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Déchiffrage

Publié le par Jacques SAMELA.

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Un Français "craque" une écriture non déchiffrée de plus de 4000 ans, remettant en cause la seule invention de l'écriture en Mésopotamie 

 

 

François Desset est parvenu à déchiffrer l’élamite linéaire, un système d’écriture utilisé en Iran il y a 4.400 ans. Dans sa version archaïque proto-élamite (dès 3300 avant J.-C.), celle-ci rejoint les deux systèmes d’écritures les plus anciens connus au monde, le proto-cunéiforme des Mésopotamiens et les hiéroglyphes égyptiens. De quoi modifier les connaissances que l’on avait jusque-là sur l’origine de l’écriture !

L’annonce – très rare - a dû réjouir les mânes de l’abbé Barthélémy, de Sylvestre de Sacy ou encore de Champollion. L’archéologue français François Desset, du Laboratoire Archéorient à Lyon, a annoncé le 27 novembre 2020 qu’il avait réussi à déchiffrer des inscriptions vieilles de 4.400 ans ! Toutes étaient rédigées en élamite linéaire, une écriture utilisée par les Elamites qui peuplaient alors l’Iran. Les érudits réunis en ligne pour prendre connaissance de cette découverte depuis le département des biens culturels de l’Universita degli Studi di Padova de Padoue (Italie), ont été enthousiastes. Voici en effet plus d'un siècle que ce système d’écriture, utilisé sur le plateau iranien dans l’ancien royaume d’Elam (actuel Iran) entre la fin du 3ème millénaire et le début du 2ème millénaire avant notre ère, échappait au déchiffrement, comme c’est encore le cas pour le linéaire A crétois ou l’écriture de la vallée de l’Indus. Entre marques d’admiration et félicitations des confrères, le Français, fraîchement débarqué de l’Université de Téhéran (Iran) où il enseigne depuis 2014, a expliqué en anglais que : "Cette écriture avait été découverte pour la première fois sur l’antique site de Suse (Iran) en 1901 et que depuis 120 ans nous n’étions pas parvenus à lire ce qui avait été inscrit il y a 4.400 ans faute d’avoir trouvé la clé". Chose désormais faite cette année (grâce à l’opportunité offerte par la quarantaine dans son appartement à Téhéran et la collaboration de trois autres collègues, Kambiz Tabibzadeh, Matthieu Kervran et Gian-Pietro Basello).

 

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2020/12/07/w453-124059-portrait.jpg 
François Desset, archéologue au Laboratoire Archéorient (Lyon), professeur à l'Université de Téhéran (Iran), encadré par des colonnettes funéraires retrouvées dans des tombes du 3e millénaire avant J.-C, au Balouchistan iranien. ©François Desset

"Des systèmes d'écriture contemporains"

Les plus anciens exemples d'écriture connus à ce jour proviennent de Mésopotamie (Irak actuel) et remontent à l’Age du Bronze, vers 3300 ans avant J.-C. : il s’agit des tablettes proto-cunéiformes. Or le déchiffrement de l’élamite linéaire remet en question cette suprématie ! "Nous découvrons en effet que vers 2300 avant J.-C., un système d'écriture parallèle existait en Iran, et que sa version la plus ancienne - appelée l’écriture proto-élamite, (3300 avant J.C. - 2900 avant J.-C.) – remontait aussi loin dans le temps que les premiers textes cunéiformes mésopotamiens ! précise François Desset. Aussi, je peux aujourd’hui affirmer que l’écriture n’est pas d’abord apparue en Mésopotamie puis plus tard en Iran : ces deux systèmes, le proto-cunéiforme mésopotamien et le proto-élamite iranien, ont en fait été contemporains ! Il n’y a pas eu une écriture mère dont le proto-élamite serait la fille, il y a eu deux écritures sœurs. D’autre part, en Iran, il n’y a pas eu non plus deux systèmes d’écritures indépendantes comme les spécialistes le pensaient jusque-là, avec le proto-élamite d’un côté et l’élamite linéaire de l’autre, mais une même écriture qui a été soumise à évolution historique et a été transcrite avec des variations au cours de deux périodes distinctes." 

Ce qui change complètement la perspective sur l’apparition du système d’écriture au Proche Orient puisqu’il est désormais plus exact de dire que l’Iran a développé son propre système d’écriture "en même temps" qu’en Mésopotamie et que le plateau iranien ne devrait plus être ignoré désormais dans les reconstitutions historiques traitant des origines de l’écriture...

C’est cette forme la plus récente de l’écriture iranienne (l’élamite linéaire) qui a pu être déchiffrée. Il s’agit, à l’heure actuelle, de quarante inscriptions provenant du sud de l’Iran, depuis l’antique ville de Suse, en passant par le Fars (avec la région de Kam Firouz et la plaine de Marv Dasht, juste à côté du célèbre site achéménide de Persépolis) puis le sud-est iranien avec Shahdad et le célèbre site de Konar Sandal / Jiroft. Contrairement au cunéiforme mésopotamien, qui est un système d’écriture mixte alliant des phonogrammes (signes transcrivant un son) à des logogrammes (signes transcrivant une chose, une idée, un mot), l’élamite linéaire présente quant à lui la particularité, unique au monde au 3ème millénaire avant J.-C., d’être une écriture purement phonétique (avec des signes notant des syllabes, des consonnes et des voyelles). Utilisée d’environ 3300 à 1900 avant J.-C., l’écriture iranienne a considérablement évolué entre ses textes les plus anciens (les tablettes Proto-Elamites) et les plus récents (les textes en élamite linéaire), avec notamment un processus "d’écrémage". Des 300 signes de départ permettant de noter les noms propres dans les tablettes proto-élamites (dont la grande majorité est conservée à l’heure actuelle au Musée du Louvre), il n’en restera que 80 à 100 par la suite en élamite linéaire, sa version la plus récente. Une centaine de signes utilisés donc en continu pendant quelque 1400 années et généralement écrits de la droite vers la gauche et du haut vers le bas. "Pour travailler, nous avons divisé la quarantaine de textes dont nous disposions en 8 corpus, en fonction des provenances et des époques. Car l’élamite linéaire a été utilisé de 2300 à 1900 avant J.-C. sous le règne de différents souverains et dynasties et dans différentes régions", poursuit l’archéologueLa plupart des textes sont des inscriptions royales assez répétitives, dédicacées à d’anciens dieux, du type : "Je suis [le nom], le grand roi de [nom], le fils de [nom du père], j’ai fait cet objet pour [nom du dieu ou d’une personne]".

Le déclic des "vases gunagi"

Pour François Desset, le "déclic" du déchiffrement s’est produit en 2017 lors de l’analyse d’un corpus de 8 textes rédigés sur des vases en argent, qualifiés de "vases gunagi", datés vers 2000-1900 avant J.-C. et venant de tombes de la région de Kam-Firouz (à l’heure actuelle conservés dans une collection privée à Londres). Comme ces vases présentaient des séquences de signes très répétitives, standardisées à vrai dire, l’archéologue a pu ainsi repérer les signes servant à noter les noms de deux souverains, Shilhaha et Ebarti II (ayant régné tous les deux vers 1950 avant J.-C.) et de la principale divinité vénérée alors dans le sud-ouest de l’Iran, Napirisha.

Cette première étape du déchiffrement, publiée en 2018, a abouti cette année au déchiffrement complet, qui sera publié scientifiquement en 2021*. Ainsi, à titre d’exemple, le décryptage d’un magnifique vase en argent découvert dans la région de Marv Dasht dans les années 1960 et conservé à l’heure actuelle au Musée National à Téhéran (Iran), où l'on peut désormais lire: "A la dame de Marapsha [toponyme], Shumar-asu [son nom], j’ai fait ce vase en argent. Dans le temple qui sera célèbre par mon nom, Humshat, je l’ai déposé en offrande pour toi avec bienveillance". Le résultat d’années de travail acharné. "Je travaille sur ces systèmes d’écriture depuis 2006, explique le chercheur à Sciences et AvenirJe ne me suis pas levé un matin en me disant que j’avais déchiffré l’élamite linéaire. Cela m’a pris plus de 10 ans et je n’ai jamais été certain que je parviendrais au but."

L’écriture élamite linéaire note une langue particulière, l’élamite. Il s’agit d’un isolat linguistique ne pouvant être rattaché à l’heure actuelle à aucune autre famille linguistique connue, à l'exemple du basque. "Jusqu’à ce déchiffrement, tout ce qui concernait les populations occupant le Plateau iranien provenait d’écrits mésopotamiensCes nouvelles découvertes vont enfin nous permettre d’accéder au propre point de vue des hommes et femmes occupant un territoire qu’ils désignaient par Hatamti, alors que le terme d'Elam par lequel nous le connaissions jusque-là, ne correspond en fait qu’à un concept géographique externe, formulé par leurs voisins Mésopotamiens".

Cette percée du déchiffrement à des implications importantes dans trois domaines, a poursuivi François Desset: "sur l'histoire iranienne; sur le développement de l'écriture en Iran en particulier, et au Proche-Orient en général, avec des considérations sur la continuité entre les systèmes d'écriture proto-élamite et élamite linéaire; et sur la langue hatamtite (élamite) elle-même, désormais mieux documentée dans sa forme la plus ancienne et rendue désormais accessible pour la première fois par un système d'écriture autre que le cunéiforme mésopotamien (lire encadré).

Pour Massimo Vidale, le protohistorien italien organisateur de la conférence de Padoue, (dont Sciences et Avenir vient de publier les travaux sur le site d'"Hatra, la cité du Dieu-Soleil" (Irak), dans son magazine daté décembre 2020 actuellement en kiosque), "La France, par ce nouveau décryptage, maintient sa primauté dans le "craquage" des anciens systèmes d'écritures perdus !". Quant à François Desset, il s'est déjà lancé dans le déchiffrement de l'état le plus ancien de l'écriture iranienne, les tablettes proto-élamites, pour lesquelles il considère avoir désormais ouvert une "autoroute".   

A propos du déchiffrement des anciennes écritures

Il ne faut pas confondre langue (les sons parlés) et écriture (les signes visuels). Ainsi, un même système d’écriture peut être utilisé pour noter des langues différentes. Par exemple, l’alphabet latin permet actuellement de transcrire le français, l’anglais, l’italien ainsi que le turc par exemple. De la même façon, l’écriture cunéiforme des Mésopotamiens permettait de transcrire plusieurs langues comme l’akkadien (langue sémitique), le vieux perse (langue indo-européenne) ou bien encore l’élamite et le sumérien (isolats linguistiques). Inversement, une langue peut également être transcrite par différents systèmes d’écriture comme le persan (une langue indo-européenne) qui s’écrit à l’heure actuelle aussi bien avec l’alphabet arabe en Iran (et parfois l’alphabet latin avec le surprenant phénomène du fingilish), que l’alphabet cyrillique au Tadjikistan alors qu’il a été noté par le passé avec un système cunéiforme à l’époque achéménide (ca. 520-330 avant J.-C., pour le Vieux Perse) ou l’alphabet araméen à l’époque sassanide (3ème-7ème siècle de notre ère pour le Moyen Perse). Dans le cas de la langue élamite, elle était connue jusqu’à présent uniquement à travers l’écriture cunéiforme. Avec le déchiffrement de l’écriture élamite linéaire réalisé par François Desset, nous avons désormais accès à cette langue à travers un système d’écriture probablement développé exprès pour elle et reflétant donc mieux les subtilités phonologiques de cette langue que l’écriture cunéiforme.

Quelques grands "déchiffreurs" :

L’abbé Barthélémy (1716-1795) a en 1753 décrypté l’alphabet palmyréen, puis en 1754, l’alphabet phénicien.

Jean-François Champollion (1790-1832) a déchiffré les hiéroglyphes égyptiens.

Henry Creswicke Rawlinson (1810-1895) un des quatre co-déchiffreurs de l’écriture cunéiforme notant la langue akkadienne.

Michael Ventris (1922-1956) a déchiffré en 1952 le "linéaire B", l’une des trois écritures découvertes à Cnossos (Crète) utilisée au 2ème millénaire avant J.-C. pour noter une forme archaïque du Grec.

* A paraître en 2021 : "The decipherment of Linear Elamite writing and its implications on Iranian history, the development of writing in the Ancient Near East and Hatamtite (Elamite) language", Zeitschrift für Assyriologie und Vorderasiatische Archäologie. , par Desset F., Tabibzadeh K., Kervran M. and Basello G. -P.

 

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Distinction

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Le franco-italien STMicroelectronics décroche le Prix GSA d’entreprise exceptionnelle des puces en Europe

LE 07/12/2020 l’Usine Nouvelle

 

Pour la première fois, le fabricant franco-italien de puces STMicroelectronics reçoit le Prix GSA au titre d’entreprise exceptionnelle de semi-conducteurs dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique. Une distinction qui sonne comme la reconnaissance de son succès en 2020, notamment en tant que fournisseur clé d’Apple et de Tesla.

Les Prix GSA, décernés chaque année par la GSA (Global Semiconductor Alliance), une association de plus de 250 entreprises de semi-conducteurs de 25 pays, ont été décernés le 3 décembre 2020 lors d’une cérémonie virtuelle

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Investissements

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. Bombardier investit 25 millions d’euros dans son usine de Crespin

 LE 04/12/2020 / l’Usine Nouvelle

A quelques semaines du mariage avec Alstom, Bombardier a annoncé vendredi 4 décembre 2020 le "Plan 1000" avec un investissement de 25 millions d’euros sur le site de Crespin (Nord) et l’embauche de 400 CDI.

 

. Faurecia investit 12 millions d'euros à Nogent-sur-Vernisson

 LE 07/12/2020 / l’Usine Nouvelle

L'équipementier automobile Faurecia agrandit son usine de sièges à Nogent-sur-Vernisson (Loiret), soit un investissement de 12 millions d'euros. Un centre de formation interentreprises sera aussi créé grâce à des fonds publics.

 

. Hanon Systems va investir 36 millions d’euros à Charleville-Mézières

LE 07/12/2020 l’Usine Nouvelle

Le sous-traitant automobile Hanon Systems reprend du tonus en investissant 36 millions d’euros à Charleville-Mézières (Ardennes) afin de produire des systèmes de refroidissement pour des moteurs de voitures électriques destinés à Volkswagen.

 

Le hollandais Nowos ouvre une usine à Amplepuis pour reconditionner les batteries lithium

 LE 07/12/2020 / Bref Eco

Nowos veut accompagner les acteurs de la mobilité dans le reconditionnement des batteries lithium-ion.

Créée en 2019 aux Pays-Bas avec un service de réparation et de reconditionnement pour allonger la durée de vie des batteries lithium ion qui alimentent gyropodes, vélos et trottinettes électriques, Nowos vient d'ouvrir sa première usine en France, à Amplepuis, en région lyonnaise, pour servir l'Europe du Sud.

 

. Le groupe Saint Jean va investir 48 millions d'euros à Romans-sur-Isère

 LE 08/12/2020 l’Usine Nouvelle

Le groupe Saint Jean, producteur de ravioles, quenelles, pâtes fraîches et plats cuisinés a dévoilé le 8 décembre son nouveau projet d'extension de son site industriel de Romans-sur-Isère (Drôme) dans lequel quelque 48 millions d'euros vont être investis au cours des quatre prochaines années, ce qui devrait engendrer la création de 150 emplois.

A terme le nouveau site de production de Saint Jean à Romans-sur-Isère (Drôme) permettra à l'industriel de multiplier par 2,6 sa production pour atteindre les 15 000 tonnes annuelles.

 

. Diager investit 10 millions d'euros pour doubler sa capacité de production

Le  09/12/2020, La tribune

Le fabricant français d’outils de perçage et de vissage, implanté à Poligny dans le Jura, investit près de dix millions d’euros sur trois ans pour répondre à la demande croissante et raccourcir ses délais de livraison. Il prouve ainsi que la production française a toute sa place dans la compétitivité industrielle mondiale, même en période de crise.

 

 

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Florilège

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FLORILÈGE DE PROJETS D’INNOVATION LORS DU FORUM INNOVATION DÉFENSE

https://vipress.net/florilege-de-projets-dinnovation-lors-du-forum-innovation-defense/

Le 7 Déc 2020 

 

A l’occasion du Forum innovation défense (FID) qui s’est tenu en ligne du 2 au 4 décembre 2020, l’Agence de l’innovation de défense (AID) a présenté une sélection de projets d’innovation soutenus par le ministère des Armées. Revue de détail de ceux qui intéressent le plus la filière.

Projet d’accélération de l’innovation – Rétine artificielle réactive (RAR) : projet de technologie inspirée de la manière dont le couple œil – cerveau acquiert et traite les informations du monde réel pour atteindre de nouveaux standards de performance en termes de rapidité, de consommation énergétique, de gamme dynamique et de volume de données généré. Un projet porté par la société Prophesee, en partenariat avec Safran Electronics and Defence et Thales Optronique.

Projet d’accélération de l’innovation – HELMA-P : projet de système d’arme laser capable de neutraliser un drone, ou à terme des roquettes, artilleries ou mortiers, ainsi que de protéger des convois et unités. Un projet porté par la société Cilas. 

Projet de technologies de défense – ACDC (SCAF/MMT) : projet de débruitage d’un cockpit d’avion pour améliorer la reconnaissance vocale dans un aéronef et faciliter la commande par la voix. Un projet porté par le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria-Inria) en partenariat avec Thales Avionics. 

Projet d’accélération de l’innovation – MATEP : projet d’augmentation des sens en communiquant par la peau. L’objectif est de développer un système tactile vibratoire permettant d’améliorer la communication entre deux hommes ou entre un homme et un animal, lorsque la vision, l’audition et le toucher actif sont indisponibles ou dégradés (progression dans l’obscurité), perturbés (environnement sonore lourd), ou surchargés (particulièrement pour les pilotes d’aéronef). Un projet porté par la société Caylar.

Projet de recherche – ELOCANS : projet d’analyse des mouvements oculaires pour l’interaction humain-système. L’objectif est d’étendre les fonctionnalités des casques des pilotes pour rendre possible l’interaction du pilote avec son système et de suivre son état psycho-physiologique à partir de l’activité électrique produite par les yeux. Un projet porté par l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE-Supaéro), en partenariat avec l’École nationale de l’aviation civile (ENAC) et l’école de l’air. 

Projet de recherche – Thèse de Geoffroy Klotz : projet de développement d’une nouvelle technique d’invisibilité destinée aux aéronefs. La conception de revêtements d’invisibilité permettrait de masquer les éléments de détection présents sur la surface des aéronefs, comme les antennes. Un projet porté par Geoffroy Klotz diplômé de l’école centrale de Lille et ancien doctorant au CEA, en partenariat avec l’institut Fresnel de Marseille. 

 

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 13/06/16, intitulé : L'industrie de défense : Innovations, exportations, emplois.

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Réductions

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26, c’est le nombre de porte-conteneurs de CMA-CGM propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL) qui parcourront les mers du globe en 2022. Le groupe français, 4ème armateur mondial, va ainsi réduire de 20 % ses rejets de CO2, et de plus de 90 % ses émissions de particules fines. Deux bateaux sont déjà en service depuis quelques semaines, leurs capacités est de 23 000 conteneurs, et ils empruntent actuellement la French Asia Line, ligne historique de l’armateur entre Busan (Corée du Sud), et Rotterdam (Pays-Bas).

Le Journal du Dimanche du 06/12/20

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Opinions

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61 % des français ont une opinion positive de l’Union européenne, pour 38 % en 2016.

Chez les allemands, cette part est passée de 50 % à 73 %.

Challenges n° 676 du 26/11/20

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Succès

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POMA MET UN PIED EN MONGOLIE

file:///C:/Users/alexandre/Downloads/Lettre_eco_isere_decembre2020.pdf

Le leader mondial du transport aérien par câble a décroché l'installation d'un téléphérique à Oulan-Bator, ville à la croissance démographique exponentielle en raison de la sédentarisation des populations nomades.

Ce contrat, estimé entre 30 et 50 millions d'euros, va fournir un accès au centre-ville de la capitale de la Mongolie à ses quartiers « Ger districts » ou « quartier des yourtes » qui rassemblent 60 % des 1,5 millions d’habitants d’Oulan-Bator. La ligne de six kilomètres comportera trois stations et 122 cabines.

90 % de la fabrication sera française et réalisée sur les sites isérois et haut-savoyard de Poma.

Ce projet, financé par la Direction Générale du Trésor dans le cadre de son soutien aux entreprises françaises pour réaliser des projets structurants, écologiques et durables, associe l'entreprise d'ingénierie Egis.

Par ailleurs, Poma a terminé l’installation des capsules d’Aïn Dubai (« l’œil de Dubai), la plus grande roue d’observation du monde avec ses 250 mètres de haut. 48 capsules inédites et hors normes, chacune dimensionnée pour pouvoir accueillir 40 personnes, ont été conçues, réalisées et installées en moins de 24 mois, un record.

 

Le français Poma installe la dernière capsule de la plus grande roue du monde

https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-francais-poma-installe-la-derniere-capsule-de-la-plus-grande-roue-du-monde.N1027609#xtor=EPR-169&email=jacques.samela@firstconnection.fr

LE 13/11/2020

 

La plus grande roue du monde à Dubai vient d’accueillir sa dernière capsule et c’est l’entreprise française Poma qui est derrière cette réalisation. Situé à Voreppe (Isère), près de Grenoble, Poma continue d'installer ses productions à travers les plus grandes villes du globe.

Poma pourra bientôt afficher la plus grande roue du monde à son tableau de chasse. L’entreprise vient en effet d’installer la 48e et dernière capsule de la roue d’observation "Ain Dubai" (Dubain Eye, l'oeil de Dubai) aux Emirats Arabes Unis.

Poma est une entreprise française créée en 1936 qui s’est spécialisée dans la fabrication de systèmes de transport par câble. Elle emploie 1500 personnes et a généré un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros en 2019. Basée a Voreppe (Isère) où elle a installé les remontées mécaniques des sports d’hiver pendant près d’un siècle, l’entreprise a également réalisé le téléphérique de Grenoble, devenu emblématique dans la capitale des Alpes.

Une construction réalisée dans un temps record

Le projet dubaïote a été confié à Poma début 2019 par Hyundai Engineering & Construction via un contrat compris entre 50 et 100 millions d’euros. Les capsules de la grande roue ont été conçues, fabriquées et installées en un temps record de 24 mois.

Haute de 250 mètres (deux fois le London Eye), le Ain Dubai peut accueillir jusqu’à 40 personnes dans chacune de ses 48 capsules. Ses visiteurs auront une vue panoramique sur la ville et la baie depuis le lieu d’installation de la roue situé à 500 mètres des côtes de JBR beach et Dubai Marine. Elle devait ouvrir au public à l'occasion de l'Exposition universelle, prévue pour 2020 mais repoussée en 2021 pour cause d'épidémie de coronavirus. Le chantier, gigantesque, a démarré en 2013 pour un coût global estimé à 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d'euros).

Un nouveau succès pour Poma

L’aboutissement de la Ain Dubai s’inscrit dans une longue liste de plus de 8000 installations pour Poma. Parmi ses ouvrages réalisés, l’entreprise iséroise a participé à la construction d’autres célèbres roues dans le monde comme le London Eye et le High Roller à Las Vegas. Elle a également fourni les capsules de roues de plus petite envergure comme celle de Bakou, Chicago ou encore Hong Kong.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 11 décembre 2014, intitulé : Poma, de la montagne à la ville.

 

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Relance

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PLAN « FRANCE RELANCE » : 500 MILLIONS D’EUROS D’AIDES DÉJÀ ACCORDÉS

 

https://vipress.net/plan-france-relance-500-millions-deuros-daides-deja-accordes/

Le 01 Déc 2020 

 

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, a présidé ce lundi 30 novembre une réunion de travail du comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI). A cette occasion, elle a annoncé que le plan « France Relance » a déjà validé 520 projets, mobilisant près de 500 millions d’euros d’aides et 2,3 milliards d’euros d’investissements industriels.

Le comité exécutif du CNI s’est réuni dans sa nouvelle composition, sous la vice-présidence d’Alexandre Saubot, qui succède à Philippe Varin, en qualité de vice-président du CNI et de président de France Industrie.

Cette réunion a permis de faire un point d’avancement sur la relance de l’industrie, dans la continuité des travaux réalisés par le CNI pendant la crise sanitaire. Le plan « France Relance », présenté début septembre par le gouvernement pour un montant de 100 milliards d’euros, comprend en effet près de 35 milliards d’euros qui iront directement soutenir l’industrie.

Les premiers dispositifs, dont les appels à projets ont été lancés dès l’été 2020 et pour lesquels un cahier des charges unique et simplifié a été publié sur une plateforme dédiée opérée par Bpifrance, ont rencontré un franc succès.

Plus de 6500 dossiers ont été ouverts sur la plateforme, dont plus de 3500 ont été complétés par les entreprises, deux tiers concernant des PME. A ce jour, ce sont déjà 520 projets, pour près de 500 millions d’euros d’aides et 2,3 milliards d’euros d’investissements industriels qui ont été décidés. D’ici quelques jours, l’intégralité de l’enveloppe des 550 millions d’euros prévue pour 2020 sera engagée. Les mesures industrielles du plan de relance bénéficient en priorité aux PME et aux ETI.

De façon à ne pas interrompre la dynamique enregistrée et pour poursuivre la sélection et le financement des meilleurs projets, Agnès Pannier-Runacher a donc annoncé que les moyens prévus au titre de cette année sont augmentés de 250 millions d’euros, par anticipation des crédits 2021.

Par ailleurs ces appels à projets ont été renouvelés dès leur clôture afin de poursuivre dès maintenant la sélection et le financement des meilleurs projets.

L’actualisation des contrats stratégiques de filières sera présentée 2021

Le comité exécutif a également fait un point d’étape sur l’avancement des contrats stratégiques de filières signés entre 2018 et 2020. Lors du dernier comité exécutif, le Premier ministre Jean Castex avait appelé les industriels à actualiser leurs contrats de filière pour y inclure les enjeux de la relance sous forme d’avenants, en articulant cette réflexion autour de 4 axes : la transition écologique, la compétitivité et la souveraineté, l’emploi et les compétences, et les relations entre clients et fournisseurs.

Le travail des filières sur ces avenants est en cours. Leur version définitive sera présentée lors du prochain comité exécutif du CNI, qui se tiendra début 2021 en présence du Premier ministre.

 

 

 

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Record du Monde

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La France consacre 31% de son PIB aux dépenses sociales, record du monde

BFM Business du 01/12/20

La France a consacré en 2019 31% de sa richesse nationale aux dépenses sociales. Selon une étude de l'OCDE, le pays est parmi les 37 membres de l'organisation celui qui y a consacré la plus grande part de sa création de richesse.

La France surpasse ainsi la Finlande (29,1%), la Belgique (28,9%) et le Danemark (28,3%). Elle est loin devant ses voisins que sont l'Italie (28,2%), l'Allemagne (25,9%) et l'Espagne (24,7%). En moyenne, ces dépenses sont de 19,9% du PIB dans l'OCDE.

Ces dépenses sociales comprennent les dépenses de redistribution aux ménages modestes et surtout les retraites qui représentent en France 13,6% du PIB en 2019, soit 44% de l'ensemble des dépenses sociales publiques totales.

Un poids des dépenses sociales qui a tendance à baisser depuis une dizaine d'années après plusieurs décennies de forte hausse. Ainsi la France y consacrait par exemple moins de 10% de son PIB en 1960, 20% en 1980 et 27,7% en 2000.

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La France gagne

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Serbie : la France remporte le contrat du métro de Belgrade face à la Chine

Le 30 novembre 2020 / Le Moci

 

C’est finalement l'offre française d'Alstom et Egis qui remporte, au nez et à la barbe de ses rivaux chinois, le marché du métro de Belgrade, grâce au déploiement notable de l'arsenal de la diplomatie économique française. Franck Riester, ministre délégué en charge du Commerce extérieur, a signé jeudi 26 novembre un accord intergouvernemental (AIG) avec le ministre des Finances serbe Sinisa Mali, en présence du président, Aleksandar Vucic, scellant ce succès.

Neuf ans après la signature, renouvelée en 2014, d’un accord de partenariat et d’une déclaration d’intention entre la France et la Serbie pour la construction de deux lignes de métro dans la capitale serve d’un montant total de 4,4 milliards d'euros (Md EUR), les deux pays ont donc signé cet accord intergouvernemental encadrant la participation française pour la première phase du chantier de la ligne 1 (16,5 km de voies et 18 stations).

Un prêt du Trésor et des crédits bancaires garantis par Bpifrance

L’offre de ce premier financement tricolore, portant sur 534 M EUR, est composée d’un prêt du Trésor direct de 80 M EUR, couvrant les prestations d’assistance technique et une partie du lot électromécanique (matériel roulant, signalisation, communication) ainsi que de crédits bancaires garantis par Bpifrance Assurance Export d’un montant maximal de 374 M EUR.

Le texte doit encore être présenté au Parlement pour ratification début décembre et Alstom doit remettre officiellement son offre commerciale début 2021.

Le constructeur français n’est pas la seule entreprise tricolore impliquée dans ce vaste chantier qui doit à terme décongestionner la capitale serbe. Egis a en effet pour sa part assuré les études de préfaisabilité technique et réalise actuellement les études de faisabilité sur les deux premières lignes. La société d'ingénierie se positionne également sur l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) générale (également appelée Project Management & Construction Management, PMCM) de la phase 1.

En mai 2020, afin de sécuriser la participation des entreprises françaises dans le projet serbe, la France a octroyé un don exceptionnel issu du Fasep (Fonds d'étude et d'aide au secteur privé, géré par le Trésor)de 8,3 M EUR pour la réalisation d’études complémentaires confiées à Egis (l’étude conceptuelle d’une troisième ligne de métro, la faisabilité de la phase 1 du métro prenant en compte les orientations futures de développement du réseau de métro incluant trois lignes, ainsi que les études d’avant-projet de la phase 1). En 2012, un premier Fasep de 3,7 M EUR avait été octroyé pour les études de préfaisabilité.

L’offre française revient de loin

Il s’agit d’excellentes nouvelles pour les entreprises françaises car, en dépit de l’accord de partenariat signé entre la France et la Serbie en 2011, ce grand projet a bien failli leur passé sous le nez.

En effet, en avril 2019, profitant d’un refroidissement entre les deux pays, une offre chinoise « clé en main » avait surgi. Elle associait ChinaPower au géant chinois de la construction ferroviaire CRRC pour la réalisation des deux lignes de métro assortie d’une offre de financement global de 4 Md d’euros.

Il aura fallu attendre la visite d’Emmanuel Macron à Belgrade en juillet 2019 et celle du président serbe Aleksandar Vucic à Paris l’été dernier pour détendre les relations entre les deux pays et pour réaffirmer l’implication de la France comme partenaire stratégique. Bref, un bel exemple de diplomatie économique.

 

 

 

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