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Agrivoltaïsme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)
Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)

Alors que nous connaissons à nouveau des chaleurs estivales suffocantes, avec une recherche permanente de fraîcheur, je ne saurai trop vous conseiller (si ce n’est déjà fait ?) de vous munir de pastilles dites de Vichy, qui après leurs dégustations, toutes boissons ingurgitées vous sembleront toutes droites sorties du frigo. Bon, pas longtemps, mais sur le coup, vraiment rafraîchissant.

Pour ma part, je n’ai pas attendu pour les déguster, puisqu’à chaque période de vacances estivales, gamin, je me faisais acheter par mes parents un paquet, ou une boite, c’était selon, devenant pour moi au fil des ans une habitude, qui perdure encore aujourd’hui, même si de temps en temps, je me laisse tenter à d’autres moments.

Vu dans le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu dans le Parisien Weekend du 24/12/21

Par-contre, il faut savoir que son utilisation d’origine n’avait rien à voir avec le bien-être de nos papilles, mais plutôt à venir à bout de troubles digestifs d’un certain Jean-Pierre-Joseph d’Arcet, chimiste de métier, célèbre pour ses découvertes sur les savons et membre de l’Académie des sciences, qui pour répondre à des ballonnements récurrents, eu l’idée de mélanger du carbonate de soude avec du sel, afin de fabriquer, après maintes tentatives, et sur le même principe de la magnésie, utilisé à l’époque pour traiter la constipation, des pastilles de carbonate de soude, des pastilles qui, même si le résultat était plus que probant, réduisant rapidement les aigreurs d’estomacs, avaient malgré tout un gros défaut, une saveur plus que particulière.

Saveur, qui ne l’empêchera cependant pas de les avaler régulièrement, mais saveur, qui changera quand même à partir de son 1er passage dans la ville de Vichy en 1824.

En effet, y découvrant les vertus digestives de l’eau de Vichy, que des milliers de curistes connaissaient et appréciaient depuis longtemps, venant là se soigner pour des problèmes de foie, de vésicule biliaire, d’estomac, voire d’intestins, il testera dans son laboratoire le bicarbonate de soude prélevé à la fontaine dite de la Grande-grille, où coule une eau de source de 39 °C, en y intégrant d’autres ingrédients, comme du sucre, de la gomme, et de l’huile essentielle de menthe, avec comme résultat de rendre cette fois-ci les nouvelles pastilles plaisantes au goût. Il avait enfin trouvé la recette lui permettant d’allier l’utile à l’agréable. En tout cas, c’était son avis.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Avis qu’il s’empressera de tester à son retour à Vichy un an plus tard, où il proposera à l’ensemble des pharmaciens de la ville, et notamment à celui de l’établissement thermal, Pierre Batilliat, sa nouvelle recette, afin pensais-t-il, de convertir et de répondre à l’ensemble des curistes, à l’affut de remèdes miracles à leurs bobos.

Et le succès ne se fit pas attendre, au contraire. Tant et si bien que confiseurs, épiciers, droguistes, parfumeurs, et même les religieuses de l’hôpital de la ville souhaitèrent en proposer également.

Ce qui fut loin de plaire aux concessionnaires de l’établissement thermal, les frères Brosson, qui, quelques peu irrités par cette concurrence nombreuse, décidèrent pour se démarquer, de donner une forme octogonale à leurs pastilles, avec au recto l’appellation Vichy, et au verso, établissement thermal.

Et comme l’impératrice Eugénie, curiste invétérée, et grande consommatrice de ces petites pastilles mentholées, défendit avec force auprès de son époux, l’empereur Napoléon III, le dossier demandant la reconnaissance officielle de cette nouvelle présentation, le décret impérial établi en 1862, reconnut de fait la nouvelle forme des pastilles, considérées donc comme « originale ».

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Par la suite, après le succès exceptionnel du pavillon de la Compagnie fermière durant l’Exposition universelle de 1899, exploitant l’établissement thermal, il fut décidé de construire un site de production de 1 300 mètres carrés, entièrement mécanique, remplaçant de fait la petite usine artisanale du début, ayant fait plus que son temps, appuyant en cela le dépôt du brevet en 1860, qui lui acta la production industrielle de sels minéraux de Vichy.

Entre-temps, en 1837 ces pastilles, dites alcalines, entrèrent aussi dans la pharmacopée française, appelé le Codex.

Et aujourd’hui, à presque 200 ans de sa création, la pastille Vichy reste toujours aussi populaire, et pas seulement de la part de curistes en attente de bien-être, mais bien par un nombre grandissant de consommateurs, car, près de 1,4 millions de pastilles sont mangées chaque jour, déclinées non plus essentiellement à la menthe, mais également au citron, à l’anis, à l’orange, auprès de la confiserie Moinet (www.moinetfils.fr), l’un des seuls fabricants accrédités avec le groupe Mondelez, celui de Carambar ( https://www.carambarco.com/marques/vichy/), sans oublier celle plus récente, sans sucre.

Et pour ceux que cela intéresse, sachez également que ces « bonbons » sont depuis l’origine sans colorants (pas mal), qu’ils pèsent chacun 2,5 grammes, et que pour conserver leur goût, il est préférable d’acheter ceux présentés dans les boites d’origine, celles en métal. A vous de vous faire votre propre idée.

Mais attention quand même, point trop n’en faut comme on dit, car c’est quand même une confiserie à base de glucose. Bonne dégustation.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastille_de_Vichy

. https://www.carambarco.com/marques/vichy/

. https://www.valgourmand.com/blog/pastille-vichy-n2

. https://chokomag.com/815/bien-etre/pastille-vichy-histoire-bonbon/

. https://www.bible-marques.fr/vichy.html

 

A découvrir :

.  https://www.ville-vichy.fr/actualites/dix-facons-de-preparer-la-pastille-vichy

Publié dans Les dossiers

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Marc Simoncini (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Marc Simoncini (suite)
Marc Simoncini (suite)
Vus et lus dans le JDD du 30/01/22, et Capital n° 370 de juillet 2022

Vus et lus dans le JDD du 30/01/22, et Capital n° 370 de juillet 2022

Vu et lu dans Les Echos du 18/05/22

Vu et lu dans Les Echos du 18/05/22

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La France, une autre histoire (Rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, une autre histoire (Rappel)
La France, une autre histoire (Rappel)

Alors que cette année (2020), plutôt particulière vous le savez bien, nous serons pour la plupart amenés à prendre nos vacances en France, celles des juilletistes, des aoûtiens, et peut-être plus nombreux encore, des septembristes, oui, cela se dit bien comme cela.

Alors bien évidemment, les lieux habituels seront toujours appréciés et recherchés (moins de mer, plus de campagne, de montagne cette année ?), le patrimoine national lui, sera certainement redécouvert, ce pourquoi en fait que la France soit devenue au fil du temps la 1ère destination touristique mondiale. Cependant, il existe un autre tourisme, peu connu de chacun de nous, dédié lui à un autre patrimoine, plus industriel celui-ci, moins primordial il est vrai pour se reposer après une année de labeur, mais néanmoins instructif pour découvrir une autre France, une autre histoire, qui est celle de son passé, son présent, voir son avenir.

Mais qu’entendons-nous vraiment par patrimoine industriel ?

Sur le site de l’Institut National des Métiers d’Art (www.patrimoine-vivant.com), qui délivre le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence, il y est présenté comme ceci :

« Le patrimoine industriel comprend l’ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc…) et immatériels (savoir-faire) des processus de production industrielle. »

D’autres définitions existent, une ayant même fait l’objet de l’élaboration d’un texte de référence en 2003 par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (www.ticcih.org), intitulé la Charte Nizhny Tagil, la seule organisation internationale dans ce domaine à être reconnue comme experte par l’Icomos (www.icomos.org), et l’Unesco, où soit dit en passant, La France rassemble 45 lieux inscrits au patrimoine mondial.

Mais, à la différence d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la France n’a vraiment commencé à s’y intéresser qu’au milieu des années 70, avec le début de l’engouement historique et populaire des grandes régions industrielles que furent la Lorraine et le Nord Pas de Calais, berceaux des mines de charbons et du secteur du textile, et avec une enquête menée en 1975 par le précurseur de l’étude de l’archéologie des techniques et du patrimoine industriel français, Maurice Daumas (1910 – 1984), dont le sujet était consacré aux bâtiments industriels aux XVIIIème et XIXème siècles en France.

Un an plus tard, un colloque sur la conservation du patrimoine industriel dans les sociétés contemporaines entérinera la reconnaissance de ce sujet comme champ d’étude, suivi en 1978 par la création du « Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel français », et en 1983 de la « Cellule du patrimoine industriel ».

Et depuis, je ne sais si notre pays a rattrapé son retard, en tout cas, en 2017, les sites industriels comme les manufactures anciennes, forges, salines, chocolateries, centrales nucléaires, raffineries de pétrole, ateliers d’articles de luxe, hauts- fourneaux, qui seraient près de 900, sur les 43 000 monuments historiques que conterait l’hexagone, ont accueillis près de 15 millions de visiteurs, incluant également les 5 000 et plus entreprises s’ouvrant au public, le plus souvent des TPE-PME, et ce dans tous secteurs.

 L’ancien côtoie donc le présent, garant souvent d’une pérennité sur un territoire bien déterminé, avec pour les acteurs d’aujourd’hui, une visibilité et une reconnaissance non négligeable venus d’ailleurs, notamment en termes d’achats de produits dérivés, 2,5 fois supérieurs aux achats sans visites, sans omettre pour autant la population locale, pas toujours au fait de son propre patrimoine.

Mais cela, les régions l’ont finalement bien comprises, puisque maintenant il est de bon ton de proposer des parcours touristiques différents ou complémentaires (voir documents ci-dessous), incluant justement des sites industriels. Et comme cette année, je l’ai déjà dit, nous resterons plutôt en France, c’est peut-être le bon moment pour y découvrir d’autres pépites de nos régions.

Et pour cela, je vous conseille de vous rendre sur les sites internet de différents acteurs (voir ci-dessous), très au fait de ces nouvelles réalités, et à même surtout de vous aider à choisir des sites d’intérêts, ou à vous informer au mieux de ce que représente vraiment le tourisme industriel.

Mais, avant de clôturer ce dossier, et au cas où vous aurez l’occasion malgré tout de partir en Europe, sachez qu’un parcours à l’échelle du continent existe, il s’appelle même « La Route européenne du patrimoine industriel » (https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage), représentant près de 1 800 sites, sous la forme de 14 itinéraires thématiques mettant en lumière les différentes époques de l’industrialisation européenne.

Excellentes visites, de bonnes vacances (2022),  et n’hésitez-pas à me faire parvenir des photos, afin de les publier par la suite.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.cilac.com

. www.patrimoine-vivant.com

. https://www.usinenouvelle.com/editorial/en-images-ces-sites-industriels-francais-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.N863560

. https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage

. https://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/tourisme-industriel

 

A découvrir

. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/patrimoine-industriel

. https://www.plusbeauxdetours.com/categorie/tourisme-industriel/

. www.entrepriseetdecouverte.fr

 

A se procurer :

. https://www.routard.com/evenements-en-voyage/cid138535-la-visite-d-entreprise-en-france-avec-le-routard.html

 

A lire :

. Au cœur du patrimoine industriel français de Marie-Hélène Chaplain

. Architectures et paysages industriels, l’invention d’un patrimoine de Jean-François Belhoste et Paul Smith

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Saveurs de France

Publié le par Jacques SAMELA.

Saveurs de France
Saveurs de France

Que vous soyez en Aquitaine, en Bretagne, en PACA, ou en Alsace, voici pour vous quelques idées afin de découvrir les trésors culinaires de la gastronomie française.

Bonnes dégustations, bonnes vacances, bons retours, etc...

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 15/04/22

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EuraTechnologies & Incubateurs (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

EuraTechnologies & Incubateurs (suites)
EuraTechnologies & Incubateurs (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 28/01/22
Vu et lu dans Les Echos du 28/01/22

Vu et lu dans Les Echos du 28/01/22

Levée de fonds historique pour EuraTechnologies

https://www.gazettenpdc.fr/article/levee-de-fonds-historique-pour-euratechnologies

 

Le 24 juin 2022

 

EuraTechnologies vient d'annoncer une levée de fonds inédite de 24 millions d'euros et fait entrer pour la première fois à son capital des investisseurs privés avec l'Association Familiale Mulliez (AFM) et Entreprises et Cités. Le premier incubateur d'Europe veut entrer dans une nouvelle dimension.

Créé en 2009, EuraTechnologies a depuis pris la place de premier incubateur européen de start-ups.

Créé en 2009, EuraTechnologies a depuis pris la place de premier incubateur européen de start-ups.

Avec ses 300 entreprises, près de 6 500 salariés et quatre sites sur 150 000 m2 (l'usine Le Blan-Lafont à Lille, Blanchemaille à Roubaix, Agrotech à Willems et le campus en robotique et industrie de Saint-Quentin), EuraTechnologies occupe déjà la place de premier incubateur de startups d'Europe. Mais cette fois-ci, c'est une nouvelle étape qui se profile avec l'arrivée d'investisseurs privés.

Le collectif d'entreprises mené par l'AFM et Entreprises et Cités (via la structure ECTech créée par Alliance Emploi, l'IRD et le Medef Lille Métropole) va lever 7 millions d'euros sur les 24 M€ au global.

De nouveaux investisseurs qui viennent s'ajouter aux actionnaires historiques : la MEL, la Région Hauts-de-France, la ville de Lille, le Crédit Agricole Nord de France, la Caisse d'Epargne Hauts de France et le Crédit Mutuel Nord Europe ; la majorité de l'actionnariat restant public. Depuis sa création sous l'impulsion de Pierre de Saintignon, EuraTechnologies est «devenue une référence européenne et les entreprises du territoire se sont, elles, développées significativement. Ces apports réciproques seront teintés d'un esprit d'innovation persistant et d'une dimension entrepreneuriale innée» commente Barthélémy Guislain, président du Conseil de Gérance de l'AFM.

Créer 3 000 emplois supplémentaires d'ici à 2027

Parmi les objectifs de cette levée de fonds, l'accélération de la transformation numérique de l'incubateur mais aussi la création de 3 000 emplois supplémentaires en CDI d'ici à 2027. «A compter de l'an prochain, EuraTechnologies s'étendra dans 10 pays pour exporter notre savoir-faire unique de transformation des friches industrielles en incubateurs de start-ups» complète Nicolas Brien, président du directoire de l'incubateur. Dix incubateurs seront donc ouverts dans des universités technologiques d'Europe de l'Est et dans des écosystèmes numériques émergents.

EuraTechnologies va également investir 10 millions d'euros en équipements technologiques de pointe, en se concentrant notamment sur les secteurs clés de la cybersécurité, de l'AgTech et de la PropTech. L'un des premiers investissements prévus est un cyber-range (un environnement virtuel qui permet aux organisations de s'entraîner aux combats cyber) pour le Campus Cyber. Les ambitions de l'incubateur sont aussi environnementales puisqu' EuraTechnologies vise à devenir le 1er incubateur zéro carbone en Europe à horizon 2030.

 

SYNAPTICS OUVRE UN CENTRE DE R&D WI-FI ET BLUETOOTH À SOPHIA-ANTIPOLIS

https://vipress.net/synaptics-ouvre-un-centre-de-rd-wi-fi-et-bluetooth-a-sophia-antipolis/

 

Publié par Frédéric Fassot | 24 Fév 2022 

 

L’Américain Synaptics, fabricant de circuits d’interface homme-machine, annonce l’ouverture d’un centre de recherche et développement pour le sans fil dans le parc technologique de Sophia-Antipolis, dans le sud-est de la France. Axée sur le développement de circuits et de logiciels Wi-Fi et Bluetooth, l’installation servira de plaque tournante pour la conception de circuits de connectivité sans fil à courte portée de Synaptics pour l’Internet des objets (IoT).

Le centre de Sophia Antipolis étend la présence européenne de Synaptics et s’appuie sur une base solide d’expertise analogique et RF locale pour faire progresser l’état de l’art en matière de connectivité Wi-Fi et Bluetooth pour l’IoT.

« Notre technologie de connectivité sans fil est un différenciateur essentiel pour nous alors que nous continuons à nous développer dans des applications IoT à forte croissance qui représentent désormais notre plus grande catégorie de revenus. Le centre s’ajoute aux investissements que Synaptics a déjà réalisés dans le sans fil, notamment l’acquisition de l’activité IoT sans fil de Broadcom en 2020 et l’acquisition plus récente de DSP Group, avec sa technologie ULE et Bluetooth. Synaptics a déjà constitué une équipe dans le nouveau centre avec 130 ans d’expérience combinée et cherche à ajouter des talents le plus rapidement possible », a déclaré le p-dg de Synaptics, Michael Hurlston.

Synaptics a racheté DSP Group pour 450 M$ en 2021 (voir notre article) et l’activité IoT sans fil de Broadcom pour 250 M$ en 2020 (voir notre article).

Le nouveau centre de développement étend la présence de Synaptics en Europe où il possède déjà des bureaux en Pologne, au Danemark, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

« La France offre un environnement extrêmement favorable pour aider à faire évoluer les opérations des entreprises technologiques à croissance rapide comme Synaptics, et Sophia-Antipolis est un foyer d’innovation bien connu, en particulier dans les domaines de la conception de circuits analogiques et RF. L’équipe de Synaptics France sera un élément essentiel de nos efforts mondiaux de R&D », a déclaré Venkat Kodavati, SVP et chief product officer chez Synaptics.

Synaptics propose une gamme de solutions de connectivité sans fil avancées pour l’IoT, notamment pour les technologies Wi-Fi, Bluetooth, ULE, Zigbee et GNSS. Ses solutions basse consommation permettent de créer des expériences utilisateur à la maison, dans la voiture, en déplacement et au bureau. Il a récemment annoncé sa plate-forme Triple Combo qui combine trois interfaces sans fil (Wi-Fi, Bluetooth 5.2 et IEEE 802.15.4) avec prise en charge de Thread, Zigbee et Matter. Ces trois technologies sont fournies sur une seule puce pour permettre l’intégration et l’interopérabilité entre des appareils et des réseaux hétérogènes.

L’Américain Synaptics, spécialiste des interfaces homme-machine et notamment de solutions tactiles pour smartphones et tablettes, ainsi que les touchpad pour PC, propose des solutions s’appuyant sur des technologies différenciées en matière de toucher, d’affichage et de biométrie avec une nouvelle génération de connectivité avancée et un traitement vidéo, visuel, audio, vocal et de sécurité amélioré par l’IA. Synaptics a réalisé un chiffre d’affaires de 1,34 milliard de dollars, lors de son exercice fiscal 2021 clos fin juin.

Pour son deuxième trimestre fiscal 2022 clos le 25 décembre, Synaptics a réalisé un chiffre d’affaires de 420,5 M$, dont 262 M$ de revenus dans l’IoT. Le fabricant estime ainsi que son activité IoT évolue désormais sur un rythme de ventes annuel supérieur à 1 milliard de dollars.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/02/IoTrend-240222.jpg

Abritant 2500 entreprises d’électronique, d’informatique, de télécommunication et de biotechnologie employant plus de 38 000 personnes, Sophia-Antipolis est une technopole de 2400 hectares située dans le sud-est de la France.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/06/de-sophia-antipolis-a-euratechnologies.html

 

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22
Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 01/02/22

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 01/02/22

EuraTechnologies & Incubateurs (suites)
EuraTechnologies & Incubateurs (suites)
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Le Coq Sportif (retour et Episode 4)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Coq Sportif (retour et Episode 4)
Le Coq Sportif (retour et Episode 4)

Le Coq Sportif : le retour

Publié le 3 juillet 2014 

Yannick Noah remportant Roland Garros en 1983, vous vous en souvenez certainement. L’Italie remportant le Mondial 82, et l’Argentine ceux de 78 et 86 également. Mais par-contre, saviez-vous que leur équipementier s’appelait « Le Coq Sportif », marque française jouissant d’une grande notoriété auprès des consommateurs français au même titre que les grands d’aujourd’hui ?

Créé en 1882 par Emile Camusset à Romilly/Seine près de Troyes (Aube), spécialisé dans la bonneterie, c’est sous l’impulsion de son fils qu’il se met à fabriquer à son compte des articles de sport (maillots, chaussettes et chaussures). Et, comme le fondateur apprécie plus particulièrement le cyclisme et le football, c’est tout naturellement vers ces sports qu’ils se tournent pour proposer leurs premières collections.

Le Coq Sportif deviendra une véritable marque vers la fin des années 40, au même moment que deux autres futurs grands noms du sport que sont Adidas et Puma, et avec pour la 1ère fois l’apparition en 1948 de l’image du coq gaulois sur les vêtements.

Son premier grand contrat, le groupe le signera avec l’organisation du Tour de France en 1951. Il équipera 12 équipes nationales, et le tour passera dans la commune où est né le groupe cette même année. Ensuite, en 1955, c’est l’équipe de France de football qui disputera pour la 1ère fois un match avec un maillot bleu de la marque, mais aussi l’équipe de Stade de Reims de Raymond Kopa qui remportera lui le championnat de France de football avec également un maillot de la même marque, lui donnant pour le coup son premier titre majeur, suivi par bien d’autres aussi prestigieux comme le titre de champion de France des verts de St Etienne en 1976, le grand chelem de l’équipe de France de rugby en 1977, ou encore la victoire de l’Ajax d’Amsterdam en coupe d’Europe des champions en 1972.

Cependant, malgré une taille honorable avec près de 500 employés, une notoriété ayant largement dépassé les frontières, le groupe doit faire face à la concurrence asiatique et à l’augmentation du prix des matières premières due au choc pétrolier de 1973, avec pour conséquence, de devenir une filiale du groupe Adidas en 1974, à l’origine d’une opération financière réunissant banques et actionnaires pour le sauver, remplaçant là une gestion restée à l’échelle familiale depuis sa création.

Mais, au lieu de continuer à grandir auprès de ce groupe, la marque disparaît peu à peu du marché des articles de sport, avec comme conséquence, une délocalisation et une fermeture de son site historique en 1988.

Il faudra attendre 2005 et la relance de la marque par Robert Louis Dreyfus, ancien propriétaire du groupe Adidas et de l’Olympique de Marseille, avec comme ambassadeurs, des anciennes et nouvelles gloires du sport comme Yannick Noah, Jean-Pierre Rives, Sébastien Loeb ou encore Frédéric Michalak.

Cinq ans après, le groupe décide de rouvrir son site historique, réalisant une partie de sa production en France, après un exil forcé de plus de 20 ans. Et, avec ce retour aux sources, l’accent est mis sur la qualité et le savoir-faire du « Made in France », avec pour récompense son grand retour sur le Tour de France en 2012, ainsi qu’un contrat avec l’organisateur, en l’occurrence Amaury Sport Organisation (ASO), pour la fourniture des maillots de toutes les épreuves cyclistes organisées par celui-ci.

En 2014, sur les conseils de Yannick Noah, son fils fut également un pivot de la marque pendant plusieurs années, le tennisman français Richard Gasquet devient le nouvel ambassadeur de la marque dans ce sport, et, avec la signature d’un contrat avec Yannick Agnel, grand vainqueur des Jeux Olympiques de Londres avec 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la marque s’ouvre un nouveau marché prometteur qu’est la natation.

Et justement, afin de poursuivre une diversification et un retour gagnant, Le Coq Sportif lance une nouvelle collection de sportwear, tout en étudiant la possibilité d’élaborer des bagages, des lunettes, des maillots de bain ainsi que des sous-vêtements, car aujourd’hui encore, 80 % de son activité se situe dans les chaussures de sport.

Et, en ce mois de coupe du monde au Brésil, souhaitant rendre hommage à des joueurs célèbres sous le mode humoristique, la marque propose une série de tee-shirt aux couleurs des grandes équipes nationales, en faisant la part belle aux coupes de cheveux les plus improbables de ces joueurs mythiques que sont Socrates, Maradona, Cruyf ou encore Valderrama.

Par contre, à quand l’équipe de France de football jouant avec l’équipement du groupe ? Pas pour l’instant, et peut être jamais, car vu que l’actuel équipementier (Nike) a du déboursé plus de 40 millions d’Euros pour la vêtir, il faudrait je pense mettre beaucoup d’argent, ce que ne pourrait pas faire aujourd’hui le groupe. Mais il est vrai que cela irait dans le sens d’une certaine idée de la France qui gagne avec ses valeurs, avec également le coq gaulois pour emblème. Rêvons un peu pour les prochaines compétitions.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Article du 12 juin dans metronews.

. Article du 07 février dans le magazine du Parisien.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/07/le-coq-sportif-le-retour.html

Publié dans Les dossiers

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Juin 2022

Publié le par Jacques SAMELA.

Juin 2022
Juin 2022

RECOMPENSES. Pour les docteurs Etienne Brain et Maria-Alice Franzoi au congrès mondial de cancérologie (l’Asco) à Chicago dans le cadre de leurs recherches contre le cancer. Lui pour ses travaux réparant une injustice, soit l’exclusion des patients âgé des essais thérapeutiques, et elle pour le développement d’outils favorisant une meilleure qualité de vie après le cancer.

Le Parisien du 03 juin 2022

 

STRATEGIQUE. Le Brésil pour le groupe Carrefour après la finalisation du rachat de Grupo Big, l’ex-réseau du groupe américain Walmart sur l’ensemble du territoire. Il récupère près de 400 magasins et 15 millions de nouveaux clients, représentant environs 3,8 milliards de ventes supplémentaires, soit 18 % du chiffre d’affaires du groupe.

Les Echos du 08 juin 2022

 

CONFIRMATION. Du positionnement du groupe Trescal (www.trescal.fr), expert mondial des services d’étalonnage, en Europe et aux Etats-Unis, après avoir acquis la société Cincinnati Precision Instruments dans l’Ohio, CRT Cleanroom-Technology en Allemagne, et Electronica Industrial de Alverca au Portugal. Le chiffre d’affaires cumulé de ces trois sociétés représente 16 millions d’Euros.

Mesures du 09 juin 2022

 

DISTINCTION 1. Pour Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue de son état, après son apparition, avec son confrère chinois, Panmao Zhai, dans le palmarès du Time, consacré aux 100 personnalités les plus influentes de la planète. Leurs travaux concernent bien évidemment le réchauffement climatique. Deux autres personnalités françaises y figurent, soit Christine Lagarde, présidente de la BCE, et Stéphane Bancel, dirigeant du laboratoire Moderna.

Le Parisien Weekend du 10 juin 2022

 

CHOIX. De TotalEnergies au Qatar comme premier partenaire étranger pour développer le plus grand champ de gaz naturel du monde, prenant au passage 6,25 % dans le projet, et avec un investissement évalué à 1,9 milliards d’Euros.

20 Minutes du 13 juin 2022

 

HAUSSES. Des commandes dans le secteur de la machine-outil en France, avec une progression de 20 % sur le 1er trimestre, tirée notamment par la demande en centres d’usinage.

Machines Production du 13 juin 2022

 

ASSOCIATION. Entre TotalEnergies et le groupe indien Adani New Industries Limited, le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et les infrastructures, afin de créer un géant de l’hydrogène vert, en produisant un million de tonnes d’hydrogène d’ici à 2030.

Capital du 14 juin 2022

 

CREATION. De plus de 9 000 postes pour les 26 licornes françaises en 2022, dont 85 % en CDI.

Le Parisien Economie du 14 juin 2022

 

PREMIERE. Pour le groupe Louis Vuitton et un acteur français de faire son entrée à la 10ème place dans le Top 10 des marques mondiales, le classement international Kantar BrandZ Top 100 pour l’année 2022, la seule du monde de l’industrie.

Les Echos du 15 juin 2022

 

EMBARQUEMENT. De la start-up française ThrustMe (www.thrustme.fr) sur la mission « Gomx5 » de l’ESA, avec comme objectif de développer le système de propulsion électrique qui équipera un démonstrateur technologique.

Air & Cosmos du 16 juin 2022

 

IMPLANTATION. A Bordeaux d’une plateforme de support industriel du fabricant de moteurs d’avions Rolls-Royce, avec pour objectif de répondre aux besoins futurs du Falcon 10X de Dassault Aviation.

La Tribune du 16 juin 2022

 

COCORICO. Pour Paris Sciences et Lettres et l’Institut Polytechnique de Paris, figurant respectivement à la 26ème et à la 48ème position dans le QS World University Rankings, l’un des trois classements mondiaux de référence du genre.

Le Parisien Weekend du 17 juin 2022

 

OUVERTURE. D’un 2ème datacenter en France pour le groupe américain Oracle, afin d’accélérer l’adoption de son cloud dans l’Hexagone.

L’Usine Nouvelle du 20 juin 2022

 

INSTALLATION 1. De la plus haute éolienne d’Afrique à Oualidia au Maroc par le groupe français InnoVent (www.innovent.fr) en association avec la société espagnole Nabrawind, pouvant produire 2500 MégaWatts par heure de plus par an, et produisant de l’électricité pour plus de 2 000 personnes de plus qu’avec une éolienne conventionnelle.

Classe Export du 20 juin 2022

 

EXPORTATION. D’un centre de fabrication additive appelé « AddUp’s Solution Center »

aux Etats-Unis (Cincinnati) pour le fabricant français de solutions 3D métal AddUp (www.addupsolutions.com).

3DNatives du 21 juin 2022

 

BOND. Des immatriculations d’entreprises artisanales depuis 2019, avec environ 250 00 créations en 2021, soit une hausse de 13 %. Concernant l’ensemble des régions françaises, il est particulièrement fort dans les communes rurales.

Batiactu du 21 juin 2022

 

INSTALLATION 2. De l’ERTMS (Système européen de gestion de trafic des trains) sur les locomotives roumaines du constructeur ferroviaire Softronic par le groupe Thales, destinées aux liaisons internationales avec la Hongrie, la Croatie et la Slovénie.

Mobilités Magazine du 22 juin 2022

 

REALISATION. Par le groupe Eiffage de pièces de transition pour un parc éolien en Allemagne.

Batiactu du 22 juin 2022

 

PREVISIONS. De près de 2 000 recrutements dans le secteur aéronautique en Auvergne-Rhône-Alpes.

Machines Production du 23 juin 2022

 

MEILLEUR. Aéroport européen selon le classement Skytrax 2022, Paris CDG se place désormais à la 6ème place des 100 premiers aéroports mondiaux, gagnant pour le coup 9 places. Pour sa part, Paris-Orly se positionne lui au 46ème rang mondial, contre la 73ème en 2021, et à la 4ème pour la région Europe de l’Ouest.

Air & Cosmos du 23 juin 2022

 

REPRISE. De la baisse du nombre de chômeurs en mai, à hauteur de 25 300 inscrits en moins (-0,8 %).

Le Figaro du 27 juin 2022

 

DISTINCTION 2. Pour la chercheuse du CNRS, Claude Grison, en remportant le prix de l’inventeur européen de l’année dans la catégorie « Recherche », pour ses travaux consacrés aux méthodes d’utilisation des plantes pour extraire les éléments métalliques d’un sol pollué, et utiliser ces « écocatalyseurs » pour créer de nouvelles molécules pour l’industrie. Créatrice de 4 start-ups, elle reçue en 2014, la médaille de l’innovation du CNRS.

Industrie Cosmétiques du 27 juin 2022

 

CONTRAT 1. De 15 millions d’Euros pour le groupe Colas Rail au Maroc, afin de réaliser les systèmes basse tension des lignes T3 et T4 du tramway de Casablanca.

Construct Africa du 28 juin 2022

 

PARTENARIAT. Majeur entre Valéo et le groupe BMW pour les systèmes ADAS de ses prochains véhicules électriques, prévus en 2025.

CONTRAT 2. De 160 millions d’Euros pour le groupe Airbus dans le cadre de la mise en œuvre du satellite FORUM de l’ESA, chargé de mesurer la chaleur émise par la Terre dans l’espace, après son lancement prévu en 2027.

VIPress.net du 29 juin 2022

 

REUSSITE. Australienne pour la PME familiale Metalliance (www.metalliance-tsi.com), spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements industriels et d’engins mobiles, après la commande de 12 véhicules multi-services (MSV) pour la construction du métro de Sydney.

Le Moci du 30 juin 2022

Publié dans Revue de presse

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VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)

Publié le par Jacques SAMELA.

VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)
VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)

« The Laughing Cow » dans les pays anglo-saxons, « Gülen Nek » en Turquie, « Con Bo Cui » au Vietnam, et chez nous, vous la connaissez sous l’appellation « La Vache qui rit » ou VQR.

Photo J.S

Photo J.S

Alors, j’imagine sans trop me tromper, que vous l’avez goûté au moins une fois dans votre vie, voire vous l’avez dégusté sans retenue à l’école, aux goûters, en colonie de vacances, en pique-nique ou en voyage. Rien que d’en parler, cela me met l’eau à la bouche, et comme j’en ai chez moi, un petit retour en arrière s’impose.

Mais bon, avant cela, quelques minutes de votre temps pour découvrir la genèse de ce petit triangle de saveur fromagère.

Donc, tout commença en 1865 à Orgelet dans le Jura, où s’établit comme maître affineur un certain Jules Bel. Son activité, acheter des meules « blanches » de fromages à pâte dure, appelées »fruitières », afin de les faire vieillir.

En 1897, dans une situation bien installée, il confia ses affaires à ses deux fils, Henri et Léon, et la maison Bel devint « Bel frères ». Quelques années plus tard, c’est Henri qui quittera la maison familiale, laissant les manettes à Léon, qui changera le nom en « Léon Bel, Gruyère en gros ».

Ensuite, un événement mondial et une invention venant de la Suisse voisine déclencheront le processus vers ce que nous connaissons donc aujourd’hui.

En effet, mobilisé durant la 1ère guerre mondiale aux escadrons du « Train », notamment sur la partie consacrée au ravitaillement en viande fraiche des soldats du front, Léon découvrit sur les wagons les dessins, plutôt humoristiques, des insignes identifiant les différentes unités, et particulièrement celle créée par Benjamin Rabier (1864-1939), illustrateur renommé de l’époque, qui après une demande express d’un commandant, élabora l’image d’un bœuf souriant, baptisé très rapidement par les poilus « La Wachkyrie », en référence au modèle hilare représenté, mais surtout aux Walkyries, divinités servant Odin dans la mythologie nordique, très appréciées des allemands.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21
Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Et au même moment, en 1917, trois frères suisses (Emile, Otto et Gottfried Graf) importèrent en France la technique de fabrication du fromage fondu, élaboré quelques années plus tôt de l’autre côté des Alpes, suisse, par un certain Gerber. Bon, économique, pâte gouteuse, conditionnée dans des boites métalliques supportant les longs voyages et les climats chauds, les frères en pressentirent rapidement le succès.

Ce qui fut le cas également de Léon, qui après sa démobilisation en 1919 et son retour aux manettes de son entreprise, en proie à des difficultés, à la limite de la faillite, sut percevoir dans ce fromage le potentiel pour se relancer, invitant Emile Graf afin qu’il lui présente cette nouveauté, mais surtout qu’il lui apprenne ce procédé prometteur.

Et en 1921, suffisamment sûr de lui, il déposera la marque « La Vache qui rit », traduction francisé de ce que les poilus mentionnaient (voir plus haut), avec comme idée également, d’y associer ce dessin, vu durant sa mobilisation, représentant un bœuf hilare, qui comme vous le savez maintenant, quoique modifié, deviendra l’image d’Epinal du groupe, qui lui, en 1922, deviendra la « Société Anonyme des Fromageries Bel », qu’il dirigera jusqu’en 1937, avant de le transmettre à son gendre, Robert Fievet.

Mais avant cette cession, Léon Bel, définitivement relancé, sut grâce à la création d’une nouvelle usine en 1926, moderniser sa production, tout en améliorant au passage les conditions de travail de ses ouvriers, peaufiner l’aspect visuel de son logo, en rajoutant, après une idée de sa femme, des boucles d’oreilles en forme de boite de VQR, et créer au sein de son entreprise, un bureau de la publicité composé de 12 personnes, lui permettant de gérer sur place et sous sa coupe, les actions de communication, car il avait également compris depuis longtemps l’importance de cette activité naissante pour les ventes de ses produits.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Et en effet, il fut vraiment précurseur en ce domaine, car il participa aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique, il organisa de grands concours avec la possibilité d’y gagner des lots de choix, en 1936, le premier prix en était une Peugeot 401, et il soutint également des événements sportifs comme les Six Jours de Paris, et la Caravane du Tour de France dès 1933. Plus tard, c’est dans la rue, le métro, à l’arrière des bus, dans la presse, les cinémas, que l’on retrouvera l’effigie si reconnaissable de La Vache qui rit, mais aussi dans la panoplie des écoliers des années 50, élaborant avec l’apport de grands illustrateurs de l’époque, des protège-cahiers et des buvards.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21
Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

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Photos J.S
Photos J.S

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Et donc, avec cette nouvelle usine, qui lui permit de passer à une production de 120 000 boîtes de VQR par jour, étant également passé de la boite en métal d’origine à une boite en carton où était présentées les désormais célèbres portions individuelles, elle lui permit surtout de répondre aux demandes de plus en plus pressantes venant de divers pays européens, dont les consommateurs découvraient avec plaisir, notamment les enfants, ce que pouvait apporter ce petit fromage facile à tartiner.

Et après la seconde guerre mondiale, le groupe Bel, sous l’égide cette fois-ci du gendre de Léon, apporta quelques changements primordiaux pour sa diffusion croissante dans une Europe en quête de produits à même de répondre aux besoins alimentaires du moment, pour petits et grands, en augmentant le taux de matières grasses à 40 % en 1948, et 50 % en 1955.

Mais pas seulement en Europe, rappelez-vous des appellations diverses de La Vache qui rit vu au début de ce sujet. Dans le monde entier elle est connue et appréciée, mais pas de la même manière par contre, car enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays dits en voie de développements, elle est dégustée allégée ou aromatisée au cheddar aux Etats-Unis et au Canada, au goût barbecue au Maroc, et même à la fraise en Asie. En tout, elle est distribuée dans près de 140 pays, et 125 portions seraient consommées chaque seconde dans le monde, élaborées aujourd’hui par 13 usines du groupe. Il est loin le temps du petit affineur de gruyères.

Cependant, afin justement de retrouver le goût d’antan, le groupe Bel a décidé d’abandonner le lait en poudre sur son premier marché, qui reste la France, avec une famille sur trois consommant encore ce petit fromage, pour revenir au lait non transformé, produit qui plus est dans l’Hexagone. Petit clin d’œil en arrière, alors qu’il vient quand même de fêter (2021) son premier centenaire. Bonne idée.

Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21
Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21

Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21

Bon, tout en espérant ne pas avoir été trop long, et pourtant il y a encore de quoi dire (voir documents en présentation), vous aurez peut-être envie d’une petite tartine après avoir lu ce sujet, et si vous voulez en savoir encore plus, n’hésitez-pas à vous arrêter à « La Maison de La vache qui rit » à Lons Le Saunier, berceau du groupe, vous y retrouverez tout ce que la petite fille de Léon, en 2009, a souhaité représenter de cette saga familiale, toujours dans le giron du groupe à hauteur de 71 % du capital. Bonne visite à ceux qui s’y rendront, et bonne dégustation à ceux qui vont se faire une petite tartine. Pas d’heure pour cela.

Jacques Samela

Sources :

. https://www.lamaisondelavachequirit.com/

. https://www.jura-tourism.com/patrimoine-culturel/maison-de-la-vache-qui-rit/

. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-15/la-vache-qui-rit-fete-ses-100-ans-et-cest-le-fromage-le-plus-consomme-du-monde-f618ec60-3b84-4217-b59d-476df6f0568e

. https://www.agro-media.fr/actualite/mais-alors-pourquoi-la-vache-qui-rit-rit-3501.html

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/bel-transformation-data-marketing?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTEzNjt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjJhMmViNzY0NWQxYjY5MDE5MTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220610

 

Vu et lu dans Les Echos du 03/05/22

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La filière textile (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (suite)
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Vu et lu dans Les Echos du 06/04/22
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Vu et lu dans Elle n° 3903 du 09/10/20
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Vu et lu dans Télérama n° 3743 du 06/10/21
Vu et lu dans Télérama n° 3743 du 06/10/21
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