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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

COSMETIC VALLEY PRÉPARE DEUX ÉVÉNEMENTS PHARE

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-prepare-deux-evenements-phare/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-croissant-une-info

Le 11 MAI 2020

Cosmetic Valley prépare deux événements phare, le salon e-COSMETIC 360 et les Etats généraux de la filière parfumerie-cosmétique, confirmant la volonté de poursuivre les mutations de la cosmétique déjà à l’oeuvre et d’accélérer de manière collective l’adaptation aux changements issus de la pandémie Covid-19. 

e-COSMETIC 360 : COSMETIC 360 en format 4.0
Les 12 et 13 octobre 2020 (changement de dates) 

COSMETIC 360, le salon international de l’innovation de la filière parfumerie cosmétique, devient e-COSMETIC 360, parant de manière agile aux limitations probables de déplacement et augmentant l’accès à l’innovation avec tous les atouts du digital.
Ce choix très amont de nouveau format promet de faire du digital un véritable support pour la dynamique du visitorat international, des courants d’affaires et du soutien à l’export. Tout en maintenant ce qui a fait l’ADN du salon depuis ses débuts : une plateforme de l’innovation à 360 (tous types d’innovation pour l’ensemble de la filière), une synergie inédite entre Innovation, Recherche et Business, un tremplin pour les start-up, un carrefour indispensable pour les porteurs de projets innovants issus des 4 coins de la planète.
Les exposants pourront offrir des vitrines virtuelles de leurs innovations, rendant plus immersives leur découverte. IA, webinars, chats, vidéos, e-totems, sur la base d’une plateforme digitale riche et intuitive, auront pour but de stimuler et d’augmenter les interactions entre les acteurs situés partout dans le monde. 

 « La dimension virtuelle du salon e-COSMETIC 360 a pour but d’être un accélérateur d’innovation et de business. Il le sera peut-être d’ailleurs plus que jamais ! Les entreprises, marques, centres d’innovation ont besoin de relance, de partage et d’émulation collective. Le digital est adapté à des parcours hyper-dynamiques et agiles, essentiels pour cette édition 2020 » souligne Franckie Béchereau, directrice du salon. 

Les start-ups et porteurs de projets innovants pourront gagner en notoriété et e-rencontrer des partenaires essentiels à leur développement. Les grandes entreprises et marques connecteront leurs innovations, grâce au service d’open innovation offrant la prise de contact avec les porteurs de projet innovants internationaux.
Les publics exposants comme les visiteurs pourront également être plus nombreux et plus diversifiés au coeur de cette édition e-COSMETIC 360. «Nous accélérerons encore notre communication autour de l’innovation croisée, entre la cosmétique et d’autres secteurs clés tels que les technologies, les sciences, l’environnement, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la logistique et les services » ajoute Franckie Béchereau. 

Les Etats généraux de la filière nationale parfumerie-cosmétique
Les 14 et 15 octobre 2020 

Les Etats généraux de la filière réuniront les dirigeants des entreprises françaises, dans un engagement collectif renforcé. « Il est évident que la crise accélère le changement et sera créatrice de ruptures. Notre thématique – Nouvelle relance, nouvelle croissance – doit donner un grand signal d’accélération de la mue du secteur cosmétique. Et augmenter la valeur française, dans sa raison d’être de prendre soin de l’homme et de l’environnement, de répondre aux nouveaux besoins de bien-être et de sécurité » partage Christophe Masson, directeur général de Cosmetic Valley. 

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

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Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir
Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

https://www.touteleurope.eu/actualite/covid-19-ce-que-l-union-europeenne-peut-et-ne-peut-pas-faire.html

Quelles sont les prérogatives de l’Union européenne en termes de politique de santé ?

  • L’UE ne dispose que d’une compétence d’appui et s’attache donc à coordonner au mieux l’action des Etats membres.

Dès les débuts du développement de l’épidémie sur le territoire européen, une question a émergé : que fait – et que peut faire – l’Union européenne face à cette crise ? Parfois critiquée pour son manque de répondant, l’Union européenne jouit en réalité d’une marge de manœuvre réduite dans le domaine des politiques de santé. Comme l’indique l’article 168 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), la santé est une compétence communautaire d’appui : l'UE "encourage la coopération" et "complète les politiques nationales", sans s'y substituer.

Cela signifie que les Etats membres gardent la mainmise sur leur politique de santé. L’UE peut néanmoins produire des actes juridiquement contraignants en la matière, à condition qu'ils n'impliquent aucune harmonisation législative ou réglementaire des législations nationales.

 

Pour ce faire, elle dispose de plusieurs dispositifs et mécanismes déjà activés

Sur le plan strictement sanitaire, l’Union européenne a donc un rôle de coordination. Elle s’assure ainsi que les décisions prises au niveau national par chacun de ses Etats membres n'aient pas de conséquences néfastes pour leurs voisins. Le 28 janvier, la présidence croate a déjà appelé les Etats membres "à la solidarité", via le dispositif pour une réaction politique en situation de crise (IPCR). Son but : permettre un meilleur partage de l'information entre les gouvernements.

Dans cette optique, les institutions européennes disposent de plusieurs outils, notamment du Mécanisme contre les menaces transfrontières graves pour la santé dans l’UE, mis en place en 2013 après l’épidémie de H1N1 de 2009 et du Système d’alerte et de réponse pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles.

L'action européenne est appuyée par plusieurs agences consacrées à la santé. En 2001, l'UE a par exemple créé un Comité de sécurité sanitaire, qui a, par le passé, permis d'élaborer une stratégie de vaccination européenne pour freiner l'épidémie de peste porcine. Il avait notamment décrété l'usage de vaccins traceurs, qui permettent de distinguer les porcs contaminés des porcs sains, et avait ainsi permis de circonscrire l'épidémie. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies évalue quant à lui les risques sanitaires, à la manière d’une OMS européenne. Il a ainsi consolidé les données épidémiologiques européennes et permis de mieux évaluer les risques, tant en termes de propagation du virus d’un individu à l’autre qu’en termes de conséquences sur les systèmes de santé nationaux. Ursula von der Leyen a d'ores et déjà annoncé qu'il serait épaulé par un comité scientifique supplémentaire.

 

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/europe/evenements-et-actualites-lies-a-la-politique-europeenne-de-la-france/actualites-europeennes/article/la-solidarite-europeenne-face-au-covid-19

Une réponse européenne commune

La France a été le premier pays à inciter l’Union européenne à prendre la mesure de la crise, en demandant la réunion dès le 10 mars 2020 d’un Conseil européen extraordinaire et en appelant à des mesures coordonnées aux frontières pour éviter le chacun pour soi.

Les chefs d’État et de gouvernement ont pris sept mesures pour coordonner nos efforts en matière de santé publique, protéger les Européens et atténuer les effets socio-économiques de l’épidémie :

1. Disposer de matériel médical en commun (équipements de protection, ventilateurs et kits de laboratoire) avec la création de la première réserve commune de matériel médical et la passation de marchés publics communs pour l’achat d’équipements de protection individuelle. Cela passe également par un effort coordonné pour accroître les capacités de production… Parallèlement, une autorisation d’exportation d’équipements de protection individuels a été imposée pour les exportations hors d’Europe.

2. Soutenir la recherche d’un vaccin contre le Covid-19 avec la mobilisation d’un budget de 140 M€.

3. Mutualiser les efforts pour permettre aux citoyens européens en déplacement bloqués hors de l’Union de rentrer chez eux.

4. Faciliter la circulation au sein de l’UE, non seulement des biens et des marchandises, grâce à des couloirs prioritaires aux frontières intérieures pour l’approvisionnement notamment des hôpitaux, magasins et usines, mais aussi des personnes lorsque cela est nécessaire, en particulier les travailleurs frontaliers ou les citoyens européens qui rentrent chez eux.

5. Répondre à la crise en réaffectant 37 Md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion.

6. Soutenir les entreprises et les travailleurs en assouplissant les règles en matière d’aides d’État.

7. Suspendre le Pacte de stabilité pour permettre aux États membres de déroger aux règles budgétaires face à la pandémie.
La Commission européenne est chargée de la bonne mise en œuvre de ces mesures. Des mesures complémentaires sont actuellement en cours de discussion au niveau européen pour répondre à cette crise sans précédent.

 

La lutte contre le Covid-19 en quelques chiffres

  • 40 md€ de la Banque européenne d’investissement pour soutenir les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et PME (petites ou moyennes entreprises)
  • 37 md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion soit 650 millions € pour la France
  • 140 M€ pour la recherche d’un vaccin
  • 179 M€ pourront être mobilisés pour soutenir les travailleurs licenciés et les indépendants
  • + 125 M€ pour le « mécanisme européen de protection civile (cofinancement des vols de rapatriement et achats de matériel)
  • + 3,6 M€ pour le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
  • 500 md€ dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à soutenir les économies des États membres de l’Union européenne

A ces mesures s’ajoute l’exceptionnel « programme d’achat urgence pandémique » (ou PEPP) de la Banque centrale européenne qui va racheter à hauteur de 750 md€ la dette des États et d’entreprises de la zone euro sur les marchés.

 

Une solidarité concrète

La solidarité entre pays européens s’exprime tous les jours de manière concrète, par l’accueil de patients pour soulager les pays les plus touchés, par les dons de matériel médical (plus de 3 millions de masques offerts à l’Italie par ses voisins par exemple), par la mise en commun des efforts pour permettre le retour chez eux des Européens en déplacement bloqués à l’étranger ou encore par la mise en place de programmes de recherche communs.

 

Quelles autres compétences l’Union européenne peut-elle mobiliser pour intervenir face à la crise sanitaire ?

  • L’Union européenne s'engage financièrement grâce à sa flexibilité budgétaire

Bien qu’elle dispose de prérogatives réduites en termes de santé, depuis le début de la pandémie, l’Union européenne s’est mobilisée sur trois autres champs où elle bénéficie de compétences plus élargies pour réagir face à la pandémie. Le premier concerne le budget pluriannuel de l'Union européenne, pour lequel les Etats membres doivent normalement geler des fonds en prévision de leur participation aux années à venir, selon une logique de préfinancement. L'UE a ainsi annoncé vouloir dispenser les Etats membres de cette obligation, pour leur permettre de débloquer le plus rapidement possible 7,5 milliards d'euros en soutien aux hôpitaux et aux entreprises en difficulté.

Cette première mesure, annoncée par Ursula von der Leyen le 10 mars, a été validée par le Parlement et le Conseil le 26 mars. Elle entre dans le cadre d'un "fonds d'investissement en réponse au coronavirus". La commissaire à la Recherche Mariya Gabriel a également précisé, dans un entretien au Point, que 140 millions d'euros issus du programme européen de recherche Horizon Europe seraient alloués aux études pour trouver un vaccin. Toutes ces mesures répondent à la même logique : l'Union européenne cherche à mobiliser ses différents programmes et fonds, et compte profiter de la flexibilité budgétaire dont elle dispose grâce à son organisation pluriannuelle pour aider financièrement les Etats membres.

Le 20 mars, elle a enfin annoncé qu'elle ferait preuve d'une tolérance maximale quant aux critères de convergence économiques, qui contraignent habituellement les décisions budgétaires des Etats membres. Annonce officialisée par le conseil des ministres des Finances de l'UE, qui a validé le 23 mars la clause dérogatoire générale aux règles budgétaires prévues dans le Pacte de stabilité et de croissance. Cette mesure d'exception lève la limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique.

Cette mesure d'exception concerne les 27 pays de l'Union européenne, mais elle a des répercussions plus importantes pour les membres de la zone euro. En effet, si les 27 doivent respecter ces règles économiques et sont rappelés à l'ordre en cas de non-respect des normes, les membres de l'Eurogroupe encourent des amendes en cas d'infraction. Amendes qui seront donc levées dans le cadre de cette clause dérogatoire générale.

La Banque centrale européenne a quant à elle annoncé mercredi 18 mars qu'elle allait mettre en place un plan de relance de l'économie en rachetant les dettes des Etats membres et des entreprises à hauteur de 750 milliards d'euros. Le but de la manoeuvre : rassurer les banques et les inciter à soutenir l'investissement avec des emprunts aux taux les plus bas possibles pour les ménages et les entreprises. De son côté, la Banque européenne d'investissement devrait débloquer 200 milliards d'euros de prêts pour soutenir l'activité des entreprises en difficulté. Le plan a été approuvé au cours d'une réunion de l'Eurogroupe le 9 avril.

Cette rencontre a également abouti à un accord sur la mobilisation d'un autre instrument : le mécanisme européen de stabilité (MES). Mis en place après la crise de 2008, ce dernier, financé par les budgets des Etats membres, permet aux Etats les plus en difficulté de bénéficier de sa crédibilité et d'emprunter à un taux d'intérêt moins élevé. Il peut également racheter les obligations déjà émises sur les marchés, mais dont la valeur chuterait, pour en relever le cours. Lors de la réunion de l'Eurogroupe, les ministres de l'Economie et des Finances ont validé son utilisation (qui doit encore être confirmée par les chefs d'Etat et de gouvernement), à hauteur de 240 milliards d'euros. Ces mesures d'urgence ont été validées lors d'un Conseil européen le 23 avril.

L'Union a pris une autre mesure européenne de soutien économique en activant le fonds de solidarité de l'Union européenne, destiné lui aussi à soutenir les Etats membres en cas de catastrophe naturelle. Son champ d'application a été étendu à la lutte contre la pandémie par le Parlement et le Conseil européen le 26 mars, débloquant ainsi une enveloppe de 800 millions d'euros supplémentaires.

 

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/04/17/covid-19-quelles-reponses-de-l-europe-a-la-crise

 

Soutenir les emplois, les entreprises et l'économie

Mesures de soutien à l'emploi et aux travailleurs, aux entreprises et aux États membres.

L'UE et ses États membres prennent des mesures pour réduire au minimum les répercussions de l'épidémie de COVID-19 sur l'économie.

Le 9 avril 2020, l'Eurogroupe a proposé, dans un rapport adressé aux dirigeants de l'UE, trois filets de sécurité immédiats d'un montant de 540 milliards d'EUR pour:

  • l'emploi et les travailleurs
  • les entreprises
  • les États membres

Le 23 avril 2020, les dirigeants de l'UE ont approuvé la proposition de l'Eurogroupe concernant les trois filets de sécurité et ont demandé que cet ensemble de mesures soit opérationnel pour le 1er juin 2020.

L'emploi et les travailleurs

L'UE propose un soutien temporaire pour atténuer les risques de chômage en situation d'urgence (SURE) afin d'aider les travailleurs à conserver leur emploi pendant la crise. Ce mécanisme prévoit l'octroi de prêts aux États membres à hauteur de 100 milliards d'EUR pour couvrir une partie des coûts liés à la création ou à l'extension de dispositifs nationaux de chômage partiel.

Les entreprises

Le groupe de la Banque européenne d'investissement (BEI) va créer un fonds de garantie paneuropéen: il s'agira de prêts aux entreprises, à concurrence de 200 milliards d'EUR, la priorité étant donnée aux petites et moyennes entreprises (PME) dans toute l'UE. Ce montant s'ajoute aux 40 milliards d'EUR déjà mobilisés pour répondre aux besoins de financement à court terme des PME.

Les États membres

Le Mécanisme européen de stabilité va mettre en place un soutien dans le cadre de la crise pandémique, sur la base d'une ligne de crédit de précaution existante, adaptée pour tenir compte de la crise provoquée par la COVID-19: il s'agira de prêts pouvant être octroyés à tous les États membres de la zone euro, à concurrence de 2 % de leur PIB cumulé (soit 240 milliards d'EUR).

 

Efforts coordonnés au niveau de l'UE et des États membres

 

Au total, l'UE et ses États membres mobilisent:

3 %

du PIB de l'UE pour des mesures budgétaires

16 %

du PIB de l'UE pour un soutien de trésorerie

 

 

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/macron-et-merkel-proposent-un-plan-de-relance-europ%c3%a9en-de-500-milliards-deuros/ar-BB14ga3X?li=BBkG5mY

 

Macron et Merkel proposent un plan de relance européen de 500 milliards d'euros 

AFP / le 18/05/2020 

Le couple franco-allemand a proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'aider l'Union européenne à surmonter la crise historique engendrée par la pandémie de coronavirus, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.

"Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l'UE, l'Allemagne et la France soutiennent la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE doté "de 500 milliards d'euros", souligne une déclaration commune.

Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE".

Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

"Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent", a affirmé le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a-t-il martelé.

La portée politique d'une telle proposition est très forte, pour une UE qui s'était déchirée, presque jusqu'au point de rupture, lors de la crise financière et le Grexit, sur l'épineuse question de la mutualisation des dettes.

Sur Twitter, le directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, Henrik Enderlein a qualifié cette opération de "signal historique".

Historic signal: 🇫🇷 & 🇩🇪 propose joint debt issuance by EU in a 500bn EUR recovery fund.

Big news: EU debt would *not* be counted as Member State debt. This was a taboo still days ago. Now, it could become reality.

We never got that close to a Hamiltonian moment for Europe.

— Henrik Enderlein (@henrikenderlein) May 18, 2020

Pour l'économiste Jean Pisani-Ferry, c'est un "reboot pour le couple franco-allemand. Impressionnant. Maintenant commence le plus dur: la négociation de l'UE à 27".

L'Autriche veut des "prêts"

Un tel plan constituerait ainsi un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen, à laquelle Berlin mais aussi des pays de l'Europe du Nord ont longtemps été hostiles.

"La France et l'Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité" européenne, a souligné Mme Merkel, en reconnaissant que la proposition était "courageuse" et susceptible de s'attirer des critiques notamment en Allemagne.

Ces 500 milliards viendraient s'ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment.

Au total, l'Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d'euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l'ensemble des États membres de l'UE.

La négociation à 27 pourrait être délicate, suivant les lignes de fracture traditionnelle de l'Union entre pays du "Nord" et du "Sud".

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a réagi sur Twitter en disant qu'il était favorable à des "prêts", et qu'il ne voulait pas d'augmentation du budget de l'UE mais une redistribution de ses ressources.

Our position remains unchanged. We are ready to help most affected countries with loans. We expect the updated #MFF to reflect the new priorities rather than raising the ceiling.

— Sebastian Kurz (@sebastiankurz) May 18, 2020

Il s'est entretenu sur ce sujet avec les dirigeants du Danemark, des Pays-Bas et de Suède, autres pays susceptibles de s'opposer à la proposition franco-allemande.

L'entourage du Premier ministre italien Giuseppe Conte comme le gouvernement espagnol ont eux salué "un pas dans la bonne direction", que les deux pays appelaient de leurs vœux.

"Moment hamiltonien" ?

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues", s'est félicitée la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également "réjouie de la proposition constructive de la France et de l'Allemagne".

Elle doit elle-même présenter le 27 mai prochain son propre plan pour la relance économique de l'UE.

"Cette proposition [franco-allemande] va dans le sens de celle préparée par la Commission, laquelle tiendra également compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen", a-t-elle ajouté.

De cette Europe unie, doit naître une "Europe de la santé", ont aussi souhaité Paris et Berlin.

"Notre volonté est de doter l'Europe de compétences très concrètes en matière de santé. Avec des stocks communs de masques et de tests, des capacités d'achats communes et coordonnées pour les traitements et les vaccins, des plans de prévention partagés des épidémies, des méthodes communes pour recenser les cas. Cette Europe de la santé n'a jamais existé, elle doit devenir notre priorité", a lancé M. Macron.

Pour M. Enderlein, "ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est que France et Allemagne sont d'accord pour que dans une crise, l'UE puisse émettre sa propre dette à grande échelle. Le signal politique est que l'UE est plus qu'un groupe d'États-nations et a sa propre identité fédérale. Nous avons peut-être assisté à un moment Hamiltonien", en référence à Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor qui fut un des pères du fédéralisme américain en centralisant les dettes des États dans les années 1790.

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/covid-19-lambitieux-plan-franco-allemand-salu%c3%a9-par-christine-lagarde/ar-BB14gO6X?li=BBkG5mY

Covid-19 : l'"ambitieux" plan franco-allemand salué par Christine Lagarde 

 Boursier.com : Le 18/05/20

 La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a qualifié d''"ambitieux, ciblé et bienvenu" le plan de soutien de 500 milliards d'euros proposé lundi par Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Ce projet de soutien commun, qui sera financé par le budget européen, va dans le sens d'un rétablissement nécessaire de la "symétrie entre les pays" dans la sortie de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, a estimé la banquière centrale européenne dans une interview à paraître mardi dans plusieurs quotidiens européens, dont 'Les Echos'.

Une dette commune européenne pour faire face à la crise du Covid-19

A l'issue d'une visioconférence, le président français et la chancelière allemande ont publié lundi une déclaration commune proposant "la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE, et doté "de 500 milliards d'euros".

Le plan, qui envisage pour la première fois d'émettre une dette commune aux pays de l'UE, sera mis en place par la Commission européenne, qui financera ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés "au nom de l'UE", précise la déclaration commune du couple franco-allemand. La Commission transférera ensuite cet argent "aux Etats, régions et secteurs qui ont été le plus affectés" par la pandémie due au coronavirus.

"Esprit de solidarité et de responsabilité"

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues. Elles ouvrent la voie à un emprunt à long terme effectué par la Commission européenne, et surtout, elles permettent l'attribution d'aides budgétaires directes conséquentes en faveur des Etats membres les plus touchés par la crise", a estimé Christine Lagarde dans cette interview également accordée au quotidien italien Corriere della Sera, au quotidien allemand Handelsblatt et au journal espagnol El Mundo.

"Cela témoigne de l'esprit de solidarité et de responsabilité évoqués par la chancelière (Angela Merkel) la semaine dernière. Il ne peut y avoir de renforcement de la solidarité financière sans une plus grande coordination de décisions au niveau européen", a poursuivi Mme Lagarde.

La proposition franco-allemande constitue un tournant dans la position de l'Allemagne, qui était jusqu'à présent ouvertement opposée à l'idée de mutualiser la dette européenne. Elle doit toutefois encore être approuvée par la Commission européenne et l'ensemble des 27 pays de l'Union, dont certains pourraient renâcler, notamment les Pays-Bas et des pays d'Europe du nord

Une chute du PIB de 15% envisagée au 2e trimestre dans la zone euro

Christine Lagarde a souligné le choc économique "considérable" et "inégalé en temps de paix" provoqué par la pandémie de Covid-19. Les scénarios de la banque centrale européenne prévoient une récession de 5% à 12% pour la zone euro cette année, avec une hypothèse centrale à 8%.

La patronne de la BCE a précisé que l'institution reverra ces projections le 4 juin. "Mais nous anticipons, dans le scénario le plus sévère, une chute du produit intérieur brut de 15% sur le seul deuxième trimestre", a-t-elle indiqué. Dans ces conditions, "il est donc important que tous les pays redémarrent dans de bonnes conditions en utilisant tous les outils disponibles", a-t-elle poursuivi.

Revoir et simplifier le Pacte de stabilité et de croissance

Christine Lagarde a par ailleurs estimé que "cette crise est une bonne occasion de moderniser les modalités du Pacte de stabilité et de croissance, aujourd'hui suspendu". "Pour évaluer la soutenabilité de la dette, il ne faut pas se focaliser sur le niveau de dette sur PIB. Il faut prendre en compte le niveau de croissance, et les taux d'intérêt en vigueur. Ces deux éléments sont déterminants", a-t-elle affirmé.

"Je crois, a-t-elle ajouté, que les termes du Pacte de stabilité et de croissance devront être revus et simplifiés avant que l'on songe à le réinstaurer, lorsque nous serons sortis de cette crise."

Publié dans En bref

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Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

Les 15, 16 & 17 mai devaient se tenir dans le parc du Château les journées des plantes de Chantilly (Oise), anciennement organisées au Château de Courson (www.domaine-de-courson.fr).

Seulement voilà, en raison de quoi vous savez, elles ont tout bonnement étaient annulées.

Mais bon, ne souhaitant pas annuler également mon sujet consacré au château, qui me tient particulièrement à cœur, car natif de cette ville, et me disant que finalement, comme cette année Covid-19 nous aurons peut-être peu de chances de voyager à l’étranger, pourquoi ne pas le présenter malgré tout, moins connu semble-t-il, mais représentant quand même près de 500 000 visiteurs chaque année, et avec une histoire personnelle côtoyant l’histoire de France au plus près.

Mais comme vous le verrez par la suite, ce n’est pas qu’un château, c’est plus que cela.

Bâtiment fortifié au moyen-âge, appartenant aux Bouteiller, premiers seigneurs du lieu, il fut pillé en 1358 lors des Jacqueries*, avant d’être acheté en 1386 par la famille d’Orgemont, qui en fit une véritable forteresse.

Légué par la suite en 1484 à Guillaume de Montmorency (1453 – 1531), général des finances du roi Louis XI (1423 – 1483), un de ses quatre fils, Anne de Montmorency (1493 – 1567), compagnon d’armes et ministre de François 1er (1494 – 1547) héritant de ce domaine, décida après avoir guerroyé en Italie, tout en y découvrant des palais fastueux, de faire construire un château d’inspiration Renaissance, dont Florence en est le berceau.

Bien plus tard, l’un de ses descendants, Henri II de Montmorency (1595 – 1632) fut lui décapité pour s’être révolté contre le cardinal Richelieu (1585- 1642), et le château confisqué par le roi. Il ne reviendra à la famille qu’en 1643, plus précisément à l’épouse d’Henri II de Bourbon (1588 – 1646), prince de Condé, Charlotte de Montmorency (1594 – 1650).

Leur fils, Louis II de Bourbon (1621 – 1686), cousin du roi, et dit le grand Condé, organisera lui des fêtes dignes de Versailles, où se montrèrent les plus grands artistes du moment comme Molière, Racine, La Fontaine, ou encore Bossuet. Et, c’est à ce moment que Le Nôtre (1613 – 1700), pas le traiteur, mais le jardinier du roi Louis XIV, élaborera les désormais fameux jardins du château, dit à la française.

En 1719, en face du château, pour ceux qui connaissent, s’érigera les Grandes Ecuries (www.grandesecuries.com), j’y reviendrai, suivi après 1740, du Hameau, de la salle du Jeu de Paume et du château d’Enghien. A la révolution, le grand château, après avoir servi de prison, fut détruit par ce que l’on a appelé la Bande Noire**, et les collections, saisies, furent transportées au Louvre.

Il ne sera reconstruit qu’en 1875 par Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822 - 1897), afin notamment d’y abriter ses nombreuses collections d’arts, et, sans héritiers directs, ses deux fils ayant trouvés la mort jeunes, il lèguera la totalité de son domaine à l’Institut de France (www.institut-de-france.fr) en 1886, avec comme volonté ultime d’ouvrir les portes du château au public, sous l’appellation « Musée Condé », ce qui fut fait en 1898, un an après sa mort, et qui aujourd’hui représente une visite plus qu’agréable, en déambulant sur un parquet craquant au milieu de la deuxième collection de peintures anciennes après celle du Louvre, les appartements princiers, et une bibliothèque exceptionnelle, appelée « Le cabinet des livres », où repose près de 19 000 volumes, sur les 60 000 que compte l’ensemble de la collection du domaine, composé pour la plupart de manuscrits (1 500), dont le plus ancien date du XIème siècle, et de 17 500 imprimés, dont environ 700 incunables (imprimés avant 1501, le début de l’imprimerie), et 2 500 livres imprimés au XVI siècle .

Vu et lu dans Art & Décoration
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Mais parler du château de Chantilly sans relater de ses à-côtés et de l'ensemble de son domaine, serait un oubli plus que fâcheux. Je vous le disais en préambule.

En effet, que dire de son parc de 115 hectares, notamment composé d’un jardin à la française, le préféré de son concepteur, vous vous souvenez, André Le Nôtre ? Il comprend de vastes miroirs d’eau reflétant les couleurs du ciel, de nombreux jets d’eau et de fontaines, et accompagnés de statues, représentant pour beaucoup le monde de la chasse à courre, toujours en œuvre aujourd’hui dans cette forêt de 6 344 hectares, partie prenante du domaine et que nous, Cantiliens, appelons tout simplement forêt de Chantilly.

Mais il comprend également deux autres jardins, dont le jardin anglo-chinois, élaboré en 1773, abritant le hameau, composé de cinq maisonnettes d’aspects dit rustiques, dont le modèle servi à créer le petit Trianon de Versailles, villégiature de Marie-Antoinette.

Et donc le jardin anglais, élaboré lui en 1819 sous la restauration***, occupant aujourd’hui la partie du château détruite durant la révolution, et composé des dites fabriques romantiques, dont le célèbre « Temple de Vénus », où nichent de majestueux cygnes blancs.

Et enfin, pour ceux qui aiment les chevaux, et ils sont nombreux à Chantilly, les Grandes Ecuries, construites entre 1719 et 1740, mesurant 186 mètres de long sur 12 mètres de large, composé d’un dôme monumental de 28 mètre de haut, pouvant abriter près de 250 chevaux et 500 chiens, car une de ses premières utilisations, j’y reviens, était pour les chasses quotidiennes des seigneurs du lieu. Ce sont toujours les plus grandes d’Europe.

Aujourd’hui, elles abritent le musée du Cheval, relatant des rapports entre le cheval et l’homme depuis la nuit des temps, ainsi que depuis plus de 30 ans, des représentations et des spectacles équestres, consacrés notamment à l’art du dressage, dont l’instigateur et créateur depuis 1982, se nomme Yves Bienaimé. Depuis, ce sont ses filles qui ont repris le flambeau.

Quant à lui, non rassasié, il s’engagea il y a de cela quelques années dans le sauvetage d’une partie du domaine de Chantilly, convoité par des promoteurs immobiliers, en créant le Potager des Princes (www.potagerdesprinces.com), composé de 25 petits jardins, où l’on y trouvent des légumes, des arbres fruitiers, des fleurs, des animaux, et où à la belle saison sont organisés des spectacles pour les enfants, les courses de lapins y étant très appréciées, mais aussi pour les adultes, plus classiques ceux-ci.

Mais, avant de clôturer définitivement ce sujet, je me propose de vous servir de guide dans le cadre d’un parcours virtuel que voici.

Imaginez, nous sommes au mois de juin, le soleil est au beau fixe, et après quelques jours à Paris, vous décidez de venir visiter Chantilly et son château.

Vous prenez donc le train à la Gare du Nord, et en une demi-heure, vous êtes à la gare de Chantilly. Face à la gare, un chemin boisé, que vous prenez, et qui vous mène tout d’abord à la petite pelouse, jouxtant l’hippodrome (www.france-galop.com/fr/hippodromechantilly), créé en 1834, et où se déroulent deux courses hippiques de renoms que sont le Prix du Jockey Club créée en 1836, et le Prix de Diane, course hippique créée elle en 1843, et considérée comme le prix de l’élégance par excellence, où certaines dames et messieurs y viennent chapeautés, afin de s’y montrer sous leurs plus beaux atours.

Vous continuez ensuite en longeant le champ de course, en imaginant le galop des chevaux et les clameurs des parieurs, attendant avec ferveur l’arrivé de leur champion, avant de tomber donc sur les Grandes Ecuries, défendues par la statue du duc d’Aumale à cheval, érigée là en sa mémoire en 1899.

Vous longez l’édifice, et là, sur votre gauche, le château de Chantilly, où vous attends donc bien plus d’une heure de visite de l’ensemble du domaine, avant de pouvoir déguster sur place la non moins célèbre crème Chantilly, dont certains disent qu’elle fût inventée ici même par François Vatel (1631 – 1671), même si sur ce sujet les avis divergent, car ce que l’on sait également, c’est que cette crème aurait été amenée dans les bagages de Catherine de Medicis (1519 – 1589), avec certainement son apparition plus qu’appréciée durant des diners au domaine. La légende fera le reste.

Et après avoir quitté définitivement le château, vous passez par la porte Saint-Denis, qui devait relier l’aile existante des Grandes Ecuries à celle projetée, mais jamais réalisée, et vous prenez la rue du Connétable (cela vous rappelle quelque chose ?), qui vous mènera à sa fin à la place Omer Vallon, lieu du marché habituel de la ville, mais où vous trouverez également l’occasion, si vos pieds vous disent encore oui, de visiter le Musée de la Dentelle (www.chantilly-dentelle.com), près de la médiathèque, sans oublier pour terminer votre périple, et garder un autre souvenir, autres que ceux du château, d’acquérir un ou plusieurs modèles de porcelaine de Chantilly, créée dans les années 1730 par le prince de Condé, Louis-Henri  de Bourbon, dans le plus pur style de la porcelaine japonaise de l’époque, qu’il affectionnait particulièrement.

Et pour repartir vers la gare, par un autre chemin, prendre la rue de Paris, continuer ensuite sur l’avenue du Maréchal Joffre, et avant un rond-point, sur votre droite, reprendre la rue des Otages (celle du début de votre périple), qui comme vous le verrez très rapidement, y mène directement.

Voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas encore ce château et l’ensemble de son domaine, j’espère que cette présentation vous aura donné l’envie de le visiter, et donc d’y passer une journée afin de découvrir ce que j’ai oublié de vous dire. Il vous attend, dès réouverture bien sûr.

*La Grande Jacquerie est un soulèvement paysans survenu en 1358 dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie, lors de la guerre de Cent Ans dans un contexte de crise politique, militaire et sociale. Cette révolte tire son nom de Jacques Bonhomme, figure anonyme du vilain, puis sobriquet désignant le paysan français, probablement du fait du port de vestes courtes, dites jacques. Elle eut pour chef un dénommé Guillaume Carle aussi nommé Jacques Bonhomme.Cette révolte est à l'origine du terme « jacquerie » repris pour désigner toutes sortes de soulèvements populaires. C'est sous la plume du chroniqueur Nicole Gilles, mort en 1503, contrôleur du Trésor royal sous Charles VIII de France, que l'on trouve ce terme dans Les chroniques et annales de la France parues dès 1492.(Wikipedia)

** La Bande Noire est une expression désignant, dans son ultime usage, une association de spéculateurs qui, sous la Révolution française, à partir de la mise sous séquestre des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790) et des émigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793), et leur vente, s'entendaient pour acheter à bas prix les châteaux, abbayes, monuments d'art les plus précieux, dans le but de les occuper, de les revendre avec profit (parcellisation des anciens domaines) ou de les démolir et d'en vendre les matériaux. (Wikipedia)

***La Restauration, appellation courante, est la période de l'histoire de France correspondant à la restauration de la monarchie en tant que régime politique en France, ou plus exactement dans ce qu'il restait de l'Empire napoléonien. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.domainedechantilly.com

. www.chantilly-tourisme.com

. www.grandesecuries.com

. www.potagerdesprinces.com

. www.chantilly-dentelle.com

Vu et lu dans Art & Décoration
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Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20
Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

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La filière textile (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (suite)
La filière textile (suite)

L’industrie textile française tire son épingle du jeu

Le 06 mai 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/l%e2%80%99industrie-textile-fran%c3%a7aise-tire-son-%c3%a9pingle-du-jeu?

Des masques et surblouses aux tissus innovants, l’industrie textile française répond présent. La crise sanitaire attire l’attention sur ce secteur porteur dont le futur se tisse à force de savoir-faire et d’innovation.

Face aux pénuries de produits sanitaires, les entreprises du textile ont fait preuve d’une réactivité remarquée. D’abord avec les masques grand public, fabriqués en nombre dès l’annonce du confinement. Dans la Loire, les Tissages de Charlieu ont ainsi développé un masque lavable en coton et polyester en un temps record.

Antoine Saint-Pierre, son directeur associé, aux Échos, a déclaré:

“En accord avec nos clients du secteur de l'habillement, du sport et des industriels pour qui nous fabriquons des tissus techniques, nous avons mis en stand-by toutes leurs commandes pour réorienter notre outil de production sur un modèle de masque de confinement afin de faire face à la pénuri.”

Et près de Bordeaux, il a suffi de 3 jours à Libero Mazzone, entrepreneur local, pour monter une usine où 260 couturières fabriquent quotidiennement 30 000 masques en tissu.

Quelques semaines plus tard, les surblouses viennent à manquer. L’appel à la filière lancé par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a été entendu. C’est le cas dans la Sarthe où l’ingéniosité est de mise. Le corsetier Macosa et un atelier d’insertion de la région se sont tournés vers CGPM. Cette PME locale, spécialisée dans les arts de la table en papier (nappes, serviettes…), leur a fourni les matières premières nécessaires à la fabrication de surblouses à usage unique.

D’autres entreprises comme RFK Luxury Linen, fabricant de linge pour l’hôtellerie de luxe, s’activent aussi pour fournir des surblouses lavables. Un modèle avec patron est d’ailleurs disponible dans le guide technique de l’Institut français du textile et de l’habillement.

La coordination est assurée par le comité stratégique de la filière (CSF) via la plateforme savoirfaireensemble.fr. Son rôle : mettre en relation les professionnels du textile et de la santé, pour répondre au mieux aux besoins de ces derniers.

La France, n°2 des textiles techniques en Europe
Cette capacité d’adaptation témoigne du dynamisme de l’industrie textile française. Le chiffre d’affaires a augmenté de 1,7%, et les créations de 0,9% par rapport à 2019. Des chiffres encourageants, résultat d’une montée en gamme de l’ensemble du secteur. Les grands noms de la mode favorisent en effet les savoir-faire locaux, qu’ils préservent grâce à leurs investissements. Le dernier en date ? Un atelier de maroquinerie dans l’Eure, financé par Hermès, avec 250 nouveaux emplois à la clé. 

Le secteur se distingue également par ses innovations, en particulier dans les textiles techniques. Le potentiel est considérable : ces tissus à haute valeur ajoutée, destinés aux professionnels de la santé, du sport ou encore de l’aéronautique, représentent 60% de la production textile française contre 30% en 2010. Une croissance forte qui fait de la France le deuxième producteur européen de textiles techniques et professionnels, d’après l’Observatoire des textiles techniques de l’Institut français de la Mode.  

En cette période de crise, la capacité d’innovation des entreprises françaises du textile technique leur offre une longueur d’avance pour répondre aux défis sanitaires de demain. On peut d’ailleurs citer les innovations de NeoMedLight dans le domaine de la santé. L’entreprise a conçu des tissus capables de guérir la jaunisse chez le nourrisson, ou les lésions de la peau et de la bouche causées par les traitements anticancéreux. Ses technologies soignent par la lumière, diffusée dans le tissu à travers des fibres optiques. Un exemple prometteur, à l’image de toute la filière.

 

 

Covid-19 : L’industrie Textile Auvergnate Vient En Renfort

Le 10 avril 2020

https://www.brefeco.com/actualite/rse/covid-19-lindustrie-textile-auvergnate-vient-en-renfort

 

Alors que la France fait face à une pénurie massive de masques, les dernières entreprises textiles implantées en Auvergne ont décidé de fabriquer des masques ou des blouses.

La filière textile a été pendant des décennies en chute libre. En vingt ans, elle a perdu les deux tiers de ses effectifs et plus de la moitié de sa production. Mais depuis trois ans, les 2.000 entreprises de la filière qui emploient 62.000 personnes et réalisent 14 milliards de chiffre d’affaires dont 70 % à l’export (source Inditex) connaissent une nouvelle dynamique et une augmentation de ses emplois. Et la filière textile pourrait redevenir plus stratégique.

Une forte mobilisation

En Auvergne, de nombreuses entreprises ont mis en sommeil leurs commandes pour se consacrer à la fabrication de masques de protection. Interstyl à Malrevers (Haute-Loire), le spécialiste de la maille pour des créateurs et des professionnels de la mode haut de gamme et de la décoration a répondu à un appel lancé par la ville du Puy-en-Velay et la CPME de 6.000 masques. La société Thévenon au Puy-en-Velay, spécialisée dans le tissu d’ameublement, a offert du tissu. Quant à la société D’Ennery de Saint-Germain-Laprade, elle ne travaille plus pour les palaces Ritz, Meurice ou Plaza-Athénée, mais réalise des masques à la demande du syndicat des professionnels de santé et des surblouses en tissu lavable.

Dans le Cantal, la maison Piganiol a délaissé les parapluies pour réaliser des blouses pour le personnel soignant. Abeil, le spécialiste de la fabrication de couettes et d’oreillers, lui a emboîté le pas pour fabriquer des masques pour le personnel administratif des hôpitaux. Un bel élan de solidarité des entreprises du textile qui attendent avec impatience la reprise de l’activité économique.

 

Et pour plus d'informations encore, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2018, intitulé : la filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation

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Aurai-je été entendu, voire lu ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Aurai-je été entendu, voire lu ?
Aurai-je été entendu, voire lu ?

Par le Président de la République ?

Voyez-vous mêmes : 

Le gouvernement prévoit un hommage aux soignants le 14-Juillet

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/le-gouvernement-pr%c3%a9voit-un-hommage-aux-soignants-le-14-juillet/ar-BB141sNb?li=AAaCKnE 

La porte-parole du gouvernement a fait un compte-rendu, ce mercredi, des échanges qui ont eu lieu en conseil des ministres. Il en ressort notamment la volonté du gouvernement de manifester une reconnaissance symbolique envers tous ceux qui se sont mobilisés dans la lutte contre le Covid-19.

L'heure est à la reconnaissance nationale. Alors que la France se déconfine, le gouvernement tient à récompenser, symboliquement, tous les acteurs qui se sont mobilisés durant ces deux derniers mois face à l'épidémie de Covid-19.

A la sortie du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a annoncé qu'une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite sera publiée le 1er janvier 2021, et comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité".

"Manifester l'hommage de la nation" le 14-Juillet

Par ailleurs, la médaille d'honneur des épidémies, créée en 1884 après une épidémie de choléra, va être réactivée prochainement par décret "afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19. Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif", a-t-elle précisé. 

Enfin, Emmanuel Macron souhaite "que la fête nationale du 14-Juillet soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19", a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement.

Outre ces reconnaissances symboliques, le versement d'une prime aux soignants a été rappelé. 

 

 

J'avais dans le cadre de mon sujet du 10 avril dernier, fait justement le souhait de cette reconnaissance de la nation, rappelez-vous :

« Donc, clairement, et on ne remerciera pas assez ces femmes et ces hommes, en première ligne, au détriment parfois, souvent, de leur santé, mais heureusement accompagnés, soutenus même chaque soir par une bonne partie de la population, je pense qu’ils mériteraient amplement d’être remerciés durant la fête nationale, défilant au-devant de ceux qui habituellement sont dédiés à la défense de notre pays, également en soutien, par l’apport de moyens militaires aériens, terrestres, maritimes, et bien évidemment de santé » http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/de-l-importance-de-l-europe-et-bien-d-autres-choses.html

 

Mais de la à croire vraiment, que c'est grâce à moi, c'est me donner trop d'importance.

Cependant, je réitère bien évidemment cette idée, et j'abonde en grand à cette proposition du Président, car, ceux qui se sont battus en première ligne, et qui continue à le faire encore aujourd'hui, le mérite amplement.

Jacques Samela

 

 

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COMPETITIVITE IN FRANCE

Publié le par Jacques SAMELA.

COMPETITIVITE IN FRANCE
COMPETITIVITE IN FRANCE

Comme vous le savez, c’est le nom de mon blog, créé il y a déjà de cela plusieurs années, en réponse à des lectures d’articles, souvent négatifs, sur l’état de l’économie française, voire de la France tout court, avec des discours du genre, le déclin avéré de notre pays, sa perte d’influence, etc...

L’exemple déclencheur de cette aventure survint donc à la lecture d’un quotidien économique avant les élections présidentielles de 2012, où en première page, et en gros titre, ce à quoi devait s’attendre le futur président, avec des plans sociaux et faillites pressenties, alors qu’à la dixième page, seulement, le recrutement sur l’année en cours par le groupe Airbus de près de 10 000 salariés. Un peu énervé, j’envoyais un mail afin de savoir pourquoi ce choix, je ne reçus jamais de réponse.

D’où cet envi empressé de prouver le contraire, et de trouver une autre information, voire de la créer, pas de l’inventer, avec depuis, l’ensemble de mes sujets, qui je l’espère auront réussis à vous démontrer que tout n’allait pas si mal dans l’hexagone, qu’il y avait matière à espérer, même si effectivement tout est loin d’être parfait, je le consens. Je ne suis pas aveugle non plus.

Alors, pour rentrer dans le vif de mon sujet, depuis quelques années, cela commençait à changer, avec un regain de l’industrie française, portée notamment par ses filières championnes relatées depuis pour la plupart au sein de mon blog, et avec à la clé,  une croissance positive, récurrente même.

Sans oublier également la dite nouvelle économie, celle des start-up*, des licornes, de plus en plus reconnues, notamment sur des événements internationaux comme le CES de Las Vegas, démontrant en passant d’un avenir probable de start-up nation pour notre pays, retrouvant lui pour le coup une attractivité de nouveau reconnue à l’étranger, faisant même désormais fi d’un french bashing longtemps d’actualité et puissamment relayé chez nous par ceux qui se complaisent dans le dénigrement perpétuel.

Même le chômage commençait sa décrue, lente, mais surement, tellement même qu’il commençait à manquer à certains secteurs en pleine croissance un manque évident de bras, non par manque de forces vives justement, mais plutôt par manques de compétences, de formations assurées, pas encore totalement finalisées après la mise en œuvre de nouvelles règles permettant par exemple aux entreprises de créer elles-mêmes leurs propres centres de formations, à même de répondre à leurs nombreux et futurs besoins. C’était également en bonne voie.

Et puis est arrivé ce virus, de loin, tellement loin que nous pensions, tous, presque tous, même les plus avertis, qu’il n’arriverait pas jusque chez nous, ou si peu,  et pourtant, il est bien là, mettant à mal nos sociétés, le monde entier, en raison bien évidemment de ce confinement finalement obligé, et semble-t-il salutaire, même si certains en doutent encore, l’économie mondiale, et donc l’économie française, qui d’après les chiffres qui sortent chaque jours, vivrait une situation rarement vu auparavant, certains, comme le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, la comparant même à la situation de l’après deuxième guerre mondiale. Et pourtant, cette crise ne dure pas depuis cinq ans. C’est dire des dégâts en si peu de temps finalement. Mais au final, comment comparer l’incomparable, cette crise n’est-elle pas exceptionnelle par son ampleur, et n’est-elle pas aussi inattendue, alors que certains spécialistes attendaient plutôt une nouvelle crise financière ?

Mais il est vrai que c’est un peu une manie en fait de se référer souvent à des situations somme toutes totalement différentes, à des époques différentes. Rappelons-nous la crise de 2008, comparée très rapidement à celle de 1929, avec comme conséquence désastreuse que fut la déflagration mondiale que nous appelons la 2ème guerre mondiale. Pour ma part, je ne suis pas un de ceux qui pensent que tout recommence, même si le passé n’est pas à négliger et encore moins à oublier, afin justement d’éviter les erreurs commises auparavant.

Alors, que faire ? Attendre que le virus disparaisse totalement de la circulation avant de redémarrer l’économie ? Même pas sûr que cela soit réalisable ? Même les spécialistes ne savent le dire.

En tout cas, la Chine elle, n’a pas attendue pour recommencer à produire et reprendre ses exportations, aidée en cela par la crise sanitaire que nous subissons en Europe et ailleurs, en vendant notamment en nombre les masques et autres matériels manquants. Cela doit se chiffrer en millions, voire en milliards (plus d’un milliard de masques vendus à 74 pays la seule journée du 24 avril 2020 (Les Echos du 05/05/20)), car c’est bien le monde entier qui s’y approvisionne. On dit souvent que dans chaque crise il y a des vainqueurs et des vaincus, eh bien faisons tout pour que nous ne soyons pas les vaincus de cette histoire, même si parfois ils finissent par en être les vainqueurs, comme le Japon et l’Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale, par exemple. Il y a certainement de quoi s’inspirer pour la suite.

Donc, la suite, qui selon moi devra tout d’abord permettre que l’ensemble des acteurs de l’économie française puissent reprendre petit à petit leur activité, et notamment que les leaders ou champions retrouvent enfin leurs cadences habituelles, afin de reprendre avec hâte  leurs exportations et rattraper le temps perdu.

Et ces leaders ou champions qui sont-ils ?

Tout d’abord et certainement les plus impactés que sont l’aéronautique civil et l’automobile, suivis par l’agroalimentaire dans son ensemble, ayant largement prouvé de son importance à l’échelle du pays, sans pour autant y perdre complètement à l’export, le luxe, en attente de la réouverture des marchés asiatiques, considérés comme les plus prometteurs il y a de cela encore quelques mois.

Sans oublier bien sur le tourisme, rappelez-vous, près de 80 millions de visiteurs étrangers en France chaque année, mais qui cette année risque malgré tout de se redécouvrir franco-français, avec j’imagine et j’espère un désir fort de se changer les idées après ces jours de confinement.

Et puis peut-être le retour sur le devant de la scène de certains anciens (champions), comme le textile par exemple, symbole fort de cette crise, et de cette perte de ce que certains appellent souveraineté, notamment sur des produits dits primordiaux, en tout cas durant cette crise, comme les masques (manquants également à l’appel en Chine début février, avec seulement une production de 15 millions par jour, comme quoi, il n’y a pas que chez nous), les blouses, les gants, mais également les médicaments, dont beaucoup sont élaborés en Chine ou en Inde. Il y aura certainement d’ici ces prochaines années des changements radicaux quant à la fabrication tout azimut hors de nos frontières, quelles soit nationale et européennes.

Mais peut-on faire plus, nous simples citoyens ? Voici quelques idées de mon cru.

Proposer aux français d’investir une partie de leur épargne sur l’industrie française, quand on sait que sur cette période qui est la nôtre aujourd’hui, après des collectes exceptionnelles, dort sur les deux livrets phares que sont le Livret A et le Livret de développement durable solidaire (LDDS) près de 421 milliards d’Euros d’encours (près de quatre fois le futur déficit de la France) ?

Sous forme d’emprunt, élaboré sous l’égide de l’état français, et encadré par la Banque de France par exemple, il pourrait  financer sur une durée limitée à déterminer, les besoins énormes pour une relance nécessaire et rapide de l’économie française, afin qu’elle renoue à nouveau à cette compétitivité qu’elle semblait avoir retrouvée, tout en permettant aux français de se réapproprier un sujet plus que délaissé durant de nombreuses décennies, et leur donner l’occasion de s’engager fortement pour leur pays.

Ou alors, organiser une action similaire à celle lancée en 2018, connue sous l’appellation « Super Loto Mission Patrimoine », dont le but est justement de récolter de l’argent pour aider à l’entretien de monuments considérés en péril. Cette fois-ci elle serait entièrement dédiée à des entreprises ou des secteurs précis en difficultés.

Et puis, pour ceux qui souhaiteraient investir dans le monde de demain, je vous engage à vous informer quant aux possibilités d’investir dans de jeunes entreprises, souvent appelées start-up, mais pas seulement (JEI, TPE), présentes notamment dans des secteurs comme la transition énergétique, l’IA, les FinTech, l’économie circulaire, les Biotech, la Silver Economy, et j’en passe, et dont la recherche de fonds n’occasionnent pas des sommes phénoménales, connues surtout dans le cadre du CAC 40.

Quant à ceux qui ne se sentiraient pas l’âme d’investisseurs, ils pourraient tout simplement et très rapidement, dans le cadre de leur consommation journalière ou pas, privilégier le « Fabriqué en France », synonyme de savoir-faire, de qualité, d’emplois, et aujourd’hui et dans les semaines à venir, de reprise économique généralisée.

A nous donc de tout faire pour que cela soit une réalité, il y a urgence.

*https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/meero-doctolib-blablacar-deezer-toutes-les-mega-levees-de-fonds-des-startups-francaises-821206.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-

Jacques Samela

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/d%c3%a9confinement-comment-lindustrie-fran%c3%a7aise-pr%c3%a9pare-la-reprise?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+355

. https://www.manufacturing.fr/pour-la-renaissance-industrielle-francaise/

. https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2020-04-30/relance-economique-post-covid-19-une-micro-taxe-pour-un-maxi-effet-846494.html

. https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/retrouver-notre-souverainet%c3%a9-industrielle/ar-BB13BI4I?li=BBkG5mY

. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/valoriser-l-attractivite-de-la-france/

. https://www.lepoint.fr/economie/coronavirus-le-gouvernement-muscle-encore-sa-reponse-economique-15-04-2020-2371585_28.php

. https://www.lafrenchfab.fr/2020/04/22/deconfinement-comment-lindustrie-francaise-prepare-la-reprise/

. https://www.pacte-epee.fr/

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-experts-grenoble/l-economie-sa-juste-place.htm

. https://www.latribune.fr/opinions/souverainete-et-si-la-france-se-dotait-enfin-d-une-strategie-industrielle-5-10-847371.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200511&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. https://www.latribune.fr/economie/france/le-confinement-a-coute-pres-de-six-points-de-croissance-a-la-france-847504.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1589275202

 

 

 

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En passant

Publié le par Jacques SAMELA.

En passant
En passant

Je n'aime pas l'utilisation permanente de "distanciation sociale", car cela me fait penser à bien autre chose que le moyen physique d'écarter le virus de chacun de nous.

Je préfère de loin l'utilisation de "distanciation physique". C'est aussi explicite, mais moins connoté, selon moi.

. Le 20 mars 2020, l’OMS a indiqué dans un bulletin d’information OMS 2020 p6 [archive] qu’il convenait de privilégier désormais l'expression "distanciation physique" à celle de "distanciation sociale " pour mieux décrire la nécessité de maintenir un espace entre les personnes pour contenir la propagation d’une épidémie comme celle actuelle du COVID 19. Selon son épidémiologiste Maria Van Kerkhove, le confinement physique ne doit pas signifier isolement social des proches ou de la famille, car il est nécessaire de préserver une bonne santé mentale qui est aussi importante que la santé physique pour surmonter la crise sanitaire. Nous pouvons ainsi, selon elle, rester connectés de nombreuses manières via internet et les médias sociaux sans être physiquement dans la même pièce ou dans le même espace que les gens. (Wikipedia)

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Les IRT (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IRT (suite)
Les IRT (suite)

IRT : l’âge de raison… et une alliance avec les ITE  

le 14 octobre 2019

https://www.alliancy.fr/a-laffiche/industrie/2019/10/14/irt-lage-de-raison-et-une-alliance-avec-les-ite?utm_source=Newsletter17octobre&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Les Instituts de recherche technologique (IRT) et les Instituts pour la transition énergétique (ITE), unis au sein de l’association FIT, organisaient ensemble à Lille leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion d’un point avec leurs représentants.

Pour la septième année consécutive, les 8 IRT français ont tenu leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion de faire le point sur ce maillon essentiel de la chaîne de l’innovation industrielle française.

Sept ans après leur création, les IRT ont atteint l’âge de raison. Fin 2018, les chiffres cumulés représentaient 536 transferts technologiques en 2018, 474 dépôts de logiciels, 1847 publications scientifiques, 64 plateformes technologiques et une participation dans 66 projets européens. Ils rassemblent 764 industriels, dont plus de la moitié de PME (400) ainsi que 209 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1 800 personnes (effectifs propres, MAD, ETP et doctorants).

Avantage : les IRT font travailler ensemble des acteurs très divers, qui vont de la start-up au grand groupe international, du laboratoire privé aux grands instituts de recherche publique, du jeune doctorant au chercheur confirmé… Répartis sur tout le territoire (voir carte), les IRT couvrent 8 thématiques-clés : Technologies numériques, Microbiologie, Usine du futur, Matériaux, Métallurgie et procédés, Nanoélectronique, Systèmes ferroviaires, Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués et Ingénierie numérique des systèmes.

 « Nos entreprises doivent capter le meilleur de la R&D française, explique Vincent Marcatté, président de l’association FIT, qui regroupe les 8 IRT. On veut un panel proposé aux entreprises le plus large possible pour favoriser les collaborations entre elles et la recherche publique. »

Leur modèle est inspiré d’initiatives existantes dans d’autres pays : technopôle Tiger-M de Bavière et instituts Fraunhofer en Allemagne, campus AIST de Tsukuba au Japon, ITRI à Taiwan et Engineering Research Centers (ERC) américains. La comparaison avec les instituts Fraunhofer montre des similitudes certaines en matière de vocation et de réalisations ; mais le niveau de développement n’est pas comparable puisqu’on compte 80 instituts Fraunhofer rassemblant plus de 30.000 personnes.

La nouveauté lors du forum cette année ? Les 17 Instituts pour la transition énergétique (ITE) ont rejoint l’événement, du fait de la volonté du gouvernement de les associer à la dynamique des IRT en matière d’innovation et de recherche partenariale publique-privée. Toutes ces structures étant nées du PIA2 partagent en effet les mêmes fondamentaux sur la recherche multi-partenariale intégrée.

A fin 2018, les chiffres cumulés des performances des ITE représentaient 409 dépôts de logiciels, 1 803 publications scientifiques, 51 plateformes technologiques et une participation dans 128 projets européens, dont 13 en tant que coordinateurs. Ils rassemblent 499 industriels, dont près de la moitié de PME (224) ainsi que 293 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1100 personnes (effectifs propres, MAD, et doctorants).

 

Parmi les exemples à citer au niveau international, SystemX a lancé une collaboration de recherche avec l’institut de recherche automobile japonais JARI autour de la validation de la sécurité des véhicules autonomes. Leur objectif commun est de définir un référentiel commun pour la gestion des scénarios de validation de la sécurité du véhicule autonome.

En matière d’essaimage, la technologie optique Scintil mise au point par l’IRT Nanoelec et ses partenaires, fait l’objet de la création de la start-up deeptech Scintil Photonics, qui déploiera dès 2021 des solutions de transmission optique évolutives avec des coûts, des tailles et des consommations réduites d’un facteur 10 à 3 par rapport à l’existant.

Diverses collaborations inter-IRT d’envergure ont également été menées cette dernière année, dont celle de « FIT Additive Manufacturing ». Les IRT Saint Exupéry, Jules Verne, M2P et SystemX proposent à l’industrie un positionnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur et les principaux procédés de fabrication additive métallique. 18 projets sont actuellement en cours de réalisation et une douzaine en préparation.

Il y a également le projet « EngageAI », commun aux 8 IRT, qui vise à accélérer l’usage de l’intelligence artificielle dans les produits et services industriels. Ceci afin de leur permettre d’appréhender les technologies de l’intelligence artificielle ; évaluer et expérimenter les traitements de l’IA pour améliorer les processus, produits et/ou services ; apporter une meilleure maîtrise de l’IA en comprenant sa valeur ajoutée ; accélérer la mise au point et la réalisation de prototypes de valorisation des travaux, transférer les résultats et le savoir-faire chez les partenaires, et progresser dans la connaissance, mettre au point des méthodologies IA en s’associant avec les académiques compétents.

Un rapprochement souhaité Recherche publique/Entreprises

Même si la dynamique est bien réelle, Vincent Marcatté reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire. « Le monde académique doit être encore plus présents au sein des IRT et ITE, estime-t-il. Et nous devons davantage les impliquer dans nos travaux. Il faut fluidifier les opportunités à travailler ensemble. Pour autant, nous sommes dans un vrai écosystème d’innovation avec des doctorants de plus en plus nombreux qui sont embauchés par nos membres. »

« Ce rapprochement permettra d’offrir un panel plus visible aux entreprises », a ajouté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, qui a salué le travail réalisé pour le rapprochement de ces structures.

L’ouverture à l’international est également une faiblesse de ces structures, même si 80 % des IRT et ITE participent déjà à plus de 190 projets européens. « C’est un enjeu important pour l’Etat, rappelle le haut-fonctionnaire, de mobiliser les ressources pour faire levier sur notre recherche. » De même, il faut impliquer encore et toujours davantage de PME en leur donnant accès aux compétences des IRT-ITE, d’où un renforcement souhaité des relations avec les pôles de compétitivité, le CEA tech, les instituts Carnot ou les Satt.

Pour préparer l’avenir, FIT commence également à bâtir avec l’Etat une trajectoire de financement 2020-2025. Un nouveau règlement financier devrait donc être arrêté début 2020 avec la mise en place d’un modèle trois tiers (un tiers constituant un socle pérenne venant de l’État, un tiers de financement par les entreprises et un tiers de financement compétitif sur projets européens). L’implication des régions serait plus importante : « Elles doivent accompagner les IRT de différentes façons, ce peut être sur la partie immobilière ou via les pôles de compétitivité », précise Vincent Marcatté.

Quoi qu’il en soit, le dispositif global montre bien le besoin accru de compétences de R&D chez les industriels français. L’enjeu serait donc d’inciter davantage les chercheurs à aller vers le secteur industriel. Il faut leur faciliter les allers-retours entre secteurs public et privé. « L’innovation, les transferts de technologies croisés doivent servir à valoriser la recherche publique », conclut-il. 

 

 

 

Les IRT et ITE désormais rassemblés sous l'association French Institute of Technology

Le 30 avril 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/les-irt-et-ite-d%c3%a9sormais-rassembl%c3%a9s-sous-lassociation-french?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+356

L’association FIT (French Institutes of Technology) a acté une modification de ses statuts lui permettant d’accueillir les 8 ITE (Instituts pour la Transition Énergétique) en tant que membres aux côtés des 8 IRT (Instituts de Recherche technologique).

FIT regroupe désormais 16 instituts qui partagent les mêmes fondamentaux en matière de recherche multipartenariale public-privé. Ils vont ainsi resserrer encore leurs liens et leurs forces dans le but de faire émerger les innovations françaises basées sur des approches disruptives qui seront nécessaires pour accélérer deux grandes transitions : la transition industrielle et la transition énergétique. 

Maillons essentiels de la chaîne d’innovation française au service de la compétitivité de notre économie, ces instituts disposent des plateformes technologiques et de l’excellence académique et industrielle pour permettre à la France et l’Europe de regagner en souveraineté. Les synergies et complémentarités entre leurs membres et leurs filières serviront à la conception et au développement de solutions empreintes des impératifs de soutenabilité et de résilience inhérente au « monde d’après » qui émergera de la crise actuelle : les instituts ont en effet été créés pour mobiliser et pérenniser l’innovation technologique des grandes filières industrielles françaises et inscrire leurs actions à l’échelle européenne. 

Vincent Marcatté, Président de FIT, commente:

« Créés dans le cadre des plans d’investissements d’avenir, nos instituts portent en eux l’engagement à se projeter et à préparer le futur. A l’heure où nos sociétés et économies vivent une crise sans précédent, les 16 IRT et ITE s’emparent de la responsabilité qui est la leur, avec un objectif partagé : répondre aux défis économiques, sociétaux et environnementaux posés par le “monde d’après” en développant des innovations technologiques qui serviront les enjeux de souveraineté nationale et européenne, accéléreront la transition énergétique et environnementale de nos territoires et de nos industries, et apporteront une forte capacité de résilience à nos entreprises et organisations »

4 axes de travail pour les 3 prochaines années 
Au sein de FIT, IRT et ITE travailleront plus particulièrement autour de 4 axes stratégiques pour les 3 prochaines années pour répondre aux besoins du nouveau monde à construire : 

  • Développer un socle de technologies souveraines et des démonstrateurs grandeur nature permettant à toutes les filières de l’Industrie de s’appuyer sur des solutions innovantes sans dépendance extra-européenne et cela, en lien étroit avec les CSF des filières et leurs acteurs majeurs ;
  • Mettre en place des initiatives nationales inter-IRT-ITE trans-filières bénéficiant de leur complémentarité pour créer des technologies de ruptures notamment pour des solutions sobres au niveau énergétique ou s’appuyant sur l’intelligence artificielle ;
  • Développer des partenariats au sein des Régions autour d’offres communes IRT-ITE en capitalisant sur les activités de R&D territoriales de certains instituts pour aider à la transformation des entreprises en lien avec les pôles de compétitivité et autres acteurs de l’innovation notamment via les Digital Innovation Hubs ;
  • Poursuivre la montée en puissance au niveau international et notamment au sein des projets européens.

Une équipe nouvelle et renforcée
Pour animer les actions de l’association, un nouveau bureau a été constitué, composé d’un président, de deux vice-présidents, de deux secrétaires et d’un trésorier. Tous sont élus pour 3 ans renouvelables. L’organisation de ce nouveau bureau respecte un équilibre IRT-ITE et chaque membre provient d’une structure différente.

Vincent Marcatté, Président de l’IRT b<>com, a été renouvelé en tant que Président de FIT. Geneviève Fioraso, Présidente de l’IRT Saint Exupéry, et Claude Arnaud, Président de l’ITE Efficacity, sont élus Vice-Présidents. Stéphane Cassereau, Directeur général de l’IRT Jules Verne, et Philippe Watteau, Directeur général de l’ITE Vedecom, occupent respectivement les fonctions de Secrétaire et de Secrétaire adjoint. Enfin, Alexandre Moulin, Directeur général adjoint de l’IRT BioAster, est reconduit au poste de Trésorier.

Vincent Marcatté souligne: 

« La constitution de cette nouvelle équipe qui s’enrichit de personnalités représentatives de la diversité des IRT et des ITE est une opportunité pour que nos Instituts, avec toutes leurs parties prenantes, proposent des solutions adaptées à ce nouveau monde. Je tiens aussi à remercier chaleureusement, au nom de notre collectif, Gilbert Casamatta, Vice-Président de FIT, pour tout ce qu’il nous a apporté depuis la création de FIT »

. Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 02 mars 2018, intitulé : Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT).

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Sigfox, Soitec (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Sigfox, Soitec (suites)
Sigfox, Soitec (suites)

Sigfox étend son réseau en Russie

Le 12/03/20 / La Tribune

http://www.msn.com/fr-fr/finance/other/sigfox-%c3%a9tend-son-r%c3%a9seau-en-russie/ar-BB114Zey?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

Sigfox précise que ce réseau couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ».

Ce jeudi matin, Sigfox annonce un partenariat avec le fonds russe Energo Capital pour déployer son réseau dédié à l'Internet des objets à bas débit, à bas coût et faible consommation d'énergie, en Russie. A La Tribune, le groupe précise qu'il couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ». Aux yeux de Bertrand Ramé, responsable de l'extension du réseau du groupe et des partenariats, il s'agit un pays stratégique.

Deux secteurs, en particulier, pourraient bénéficier du réseau IoT de Sigfox. « Il y a d'abord le marché des infrastructures de pétrole et de gaz », détaille-t-il. Ici, les capteurs communicants du groupe pourraient permettre d'en améliorer la gestion. L'autre marché à fort potentiel concerne, selon Bertrand Ramé, les « nouvelles routes de la soie », qui consistent notamment, pour la Chine, à tisser de nouvelles voies terrestres vers l'Europe, en passant par la Russie, pour y écouler ses produits. Sur ce créneau, les solutions de « tracking » de marchandises et d'actifs de Sigfox pourrait séduire les entreprises et industriels désireux d'emprunter ces routes.

Pour étendre son réseau en Russie, Sigfox estime avoir trouvé dans Energo un partenaire idéal. « Il s'agit d'un fonds possédé par Eric Brisset, qui est franco-russe, et avec qui nous sommes déjà partenaire en Lettonie et en Lituanie », explique Bertrand Ramé. Concrètement, Energo dispose de l'exclusivité pour le déploiement et la commercialisation du réseau de Sigfox en Russie. C'est lui qui assumera les coûts liés à l'installation des antennes. Sachant qu'il achètera ces dernières à Sigfox. Aujourd'hui, le groupe français est présent dans 71 pays. Il revendique près de 16 millions d'objets connectés à son réseau.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

 

 

EN FORTE CROISSANCE, SOITEC MAINTIENT PRODUCTION ET R&D

23 Avr 2020 

https://vipress.net/en-forte-croissance-soitec-maintient-production-et-rd/

Soitec publie un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros pour son exercice 2019-20290 clos fin mars, en hausse de 35% par rapport à l’exercice précédent et de 28%, à périmètre et taux de change constants. Le fabricant grenoblois annonce le maintien de la production de substrats dans tous les sites industriels et l’obtention d’un prêt de 200 M€ dans le cadre du plan Nano 2022.

Pour le 4e trimestre de l’exercice, le fabricant grenoblois de tranches SOI a réalisé un chiffre d’affaires de 203,8 millions d’euros, en hausse de 45,3% par rapport aux 140,3 millions d’euros réalisés au 4e trimestre 2018-2019. Ceci résulte d’une croissance de 40,1% à périmètre et taux de change constants ainsi que d’un effet de change positif de +4,8% et d’un effet périmètre de +0,4% lié à l’acquisition d’EpiGaN réalisée en mai 2019.

Le niveau de ventes élevé enregistré au 4e trimestre de l’exercice 2019-2020 a pu être atteint grâce à la forte production réalisée au cours du trimestre ainsi qu’à celle réalisée par anticipation au cours des trimestres précédents. Le groupe a ainsi été en mesure de livrer la quasi-totalité des quantités de produits qu’il s’attendait à fournir, malgré des conditions d’acheminement plus difficiles, notamment en mars 2020 dans le contexte de la crise du Covid-19.

« Comme anticipé, nous avons enregistré un chiffre d’affaires trimestriel record au quatrième trimestre et atteint une croissance organique de près de 30% sur l’ensemble de l’exercice malgré les conditions difficiles rencontrées pour acheminer nos produits. Cette performance reflète pour l’essentiel le succès continu de nos produits de radiofréquence tiré par le déploiement des générations cellulaires 4G et 5G. Dans le contexte lié à l’épidémie de Covid-19, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance aux collaborateurs de Soitec pour maintenir un niveau de service élevé pour nos clients et pour assurer la continuité de la production sur nos sites industriels de même que la poursuite de nos principaux programmes de R&D », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

« Au moment de commencer notre nouvelle année fiscale marquée par les incertitudes pesant actuellement sur l’économie mondiale, Soitec peut s’appuyer sur une forte position financière. Nous continuons à prendre nos décisions en matière d’investissements de capacités supplémentaires en fonction des engagements de nos clients et la demande du marché. Nous demeurons extrêmement confiants dans les perspectives de croissance à long-terme qui s’ouvrent à nos substrats innovants. Soitec a accru le nombre de segments de marché où nos technologies et nos produits apportent une forte valeur ajoutée, en particulier le RF-SOI, le FD-SOI, le Photonics-SOI et le POI pour filtres de radiofréquence. Notre activité est tirée par des marchés clés tels que la 5G, l’innovation automobile, l’intelligence artificielle et l’Internet des Objets, ainsi que les centres de données et les infrastructures de télécommunications mobiles », a ajouté Paul Boudre.

Un prêt à long terme de 200 millions d’euros dans le cadre du plan Nano 2022

Le 27 mars 2020, Soitec s’est vu accorder par la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) un prêt à 12 ans de 200 millions d’euros, au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dans le cadre du plan Nano 2022. Les tirages sur cette ligne de crédit seront étalés au cours des prochaines années pour soutenir à la fois le financement des programmes de R&D et celui d’investissements dans des infrastructures de première industrialisation en France.

Le plan Nano 2022 de soutien aux développements technologiques jusqu’à leur phase de pré-industrialisation marque la reconnaissance par la France de l’importance d’une filière électronique et microélectronique solide et innovante sur le territoire français au service de la compétitivité de l’industrie, souligne le groupe. Nano 2022 constitue le volet français d’un vaste programme européen d’intérêt commun (« IPCEI » : Important Project of Common European Interest). Au sein de cet IPCEI, Soitec est l’un des 7 chefs de file industriels français et coordonne les projets technologiques liés aux « Composants électroniques à haute efficacité énergétique ».

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a jusqu’ici été en mesure de maintenir sa production, en particulier sur les sites de Bernin et Singapour, en mettant en place des mesures de sécurité drastiques. Soitec continue ainsi à livrer ses clients pour répondre à leur demande. Le groupe poursuit également tous ses projets de R&D majeurs pour sécuriser leur calendrier d’avancement, y compris son programme de co-développement de substrats en carbure de silicium de nouvelle génération avec Applied Materials.

Enfin, Soitec a finalisé le 31 mars 2020 la cession à Pele Green Energy de sa participation de 20% dans CPV Power Plant n° 1 (société de projet hébergeant la centrale solaire de Touwsrivier en Afrique du Sud), finalisant ainsi son désengagement des activités solaires.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

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La filière textile (bis)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (bis)
La filière textile (bis)

Bonjour,

Parce que la situation actuelle nous oblige à reconsidérer l'industrie textile en France, voici à nouveau mon sujet consacré à cette filière plus que centenaire, autrefois florissante, fleuron de l'industrie française, ayant perdue de sa superbe depuis une bonne vingtaine d'années, mais qui, un peu forcée par ce cas de force majeur qu'est cette crise sanitaire exceptionnelle, retrouvera peut-être un nouveau souffle.

Voici et bonne lecture.

Jacques Samela   

 

La filière textile, suivre le fil de l’innovation et de la formation

 

Si il est un secteur dont on parle peu aujourd’hui, et qui pourtant fit les beaux jours de l’industrie française, participant amplement aux révolutions industrielles du XIX et du XX siècles, c’est bien celui de la filière textile.

En effet, après avoir vécu plusieurs décennies difficiles, dû notamment à la concurrence asiatique (loyale, déloyale, c’est selon), occasionnant nombres de délocalisations, sans parler de fermetures en cascade d’entreprises phares de la filière, perdant rien qu’en 2011, 110 000 emplois, rétrécissant même son marché national de 2,6 %, on peut d’ores et déjà dire qu’il reprend enfin du poil de la bête, grâce notamment à une montée de gamme, rendue possible par une innovation technologique permanente dans ce que l’on appelle aujourd’hui les textiles techniques.

Et pourtant, 71 % des français estiment encore que la filière textile est une industrie en perte de vitesse, vouée même à disparaître.

Seulement voilà, nous assistons certainement à un retournement exceptionnel concernant ce secteur, car pour la première fois depuis 40 ans, ses effectifs ont augmentés (+ 3,6 %), atteignant plus de 60 000 personnes, et ce dans les trois bastions historiques que sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts de France, et Grand Est. Le chiffre d’affaires 2017 s’affichant également en hausse avec 1,8 % de croissance, soit 13,4 milliards d’Euros, dont 8,9 milliards d’Euros à l’export (+ 2 %), et ce sans inclure les chiffres de la confection et de la distribution, ce qui lui permettrait de surpasser un autre grand secteur industriel français, l’automobile.

Et ce retournement plus que probant, est donc dû à l’importance prise aujourd’hui par les textiles techniques, représentant déjà près de la moitié de la filière (40 %), mais sans occulter pour autant la filière à l’ancienne, qui elle est tirée par le « Made in France » en vogue.

Alors, qu’appelle t’on textile technique, et quelle est sa différence avec ce que l’on peut connaître du textile lambda ?

Eh bien, d’après l’UIT (www.textile.fr), le représentant du secteur (près de 2 300 entreprises), il désigne des produits textiles dotés de propriétés techniques choisies, bien particulières, et offrant des fonctionnalités spécifiques qui sont adaptées à des usages bien définis. On dit qu’ils sont destinés à remplir un objectif d’utilité.

Ce qui fait qu’on en trouve dans des secteurs aussi variés que sont l’agriculture (housses, protection), la construction et le bâtiment (isolants, renforts de bâtiments), l’environnement (renforcement des sols, gestion de l’érosion), la santé (implants, prothèses), ou encore les transports (isolants, protection), avec comme perspective d’avenir, un marché mondial atteignant les 175 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Et en tant que deuxième nation, après l’Allemagne, comme productrice de ces textiles techniques, la France a vraiment une carte à jouer, avec notamment un personnel hautement qualifié, une innovation permanente, garante d’avancées technologiques de premier plan, comme par exemple sous la forme de nouvelles fibres tels les tissus biosourcés, les fibres intelligentes pouvant capter l’énergie solaire ou donner des informations physiologiques, ainsi que les vêtements ayant des vertus curatives ou à mémoire de forme.

Et en plus, comme le dit, Eric Boël, l’organisateur de l’événement incontournable du secteur, Textival (www.textival.fr), la France fabriquant le textile le plus propre au monde, il est fort à parier que la première place en Europe est proche, et qu’enfin ce secteur retrouve sa place de fleuron de l’industrie française, au même titre que l’aéronautique ou l’automobile aujourd’hui.

Avec une obligation malgré tout, c’est qu’il trouve (le secteur) des bras supplémentaires afin de surseoir à ce regain d’activité, ce qui n’est pas évident, vu l’image encore bien présente d’une industrie en général peu sexy, d’où le souhait d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les métiers du textile vers les jeunes et ceux que l’on appelle les prescripteurs de l’orientation (parents, enseignants), censé démontrer qu’il s’intègre (toujours le secteur) parfaitement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’industrie du futur, avec des thèmes on ne peut plus porteur chez les nouvelles générations, que sont le recyclage, les circuits courts, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Et tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et avec comme idée principale, que l’avenir du textile français soit donc entre leurs mains.

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Journal du net du 07/01/13

. La tribune du 08/04/13

. Le Monde du 08/10/15

. Bref ECO du 18/06/18

. Le Figaro du 20/06/18

. www.modeintextile;fr

. www.ceti.com

. www.ifth.org

. www.techtera.org

. www.uptex.innovationstextiles.fr

. www.textile.fr

 

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