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Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense
Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

Abandonnée en 1954 par le rejet de l’Assemblée Nationale française du traité instituant la Communauté Européenne de Défense (CED), censée remplacer alors l’Union occidentale, première organisation européenne consacrée à la défense, créée en 1948 dans le cadre du traité de Bruxelles, le sujet d’une défense européenne revient aujourd’hui sur le devant de la scène par l’entremise du président français Emmanuel Macron, soucieux d’apporter une réponse européenne à un monde qui bouge, qui évolue, redevenant dangereux, avec notamment des acteurs dont les buts ne sont pas très clairs, et une Amérique, celle de mister T en tous cas, qui envoie des messages peu rassurants quant à son rôle de garant d’une paix initiée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (1945).

Sera-t-il entendu ? En ce qui me concerne je l’espère, mais l’on voit depuis quelques temps un regain d’intérêt de certains pays, notamment de l’Allemagne, sur le sujet, aidé également en cela par le Brexit, empêchant à terme la Grande-Bretagne d’entraver ce souhait, car à l’origine rétive, privilégiant plutôt le rôle de l’Otan.

Mais, avant d’aller plus loin sur l’argument, un peu d’histoire.

Donc, après le refus français, ce n’est qu’en 1976 que le sujet revient vraiment sur le devant de la scène, avec au sein de l’Otan, la création du groupement européen indépendant de programme (GEIP), devenant en 1992, le groupe armement de l’Europe occidentale (GAEO), et, avec le traité de Maastricht en 1993, l’instauration de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), dont l’instrument principal se nomme la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

Ensuite, en 1995 sera créé au sein du Conseil de l’UE, le groupe politique d’armement (POLARM), réunissant les ministres des Etats membres, et dont l’objectif sera de prendre les décisions relatives à la mise en œuvre de la PESC. Clair ?

Le traité européen d’Helsinki en décembre 1999 amorcera lui le renforcement des capacités militaires, avec comme objectif, de créer une force militaire de 60 000 hommes, capable d’accomplir diverses missions humanitaires, d’évacuation, de maintien ou de rétablissement de la paix, et celui de Nice en 2003, entérinera le passage de la PESD à la PSDC, soit la politique de sécurité et de défense commune.

Mais, c’est avec la déclaration franco-britannique de Saint Malo en 1998, et le sommet de l’Otan de 2002, que l’UE vit enfin monter en puissance la concrétisation d’une idée finalement jamais abandonnée, avec d’un côté, la prise en compte de la Grande Bretagne, moins rétive, ou plus pragmatique, c’est selon, de tenir compte de l’importance d’une défense européenne fiable, et de l’autre, la possibilité pour l’UE de bénéficier des moyens militaires de l’Otan, dans le cadre de sa défense, ou d’opérations extérieures, c’est ce que l’on a appelé l’accord de Berlin.

Et au final, suite à ces changements, ce sont près d’une vingtaine d’opérations, tant civiles que militaires, qui ont été misent en œuvre, avec la 1ère en 2003 au Congo, dans le cadre de la mission Artemis, et certaines encore en cours aujourd’hui, comme celle menée en Méditerranée, lancée en 2015, afin de lutter contre le trafic de migrants (EUNAVFOR Med), ou celle menée au Mali, suite à l’action primordiale de l’armée française au Mali, connue sous l’appellation « Opération Serval », consistant à former l’armée malienne (EUTM).

Alors, pourquoi aujourd’hui plus qu’hier me direz-vous ?

Plusieurs facteurs en fait, tout d’abord les actes terroristes perpétrés en Europe, révélateurs d’un manque criant de coordinations et de  coopérations européennes dans cette lutte difficile et complexe, la crise des réfugiés et le retour à une certaine forme de guerre froide qui ne dit pas encore son nom, avec la Russie (Ukraine, Crimée, Syrie), synonyme d’une redécouverte des frontières européennes, le Brexit, avec de facto la disparition du frein britannique quant à la création d’une défense européenne, et, déjà dit plus haut, le retour (également) à un certain isolationnisme américain, avec l’élection de mister T, donnant des signes tangibles d’un désir d’amoindrir sa présence en Europe, ce que l’on appelle encore aujourd’hui le parapluie américain, garant depuis la fin de la 2ème guerre mondiale d’une protection du continent européen non démentie à ce jour.

Et donc, afin d’accompagner au mieux cette nouvelle donne, il a été décidé en juin 2017 de lancer le Fonds européen de la défense (FED), afin d’encourager la coopération en matière de défense, l’amélioration de l’interopérabilité des équipements militaires des Etats membres, et de renforcer justement l’autonomie stratégique de l’UE, dont la concrétisation devrait être effective à partir de 2021, avec dans le cadre financier pluriannuel de l’UE pour la période allant de 2021 à 2027, une enveloppe de 13 milliards d’Euros.

 Vu les points de tension dans le monde aujourd’hui, il y a de fortes chances que cela aboutisse. Les prochains députés européens sont donc prévenus, car ils auront entre leurs mains l’avenir de la défense européenne.

Et si vous voulez en savoir encore plus, je vous invite à vous rendre aux « Entretiens Européens d’Enghien » (http://www.iris-france.org/evenements/les-entretiens-europeens-denghien-union-europeenne-lheure-des-choix/) du samedi 30 mars 2019, dont l’un des sujets, tous consacrés à l’Europe, posera justement la question. Son titre : Vers une armée européenne ?

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.defense.gouv.fr/dga/international2/historique-de-la-construction-europeenne-de-la-defense

. https://www.cvce.eu/education/unit-content/-/unit/1c8aa583-8ec5-41c4-9ad8-73674ea7f4a7/bd191c42-0f53-4ec0-a60a-c53c72c747c2

. https://www.touteleurope.eu/actualite/la-politique-de-securite-et-de-defense-commune-psdc.html

. https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/07/defense-europeenne-la-fin-d-un-tabou_5139983_3232.html

 

 

 

Vus et lus dans Objectifs de l'Union Européenne et politiques mises en oeuvre et Le petit Livre Bleu sur l'Europe
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Vus et lus dans Les Echos du 25/05/18 et du 20/03/19
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525 millions d’euros pour l’Eurodrone et d’autres projets européens de défense communs 

VIPress.net / 20/03/19

La Commission européenne a adopté mardi des programmes de travail pour cofinancer des projets industriels de défense communs durant la période 2019-2020, pour une enveloppe de 500 millions d’euros. Un montant supplémentaire de 25 millions d’euros a été affecté à l’appui aux projets de recherche collaboratifs dans le domaine de la défense en 2019, avec le lancement d’appels à propositions.

Le premier programme de travail du programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) convenu avec les États membres prévoit un cofinancement de 500 millions d’euros pour le développement commun de capacités de défense au cours de la période 2019-2020. Dans les prochains jours, la Commission publiera neuf appels à propositions pour 2019 et douze autres appels à propositions suivront pour 2020. Ces appels couvriront des thématiques prioritaires dans tous les domaines — l’air, la terre, la mer, le cyberespace et l’espace :

  • Faciliter les opérations, la protection et la mobilité des forces militaires : 80 millions d’euros sont disponibles pour contribuer au développement de capacités de détection des menaces NRBC ou de systèmes anti-drones ;
  • Renseignements, communications sécurisées et cyberespace : 182 millions d’euros seront consacrés à la conscience situationnelle de la cybersécurité et à la cyberdéfense, à la surveillance de l’espace et aux capacités d’alerte rapide ou aux capacités de surveillance maritime ;
  • Capacité à mener des opérations de pointe : 71 millions d’euros soutiendront la mise à niveau ou le développement de la prochaine génération de capacités de frappe de précision au sol, de capacités de combat au sol, de capacités de lutte aérienne et de futurs systèmes navals ;
  • Technologies de la défense innovantes et PME : un montant de 27 millions d’euros soutiendra des solutions dans le domaine de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des cybertechnologies, ainsi qu’une aide aux PME.
  • En outre, deux projets ont été proposés pour une attribution directe : 100 millions d’euros pour appuyer le développement de l’Eurodrone, une capacité essentielle pour l’autonomie stratégique de l’Europe, et 37 millions d’euros pour soutenir des communications militaires ESSOR interopérables et sécurisées.

Financer l’innovation dans la recherche en matière de défense

La Commission publie aujourd’hui des appels à propositions dans le cadre de l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR), la troisième et dernière tranche du budget de la Commission Juncker. Le programme de travail 2019 consacrera 25 millions d’euros à la recherche portant sur la domination du spectre électromagnétique et les futures technologies de rupture dans le domaine de la défense — deux domaines jugés essentiels pour maintenir l’avance et l’indépendance technologiques de l’Europe à long terme.

Les appels à propositions sur les futures technologies de rupture dans le domaine de la défense se pencheront sur la manière dont l’UE peut soutenir des technologies de rupture dans le domaine de la défense qui soient susceptibles d’entraîner des transformations dans le domaine militaire. Cela contribuera à préparer le terrain pour le Fonds européen de la défense, qui pourrait affecter jusqu’à 8% de son budget aux technologies de rupture.

La Commission a déjà financé cinq projets de recherche en matière de défense, dont le projet Ocean 2020 d’un montant de 35 millions d’euros destiné à soutenir des missions de surveillance maritime. Des contrats pour le financement de trois autres projets sont en cours de préparation.

Les consortiums éligibles peuvent répondre aux appels à propositions pour 2019 jusqu’à la fin du mois d’août. La sélection des premiers projets se fera avant la fin de 2019, suivie par la signature officielle des conventions de subvention.

 

Fiche d’information : Le Fonds européen de la défense (mars 2019) / https://ec.europa.eu/docsroom/documents/34509

Fiche d’information : Programmes européens de travail dans le domaine de la défense (mars 2019) / https://ec.europa.eu/docsroom/documents/34510

Vus et lus dans Les Echos du 19/06/18, du 24/01/19 et du 06/02/19, et Electroniques n° 101 de février 2019
Vus et lus dans Les Echos du 19/06/18, du 24/01/19 et du 06/02/19, et Electroniques n° 101 de février 2019
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Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

Publié dans En bref

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Après le JEC

Publié le par Jacques SAMELA.

Après le JEC
Après le JEC
Vu et lu dans Plastiques & Caoutchoucs Magazine  n° 955 de mars 2019

Vu et lu dans Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 955 de mars 2019

Vu et lu dans Compositi n° 51 de mars 2019
Vu et lu dans Compositi n° 51 de mars 2019

Vu et lu dans Compositi n° 51 de mars 2019

Vu et lu dans Composite Solutions & Technopolymers
Vu et lu dans Composite Solutions & Technopolymers

Vu et lu dans Composite Solutions & Technopolymers

Vu et lu dans Plastiques & caoutchoucs Magazine n° 955 de mars 2019

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Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 127 de mars & avril 2019
Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 127 de mars & avril 2019
Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 127 de mars & avril 2019

Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 127 de mars & avril 2019

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 06 mars 2013 intitulé tout simplement, les matériaux composites

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Février 2019

Publié le par Jacques SAMELA.

Février 2019
Février 2019

PARTENARIAT. Stratégique entre le CEATech (www.cea-tech.fr) et le n°1 mondial des moteurs électriques, le japonais Nidec (www.nidec.com), afin de concevoir et de développer ses futures générations de produits pour l’industrie.

La Lettre Auvergne-Rhône-Alpes de février 2019

 

RELOCALISATION. De la marque française d’électroménager Scholtès après son rachat par le groupe Schneider Consumer Group (www.schneiderconsumergroup.com), afin de jouer sur le « Made in France », et de viser le haut de gamme pour séduire le marché asiatique.

L’usine Nouvelle du 04 février 2019

 

SIGNATURE. Par le groupe Colas du PPP (partenariat public-privé) du tramway de Liège pour un montant de 266 millions d’Euros. Cela concernera la conception, la construction et la maintenance de cette première ligne de tramway de la ville.

HAUSSE. Légère du nombre de « scale-up » en France, avec huit des cinquante jeunes pousses européennes à forte croissance sélectionnées par Tech Tour (www.techtour.com).

Les Echos du 05 février 2019

 

RECORD. De la plasturgie française avec un chiffre d’affaires de 31,7 milliards d’Euros en 2018. C’est le plus haut niveau jamais atteint, avec également un taux de revalorisation des plastiques atteignant 65,7 %.

Emballage Magazine du 11 février 2019

 

REBOND. Léger de l’économie française au 1er trimestre 2019 avec 0,4 % contre 0,3 % au dernier trimestre 2018.

La Tribune du 11 février 2019

 

GRAVER. Dans le marbre l’alliance en la France et l’Australie dans le domaine des sous-marins, avec un document de 1 400 pages qui acte définitivement l’acquisition de 12 sous-marins pour la marine australienne, évalué à 34 milliards d’Euros.

Les Echos du 11 février 2019

 

INAUGURATION. A Florence (Italie) de la ligne de tramway T2 par l’opérateur français, filiale de la RATP, RATP Dev (www.ratpdev.com), complétant en cela la ligne T1, et portant l’ensemble du réseau à 38 stations et 16,8 km de voies.

Les Echos du 12 février 2019

 

POSITIF. Le bilan des exportations de vins et spiritueux avec 13,3 milliards d’Euros en 2018, soit une augmentation de 2,4 %.

Les Echos du 14 février 2019

 

DECRUE. Continuelle du chômage en France, avec un recul, de 0,3 % au 4ème trimestre 2018, reculant à 8,8 %, soit son plus bas niveau depuis début 2009.

Les Echos du 15 février 2019

 

ACCORD. De coentreprise entre Naval Group (www.naval-group.com) et l’Arabie Saoudite dans le domaine de la production et le développement de systèmes navals.

L’Usine Nouvelle du 17 février 2019

 

CONTRAT. Pour Vinci Construction (www.vinci-construction.fr) en Virginie (USA) et son partenaire espagnol ACS, pour la conception et la construction d’une liaison routière entre les agglomérations d’Hampton et Norfolk. Le contrat s’élève à 2,9 milliards d’Euros.

Batiactu.com du 18 février 2019

 

SECURISATION. Du Super Bowl à Atlanta (USA) par la société Elistair (www.elistair.com), spécialisée dans le domaine des drones.

Brefeco.com du 18 février 2019

 

AMELIORATIONS. Timide en vue de l’activité économique avec la prévision d’une croissance de 0,4 % au premier trimestre 2019, et du moral des patrons français avec une hausse de l’indice du climat des affaires grimpant à 103 points, soit un peu au-dessus de sa moyenne de long terme.

OUVERTURE. D’une usine de recyclage  de plastique en Chine pour Veolia, soit une nouvelle activité pour le groupe dans ce pays, après le traitement de l’eau et des déchets.

Les Echos du 22 février 2019

 

RETOURS. De Peugeot aux Etats-Unis  avec le lancement d’une offre d’autopartage à Washington, et ce après une absence de près de 30 ans, et de Citroën en Inde pour 2021 avec un modèle dédié essentiellement au sous-continent, après y avoir été présent dans les années 20 et 30.

Les Echos du 27 février 2019

 

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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Phenix (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Phenix (suite)
Phenix (suite)

Phénix met la main sur Graapz pour sensibiliser les consommateurs au gaspillage alimentaire

11/03/2019 / frenchweb.fr

Phénix poursuit sa montée en puissance pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans toute l’Europe. Après avoir levé 15 millions d’euros en novembre dernier, la société française, qui récupère et valorise les déchets alimentaires de la grande distribution, vient de s’offrir la start-up Graapz, spécialisée dans la revente de paniers de fruits et légumes invendus. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été dévoilées.

Fondée en juillet 2017 par Florence Durillon et Alexandre Durand, Graapz a vu le jour en partant d’un constat terrible : les fruits et légumes représentent 50% du gaspillage alimentaire.

Dans ce contexte, la jeune pousse parisienne a développé un service anti-gaspi pour sauver de la poubelle les invendus des marchands de fruits et légumes. Grâce à une application mobile, ces derniers peuvent ainsi vendre ces produits en surplus à prix réduits auprès des consommateurs.

Depuis sa création, la solution de Graapz a convaincu une centaine de commerces en France et en Belgique, ainsi que des enseignes de la grande distribution comme Carrefour et Franprix. La société assure qu’elle a permis de sauver plus de 30 tonnes de fruits et légumes l’an passé avec la revente de 10 000 paniers. 

Une application mobile pour proposer les invendus des commerces de proximité 

L’acquisition de Graapz, société préalablement incubée au sein du Phénix Lab, la structure d’accélération de Phénix, doit permettre à l’entreprise lancée en 2014 par Baptiste Corval et Jean Moreau d’enrichir son offre à destination des consommateurs.

Celle-ci s’est matérialisée par la création d’une application mobile qui permet d’acheter à bas prix les invendus des commerces de proximité. Cette approche rappelle celle de l’application Too Good To Go, qui permet également d’acheter les invendus des commerçants (boulangers, traiteurs, supermarchés, hôtels…). 

Avant de lancer son application mobile en janvier, Phénix s’adressait uniquement aux entreprises, collectivités et associations en les aidant dans leur transition vers l’économie circulaire avec des solutions de réduction du gaspillage et de valorisation des déchets.

Pour rappel, ce sont 10 millions de tonnes d’aliments consommables qui finissent chaque année à la poubelle en France, ce qui représente 16 milliards d’euros gaspillés, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Depuis sa création en 2014, la société, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros l’an passé, indique avoir sauvé et redistribué plus de 30 millions de repas auprès de son réseau de partenaires.  

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23164 du 22/02/19 et Les Echos du 18/03/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23164 du 22/02/19 et Les Echos du 18/03/19

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23164 du 22/02/19 et Les Echos du 18/03/19

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Laval virtual, certainement pas une illusion

Publié le par Jacques SAMELA.

Laval virtual, certainement pas une illusion
Laval virtual, certainement pas une illusion

Las Vegas a son CES (lire « La petite histoire du CES » du 07 janvier dernier), Paris son Viva Technology (16 & 18 mai 2019), et Laval, en Mayenne, son Laval Virtual (www.laval-virtual.com), salon international de la réalité virtuelle et des techniques immersives, dont la 21ème édition aura lieu du 20 au 24 mars prochain.

 

Créé en 1999 sous l'impulsion du maire de la ville de l'époque et ancien ministre de la recherche sous le gouvernement Raffarin, alors 1er ministre du président Jacques Chirac, François d'Aubert, le concept émane lui de Bernard Taravel, co-créateur du Futuroscope, Guy Le Bras, directeur du GART (www.gart.org), et de Simon Richir, directeur de l'Institut des Arts et Métiers Paris Tech – Laval (www.laval.ensam.eu), avec comme idée de donner une autre image à cette région plutôt agricole, en réunissant pour la première fois en France des acteurs de la réalité virtuelle, qu’ils soient de l'enseignement, du monde de la recherche, de l'entreprise, et bien évidemment du grand public.

 

Et dès le début, le succès fut au rendez-vous, avec près de 8 000 participants, et une présence remarqué d'universités japonaises.

 

Aujourd'hui, la réalité virtuelle n'est plus la seule discipline proposée, car rejointe depuis par la réalité augmentée, la 3D interactive, la robotique, l'intelligence artificielle, l'internet des objets, et toutes les technologies innovantes et convergentes, devenant en cela le plus grand événement professionnel dédié aux mondes virtuels en devenir.

 

Et ce ne sont pas les 300 et plus exposants, répartis sur 9 000 m2 qui diront le contraire, attendant cette année pas loin de 10 000 visiteurs, professionnels, et rejoint par un public d'aficionados toujours plus nombreux chaque année, permettant à cet événement devenu désormais incontournable, d'atteindre les 20 000 visiteurs de l'édition précédente, voire de la dépasser.

 

Et pour cela, les organisateurs ont cette année organisé un tour d'Europe en camping-car pour faire connaître l'événement, visitant onze pays en trois mois, y rencontrant notamment près de cent entreprises, avec comme but de promouvoir ces nouveaux usages, incontournable aujourd'hui hui pour rejoindre le mouvement de ce que l'on appelle l'usine du futur ou 4.0.

 

Mais c'est aussi durant l'évènement que se joue sa réputation, avec cette année près de 200 conférenciers intervenant sur trois thématiques phares que seront tout d'abord celle consacrée aux activités sectorielles comme les domaines de la construction, de la santé, de la défense, du retail ou encore de l'industrie 4.0, appelées VRticals, ensuite celle consacrée aux problématiques dites transverses comme la formation, la production de contenus VR/AR, ou encore le storytelling, appelées TranVRsals, et pour finir, celle permettant des passerelles entre la recherche et l'industrie et appelée ConVERgence.

 

Une nouvelle formule sera également mise en place pour les Laval Virtual Awards, avec six grandes catégories que seront la VR/AR for productivity, la VR/ AR for Learning and Training, la VR/AR for Safety and improvement of Work Environment, la VR/AR for Marketing & Sales, la VR/AR for Data Visualisation & Decision-Making, et pour finir, la VR/AR for a cause, permettant de résoudre des problématiques industrielles et humaines, et dont les vainqueurs seront choisis par un jury d'experts internationaux.

 

Ensuite, et pour la deuxième année consécutive, reviendra le Festival ‘Art et de Réalité Virtuelle appelé Recto VRso, et dont la thématique traitera de l'illusion réelle et de l'illusion virtuelle, mais aussi pour la première fois, la mise en place d’une Job Fair, permettant aux entreprises présentes de rencontrer et de recruter leurs futurs collaborateurs.

 

Et justement, comme l'idée d'origine était de permettre de nouvelles débouchées à la région, on peut dire que cette initiative est une parfaite réussite, car si d'autres salons similaires existent, ils n'égalent en rien celui-ci, mais surtout, grâce à la mise en place de formations dédiées au sein des établissements scolaires de la région, une nouvelle génération d'étudiants a pu répondre aux nouveaux besoins des entreprises du crus et d'ailleurs, voire de créer un nouveau microcosme d'entreprises entièrement dédiées à ces nouveaux usages, avec dès 2017, la création d'un espace de rencontres high-tech de 3 200 m2 appelé le Laval Virtual Center (www.Lavalvirtualcenter.com), déjà considéré comme le premier hub international sur la RV/RA, s’appuyant sur le principe de l’ideation*, et dont l'objectif est d'accompagner au plus près l'avènement de ce monde nouveau, en proposant notamment des services dans le domaine de la veille technologique, permettant une information sur les tendances du moment, des formations continues adressées entrepreneurs, afin de les aider à comprendre le fonctionnement de ces nouveaux outils, pour par la suite les utiliser à bon escient pour leur entreprise, permettant en cela de conforter le positionnement actuel du marché français, soit le troisième au plan mondial, avec comme possibilité d'en atteindre la première place dans les prochaines années, j'en prends le pari.

 

*L'idéation est le processus créatif de production et communication de nouvelles idées (Wikipédia).

 

Jacques Samela

 

Sources :

 

. www.laval-virtual.com

. www.mtom-mag.com

. www.vrroom.buzz

. Wikipedia

 

Laval virtual, certainement pas une illusion

Publié dans Les dossiers

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Le rendez-vous de l'Europe : La deuxième puissance spatiale mondiale

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La deuxième puissance spatiale mondiale
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Vus et lus dans Objectifs de l'Union Européenne, et Air&Cosmos n°2598 du 08/06/18
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Vus et lus dans Les Echos du 11/09/18, du 30/01/19 et du 07/02/19
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Vus et lus dans Les Echos du 14/08/18, Engine, et Ca m'intéresse de oct/nov 2018
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Vus et lus dans Les Echos du 29/05/17, du 21/08/18, du 24/08/18, et du 11/09/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/17, du 21/08/18, du 24/08/18, et du 11/09/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/17, du 21/08/18, du 24/08/18, et du 11/09/18
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Vus et lus dans Les Echos du 25/06/18, du 05/10/18, et dans l'Usine Nouvelle n° 3573 du 30/08/18
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Vus et lus dans Les Echos du 25/06/18, du 05/10/18, et dans l'Usine Nouvelle n° 3573 du 30/08/18
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Vus et lus dans Les Echos du 27/08/18, et Challenges n°585 du 08/11/18
Vus et lus dans Les Echos du 27/08/18, et Challenges n°585 du 08/11/18
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Technicolor (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Technicolor (suite)
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Technicolor dans la tourmente des rumeurs sur son devenir

19/11/2018 | VIPress.net

Des dépêches d’agence et des rumeurs de marché faisant état d’éventuelles transactions autour de Technicolor, voire sa mise en vente ou une fusion avec un concurrent, ont fait réagir ce matin le groupe français. Technicolor souligne que des discussions sont à un stade préliminaire. Aucune décision stratégique ou engagement n’a été pris et Technicolor ne commentera pas plus avant les rumeurs de marché.

Le cours de Bourse de Technicolor a plongé ce lundi matin suite à des informations de Reuters faisant état d’une revue stratégique par le groupe de ses options, incluant une mise en vente partielle ou totale.

Pour Reuters, Technicolor souffre notamment des difficultés de sa division Maison connectée, qui produit des boîtiers de connexion large bande et vidéo. Rappelons que le 31 juillet Technicolor a finalisé la cession à InterDigital de son activité de Licences de Brevets conformément aux termes de l’accord conclu le 1ermars 2018.

L’accord inclut la vente de la quasi-totalité du portefeuille de brevets de Technicolor, excepté les brevets liés à l’activité terminaux mobiles, un petit nombre de brevets pour des technologies naissantes et certains brevets associés à des groupes de brevets.

La transaction a valorisé l’activité à environ 475 millions de dollars, avec un paiement initial de 150 millions de dollars au groupe français. Au premier semestre, Technicolor a réalisé un chiffre d’affaires de 1769 M€, en baisse de 15,7% par rapport aux six premiers mois de 2017 (-9,3% à taux de change constants).

Le chiffre d’affaires semestriel de sa division maison connectée est passé en un an de 1252 Me à 1003 M€.  « Technicolor passe en revue et évalue régulièrement les options stratégiques envisageables pour ses activités, que ce soit sous forme d’acquisitions, de rapprochements ou de cessions, à la poursuite de l’intérêt social et de celui des parties prenantes de la société. 

Ceci peut passer par des discussions avec des concurrents ou avec des investisseurs financiers. Ce processus est en ligne avec la mission du management de poursuivre un objectif de création de valeur pour les actionnaires », se contente pour l’instant de déclarer le groupe français.

Spécialiste technologique mondial dans le secteur du Media & Entertainment, Technicolor fournit de services vidéo avancés pour les créateurs et les distributeurs de contenu.

Bénéficiant également d’un portefeuille de propriété intellectuelle centré sur les technologies de l’image et du son, Technicolor a également pour engagement de soutenir le développement de nouvelles expériences pour les consommateurs au cinéma, à la maison, ou en mobilité.

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18, et n° 3599 du 21/02/19

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18, et n° 3599 du 21/02/19

Technicolor va céder ses activités de recherche & innovation

 11/02/2019 / VIpress.net

Technicolor annonce avoir reçu une offre ferme pour l’acquisition de ses activités de Recherche & Innovation (R&I) et être entré en négociations exclusives avec InterDigital, société de recherche et développement dans le domaine des technologies mobiles.

Pour rappel, le 31 juillet 2018, Technicolor avait déjà cédé à InterDigital son activité de Licences de Brevets, soit la quasi-totalité du portefeuille de brevets de Technicolor, excepté les brevets liés à l’activité terminaux mobiles, un petit nombre de brevets pour des technologies naissantes et certains brevets associés à des groupes de brevets. La transaction avait valorisé l’activité à environ 475 millions de dollars, avec un paiement initial de 150 millions de dollars au groupe français.

« Ce projet de cession permet de poursuivre la simplification de la structure du groupe tout en veillant à ce que les équipes de R&I rejoignent une organisation technologique bénéficiant d’une réputation internationale bien établie. Technicolor sera désormais en mesure de concentrer ses ressources exclusivement sur ses activités opérationnelles », a déclaré Frédéric Rose, directeur général de Technicolor, qui bénéficie d’un portefeuille de propriété intellectuelle, centré sur les technologies de l’image et du son.

La transaction prendrait la forme d’un achat d’actifs avec un accord de coopération en matière de R&I. Si elle aboutit, le droit de Technicolor de recevoir 42,5% (en plus des frais d’exploitation) des flux de trésorerie futurs provenant des activités de licence de brevets d’InterDigital dans le domaine de l’électronique grand public serait modifié. Les flux de trésorerie escomptés seraient diminués de 50% par rapport à la précédente estimation de la valeur actuelle nette. 

A travers la cession à InterDigital de son activité R&I, Technicolor pourra réduire significativement ses coûts à compter de 2020, correspondant à un retour sur investissement inférieur à 12 mois.

Technicolor, leader technologique mondial dans le secteur du Media & Entertainment, occupe des positions-clés sur le marché au travers de la fourniture de services vidéo avancés pour les créateurs et les distributeurs de contenu.

 

 

Vu et lu dans Le Monde du 23/02/18
Vu et lu dans Le Monde du 23/02/18

Vu et lu dans Le Monde du 23/02/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2016, intitulé : Technicolor, un fringant centenaire

 

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j'en ai marre

Publié le par Jacques SAMELA.

j'en ai marre
j'en ai marre

Oui, j’en ai marre, et je pèse mes mots, de la situation de l’équipe de France de rugby, après cette nouvelle défaite hier de l’équipe de France face à l’Irlande. Et pourtant, à chaque fois j’y crois.

Plutôt « footeux », j’ai malgré tout dans ma jeunesse, et il y encore de cela quelques années, vibré avec les précédentes équipes, notamment celles qui, menées par les Blanco, Rives, Sella, Benazzi, Ntamak, Betsen, Ibanez, Pelous, Dusautoir, et j’en oublie bien sûr, ont permis à la France d’être encore aujourd’hui la 3ème nation à avoir gagné plusieurs tournois des nations (25) et grands chelems (9), dont le dernier obtenu en 2010, en battant l’Angleterre (12 – 10).

Mais depuis, plus grand-chose, et je plains ces joueurs, qui malgré leurs talents, n’arrivent pas à sortir l’équipe de France de cette lente descente aux enfers du rugby français à l’échelle internationale, peu aidés il me semble par les dirigeants de ce sport, manifestement plus enclins à penser pour leurs paroisses (clubs), cela est légitime bien sûr, mais mettant de côté ce qui selon moi doit être la vitrine de leur sport, vu le retour en termes d’image de ce que peut apporter des victoires de prestige, ce ne sont pas les autres sports collectifs français qui diront le contraire.

Donc, à titre personnel, et certainement pas d’expert, j’en appelle aux anciens, tel Napoléon appelant ses grognards pour porter l’estocade finale, afin qu’à nouveau, ensemble, « Nos Petits » comme disait Roger Couderc, puissent trouver des solutions, voire bousculer les instances de leur sport, afin de porter à nouveau l’équipe de France vers le chemin de la victoire et de la reconnaissance internationale. Allez Les Bleus.

Jacques Samela
 

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Sports d'hiver, ski (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Sports d'hiver, ski (suite)
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Vus et lus dans Le Monde du 15/01/19 et du 27/02/19
Vus et lus dans Le Monde du 15/01/19 et du 27/02/19

Vus et lus dans Le Monde du 15/01/19 et du 27/02/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15/02/17, intitulé : La France, en haut des sommets.

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Euratechnologies, Sophia Antipolis (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Euratechnologies, Sophia Antipolis (suite)
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Vu et lu dans Industrie & Technologies n° 1071 de février 2019

Vu et lu dans Industrie & Technologies n° 1071 de février 2019

A Antibes, la "colline habitée" de Jean Nouvel et Manal Rachdi

Lina Trabelsi, le 07/12/2018 / Batiactu.com

 

ARCHITECTURE. En dévoilant le projet Ecotone, "campus écologique du XXIe siècle", la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis célèbre les 50 ans de sa technopole en regroupant Jean Nouvel, Manal Rachdi et Xavier Niel pour une enveloppe globale de 44 millions d'euros.

En s'offrant le futur projet Ecotone, le territoire azuréen de Sophia Antipolis a misé sur "un triptyque d'excellence", comme le martèle ce jour-là Jean Leonetti, président de la communauté d'agglomération devant des dizaines de personnes agglutinées devant son stand du Simi.

Dans le prestigieux générique du film du projet qui verra le jour à l'horizon 2022-2023, les architectes Jean Nouvel et Manal Rachdi sous la houlette de la Compagnie de Phalsbourg, et Xavier Niel, patron de Free et "élément fédérateur" qui entend installer une émanation de sa "Station F" sur la structure située à l'entrée d'Antibes.

Incubateur dédié à l'intelligence artificielle

En interface avec la technopole de Sophia Antipolis, qui célèbre son cinquantenaire, Ecotone est rêvé par Jean Leonetti comme "la capitale de l'intelligence artificielle". Et pour cause, Sophia Antipolis est présélectionnée pour accueillir un Institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle, avec un projet orienté vers la santé numérique et le développement d'un smart territoire.

La ville-hôte ne sera connue qu'au premier trimestre 2019, mais Xavier Niel a déjà ses vues sur le projet Ecotone, pour lequel il ambitionne de "créer un lieu avec un grand nombre d'entreprises et de startups". Le co-fondateur de l'Ecole 42 entend se focaliser sur l'aspect "incubateur", avec l'idée d'une Station F cette fois dédiée à l'intelligence artificielle, permettant "d'offrir une attractivité mondiale à Sophia Antipolis".

La France depuis les autoroutes

Face à toutes ces annonces futuristes, l'équipe architecturale prône un retour à la terre, avec un projet qui "rapproche l'homme et la nature". Si Ecotone désigne une zone de transition écologique entre deux écosystèmes, la structure imaginée par Jean Nouvel et Manal Rachdi retourne aux racines des paysages typiques des Alpes-Maritimes.

Depuis les premières images de synthèse, l'on pourrait croire que les deux architectes ont fait le choix d'ensevelir leur création sous la végétation. Il s'agit, en réalité, de reconstituer un relief montagnard, et servir ainsi l'idée de la "colline habitée". "Dans ce paysage que je connais si bien, il y a une vraie poésie de l'autoroute. J'ai toujours été frappé et peiné par la vision qu'on a de la France depuis les autoroutes, avec ces immeubles parachutés sans aucun lien avec le paysage", s'émeut Jean Nouvel.

 Continuité de la végétation sur les sols

 Dès sa livraison, Ecotone s'offrira à la vue des automobilistes franchissant l'autoroute A8 à l'entrée d'Antibes, point de jonction entre Nice et Cannes. Les architectes ont travaillé sur plusieurs strates et surélevé l'édifice dans un dialogue avec la flore et la végétation. Ils mêlent des variétés aux camaïeu lavande et orangés et des palmiers californiens "Washingtonia", qui, le prix Pritzker le concède, "ne sont pas vraiment du coin". A l'intérieur de cette colline artificielle qui veut coller au plus près de la nature, la lumière entre comme dans une passoire, et le relief végétal se projette sur les sols par des procédés miroitants.

Les 40.000 m² d'espaces aménagés par la Compagnie de Phalsbourg intègreront des bureaux, des lieux de co-working, une offre hôtelière, des restaurations et services. Les espaces végétalisés occuperont 56% de la parcelle, gage de "l'équilibre écologique" vanté par Jean Leonetti.

https://www.batiactu.com/edito/a-antibes-colline-habitee-jean-nouvel-54874.php?MD5email=8843226679e17408c0597aaee1b4b186&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 juin 2018, intitulé : De Sophia Antipolis à EuraTechnologies.

 

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