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Qwant (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20
Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20

Vu et lu dans Challenges n° 655 du 20/05/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 juin 2016, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.

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FabLab (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

FabLab (suite)
FabLab (suite)

17 millions d’euros pour le premier centre d’innovation ouverte et collaborative du CEA à Grenoble

https://vipress.net/17-millions-deuros-pour-le-premier-centre-dinnovation-ouverte-et-collaborative-du-cea-a-grenoble/

Le 06 Fév 2020

Pour conforter son leadership dans le transfert de technologie vers l’industrie et pratiquer l’innovation ouverte, le CEA inaugure à Grenoble le centre d’innovation ouverte et collaborative Y.SPOT. Un investissement initial de 17 millions d’euros provenant notamment de la région (6 M€) et du département (4 M€) a permis de cofinancer ce projet.

Il sera complété, dès 2021, par Y.SPOT Partners, un bâtiment destiné à accueillir partenaires et acteurs de la création d’entreprises aux  côtés du Village by CA. Destiné à tous les acteurs économiques, Y.SPOT porte une ambition : créer, en collaboration étroite avec ses partenaires, les innovations de rupture qui façonneront le monde de demain.

​Yannick Neuder, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Pierre Barbier, président du département de l’Isère et Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA, ont inauguré, le 31 janvier 2020 sur le site du CEA de Grenoble, Y.SPOT Labs, un bâtiment qui proposera des moyens de prototypage rapide, des plateaux d’innovation et un environnement dédié pour augmenter la créativité et la capacité de convertir les technologies en produits utiles.

Adossé à un socle technologique de rang mondial, Y.SPOT se veut un lieu emblématique dédié à l’innovation collaborative, ancré dans la réalité de toutes les entreprises, des start-up aux grands groupes, sans oublier les PME issues du tissu local.

« Notre objectif est de faire de Y.SPOT un lieu vers lequel une entreprise a naturellement envie de se tourner lorsqu’elle veut opérer un mouvement stratégique, tant sur le plan des produits que dans son positionnement. Nous voulons faire de ce lieu une machine à produire de l’ambition industrielle », commente Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA.

Installé à Grenoble, 3 300 m² sont dédiés à l’innovation technologique, avec une connexion directe aux équipements et les laboratoires R&D du CEA, des espaces modulables pour accueillir des entreprises en résidence technologique, un atelier de prototypage rapide pour tester un concept à l’épreuve du réel et des usages, un showroom des innovations, vitrine du savoir-faire du CEA et de ses partenaires, un lieu d’événements et d’échanges pour valoriser de nouvelles façons de fabriquer l’innovation et favoriser les rencontres imprévues source d’innovations fortuites.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22 avril 2016, intitulé : Le CEA, au service de l'industrie française

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20
Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20

Vu et lu dans Les Echos du 04/02/20

Vu et lu dans Management de février 2020
Vu et lu dans Management de février 2020

Vu et lu dans Management de février 2020

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 mai 2015, intitulé : FabLab, la création collaborative au service de l'innovation.

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Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance
Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Une initiative européenne de relance : une ambition commune pour l'Europe

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/une-initiative-europeenne-de-relance-une-ambition-commune-pour-l-europe-848748.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200527&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

27/05/2020

(Les milieux économiques des pays de l'Union européenne (UE) ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Par Pierre Goguet, Président de CCI France, et Eric Schweitzer, Président du DIHK (Deutscher Industrie und Handelskammertag).

Pour surmonter la crise économique provoquée par le coronavirus, l'Europe a besoin d'un plan de relance solide qui corresponde aux besoins de tous les pays de l'UE - un compromis qui soit à la fois audacieux et financièrement responsable sur le long terme. La récente proposition franco-allemande d'un prêt européen de 500 milliards d'euros pour financer la relance européenne porte en soi une grande ambition et envoie ainsi un signal fort de solidarité dans ce contexte. A circonstances exceptionnelles, réponses exceptionnelles. Avec la relance, le plus difficile est encore devant nous. L'initiative de la France et de l'Allemagne de montrer l'exemple et de trouver de nouvelles solutions est l'attitude que nous devons voir de la part des dirigeants européens en ce moment. Une chose est sûre : notre économie souffre, et la crise actuelle réclame des réponses d'une ampleur inégalée, mais certainement à des niveaux qu'aucun Etat européen ne pourra assumer seul.

Nos entreprises doivent trouver les moyens de répondre efficacement à la profonde récession qui touche tous les Etats membres. Le ralentissement économique est évalué à 7,7% dans la zone euro pour 2020. Il était « seulement » de 4% en 2009, au cœur de la crise financière...

Les économies allemande et française dépendent fortement des exportations vers le marché unique, la reprise n'est donc possible que si tous les autres États membres se redressent également. Les entreprises allemandes réalisent 60 % de leurs activités dans l'UE, c'est globalement du même ordre pour les entreprises françaises. De plus en plus de chaînes d'approvisionnement sont transfrontalières dans toute l'Union et des milliers d'entreprises européennes sont en relation d'affaires dans d'autres Etats membres.

La déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens

Dans ce contexte, en appelant à l'action, la déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens. Nous devons travailler ensemble, trouver un nouveau compromis pour soutenir nos économies respectives.

Nos milieux économiques ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Ceci se fera  notamment en rétablissant le lien entre le potentiel de croissance de nos économies nationales et un projet européen commun.

Certains de nos principaux défis ont été révélés pendant la crise, tandis que d'autres, comme le changement climatique, la politique industrielle, le numérique, le renforcement de la R&D, étaient déjà à l'ordre du jour auparavant et doivent rester des priorités absolues.

L'Europe doit absolument voir émerger, à l'échelle de l'Union, des grands projets industriels créateurs d'emplois. Ceci ne pourra se faire qu'à travers des investissements massifs dans le développement de filières d'excellence dans des domaines clés, comme ceux de l'intelligence artificielle, des matières premières critiques, de l'hydrogène propre... La relance intégrera très probablement une réintégration de certaines de nos chaînes de valeur en Europe - et la santé en fera nécessairement partie. Une attention particulière devra être accordée à la situation des secteurs européens phares - tels que les industries aéronautique et spatiale ou l'industrie automobile - considérablement affaiblis et entraînant avec eux la R&D, la sous-traitance et des dizaines de milliers d'emplois en Europe.

Un Green Deal qui soit un Good Deal pour nos entreprises

Un autre point d'attention est le lien qui devrait exister entre le Green Deal et le développement économique, en tant que pilier de la reprise. La transition énergétique et les politiques climatiques ambitieuses de l'UE doivent être traduites en une véritable stratégie de croissance pour l'économie européenne. Toutes les mesures et tous les objectifs devraient donc être mis en perspective avec l'amélioration de la compétitivité des entreprises pour l'après-crise et au-delà. Sans aucun doute, le Green Deal réussira si c'est un Good Deal pour nos entreprises.

Nos PME, en première ligne ou sous-traitantes, devront être sensibilisées et accompagnées pour affronter tous ces changements à la fois : relance,  transformation industrielle, mutations sociales et d'approche des marchés. Le commerce international reste vital pour les entreprises de l'UE, mais il doit être davantage encadré par des règles du jeu équitables à l'échelle mondiale.  Il est indispensable que l'UE parle d'une seule voix - et plus fort qu'auparavant - sur les questions commerciales au niveau mondial, car le défi de la création de chaînes de valeur résilientes ne peut être relevé que par la coopération internationale et non par des approches de type "moi d'abord".

Des efforts importants devront être entrepris sur la question du Marché unique, qui  prend une résonance particulière avec le plan de relance. Les estimations de la Commission de 713 milliards d'euros d'avantages pour l'économie européenne d'une meilleure fluidité des échanges, montrent le potentiel important offert par une ouverture effective des frontières sur des bases communes. Ce potentiel doit absolument être libéré.

L'Europe doit également avoir l'ambition de construire un avenir pour les jeunes arrivant sur un marché du travail fortement touché dans de nombreux secteurs (aéronautique, automobile, tourisme, etc.). L'Union européenne doit travailler d'urgence avec tous les acteurs concernés pour adapter les systèmes d'éducation et de formation aux nouvelles exigences en matière de compétences, principalement la formation professionnelle et l'apprentissage. L'amélioration des compétences managériales doit également être facilitée, en particulier pour les petites entreprises.

Agir sans plus attendre

La priorité est maintenant d'agir, sans plus attendre. L'Union européenne et les États membres doivent rapidement trouver un consensus pour mettre en place toutes les mesures récemment annoncées pour soutenir l'économie européenne. Ces mesures devront être rendues aussi effectives que possible pour nos entreprises sur le terrain, en bonne coordination avec les autorités nationales, locales et tous les acteurs concernés.

Tel est le message principal. Nous avons besoin de solutions rapides, pragmatiques et à l'échelle de l'UE.

Travaillons ensemble pour trouver la voie d'une croissance durable.

 

 

Plan de relance européen : le choix fort et très politique de von der Leyen

https://www.lesechos.fr/monde/europe/plan-de-relance-europeen-le-choix-fort-et-tres-politique-de-von-der-leyen-1206173#xtor=RSS-52

le 27 mai 2020

La présidente de la Commission a présenté, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'UE. Il est proche des propositions franco-allemandes et propose des transferts généreux à l'égard des pays du Sud. Un choix fort qui promet un débat musclé à 27.)

« Les mesures les plus audacieuses sont celles qui garantissent le mieux l'avenir. » En présentant, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'Union européenne, Ursula von der Leyen a fait le choix de l'ambition. Prenant pour témoin l'histoire de la construction européenne, elle a suivi de près les idées qu'avaient poussées la France et l'Allemagne . Le résultat est une proposition qui fait la part belle aux subventions - à hauteur de 500 milliards d'euros - et entérine donc une petite révolution en gravant dans le marbre le principe d'une union de transferts. Les mécanismes de prêts, eux, ne dépasseraient pas les 250 milliards d'euros.

Pression

Le projet de la présidente de la Commission européenne doit, certes, obtenir l'aval des Vingt-Sept, ce qui promet un nouveau bras de fer. Mais en se rapprochant fortement de la proposition franco-allemande, et en donnant la priorité aux subventions plutôt qu'aux prêts, Ursula von der Leyen opère un incontestable choix politique et déplace le centre de gravité du débat européen, accentuant la pression sur les 4 Etats-membres (Pays-Bas, Autriche, Danemark et Suède) qui se montrent réticents à tout mécanisme de subvention . S'il était concrétisé, la réponse européenne à la crise, dans son ensemble, ne pourrait plus être taxée d'insuffisance. Outre les fonds débloqués par les Etats-membres et le bazooka monétaire de la BCE à 1.000 milliards d'euros, il faudrait ajouter les 540 milliards déjà mis sur la table pour faire face à la crise et cette réponse à 750 milliards sur trois ans.

Seule concession au camp des pays nordiques, mais chère également à Berlin : une part importante des financements serait conditionnée à une validation collective, obligeant ainsi les Etats-membres en faisant la demande à s'inscrire dans le cadre des recommandations de leurs pairs. Y compris pour faire, parfois, des réformes douloureuses.

Innovation

Au coeur de ce projet, une innovation méthodologique essentielle, et un changement de paradigme. L'innovation concerne la façon dont l'UE va financer son plan de relance. Comme cela était déjà évoqué , Bruxelles propose bien de lever elle-même des fonds sur les marchés, sur la base de simples garanties des Etats-membres - donc de sommes qui ne sont pas censées être réellement déboursées par ces derniers. Ce sont ces emprunts réalisés au nom de l'UE, à des taux vraisemblablement très avantageux, qui seraient ensuite largement déversés aux régions les plus fragilisées par la crise, sur trois ans et à compter de janvier 2021.

L'Italie, avec 173 milliards d'euros, ainsi que l'Espagne, avec 140, en seraient les premiers bénéficiaires. La France recevrait près de 39 milliards.Les remboursements, eux, ne commenceraient pas avant 2028 et pourraient s'échelonner jusqu'à 2058. Ils reposeraient sur des contributions des Etats-membres et, idéalement, de nouvelles ressources propres, c'est-à-dire de nouvelles taxes européennes. « Nous avons jusqu'à 2028 pour nous entendre sur ce point », relativise une source à la Commission. 

Changement de credo

Le changement de paradigme concerne la façon dont l'Europe pense sa souveraineté. Chantre d'une approche « géopolitique » de l'Union européenne, Ursula von der Leyen inscrit sa proposition dans la droite ligne d'une vision très française du projet européen et propose qu'une partie des financements serve à soutenir le secteur privé, en mettant l'accent sur les chaînes de valeur ou les entreprises jugées stratégiques. Donnant le coup de grâce au strict « laisser-faire » qui a longtemps été le seul credo économique de l'Union européenne, la Commission propose de passer par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui se chargerait d'inciter les fonds d'investissement à prendre des parts dans des sociétés jugées stratégiques . Cette approche souveraine se décline également au travers de la proposition de créer une Europe de la santé.

Exhortant les Etats-membres à être à la hauteur de l'enjeu, Ursula von der Leyen a résumé la situation et le « choix binaire » qui s'offre aux Européens : « Soit nous faisons tous cavalier seul, laissant à la traîne des pays et des régions entières, en acceptant une union de nantis et de pauvres, soit nous avançons tous ensemble, et nous faisons un grand pas en avant. Pour moi ce choix est simple à faire. » Appelant à une « union de la durabilité », elle a conclu : « Nous le devons aux générations futures. »

Gabriel Grésillon  (Bureau de Bruxelles)

 

 

Cinq choses à savoir sur le plan de relance européen

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/cinq-choses-a-savoir-sur-le-plan-de-relance-europeen-848798.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1590595562

27/05/2020

Le premier grand emprunt européen de l'histoire, de nouvelles taxes pour le rembourser, un cocktail de dons et de prêts octroyés sous conditions dont l'Espagne et l'Italie seront les principaux bénéficiaires... Voici cinq choses à savoir sur le plan de relance européen proposé, ce mercredi, par la Commission.

 

  • 1) Une dette européenne commune, une première

Pour sortir le Vieux Continent d'une récession sans précédent, la Commission européenne veut emprunter sur les marchés 750 milliards d'euros. Jamais dans l'histoire de l'Union, elle n'avait levé une telle somme au nom de l'UE.

Berlin a ouvert la voie la semaine dernière à une telle proposition: à la surprise générale, elle a opéré un virage à 180°C en prônant, aux côtés de Paris, une mutualisation des dettes entre les États membres.

Forte de sa bonne image auprès des marchés et grâce aux pays du Nord soucieux d'orthodoxie budgétaire, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, la Commission peut emprunter à des taux d'intérêt peu élevés. Une aubaine pour les pays du Sud, comme l'Italie, dont la dette publique explose.

 

Si le paiement des intérêts commencera dès 2021, le remboursement des sommes empruntées n'aura lieu qu'à partir de 2028 et devrait s'achever en 2058.

  • 2) De nouvelles taxes européennes pour rembourser l'emprunt

Pour rembourser sa dette, la Commission propose de créer de nouvelles taxes levées dans l'Union.

Cela permettrait de ne pas augmenter les contributions nationales des 27 dans le budget européen. Il s'agit d'un argument de poids pour tous les pays qui payent davantage qu'ils ne reçoivent, et notamment pour ceux surnommés les "quatre frugaux" - Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche - qui refusent déjà d'accroître leur écot.

Parmi les impôts qui pourraient voir le jour, la Commission envisage une taxe carbone aux frontières de l'UE pour pénaliser les importations de produits fabriqués par des usines polluantes, un impôt sur les revenus des grandes entreprises, voire une taxe spécifique pour les sociétés numériques.

Elle voudrait aussi récupérer une partie plus importante des revenus engendrés par les droits d'émissions de CO2.

Or, les tentatives pour instaurer des taxes européennes ont jusqu'ici échoué, comme ce fut par exemple le cas pour la taxe sur les GAFA. Elles nécessitent l'unanimité des 27 de l'UE.

  • 3) Un cocktail de dons et prêts

Sur les 750 milliards d'euros, 500 milliards seraient redistribués sous forme de subventions qui ne seront pas remboursées - un montant préconisé dans le projet franco-allemand - et le reste en prêts aux États membres.

Pour des pays aux finances exsangues comme l'Italie, ces dotations sont une bouffée d'oxygène.

Reste à savoir si les quatre "frugaux", qui ont jusqu'ici seulement proposé des crédits, accepteront l'idée de dons.

  • 4) Italie et Espagne, principaux bénéficiaires

L'Italie et l'Espagne se taillent la part du lion dans ce plan et pourraient recevoir respectivement plus de 172 milliards d'euros et 140 milliards d'euros (répartis entre subventions et prêts).

Très endeuillés par la pandémie de coronavirus, ces pays ont des économies dépendant largement du tourisme, mis à mal par les mesures de confinement.

Après la Pologne (avec 63,838 milliards), la France serait le quatrième bénéficiaire avec 38,7 milliards de subventions uniquement.

L'Allemagne arrive loin derrière avec 28,806 milliards d'euros de subventions.

  • 5) Une aide octroyée sous conditions

Pour obtenir ces soutiens financiers, les pays bénéficiaires devront présenter un plan d'investissements et de réformes, censé être compatible avec les priorités de la Commission européenne.

Ces dernières sont la transition écologique et numérique, ainsi que l'amélioration de la "résilience économique". Ils devront par exemple s'efforcer d'augmenter leur autonomie stratégique dans un certain nombre de secteurs, notamment vis-à-vis de la Chine en ce qui concerne la santé.

Les bénéficiaires des fonds devront également tenir compte des recommandations de la Commission émises deux fois par an, lorsqu'elle encourage les pays membres à des réformes structurelles pour améliorer leur compétitivité.

Il n'est pas certain cependant que ces conditions soient suffisantes aux yeux des quatre "frugaux", qui appellent régulièrement les pays du Sud à la discipline budgétaire et aux réformes.

 

 

Publié dans En bref

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BlaBlaCar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

BlaBlaCar (suite)
BlaBlaCar (suite)

BlaBlaCar s’attaque au marché des trottinettes en libre-service en s’alliant à la startup Voi

AFP / 26/05/2020

https://www.frenchweb.fr/blablacar-sattaque-au-marche-des-trottinettes-en-libre-service-en-salliant-a-la-startup-voi/400648

La plateforme de covoiturage BlaBlaCar a annoncé mardi « un partenariat stratégique » avec la startup suédoise Voi Technology pour proposer des trottinettes électriques en libre-service. L’application et les trottinettes Voi déployées en France vont être rebaptisées « BlaBla Ride » à partir du 5 juin. La transition devrait se faire automatiquement pour les utilisateurs de Voi , dont les engins sont actuellement déployés à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Les trottinettes seront accessibles « dans les prochains mois » avec le profil des membres de BlaBlaCar, a précisé l’entreprise française dans un communiqué.

« Créer une place de marché cohérente »

BlaBla Ride a vocation à être proposée sur les plateformes de l’entreprise, en complément de BlaBlaCar (covoiturage longue distance), BlaBlaBus (autocars interurbains) et BlaBlaLines (covoiturage domicile travail), a indiqué à l’AFP son directeur général Nicolas Brusson. L’entreprise française cherchait depuis quelques mois un partenaire dans le secteur de la micro-mobilité pour « rentrer dans les villes » et « créer une place de marché cohérente où on trouve différents modes de mobilités », a-t-il expliqué. « On est vraiment sur un partenariat, on n’est pas sur du rachat capitalistique », a insisté M. Brusson. BlaBlaCar et Voi Technology restent deux entités indépendantes.

BlaBlaCar apporte concrètement sa notoriété, sa plateforme et ses 18 millions d’inscrits en France, tandis que la startup suédoise continuera à apporter les trottinettes et à en gérer la flotte, a-t-il noté. « Pour l’instant on parle de France et de trottinettes », a remarqué le dirigeant. « L’ambition, si ça marche, c’est d’aller vers le vélo électrique, et potentiellement d’explorer d’autres marchés », a-t-il ajouté, citant l’Espagne et l’Allemagne.

 

Vu et lu dans Capital de mars 2020
Vu et lu dans Capital de mars 2020

Vu et lu dans Capital de mars 2020

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22/01/15, intitulé : BlaBlaCar, en voiture tout le monde.

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Bpifrance, ses actions et rappelez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

COSMETIC VALLEY PRÉPARE DEUX ÉVÉNEMENTS PHARE

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-prepare-deux-evenements-phare/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-croissant-une-info

Le 11 MAI 2020

Cosmetic Valley prépare deux événements phare, le salon e-COSMETIC 360 et les Etats généraux de la filière parfumerie-cosmétique, confirmant la volonté de poursuivre les mutations de la cosmétique déjà à l’oeuvre et d’accélérer de manière collective l’adaptation aux changements issus de la pandémie Covid-19. 

e-COSMETIC 360 : COSMETIC 360 en format 4.0
Les 12 et 13 octobre 2020 (changement de dates) 

COSMETIC 360, le salon international de l’innovation de la filière parfumerie cosmétique, devient e-COSMETIC 360, parant de manière agile aux limitations probables de déplacement et augmentant l’accès à l’innovation avec tous les atouts du digital.
Ce choix très amont de nouveau format promet de faire du digital un véritable support pour la dynamique du visitorat international, des courants d’affaires et du soutien à l’export. Tout en maintenant ce qui a fait l’ADN du salon depuis ses débuts : une plateforme de l’innovation à 360 (tous types d’innovation pour l’ensemble de la filière), une synergie inédite entre Innovation, Recherche et Business, un tremplin pour les start-up, un carrefour indispensable pour les porteurs de projets innovants issus des 4 coins de la planète.
Les exposants pourront offrir des vitrines virtuelles de leurs innovations, rendant plus immersives leur découverte. IA, webinars, chats, vidéos, e-totems, sur la base d’une plateforme digitale riche et intuitive, auront pour but de stimuler et d’augmenter les interactions entre les acteurs situés partout dans le monde. 

 « La dimension virtuelle du salon e-COSMETIC 360 a pour but d’être un accélérateur d’innovation et de business. Il le sera peut-être d’ailleurs plus que jamais ! Les entreprises, marques, centres d’innovation ont besoin de relance, de partage et d’émulation collective. Le digital est adapté à des parcours hyper-dynamiques et agiles, essentiels pour cette édition 2020 » souligne Franckie Béchereau, directrice du salon. 

Les start-ups et porteurs de projets innovants pourront gagner en notoriété et e-rencontrer des partenaires essentiels à leur développement. Les grandes entreprises et marques connecteront leurs innovations, grâce au service d’open innovation offrant la prise de contact avec les porteurs de projet innovants internationaux.
Les publics exposants comme les visiteurs pourront également être plus nombreux et plus diversifiés au coeur de cette édition e-COSMETIC 360. «Nous accélérerons encore notre communication autour de l’innovation croisée, entre la cosmétique et d’autres secteurs clés tels que les technologies, les sciences, l’environnement, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la logistique et les services » ajoute Franckie Béchereau. 

Les Etats généraux de la filière nationale parfumerie-cosmétique
Les 14 et 15 octobre 2020 

Les Etats généraux de la filière réuniront les dirigeants des entreprises françaises, dans un engagement collectif renforcé. « Il est évident que la crise accélère le changement et sera créatrice de ruptures. Notre thématique – Nouvelle relance, nouvelle croissance – doit donner un grand signal d’accélération de la mue du secteur cosmétique. Et augmenter la valeur française, dans sa raison d’être de prendre soin de l’homme et de l’environnement, de répondre aux nouveaux besoins de bien-être et de sécurité » partage Christophe Masson, directeur général de Cosmetic Valley. 

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

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Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir
Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

https://www.touteleurope.eu/actualite/covid-19-ce-que-l-union-europeenne-peut-et-ne-peut-pas-faire.html

Quelles sont les prérogatives de l’Union européenne en termes de politique de santé ?

  • L’UE ne dispose que d’une compétence d’appui et s’attache donc à coordonner au mieux l’action des Etats membres.

Dès les débuts du développement de l’épidémie sur le territoire européen, une question a émergé : que fait – et que peut faire – l’Union européenne face à cette crise ? Parfois critiquée pour son manque de répondant, l’Union européenne jouit en réalité d’une marge de manœuvre réduite dans le domaine des politiques de santé. Comme l’indique l’article 168 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), la santé est une compétence communautaire d’appui : l'UE "encourage la coopération" et "complète les politiques nationales", sans s'y substituer.

Cela signifie que les Etats membres gardent la mainmise sur leur politique de santé. L’UE peut néanmoins produire des actes juridiquement contraignants en la matière, à condition qu'ils n'impliquent aucune harmonisation législative ou réglementaire des législations nationales.

 

Pour ce faire, elle dispose de plusieurs dispositifs et mécanismes déjà activés

Sur le plan strictement sanitaire, l’Union européenne a donc un rôle de coordination. Elle s’assure ainsi que les décisions prises au niveau national par chacun de ses Etats membres n'aient pas de conséquences néfastes pour leurs voisins. Le 28 janvier, la présidence croate a déjà appelé les Etats membres "à la solidarité", via le dispositif pour une réaction politique en situation de crise (IPCR). Son but : permettre un meilleur partage de l'information entre les gouvernements.

Dans cette optique, les institutions européennes disposent de plusieurs outils, notamment du Mécanisme contre les menaces transfrontières graves pour la santé dans l’UE, mis en place en 2013 après l’épidémie de H1N1 de 2009 et du Système d’alerte et de réponse pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles.

L'action européenne est appuyée par plusieurs agences consacrées à la santé. En 2001, l'UE a par exemple créé un Comité de sécurité sanitaire, qui a, par le passé, permis d'élaborer une stratégie de vaccination européenne pour freiner l'épidémie de peste porcine. Il avait notamment décrété l'usage de vaccins traceurs, qui permettent de distinguer les porcs contaminés des porcs sains, et avait ainsi permis de circonscrire l'épidémie. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies évalue quant à lui les risques sanitaires, à la manière d’une OMS européenne. Il a ainsi consolidé les données épidémiologiques européennes et permis de mieux évaluer les risques, tant en termes de propagation du virus d’un individu à l’autre qu’en termes de conséquences sur les systèmes de santé nationaux. Ursula von der Leyen a d'ores et déjà annoncé qu'il serait épaulé par un comité scientifique supplémentaire.

 

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/europe/evenements-et-actualites-lies-a-la-politique-europeenne-de-la-france/actualites-europeennes/article/la-solidarite-europeenne-face-au-covid-19

Une réponse européenne commune

La France a été le premier pays à inciter l’Union européenne à prendre la mesure de la crise, en demandant la réunion dès le 10 mars 2020 d’un Conseil européen extraordinaire et en appelant à des mesures coordonnées aux frontières pour éviter le chacun pour soi.

Les chefs d’État et de gouvernement ont pris sept mesures pour coordonner nos efforts en matière de santé publique, protéger les Européens et atténuer les effets socio-économiques de l’épidémie :

1. Disposer de matériel médical en commun (équipements de protection, ventilateurs et kits de laboratoire) avec la création de la première réserve commune de matériel médical et la passation de marchés publics communs pour l’achat d’équipements de protection individuelle. Cela passe également par un effort coordonné pour accroître les capacités de production… Parallèlement, une autorisation d’exportation d’équipements de protection individuels a été imposée pour les exportations hors d’Europe.

2. Soutenir la recherche d’un vaccin contre le Covid-19 avec la mobilisation d’un budget de 140 M€.

3. Mutualiser les efforts pour permettre aux citoyens européens en déplacement bloqués hors de l’Union de rentrer chez eux.

4. Faciliter la circulation au sein de l’UE, non seulement des biens et des marchandises, grâce à des couloirs prioritaires aux frontières intérieures pour l’approvisionnement notamment des hôpitaux, magasins et usines, mais aussi des personnes lorsque cela est nécessaire, en particulier les travailleurs frontaliers ou les citoyens européens qui rentrent chez eux.

5. Répondre à la crise en réaffectant 37 Md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion.

6. Soutenir les entreprises et les travailleurs en assouplissant les règles en matière d’aides d’État.

7. Suspendre le Pacte de stabilité pour permettre aux États membres de déroger aux règles budgétaires face à la pandémie.
La Commission européenne est chargée de la bonne mise en œuvre de ces mesures. Des mesures complémentaires sont actuellement en cours de discussion au niveau européen pour répondre à cette crise sans précédent.

 

La lutte contre le Covid-19 en quelques chiffres

  • 40 md€ de la Banque européenne d’investissement pour soutenir les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et PME (petites ou moyennes entreprises)
  • 37 md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion soit 650 millions € pour la France
  • 140 M€ pour la recherche d’un vaccin
  • 179 M€ pourront être mobilisés pour soutenir les travailleurs licenciés et les indépendants
  • + 125 M€ pour le « mécanisme européen de protection civile (cofinancement des vols de rapatriement et achats de matériel)
  • + 3,6 M€ pour le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
  • 500 md€ dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à soutenir les économies des États membres de l’Union européenne

A ces mesures s’ajoute l’exceptionnel « programme d’achat urgence pandémique » (ou PEPP) de la Banque centrale européenne qui va racheter à hauteur de 750 md€ la dette des États et d’entreprises de la zone euro sur les marchés.

 

Une solidarité concrète

La solidarité entre pays européens s’exprime tous les jours de manière concrète, par l’accueil de patients pour soulager les pays les plus touchés, par les dons de matériel médical (plus de 3 millions de masques offerts à l’Italie par ses voisins par exemple), par la mise en commun des efforts pour permettre le retour chez eux des Européens en déplacement bloqués à l’étranger ou encore par la mise en place de programmes de recherche communs.

 

Quelles autres compétences l’Union européenne peut-elle mobiliser pour intervenir face à la crise sanitaire ?

  • L’Union européenne s'engage financièrement grâce à sa flexibilité budgétaire

Bien qu’elle dispose de prérogatives réduites en termes de santé, depuis le début de la pandémie, l’Union européenne s’est mobilisée sur trois autres champs où elle bénéficie de compétences plus élargies pour réagir face à la pandémie. Le premier concerne le budget pluriannuel de l'Union européenne, pour lequel les Etats membres doivent normalement geler des fonds en prévision de leur participation aux années à venir, selon une logique de préfinancement. L'UE a ainsi annoncé vouloir dispenser les Etats membres de cette obligation, pour leur permettre de débloquer le plus rapidement possible 7,5 milliards d'euros en soutien aux hôpitaux et aux entreprises en difficulté.

Cette première mesure, annoncée par Ursula von der Leyen le 10 mars, a été validée par le Parlement et le Conseil le 26 mars. Elle entre dans le cadre d'un "fonds d'investissement en réponse au coronavirus". La commissaire à la Recherche Mariya Gabriel a également précisé, dans un entretien au Point, que 140 millions d'euros issus du programme européen de recherche Horizon Europe seraient alloués aux études pour trouver un vaccin. Toutes ces mesures répondent à la même logique : l'Union européenne cherche à mobiliser ses différents programmes et fonds, et compte profiter de la flexibilité budgétaire dont elle dispose grâce à son organisation pluriannuelle pour aider financièrement les Etats membres.

Le 20 mars, elle a enfin annoncé qu'elle ferait preuve d'une tolérance maximale quant aux critères de convergence économiques, qui contraignent habituellement les décisions budgétaires des Etats membres. Annonce officialisée par le conseil des ministres des Finances de l'UE, qui a validé le 23 mars la clause dérogatoire générale aux règles budgétaires prévues dans le Pacte de stabilité et de croissance. Cette mesure d'exception lève la limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique.

Cette mesure d'exception concerne les 27 pays de l'Union européenne, mais elle a des répercussions plus importantes pour les membres de la zone euro. En effet, si les 27 doivent respecter ces règles économiques et sont rappelés à l'ordre en cas de non-respect des normes, les membres de l'Eurogroupe encourent des amendes en cas d'infraction. Amendes qui seront donc levées dans le cadre de cette clause dérogatoire générale.

La Banque centrale européenne a quant à elle annoncé mercredi 18 mars qu'elle allait mettre en place un plan de relance de l'économie en rachetant les dettes des Etats membres et des entreprises à hauteur de 750 milliards d'euros. Le but de la manoeuvre : rassurer les banques et les inciter à soutenir l'investissement avec des emprunts aux taux les plus bas possibles pour les ménages et les entreprises. De son côté, la Banque européenne d'investissement devrait débloquer 200 milliards d'euros de prêts pour soutenir l'activité des entreprises en difficulté. Le plan a été approuvé au cours d'une réunion de l'Eurogroupe le 9 avril.

Cette rencontre a également abouti à un accord sur la mobilisation d'un autre instrument : le mécanisme européen de stabilité (MES). Mis en place après la crise de 2008, ce dernier, financé par les budgets des Etats membres, permet aux Etats les plus en difficulté de bénéficier de sa crédibilité et d'emprunter à un taux d'intérêt moins élevé. Il peut également racheter les obligations déjà émises sur les marchés, mais dont la valeur chuterait, pour en relever le cours. Lors de la réunion de l'Eurogroupe, les ministres de l'Economie et des Finances ont validé son utilisation (qui doit encore être confirmée par les chefs d'Etat et de gouvernement), à hauteur de 240 milliards d'euros. Ces mesures d'urgence ont été validées lors d'un Conseil européen le 23 avril.

L'Union a pris une autre mesure européenne de soutien économique en activant le fonds de solidarité de l'Union européenne, destiné lui aussi à soutenir les Etats membres en cas de catastrophe naturelle. Son champ d'application a été étendu à la lutte contre la pandémie par le Parlement et le Conseil européen le 26 mars, débloquant ainsi une enveloppe de 800 millions d'euros supplémentaires.

 

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/04/17/covid-19-quelles-reponses-de-l-europe-a-la-crise

 

Soutenir les emplois, les entreprises et l'économie

Mesures de soutien à l'emploi et aux travailleurs, aux entreprises et aux États membres.

L'UE et ses États membres prennent des mesures pour réduire au minimum les répercussions de l'épidémie de COVID-19 sur l'économie.

Le 9 avril 2020, l'Eurogroupe a proposé, dans un rapport adressé aux dirigeants de l'UE, trois filets de sécurité immédiats d'un montant de 540 milliards d'EUR pour:

  • l'emploi et les travailleurs
  • les entreprises
  • les États membres

Le 23 avril 2020, les dirigeants de l'UE ont approuvé la proposition de l'Eurogroupe concernant les trois filets de sécurité et ont demandé que cet ensemble de mesures soit opérationnel pour le 1er juin 2020.

L'emploi et les travailleurs

L'UE propose un soutien temporaire pour atténuer les risques de chômage en situation d'urgence (SURE) afin d'aider les travailleurs à conserver leur emploi pendant la crise. Ce mécanisme prévoit l'octroi de prêts aux États membres à hauteur de 100 milliards d'EUR pour couvrir une partie des coûts liés à la création ou à l'extension de dispositifs nationaux de chômage partiel.

Les entreprises

Le groupe de la Banque européenne d'investissement (BEI) va créer un fonds de garantie paneuropéen: il s'agira de prêts aux entreprises, à concurrence de 200 milliards d'EUR, la priorité étant donnée aux petites et moyennes entreprises (PME) dans toute l'UE. Ce montant s'ajoute aux 40 milliards d'EUR déjà mobilisés pour répondre aux besoins de financement à court terme des PME.

Les États membres

Le Mécanisme européen de stabilité va mettre en place un soutien dans le cadre de la crise pandémique, sur la base d'une ligne de crédit de précaution existante, adaptée pour tenir compte de la crise provoquée par la COVID-19: il s'agira de prêts pouvant être octroyés à tous les États membres de la zone euro, à concurrence de 2 % de leur PIB cumulé (soit 240 milliards d'EUR).

 

Efforts coordonnés au niveau de l'UE et des États membres

 

Au total, l'UE et ses États membres mobilisent:

3 %

du PIB de l'UE pour des mesures budgétaires

16 %

du PIB de l'UE pour un soutien de trésorerie

 

 

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/macron-et-merkel-proposent-un-plan-de-relance-europ%c3%a9en-de-500-milliards-deuros/ar-BB14ga3X?li=BBkG5mY

 

Macron et Merkel proposent un plan de relance européen de 500 milliards d'euros 

AFP / le 18/05/2020 

Le couple franco-allemand a proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'aider l'Union européenne à surmonter la crise historique engendrée par la pandémie de coronavirus, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.

"Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l'UE, l'Allemagne et la France soutiennent la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE doté "de 500 milliards d'euros", souligne une déclaration commune.

Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE".

Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

"Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent", a affirmé le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a-t-il martelé.

La portée politique d'une telle proposition est très forte, pour une UE qui s'était déchirée, presque jusqu'au point de rupture, lors de la crise financière et le Grexit, sur l'épineuse question de la mutualisation des dettes.

Sur Twitter, le directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, Henrik Enderlein a qualifié cette opération de "signal historique".

Historic signal: 🇫🇷 & 🇩🇪 propose joint debt issuance by EU in a 500bn EUR recovery fund.

Big news: EU debt would *not* be counted as Member State debt. This was a taboo still days ago. Now, it could become reality.

We never got that close to a Hamiltonian moment for Europe.

— Henrik Enderlein (@henrikenderlein) May 18, 2020

Pour l'économiste Jean Pisani-Ferry, c'est un "reboot pour le couple franco-allemand. Impressionnant. Maintenant commence le plus dur: la négociation de l'UE à 27".

L'Autriche veut des "prêts"

Un tel plan constituerait ainsi un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen, à laquelle Berlin mais aussi des pays de l'Europe du Nord ont longtemps été hostiles.

"La France et l'Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité" européenne, a souligné Mme Merkel, en reconnaissant que la proposition était "courageuse" et susceptible de s'attirer des critiques notamment en Allemagne.

Ces 500 milliards viendraient s'ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment.

Au total, l'Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d'euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l'ensemble des États membres de l'UE.

La négociation à 27 pourrait être délicate, suivant les lignes de fracture traditionnelle de l'Union entre pays du "Nord" et du "Sud".

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a réagi sur Twitter en disant qu'il était favorable à des "prêts", et qu'il ne voulait pas d'augmentation du budget de l'UE mais une redistribution de ses ressources.

Our position remains unchanged. We are ready to help most affected countries with loans. We expect the updated #MFF to reflect the new priorities rather than raising the ceiling.

— Sebastian Kurz (@sebastiankurz) May 18, 2020

Il s'est entretenu sur ce sujet avec les dirigeants du Danemark, des Pays-Bas et de Suède, autres pays susceptibles de s'opposer à la proposition franco-allemande.

L'entourage du Premier ministre italien Giuseppe Conte comme le gouvernement espagnol ont eux salué "un pas dans la bonne direction", que les deux pays appelaient de leurs vœux.

"Moment hamiltonien" ?

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues", s'est félicitée la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également "réjouie de la proposition constructive de la France et de l'Allemagne".

Elle doit elle-même présenter le 27 mai prochain son propre plan pour la relance économique de l'UE.

"Cette proposition [franco-allemande] va dans le sens de celle préparée par la Commission, laquelle tiendra également compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen", a-t-elle ajouté.

De cette Europe unie, doit naître une "Europe de la santé", ont aussi souhaité Paris et Berlin.

"Notre volonté est de doter l'Europe de compétences très concrètes en matière de santé. Avec des stocks communs de masques et de tests, des capacités d'achats communes et coordonnées pour les traitements et les vaccins, des plans de prévention partagés des épidémies, des méthodes communes pour recenser les cas. Cette Europe de la santé n'a jamais existé, elle doit devenir notre priorité", a lancé M. Macron.

Pour M. Enderlein, "ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est que France et Allemagne sont d'accord pour que dans une crise, l'UE puisse émettre sa propre dette à grande échelle. Le signal politique est que l'UE est plus qu'un groupe d'États-nations et a sa propre identité fédérale. Nous avons peut-être assisté à un moment Hamiltonien", en référence à Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor qui fut un des pères du fédéralisme américain en centralisant les dettes des États dans les années 1790.

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/covid-19-lambitieux-plan-franco-allemand-salu%c3%a9-par-christine-lagarde/ar-BB14gO6X?li=BBkG5mY

Covid-19 : l'"ambitieux" plan franco-allemand salué par Christine Lagarde 

 Boursier.com : Le 18/05/20

 La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a qualifié d''"ambitieux, ciblé et bienvenu" le plan de soutien de 500 milliards d'euros proposé lundi par Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Ce projet de soutien commun, qui sera financé par le budget européen, va dans le sens d'un rétablissement nécessaire de la "symétrie entre les pays" dans la sortie de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, a estimé la banquière centrale européenne dans une interview à paraître mardi dans plusieurs quotidiens européens, dont 'Les Echos'.

Une dette commune européenne pour faire face à la crise du Covid-19

A l'issue d'une visioconférence, le président français et la chancelière allemande ont publié lundi une déclaration commune proposant "la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE, et doté "de 500 milliards d'euros".

Le plan, qui envisage pour la première fois d'émettre une dette commune aux pays de l'UE, sera mis en place par la Commission européenne, qui financera ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés "au nom de l'UE", précise la déclaration commune du couple franco-allemand. La Commission transférera ensuite cet argent "aux Etats, régions et secteurs qui ont été le plus affectés" par la pandémie due au coronavirus.

"Esprit de solidarité et de responsabilité"

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues. Elles ouvrent la voie à un emprunt à long terme effectué par la Commission européenne, et surtout, elles permettent l'attribution d'aides budgétaires directes conséquentes en faveur des Etats membres les plus touchés par la crise", a estimé Christine Lagarde dans cette interview également accordée au quotidien italien Corriere della Sera, au quotidien allemand Handelsblatt et au journal espagnol El Mundo.

"Cela témoigne de l'esprit de solidarité et de responsabilité évoqués par la chancelière (Angela Merkel) la semaine dernière. Il ne peut y avoir de renforcement de la solidarité financière sans une plus grande coordination de décisions au niveau européen", a poursuivi Mme Lagarde.

La proposition franco-allemande constitue un tournant dans la position de l'Allemagne, qui était jusqu'à présent ouvertement opposée à l'idée de mutualiser la dette européenne. Elle doit toutefois encore être approuvée par la Commission européenne et l'ensemble des 27 pays de l'Union, dont certains pourraient renâcler, notamment les Pays-Bas et des pays d'Europe du nord

Une chute du PIB de 15% envisagée au 2e trimestre dans la zone euro

Christine Lagarde a souligné le choc économique "considérable" et "inégalé en temps de paix" provoqué par la pandémie de Covid-19. Les scénarios de la banque centrale européenne prévoient une récession de 5% à 12% pour la zone euro cette année, avec une hypothèse centrale à 8%.

La patronne de la BCE a précisé que l'institution reverra ces projections le 4 juin. "Mais nous anticipons, dans le scénario le plus sévère, une chute du produit intérieur brut de 15% sur le seul deuxième trimestre", a-t-elle indiqué. Dans ces conditions, "il est donc important que tous les pays redémarrent dans de bonnes conditions en utilisant tous les outils disponibles", a-t-elle poursuivi.

Revoir et simplifier le Pacte de stabilité et de croissance

Christine Lagarde a par ailleurs estimé que "cette crise est une bonne occasion de moderniser les modalités du Pacte de stabilité et de croissance, aujourd'hui suspendu". "Pour évaluer la soutenabilité de la dette, il ne faut pas se focaliser sur le niveau de dette sur PIB. Il faut prendre en compte le niveau de croissance, et les taux d'intérêt en vigueur. Ces deux éléments sont déterminants", a-t-elle affirmé.

"Je crois, a-t-elle ajouté, que les termes du Pacte de stabilité et de croissance devront être revus et simplifiés avant que l'on songe à le réinstaurer, lorsque nous serons sortis de cette crise."

Publié dans En bref

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Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

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Les 15, 16 & 17 mai devaient se tenir dans le parc du Château les journées des plantes de Chantilly (Oise), anciennement organisées au Château de Courson (www.domaine-de-courson.fr).

Seulement voilà, en raison de quoi vous savez, elles ont tout bonnement étaient annulées.

Mais bon, ne souhaitant pas annuler également mon sujet consacré au château, qui me tient particulièrement à cœur, car natif de cette ville, et me disant que finalement, comme cette année Covid-19 nous aurons peut-être peu de chances de voyager à l’étranger, pourquoi ne pas le présenter malgré tout, moins connu semble-t-il, mais représentant quand même près de 500 000 visiteurs chaque année, et avec une histoire personnelle côtoyant l’histoire de France au plus près.

Mais comme vous le verrez par la suite, ce n’est pas qu’un château, c’est plus que cela.

Bâtiment fortifié au moyen-âge, appartenant aux Bouteiller, premiers seigneurs du lieu, il fut pillé en 1358 lors des Jacqueries*, avant d’être acheté en 1386 par la famille d’Orgemont, qui en fit une véritable forteresse.

Légué par la suite en 1484 à Guillaume de Montmorency (1453 – 1531), général des finances du roi Louis XI (1423 – 1483), un de ses quatre fils, Anne de Montmorency (1493 – 1567), compagnon d’armes et ministre de François 1er (1494 – 1547) héritant de ce domaine, décida après avoir guerroyé en Italie, tout en y découvrant des palais fastueux, de faire construire un château d’inspiration Renaissance, dont Florence en est le berceau.

Bien plus tard, l’un de ses descendants, Henri II de Montmorency (1595 – 1632) fut lui décapité pour s’être révolté contre le cardinal Richelieu (1585- 1642), et le château confisqué par le roi. Il ne reviendra à la famille qu’en 1643, plus précisément à l’épouse d’Henri II de Bourbon (1588 – 1646), prince de Condé, Charlotte de Montmorency (1594 – 1650).

Leur fils, Louis II de Bourbon (1621 – 1686), cousin du roi, et dit le grand Condé, organisera lui des fêtes dignes de Versailles, où se montrèrent les plus grands artistes du moment comme Molière, Racine, La Fontaine, ou encore Bossuet. Et, c’est à ce moment que Le Nôtre (1613 – 1700), pas le traiteur, mais le jardinier du roi Louis XIV, élaborera les désormais fameux jardins du château, dit à la française.

En 1719, en face du château, pour ceux qui connaissent, s’érigera les Grandes Ecuries (www.grandesecuries.com), j’y reviendrai, suivi après 1740, du Hameau, de la salle du Jeu de Paume et du château d’Enghien. A la révolution, le grand château, après avoir servi de prison, fut détruit par ce que l’on a appelé la Bande Noire**, et les collections, saisies, furent transportées au Louvre.

Il ne sera reconstruit qu’en 1875 par Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822 - 1897), afin notamment d’y abriter ses nombreuses collections d’arts, et, sans héritiers directs, ses deux fils ayant trouvés la mort jeunes, il lèguera la totalité de son domaine à l’Institut de France (www.institut-de-france.fr) en 1886, avec comme volonté ultime d’ouvrir les portes du château au public, sous l’appellation « Musée Condé », ce qui fut fait en 1898, un an après sa mort, et qui aujourd’hui représente une visite plus qu’agréable, en déambulant sur un parquet craquant au milieu de la deuxième collection de peintures anciennes après celle du Louvre, les appartements princiers, et une bibliothèque exceptionnelle, appelée « Le cabinet des livres », où repose près de 19 000 volumes, sur les 60 000 que compte l’ensemble de la collection du domaine, composé pour la plupart de manuscrits (1 500), dont le plus ancien date du XIème siècle, et de 17 500 imprimés, dont environ 700 incunables (imprimés avant 1501, le début de l’imprimerie), et 2 500 livres imprimés au XVI siècle .

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Mais parler du château de Chantilly sans relater de ses à-côtés et de l'ensemble de son domaine, serait un oubli plus que fâcheux. Je vous le disais en préambule.

En effet, que dire de son parc de 115 hectares, notamment composé d’un jardin à la française, le préféré de son concepteur, vous vous souvenez, André Le Nôtre ? Il comprend de vastes miroirs d’eau reflétant les couleurs du ciel, de nombreux jets d’eau et de fontaines, et accompagnés de statues, représentant pour beaucoup le monde de la chasse à courre, toujours en œuvre aujourd’hui dans cette forêt de 6 344 hectares, partie prenante du domaine et que nous, Cantiliens, appelons tout simplement forêt de Chantilly.

Mais il comprend également deux autres jardins, dont le jardin anglo-chinois, élaboré en 1773, abritant le hameau, composé de cinq maisonnettes d’aspects dit rustiques, dont le modèle servi à créer le petit Trianon de Versailles, villégiature de Marie-Antoinette.

Et donc le jardin anglais, élaboré lui en 1819 sous la restauration***, occupant aujourd’hui la partie du château détruite durant la révolution, et composé des dites fabriques romantiques, dont le célèbre « Temple de Vénus », où nichent de majestueux cygnes blancs.

Et enfin, pour ceux qui aiment les chevaux, et ils sont nombreux à Chantilly, les Grandes Ecuries, construites entre 1719 et 1740, mesurant 186 mètres de long sur 12 mètres de large, composé d’un dôme monumental de 28 mètre de haut, pouvant abriter près de 250 chevaux et 500 chiens, car une de ses premières utilisations, j’y reviens, était pour les chasses quotidiennes des seigneurs du lieu. Ce sont toujours les plus grandes d’Europe.

Aujourd’hui, elles abritent le musée du Cheval, relatant des rapports entre le cheval et l’homme depuis la nuit des temps, ainsi que depuis plus de 30 ans, des représentations et des spectacles équestres, consacrés notamment à l’art du dressage, dont l’instigateur et créateur depuis 1982, se nomme Yves Bienaimé. Depuis, ce sont ses filles qui ont repris le flambeau.

Quant à lui, non rassasié, il s’engagea il y a de cela quelques années dans le sauvetage d’une partie du domaine de Chantilly, convoité par des promoteurs immobiliers, en créant le Potager des Princes (www.potagerdesprinces.com), composé de 25 petits jardins, où l’on y trouvent des légumes, des arbres fruitiers, des fleurs, des animaux, et où à la belle saison sont organisés des spectacles pour les enfants, les courses de lapins y étant très appréciées, mais aussi pour les adultes, plus classiques ceux-ci.

Mais, avant de clôturer définitivement ce sujet, je me propose de vous servir de guide dans le cadre d’un parcours virtuel que voici.

Imaginez, nous sommes au mois de juin, le soleil est au beau fixe, et après quelques jours à Paris, vous décidez de venir visiter Chantilly et son château.

Vous prenez donc le train à la Gare du Nord, et en une demi-heure, vous êtes à la gare de Chantilly. Face à la gare, un chemin boisé, que vous prenez, et qui vous mène tout d’abord à la petite pelouse, jouxtant l’hippodrome (www.france-galop.com/fr/hippodromechantilly), créé en 1834, et où se déroulent deux courses hippiques de renoms que sont le Prix du Jockey Club créée en 1836, et le Prix de Diane, course hippique créée elle en 1843, et considérée comme le prix de l’élégance par excellence, où certaines dames et messieurs y viennent chapeautés, afin de s’y montrer sous leurs plus beaux atours.

Vous continuez ensuite en longeant le champ de course, en imaginant le galop des chevaux et les clameurs des parieurs, attendant avec ferveur l’arrivé de leur champion, avant de tomber donc sur les Grandes Ecuries, défendues par la statue du duc d’Aumale à cheval, érigée là en sa mémoire en 1899.

Vous longez l’édifice, et là, sur votre gauche, le château de Chantilly, où vous attends donc bien plus d’une heure de visite de l’ensemble du domaine, avant de pouvoir déguster sur place la non moins célèbre crème Chantilly, dont certains disent qu’elle fût inventée ici même par François Vatel (1631 – 1671), même si sur ce sujet les avis divergent, car ce que l’on sait également, c’est que cette crème aurait été amenée dans les bagages de Catherine de Medicis (1519 – 1589), avec certainement son apparition plus qu’appréciée durant des diners au domaine. La légende fera le reste.

Et après avoir quitté définitivement le château, vous passez par la porte Saint-Denis, qui devait relier l’aile existante des Grandes Ecuries à celle projetée, mais jamais réalisée, et vous prenez la rue du Connétable (cela vous rappelle quelque chose ?), qui vous mènera à sa fin à la place Omer Vallon, lieu du marché habituel de la ville, mais où vous trouverez également l’occasion, si vos pieds vous disent encore oui, de visiter le Musée de la Dentelle (www.chantilly-dentelle.com), près de la médiathèque, sans oublier pour terminer votre périple, et garder un autre souvenir, autres que ceux du château, d’acquérir un ou plusieurs modèles de porcelaine de Chantilly, créée dans les années 1730 par le prince de Condé, Louis-Henri  de Bourbon, dans le plus pur style de la porcelaine japonaise de l’époque, qu’il affectionnait particulièrement.

Et pour repartir vers la gare, par un autre chemin, prendre la rue de Paris, continuer ensuite sur l’avenue du Maréchal Joffre, et avant un rond-point, sur votre droite, reprendre la rue des Otages (celle du début de votre périple), qui comme vous le verrez très rapidement, y mène directement.

Voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas encore ce château et l’ensemble de son domaine, j’espère que cette présentation vous aura donné l’envie de le visiter, et donc d’y passer une journée afin de découvrir ce que j’ai oublié de vous dire. Il vous attend, dès réouverture bien sûr.

*La Grande Jacquerie est un soulèvement paysans survenu en 1358 dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie, lors de la guerre de Cent Ans dans un contexte de crise politique, militaire et sociale. Cette révolte tire son nom de Jacques Bonhomme, figure anonyme du vilain, puis sobriquet désignant le paysan français, probablement du fait du port de vestes courtes, dites jacques. Elle eut pour chef un dénommé Guillaume Carle aussi nommé Jacques Bonhomme.Cette révolte est à l'origine du terme « jacquerie » repris pour désigner toutes sortes de soulèvements populaires. C'est sous la plume du chroniqueur Nicole Gilles, mort en 1503, contrôleur du Trésor royal sous Charles VIII de France, que l'on trouve ce terme dans Les chroniques et annales de la France parues dès 1492.(Wikipedia)

** La Bande Noire est une expression désignant, dans son ultime usage, une association de spéculateurs qui, sous la Révolution française, à partir de la mise sous séquestre des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790) et des émigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793), et leur vente, s'entendaient pour acheter à bas prix les châteaux, abbayes, monuments d'art les plus précieux, dans le but de les occuper, de les revendre avec profit (parcellisation des anciens domaines) ou de les démolir et d'en vendre les matériaux. (Wikipedia)

***La Restauration, appellation courante, est la période de l'histoire de France correspondant à la restauration de la monarchie en tant que régime politique en France, ou plus exactement dans ce qu'il restait de l'Empire napoléonien. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.domainedechantilly.com

. www.chantilly-tourisme.com

. www.grandesecuries.com

. www.potagerdesprinces.com

. www.chantilly-dentelle.com

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Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20
Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

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La filière textile (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (suite)
La filière textile (suite)

L’industrie textile française tire son épingle du jeu

Le 06 mai 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/l%e2%80%99industrie-textile-fran%c3%a7aise-tire-son-%c3%a9pingle-du-jeu?

Des masques et surblouses aux tissus innovants, l’industrie textile française répond présent. La crise sanitaire attire l’attention sur ce secteur porteur dont le futur se tisse à force de savoir-faire et d’innovation.

Face aux pénuries de produits sanitaires, les entreprises du textile ont fait preuve d’une réactivité remarquée. D’abord avec les masques grand public, fabriqués en nombre dès l’annonce du confinement. Dans la Loire, les Tissages de Charlieu ont ainsi développé un masque lavable en coton et polyester en un temps record.

Antoine Saint-Pierre, son directeur associé, aux Échos, a déclaré:

“En accord avec nos clients du secteur de l'habillement, du sport et des industriels pour qui nous fabriquons des tissus techniques, nous avons mis en stand-by toutes leurs commandes pour réorienter notre outil de production sur un modèle de masque de confinement afin de faire face à la pénuri.”

Et près de Bordeaux, il a suffi de 3 jours à Libero Mazzone, entrepreneur local, pour monter une usine où 260 couturières fabriquent quotidiennement 30 000 masques en tissu.

Quelques semaines plus tard, les surblouses viennent à manquer. L’appel à la filière lancé par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a été entendu. C’est le cas dans la Sarthe où l’ingéniosité est de mise. Le corsetier Macosa et un atelier d’insertion de la région se sont tournés vers CGPM. Cette PME locale, spécialisée dans les arts de la table en papier (nappes, serviettes…), leur a fourni les matières premières nécessaires à la fabrication de surblouses à usage unique.

D’autres entreprises comme RFK Luxury Linen, fabricant de linge pour l’hôtellerie de luxe, s’activent aussi pour fournir des surblouses lavables. Un modèle avec patron est d’ailleurs disponible dans le guide technique de l’Institut français du textile et de l’habillement.

La coordination est assurée par le comité stratégique de la filière (CSF) via la plateforme savoirfaireensemble.fr. Son rôle : mettre en relation les professionnels du textile et de la santé, pour répondre au mieux aux besoins de ces derniers.

La France, n°2 des textiles techniques en Europe
Cette capacité d’adaptation témoigne du dynamisme de l’industrie textile française. Le chiffre d’affaires a augmenté de 1,7%, et les créations de 0,9% par rapport à 2019. Des chiffres encourageants, résultat d’une montée en gamme de l’ensemble du secteur. Les grands noms de la mode favorisent en effet les savoir-faire locaux, qu’ils préservent grâce à leurs investissements. Le dernier en date ? Un atelier de maroquinerie dans l’Eure, financé par Hermès, avec 250 nouveaux emplois à la clé. 

Le secteur se distingue également par ses innovations, en particulier dans les textiles techniques. Le potentiel est considérable : ces tissus à haute valeur ajoutée, destinés aux professionnels de la santé, du sport ou encore de l’aéronautique, représentent 60% de la production textile française contre 30% en 2010. Une croissance forte qui fait de la France le deuxième producteur européen de textiles techniques et professionnels, d’après l’Observatoire des textiles techniques de l’Institut français de la Mode.  

En cette période de crise, la capacité d’innovation des entreprises françaises du textile technique leur offre une longueur d’avance pour répondre aux défis sanitaires de demain. On peut d’ailleurs citer les innovations de NeoMedLight dans le domaine de la santé. L’entreprise a conçu des tissus capables de guérir la jaunisse chez le nourrisson, ou les lésions de la peau et de la bouche causées par les traitements anticancéreux. Ses technologies soignent par la lumière, diffusée dans le tissu à travers des fibres optiques. Un exemple prometteur, à l’image de toute la filière.

 

 

Covid-19 : L’industrie Textile Auvergnate Vient En Renfort

Le 10 avril 2020

https://www.brefeco.com/actualite/rse/covid-19-lindustrie-textile-auvergnate-vient-en-renfort

 

Alors que la France fait face à une pénurie massive de masques, les dernières entreprises textiles implantées en Auvergne ont décidé de fabriquer des masques ou des blouses.

La filière textile a été pendant des décennies en chute libre. En vingt ans, elle a perdu les deux tiers de ses effectifs et plus de la moitié de sa production. Mais depuis trois ans, les 2.000 entreprises de la filière qui emploient 62.000 personnes et réalisent 14 milliards de chiffre d’affaires dont 70 % à l’export (source Inditex) connaissent une nouvelle dynamique et une augmentation de ses emplois. Et la filière textile pourrait redevenir plus stratégique.

Une forte mobilisation

En Auvergne, de nombreuses entreprises ont mis en sommeil leurs commandes pour se consacrer à la fabrication de masques de protection. Interstyl à Malrevers (Haute-Loire), le spécialiste de la maille pour des créateurs et des professionnels de la mode haut de gamme et de la décoration a répondu à un appel lancé par la ville du Puy-en-Velay et la CPME de 6.000 masques. La société Thévenon au Puy-en-Velay, spécialisée dans le tissu d’ameublement, a offert du tissu. Quant à la société D’Ennery de Saint-Germain-Laprade, elle ne travaille plus pour les palaces Ritz, Meurice ou Plaza-Athénée, mais réalise des masques à la demande du syndicat des professionnels de santé et des surblouses en tissu lavable.

Dans le Cantal, la maison Piganiol a délaissé les parapluies pour réaliser des blouses pour le personnel soignant. Abeil, le spécialiste de la fabrication de couettes et d’oreillers, lui a emboîté le pas pour fabriquer des masques pour le personnel administratif des hôpitaux. Un bel élan de solidarité des entreprises du textile qui attendent avec impatience la reprise de l’activité économique.

 

Et pour plus d'informations encore, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2018, intitulé : la filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation

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Aurai-je été entendu, voire lu ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Aurai-je été entendu, voire lu ?
Aurai-je été entendu, voire lu ?

Par le Président de la République ?

Voyez-vous mêmes : 

Le gouvernement prévoit un hommage aux soignants le 14-Juillet

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/le-gouvernement-pr%c3%a9voit-un-hommage-aux-soignants-le-14-juillet/ar-BB141sNb?li=AAaCKnE 

La porte-parole du gouvernement a fait un compte-rendu, ce mercredi, des échanges qui ont eu lieu en conseil des ministres. Il en ressort notamment la volonté du gouvernement de manifester une reconnaissance symbolique envers tous ceux qui se sont mobilisés dans la lutte contre le Covid-19.

L'heure est à la reconnaissance nationale. Alors que la France se déconfine, le gouvernement tient à récompenser, symboliquement, tous les acteurs qui se sont mobilisés durant ces deux derniers mois face à l'épidémie de Covid-19.

A la sortie du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a annoncé qu'une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite sera publiée le 1er janvier 2021, et comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité".

"Manifester l'hommage de la nation" le 14-Juillet

Par ailleurs, la médaille d'honneur des épidémies, créée en 1884 après une épidémie de choléra, va être réactivée prochainement par décret "afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19. Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif", a-t-elle précisé. 

Enfin, Emmanuel Macron souhaite "que la fête nationale du 14-Juillet soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19", a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement.

Outre ces reconnaissances symboliques, le versement d'une prime aux soignants a été rappelé. 

 

 

J'avais dans le cadre de mon sujet du 10 avril dernier, fait justement le souhait de cette reconnaissance de la nation, rappelez-vous :

« Donc, clairement, et on ne remerciera pas assez ces femmes et ces hommes, en première ligne, au détriment parfois, souvent, de leur santé, mais heureusement accompagnés, soutenus même chaque soir par une bonne partie de la population, je pense qu’ils mériteraient amplement d’être remerciés durant la fête nationale, défilant au-devant de ceux qui habituellement sont dédiés à la défense de notre pays, également en soutien, par l’apport de moyens militaires aériens, terrestres, maritimes, et bien évidemment de santé » http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/de-l-importance-de-l-europe-et-bien-d-autres-choses.html

 

Mais de la à croire vraiment, que c'est grâce à moi, c'est me donner trop d'importance.

Cependant, je réitère bien évidemment cette idée, et j'abonde en grand à cette proposition du Président, car, ceux qui se sont battus en première ligne, et qui continue à le faire encore aujourd'hui, le mérite amplement.

Jacques Samela

 

 

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