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COMPETITIVITE IN FRANCE

Publié le par Jacques SAMELA.

COMPETITIVITE IN FRANCE
COMPETITIVITE IN FRANCE

Comme vous le savez, c’est le nom de mon blog, créé il y a déjà de cela plusieurs années, en réponse à des lectures d’articles, souvent négatifs, sur l’état de l’économie française, voire de la France tout court, avec des discours du genre, le déclin avéré de notre pays, sa perte d’influence, etc...

L’exemple déclencheur de cette aventure survint donc à la lecture d’un quotidien économique avant les élections présidentielles de 2012, où en première page, et en gros titre, ce à quoi devait s’attendre le futur président, avec des plans sociaux et faillites pressenties, alors qu’à la dixième page, seulement, le recrutement sur l’année en cours par le groupe Airbus de près de 10 000 salariés. Un peu énervé, j’envoyais un mail afin de savoir pourquoi ce choix, je ne reçus jamais de réponse.

D’où cet envi empressé de prouver le contraire, et de trouver une autre information, voire de la créer, pas de l’inventer, avec depuis, l’ensemble de mes sujets, qui je l’espère auront réussis à vous démontrer que tout n’allait pas si mal dans l’hexagone, qu’il y avait matière à espérer, même si effectivement tout est loin d’être parfait, je le consens. Je ne suis pas aveugle non plus.

Alors, pour rentrer dans le vif de mon sujet, depuis quelques années, cela commençait à changer, avec un regain de l’industrie française, portée notamment par ses filières championnes relatées depuis pour la plupart au sein de mon blog, et avec à la clé,  une croissance positive, récurrente même.

Sans oublier également la dite nouvelle économie, celle des start-up*, des licornes, de plus en plus reconnues, notamment sur des événements internationaux comme le CES de Las Vegas, démontrant en passant d’un avenir probable de start-up nation pour notre pays, retrouvant lui pour le coup une attractivité de nouveau reconnue à l’étranger, faisant même désormais fi d’un french bashing longtemps d’actualité et puissamment relayé chez nous par ceux qui se complaisent dans le dénigrement perpétuel.

Même le chômage commençait sa décrue, lente, mais surement, tellement même qu’il commençait à manquer à certains secteurs en pleine croissance un manque évident de bras, non par manque de forces vives justement, mais plutôt par manques de compétences, de formations assurées, pas encore totalement finalisées après la mise en œuvre de nouvelles règles permettant par exemple aux entreprises de créer elles-mêmes leurs propres centres de formations, à même de répondre à leurs nombreux et futurs besoins. C’était également en bonne voie.

Et puis est arrivé ce virus, de loin, tellement loin que nous pensions, tous, presque tous, même les plus avertis, qu’il n’arriverait pas jusque chez nous, ou si peu,  et pourtant, il est bien là, mettant à mal nos sociétés, le monde entier, en raison bien évidemment de ce confinement finalement obligé, et semble-t-il salutaire, même si certains en doutent encore, l’économie mondiale, et donc l’économie française, qui d’après les chiffres qui sortent chaque jours, vivrait une situation rarement vu auparavant, certains, comme le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, la comparant même à la situation de l’après deuxième guerre mondiale. Et pourtant, cette crise ne dure pas depuis cinq ans. C’est dire des dégâts en si peu de temps finalement. Mais au final, comment comparer l’incomparable, cette crise n’est-elle pas exceptionnelle par son ampleur, et n’est-elle pas aussi inattendue, alors que certains spécialistes attendaient plutôt une nouvelle crise financière ?

Mais il est vrai que c’est un peu une manie en fait de se référer souvent à des situations somme toutes totalement différentes, à des époques différentes. Rappelons-nous la crise de 2008, comparée très rapidement à celle de 1929, avec comme conséquence désastreuse que fut la déflagration mondiale que nous appelons la 2ème guerre mondiale. Pour ma part, je ne suis pas un de ceux qui pensent que tout recommence, même si le passé n’est pas à négliger et encore moins à oublier, afin justement d’éviter les erreurs commises auparavant.

Alors, que faire ? Attendre que le virus disparaisse totalement de la circulation avant de redémarrer l’économie ? Même pas sûr que cela soit réalisable ? Même les spécialistes ne savent le dire.

En tout cas, la Chine elle, n’a pas attendue pour recommencer à produire et reprendre ses exportations, aidée en cela par la crise sanitaire que nous subissons en Europe et ailleurs, en vendant notamment en nombre les masques et autres matériels manquants. Cela doit se chiffrer en millions, voire en milliards (plus d’un milliard de masques vendus à 74 pays la seule journée du 24 avril 2020 (Les Echos du 05/05/20)), car c’est bien le monde entier qui s’y approvisionne. On dit souvent que dans chaque crise il y a des vainqueurs et des vaincus, eh bien faisons tout pour que nous ne soyons pas les vaincus de cette histoire, même si parfois ils finissent par en être les vainqueurs, comme le Japon et l’Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale, par exemple. Il y a certainement de quoi s’inspirer pour la suite.

Donc, la suite, qui selon moi devra tout d’abord permettre que l’ensemble des acteurs de l’économie française puissent reprendre petit à petit leur activité, et notamment que les leaders ou champions retrouvent enfin leurs cadences habituelles, afin de reprendre avec hâte  leurs exportations et rattraper le temps perdu.

Et ces leaders ou champions qui sont-ils ?

Tout d’abord et certainement les plus impactés que sont l’aéronautique civil et l’automobile, suivis par l’agroalimentaire dans son ensemble, ayant largement prouvé de son importance à l’échelle du pays, sans pour autant y perdre complètement à l’export, le luxe, en attente de la réouverture des marchés asiatiques, considérés comme les plus prometteurs il y a de cela encore quelques mois.

Sans oublier bien sur le tourisme, rappelez-vous, près de 80 millions de visiteurs étrangers en France chaque année, mais qui cette année risque malgré tout de se redécouvrir franco-français, avec j’imagine et j’espère un désir fort de se changer les idées après ces jours de confinement.

Et puis peut-être le retour sur le devant de la scène de certains anciens (champions), comme le textile par exemple, symbole fort de cette crise, et de cette perte de ce que certains appellent souveraineté, notamment sur des produits dits primordiaux, en tout cas durant cette crise, comme les masques (manquants également à l’appel en Chine début février, avec seulement une production de 15 millions par jour, comme quoi, il n’y a pas que chez nous), les blouses, les gants, mais également les médicaments, dont beaucoup sont élaborés en Chine ou en Inde. Il y aura certainement d’ici ces prochaines années des changements radicaux quant à la fabrication tout azimut hors de nos frontières, quelles soit nationale et européennes.

Mais peut-on faire plus, nous simples citoyens ? Voici quelques idées de mon cru.

Proposer aux français d’investir une partie de leur épargne sur l’industrie française, quand on sait que sur cette période qui est la nôtre aujourd’hui, après des collectes exceptionnelles, dort sur les deux livrets phares que sont le Livret A et le Livret de développement durable solidaire (LDDS) près de 421 milliards d’Euros d’encours (près de quatre fois le futur déficit de la France) ?

Sous forme d’emprunt, élaboré sous l’égide de l’état français, et encadré par la Banque de France par exemple, il pourrait  financer sur une durée limitée à déterminer, les besoins énormes pour une relance nécessaire et rapide de l’économie française, afin qu’elle renoue à nouveau à cette compétitivité qu’elle semblait avoir retrouvée, tout en permettant aux français de se réapproprier un sujet plus que délaissé durant de nombreuses décennies, et leur donner l’occasion de s’engager fortement pour leur pays.

Ou alors, organiser une action similaire à celle lancée en 2018, connue sous l’appellation « Super Loto Mission Patrimoine », dont le but est justement de récolter de l’argent pour aider à l’entretien de monuments considérés en péril. Cette fois-ci elle serait entièrement dédiée à des entreprises ou des secteurs précis en difficultés.

Et puis, pour ceux qui souhaiteraient investir dans le monde de demain, je vous engage à vous informer quant aux possibilités d’investir dans de jeunes entreprises, souvent appelées start-up, mais pas seulement (JEI, TPE), présentes notamment dans des secteurs comme la transition énergétique, l’IA, les FinTech, l’économie circulaire, les Biotech, la Silver Economy, et j’en passe, et dont la recherche de fonds n’occasionnent pas des sommes phénoménales, connues surtout dans le cadre du CAC 40.

Quant à ceux qui ne se sentiraient pas l’âme d’investisseurs, ils pourraient tout simplement et très rapidement, dans le cadre de leur consommation journalière ou pas, privilégier le « Fabriqué en France », synonyme de savoir-faire, de qualité, d’emplois, et aujourd’hui et dans les semaines à venir, de reprise économique généralisée.

A nous donc de tout faire pour que cela soit une réalité, il y a urgence.

*https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/meero-doctolib-blablacar-deezer-toutes-les-mega-levees-de-fonds-des-startups-francaises-821206.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-

Jacques Samela

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/d%c3%a9confinement-comment-lindustrie-fran%c3%a7aise-pr%c3%a9pare-la-reprise?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+355

. https://www.manufacturing.fr/pour-la-renaissance-industrielle-francaise/

. https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2020-04-30/relance-economique-post-covid-19-une-micro-taxe-pour-un-maxi-effet-846494.html

. https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/retrouver-notre-souverainet%c3%a9-industrielle/ar-BB13BI4I?li=BBkG5mY

. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/valoriser-l-attractivite-de-la-france/

. https://www.lepoint.fr/economie/coronavirus-le-gouvernement-muscle-encore-sa-reponse-economique-15-04-2020-2371585_28.php

. https://www.lafrenchfab.fr/2020/04/22/deconfinement-comment-lindustrie-francaise-prepare-la-reprise/

. https://www.pacte-epee.fr/

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-experts-grenoble/l-economie-sa-juste-place.htm

. https://www.latribune.fr/opinions/souverainete-et-si-la-france-se-dotait-enfin-d-une-strategie-industrielle-5-10-847371.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200511&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. https://www.latribune.fr/economie/france/le-confinement-a-coute-pres-de-six-points-de-croissance-a-la-france-847504.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1589275202

 

 

 

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En passant

Publié le par Jacques SAMELA.

En passant
En passant

Je n'aime pas l'utilisation permanente de "distanciation sociale", car cela me fait penser à bien autre chose que le moyen physique d'écarter le virus de chacun de nous.

Je préfère de loin l'utilisation de "distanciation physique". C'est aussi explicite, mais moins connoté, selon moi.

. Le 20 mars 2020, l’OMS a indiqué dans un bulletin d’information OMS 2020 p6 [archive] qu’il convenait de privilégier désormais l'expression "distanciation physique" à celle de "distanciation sociale " pour mieux décrire la nécessité de maintenir un espace entre les personnes pour contenir la propagation d’une épidémie comme celle actuelle du COVID 19. Selon son épidémiologiste Maria Van Kerkhove, le confinement physique ne doit pas signifier isolement social des proches ou de la famille, car il est nécessaire de préserver une bonne santé mentale qui est aussi importante que la santé physique pour surmonter la crise sanitaire. Nous pouvons ainsi, selon elle, rester connectés de nombreuses manières via internet et les médias sociaux sans être physiquement dans la même pièce ou dans le même espace que les gens. (Wikipedia)

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Les IRT (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IRT (suite)
Les IRT (suite)

IRT : l’âge de raison… et une alliance avec les ITE  

le 14 octobre 2019

https://www.alliancy.fr/a-laffiche/industrie/2019/10/14/irt-lage-de-raison-et-une-alliance-avec-les-ite?utm_source=Newsletter17octobre&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Les Instituts de recherche technologique (IRT) et les Instituts pour la transition énergétique (ITE), unis au sein de l’association FIT, organisaient ensemble à Lille leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion d’un point avec leurs représentants.

Pour la septième année consécutive, les 8 IRT français ont tenu leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion de faire le point sur ce maillon essentiel de la chaîne de l’innovation industrielle française.

Sept ans après leur création, les IRT ont atteint l’âge de raison. Fin 2018, les chiffres cumulés représentaient 536 transferts technologiques en 2018, 474 dépôts de logiciels, 1847 publications scientifiques, 64 plateformes technologiques et une participation dans 66 projets européens. Ils rassemblent 764 industriels, dont plus de la moitié de PME (400) ainsi que 209 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1 800 personnes (effectifs propres, MAD, ETP et doctorants).

Avantage : les IRT font travailler ensemble des acteurs très divers, qui vont de la start-up au grand groupe international, du laboratoire privé aux grands instituts de recherche publique, du jeune doctorant au chercheur confirmé… Répartis sur tout le territoire (voir carte), les IRT couvrent 8 thématiques-clés : Technologies numériques, Microbiologie, Usine du futur, Matériaux, Métallurgie et procédés, Nanoélectronique, Systèmes ferroviaires, Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués et Ingénierie numérique des systèmes.

 « Nos entreprises doivent capter le meilleur de la R&D française, explique Vincent Marcatté, président de l’association FIT, qui regroupe les 8 IRT. On veut un panel proposé aux entreprises le plus large possible pour favoriser les collaborations entre elles et la recherche publique. »

Leur modèle est inspiré d’initiatives existantes dans d’autres pays : technopôle Tiger-M de Bavière et instituts Fraunhofer en Allemagne, campus AIST de Tsukuba au Japon, ITRI à Taiwan et Engineering Research Centers (ERC) américains. La comparaison avec les instituts Fraunhofer montre des similitudes certaines en matière de vocation et de réalisations ; mais le niveau de développement n’est pas comparable puisqu’on compte 80 instituts Fraunhofer rassemblant plus de 30.000 personnes.

La nouveauté lors du forum cette année ? Les 17 Instituts pour la transition énergétique (ITE) ont rejoint l’événement, du fait de la volonté du gouvernement de les associer à la dynamique des IRT en matière d’innovation et de recherche partenariale publique-privée. Toutes ces structures étant nées du PIA2 partagent en effet les mêmes fondamentaux sur la recherche multi-partenariale intégrée.

A fin 2018, les chiffres cumulés des performances des ITE représentaient 409 dépôts de logiciels, 1 803 publications scientifiques, 51 plateformes technologiques et une participation dans 128 projets européens, dont 13 en tant que coordinateurs. Ils rassemblent 499 industriels, dont près de la moitié de PME (224) ainsi que 293 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1100 personnes (effectifs propres, MAD, et doctorants).

 

Parmi les exemples à citer au niveau international, SystemX a lancé une collaboration de recherche avec l’institut de recherche automobile japonais JARI autour de la validation de la sécurité des véhicules autonomes. Leur objectif commun est de définir un référentiel commun pour la gestion des scénarios de validation de la sécurité du véhicule autonome.

En matière d’essaimage, la technologie optique Scintil mise au point par l’IRT Nanoelec et ses partenaires, fait l’objet de la création de la start-up deeptech Scintil Photonics, qui déploiera dès 2021 des solutions de transmission optique évolutives avec des coûts, des tailles et des consommations réduites d’un facteur 10 à 3 par rapport à l’existant.

Diverses collaborations inter-IRT d’envergure ont également été menées cette dernière année, dont celle de « FIT Additive Manufacturing ». Les IRT Saint Exupéry, Jules Verne, M2P et SystemX proposent à l’industrie un positionnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur et les principaux procédés de fabrication additive métallique. 18 projets sont actuellement en cours de réalisation et une douzaine en préparation.

Il y a également le projet « EngageAI », commun aux 8 IRT, qui vise à accélérer l’usage de l’intelligence artificielle dans les produits et services industriels. Ceci afin de leur permettre d’appréhender les technologies de l’intelligence artificielle ; évaluer et expérimenter les traitements de l’IA pour améliorer les processus, produits et/ou services ; apporter une meilleure maîtrise de l’IA en comprenant sa valeur ajoutée ; accélérer la mise au point et la réalisation de prototypes de valorisation des travaux, transférer les résultats et le savoir-faire chez les partenaires, et progresser dans la connaissance, mettre au point des méthodologies IA en s’associant avec les académiques compétents.

Un rapprochement souhaité Recherche publique/Entreprises

Même si la dynamique est bien réelle, Vincent Marcatté reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire. « Le monde académique doit être encore plus présents au sein des IRT et ITE, estime-t-il. Et nous devons davantage les impliquer dans nos travaux. Il faut fluidifier les opportunités à travailler ensemble. Pour autant, nous sommes dans un vrai écosystème d’innovation avec des doctorants de plus en plus nombreux qui sont embauchés par nos membres. »

« Ce rapprochement permettra d’offrir un panel plus visible aux entreprises », a ajouté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, qui a salué le travail réalisé pour le rapprochement de ces structures.

L’ouverture à l’international est également une faiblesse de ces structures, même si 80 % des IRT et ITE participent déjà à plus de 190 projets européens. « C’est un enjeu important pour l’Etat, rappelle le haut-fonctionnaire, de mobiliser les ressources pour faire levier sur notre recherche. » De même, il faut impliquer encore et toujours davantage de PME en leur donnant accès aux compétences des IRT-ITE, d’où un renforcement souhaité des relations avec les pôles de compétitivité, le CEA tech, les instituts Carnot ou les Satt.

Pour préparer l’avenir, FIT commence également à bâtir avec l’Etat une trajectoire de financement 2020-2025. Un nouveau règlement financier devrait donc être arrêté début 2020 avec la mise en place d’un modèle trois tiers (un tiers constituant un socle pérenne venant de l’État, un tiers de financement par les entreprises et un tiers de financement compétitif sur projets européens). L’implication des régions serait plus importante : « Elles doivent accompagner les IRT de différentes façons, ce peut être sur la partie immobilière ou via les pôles de compétitivité », précise Vincent Marcatté.

Quoi qu’il en soit, le dispositif global montre bien le besoin accru de compétences de R&D chez les industriels français. L’enjeu serait donc d’inciter davantage les chercheurs à aller vers le secteur industriel. Il faut leur faciliter les allers-retours entre secteurs public et privé. « L’innovation, les transferts de technologies croisés doivent servir à valoriser la recherche publique », conclut-il. 

 

 

 

Les IRT et ITE désormais rassemblés sous l'association French Institute of Technology

Le 30 avril 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/les-irt-et-ite-d%c3%a9sormais-rassembl%c3%a9s-sous-lassociation-french?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+356

L’association FIT (French Institutes of Technology) a acté une modification de ses statuts lui permettant d’accueillir les 8 ITE (Instituts pour la Transition Énergétique) en tant que membres aux côtés des 8 IRT (Instituts de Recherche technologique).

FIT regroupe désormais 16 instituts qui partagent les mêmes fondamentaux en matière de recherche multipartenariale public-privé. Ils vont ainsi resserrer encore leurs liens et leurs forces dans le but de faire émerger les innovations françaises basées sur des approches disruptives qui seront nécessaires pour accélérer deux grandes transitions : la transition industrielle et la transition énergétique. 

Maillons essentiels de la chaîne d’innovation française au service de la compétitivité de notre économie, ces instituts disposent des plateformes technologiques et de l’excellence académique et industrielle pour permettre à la France et l’Europe de regagner en souveraineté. Les synergies et complémentarités entre leurs membres et leurs filières serviront à la conception et au développement de solutions empreintes des impératifs de soutenabilité et de résilience inhérente au « monde d’après » qui émergera de la crise actuelle : les instituts ont en effet été créés pour mobiliser et pérenniser l’innovation technologique des grandes filières industrielles françaises et inscrire leurs actions à l’échelle européenne. 

Vincent Marcatté, Président de FIT, commente:

« Créés dans le cadre des plans d’investissements d’avenir, nos instituts portent en eux l’engagement à se projeter et à préparer le futur. A l’heure où nos sociétés et économies vivent une crise sans précédent, les 16 IRT et ITE s’emparent de la responsabilité qui est la leur, avec un objectif partagé : répondre aux défis économiques, sociétaux et environnementaux posés par le “monde d’après” en développant des innovations technologiques qui serviront les enjeux de souveraineté nationale et européenne, accéléreront la transition énergétique et environnementale de nos territoires et de nos industries, et apporteront une forte capacité de résilience à nos entreprises et organisations »

4 axes de travail pour les 3 prochaines années 
Au sein de FIT, IRT et ITE travailleront plus particulièrement autour de 4 axes stratégiques pour les 3 prochaines années pour répondre aux besoins du nouveau monde à construire : 

  • Développer un socle de technologies souveraines et des démonstrateurs grandeur nature permettant à toutes les filières de l’Industrie de s’appuyer sur des solutions innovantes sans dépendance extra-européenne et cela, en lien étroit avec les CSF des filières et leurs acteurs majeurs ;
  • Mettre en place des initiatives nationales inter-IRT-ITE trans-filières bénéficiant de leur complémentarité pour créer des technologies de ruptures notamment pour des solutions sobres au niveau énergétique ou s’appuyant sur l’intelligence artificielle ;
  • Développer des partenariats au sein des Régions autour d’offres communes IRT-ITE en capitalisant sur les activités de R&D territoriales de certains instituts pour aider à la transformation des entreprises en lien avec les pôles de compétitivité et autres acteurs de l’innovation notamment via les Digital Innovation Hubs ;
  • Poursuivre la montée en puissance au niveau international et notamment au sein des projets européens.

Une équipe nouvelle et renforcée
Pour animer les actions de l’association, un nouveau bureau a été constitué, composé d’un président, de deux vice-présidents, de deux secrétaires et d’un trésorier. Tous sont élus pour 3 ans renouvelables. L’organisation de ce nouveau bureau respecte un équilibre IRT-ITE et chaque membre provient d’une structure différente.

Vincent Marcatté, Président de l’IRT b<>com, a été renouvelé en tant que Président de FIT. Geneviève Fioraso, Présidente de l’IRT Saint Exupéry, et Claude Arnaud, Président de l’ITE Efficacity, sont élus Vice-Présidents. Stéphane Cassereau, Directeur général de l’IRT Jules Verne, et Philippe Watteau, Directeur général de l’ITE Vedecom, occupent respectivement les fonctions de Secrétaire et de Secrétaire adjoint. Enfin, Alexandre Moulin, Directeur général adjoint de l’IRT BioAster, est reconduit au poste de Trésorier.

Vincent Marcatté souligne: 

« La constitution de cette nouvelle équipe qui s’enrichit de personnalités représentatives de la diversité des IRT et des ITE est une opportunité pour que nos Instituts, avec toutes leurs parties prenantes, proposent des solutions adaptées à ce nouveau monde. Je tiens aussi à remercier chaleureusement, au nom de notre collectif, Gilbert Casamatta, Vice-Président de FIT, pour tout ce qu’il nous a apporté depuis la création de FIT »

. Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 02 mars 2018, intitulé : Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT).

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Sigfox, Soitec (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Sigfox, Soitec (suites)
Sigfox, Soitec (suites)

Sigfox étend son réseau en Russie

Le 12/03/20 / La Tribune

http://www.msn.com/fr-fr/finance/other/sigfox-%c3%a9tend-son-r%c3%a9seau-en-russie/ar-BB114Zey?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

Sigfox précise que ce réseau couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ».

Ce jeudi matin, Sigfox annonce un partenariat avec le fonds russe Energo Capital pour déployer son réseau dédié à l'Internet des objets à bas débit, à bas coût et faible consommation d'énergie, en Russie. A La Tribune, le groupe précise qu'il couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ». Aux yeux de Bertrand Ramé, responsable de l'extension du réseau du groupe et des partenariats, il s'agit un pays stratégique.

Deux secteurs, en particulier, pourraient bénéficier du réseau IoT de Sigfox. « Il y a d'abord le marché des infrastructures de pétrole et de gaz », détaille-t-il. Ici, les capteurs communicants du groupe pourraient permettre d'en améliorer la gestion. L'autre marché à fort potentiel concerne, selon Bertrand Ramé, les « nouvelles routes de la soie », qui consistent notamment, pour la Chine, à tisser de nouvelles voies terrestres vers l'Europe, en passant par la Russie, pour y écouler ses produits. Sur ce créneau, les solutions de « tracking » de marchandises et d'actifs de Sigfox pourrait séduire les entreprises et industriels désireux d'emprunter ces routes.

Pour étendre son réseau en Russie, Sigfox estime avoir trouvé dans Energo un partenaire idéal. « Il s'agit d'un fonds possédé par Eric Brisset, qui est franco-russe, et avec qui nous sommes déjà partenaire en Lettonie et en Lituanie », explique Bertrand Ramé. Concrètement, Energo dispose de l'exclusivité pour le déploiement et la commercialisation du réseau de Sigfox en Russie. C'est lui qui assumera les coûts liés à l'installation des antennes. Sachant qu'il achètera ces dernières à Sigfox. Aujourd'hui, le groupe français est présent dans 71 pays. Il revendique près de 16 millions d'objets connectés à son réseau.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

 

 

EN FORTE CROISSANCE, SOITEC MAINTIENT PRODUCTION ET R&D

23 Avr 2020 

https://vipress.net/en-forte-croissance-soitec-maintient-production-et-rd/

Soitec publie un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros pour son exercice 2019-20290 clos fin mars, en hausse de 35% par rapport à l’exercice précédent et de 28%, à périmètre et taux de change constants. Le fabricant grenoblois annonce le maintien de la production de substrats dans tous les sites industriels et l’obtention d’un prêt de 200 M€ dans le cadre du plan Nano 2022.

Pour le 4e trimestre de l’exercice, le fabricant grenoblois de tranches SOI a réalisé un chiffre d’affaires de 203,8 millions d’euros, en hausse de 45,3% par rapport aux 140,3 millions d’euros réalisés au 4e trimestre 2018-2019. Ceci résulte d’une croissance de 40,1% à périmètre et taux de change constants ainsi que d’un effet de change positif de +4,8% et d’un effet périmètre de +0,4% lié à l’acquisition d’EpiGaN réalisée en mai 2019.

Le niveau de ventes élevé enregistré au 4e trimestre de l’exercice 2019-2020 a pu être atteint grâce à la forte production réalisée au cours du trimestre ainsi qu’à celle réalisée par anticipation au cours des trimestres précédents. Le groupe a ainsi été en mesure de livrer la quasi-totalité des quantités de produits qu’il s’attendait à fournir, malgré des conditions d’acheminement plus difficiles, notamment en mars 2020 dans le contexte de la crise du Covid-19.

« Comme anticipé, nous avons enregistré un chiffre d’affaires trimestriel record au quatrième trimestre et atteint une croissance organique de près de 30% sur l’ensemble de l’exercice malgré les conditions difficiles rencontrées pour acheminer nos produits. Cette performance reflète pour l’essentiel le succès continu de nos produits de radiofréquence tiré par le déploiement des générations cellulaires 4G et 5G. Dans le contexte lié à l’épidémie de Covid-19, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance aux collaborateurs de Soitec pour maintenir un niveau de service élevé pour nos clients et pour assurer la continuité de la production sur nos sites industriels de même que la poursuite de nos principaux programmes de R&D », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

« Au moment de commencer notre nouvelle année fiscale marquée par les incertitudes pesant actuellement sur l’économie mondiale, Soitec peut s’appuyer sur une forte position financière. Nous continuons à prendre nos décisions en matière d’investissements de capacités supplémentaires en fonction des engagements de nos clients et la demande du marché. Nous demeurons extrêmement confiants dans les perspectives de croissance à long-terme qui s’ouvrent à nos substrats innovants. Soitec a accru le nombre de segments de marché où nos technologies et nos produits apportent une forte valeur ajoutée, en particulier le RF-SOI, le FD-SOI, le Photonics-SOI et le POI pour filtres de radiofréquence. Notre activité est tirée par des marchés clés tels que la 5G, l’innovation automobile, l’intelligence artificielle et l’Internet des Objets, ainsi que les centres de données et les infrastructures de télécommunications mobiles », a ajouté Paul Boudre.

Un prêt à long terme de 200 millions d’euros dans le cadre du plan Nano 2022

Le 27 mars 2020, Soitec s’est vu accorder par la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) un prêt à 12 ans de 200 millions d’euros, au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dans le cadre du plan Nano 2022. Les tirages sur cette ligne de crédit seront étalés au cours des prochaines années pour soutenir à la fois le financement des programmes de R&D et celui d’investissements dans des infrastructures de première industrialisation en France.

Le plan Nano 2022 de soutien aux développements technologiques jusqu’à leur phase de pré-industrialisation marque la reconnaissance par la France de l’importance d’une filière électronique et microélectronique solide et innovante sur le territoire français au service de la compétitivité de l’industrie, souligne le groupe. Nano 2022 constitue le volet français d’un vaste programme européen d’intérêt commun (« IPCEI » : Important Project of Common European Interest). Au sein de cet IPCEI, Soitec est l’un des 7 chefs de file industriels français et coordonne les projets technologiques liés aux « Composants électroniques à haute efficacité énergétique ».

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a jusqu’ici été en mesure de maintenir sa production, en particulier sur les sites de Bernin et Singapour, en mettant en place des mesures de sécurité drastiques. Soitec continue ainsi à livrer ses clients pour répondre à leur demande. Le groupe poursuit également tous ses projets de R&D majeurs pour sécuriser leur calendrier d’avancement, y compris son programme de co-développement de substrats en carbure de silicium de nouvelle génération avec Applied Materials.

Enfin, Soitec a finalisé le 31 mars 2020 la cession à Pele Green Energy de sa participation de 20% dans CPV Power Plant n° 1 (société de projet hébergeant la centrale solaire de Touwsrivier en Afrique du Sud), finalisant ainsi son désengagement des activités solaires.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

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La filière textile (bis)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (bis)
La filière textile (bis)

Bonjour,

Parce que la situation actuelle nous oblige à reconsidérer l'industrie textile en France, voici à nouveau mon sujet consacré à cette filière plus que centenaire, autrefois florissante, fleuron de l'industrie française, ayant perdue de sa superbe depuis une bonne vingtaine d'années, mais qui, un peu forcée par ce cas de force majeur qu'est cette crise sanitaire exceptionnelle, retrouvera peut-être un nouveau souffle.

Voici et bonne lecture.

Jacques Samela   

 

La filière textile, suivre le fil de l’innovation et de la formation

 

Si il est un secteur dont on parle peu aujourd’hui, et qui pourtant fit les beaux jours de l’industrie française, participant amplement aux révolutions industrielles du XIX et du XX siècles, c’est bien celui de la filière textile.

En effet, après avoir vécu plusieurs décennies difficiles, dû notamment à la concurrence asiatique (loyale, déloyale, c’est selon), occasionnant nombres de délocalisations, sans parler de fermetures en cascade d’entreprises phares de la filière, perdant rien qu’en 2011, 110 000 emplois, rétrécissant même son marché national de 2,6 %, on peut d’ores et déjà dire qu’il reprend enfin du poil de la bête, grâce notamment à une montée de gamme, rendue possible par une innovation technologique permanente dans ce que l’on appelle aujourd’hui les textiles techniques.

Et pourtant, 71 % des français estiment encore que la filière textile est une industrie en perte de vitesse, vouée même à disparaître.

Seulement voilà, nous assistons certainement à un retournement exceptionnel concernant ce secteur, car pour la première fois depuis 40 ans, ses effectifs ont augmentés (+ 3,6 %), atteignant plus de 60 000 personnes, et ce dans les trois bastions historiques que sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts de France, et Grand Est. Le chiffre d’affaires 2017 s’affichant également en hausse avec 1,8 % de croissance, soit 13,4 milliards d’Euros, dont 8,9 milliards d’Euros à l’export (+ 2 %), et ce sans inclure les chiffres de la confection et de la distribution, ce qui lui permettrait de surpasser un autre grand secteur industriel français, l’automobile.

Et ce retournement plus que probant, est donc dû à l’importance prise aujourd’hui par les textiles techniques, représentant déjà près de la moitié de la filière (40 %), mais sans occulter pour autant la filière à l’ancienne, qui elle est tirée par le « Made in France » en vogue.

Alors, qu’appelle t’on textile technique, et quelle est sa différence avec ce que l’on peut connaître du textile lambda ?

Eh bien, d’après l’UIT (www.textile.fr), le représentant du secteur (près de 2 300 entreprises), il désigne des produits textiles dotés de propriétés techniques choisies, bien particulières, et offrant des fonctionnalités spécifiques qui sont adaptées à des usages bien définis. On dit qu’ils sont destinés à remplir un objectif d’utilité.

Ce qui fait qu’on en trouve dans des secteurs aussi variés que sont l’agriculture (housses, protection), la construction et le bâtiment (isolants, renforts de bâtiments), l’environnement (renforcement des sols, gestion de l’érosion), la santé (implants, prothèses), ou encore les transports (isolants, protection), avec comme perspective d’avenir, un marché mondial atteignant les 175 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Et en tant que deuxième nation, après l’Allemagne, comme productrice de ces textiles techniques, la France a vraiment une carte à jouer, avec notamment un personnel hautement qualifié, une innovation permanente, garante d’avancées technologiques de premier plan, comme par exemple sous la forme de nouvelles fibres tels les tissus biosourcés, les fibres intelligentes pouvant capter l’énergie solaire ou donner des informations physiologiques, ainsi que les vêtements ayant des vertus curatives ou à mémoire de forme.

Et en plus, comme le dit, Eric Boël, l’organisateur de l’événement incontournable du secteur, Textival (www.textival.fr), la France fabriquant le textile le plus propre au monde, il est fort à parier que la première place en Europe est proche, et qu’enfin ce secteur retrouve sa place de fleuron de l’industrie française, au même titre que l’aéronautique ou l’automobile aujourd’hui.

Avec une obligation malgré tout, c’est qu’il trouve (le secteur) des bras supplémentaires afin de surseoir à ce regain d’activité, ce qui n’est pas évident, vu l’image encore bien présente d’une industrie en général peu sexy, d’où le souhait d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les métiers du textile vers les jeunes et ceux que l’on appelle les prescripteurs de l’orientation (parents, enseignants), censé démontrer qu’il s’intègre (toujours le secteur) parfaitement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’industrie du futur, avec des thèmes on ne peut plus porteur chez les nouvelles générations, que sont le recyclage, les circuits courts, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Et tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et avec comme idée principale, que l’avenir du textile français soit donc entre leurs mains.

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Journal du net du 07/01/13

. La tribune du 08/04/13

. Le Monde du 08/10/15

. Bref ECO du 18/06/18

. Le Figaro du 20/06/18

. www.modeintextile;fr

. www.ceti.com

. www.ifth.org

. www.techtera.org

. www.uptex.innovationstextiles.fr

. www.textile.fr

 

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Pour Mes Lectrices (cette fois-ci)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Qarnot (suite)

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Qarnot (suite)
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Qarnot lève 6 millions d’euros pour exploiter la chaleur émise par les ordinateurs

31/03/2020

https://www.frenchweb.fr/qarnot-leve-6-millions-deuros-pour-exploiter-la-chaleur-emise-par-les-ordinateurs/397200

La consommation d’énergie des ordinateurs est une perte tant sur le plan économique qu’écologique. Dans ce contexte, Qarnot computing, qui reconvertit l’énergie des ordinateurs en chaleur, lève 6 millions d’euros en série B auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino

Lancé en 2010 par Paul Benoit et Miroslav SviezenyQarnot computing recycle la chaleur émise par des ordinateurs pour en faire une ressource nouvelle. La startup conçoit et commercialise différents produits sur ce modèle, comme une chaudière numérique baptisée QB1, commercialisée en France et en Finlande, qui permet de produire de l’eau chaude à partir de la chaleur émise par des ordinateurs. Qarnot développe également QH1, un radiateurs-ordinateurs pour chauffer des bâtiments, ou encore QC1, un crypto-radiateur. Ce dernier permet également de chauffer des bâtiment tout en minant des crypto-monnnaies. 

Miser sur les data centers

La startup basée à Montrouge revendique à ce jour plus de 1 000 logements sociaux chauffés via des ordinateurs, grâce à sa technologie. L’an passé, Qarnot computing et le groupe Casino annonçaient le lancement d’une entreprise commune baptisée ScaleMax, destinée à installer des data centers dans les entrepôts pour les chauffer. Ils ont par ailleurs inauguré un premier site de calcul intensif dans l’entrepôt d’un magasin Cdiscount en Ile-de-France.

D’autres acteurs français commencent à émerger sur ce secteur, à l’instar de la startup Tresorio, qui s’emploie à recycler la chaleur des centres de données via des chaudières numériques et qui a levé des fonds en 2019.

Qarnot computing compte parmi ses clients BNP Paribas, la Société générale, Naxitis ou encore Illumination MacGuff. Dans le cadre de cette levée de fonds, la startup ambitionne d’accélérer son activité en R&D et de recruter davantage, notamment pour les pôles informatique et commercial. «Cette levée de fonds va nous permettre de franchir un nouveau cap et d’accélérer notre croissance autour de notre gamme de produits et services déjà reconnus et demandés», commente Paul Benoit

Qarnot computing : les données clés 

FondateursPaul Benoit et Miroslav Sviezeny 
Création: 2010
Siège social: Montrouge, France 
Secteur: smart building, cloud, HPC

Activité: exploite la chaleur émise par des ordinateurs


Financement: 6 millions d’euros en série B en mars 2020 auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27 juin 2016, intitulé : Qarnot Computing, chauffer à moindre coût.

 

 

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Parrot (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Parrot (suite)
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PARROT : CHIFFRE D’AFFAIRES EN CHUTE DE 30%, MAIS PERTES RÉDUITES AUX ¾

19 Mars 2020 

https://vipress.net/parrot-chiffre-daffaires-en-chute-de-30-mais-pertes-reduites-aux-%c2%be/

 

Recentré sur les drones et solutions professionnels, le groupe Parrot a réalisé un chiffre d’affaires de 76,1 M€ en 2019. Ce recul de 30% est lié à l’effondrement des ventes des anciens produits à destination du grand public (-77%).

Les produits et solutions à destination des clients professionnels ont contribué à hauteur de 67% au chiffre d’affaires du groupe et ont affiché une croissance de 10%, et de 14% retraitée des activités de services arrêtées (Airinov, Airsupport).

Retraitées de ces effets, les ventes de drones à périmètre comparable ont reculé de 2% par rapport à 2018. Parrot veut y voir l’agilité du groupe à mener un repositionnement rapide, capitalisant sur ses atouts sur un marché des drones qui mûrit progressivement.

En 2019 le groupe a ainsi poursuivi le développement de ses offres de drones et de solutions professionnels, porté une attention significative à l’allocation de ses ressources et au redressement de sa marge, et mis en œuvre de nouvelles opportunités de croissance sur les marchés de la défense et de la sécurité.

Le groupe français rappelle notamment qu’en mai 2019, la société a été retenue par le U.S. Department of Defense pour participer au développement de la nouvelle génération de drones de reconnaissance à courte portée destinée à l’U.S. Army. Le résultat de cet appel d’offre sera connu courant 2020. Début 2020, le groupe a aussi remporté l’appel d’offre « Programme Suisse Mini UAV » (Suisse MUAS) pour équiper les Forces Armée Suisse en micro-drones.

La stratégie ainsi mise en œuvre en 2019 génère un redressement du taux de marge brute qui ressort à 63,7% (et de 61,4% retraité des éléments non récurrents). Il est soutenu par la diminution des activités grand public et l’évolution du mix produit en faveur des drones et solutions professionnels.

En 2019, le groupe a piloté ses opérations avec 2 axes prioritaires : le maintien d’une forte capacité d’innovation, gage de son avenir sur le marché des drones, et le strict contrôle des coûts passant également par la simplification de son organisation, permise par la réduction des ventes d’anciennes générations de produits grand public.

Dans ce contexte, les dépenses de R&D s’élèvent à 35,2 M€, contre 37,2 M€ en 2018. Les dépenses marketing et commerciales ont diminué de 41 % pour s’établir à 21,7 M€. La diminution de 14,8 M€ des dépenses résulte de la réorganisation mise en œuvre au 3e trimestre 2018 : réduction des effectifs et des opérations marketing permises par le recentrage sur les offres professionnelles, le regroupement des plateformes commerciales et des centres logistiques et la réduction du nombre de produits vendus. Ces tendances se reflètent également dans la baisse de 28 % des dépenses de production et qualité, à 6,6 M€ en liaison avec la réduction du portefeuille de produits et l’absence de lancement d’équipements significatifs en 2019.

La stratégie de recentrage sur les drones et solutions professionnels, et les importants efforts consentis par les équipes dans le cadre de la réorganisation ramènent la perte opérationnelle courante à -28,4 M€, contre -65,9 M€ en 2018. A fin 2019, l’effectif du groupe est de 545 salariés (contre 659 à fin 2018). 53 % sont dédiés à la R&D et 75 prestataires externes contribuent à la réalisation des projets qui seront finalisés en 2020.

Tenant compte de l’absence d’impôts en 2019, le résultat net ressort à -29,6 M€, contre -111,2 M€ en 2018.

Conformément à ses engagements, la stratégie et les efforts déployés en 2019 permettent de préserver la trésorerie nette qui s’établit à fin décembre à 125,1 M€ hors impact IFRS 16 (et à 116,0 M€ incluant IFRS 16).

Le groupe Parrot estime avoir redressé sa situation en 2019 et dégagé des marges de manœuvre pour poursuivre sa stratégie d’innovation et d’expansion sur ses marchés clés : la cartographie 3D, la géomatique, l’inspection, l’agriculture de précision, et la sécurité.

En 2020, sur un marché des drones et solutions professionnels attendu en croissance, le groupe table notamment sur l’avancement de ces projets dans le domaine de la défense et de la sécurité, et la poursuite d’une stratégie commerciale ciblant les professionnels, les entreprises, les grands comptes et les gouvernements.

Au regard de la crise du coronavirus, Parrot n’a pas à ce stade rencontré de problème de production (seuls les drones à marque Parrot sont actuellement produits en Chine) ou d’allocation de composants, et estime disposer d’un stock adapté à son plan de marche pour le 1er semestre 2020.

 

 

PARROT VA PRODUIRE SON PROTOTYPE DE DRONE POUR LE DÉPARTEMENT DE LA DÉFENSE AUX ÉTATS-UNIS

16 Avr 2020 | VIPress.net

Parrot, premier groupe de drones européen, a franchi une nouvelle étape dans le programme de drone SRR (Short Range Reconnaissance) de l’US Army. En prévision d’une augmentation de la demande du Département de la Défense, Parrot commencera à produire les prototypes du drone dédié à ce programme aux États-Unis via son partenaire de sous-traitance NEOTech.

Pour les dernières étapes de ce processus de sélection, Parrot participera ainsi à une évaluation opérationnelle pour appuyer la décision d’attribution de la production de l’US Army. Le Français a été présélectionné avec cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire.

Le prototype final présenté par Parrot, conçu avec des composants sélectionnés pour être conformes aux exigences élevées de l’armée et du gouvernement américain, a été approuvé pour entrer en production. C’est avec son partenaire NEOTech que Parrot s’associe pour finaliser la mise en place de sa chaîne de production aux États-Unis pour fabriquer le lot de prototypes de très haut standard qui seront livrés à l’US Army et à la DIU (Defense Innovation Unit) en juillet 2020.

L’assemblage final du prototype se fait également de manière très sécurisée et contrôlée avec l’installation au sein des sites de NEOTech de tous les logiciels développés par Parrot à Paris (France) garantissant ainsi la fiabilité du produit et de sa gestion des données.

Avec plus de 40 ans d’expérience dans la fabrication électronique, NEOTech est spécialisé dans les programmes de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de l’aérospatial et de la défense, les produits médicaux et l’industrie des hautes technologies. Cet accord de partenariat renforce la stratégie de développement de Parrot aux États-Unis grâce à une approche spécifique des secteurs de la Défense et de la Sécurité.

« Parrot est honoré de travailler avec le Département de la Défense des États-Unis sur ce projet hautement stratégique. Nous avons su répondre aux critères exigeants fixés au cours des 12 derniers mois pour l’élaboration du prototype et nous sommes impatients d’entrer dans cette phase finale et de lancer la production aux États-Unis », déclare Laurent Rouchon, vice-président Sécurité et Défense chez Parrot.

En avril 2019, l’US Army et la Defense Innovation Unit ont sélectionné Parrot et cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire. Parrot a donc développé un prototype de drone entre mai et novembre 2019, en axant ses efforts de recherche et développement à Paris sur la conception d’un drone dédié aux spécifications de l’US Army. Un prototype a été finalisé en novembre 2019 et mis en test jusqu’en janvier 2020. Les premiers résultats positifs ont encouragé Parrot à préparer cette phase d’industrialisation début 2020.

NEOTech combine les forces de trois sous-traitants : NATEL, EPIC et OnCore. Employant plus de 3800 personnes, NEOTech se concentre sur les conceptions à faible et moyen volume pour les produits de haute complexité et de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de la défense/aérospatiale, de l’industrie et de la médecine.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 février 2015, intitulé : Parrot, le perroquet connecté.

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Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille
Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille

Alors que nous restons confinés, de regarder sur France TV la série intitulée « Parlement (1)», qui avec humour explique au mieux les rouages du parlement européen, souvent méconnus, et d'écouter le podcast des Echos intitulé "La Story", consacré aux Coronabonds (2).

1/ https://www.france.tv/series-et-fictions/series-comedies/parlement/#xtor=SEC-48-BIN-[FTV-Parlement_Serie]-[]-[Title]-S-[s%C3%A9rie%20parlement]

A propos

Samy débarque à Bruxelles au lendemain du vote du Brexit. Jeune assistant parlementaire fraîchement engagé, il ne connaît pas grand-chose aux institutions européennes, mais espère s’en tirer au charme et au bagout. 
Par maladresse, il se retrouve chargé de faire adopter un amendement sur la pêche. Il va prendre son destin en main, mais peut-être n’aurait-il pas dû…  

Comment fait-on adopter un amendement au Parlement européen ? Samy n’en a pas la moindre idée et a six mois pour y parvenir. Il entame un chemin de croix, entre renoncement et apprentissage. Tendre parfois, cruelle souvent, ici la comédie accompagne toujours ce récit initiatique. Parlement est une série sur la jeunesse, mais aussi un récit sur l’engagement. "You can make a difference" qu’ils disaient…

 

2/ https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-coronabonds-peuvent-ils-sauver-leurope-1196883#xtor=RSS-39

 

Bonne vision et bonne écoute à vous.

Jacques Samela

Publié dans En bref

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SCOP-TI, résilience apaisante ?

Publié le par Jacques SAMELA.

SCOP-TI, résilience apaisante ?
SCOP-TI, résilience apaisante ?

Alors que la parole résilience* devient l’un des mots phares de cette période particulière que nous vivons aujourd’hui, il en est certains qui l’emploient chaque jour pour réussir ce qu’ils ont entrepris il y a de cela 6 ans, soit les salariés de la Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions, plus connue sous l’appellation Scop-Ti (www.scop-ti.com).

En effet, se clôturait en 2014 une aventure initiée en 1977 à Géménos avec la société Fralib et les thés de la marque « Elephant », qui à cette époque faisait partie du groupe Unilever, et dont le souhait depuis 2010, était de transférer la production en Pologne.

Mais, c’était sans compter sur les salariés (près de 200), qui eux bien évidemment refusaient cet état de fait, et commença donc un combat de longue haleine, entre une direction persuadée que ce conflit ne durerai pas, et l’ensemble des salariés, aidé par un charisme certains des leaders syndicaux en poste, toute obédience confondue.

Et c’est finalement après trois plans sociaux, tous annulés par la justice quand même, et 1 336 jours de conflit, qu’un accord est enfin trouvé entre les protagonistes, assurant à ceux qui eurent l’idée de cette nouvelle structure, germée durant ces longs moments de combat, de bénéficier de la remise pour un Euro symbolique de l’ensemble des machines pour continuer toute fabrication, et une participation de 2,85 millions d’Euros de la part d’Unilever pour la création de la SCOP (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/10/les-scop-ou-societes-cooperatives-et-participatives.html). La seule chose que le groupe ne lâcha pas, c’est l’appellation et la marque « Elephant », qui existe toujours.

Loin de les décourager, car ayant finalement obtenus certainement plus que ce qu’ils en attendaient, ils se lancent donc en 2014, ils, les 58 anciens salariés qui investissent dans l’aventure leurs indemnités de licenciement, représentant 177 000 Euros, se rajoutant à la somme versée par Unilever (voir plus haut), en créant donc Scop-Ti.

Et depuis, ils ont élaborés tout une gamme de produits au nom symbolique de « 1336 », rappelant en cela le nombre de jours de lutte engagés avec leur ancien employeur.

Gamme de produits plutôt naturels, avec dès le début l’idée de privilégier ce que l’on appelle aujourd’hui le circuit court, et surtout la filière tilleul, qui stagnait depuis de nombreuses années dans son fief de la Drôme à Buis-Les-Baronnies, avec une cueillette annuelle de 10 à 15 tonnes par an, alors qu’aux meilleurs années, dans les années 80 et 90, elle montait à près de 500 tonnes, sans oublier également la camomille, la verveine ou encore la mélisse.

Seule la partie ayant trait au thé, avec des produits plus difficiles à trouver sur place, n’est donc pas concerné, mais sans pour autant empêcher le souhait de privilégier à nouveau le naturel, en pratiquant des partenariats en commerce équitable, dont les produits au final sont vendus essentiellement en circuit bio.

Et en additionnant l’ensemble de la gamme proposée à la vente, ce sont près d’une quarantaine de thés et infusions qui représentent haut et fort aujourd’hui cette marque atypique.

Seulement, et tout en espérant que la situation actuelle n’enraye en rien ce succès plus que probant, passant notamment d’un chiffre d’affaires de 460 000 €uros la première année, à près de 4 millions en 2019, il y avait encore un léger problème de trésorerie, et ce malgré les diverses campagnes de financement participatif.

Mais au vu de ce qu’ils ont endurés toutes ces années, ce n’est certainement pas ce contretemps fâcheux, mais pas que pour eux malheureusement, qui va les faire plier, ayant déjà quelques solutions complémentaires pour y remédier, comme la prise de fonds par des mutuelles, ou encore la vente d’une partie des équipements non utilisés, sachant qu’ils n’occupent que 20 % des capacités de l’usine aujourd’hui, tout en comptant également sur ce qu’ils appellent le socio-financement, avec l’achat en ligne de leurs produits sur le site internet (https://www.scop-ti.info/campagne-de-sociofinancement.html).

Donc, si vous aimez vous désaltérer ou tout simplement vous faire du bien, tout en privilégiant les produits naturels et le « Fait en France », n’hésitez-pas et achetez sans retenue le résultat de leurs rêves.

*La résilience est la capacité que nous avons tous à nous adapter et à affronter les situations les moins favorables.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.scop-ti.com

. www.1336.fr

. Wikipedia

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/aubagne/gemenos-face-au-succes-the-1336-scop-ti-ex-fralib-ont-besoin-tresorerie-1694650.html

. https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/premiers-benefices-en-vue-pour-scop-ti-thes-et-infusions_2100064.html

 

 

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Publié dans L'entreprise du mois

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