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Le Wagon, sur de bons rails

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Wagon, sur de bons rails
Le Wagon, sur de bons rails

Il est considéré comme le premier réseau planétaire d’enseignement intensif dans les métiers du codage, dont la formation initiale est fondée sur ce que l’on appelle le « learning by doing ».

Son nom, Le Wagon (www.lewagon.com), sa nationalité, française, sa signification, aucune idée, si ce n’est qu’à priori cela n’a rien à voir avec le secteur ferroviaire. Leur logo ressemble même plutôt à un bus. Mais bon, si quelqu’un sait, n’hésitez-pas à me le dire.

Sinon, imaginé et fondé en 2013 par deux frères, Romain et Boris Paillard, autour d’un apéro, selon la légende, rejoint par la suite par celui qui deviendra leur associé, Sébastien saunier, les premiers cours furent proposés sous forme de cours du soir, mais très vite, avec le succès aidant, le besoin de professeurs se faisant pressant, ils créèrent finalement leur premier « bootcamp » un an après la création de leur structure.

Ah au fait, je pense connaître désormais la signification du nom, qui, si mes informations sont exactes, émanerait des deux frères, souhaitant prendre le train de la French Tech, en y rajoutant justement leur propre wagon. Il fallait y penser.

Mais pour en revenir au lancement de leur premier « bootcamp », il faut savoir que depuis, plus de 11 000 personnes y ont été formés, et ce dans les 25 pays et 40 villes (https://www.lewagon.com/fr/campuses), où la start-up dispose déjà de campus, répondant en cela à la demande pressante de Développeurs Web, de Product Managers, de designers, ou encore de Growth Hackers, confirmé en cela par la Commission européenne début 2020, qui estima justement qu’à l’horizon 2022, nous y sommes, 200 000 de ces postes n’y seraient pas pourvus.

Alors, à la différence de ses nombreux concurrents, Le wagon s’appuie lui sur une plateforme en ligne, dite par définition scalable*, offrant des outils clés en main aux professeurs et à leurs étudiants, afin d’apprendre en neuf semaines et 400 heures de cours, c’est le temps imparti de cette formation choc, le développement web et la data science.

Formation intensive donc, mais au final, équivalente après son obtention à un bac+3.

Et c’est sur cette particularité, son efficacité, désormais éprouvée, qu’ils souhaitent comptabiliser, afin d’asseoir encore plus leur rôle de leader, démontré notamment par sa notation sur la plateforme de référence SwitchUp (www.switchup.org), frôlant le maximum, en obtenant 4,98 sur 5.

Ce qui a eu pour effet d’attirer l’œil d’investisseurs potentiels, interpellés dès le début par sa rentabilité immédiate, avec en prime en 2020, une première levée de fonds de 17 millions d’Euros, leur permettant de préparer l’avenir sereinement, sans se préoccuper de leurs concurrents.

Et l’avenir, il est multiple. En effet, depuis 2018, leurs prestations s’adressent également aux grands groupes (Total, LVMH, l’Oréal, Decathlon, etc…) par le biais de leur programme intitulé « Le Wagon Executives », axé lui sur des formations d’une demi-journée, censées « acculturer » leurs salariés à la révolution numérique, des formations spécifiques, afin d’élargir les compétences des profils plus techniques, et bien évidemment des formations sur le modèle du bootcamp (voir plus haut), afin de transformer cette fois-ci en profondeur les compétences de l’ensemble des salariés (+ de 1 000 à ce jour).

Ensuite, et afin de ne pas fermer la porte à celles et ceux qui ne peuvent se rendre dans les campus actuellement en activité, des formations en lignes consacrées au développement web et à la data science ont été créées en octobre dernier, en français ou en anglais, avec à la clé une certification professionnelle reconnue par l’Etat.

Et comme le marché hexagonal intéresse autant que le marché international, hors Etats-Unis, concurrence autrement plus féroce que celle française, Le Wagon va ouvrir deux nouveau campus d’un nouveau genre, en Essonne et en Seine-et-Marne, afin de s’adresser cette fois-ci aux demandeurs d’emplois, peu ou pas diplômés, résidents de quartiers prioritaires ou de zones de revitalisation rurale. Entièrement financés par Pôle Emploi et l’Etat, les formations devraient durer cette fois-ci entre treize et quinze semaines (460 heures), certifiantes de niveau 6 (bac+3/+4), avec comme souhait d’y enrôler 200 candidats d’ici 2024.

Un troisième est prévu en Martinique, avec comme idée cette fois-ci d’y former en priorité des femmes, également demandeuses d’emplois. Le chiffre avancé est de 250.

Et pour mener ces futures formations, que j’appellerai de secondes chances, elles seront assurées par des professeurs similaires aux autres formations relatées ci-dessus, pour la plupart anciens alumni ou « wagonneurs » comme ils aiment à se distinguer, donnant un gage supplémentaire de leur efficacité et une assurance quant aux résultats attendus. Ils sont aujourd’hui plus de 1 200, tous en free-lance, et payés à la journée.

Mais, tous ceux qui sont passés par Le Wagon ne sont pas devenus professeurs, en effet, près de 200 start-ups auraient été créées par d’anciens élèves diplômés, dont leur propre structure auraient levée plus de 300 millions de dollars.

S’il fallait des preuves du niveau des formations proposées, en voici une belle.

Allez, je prends le pari que nous avons affaire-là, à une future Licorne, et vous, qu’en pensez-vous ?

Rendez-vous dans quelques mois.

*La « scalabilité » est la capacité d'un dispositif informatique à s'adapter au rythme de la demande. La capacité du matériel étant fixe, en particulier le débit binaire des réseaux et des disques durs, il existe une limite dans le nombre de demandes qui peuvent être traitées dans un temps donné. Au-dessus de cette limite les demandes sont multiplexées et la concurrence entre les demandes traitées simultanément provoque des délais d'attente supplémentaires qui font effet de goulot d'étranglement (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/formation-au-code-le-wagon-leve-17-millions-d-euros-pour-devenir-une-reference-mondiale-841000.html

. https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-wagon-bascule-ses-formations-au-code-en-mode-virtuel-83833.html

. https://www.maddyness.com/2021/12/02/pole-emploi-wagon-formation-code/

. https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/success-stories/0700904475777-le-wagon-cette-ecole-made-in-france-qui-apprend-au-monde-entier-a-coder-347134.php

 

Publié dans L'entreprise du mois

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La France gagne (3)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (3)
La France gagne (3)

MARS 2022

RECORD 1Pour les projets d’implantations de sites industriels (323) en France en 2021, avec une hausse de 62 %. Cela suit la progression de 28 % en 2020 pour la recherche de bâtiments existants ou de fonciers pour développer de l’activité manufacturière.

L’Usine Nouvelle du 10 mars 2022

 

ENRICHISSEMENTDe 697 400 postes privés ou publics pour l’économie française en 2021, soit trois fois de plus que la moyenne des années 2015 à 2019.

Les Echos du 10 mars 2022

 

HAUSSEDe la production industrielle en France de 1,8 % en janvier 2022.

 

RECORD 2Pour les investissements étrangers en France en 2021, recensant 1 607 projetsen hausse de 32 % par rapport à 2020. Les deux tiers émanent de l’Europe, et 29 % relèvent du secteur de l’industrie.

L’Usine Nouvelle du 14 mars 2022

 

PROFITSDe près de 160 milliards d’Euros pour le CAC 40 en 2021, soit un nouveau record, dépassant en cela de plus de 60 % son pic de 2007.

Les Echos du 21 mars 2022

 

COULEURSRetrouvées pour les caisses de l’Etat avec le rebond économique en cours, avec un déficit public s’établissant à 6,5 %, alors qu’il était de 8,9 % en 2020.

Ecoreseau du 29 mars 2022

 

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La France gagne (2)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (2)
La France gagne (2)

FEVRIER 2022

 

ELOGESPour la France par le New York Times, estimant qu’elle s’en est mieux tirée que les autres durant la pandémie, grâce notamment au soutien de l’Etat via le chômage partiel, ainsi que la hausse des contrats d’apprentissage, réduisant le nombre de jeunes chômeurs.

Le Parisien Week-end du 04 février 2022

 

CREATIONDepuis septembre 2020 et le plan de relance de l’économie française, de près de 100 000 emplois grâce aux 782 projets de relocalisations industrielles, générant 5,4 milliards d’Euros d’investissements productifs.

Linkedin Actualités du 17 février 2022

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La France gagne (1)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (1)
La France gagne (1)

JANVIER 2022

 

FABULEUSEL’année 2021 pour les exportations françaises d’armements, avec un niveau jamais atteint d’environ 28 milliards d’Euros.

La Tribune du 05 janvier 2022

 

PREVISIONJusqu’à 15 000 embauches en 2022 pour la filière aéronautique, durement impactée en 2020 et 2021.

L’Usine Nouvelle du 05 janvier 2022

 

HISTORIQUELe nouveau record de création d’entreprises en France en 2021, frôlant le million (995 868), soit une augmentation de 17,4 % sur un an.

La Tribune du 14 janvier 2022

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Les domaines skiables (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les domaines skiables (suite)
Les domaines skiables (suite)

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise - GROUPE ECOMEDIA (groupe-ecomedia.com)

Patricia REY | 7 Avr 2022

 

Les acteurs du tourisme se sont réunis, le 4 avril, à La Plagne, pour dresser un premier bilan de l’hiver, plutôt remarquable après une saison noire. Mais l’avenir pourrait s’assombrir avec un possible recul des investissements.

«On est passé de l’obscurité à la lumière, après une saison noire », annonce d’entrée de jeu Vincent Rolland, coprésident de L’Agence Savoie Mont Blanc, en préambule de ce 25e Ski Debrief. Et Jean‑Luc Boch, président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), de lancer un rien revanchard : « On nous a rebattu les oreilles qu’il fallait changer de modèle, mais ce qui attire le monde, c’est le ski alpin ! »

+18 % des ventes et des locations en magasin

La preuve en chiffres. À commencer par les magasins de ski, qui enregistrent, au 15 mars, une croissance de 18 % de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019-2020, à la vente comme à la location. De quoi redonner la banane aux loueurs.

Pour autant, Julien Gauthier, vice-président de l’Union sport & cycle (USC), organisatrice de l’événement, évoque « une saison sur le fil », en raison de la flambée de la pandémie en décembre et janvier, qui a fait craindre de nouveau une fermeture des domaines skiables. S’y ajoutent les difficultés sans précédent des entreprises à recruter et la covid à gérer.

« La fréquentation a augmenté, mais aussi les tendances de consommation dans les magasins, avec des paniers moyens en hausse. Les gens avaient envie de se faire plaisir et ont privilégié le meilleur matériel », observe Julien Gauthier.

Même constat du côté du groupe Skiset, dont il est également le directeur du développement et qui totalise plus de 700 magasins dans les stations françaises sous quatre enseignes (Skiset, Netski, Go Sport Montagne, Skimium)  : « Les magasins en station de moyenne montagne ont performé, alors que ceux en altitude (Val d’Isère, Tignes, Val Thorens…) ont souffert de la baisse des clientèles étrangères jusqu’à la mi-janvier. Mais la saison n’est pas terminée. Les réservations jusqu’à fin avril se présentent bien. »

Nouvelle clientèle de 20-30 ans

https://groupe-ecomedia.com/wp-content/uploads/2022/04/Capture-decran-2022-04-07-155718.jpg

Plutôt de bon augure : les professionnels ont vu apparaître une néoclientèle de 20-30 ans dans tous les massifs. « Des primoskieurs citadins venus découvrir la montagne plusieurs fois dans l’hiver plutôt que d’aller passer un week‑end à Barcelone », souligne le vice-président de l’USC. Mais cette nouvelle clientèle continuera-t-elle à venir dans les stations une fois la situation revenue à la normale ?

Ce renouvellement et un tourisme tricolore ont fait la différence cet hiver, comme l’atteste l’activité des Écoles du ski français (ESF). « Elles devraient finir l’hiver en hausse de 5 à 10 %, avec une forte augmentation des cours particuliers, en janvier notamment », rapporte leur président, Éric Brèche, qui relève +36 % des ventes de cours en ligne comparativement à 2019-2020.

« Les images de montagne diffusées l’hiver dernier ont boosté la fréquentation, et la neige a fait rêver », assure le patron des ESF.

Le ski nordique s’inscrit dans la foulée de 2020-2021, réalisant sa deuxième meilleure saison historique« La forte croissance des préventes montre que nous avons réussi à fidéliser les clientèles de l’hiver dernier », se félicite Marine Michel, présidente de Nordic France. À ce jour, les redevances atteignent 13 millions d’euros, contre 10 en moyenne (et 19,7 M€ en 2021).

Meilleure fréquentation

https://groupe-ecomedia.com/wp-content/uploads/2022/04/Capture-decran-2022-04-07-160111-1.jpg

Quant aux stations, leur fréquentation (62,2 %) progresse légèrement de 0,5 % par rapport à 2019-2020, tous massifs confondus (64 % dans les Alpes du Nord, +0,2 %), après le choc de l’hiver dernier. Côté hébergements, les hôtels et meublés tirent leur épingle du jeu, enregistrant chacun +10 %, à l’inverse des clubs et résidences de tourisme (-4 %). « La clientèle a privilégié les hébergements individuels, jugés moins à risque en période de covid », analyse Patrick Provost, président de l’Observatoire des stations de montagne de l’ANMSM.

Mais si tous les indicateurs sont au vert, tout comme ceux de Domaines skiables de France (DSF) qui affiche +1 % de journées skieurs par rapport aux trois années skiées précédentes (+4 % comparativement à 2019-2020) – avec toutefois 0 % en Savoie et -2 % en Haute-Savoie –, les exploitants de domaines skiables sont inquiets.

Hausse du prix du forfait de ski

Au-delà de la pénurie de personnel qui a engendré des fermetures de remontées mécaniques cet hiver, ils subissent de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie – notamment de l’électricité – et des matières premières qui fait flamber la facture. Yves Dimier, président de la commission “économie” de DSF, anticipe « un impact sur les investissements futurs ». Les opérateurs prévoient déjà de répercuter la hausse par une augmentation du prix du forfait de 5 %. Sur fond d’inflation et de guerre en Ukraine.

De plus, les collectivités, qui financent en partie les équipements, n’ont toujours pas reçu un centime de l’État, après un hiver 2021 à l’arrêt. « On ne sait toujours pas comment on va boucler nos budgets et on nous répond : “On verra après la présidentielle” », déplore Jean-Pierre Rougeaux, secrétaire général de l’ANMSM.

Et que dire du recrutement dans les années à venir, quand le défaut de main-d’œuvre crée des dysfonctionnements dans toutes les activités ? Des initiatives voient le jour entre différents opérateurs pour donner du travail à l’année aux saisonniers. Mais la route est encore longue, « car ces derniers, fragilisés pendant la crise, ont préféré changer de métier, choisissant d’autres secteurs », pointe Stéphanie Dayan, secrétaire nationale de la CFDT Services. « On doit proposer un emploi, un salaire, mais aussi une qualité de vie », enchaîne Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Un avis partagé par Catherine de Bruyne, représentante du GNI, pour qui « il est nécessaire de repenser la saisonnalité. »


Patricia Rey

©Sylvain Flaugère

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/02/la-france-en-haut-des-sommets.html

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Les 25 + 1 (Rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les 25 + 1 (Rappel)
Les 25 + 1 (Rappel)

Alors que dans quelques jours, nous allons pouvoir, vouloir, devoir voter, et choisir donc le 26ème président de notre République, qui je le rappelle a été instaurée en 1792 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html), voici une petite présentation de ceux qui l’ont précédé depuis 1848, avec pour les plus récents, et toujours en vie, une assez bonne idée de leurs actions, par-contre, pour les plus anciens, c’est une autre paire de manches, car l’air de rien cela commence quand même, avec l’élection au suffrage universel masculin (eh oui) de Louis-Napoléon Bonaparte (1848-1852), neveu de l’empereur Napoléon, ralliant pour le coup près de 75 % des voix.

Donc, premier président de la république en exercice, mais, suivi d’un passage en force trois ans plus tard, considéré comme un coup d’état, afin de se proclamer empereur comme son oncle, sous le nom de Napoléon III, et mettant du coup fin à la IIème République. Il abdiquera en 1870, après la défaite de Sedan face à la Prusse.

Après donc la chute du Second Empire, c’est Adolphe Thiers (1871-1873) qui le remplacera en 1871, mais tout d’abord comme chef de l’Etat et du gouvernement, et ensuite six mois après la fonction de président de la République.

Son mandat ne durera que deux ans, car mis en minorité par les monarchistes à l’Assemblée nationale en raison de son ralliement à une République dite conservatrice, il sera poussé à la démission. On retiendra de son action la paix avec la Prusse, la perte de l’Alsace-Lorraine, et la sévère répression de la Commune de Paris (https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_Commune/114248).

Et c’est donc une majorité royaliste qui fera élire Patrice de Mac Mahon (1873-1879), comte de son état, 1er duc de Magenta, militaire de carrière, et maréchal de France.

Cependant, malgré ses soutiens, il échouera à restaurer la monarchie, et sera contraint de démissionner en 1879. L’un de ses principaux faits, la mise en place du septennat présidentiel.

 

Elu quelques heures après la démission du précédent président, Jules Grévy (1879-1887) aura lui dans le cadre de son premier mandat l’occasion d’installer officiellement le domicile du chef de l’Etat au Palais de l’Elysée.

Et après sa réélection en 1885, il devra démissionner deux ans plus tard de son second mandat, en raison d’un scandale de trafic de décorations.

 

Son successeur quant à lui, Marie-François Sadi Carnot (1887-1894), remporta la présidence face à Jules Ferry, et fût assassiné six ans plus tard lors d’un déplacement en province.

Durant son mandat écourté, il aura l’occasion de fêter le centenaire de la révolution française, et d’inaugurer la Tour Eiffel.

 

Donc, après cette fin tragique, c’est au tour de Jean Casimir-Perrier (1894-1895) d’être élu à l’âge de 46 ans.

Originaire d’une famille de banquiers et d’industriels, dont certains eurent également l’occasion d’exercer des responsabilités politiques à l’échelle nationale, sa mandature ne durera finalement que six mois et 16 jours, détenant à ce jour le record de brièveté dans la fonction de président.

 

Le suivant, Felix Faure (1895-1899), ayant lui fait fortune dans le commerce, il mettra en œuvre le renforcement de l’alliance avec la Russie tsariste, et sera pleinement interpellé par Emile Zola dans le cadre de l’affaire Dreyfus, recevant indirectement par l’entremise du  journal l’Aurore, la célèbre lettre intitulé « J’accuse ».

Par-contre, il sera le premier président à décéder dans le cadre de ses fonctions, d’une hémorragie cérébrale semble-t-il, dans les bras de sa maîtresse pour certains journalistes de l’époque.

 

Quant à celui qui suit, Emile Loubet (1899-1906), il sera le 1er président à effectuer un mandat complet (7 ans rappelez-vous).

Mandat où la grâce fût accordée au capitaine Dreyfus, et où furent promulguées les lois relatives à la séparation de l’église et de l’Etat, et au statut des associations (1901).

 

Septennat également pour Armand Fallières (1906-1913), marqué par une forte agitation sociale, et l’impossibilité pour lui de faire abolir la peine de mort.

Et malgré sa popularité, il renoncera à effectuer un second mandat estimant ironiquement qu’avec cette fonction, il n’obtiendrait pas d’avancement significatif.

 

Arrivé quant à lui avant la 1ère guerre mondiale, Raymond Poincaré (1913-1920), aura la lourde tâche de guider la France durant celle-ci, optant pour l’union sacrée, au-delà des sensibilités politiques.

Un mois avant la fin de ses fonctions, il se fera élire sénateur, et reviendra à deux reprises, en 1922 et en 1926, aux plus hautes fonctions gouvernementales comme président du conseil, ministre des Affaires étrangères et des finances.

 

Fonctions que Paul Deschanel (1920-1920) son successeur  quittera lui sept mois après son élection, pour raisons de santé, s’étant même retrouvé ensanglanté chez un garde barrière, après une chute d’un train en pleine nuit.

Rétabli rapidement, il retrouvera également rapidement des fonctions politiques comme sénateur.

 

Son remplaçant, président du Conseil en exercice, Alexandre Millerand (1920-1924), aura lui pour missions personnelles de s’opposer à la détente avec l’Allemagne, et de vouloir réduire le rôle du parlement.

Il sera contraint à la démission après la victoire de la gauche aux législatives de 1924.

 

Et c’est un vieux routier de la politique qui le remplacera, Gaston Doumergue (1924-1931), plusieurs fois ministre, président du Conseil, puis du Sénat.

Sa présidence bénéficiera de la prospérité de l’entre-deux-guerres et des années folles, mais subira également une forte instabilité ministérielle, avec onze gouvernements, et la chute du Franc. Il sera aussi le 1er président à se marier durant son mandat.

 

Le suivant, Paul Doumer (1931-1932), exemple typique de l’ascension sociale par l’école, devenant bachelier grâce aux cours du soir, avant de faire des études supérieures, il commencera sa vie professionnelle comme coursier à l’âge de 12 ans, puis ouvrier.

Battu 25 années plus tôt par Armand Fallières (voir plus haut), de par son action, considérée plus morale que politique, sortira l’expression « inaugurer les chrysanthèmes », il sera assassiné moins d’un an après son élection par un émigré russe.

 

Et après, c’est un ingénieur de formation, major de Polytechnique et des Mines qui prendra les rênes du pays, en la personne de Albert Lebrun (1932-1940), qui durant son 1er septennat verra se succéder 15 présidents du Conseil, dont son principal concurrent, Léon Blum, en 1936.

Quant à son second mandat, il prendra fin avec la 2ème guerre mondiale, en juillet 1940, laissant le pouvoir à Philippe Pétain, avant de se retrouver en résidence surveillée, enlevé par la Gestapo, et déporté en Autriche.

 

Ensuite, après la période du régime collaborationniste de Vichy, et les gouvernements provisoires, dont la période ira de juin 1944 à novembre 1946, Vincent Auriol (1947-1954) deviendra le 1er président de la IVème République.

Avocat de formation, plusieurs fois ministre, ancien résistant et président de l’Assemblée, il quittera l’Elysée sans solliciter un nouveau mandat.

Vu et lu dans Les Echos

Vu et lu dans Les Echos

Et c’est René Coty (1954-1959) qui le remplacera, après la 13ème tour de scrutin.

En pleine guerre d’Algérie, craignant un coup d’Etat militaire, il chargera le général de Gaulle de former un gouvernement, qui quelque mois plus tard, promulguera la loi instituant la nouvelle Constitution de la Vème République, l’obligeant à abdiquer au profit de celui qu’il nomme comme « le plus illustre des français ».

 

Et c’est donc un retour du libérateur de la France en politique, avec une désignation comme président par un collège de 80 000 grands électeurs.

Il sera réélu six ans plus tard, via le suffrage universel direct cette fois-ci, mais devra quitter le pouvoir, après l’échec du référendum sur un projet de révision institutionnelle.

Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22
Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22

Celui qui le remplacera, Georges Pompidou (1969-1974), il fut pendant quelques années son premier ministre.

Profitant d’une belle embellie de l’économie française, il lancera de grands projets industriels comme le TGV, la téléphonie, ou encore la création de nouvelles autoroutes, mais sera arrêté dans son élan avec son décès en avril 1974, succombant à une leucémie.

 

Donc une nouvelle présidentielle anticipée, remportée cette fois-ci par Valery Giscard d’Estaing (1974-1981), l’emportant de justesse (50,8 %) devant François Mitterrand (2ème défaite).

Il laissera dans le cadre de son seul septennat, des mesures fortes comme l’abaissement de l’âge légal à 18 ans, un renforcement de la construction européenne, et surtout, la dépénalisation de l’avortement, porté par Simone Veil. Non réélu, il retrouvera par la suite plusieurs mandats électoraux.

 

Et c’est donc au bout de la 3ème tentative que François Mitterrand (1981-1995) deviendra le 1er président socialiste de la Vème République.

Détenant le record de longévité à l’Elysée, il fera abolir la peine de mort, voter plusieurs lois sociales comme la retraite à 60 ans, et la 5ème semaine de congés payés, et il sera le 1er président à nommer une femme Premier ministre, Edith Cresson.

 

C’est donc avec un esprit revanchard que la droite gaulliste fera élire son poulain, Jacques Chirac (1995-2007), retrouvant après 20 ans d’absence les commandes du pays.

Effectuant un premier mandat complet, il sera réélu avec plus de 82 % des voix face à Jean-Marie Le Pen, mais cette fois-ci seulement pendant cinq ans, le mandat du chef de l’Etat passant à 5 ans, avec à la clé, un calendrier électoral inversé.

 

Toujours à droite, la France sera gouvernée par Nicolas Sarkozy (2007-2012), l’emportant sur Ségolène Royal, première femme accédant au second tour des élections.

Marqué par une rupture de style par rapport à ses prédécesseurs, il fera entrer la Vème République dans un régime quasi présidentiel. Il sera battu en 2012, permettant à la gauche de revenir au pouvoir.

 

En effet, avec l’élection de François Hollande (2012-2017), qu’il remporta avec 51,6 % des voix, c’est donc un retour du parti socialiste à la tête de l’Etat.

Marquée par le vote sur le mariage homosexuel, la tenue à paris de la Cop 21, et surtout par l’instauration de l’état d’urgence suite aux attaques terroristes sur le sol français, sa mandature se terminera par une popularité en berne, le poussant à renoncer à briguer un second mandat, une première sous la Vème République.

 

Et c’est donc Emmanuel Macron (2017- ?) qui le remplacera, après avoir été son ministre de l’économie durant 2 ans.

Ayant moins de 40 ans à son arrivé à l’Elysée, il engage rapidement de nombreuses réformes, contrecarrées par une série de crises, celle des gilets jaunes, celle du Covid, et désormais celle de l’Ukraine. Ce qui fait dire à certains, de tout bord politique, qu’il fait désormais président.

Vu et lu dans Les Echos du 11/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 11/03/22

Ce qui m’amène donc, en finissant cette présentation, qui je l’espère vous a donné une petite idée de nos présidents, à dire que pour moi, et ce sans faire de prosélytisme politique, ce n’est pas le propos, même si, ceux qui me suivent depuis pas mal de temps, doivent malgré tout se douter, il fait effectivement Président, à même de réagir à toutes situations exceptionnelles, et elles devraient le demeurer encore quelques temps, avec comme idée de se dire et de savoir ce que nous voulons pour les cinq prochaines années, et avec qui nous le voulons, soit une place de plus en plus forte de la France (à la différence des déclinistes) dans le monde qui vient, ne devant rien à personne, notamment financièrement (renseignez-vous, si vous ne le savez déjà), au sein d’une Europe également de plus en plus forte, et elle le prouve aujourd’hui, à même de se faire respecter par ceux qui souhaiteraient la voir disparaître, et qu’elle tombe dans les oubliettes de l’histoire, ce que la Grande-Bretagne, après le Brexit, découvre aujourd’hui, seule face à des nations représentant plusieurs fois sa démographie.

Donc choisissez, en votre âme et conscience, mais choisissez, car il s’agit de votre avenir, du notre, et qu’après, c’est souvent trop tard.

Ne pensons jamais que cela ne peut pas nous arriver.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle/qui-sont-les-25-presidents-de-la-republique-depuis-1848-1372411

 

Rappels :

. https://www.vie-publique.fr/fiches/19414-quel-est-le-role-du-president-de-la-republique-dans-les-institutions#:~:text=Un%20r%C3%B4le%20central%20et%20de,la%20continuit%C3%A9%20de%20l'%C3%89tat.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/12/atouts.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/12/record-du-monde.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/la-france-attractive.html

Vu et lu dans Télérama n° 3761 du 09/02/22
Vu et lu dans Télérama n° 3761 du 09/02/22
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Les 25 + 1 (Rappel)
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Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 06/03/22

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Vu et lu dans 20 minutes du 07/01/22

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Mars 2022

Publié le par Jacques SAMELA.

Mars 2022
Mars 2022

HAUSSE. De la production industrielle en France de 1,8 % en janvier 2022.

RECRUTEMENT. De 15 000 personnes en 2022 par la Sécurité sociale, dont 7 000 en CDI, et dans toute la France.

Ecoreseau du 04 mars 2022

 

DESIGNATION. Par le Gouvernement princier de Monaco du groupe Vinci Construction, afin de réaliser la phase 1 du nouveau centre hospitalier Princesse Grace.

Batiactu du 07 mars 2022

 

RELOCALISATION. De l’activité de reconversion d’avions civils en cargo fret du groupe aéronautique Vallair (www.vallair.aero) dans son nouveau hangar « cathédrale » de l’aéroports de Châteauroux, lui permettant d’augmenter ses capacités de maintenance, et d’embaucher d’ici 4 ans près de 200 salariés.

La Tribune du 08 mars 2022

 

RECORD 1. Pour les projets d’implantations de sites industriels (323) en France en 2021, avec une hausse de 62 %. Cela suit la progression de 28 % en 2020 pour la recherche de bâtiments existants ou de fonciers pour développer de l’activité manufacturière.

L’Usine Nouvelle du 10 mars 2022

 

RENFORCEMENT. De la présence du groupe Coca-Cola dans les Hauts de France, en implantant une nouvelle ligne de production de boissons plats et énergisantes sur son site de Dunkerque. L’investissement s’élève à 30 millions d’Euros.

ENRICHISSEMENT. De 697 400 postes privés ou publics pour l’économie française en 2021, soit trois fois de plus que la moyenne des années 2015 à 2019.

Les Echos du 10 mars 2022

 

CARNET. De commandes remplit pour Airbus Helicopters, après la vente de 36 hélicoptères durant le salon HAI Heli-Expo de Dallas.

La Tribune du 11 Mars 2022

 

CHOIX 1. De SES-Imagotag (www.ses-imagotag.com) par le groupe américain Walmart, leader mondial de la distribution, afin de lui livrer, sur le sol américain, plusieurs centaines de millions d’étiquettes, sachant que rien qu’aux USA, le groupe affiche environ 500 millions de prix.

Les Echos du 11 mars 2022

 

RECORD 2. Pour les investissements étrangers en France en 2021, recensant 1 607 projets, en hausse de 32 % par rapport à 2020. Les deux tiers émanent de l’Europe, et 29 % relèvent du secteur de l’industrie.

L’Usine Nouvelle du 14 mars 2022

 

EXPLOSION. De l’investissement dans les cleantechs françaises en 2021, dépassant les 2 milliards d’Euros sur 118 opérations de levée de fonds.

Les Echos du 14 mars 2022

 

ACHAT. Par le groupe de luxe Kering du lunetier américain Maui Jim (www.mauijim.com), dont le chiffre d’affaires est évalué entre 300 et 350 millions d’Euros, avec près de 1 000 employés, et dont les lunettes sont vendus dans plus de 100 pays.

RECORD 3. Renouvelé pour le marché français du jeu vidéo, générant un chiffre d’affaires total de 5,6 milliards d’Euros en 2021.

Les Echos du 15 mars 2022

 

CREATION. D’un centre de R&D et d’un centre de conception pour un service de fonderie pour le groupe Intel en France, devenant en cela le siège européen pour le calcul haute performance (HPC), l’IA, et la conception de fonderie. Le centre devrait créer 1 000 nouveaux emplois dont 450 d’ici 2024.

VIPress.net du 15 mars 2022

 

VALORISATION. De 5,8 milliards d’Euros pour Doctolib, après la nouvelle levée de fonds de 500 millions d’Euros. Son objectif, créer 3 500 nouveaux emplois dans 30 villes en France, en Allemagne et en Italie sur les 5 prochaines années.

Frenchweb du 15 mars 2022

 

RACHAT. Par la plateforme de mode de seconde main française Vestiaire Collective, de son concurrent américain Tradesy. Le nouvel ensemble représente désormais 23 millions de membres et 1 milliard de volumes d’affaires. En 2021, elle a levé 356 millions d’Euros.

Les Echos du 16 mars 2022

 

DOUBLEMENT. Des approvisionnements en poulet français pour l’enseigne américaine KFC, qui passera désormais à 40 %. 500 éleveurs seront désormais sollicités au lieu des 300 actuels.

Les Echos du 17 mars 2022

 

ATTRIBUTION. De deux marchés d’infrastructures à Sydney et à Melbourne pour le groupe Vinci

Batiactu du 17 mars 2022

 

PROFITS. De près de 160 milliards d’Euros pour le CAC 40 en 2021, soit un nouveau record, dépassant en cela de plus de 60 % son pic de 2007.

Les Echos du 21 mars 2022

 

OCTROI. De contrats à long terme pour le groupe Air Liquide au Japon, dans le domaine de la fourniture de gaz industriels de très haute pureté pour deux importants fabricants mondiaux de semi-conducteurs. Avec un chiffre d’affaires de 2096 millions d’Euros en 2021, et près de 4 500 personnes dans le monde, le groupe est une référence mondiale en matière de conception, fabrication et fourniture de gaz de très haute pureté et de matériaux avancés pour cette industrie.

VIPress.net du 22 mars 2022

 

ACQUISITIONS. Pour Naval Group, Dassault Aviation et le missilier MBDA de contrats avec la Grèce pour un montant global de 4 milliards d’Euros.

La Tribune du 24 mars 2022

 

EXCEPTIONNEL. Le couple de patineurs français, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, après avoir gagné pour la 5ème fois de leur carrière le titre de champions du monde en danse sur glace, tout en battant leur propre record du monde avec 229,82 points, et ce un mois après leur titre de champion olympique.

ELDORADO. Sénégalais pour la société Fonroche Eclairage (www.fonroche-eclairagesolaire.fr), après y avoir décroché un contrat de 121 millions d’Euros pour installer 67 000 lampadaires solaires. En 2018, toujours dans le même pays, elle avait déployé 50 000 candélabres pour un montant de 87 millions d’Euros. Et d’ici la fin de l’année, une nouvelle usine d’un investissement de 16 millions d’Euros, devrait lui permettre de monter à 300 000 lampadaires par an.

Les Echos du 28 mars 2022

 

COULEURS. Retrouvées pour les caisses de l’Etat avec le rebond économique en cours, avec un déficit public s’établissant à 6,5 %, alors qu’il était de 8,9 % en 2020.

Ecoreseau du 29 mars 2022

 

LEVEE. De fonds de 150 millions d’Euros  pour la société Deepki (www.deepki.com), spécialisée dans l’utilisation de la donnée pour accélérer la transition énergétique des acteurs de l’immobilier.

Les Echos du 30 mars 2022

 

CHOIX 2. De la Normandie et de la zone d’activité industrielle de Port-Jérôme (Seine-Maritime) pour le groupe américain Eastman (www.eastman.com) afin d’installer la plus grande usine au monde de recyclage chimique des déchets d’emballages en PET. Un recrutement de 350 est annoncé, ainsi qu’un investissement de 1 milliard de dollars (850 millions d’Euros).

Les Echos du 31 mars 2022

 

ATTERISSAGE. De la société Avialpes (www.avialpes.com) au Vietnam, afin d’y créer, après un appel d’offres de Vietnam Airlines, le premier centre de formation Viet Flight Training (VFT) à Rach Gia. L’objectif est d’y former 60 élèves au premier brevet de pilote privé la 1ère année, et 150 par an ensuite.

Bref Eco du 31 mars 2022

 

RECORD 4. Renouvelé pour les vins de Bourgogne en 2021, en atteignant un chiffre d’affaires de 1,322 milliards d’Euros, en hausse de 28 % par rapport à 2020. C’est la 3ème année consécutive.

Le Moci du 31 mars 2022

 

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Publié le par Jacques SAMELA.

Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde
Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Les diplômes français seraient les deuxièmes plus prisés au monde, selon The Times

https://start.lesechos.fr/apprendre/universites-ecoles/les-diplomes-francais-seraient-les-deuxiemes-plus-prises-au-monde-selon-the-times-1366696#xtor=CS1-27

Publié le 24 nov. 2021

La 11e édition du classement mondial des universités les plus performantes en matière d'employabilité du Times Higher Education vient de paraître. La France maintient sa seconde place. Le classement des établissements français sur ce critère rebat les cartes des traditionnels classements écoles.

 

Les jeunes diplômés français peuvent se targuer d'être parmi les plus attractifs aux yeux des entreprises du monde. C'est ce que révèle le classement annuel universitaire mondial de l'employabilité réalisé par le cabinet Emerging. Près de 11.000 managers opérationnels dans 22 pays ont participé à l'enquête et le résultat est sans appel : les universités et grandes écoles françaises sont celles, pour une deuxième année consécutive , qui récoltent le plus de votes (7,32 %) ex aequo avec le Royaume-Uni (7,29 %), loin cependant derrière les établissements américains.

La mappemonde universitaire a subi quelques changements post-Covid : en 2021, les universités chinoises ont enfin trouvé leur place dans le Top 5, alors que les Pays-Bas débarquent à la dixième position.

Indétrônable MIT

En première place du podium, loin devant ses cousins européens, les établissements américains sont cités par 25,41 % des sondés. Parmi les dix premières universités les plus « employables », six sont américaines dont les deux têtes de classe que sont le MIT et CalTech, célèbres réservoirs à talents de la Tech.

L'Hexagone compte 16 établissements au top 250. Centrale Supélec - Paris Saclay est la mieux lotie (stable à la 22e place) suivie de près par HEC Paris, à la 25e, et Polytechnique, à la 30e. A noter : l'emlyon Business School (38) domine toutes ses concurrentes écoles de commerce comme l'Edhec (58), l'Essec (80) ou encore l'ESCP (91)… et arrive juste devant les Mines ParisTech (40), et même devant l'ENS (51) qui perd cette année 17 places. Preuve que lorsque le curseur est mis sur l'employabilité au niveau international, les cartes sont rebattues.

Le triomphe des « soft skills »

Et côté compétences ? En 2020, les entreprises valorisaient d'abord l'excellence académique comme première qualité chez les jeunes diplômés. En 2021, ce sont les « graduate skills » qui les détrônent, c'est-à-dire : le leadership, l'adaptabilité, l'autonomie, le volontarisme… Bref, tout ce qui ne s'apprend pas de façon traditionnelle ou magistrale, si l'on en croit l'étude menée par le cabinet Emerging auprès des employeurs. Ce qui démontre que l'enseignement supérieur a un véritable pli à prendre dans son contenu pédagogique pour répondre aux besoins du marché du travail.

Juste après, les entreprises recherchent quand même des « hards skills », en deuxième position devant l'expérience professionnelle qui rétrograde d'une place. Des compétences techniques précises qui vont contribuer à la « performance digitale » sont particulièrement valorisées, tout comme les universités qui ont totalement intégré cette nouvelle donne, y compris dans leur façon d'enseigner.

 « On arrive à une sorte de combinaison qui confirme l'accélération forte de la tendance des années passées : un besoin accru de spécialités techniques, mais aussi des soft skills, qui sont essentielles pour affronter les changements à venir sur le marché », explique Sandrine Belloc, cofondatrice du cabinet Emerging.

Finalement, en 2021, on valorise moins l'excellence académique sur le CV que les compétences réelles et l'expertise. Selon l'enquête qualitative du cabinet Emerging, voici ce qu'il faudrait noter sur votre profil Linkedin : conscience sociale et culturelle, empathie, créativité si vous voulez augmenter votre employabilité à long terme ; initiative, pensée critique et curiosité si vous cherchez à faire vos premiers pas sur le marché du travail.

Camélia Echchihab

 

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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
Brevets (suite)

Brevets : malgré un léger recul, la France maintient son rang en Europe

https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/brevets-malgre-un-leger-recul-la-france-maintient-son-rang-en-europe-1398405

Pauline Verge / Publié le 5 avr. 2022

Avec 10.537 demandes déposées auprès de l'Office européen des brevets en 2021, la France conserve la deuxième place des pays européens les plus innovants. Particulièrement dynamique, le secteur des transports.

 

L'Hexagone conserve sa place de deuxième pays européen le plus innovant. En 2021, les entreprises et les instituts de recherche français ont déposé 10.537 demandes de brevets, derrière l'Allemagne (25.969 demandes) et devant la Suisse (8.442 demandes), indique l'Office européen des brevets (OEB) dans son baromètre publié ce mardi. Après une performance remarquée en 2020, lorsque les demandes de brevets françaises étaient reparties à la hausse malgré la pandémie, l'année 2021 est marquée par un léger recul (-0,7 %) en France.

Les chiffres français témoignent en réalité « d'un retour à la normale », après une forte hausse des demandes dans le secteur de la pharmacie en 2020, tirées vers le haut par la pandémie, analyse Yann Ménière, économiste en chef à l'OEB.

A l'échelle mondiale, ce constat s'inverse : le « trou d'air » observé en 2020 (- 0,7 % par rapport à 2019) a été compensé par une augmentation plus forte en 2021. En hausse de 4,5 % par rapport à l'année précédente, les 188.600 demandes de brevets déposées dans le monde auprès de l'OEB marquent ainsi un nouveau record.

Le secteur des transports investit dans la transition écologique

Les inventeurs français ont été particulièrement actifs dans les domaines des transports (1009 demandes, en hausse de 0,4 %), devant les technologies médicales (719 demandes, en baisse de 3 %) et l'informatique (669 demandes, en hausse de 5,5 %). « On observe dans le secteur des transports une réallocation des investissements de recherche, avec une baisse de la voilure sur les moteurs thermiques et une forte dynamique autour des véhicules intelligents et des véhicules hybrides », pointe Yann Ménière.

Ford met le paquet dans la voiture électrique en Europe

Le dynamisme du secteur s'explique également par un « boom » de l'innovation dans l'aéronautique, là encore vers des technologies liées à la décarbonation des appareils. Safran confirme cette tendance en s'imposant comme l'entreprise française à l'origine du nombre le plus important de demandes de brevets (540 demandes, soit 27,4 % de plus qu'en 2020). A la deuxième place, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) mène la danse du côté des organismes de recherche.

A l'échelle internationale, l'Europe est à l'origine de 44 % des demandes de brevets. Le classement est dominé par les Etats-Unis, mais aussi de plus en plus par les pays asiatiques. « Pour la première fois, les demandes cumulées de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud dépassent celles des Etats-Unis », souligne l'économiste en chef à l'OEB. En cause, le dynamisme de ces pays dans les secteurs des technologies numériques et des technologies digitales, au sein desquels ils jouent un rôle moteur.

Les trois entreprises qui ont déposé le plus de demandes de brevet dans le monde sont d'ailleurs des sociétés asiatiques qui évoluent toutes dans ces secteurs, à savoir Huawei (3.544 demandes), Samsung (3.439 demandes) et LG (2.422 demandes).

 

 

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets (industrie-techno.com)

FRÉDÉRIC MONFLIER / Publié le 05/04/2022

 

L’Office européen des brevets (OEB) publie son baromètre annuel de l’innovation sur le territoire européen. Chef économiste à l’OEB, Yann Ménière souligne la montée en puissance du bloc asiatique, en particulier dans le numérique.

Industrie & Technologies : la demande de brevets auprès de l’OEB a progressé de 4,5% en 2021. Cette croissance est-elle particulièrement dynamique ?

Yann Ménière : Elle est supérieure à la croissance tendancielle de 2 à 3% sur la décennie. Mais elle marque en réalité un retour à la normale, après le tassement causé par la pandémie l’an dernier. Les investissements en R&D s’inscrivent sur le long terme et sont donc peu sensibles aux conjonctures comme une crise sanitaire. Les crises économiques font exception car elles amputent les budgets.

Quelles sont les grandes tendances que vous observez ?

Un pôle d’innovation puissant, porté par la vague du numérique, émerge en Asie, principalement en Chine (+23,8% cette année et un quadruplement en dix ans) et en Corée du Sud. Pour la première fois, le cumul des demandes provenant du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud dépasse celui des Etats-Unis. La tectonique des plaques a bougé. Par ricochet, la part de l’Europe baisse relativement, malgré sa croissance - quoique modérée - dans l’absolu.

Concernant la Chine, Huawei est devenu le premier demandeur de brevets en Europe en 2021 (succédant à Samsung, ndlr, désormais deuxième) et les demandes liées à l’IA et à la reconnaissance d’image ont doublé par rapport à 2020. L’Europe est plus spécialisée dans les industries traditionnelles, notamment les transports. Les efforts en R&D sont réalloués aux véhicules électriques et intelligents, au détriment des véhicules traditionnels.

Tous pays confondus, l’aéronautique a enregistré une forte augmentation de 22,9 %, liée à la transition énergétique et aux recherches sur les biocarburants, l’hydrogène et l’électrique. La France se distingue avec Safran (540 demandes, +27,4%)

L’OEB considère la France comme le deuxième pays européen le plus innovant, après l’Allemagne. Comment l’analysez-vous dans le détail ?

Les reports et les ajustements dus à la pandémie étant difficiles à déchiffrer, le bilan de ces deux dernières années est positif, malgré un léger recul en 2021(-0,7%). Le diagnostic européen s’applique à la France et les secteurs habituels sont en tête, dont le transport et le médical. Si la croissance dans le transport est faible (+0,4%), la propulsion électrique connaît une hausse de 16 % par exemple. L’industrie médicale et les biotechnologies sont quant à elles à la baisse, après le pic de 2020 consécutif à la crise sanitaire.

En revanche, l’évolution est forte (+5,5%) dans le numérique. Voilà le signe  que l’ensemble de l’industrie française accomplit sa transition numérique, les technologies informatiques étant diffuses.

L’Île de France concentre presque deux tiers des demandes de brevets en France. Quelle est votre explication ?

En Europe, l’Île de France occupe même la deuxième place, derrière la Bavière. Elle forme un hub de classe mondiale caractérisé par la grande variété des acteurs – industries, milieux académiques et start-ups – et des domaines techniques. C’est son originalité.

Les autres régions françaises sont plus spécialisées : l’industrie pharmaceutique à Lyon, l’électronique et les semi-conducteurs à Grenoble, avec la présence du CEA et de ST Microelectronics. La région Occitanie, où sont implantés Safran, Airbus et tout un écosystème, est quant à elle motrice (+23,2%) dans les innovations visant à décarboner le secteur aéronautique.

De façon générale, ces demandes de brevet se soldent-elles par du concret ?

D’après l’enquête que nous avons conduite auprès de PME européennes ayant déposé des demandes de brevets à l’OEB, deux tiers de ces inventions sont commercialisées ou industrialisées. La proportion n’est plus que d’un tiers pour les universités, mais ce n’est pas surprenant : la recherche s’effectue beaucoup plus en amont et s’avère plus risquée.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

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Les deeptech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les deeptech (suite)
Les deeptech (suite)

RECORD DE CRÉATIONS ET DE FINANCEMENT DE START-UP DEEPTECH EN 2021

https://vipress.net/record-de-creations-et-de-financement-de-start-up-deeptech-en-2021/

Publié par Frédéric Fassot | 21 Mar 2022 | 

 

Bpifrance estime qu’en 2021, près de 250 start-up deeptech ont été créées en France, en hausse de 26% par rapport à 2020. Ces créations sont portées par le secteur de la santé, qui représente près de 40% des nouvelles start-up deeptech, mais aussi par l’industrie pour 20%. Si cette tendance se poursuit, l’objectif de 500 start-up deeptech annuelles sera atteint dès fin 2024.

Les start-up deeptech sont celles dont la raison d’être repose sur une innovation de rupture, telles qu’à leur démarrage pour celles qui nous concernent Soitec*, Sequans, Navya, Carmat**, Devialet***, Ekinops, ou plus récemment Aledia.

En 2021, la dynamique deeptech, portée par l’ensemble des acteurs, s’est accélérée sur l’ensemble du territoire, à la fois en termes d’émergence, avec près de 250 start-up créées en 2021, et de croissance : les montant levés sur l’année enregistrent une hausse de 90% par rapport à 2020.

Le Plan deeptech a été lancé en janvier 2019 avec l’objectif de faire de la France un acteur majeur de l’innovation de rupture à l’échelle internationale. Ce plan, doté de 3 milliards d’euros d’ici 2025 se déploie selon trois axes : stimuler la création avec un objectif annuel de 500 start-up deeptech créées, accompagner la croissance et construire les leaders industriels de demain avec pour objectif l’émergence de 10 licornes deeptech d’ici 2025 et 100 sites industriels par an à l’horizon 2030, dynamiser les écosystèmes d’innovation sur les territoires et par filière.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech1.jpg

Si certaines start-up deeptech, nées dans les années 1990 sont devenues des ETI leaders internationaux comme Soitec (matériaux pour semiconducteurs) ou Withings**** (santé connectée), d’autres, plus récentes, connaissent actuellement une trajectoire d’hypercroissance, portées par la dynamique du capital investissement. Les deeptech représentent ainsi près du quart du Next 40, et comptent 5 licornes dont, très récemment Exotec (robotique industrielle). Par ailleurs, la France compte 102 sites ou démonstrateurs industriels issus de start-up deeptech, et 62 sont en projet. En 2021, la start-up Lhyfe***** a par exemple inauguré sa première usine de production d’hydrogène renouvelable en Vendée. Les start-up deeptech représentent aujourd’hui 24 000 emplois directs.

Dès 2022, les moyens alloués à la deeptech se verront considérablement renforcés dans le cadre du programme France 2030. Le plan Start-up et PME industrielles va ainsi mobiliser, entre 2022 et 2026, 2,3 milliards d’euros à travers des dispositifs d’aides, prêts et investissement, tout au long de la vie des start-up (notamment deeptech) pour leur permettre d’industrialiser leurs innovations de rupture et créer à terme 100 sites industriels par an.

« Tous les voyants de la deeptech sont au vert, avec une mobilisation sans précédent des acteurs de l’écosystème sur l’ensemble du continuum pour faire émerger, financer, accompagner les projets des entrepreneurs qui construisent aujourd’hui la France de demain. Les deeptech impactent déjà le tissu industriel et économique. Avec France 2030, elles vont bénéficier de moyens supplémentaires massifs pour devenir des leaders économiques et industriels », commente Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance.

Avec plus de 2,3 milliards de fonds levés par les start-up deeptech (+90% par rapport à 2020), 2021 a été une année record en termes d’investissement. Bpifrance joue un rôle structurant en intervenant directement ou indirectement dans 70% des levées de fonds depuis 2019. En 2021, Bpifrance a déployé ses dispositifs de financement pour près de 553 start-up deeptech, pour des montants en hausse de 80%. Au global, près de 90% des start-up deeptech françaises ont déjà bénéficié d’une aide à l’innovation de Bpifrance.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech2-170322.jpg

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

*** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html 

**** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/04/withings-reconnexion-francaise.html

***** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

L’accélération fulgurante de la deeptech

 https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/lacceleration-fulgurante-de-la-deeptech-2022-03-21-81029?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL_mar_20220322&utm_medium=email

Le 21 mars 2022

En 2021, les jeunes pousses de la deeptech ont levé quelque 375 millions d’euros auprès de Bpifrance.

Les technologies et innovations de rupture, à l’origine de l’appellation deeptech, ont le vent dans le dos. Mieux, les start-up de ce secteur florissant se multiplient et décrochent des financements toujours plus importants, notamment de la part des deniers publics. Et Bpifrance se place en pointe de ces investissements publics massifs, pour des technologies qui doivent façonner le monde de demain.

En 2019, le gouvernement lance le plan deeptech, avec Bpifrance à la manœuvre. L’objectif : favoriser la création annuel de 500 start-up porteuses d’innovations disruptives d’ici à 2025, grâce à une enveloppe de 3 milliards d’euros. Depuis, le plan progresse à vitesse grand V. En 2021, la banque publique d’investissement a tenu son rôle crucial en déployant un financement total record de 569 millions d’euros. Soit 80 % de plus qu’en 2020 ! Selon le bilan publié par Bpifrance ce 15 mars, ces fonds ont profité à 553 start-up en tout genre. S’agissant du secteur précis de la deeptech, Bpifrance a fourni 375 millions d’euros de fonds. Et 250 jeunes pousses ont vu le jour en 2021, soit une hausse de 25 % par rapport aux 200 créations de 2020. À ce rythme, l’objectif de 500 créations d’entreprises par an pour le secteur sera atteint en 2024. Le domaine compte aujourd’hui 504 start-up dans l’hexagone.

Ambition publique

« En 2021, nous avons fait des investissements à hauteur de 375 millions d’euros en direct dans les start-up deeptech et de 401 millions en souscription dans des fonds », résume Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance Innovation. La France l’a bien compris, pour combler le retard qu’elle accusait en matière de technologies innovantes, il faut investir massivement et fournir des capitaux de départ indispensables aux jeunes entreprises prometteuses pour que celles-ci trouvent leur marché. Et le plan de relance France 2030, annoncé par le gouvernement d’Emmanuel Macron en réaction à la crise sanitaire, devrait alimenter et amplifier la dynamique.

« Il y a un terreau fertile en France », affirme le directeur de Bpifrance Innovation, qui ambitionne d’attirer toujours plus de jeunes entrepreneurs innovants vers les technologies de demain. Pour peut-être lancer la trajectoire ascendante de futurs leaders ou pionniers de leur secteur.

Secteur d’avenir

L’intérêt pour le secteur grandit bel et bien : selon la Bpi, le nombre de candidatures à son concours i-PhD a explosé de 75 % en un an. Ce concours vise à récompenser les jeunes chercheurs porteurs de projets entrepreneuriaux mobilisant des technologies de rupture. La deeptech s’affirme partout en France, notamment grâce à la création de Sociétés d’accélération du transfert de technologies (Satt) au sein de la plupart des régions. De fait, 80 % des start-up deeptech sont basées en régions et Bpifrance entretient une dynamique d’entraide via sa structure « la communauté DeepTech », qui regroupe les 504 start-up recensées à ce jour.

Les prochains grands objectifs de la banque publique d’investissement : « dix licornes deeptech d’ici à 2025 » (il en existe déjà 5 : OVHcloud, Exotec, Owkin, Ledger, Shift Technology) et « la création de 100 sites industriels par an à l’horizon 2030 ».

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

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