackpak », devenant en cela la plus grande usine de production en Europe, avec une capacité de 200 000 unités par an prévue en 2030.

Mais avant cela, ne chômant pas, il participe lui aussi au projet Zero Emission Valley (voir plus haut), ainsi qu’à celui de la région Normandie, appelé lui EasHyMob (https://eashymob.normandie.fr/), sans oublier l’élaboration d’un petit camion appelé Maxity, d’un bateau traversier à Nantes, le Navibus H2, et d’un prototype de voiture de course commercialisé par la société italienne de design automobile, Pininfarina (www.pininfarina.it), appelée elle la H2 Speed, avant l’arrivée d’une benne à ordure ménagère électrique, prévue pour le fin de l’année. Que de projets en perspective.

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20
Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Ce que ne manque pas d’avoir notre troisième acteur, Lhyfe (www.lhyfe.com) dont la particularité, mais surtout son souhait le plus cher, est de produire et de distribuer de l’hydrogène fabriqué sans énergie fossile (95 % de la production mondiale actuelle, soit 830 millions de tonnes de CO2 émis chaque année), ni électricité nucléaire, que l’on appelle déjà communément hydrogène vert (gaz propre obtenu par le procédé de l’électrolyse de l’eau, et sans dioxyde de carbone), afin de le différencier de l’hydrogène gris (extrait à partir d’énergies fossiles comme le charbon, le pétrole), ou de l’hydrogène bas carbone (produit par électrolyse à partir du réseau électrique, donc du nucléaire).

Et comme son jeune âge (2017) n’est en rien un frein pour son développement, une première usine est déjà en construction en Vendée (Bouin), avec comme idée de produire de l’hydrogène issu d’un parc éolien proche. Son inauguration est prévue pour l'année prochaine, et son objectif premier sera de le distribuer à des stations-services équipées pour accueillir les 300 kg d’hydrogène journalier, pouvant alimenter près de 700 voitures, bus, ou camions.

Ensuite, il est prévu de développer une vingtaine d’unités similaires en Europe dans les 4 ans à venir, aidé en cela par le leader mondial dans la fabrication d’électrolyseurs depuis les années 1920, le norvégien Nel (www.nelhydrogen.com), avec qui il vient de signer un accord cadre. L’ensemble devrait totaliser une puissance de 60 mégawatts, et produire de 6 000 à 10 000 tonnes d’hydrogène par an.

Seulement, qui dit force du vent, dit aussi rendements inégaux et baisse de production, d’où l’obligation  de compenser ces manques par l’utilisation des autres sources  d’énergies non fossiles que sont l’électricité photovoltaïque, hydraulique, ou issue de la biomasse solide, et avec comme idée à moyen terme, de s’installer à proximité des champs d’éoliennes offshore, car les vents y sont plus réguliers et puissants.

Mais avant cela, la société assure aujourd’hui avoir mis au point un outil prédictif, capable d’anticiper les jours de faible vent, lui permettant d’ajuster sa production, et de répondre aux besoins de ses clients actuels sans pour autant être trop dépendant des aléas climatiques. Bon vent donc.

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Ce dont aura besoin également notre quatrième comparse, en l’occurrence, Atawey (www.atawey.com), créé en 2012, et dont l’activité principale consiste à élaborer des solutions décentralisées d’hydrogène, sous forme de stations-services.

A l’origine, l’idée première des fondateurs, étaient de répondre aux enjeux du stockage de l’énergie sur des sites isolés sans réseau électrique, mais, certainement pas encore mur, ils décidèrent de ralentir sur ce sujet, afin de se concentrer sur ce qui fait donc aujourd’hui leur succès, des petites stations où le stockage de l’électricité est à hydrogène, à fin de recharge de véhicules divers et variés (vélos, engins de manutention, engins spéciaux), au moyen d’une brique à électrolyse, pouvant être alimenté par des panneaux solaires, des éoliennes, ou tout simplement par le réseau électrique. La Blockchain pourrait même y apporter sa contribution.

Et aujourd’hui, ce sont près d’une vingtaine de stations qui sont déployées en France, avec notamment l’appui du groupe ENGIE Cofely (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/nouvelles-energies/hydrogene-renouvelable/), qui en assure de son côté la maintenance d’une dizaine de stations appelées HyStart (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/offres-globales/hystart/), une solution dite locative d’avitaillement hydrogène destinée aux collectivités, et qui utilise ce savoir-faire.

Savoir-faire que les dirigeants ne comptent pas limiter au seul hexagone, mais bien évidemment le proposer à l’export, avec une destination phare que représente notamment la Californie, premier marché mondial pour la mobilité hydrogène aujourd’hui, d’où leur présence l’année dernière au CES de Las Vegas avec l’accélérateur européen InnoEnergy (www.innoenergy.com), avec j’imagine l’idée de proposer également leurs solutions de stockage d’énergie pour les sites isolés, qui, dans le cadre de ce vaste territoire que représente les Etars-Unis, pourraient répondre à des besoins actuels et  futurs dans le cadre du projet du nouveau président américain censé apporter 2 000 milliards de dollars pour verdir son pays.

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Ce qui devrait être également le cas en Europe, où l’hydrogène y aura plus que sa place, les nombreux projets l’attestent, et donc en France, où le gouvernement, dans le cadre de son plan de relance, mais pas seulement, a décidé d’y consacrer plus de 7 milliards d’Euros d’ici 2030.

Il y a donc des chances que ces quatre sociétés en bénéficieront, et que par leur anticipation, elles deviendront même les leaders de ce marché en devenir, donnant l’envie à d’autres (il y en a déjà) de proposer de nouvelles solutions toujours plus innovantes, à même de répondre aux challenges de demain dans le cadre de la transition énergétique en cours.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Challenges

. La tribune

. Les Echos

. 20 minutes

. Le Figaro

. www.automobile-entreprise.com

. https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/symbio-fcell-l-expertise-des-piles-a-hydrogene-pour-les-transports

. https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/04/10/symbio-embauche-et-veut-demenager-qmtj

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/apr%c3%a8s-18-mois-de-tests-une-nouvelle-phase-commence-pour-les-trains?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+358

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-france-vise-une-production-d-hydrogene-propre-a-partir-du-nucleaire-et-avec-l-aide-de-l-allemagne-851567.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200701&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/7-milliards-d%E2%80%99euros-sur-dix-ans-pour-le-d%C3%A9veloppement-de-l?Composites_Informations_N__365

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/hydrogene-la-france-detaille-a-son-plan-a-7-milliards-deuros-1240547

. https://www.lesechos.fr/monde/europe/le-plan-de-bruxelles-pour-faire-decoller-lhydrogene-en-europe-1222344

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/programmation-pluriannuelle-de-l%e2%80%99%c3%a9nergie-2020-2028-les-objectifs-de?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+357

. https://www.brefeco.com/actualite/plasturgie-caoutchouc-composites/plastic-omnium-remporte-un-nouveau-contrat-pour-le?sk=5621f64f08fa02eab1cffd7639e53f1e

 

A ne pas manquer :

. Webinaire du 08 décembre 2020 : Projets de stockage d’énergie (batteries, hydrogène) / https://mb.france-innovation.fr/emailing/52445/2875/r16jyahpbefzuusgsohzbvygioveoyphjvb/emailing.aspx

. https://www.hyvolution-event.com/fr

 

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 04/09/20

Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020
Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020
Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020

Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020
Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020

Publié dans L'entreprise du mois

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Octobre 2020

Publié le par Jacques SAMELA.

Octobre 2020
Octobre 2020

PARTENARIAT. Public-privé au Kenya pour le groupe Vinci, avec l’obtention d’un contrat de 1,3 milliard d’Euros pour la construction de l’autoroute Nairobi-Nakuru-Mau Summit, soit 175 km, avec également une exploitation et une maintenance assurée pour trente ans.

L’Usine Nouvelle du 01 octobre 2020

 

OBJECTIF. Atteint pour le groupe PSA au cours des huit premiers mois de l’année, avec son titre de bon élève des constructeurs automobiles en Europe sur les émissions de CO2, fixé à 92 grammes en cycle NEDC.

L’Usine Nouvelle du 02 octobre 2020

 

COUVERTURE. D’un tiers de la consommation électrique en France par les énergies renouvelables au 2ème trimestre (33,2 %), qui avec une puissance totale de 54.690 MW à fin juin 2020, représente une situation jamais atteinte.

Batiactu du 02 octobre 2020

 

PREMIERE. Pour le fabricant français de lubrifiants hautes performances pour l’industrie, Condat (www.condat.fr), en ouvrant une filiale en Italie, après l’acquisition du fonds de commerce d’une société italienne très active dans le domaine des lubrifiants pour la frappe à froid et le travail des métaux appelée Kemmo.

Bref Eco du 05 octobre 2020

 

ATTRIBUTION. Du prix Nobel de chimie à la française Emmanuelle Charpentier, en commun avec l’américaine Jennifer Doudna, pour leurs travaux dans le domaine dit des ciseaux génétiques « Crispr-Cas9 », considérés comme les plus pointus de la technologie génétique, permettant la modification de l’ADN des animaux, des plantes et des micro-organismes, et pouvant contribuer à de nouvelles thérapies contre le cancer, voire guérir des maladies héréditaires.

Francinfo du 07 octobre 2020

 

LEVEE 1. De 90 millions de dollars pour le lillois Exotec (www.exotec.com), fournisseur de solutions intra-logistiques et créateur des robots Skypod. L’entreprise prévoit d’augmenter ses capacités de production jusqu’à 4000 robots par an d’ici 2021.

VIPress.net du 07 octobre 2020

 

LEVEE 2. De 372 millions de dollars pour la start-up Ynsect (www.ynsect.com), spécialisée dans la production d’insectes à des fins nutritionnelles au sein de fermes verticales. Elle ambitionne de construire la plus grande ferme du monde à Amiens, dans les Hauts de France.

Frenchweb.fr du 07 octobre 2020

 

NOMINATION. A la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) de la française Odile Renaud-Basso, directrice du trésor. 1ère femme élue à ce poste, elle est la 4ème personne de nationalité française à diriger la banque, confortant en cela la domination de la France à la tête des grandes institutions internationale avec 4 présidents sur 8 à la Berd, 2 sur 4 à la Banque centrale européenne, et près de la moitié des directeurs généraux au FMI.

Reuters du 08 octobre 2020

 

RENOVATIONS. Multiple pour Vinci en Australie, avec deux nouveau contrats autoroutiers sur la côte Est et en Galles du Sud. Ils font suite à deux autres signés en juin dernier.

Batiactu du 09 octobre 2020

 

INAUGURATION. Du sixième centre de recherche dans l’Hexagone pour le groupe chinois Huawei, où il a déjà déposé 215 brevets depuis 2013, aidé en cela par plus de 200 chercheurs.

VIPress.net du 12 octobre 2020

 

HAUTEURS. Pour la station de ski de Val Thorens, qui après avoir été récompensée 5 fois par le titre de « meilleure station de ski en Europe », plusieurs fois « meilleure station de ski au monde), vient d’obtenir par le site dédié au tourisme et à la culture (www.europeanbestdestinations.com), le plus visité au monde, le titre de « meilleure station de ski d’Europe », dont elle est la plus haute, tout en étant également le plus grand domaine skiable avec 600 km de pistes.

Easy Voyage du 13 octobre 2020

 

CHOIX. De Thales Alenia Space pour la construction de deux modules de la Lunar Gateway, future station spatiale placée en orbite lunaire, et du groupe Airbus pour la conception d’une sonde qui devra rapporter sur terre les échantillons de sol martien, dans le cadre du programme Mars Sample Return de la NASA.

Challenges du 14 octobre 2020

 

LEVEE 3. De 180 millions d’Euros pour le spécialiste français de l’hydrogène vert, McPhy* (www.mcphy.com). 

IMPLANTATION. Du danois Re-Match (www.re-match.dk) en Alsace, afin de se développer en France et en Europe du sud. Spécialiste du recyclage de terrains de sport en gazon synthétique, l’investissement prévu est estimé entre 10 et 15 millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 14 octobre 2020

 

COMMANDE. D’A320NEO pour le groupe Airbus par la compagnie aérienne grecque Sky Express, représentant 442 millions de dollars.

Economie Matin.fr du 16 octobre 2020

 

ACCELERATION. De son développement en Europe du Nord pour l’ingénieriste français Artelia (www.arteliagroup.com), après le rachat du danois MOE (www.moe.global) fin 2019, une participation majoritaire cet été dans la société Principia (www.principia-group.com), spécialisée dans les études marines, et l’acquisition en octobre de la société norvégienne Olav Olsen (www.olavolsen.no).

Batiactu du 19 octobre 2020

 

AUGMENTATION. De la consommation des français en septembre, avec une progression de 2,7 %, et après une autre progression en août de 1,3 %.

Economie matin.fr du 20 octobre 2020

 

FORT. Rebond des embauches en France depuis la rentrée de septembre, avec + 72,9 %, dont + 82,1 % dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Boursier.com du 21 octobre 2020

 

INSTALLATION. Du groupe Vinci en Nouvelle-Zélande après l’attribution de deux nouveaux lots après celle d’un contrat précédent consacré lui à la conception-réalisation sur le grand projet ferroviaire City Rail Link à Auckland, permettant de doubler le nombre de personnes désirant se rendre dans le centre-ville de la capitale, soit plus de 50 000 passagers par heure.

Batiactu du 26 octobre 2020

 

CREATION. Avec le groupe Total du consortium Northern Endurance Partnership, dédié à un nouveau projet de stockage sous-marin de CO2 en mer du Nord. Les autres sont BP, Shell Equinor, et ENI.

SELECTION. Des sièges d’avions ultralégers « TiSeat E2 » de la société Expliseat (www.expliseat.com) par l’avionneur chinois Comac et son avion régional ARJ21, après Airbus, Boeing, Dassault.

CONSTRUCTION. D’une unité de biochimie sur la plateforme de Carling-Saint-Avold en Moselle par la start-up australienne Circa Sustainable (www.circagroup.com), soit le 3ème projet de biotechnologie sur ce site, devant générer à l’horizon 2023 une quarantaine d’emplois directs.

L’usine Nouvelle du 26 octobre 2020

 

INVESTISSEMENT. A Obernai dans une nouvelle usine de fabrication de masques de protection de type FFP2/FFP3 pour le groupe allemand Dräger (www.draeger.com). Sur une superficie de 4 000 m3, elle devrait générer une cinquantaine d’emplois.

Mesures.com du 26 octobre 2020

 

LANCEMENT. De deux projets stratégiques dans la cybersécurité et la 5 G pour le groupe finlandais Nokia à Lannion dans les côtes d’Armor.

VIPress.net du 26 octobre 2020

 

EXPANSION. Internationale continue pour le bureau d’études en ingénierie géotechnique Fondasol (www.fondasol.fr), après l’acquisition d’un acteur canadien.

Batiactu du 27 octobre 2020

 

CHUTE. De 11,5 % du chômage au 3ème trimestre, soit 475 900 inscrits en catégorie A en moins, ainsi que durant le mois de septembre avec – 0,4 %, soit le 5ème mois de baisse.

Boursier.com du 27 octobre 2020

 

REALISATION. D’un complexe de recyclage et de valorisation des déchets appelé le « North London Heat and Power Project » au nord de Londres pour le groupe Vinci Construction, permettant d’économiser l’équivalent de 215 000 tonnes de CO2 par an, sur un territoire d’environ 2 millions d’habitants.

Batiactu du 28 octobre 2020

 

*Rendez-vous ce vendredi 20 novembre 2020

Publié dans Revue de presse

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Soitec, Technicolor (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Soitec, Technicolor (suites)
Soitec, Technicolor (suites)

SOITEC ENREGISTRE UNE HAUSSE SÉQUENTIELLE DE SES VENTES TRIMESTRIELLES DE 27,1%

https://vipress.net/soitec-enregistre-une-hausse-sequentielle-de-ses-ventes-trimestrielles-de-271/

22 Oct 2020 

Soitec annonce un chiffre d’affaires de 140,8 millions d’euros pour le 2e trimestre de l’exercice 2020-2021 (clos le 30 septembre 2020), en hausse de 1,3% par rapport au 2e trimestre 2019-2020. Cette hausse résulte d’une croissance de 3,5% à périmètre et taux de change constants et d’un effet de change négatif de 2,2%. Par rapport au 1er trimestre 2020-2021, le chiffre d’affaires du 2e trimestre enregistre une croissance séquentielle de 27,1% à périmètre et taux de change constants.

Par rapport au 2e trimestre 2019-2020, le chiffre d’affaires réalisé au 2e trimestre 2020-2021 reflète une performance contrastée avec une légère croissance des ventes de substrats RF-SOI dédiés aux applications de radiofréquence pour smartphones, une baisse des ventes de substrats Power-SOI et FD-SOI dédiés aux marchés de l’automobile, de l’IoT et des produits grand public, une bonne performance des autres produits de spécialité SOI (Imager-SOI et Photonics-SOI) et une nouvelle forte hausse des ventes de substrats POI dédiés aux filtres RF pour smartphones.

« La solide performance réalisée au cours du deuxième trimestre de notre exercice fiscal 2020-21 montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif d’un chiffre d’affaires annuel stable à périmètre et taux de change constant. Comme attendu, nous avons enregistré un rebond de nos ventes par rapport au premier trimestre et nous continuons d’anticiper une croissance séquentielle soutenue dans la deuxième partie de l’année. Nos ventes ont continué d’être portées par l’augmentation de la surface de RF-SOI liée au déploiement des générations cellulaires 4G et 5G, qui stimule également la demande de substrats POI dédiés aux filtres RF », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a été en mesure de maintenir la production sur l’ensemble de ses sites industriels, livrer ses clients, poursuivre l’avancement de tous ses projets de R&D majeurs conformément à leurs feuilles de route et, enfin, augmenter la capacité de production de plaques de 150 mm à Bernin 3.

Soitec confirme attendre pour l’exercice 2020-2021 un chiffre d’affaires stable à périmètre et taux de change constants ainsi qu’une marge d’EBITDA autour de 30% pour l’activité de sa division Electronique.

 

TRANCHES RF-SOI : SOITEC REMPORTE UN CONTRAT PLURIANNUEL AUPRÈS DE GLOBALFOUNDRIES

5 Nov 2020 / VIPress.net

Soitec annonce un accord pluriannuel de fourniture à Globalfoundries (GF) de tranches de silicium sur isolant de 300 mm destinées aux applications de radiofréquence (RF-SOI). Cet accord stratégique sécurise la fourniture de substrats qui permettront à GF d’étendre sa position dans la fourniture de solutions destinées aux prochaines générations de smartphones.

Cet accord d’approvisionnement stratégique va permettre à Globalfoundries de répondre à la demande croissante pour sa technologie 8SW RFSOI utilisée par les principaux fournisseurs de modules frontaux destinés aux smartphones 5G sub-6 GHz. Dédiée à la radiofréquence, la technologie 8SW RF-SOI est dédiée à la production de modules frontaux (Front End Module, FEM) équipés des commutateurs et amplificateurs à faible bruit (Low Noise Amplifiers, LNA). Elle est optimisée pour offrir la meilleure combinaison de performance, efficacité énergétique et intégration numérique requise par les concepteurs et les fournisseurs actuels et futurs de smartphones 4G LTE et sub-6 GHz 5G. Cette nouvelle plateforme utilise les substrats RF-SOI de dernière génération développés par Soitec.

Les principaux fournisseurs de composants pour les smartphones sub-6 GHz 5G comptent parmi les clients de la technologie 8SW RF-SOI de Globalfoundries.

« Actuellement, huit smartphones sur dix sur le marché contiennent des composants sur silicium manufacturés par Globalfoundries et la demande pour nos solutions différenciées de radiofréquence continue de monter en flèche alors que le secteur est en transition vers la 5G. La révolution de la 5G ne pourrait se faire sans Globalfoundries et nos solutions de radiofréquence qui sont à la pointe de ce qui se fait dans l’industrie. La sécurisation de notre approvisionnement en plaques auprès de Soitec, notre partenaire de longue date, est stratégique. Elle va permettre à Globalfoundries de répondre à la demande toujours croissante pour nos solutions dédiées à la 5G », déclare Bami Bastani, senior vice president en charge des applications pour les infrastructures mobiles et sans fil chez Globalfoundries.

« Avec nos unités industrielles en France et à Singapour, nous avons installé la plus grande capacité mondiale de fabrication des substrats les plus avancés pour répondre aux besoins du marché 5G en pleine croissance. Avec cet accord pluriannuel, nous sommes très heureux de renforcer encore notre partenariat de longue date avec Globalfoundries », ajoute Bernard Aspar, directeur général adjoint de Soitec.

Ce nouvel accord renforce les relations étroites qui existent déjà entre Globalfoundries et Soitec. En 2017, les deux sociétés ont conclu un accord de fourniture d’une durée de cinq ans pour les tranches de silicium sur isolant FD-SOI destinées à la plate-forme 22FDX de GF. Implantée à Dresde, en Allemagne, la plateforme 22FDX de GF a depuis lors généré 4,5 milliards de dollars de revenus liés à la conception de plus de 350 millions de puces.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

 

TECHNICOLOR AURA RÉDUIT SES EFFECTIFS DE PRÈS DE 30% À LA FIN DE L’ANNÉE

https://vipress.net/technicolor-aura-reduit-ses-effectifs-de-pres-de-30-a-la-fin-de-lannee/

6 Nov 2020 

Lors de la présentation de ses résultats du 3e trimestre, le groupe français Technicolor s’est déclaré confiant dans la réalisation de son objectif de réduction de coûts de plus de 160 millions d’euros sur l’année, portées par une réduction des effectifs permanents de près de 30% par rapport à décembre 2019.

On ne connaît pas le détail de la réduction de ses effectifs par branche d’activités (maison connectée, services de production, services DVD), ni par pays. Les salariés de Technicolor à Cesson-Sévigné près de Rennes savent néanmoins depuis juillet que 110 postes seront supprimés sur 286 emplois sur le site spécialisé dans les décodeurs numériques.

Le groupe vise désormais 325 millions d’euros d’économies de coûts d’exploitation à horizon 2022. A fin septembre 2020, Technicolor avait déjà réalisé 109 millions d’euros d‘économies, et, comme indiqué précédemment, prévoit de réaliser plus de 160 millions d’économies en 2020.

« Le groupe a démontré sa résilience face à la crise de la Covid-19 au cours du troisième trimestre. Le plan de transformation du groupe a permis d’améliorer significativement la rentabilité et la génération de trésorerie sur un an, même si Technicolor a souffert en termes de chiffre d’affaires au cours de cette période difficile. Nous restons donc confiants dans la réalisation de nos perspectives 2020 et 2022 ainsi que dans la réalisation d’une croissance rentable, d’une génération de trésorerie et d’une création de valeur pour nos actionnaires. Suite à l’achèvement de notre restructuration financière, Technicolor dispose désormais de la structure financière adéquate et des financements suffisants pour mener à bien ses projets de transformation et d’expansion », a déclaré Richard Moat, directeur général de Technicolor.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de Technicolor est en chute de 19,2%, à 2,23 milliards d’euros par rapport aux 9 premiers mois de 2019, dont -41,6% dans la division Services de production (à 390 M€), – 21,8% dans la division Services DVD (à 495 M€) et -6,6% dans la division Maison Connectée (à 1327 M€).

Pour le seul 3e trimestre, le chiffre d’affaires de la Maison Connectée (l’activité qui intéresse le plus notre profession) s’élève à 488 millions d’euros, en hausse de 10,6% d’une année sur l’autre à taux constants (+41,2% en Amérique du Nord) et de 4,2% à taux courants. La division a connu un ralentissement de la demande et des contraintes d’approvisionnement en Eurasie, qui ont été partiellement compensées par une demande accrue de la division câble nord-américaine, qui maintient sa position de leader sur le segment haut débit et sur le segment vidéo basé sur Android. Les choix stratégiques visant à se concentrer sur l’accès haut débit et à transformer les opérations pour accroître l’efficacité se sont révélés efficaces dans le contexte de la Covid-19. Les résultats sur les neuf premiers mois de 2020 valident la solidité et l’avenir du business model de Maison Connectée, souligne l’avis financier du groupe.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2016, intitulé : Technicolor, un fringant centenaire

 

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Glowee (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Glowee (suite)
Glowee (suite)

Glowee, la start-up qui produit de la lumière biologique : rencontre avec sa fondatrice, Sandra Rey

https://www.manager.one/fr/journal/sandra-rey-glowee/

Le 20 octobre 2020

 

Sandra Rey est la fondatrice et CEO de Glowee, une startup proposant une alternative à la lumière électrique avec un système de lumière biologique qui permet de réduire l’impact environnemental de la lumière et d’améliorer le confort en ville.

Pour le Journal du Manager, Sandra a accepté de nous parler de son parcours, de ses ambitions et des enjeux environnementaux de demain.

Pourquoi avoir décidé de créer une start-up dans la bioluminescence ? Comment cette idée vous est-elle venue ? 

Cette idée est venue quand j’étais étudiante en école de design. J’ai participé à un concours qui s’appelle le Prix ArtScience dont le thème était la biologie et on a été orienté sur la problématique générale de la lumière. Très vite, on a fait deux constats : le premier est qu’aujourd’hui la lumière est un vrai enjeu, à la fois économique, écologique, voire même sanitaire parce que c’est un besoin universel.

Aujourd’hui, on a des systèmes qui sont assez polluants, notamment sur leur production et leur fin de vie, mais aussi des problématiques de pollutions lumineuses qui dérangent la biodiversité. Il y a donc beaucoup de sujets autour de la lumière.

De l’autre côté, on a découvert la bioluminescence à travers des vidéos sur les poissons des abysses. C’est une lumière que tout le monde connait, tout le monde sait que les lucioles existent, cette lumière est en fait de la bioluminescence. À ce moment-là, on s’est dit que si ces poissons étaient capables de produire de la lumière et qu’il existe des technologies permettant de copier et d’imiter ces phénomènes naturels, alors il s’agissait peut-être d’une solution pour régler les problématiques et enjeux liés à la lumière.

Comment avez-vous développé ce projet ? Par quelles étapes êtes-vous passée ? 

Au début, ce fut une question d’opportunités. En gagnant ce concours, on a gagné un petit peu de visibilité dans les médias sur un projet qui était vraiment très conceptuel entre des slides Powerpoint et des photos sur Photoshop. Cette visibilité nous a amené beaucoup d’énergéticiens, de collectivités et de constructeurs, qui nous ont écrit pour nous demander comment cela fonctionnait et si on pouvait travailler ensemble. Tous ces échanges m’ont vraiment convaincue qu’il y avait un marché, une réelle opportunité et un réel besoin. J’ai commencé à rencontrer tous ces gens de manière un peu opportuniste et petit à petit, j’ai eu envie d’en faire un véritable projet d’entreprise.

Je suis passée par une première étape, on m’a offert une paillasse de laboratoire à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans le cadre d’un programme d’accompagnement. J’ai pu y recruter un stagiaire en biotechnologie. Ensemble, nous avons commencé à travailler sur le sujet dans le but de faire une première preuve de concept. Globalement, il s’agissait de reproduire le phénomène de bioluminescence dans un laboratoire et de voir comment l’améliorer pour en faire un produit de lumière.

La première étape a été suffisamment concluante pour me donner envie de continuer l’aventure et de créer l’entreprise à l’issue de ce stage, c’était à la fin de l’année 2014. J’ai créé l’entreprise à ce moment-là, en continuant en parallèle d’aller voir beaucoup de prospects potentiels et de comprendre ce qu’ils attendaient de nous, quels étaient leurs besoins. J’ai ainsi commencé à construire petit à petit une offre.

Qui sont vos clients, et que leur proposez-vous ? 

L’ambition du projet a toujours été de mettre la lumière dans la ville. Tout ce qu’on met en place avec Glowee est dans ce but, de faire en sorte qu’on puisse créer du mobilier urbain bioluminescent, de la signalétique et de l’intégrer vraiment au coeur de la ville. On a signé un premier contrat pour un projet de 2 ans avec la ville de Rambouillet, qui sera donc notre première ville pilote. On travaille main dans la main avec eux pour concevoir et expérimenter le premier mobilier urbain bioluminescent. En ce moment, on est dans une phase où on essaye de s’intégrer à l’écosystème des aménageurs, des constructeurs, des collectivités, des conseils départementaux, de toutes les organisations qui pourraient se servir de notre lumière dans leurs projets et, dès à présent, comprendre comment on pourrait s’intégrer pour des projets à raison de 3 à 7 ans. C’est vraiment le gros du travail aujourd’hui chez Glowee.

À coté, on a encore beaucoup de R&D afin d’améliorer nos performances pour être compatible avec un usage en extérieur. Par ailleurs, on a toujours eu une stratégie de vouloir montrer nos produits, les commercialiser, et surtout montrer le niveau de maturité technologique dès qu’on avait quelque chose de concret. On a donc fait beaucoup d’installations éphémères pour l’événementiel, avec derrière une vraie ambition pédagogique pour montrer ce que c’est, pour expliquer comment cela fonctionne et pourquoi c’est si important pour demain.

On a également lancé un projet qui s’appelle la Glowzen Room qui est une salle de relaxation illuminée par la bioluminescence. Elle est dédiée aux hôtels et au milieu du bien-être. C’est un produit qui nous permet d’une part d’être commercialisés, de s’attaquer à un marché qui est très intéressant et qui est en demande de ce type de système, et d’autre part, d’agir comme une sorte de prototype, pour se rendre compte des challenges techniques et opérationnels qu’on va avoir par la suite. Cela nous permet d’avoir déjà des systèmes qui fonctionnent sans nous au quotidien et donc de faire beaucoup de progrès sur la manière dont on va pouvoir les gérer dans le futur.

La première Glowzen Room est installée dans un château qui s’appelle « Chapeau Cornu » entre Lyon et Grenoble. C’est un véritable enjeu pédagogique parce que chaque personne qui passe dans cette salle a conscience que la lumière vivante existe et qu’on peut en faire des choses assez incroyables. 

La lumière vivante reste pour le moment assez inconnue, avez-vous en amont un travail de sensibilisation à faire ?

Tout à fait ! C’est d’ailleurs dans cette optique que nous avons créé l’été dernier un jeu de société pour découvrir la bioluminescence. Le jeu s’appelle Biolumia et l’enjeu est de concrétiser ce travail de pédagogie qu’on fait depuis plusieurs années autour de la bioluminescence, faire connaître un peu ces merveilles technologiques. Ce projet a été lancé sur Ulule en crowdfunding et l’objectif est de voir comment on peut le distribuer.

On est vraiment sur un enjeu pédagogique où l’on fait de la sensibilisation sur la bioluminescence mais aussi sur les océans de manière générale. On reverse notamment une partie des fonds à l’association la Fondation de la Mer. C’est un projet assez global qui porte les valeurs de Glowee. Cette mission pédagogique a pour but de faire en sorte que le jour où nous sommes prêts à déployer notre technologie dans les villes, la bioluminescence soit quelque chose de connue et d’accepter, pas juste un truc un peu bizarre qu’on fait en laboratoire.

Pour comprendre concrètement, qu’allez-vous faire avec la ville de Rambouillet ?

Du mobilier urbain signalétique. L’objectif est ici de signaler un lieu : le centre culturel de la ville.

Comment fonctionne la bioluminescence ? Quels sont ses avantages ? 

La bioluminescence est une réaction chimique qui arrive chez beaucoup d’animaux et qui permet de produire un photon. On utilise cette bioluminescence à l’échelle de bactéries marines qui sont naturellement bioluminescentes. On fait évoluer ces bactéries dans nos laboratoires pour les rendre plus performantes dans leur production de lumière. Ensuite, on leur crée un environnement idéal qui leur permet également de produire une lumière de meilleure qualité, et de manière continue. C’est une sorte de petit aquarium dans lequel viennent se reproduire ces bactéries bioluminescentes.

Concernant les avantages, la bioluminescence est tout d’abord une matière première qui est biosourcée et biodégradable. En résulte un impact environnemental extrêmement faible sur tout le cycle de vie du produit. La LED a beaucoup d’avantages en comparaison avec les ampoules à incandescence vis-à-vis de sa consommation énergétique au moment de son utilisation. En revanche, en ce qui concerne la production et la fin de vie, les LEDs restent extrêmement polluantes, sans compter qu’elles sont fabriquées à 99% très loin de chez nous donc il y a aussi des problématiques de transports qui viennent agrémenter cette pollution. Aujourd’hui, à leur fin de vie, on les collecte mais on ne sait pas les recycler. L’idée avec Glowee est d’utiliser le vivant pour changer le mode de production de cette lumière.

Autre avantage, la qualité de sa lumière est incroyable, c’est une lumière très douce et assez diffuse. Elle permet de travailler sur des phénomènes aussi bien de pollution lumineuse que de pollution visuelle. La pollution visuelle est la perturbation « esthétique », le fait est qu’aujourd’hui les lumières sont extrêmement agressives en pleine ville, notamment avec l’arrivée des LEDs puisqu’elles ont augmenté par quatre l’intensité lumineuse des villes. La pollution lumineuse est ce qui va déranger la biodiversité, et donc la bioluminescence nous offre plein de clés pour travailler sur cette question. Bien sûr, on éradique pas totalement la pollution lumineuse car cela reste une source de lumière, mais on peut travailler de manière très différente grâce à cette technologie.

Le troisième avantage est que cette lumière est liquide ! Elle peut prendre plein de formes différentes, du volume, de la surface. On va donc pouvoir travailler différemment cette lumière en réduisant l’intensité lumineuse mais en gardant le même type d’éclairement. C’est aussi un enjeu avec les villes de repenser la manière dont on les met en lumière, ce qui correspond beaucoup plus aux besoins d’aujourd’hui qu’aux besoins d’hier.

La bioluminescence peut-elle un jour prendre le pas sur les sources de lumière classiques ? 

Sur des usages dans le paysage urbain comme de la mise en valeur, de la visibilité et du signalement, oui sans aucun problème. En revanche, on ne va pas remplacer la lumière de sa cuisine par de la bioluminescence, ce n’est pas l’objectif. Quand on parle de développement durable, on a souvent tendance à essayer de chercher des solutions miracles. On se dit qu’on peut mettre des panneaux solaires partout et que cela va remplacer tous les réseaux électriques alors qu’en fait, c’est faux. Il n’y a pas « une » source d’énergie magique, de nombreuses sources dépendent de contextes différents. Dans certaines situations, un panneau solaire avec un lampadaire et une LED sera plus intéressant, alors que dans certaines autres, la bioluminescence sera un choix plus judicieux.

Nous, notre objectif est d’intégrer partout où on peut la bioluminescence afin de créer un nouveau mix énergétiques mais sans pour autant avoir une vision radicale. On est convaincu qu’il n’y a pas de solution miracle et qu’une pensée radicale ne permet pas de faire de progrès.

Pourquoi miser sur le crowdfunding pour financer votre projet ? Que retenez-vous de ces expériences ? 

Une des choses intéressantes avec le crowdfunding est que cela permet de démocratiser, de sensibiliser lorsqu’on fait une innovation de rupture comme la nôtre. Le crowdfunding permet également de créer un réseau d’ambassadeurs hyper fort qui va porter le projet. Cela nous paraissait intéressant dans cette démarche-là, d’associer les citoyens à, d’une part cette démarche générale de réduction d’impact environnemental et d’autre part, d’en faire des ambassadeurs qui travaillent avec nous, pour véritablement nous aider. Aujourd’hui, on a quasiment 800 personnes qui nous soutiennent et qui peuvent diffuser le message aussi bien que nous.

Lorsqu’on a un projet assez hybride comme celui-ci, c’est assez compliqué de s’identifier à des fonds d’investissement qui ont déjà des idées très précises sur quoi ils souhaitent investir.

La troisième raison était une question de timing. Le crowdfunding a cet avantage qu’en quelques mois, quelques semaines, on est très vite fixé sur la réussite ou non de la levée de fonds. Les process de levées de fonds traditionnelles sont bien plus longs, et peuvent bien plus facilement « se retourner » d’un jour à l’autre. Pour les débuts de notre aventure, le crowdfunding était vraiment une bonne alternative.

Vous figurez dans le classement Forbes « Under 30 », qui recense les entrepreneurs prometteurs de moins de 30 ans. Quelles sont selon vous les qualités clés pour réussir dans l’entrepreneuriat ?  

Je pense que les premières qualités à avoir sont la passion et la conviction personnelle. Il faut garder en tête que l’entrepreneuriat, c’est très très difficile. Entreprendre, ce n’est pas faire un sprint, c’est un marathon, et sans cette passion, sans cette conviction, c’est impossible de tenir dans la durée.

Ensuite, je dirais la résilience. Il faut savoir accepter et rebondir vite parce que sinon, on se laisse très vite déborder.

Et pour finir, il faut savoir demander de l’aide. Dans mon cas, lorsque j’ai créé ma boite, je n’avais pas toutes les compétences qu’il fallait. Étant donné que je finissais mes études et que je n’avais jamais travaillé, j’avais peu de compétences et surtout dans peu de domaines différents. Une de mes forces est de ne pas avoir peur de montrer ma vulnérabilité auprès de mon réseau, de mes clients ou des mes équipes. Lorsqu’on montre qu’on est vulnérable, les gens vous aident.

On est plus fort ensemble ! 

Vous dites que c’est très difficile d’entreprendre, pouvez-vous développer ce propos ?

Tout d’abord, c’est beaucoup de responsabilités, surtout quand on commence à avoir une équipe. On a notamment la responsabilité de l’emploi des gens, ce qui est un poids conséquent sur les épaules. L’entrepreneuriat, c’est aussi une succession de problèmes… ou plutôt de challenges. Il faut avoir les reins solides et l’envie de voir ces difficultés comme un challenge et non pas comme un problème.

Quelles erreurs sont à éviter lorsque l’on crée son entreprise ? 

La première erreur est de ne pas parler de son projet par peur qu’on vous le vole, et finalement devenir paranoïaque. Pour ma part, je n’ai pas trop eu le choix étant donné que j’ai été propulsée dans les médias sans même avoir commencé. Cela a fait un effet boule de neige mais je me suis rendue compte de tout ce que cela apporte de pouvoir échanger. Cela permet d’avancer plus vite parce qu’on est constamment challengé, donc forcement on réfléchit plus vite, beaucoup mieux et on anticipe beaucoup plus.

La deuxième erreur, à nuancer car cela dépend des situations, je dirais que c’est de vouloir s’associer à tout prix. Je pense qu’il faut savoir se faire confiance. On a tendance à nous dire que ce n’est pas bien d’entreprendre tout seul. Personnellement, je n’ai pas forcément fait le choix d’être seule au départ et je pense avoir fait l’erreur de vouloir à tout prix m’associer. Cela m’a créé beaucoup de complications par la suite. Si je m’étais fait confiance dès le départ, je pense que j’aurais peut-être perdu moins de temps et moins d’énergie.

Ne trouvez-vous pas cela paradoxale de ne pas vouloir s’associer tout en demandant de l’aide dans le développement de son entreprise ?

L’aide ne provient pas obligatoirement d’associés. Cela peut être un mentor, de la famille ou même ses équipes. Je pense qu’il faut juste se faire confiance. Je ne dis pas que c’est moins bien de commencer en étant plusieurs associés avec des compétences différentes, je suis convaincue du contraire, mais quand cela n’arrive pas, il faut être capable de se faire confiance et d’avancer.

Si on doit rencontrer des associés plus tard, alors cela arrivera. Forcer le destin peut mener à des complications qui ne sont pas utiles en début de projet. Il y a déjà beaucoup de sujets à surmonter et donc se rajouter cette contrainte, avec du recul, je trouve que c’est perdre beaucoup d’énergie alors qu’on a besoin de cette énergie pour faire autre chose.

Quelles sont vos ambitions pour Glowee ? 

Mon ambition est que la bioluminescence devienne une véritable alternative à la lumière artificielle, reconnue de tous. Nous avons été capables de transformer la manière dont on fait la lumière aujourd’hui, dont on la consomme, pour pouvoir y intégrer cette nouvelle technologie. Evidemment, on souhaite la voir dans le plus d’endroits possibles.

La deuxième chose serait d’avoir réussi à faire de Glowee une entreprise qui inspire d’autres projets sur cette même thématique de la bioéconomie et de l’utilisation du vivant, pour faire des choses incroyables avec un impact environnemental réduit.

Je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire avec les technologies qu’a développé la nature, pour nous, depuis 3,8 milliards d’années, et j’aimerais que Glowee soit capable d’ouvrir la voie pour d’autres entreprises, sur d’autres thématiques.

Nos remerciements à Sandra Rey, fondatrice et CEO de Glowee.
Propos rapportés par l’équipe de manager.one.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/03/glowee-et-la-lumiere-bioluminescente-fut.html

 

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

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Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

L’Union européenne muscle son arsenal de défense commerciale

https://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/lunion-europeenne-muscle-son-arsenal-de-defense-commerciale/#

Le 3 NOVEMBRE 2020

 

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus, mercredi 28 octobre, à un accord qui étend le champ d'application des mesures de rétorsion commerciale, jusqu’ici réservé au commerce des marchandises, aux services et à la propriété intellectuelle. L’objectif de cette décision est de renforcer l’arsenal européen de défense commerciale en élargissant l’éventail des domaines d’application en contournant le blocage actuel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Cet accord envoie un signal politique fort montrant que l'Union européenne prendra des mesures pour défendre et protéger les entreprises, les travailleurs et les consommateurs chaque fois que ses partenaires ne respecteront pas les règles. Il s'agit d'un engagement clé du programme commercial européen, que nous sommes en train de concrétiser », a commenté Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission et commissaire au commerce.

Répondre au blocage de l’organe d’appel de l’OMC

Cet accord intervient en réponse au blocage du fonctionnement de l’organe d’appel de l’OMC. En effet, à l’heure actuelle, le règlement permettant d'adopter des contre-mesures commerciales dans le cadre de l'Union, prévoit que toutes les procédures de règlement des différends de l'OMC soient achevées, y compris la phase d'appel, avant que l'Union puisse réagir.

Or, tant que l'organe d'appel de l'OMC, toujours bloqué par les États-Unis qui empêchent le remplacement des juges depuis bientôt quatre ans, ne peut pas remplir ses fonctions, les membres de l'OMC ont la possibilité de se soustraire à leurs obligations et d'éviter une décision contraignante simplement en faisant appel du rapport d'un groupe spécial.

Pour débloquer cette situation, l’accord conclu fin octobre permettra également à l’UE, en cas de conflit commercial, de réagir même si l'OMC n'a pas statué définitivement en raison d’un appel auprès d’un organe qui n’est aujourd’hui pas opérationnel. « Si notre priorité absolue, pour remédier à ces problèmes, est de parvenir à une réglementation multilatérale révisée et opérationnelle, qui s'articule autour d'un système de règlement des différends en deux étapes, nous ne pouvons pas nous permettre d'être sans défense dans l'intervalle », a précisé Valdis Dombrovskis.

Un nouveau mécanisme pour contrer les sanctions des pays tiers attendu en 2021

Si cet accord doit encore être approuvé par le  Conseil des ministres européens du Commerce et le Parlement européen, ce qui devrait être chose faite au plus tard le 26 novembre, il a déjà accueilli positivement par Franck Riester, ministre français en charge du Commerce extérieur qui a salué l’initiative sur son compte Twitter : «  Sortir de la naïveté en matière commerciale, concrètement, c’est muscler notre arsenal juridique pour faire valoir nos droits dans le cadre défini par l’OMC lorsqu’ils sont menacés ».

Cette nouvelle législation s’inscrit dans une série de décisions visant à contrer (et à décourager) les mesures de rétorsion commerciale pratiquées par les pays tiers. En juillet de cette année, la Commission a ainsi nommé son premier « chef de l’application des règles commerciales », en la personne du Français Denis Redonnet, déjà membre de la direction générale du commerce dans l’exécutif européen. En outre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen s’est engagée à présenter en 2021 un nouveau mécanisme de lutte contre la coercition commerciale.

 

 

 

Les représentants du Parlement européen (PE) et des États membres (le Conseil) sont parvenus à un accord, mardi 10 novembre, sur le budget pluriannuel de l’Union européenne (2021-2027) et le plan de relance de 750 milliards d’euros pour lutter contre la crise sanitaire, soit un montant total de 1800 milliards d’euros mobilisés pour les cinq prochaines années.

« Ce deal représente une victoire pour les chercheurs, les scientifiques et les citoyens européens », s’est félicité Christian Elher, eurodéputé allemand conservateur (PPE), et porte-parole pour son groupe sur le programme de recherche Horizon Europe. « La bataille a été rude », concède-t-il lorsqu’il décrit le bras de fer qui a opposé les deux organes de codécision communautaires pendant 10 longues semaines et au moins autant de sessions de négociation.

16 milliards supplémentaires obtenus par les eurodéputés

L’accord obtenu au forceps prévoit une augmentation de 16 milliards du budget pluriannuel de l’UE. Une rallonge conséquente, la plus importante jamais obtenue par le PE et qui doit permettre de rehausser les financements alloués à la recherche (+ 4 milliards), à Erasmus (+ 2,2 milliards), à la santé (+ 3,4 milliards) ou à la gestion des frontières (+1,5 milliard).

Cette somme viendra pour « deux tiers des amendes de concurrence », explique-t-on à Bruxelles, c’est à dire les pénalités imposées aux entreprises lorsqu’elles bafouent les sacro-saintes règles de la concurrence en vigueur au sein du marché unique. Généralement ces amendes étaient rendues au pays concerné mais le PE militait, depuis de nombreuses années déjà, pour qu’elles viennent plutôt alimenter le « pot commun ».

Une demande taboue au sein du Conseil et à chaque fois rejetée par les États membres. Jusqu’à cette semaine…

Refuser la baisse des dépenses

Le compromis scellé le 11 novembre est donc historique à plusieurs titres et met en lumière l’influence croissante du Parlement européen face aux États membres. Biens décidés à en découdre, les eurodéputés ont réussi à déjouer les pronostics en imposant plusieurs de leurs exigences aux négociateurs du Conseil.

En ligne de mire ? L’accord scellé en juillet par les Vingt-sept - au bout de quatre jours et quatre nuits d’âpres discussions. Saluant les efforts consentis pour adopter le plan de relance à 750 milliards d’euros, financé par un emprunt commun - une première dans l’histoire de l’UE -, une majorité d’élus a néanmoins fustigé le compromis trouvé sur le futur budget pluriannuel dont le montant avait été rabaissé à 1074 milliards d’euros.

« Largement insuffisant pour financer les grandes priorités de l’UE comme le climat, la santé, le social ! », dénonçait l’eurodéputé français Pierre Larrouturou (Renew) qui a entamé, le 28 octobre dernier, une grève de la faim dans le but, aussi, de sensibiliser l’opinion publique à ce dossier très technique et donc peu relayé par les médias.

Rapporteur sur le budget au PE, il souligne le large consensus au sein de l’hémicycle européen, autour de ce dossier : « mes collègues se sont ralliés derrière ma proposition visant à augmenter de 39 milliards le montant du budget ».

Les eurodéputés veulent développer des « ressources propres »

Du côté des États membres, les exigences du PE sont jugées plus qu’excessives. En additionnant les financements prévus par le plan de relance et le budget de l’UE, ce seront, au total, 1800 milliards d’euros mobilisés, rétorquent les représentants du Conseil, soucieux de ne pas toucher à un accord si difficilement négocié en juillet dernier.

Mais pour le PE, l’argument ne tient pas et constitue même un précédent dangereux. Certaines priorités politiques, financées dans ce plan de relance, ont en effet connu quelques coupes dans le budget traditionnel, réduit par ailleurs à la suite du départ des Britanniques de l’UE.

Or le plan de relance, qui vise d’abord à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les économies des États membres, est programmé pour durer trois ans, alors que le budget reste l’outil conventionnel pour financer les priorités de l’UE à plus long terme.

Mais ce budget reste trop encore tributaire des contributions des États membres. D’où la seconde exigence du PE pour disposer à l’avenir de ressources propres qui viendront directement alimenter le budget pluriannuel de l’UE. Si les États membres s’étaient déjà mis d’accord en juillet sur le principe même de ressources propres, le PE a obtenu la définition d’un calendrier précis.

Un calendrier pour de nouvelles taxes

Outre la taxe sur le plastique non recyclé, déjà validée par les Vingt-sept, et qui entrera en vigueur en 2021 (6 milliards d’euros), la Commission s’est engagée à présenter, pour juin prochain, une proposition de taxe sur les géants du net (1,3 milliard attendu chaque année), une ressource basée sur les revenus du système européen d’échange de quotas d’émissions polluantes (entre 3 et dix milliards par an) ainsi qu’une taxe carbone aux frontières (entre cinq et 14 milliards par an).

Ces taxes supplémentaires visent bien sûr à soulager partiellement les États-membres, de plus en plus rétifs à augmenter leur contribution budget. Elles serviront aussi à rembourser le futur plan de relance à partir de 2028.

Une étape essentielle pour le plan de relance

L’accord conclu le 11 novembre représente d’ailleurs une étape essentielle dans la concrétisation de ce plan de relance de 750 milliards d’euros qui sera adossé au budget pluriannuel de l’UE.

« Alors que le continent affronte une deuxième vague dans la pandémie de coronavirus, nous devons mobiliser rapidement tous les moyens nécessaires. Et cet argument a certainement joué en notre faveur », estime un négociateur du PE.

Mais la bataille n’est pas terminée pour autant. L’accord conclu en trilogue doit maintenant être validé par les États membres et par l’ensemble des eurodéputés. Or la Hongrie de Victor Orban menace déjà d’enrayer le processus. En cause ? Le dispositif voulu par le PE, dans le futur budget, pour conditionner le versement des aides européennes au respect de l’État de droit.

Et s’il campe sur sa position, le Premier ministre hongrois pourra aussi bloquer le financement du plan de relance. En effet, afin d’être autorisée à relever son plafond d'endettement sur les marchés, la Commission doit recevoir le feu vert du Conseil, une décision qui ne peut être adopté sans le vote unanime des Vingt-sept…

Kattalin Landaburu, à Bruxelles 

Publié dans En bref

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Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous
Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Et à présent, voici donc ma part d’anticipation, avec en novembre, une défaite mémorable, par KO de  Mister T face au candidat démocrate Joe Biden, permettant aux USA de retrouver enfin sa place qui doit être la sienne, et ce même si les 4 ans perdus impacteront durablement son leadership, en décembre, après maintes tergiversations du gouvernement britannique, un accord « win-win » finalement trouvé, donnant une fin plus qu’honorable pour ce Brexit commencé en 2016, assurant de l’autre côté de la Tamise, et notamment pour les « Remainers » un sentiment de soulagement quant aux prochaines relations commerciales avec l’UE, une Chine, qui durant le nouvel an chinois, souhaitera faire acte de pardon quant aux atermoiements (mensonges ?) du début de la crise sanitaire, en proposant à l’ensemble des pays les plus impactés par le virus, de vendre des millions de masques à des prix amis, tout en se dédouanant également de certaines pratiques économiques vis-à-vis de l’UE, considéré toujours par le pouvoir chinois comme le continent d’avenir.

Mais aussi, une perte d’influence de la Russie de VP, embourbée elle dans l’imbroglio de la Biélorussie, en proie à une révolution démocratique, difficilement réprimable, et occasionnant même des remous à Moscou, où les opposants, désormais réunis au sein d’un comité démocratique, dont le leader n’est autre que Alexei Navalny, parfaitement remis de son empoisonnement, s’imposera de jour en jour, pacifiquement, rencontrant enfin de l’ensemble de la population russe une forte écoute, avide de changements, et puis pour finir sur cette séance, l’inamovible homme fort de la Turquie, se prendra finalement les pieds dans les tapis kurdes, libyens, chypriotes, grecs, et désormais du Haut-Karabakh, situations actuelles censés en principe lui permettre de passer comme l’homme incontournable de l’ex peut-être futur nouvel empire ottoman, mais qui finalement lui occasionnera une mise à l’écart, après qu’un certains nombres de ses alliés politiques lui auront tournés le dos, au profit de  l’opposition démocratique de son pays, avec comme conséquences, que bon nombre d’emprisonnés, suite au fameux coup d’état, seront libérés.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/09/anticipations-espoirs-realite.html

 

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Des changements à venir ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Des changements à venir ?
Des changements à venir ?

Pour l'instant, rien n'est encore acquis définitivement, mais si changement à la tête des Etats-Unis, lequel de ces mots, que sont protectionnisme et multilatéralisme, redeviendra à la mode ?

Avant de le savoir, lisez donc ce texte ci-dessous, il date de 2018.

Bonne lecture.

Jacques Samela

 

Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

En ce moment, si il est un mot on ne peut plus utilisé dans les médias, c’est bien celui que Mister T à remis au goût du jour, et qui s’appelle le protectionnisme.

Son contraire, si vous ne le savez pas, et encore à l’ordre du jour, se nomme lui le multilatéralisme.

Mais, afin d’appuyer mon sujet, et avant de rentrer de plein pied dans ce double sujet, et afin de vous donner l’occasion de vous faire votre propre opinion, voici leurs définitions (Wikipedia) :

Multilatéralisme : Le multilatéralisme est un concept utilisé dans le champ des relations internationales. Il se définit comme un mode d'organisation des relations inter-étatiques. Il se traduit par la coopération de trois États au moins dans le but d'instaurer des règles communes. Il concerne essentiellement la forme institutionnalisée de ces relations (au sein des organisations internationales).

 Protectionnisme : Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État ou un groupe d'États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Les buts peuvent être le maintien de l'emploi dans certains secteurs d'activité, la diminution du déficit commercial, ou la défense du niveau de vie. Les mesures protectionnistes consistent essentiellement à freiner les importations (barrières douanièresnormes contraignantes, freins administratifs...), encourager les exportations (subventions diverses, incitations fiscales, dévaluation, dumping comme le « protectionnisme offensif »), privilégier les entreprises nationales dans les appels d'offres de marchés publics, ou empêcher les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d'entreprises nationales.

 

Alors, tout en commençant par ce qui est donc actuellement en cours, le multilatéralisme, il faut savoir que contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’a pas été inventé durant le XX siècle, puisque dès le traité de paix dit de Westphalie en 1648, et ce jusqu’au Congrès de Vienne en 1814, on trouve déjà des prémisses d’accords entre états, plutôt européens à cette époque, facilitant en cela leurs coopérations et leurs relations commerciales, afin d’obtenir une stabilité doublée d’une prospérité, évitant au final des tensions inhérentes à toute relation internationale, communément décrite comme un domaine anarchique.

Ensuite, il prendrait également sa source dans la tradition dite des Lumières, dont ses penseurs (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Kant, Benjamin Franklin, Georges Washington, etc…), dotés d’un idéalisme à toute épreuve, et opposés à une vision sombre des relations humaines, estimaient que par la création d’institutions dont nous connaissons aujourd’hui des exemples comme l’ONU ou l’UE, pouvaient instaurer des relations favorables et pacifiques au bénéfice de chacun.

Quant à celui que nous connaissons aujourd’hui, il serait issu de ce que l’on appelle l’idéalisme wilsonien, du nom du président américain Woodrow Wilson (1856 – 1924), à l’origine de la Société des Nations, créée au sortir de la 1ère guerre mondiale, rejetée à l’époque par le Congrès des Etats-Unis, mais ayant largement inspiré l’ONU en 1945, et dont l’action est toujours en œuvre aujourd’hui.

C’est donc au XX siècle qu’il devient la norme, avec deux voies bien distinctes que sont la partie économique, mise en évidence avec la création du système monétaire et financier, connu sous l’appellation BrettonWoods, ainsi que du Gatt (General Agreement Trade and Tarrifs), sous l’égide notamment des Etats-Unis, considéré à l’époque comme son principal instigateur. Quand on voit ce que fait aujourd’hui Mister T, décrit comme un serial entrepreneur, dans le bâtiment il est vrai, on peut se poser des questions. Mais de cela j’en reparlerai.

Et donc, la partie politique, avec l’idée que le développement du commerce facilite la négociation politique, permettant en cela de régler pacifiquement les différends entre les états, devant en retour bénéficier à la population, en favorisant notamment leur prospérité.

C’est par essence la tradition universaliste, idéaliste, libérale et démocratique de l’ONU qui est mise en œuvre ici. Alors, oui, il est vrai que cela est loin, voire parfois même très loin de réussir à chaque fois, de nombreux exemples en attestent, la cause souvent aux états eux-mêmes, ce que l’on appelle généralement la théorie réaliste, soit que les grandes puissances, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, donnant aux petites et moyennes nations l’illusion de leur importance durant les prises de décisions, mais qu’au final, ce sont presque toujours leurs intérêts qui l’emportent.

Et pour le malheur de beaucoup, les exemples sont malheureusement plus que nombreux, comme pour la Syrie récemment, avec le blocage permanent de la Russie, son alliée, empêchant tout vote d’une résolution.

On dit donc du multilatéralisme, qu’il est à l’intersection de la coopération et de l’anarchie, soit un mécanisme imparfait de régulation des relations entre les états.

 

Et maintenant, le protectionnisme, remis au goût du jour par qui vous savez, mais dont le principe existe lui depuis des siècles, puisque les Etats-Unis (déjà), l’Angleterre du XVème au XVIIIème siècle, mais aussi le Japon, plus récemment, au XXème siècle, ont eu recours à ce procédé censé défendre leurs intérêts, et faire face à une concurrence dite déloyale.

Les USA aujourd’hui, invoque eux une atteinte à la sécurité nationale, notamment en ciblant la Chine, mais on a pu voir que d’autres étaient également dans la ligne de mire (UE, Canada, Mexique, etc…), pour la plupart partenaires de longue date. Comme quoi.

Seulement voilà, comme sa définition ne l’indique pas toujours (voir plus haut), ce procédé est à double tranchant. En effet, à première vue, il paraît positif et digne de bon sens, mais quand on y regarde de plus près, on remarque malgré tout qu’au-delà des discours criant haut et fort que le but de ces mesures n’est que de protéger des secteurs en difficultés, d’éviter des délocalisations,  il y a au final une réalité toute simple, qui est celle du pouvoir d’achat, car avec l’augmentation des taxes sur les produits importés, et donc des prix, ce sont les acheteurs finaux qui en pâtiront, notamment les moins aisés, mais pas seulement, pourtant souvent favorables à la mise en place de ces mesures, mais malheureusement sans se rendre compte des conséquences à plus ou moins longs termes pour eux. Attention aux « fake news ».

Nous, qui sommes des consommateurs compulsifs (parfois), habitués à des prix défiants toute logique, notamment dans le domaine de l’habillement, mais dans bien d’autres également, serions-nous ravis de les voir augmenter significativement, nous obligeant par exemple dans le domaine alimentaire de privilégier notre porte-monnaie au détriment de notre alimentation, et donc de notre santé ? Non bien sûr. Eh bien, nos amis américains risquent d’y avoir droit, car quand un pays établi des mesures protectionnistes vers d’autres pays, il doit s’attendre à des mesures similaires.

Et pas seulement au détriment des consommateurs finaux, mais aussi des entreprises. L’un des exemples les plus marquants aujourd’hui concerne les producteurs américains de soja, vivier électoral de Mister T, et pourvoyeur de soja vers la Chine pour 12 milliards de dollars en 2017, soit 30 % de la production américaine, se retrouvant aujourd’hui taxé de 25 %, obligeant la profession à demander de l’aide à son gouvernement.

Que dire également du désir de la marque mythique Harley-Davidson de délocaliser une partie non négligeable de sa production en Europe (Belgique) afin d’éviter les taxes de rétorsions européennes ?

 

Alors, certains pourraient me dire que la Chine l’a peut-être bien mérité, que l’UE aurait bien aimée le faire, voire peut-être avec les Etats-Unis, partenaire de longue date, mais non, Mister T en a décidé autrement, souhaitant mettre dans le même panier ceux qui pour lui représentent des concurrents potentiels comme la Chine, le Mexique, le Canada, et l’UE, qui, souhaitant éviter toute escalade, n’en n’a pas moins pris la décision de riposter malgré tout, dans les règles de l’OMC (www.wto.org), touchant des produits ciblés (20 % des exportations américaines), mais également des emplois (près de 500 000), situés pour la plupart dans les régions ayant votées massivement pour le président américain actuel, le but, à quelques semaines des élections de mi-mandat en novembre, étant de démonter l’incongruité de ces attaques vers un partenaire, mais néanmoins concurrent il est vrai, en lançant un message fort aux électeurs, en leur disant, attention, votre champion est en train de vous rendre la vie plus difficile. Sera-t-elle entendue ?

Quelques avancées, mais avec un sentiment que rien n’est acquis, au contraire, car comme le dit le proverbe, la méfiance est la fille de de la prudence.

Et avant de voir si comme à chaque fois le président en exercice perd sa majorité, vous aurez eu je l’espère, grâce à ce sujet, l’occasion de vous faire une idée précise, personnelle, en vous posant même la question, suis-je protectionnisme, multilatéralisme, ou les deux ?

Pour ma part, mon choix est fait, devinez ?

Jacques Samela

 Sources :

. Wikipedia

. Les Echos du 03/07/18

. Capital n° 323

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

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France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Publié le par Jacques SAMELA.

France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)
France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Comme vous le savez à présent, mes vacances m’ont portées cette année de l’autre côté de l’Atlantique, avec comme première étape la ville de Boston (voir mes publications du mois de juillet), qui l’air de rien réunit deux des plus grandes écoles de ce pays que sont le MIT (www.mit.edu), et Harvard (www.harvard.edu), concentre le plus grand nombre de laboratoires au monde, regroupe une scène High-tech très active, accueille 50 incubateurs abritant près de 300 entreprises, dont le US French Tech Hub (www.frenchtechhub.com), abritant lui des start-up françaises, et dont les frères jumeaux se trouvent dans les villes de San Francisco et de New York, quant à son PIB, il représente 382 milliards de dollars.

Tout ceci donc, pour lancer mon vrai sujet, consacré tout d’abord aux relations économiques et commerciales entre la France et les Etats-Unis, mais pas seulement.

Historiquement très proche, avec des relations diplomatiques qui remontent à 225 ans (la France en est le plus ancien allié), nos deux nations le sont également dans bien d’autres domaines, notamment économique et commercial, avec comme témoin, la plus vieille « Amcham » (Chambre de Commerce Américaine en France) au monde depuis sa création en 1894, représentant près de 500 membres.

Aujourd’hui donc, le commerce entre la France et les Etats-Unis représente près de 7 % de nos échanges, faisant de notre pays le 12ème client des Etats-Unis (2015), devenant au passage le 2ème client de la France.

Cette relation significative repose sur les échanges de produits de haute valeur ajoutés comme les équipements de transports, les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques, mais manifestement pas dans le domaine automobile, c’est du vécu, vous vous en souvenez ?

Quant aux produits émanant des secteurs de l’aéronautique et des boissons (alcools forts, vins), ils ont permis à la France d’enregistrer pour la première fois depuis de nombreuses années, un excédent commercial de 15 milliards de dollars.

En moyenne, ce sont près d’un milliards de dollars en transactions commerciales qui sont échangés chaque jour entre ces deux pays.

Partenaires également en termes d’investissements, avec en 2014, la première destination des flux d’investissements directs (IDE) français vers les Etats-Unis (163 milliards d’Euros en 2012), générant aujourd’hui près de 500 000 emplois américains, alors que l’investissement américain en France en fournit lui environ 600 000, soit près de 19 % du total des investissements étrangers  dans notre pays.

Et alors que la France compte près de 3 600 filiales françaises aux Etats-Unis, les entreprises américaines sont- elles près de 4 600, dont certaines depuis de nombreuses années comme Exxon Mobil (1902), Coca-Cola et Dupont de Nemours (1920), 3M (1952), ou encore Dow (1983), sans oublier les MicrosoftMarsPepsicoAmerican expressFedexMc Donald’s, ainsi que les leaders actuels que l’on nomme Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), attirés par les perspectives nouvelles de développement de notre pays dans la transformation numérique, avec 85 % d’avis positifs.

Quant à la présence française aux Etats-Unis, elle est assurée par des groupes de renom que sont AirbusDassault, Louis Vuitton (LVMH), LafargeValeoSafranFaureciaSaint-Gobain, mais aussi par de nombreuses start-up, attirées par le potentiel énorme de ce continent en termes d’innovation et de capacité commerciale.

Ensuite, premier partenaire scientifique de la France avec plus de 800 accords inter-universitaires et près de 10 000 Co-publications, ce sont bien d’autres liens qui unissent ces deux nations, plus axés vers le savoir, avec notamment près de 17 000 étudiants américains accueillis chaque année en France, soit la 4ème destination de choix à l’étranger, quand les étudiants français sont eux près de 10 000 (8 300 en 2013-2014), appuyés en cela par de nombreuses initiatives comme les Bourses Chateaubriand (www.chateaubriand-fellowship.com), permettant à des doctorants américains de séjourner en France pendant 4 ou 9 mois afin d’y mener des recherches, les bourses de voyage Benjamin Franklin, destinées à une vingtaine d’étudiants américains de niveau « undergraduate », ajoutant à leur spécialité une majeure ou une mineure de français, ou encore le « Transatlantic Friendship and Mobility », lancé en 2014, censé soutenir les échanges étudiants, avec comme idée, de les doubler d’ici 2025.

Et donc dans le domaine de la coopération scientifique, avec par exemple sept unités mixtes de recherche internationale (UMI) franco-américainesonze laboratoires internationaux associés (LIA) franco-américains du CNRS (www.cnrs.fr), ainsi que de nombreux accords inter-organismes (CNRS-DoE, INSERM-NIH, CNES-NASA), tout en s’appuyant également sur des initiatives significatives comme le « Partner University Fund », créé en 2007, et qui a financé plus de 70 partenariats de grande ampleur toute disciplines confondues, le programme Alliance (www.alliance.columbia.edu) regroupant depuis 2002 l’université américaine de New York, Columbia, avec l’Université Paris I –Panthéon-Sorbonne, l’Ecole Polytechnique, et Sciences-Po Paris sur des projets de recherche conjoints et des double cursus, complétés en cela par d’autres programmes, plus axés vers l’innovation et le transfert de technologie que sont la « Young Entrepreneur Initiative » (www.yeifrance.com),  accompagnant la création d’entreprises innovantes américaines en France, le « NETVA » (www.netvafrance.com), qui est un programme de préparation et d’exposition aux marchés américains pour de jeunes entreprises innovantes françaises, ou encore le programme « FATTE+ », qui lui, tend à rapprocher les systèmes de tech-transferts.

On le voit bien, les relations universitaires ou scientifiques sont aussi importantes que celles consacrées à  l’économie, sans omettre également,  les instruments de rayonnement et de promotion de la langue et de la culture française mis en place par la France, afin d’appuyer son influence sur l’ensemble du pays, avec notamment l’implantation dans les universités américaines de 19 centres pluridisciplinairesle positionnement du français en tant que deuxième langue étrangère étudiée tant en scolaire qu’à l’universitél’importance du réseau des établissements scolaires à programme français (près de 50 avec près de 20 000 élèves), sans oublier bien sur la place incontournable des Alliances françaises (près de 50 établissements), dont les deux tiers ont une activité enseignante.

Comme quoi, quand on parle d’influence, elle n’est pas toujours négative, notamment venant surtout de la part de nos amis américains, d’après certains bien sûr (eh oui, un retour de ces certains, mais peut-être pas les mêmes, quoique ?), même si il est vrai qu’aujourd’hui, avec le nouveau président en service, le leur pas le nôtre, on peut se poser des questions, mais en même temps, que peuvent peser quatre années ou plus face à 225 années de relations ininterrompues ?

Pas grand-chose il est vrai, et il est fort à parier qu’elles continueront de plus belles et pour de nombreuses années encore.

Jacques Samela

 

Sources :

www.diplomatie.gouv.fr

https://fr.usembassy.gov

www.amchamfrance.org

. Management de juillet-août 2017

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/08/france-etats-unis-au-dela-de-l-histoire.html  

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