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La robotique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La robotique (suite)
La robotique (suite)

Robotique. « L’automatisation crée de l’emploi »

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/robotique-l-automatisation-cree-de-l-emploi-7005992

Le 08/10/20

Non seulement les robots, et plus largement, l’automatisation ne tuent pas l’emploi dans l’industrie, mais ils le développent. C’est le résultat de plusieurs études dont l’une, sur des usines françaises, à laquelle a participé Céline Antonin, économiste à l’OFCE et chercheuse associée au Collège de France.

 

Les robots vont-ils détruire nos emplois ? Non, explique Céline Antonin, économiste à l’OFCE et chercheuse associée au Collège de France. Entretien.

Vous avez participé à une récente étude sur la relation entre robotisation et emploi, que montre-t-elle ?

Nous l’avons analysée dans 19 448 établissements représentatifs de l’industrie manufacturière française, entre 1994 à 2015. Je précise que nous ne nous sommes pas intéressés qu’aux robots – qui répondent à une définition restrictive – mais à l’automatisation en général. Le constat est clair : les entreprises qui se sont le plus automatisées sont celles qui ont le plus créé d’emplois.

Cela va à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle les machines tuent la main-d’œuvre…

En effet, d’autres études ont tendu à dire l’inverse, dont une assure que l’intelligence artificielle doit détruire 47 % de l’emploi aux États-Unis d’ici à vingt ans. Ce que, pour notre part, nous observons – et que nous ne sommes pas les seuls à démontrer – c’est que si, de fait, l’automatisation réduit les besoins en main-d’œuvre, elle produit, par ailleurs, d’autres effets positifs plus importants.

Lesquels ?

Disons, pour résumer, qu’une entreprise plus automatisée est plus productive, ce qui lui permet d’abaisser ses coûts de revient, et donc ses prix de vente. Ce qui crée une hausse de la demande et, donc, de l’emploi. Nos calculs montrent que 1 % d’automatisation supplémentaire crée 0,28 % d’emploi en plus.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDEwMjIwMDk0ODMyY2M5MTAyZDA3MjkwYTExN2U3ODU5ZjQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=bc99b812e453df8773bf3fb08a5262097428b4a39712425b3928eeb98e3d8bd5Céline Antonin, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques et chercheuse associée au Collège de France. | OFCE

Mais ne s’agit-il pas surtout d’emplois très qualifiés ?

Non, contrairement à une autre idée reçue, tous les types d’emplois, très qualifiés ou peu qualifiés en profitent. Et c’est vrai, non seulement aussitôt après l’automatisation, que de façon pérenne.

Si les entreprises qui se robotisent le plus se développent, n’est-ce pas parce qu’elles détruisent l’emploi chez les autres ?

C’est ce que semble corroborer notre analyse : dans les secteurs soumis à la concurrence internationale, une hausse de l’automatisation entraîne des gains de marché à l’international et, par conséquent, une hausse de l’emploi, forcément au détriment des pays concurrents.

Les statistiques de l’International Federation of Robotics (IFR) montrent que l’industrie française est peu robotisée. Pourquoi ?

D’abord, parce que l’industrie manufacturière française a perdu de son importance dans l’économie : 10 % aujourd’hui, alors qu’elle est de 20 % en Allemagne. Il y a ensuite le poids de l’industrie automobile, très consommatrice de robots, et moins forte en France qu’en Allemagne, en Corée ou au Japon. Et il y a le fait que la France manque d’entreprises capables de robotiser l’industrie nationale.

Qu’est-ce qui fait donc défaut ?

À quelques exceptions près, les fabricants français de robots industriels sont des entreprises trop petites. S’y ajoute un déficit, en France, de ces entreprises capables d’intégrer les robots dans les chaînes de production, qu’on appelle des « intégrateurs ». Ce qui crée un vrai goulot d’étranglement.

 

Vus et lus dans Le magazine du Département Val d'Oise, et les Echos du 13/05/19
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Vu et lu dans Ecomeca de novembre 2019
Vu et lu dans Ecomeca de novembre 2019

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FoodTech: la robotique va-t-elle s’inviter dans nos restaurants et nos assiettes?

https://www.frenchweb.fr/foodtech-la-robotique-va-t-elle-sinviter-dans-nos-restaurants-et-nos-assiettes/418957

Le 30/03/2021

 

Par Nicolas Halftermeyer, directeur communication de SoftBank Robotics Europe

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/robot-cuisine-.jpg Crédit: Suwin/shutterstock.

Un chef étoilé pourrait-il un jour apprendre et transmettre son art culinaire à un robot? Cela nous paraît fort improbable dans l’état de l’art actuel, même avec les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle et de la cobotique.

Pourtant, c’est un fait, les robots commencent à se faire une place à notre table : ils ont commencé chez des particuliers dans les années 1970 –à l’époque le petit robot de cuisine est l’une des meilleures ventes en électroménager– mais étaient très peu visibles dans les restaurants, les cantines jusqu’à peu.

En Australie, début 2020, le Nisska Ice Cream Bar à déployé 3 robots, un humanoïde pour l’accueil, un bras robotisé pour battre la crème glacée et un dernier pour les « toppings » – les différentes garnitures. Pour ses créateurs, Anton Morus, roboticien, et Kate Orlova, biologiste, le projet est un théâtre -et derrière ce sont 14 ingénieurs et techniciens qui s’attachent à la conception et la maintenance.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-71-1.png© Niska Robotic Ice Cream Bar, Crossbar Building Federation Square, Melbourne.

À la victoire des surgelés et des micro-ondes dans les années 1980, peut-on opposer et imaginer la revanche traditionnelle d’un repas préparé localement, et au même prix ? Ce challenge semblait impossible, et pourtant l’approche locale gagne enfin du terrain.

C’est pourquoi il n’est pas si incroyable d’imaginer un robot cuistot dans une « Dark Kitchen », une cuisine non liée à un restaurant en particulier, non loin de chez vous, qui préparerait des bons petits plats à partir d’ingrédients de proximité, en provenance de micro-jardins urbains. À ce titre, les fraises en container d’Agricool nous montrent une voie « zéro carbone » fort intéressante.

Pour Michaël Farid, interviewé par le Washington Post au sujet de son restaurant robotisé ouvert avec le soutien du chef étoilé Daniel Boulud à Boston, « les robots s’occupent des tâches fastidieuses – comme la cuisine et le lavage » afin de laisser du temps aux humains. Pour la plupart des Français, la cuisine reste une tâche noble, tout le contraire d’une corvée.

Depuis quelques années, nous sommes hypnotisés par le ballet de ces bras robotiques qui assemblent un plat ou un dessert avec une vitesse impressionnante. Mais ces démonstrateurs de salons technologiques restent proches d’une usine de plats industriels plus que d’une vraie cuisine aux mets raffinés.

Se pourrait-il qu’un jour un robot sache cuisiner comme un chef étoilé ? Il lui faudrait un « nez », un « palais » électronique et être connecté au marché de Rungis pour y piocher régulièrement les meilleurs ingrédients et condiments, puis les tester… Nous n’en sommes pas là, heureusement, et pourtant comme nous allons le voir, certaines start-ups s’y préparent déjà.

Plusieurs projets de cuisine robotisée sont déjà bien financés

L’un des plus connus est Sally, conçu par Chowbotics. Il s’agit d’un assembleur de salades à la demande. Le concept, popularisé par les sandwichs Subway, se fait cette fois-ci uniquement en face d’une machine, de la taille d’un distributeur alimentaire, qui trie les ingrédients selon votre volonté.

Cela nous rappelle les machines à jus d’orange. En France, l’industriel de l’agro-alimentaire Bonduelle s’est laissé séduire et commercialise cet engin sous le nom de Cabaletta. Pour le directeur marketing, l’avantage est de pouvoir créer rapidement « plus de 1000 combinaisons de salades ».

La startup à son origine, Chowbotics, a été rachetée en février 2021 par DoorDash, géant de la livraison à domicile. Peut-être plus pour l’innovation que pour le goût…

Mon ancien patron, Brent Hoberrmann, croit lui aussi fort en la « kitchen food robotics ». Pour cela, il a misé 6 millions de livres sur Karakuri, une entreprise londonienne qui développe une cantine robotisée. Cette fois-ci, il y a plus que des salades au menu. La taille est imposante, environ celle d’une cuisine d’un appartement, avec en son centre, derrière une vitre, un bras robotisé similaire à celui qu’on trouve en usine. Mais il y a mieux, cette jeune entreprise est conseillée par Heston Blumenthal, chef étoilé anglais. Sa conviction ? « Aux robots de s’occuper des portions et de la mesure exacte des ingrédients, mieux que nous pouvons le faire, et nous permettre ainsi d’agir plus comme des humains » dit-il, expliquant le caractère militaire et scientifique d’une cuisine haut de gamme.

Pour Barney Wragg, son CEO, « la précision et le contrôle que la robotique apporte à une cuisine peuvent donner la capacité et la possibilité de créer des plats nouveaux et innovants et de pousser en avant la créativité des menus. La robotique peut accomplir avec précision des tâches que les humains peuvent trouver difficiles, ce qui signifie que nous pouvons faire évoluer les restaurants d’un menu fixe vers un menu individualisé où le client décide précisément ce qu’il veut manger.»

L’un des points forts de Karakuri serait donc le fait de pouvoir choisir sur mesure ses aliments, par exemple afin d’éviter les allergènes. « Notre robot DK-One est le point de départ de cette évolution. Il permet aux clients de concevoir précisément leur repas, non seulement en termes d’ingrédients, mais aussi en termes de valeurs nutritionnelles », détaille Barney.

L’autre point est la Data Science, avec affichage du pourcentage d’aliments locaux, et pourquoi pas d’équivalent carbone… et la réduction des pertes alimentaires. Cette cuisine robotique aimerait trouver sa place dans des Hôtels ou Hôpitaux fin 2021, à suivre…

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image1-2.png© DK-One, Karakuri, Londres.

En parallèle, en France, le robot assembleur est bien avancé, il s’appelle Cook-E.

Pour son co-fondateur, Ludovic Ho Fuh, ingénieur Centralien, il sera « capable de réaliser une multitude de plats chauds ou froids, comme des salades, des plats mijotés et contrôlés pendant des heures, ou des plats sautés qui sont cuisinés lors de la commande d’un client. »

Parmi ses multiples promesses, une réponse aux troubles musculo-squelettiques qui se posent régulièrement pour les personnels de cuisine. Le robot pourrait s’occuper de ces tâches ingrates et fatigantes.

La rentabilité semble au coeur de Cook-e. « Il stocke, dose, découpe, pèse, mélange et cuit vos plats » afin de permettre aux restaurants d’optimiser leurs coûts. « L’intégration d’un tel robot, et de l’intelligence qui l’accompagne, permet aussi de faciliter l’organisation d’un restaurant. Comme prédire la quantité de plats nécessitant des cuissons longues, et commencer à les préparer à n’importe quelle heure », explique Ludovic. A terme, ce robot pourrait se déployer en entreprise ou en « ghost kitchen ».

Mentionnons aussi la cantine digitale de Popchef, un « salad bar » et frigo connecté, mais pas robotisée pour le moment. Dans une future version peut-être? On le voit, la promesse des machines à café s’étend aujourd’hui à d’autres aspects culinaires, avec un savant mélange de dosage, de préparation et aussi de nettoyage afin que ces robots cuisiniers puissent être autonomes.

De l’IA pour former les bras robotiques à faire cuire un burger?

Allons un cran plus loin avec l’IA de Miso Robotics, qui semble d’ores et déjà en mesure d’assembler un Hamburger complet. Un exploit pour un bras robotique car il faut griller, retourner, empiler les aliments. Le bras s’appuie sur plusieurs capteurs et une caméra thermique pour déterminer les moments clés avec précision.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-72.png© Miso Robotics, Pasadena.

Là encore, la promesse est de libérer du temps pour l’humain, le cuisinier pouvant alors se consacrer à d’autres tâches plus sensibles et techniques. Les investisseurs y croient puisqu’ils ont apporté à janvier 2021 un total de 30 millions de dollars à cette prometteuse startup de Pasadena, en Californie.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image6.pngCrédit: © Miso Robotics, Pasadena.

De retour du CES Las Vegas en 2015, en déjeunant à l’aéroport de Minneapolis, avec le consultant Dimitri Carbonnelle, nous avions été surpris de voir un restaurant équipé d’une tablette par table ,et même au comptoir. L’ensemble des plats et des commandes se déroulaient via l’iPad ! Cela semble totalement banal en 2021. Du côté des chaînes de Fast-food c’est une tablette géante qui fait office de click & collect, à l’image des bornes chez McDonald’s, conçues par l’intégrateur français Acrelec. Le service à table est devenu une réalité chez McDo, grâce à des kiosques géants et des capteurs Bluetooth au plafond pour la géolocalisation m’expliquait Jacques Mangeot, son co-fondateur. Un changement culturel en seulement une décennie. Cela relativise notre incrédulité face à l’adoption des technologies et des robots.

Au-delà de la cuisine, la robotique fait son entrée en salle. Reste à conquérir aussi le nouveau monde, celui de la distanciation sociale en salle. Ainsi à l’Ecole Hôtelière de Lausanne, le Professeur Etemad-Sajadi apprend déjà à ses élèves à utiliser et apprivoiser la robotique sociale, en appui des commis.Un majordome – robot-as-a-concierge – qui vient en complément, par exemple pour converser en plusieurs langues ou tout simplement pour ajouter un aspect ludique au moment d’accueil dans un restaurant ou un hôtel.

À Tokyo, plus de vingt robots pour vous servir et vous divertir

Il y a un an, à Tokyo, j’ai eu le plaisir de découvrir l’un des premiers restaurants robotisés conçu et mis en place par mes collègues de SoftBank Robotics Japon. Situé à Shibuya, à quelques mètres du fameux passage piéton, le Pepper Parlor Café est un lieu unique, qui propose des gaufres,des crêpes et des boissons à la mode. Unique non pas par sa cuisine, réalisée par des humains, mais par la présence de nombreux robots : on en compte plus d’une vingtaine !

A l’accueil, Pepper vous reçoit, vous présente les plats, et prend votre commande. En période de pandémie, Pepper se connecte à une caméra thermique afin de vérifier votre température et vous accorde l’autorisation d’entrer. Une fois à table, c’est la surprise : un autre robot Pepper est là pour vous divertir avec des jeux familiaux multi-joueurs afin de dynamiser le moment et de rendre l’expérience plus mémorable encore.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image3.png© SoftBank Robotics – Pepper Parlor Café, Shibuya.

Puis un nouveau robot se profile, voici Servi, un robot transporteur affublé de deux plateaux, qui apporte les plats commandés. Mais c’est une serveuse qui les prend et les pose délicatement sur la table, avec l’art, la manière et le petit mot; et vérifie les besoins de la clientèle comme des boissons supplémentaires. Après quelques secondes, le robot Servi pèse les plats et constatant qu’ils sont vides, sait que c’est le signal qu’il faut revenir à l’entrée de la cuisine.

Son logiciel lui permet d’éviter les obstacles et grâce à des « murs virtuels », il sait précisément quelles zones éviter. Pour 95% des clients, ce robot discret qui apporte les plats, et accompagne le serveur, est satisfaisant, permettant d’accélérer la livraison de leur commande et d’enlever plus rapidement les plats après consommation.

Ensuite place au ballet musical des NAO -oui le petit robot conçu à Paris se produit chaque jour au cœur de Tokyo- dans un quatuor sonore endiablé ! Enfin, en soirée, une fois le dernier client parti, c’est au tour du robot Whiz de passer l’aspirateur, de manière totalement autonome.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-73.png© SoftBank Robotics – Pepper Parlor Café, Shibuya

Dopés par les composants des smartphones et l’apprentissage des voitures autonomes, les robots de livraison en salle de restaurants semblent promis à un bel avenir, sans contact. On les imagine bien en restauration collective, et notamment en EHPAD là où les résidents ne peuvent parfois plus marcher. Appeler un robot pour avoir le poivre et le sel, c’est déjà possible.

L’avenir gastronomique s’écrit tous les jours, et il est évident que les nouvelles technologies pourraient jouer un rôle favorable dans la réouverture des restaurants, et pourquoi pas redonner un côté ludique à ces lieux de vie qui nous manquent tant. Comme le dit le chef Guy Savoy: «Aller au restaurant, c’est une parenthèse de bien être dans une vie parfois trépidante. (…) Cet art de vivre fait rêver la planète entière».

Alors préparons-nous à la réouverture!

Le contributeur :

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2019/07/Nicolas-Halftermeyer-square.pngNicolas Halftermeyer est directeur communication de SoftBank Robotics Europe, leader mondial de la robotique humanoïde. Il a auparavant exercé des fonctions marketing chez Business Objects, Lastminute, Parrot Netgem et Xilam.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-la-fili%C3%A8re-robotique-une-fili%C3%A8re-d-avenir-pour-l-industrie-fran%C3%A7aise

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Le château de Chantilly, encore des efforts

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, encore des efforts
Le château de Chantilly, encore des efforts
Vu et lu dans Les Echos du 17/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 17/02/21

L'État verse 4,5 millions d'aide exceptionnelle au domaine de Chantilly

https://www.lefigaro.fr/culture/l-etat-verse-4-5-millions-d-aide-exceptionnelle-au-domaine-de-chantilly-20210324

le 24/03/2021

Le château des Condé, qui appartient à l'Institut de France, est dans une impasse financière. Afin de lui permettre de passer cette année, l'État a mobilisé son plan de relance. 

Géré par l'Institut de France, le domaine enregistre 7 millions d'euros de perte notamment en raison de la crise sanitaire. 

En janvier, le domaine de Chantilly (Oise) était au bord du gouffre. Depuis mercredi, il sait qu'il va pouvoir respirer un peu. Grâce au plan de relance, le château des Condé va bénéficier d'une aide de 4,5 millions d'euros, ce qui lui permettra d'avoir la trésorerie nécessaire pour passer la crise. «Il était indispensable d'aider ce joyau historique et culturel français», fait valoir Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, tandis que Roselyne Bachelot, son homologue de la Culture, parle «d'un devoir».

Haut du formulaire

Le domaine, qui a été légué à l'Institut de France par le duc d'Aumale en 1887, est dans une double impasse. En juillet 2020, son mécène historique, le prince Aga Khan, s'est retiré, après avoir financé travaux et restaurations pendant 15 ans (près de 70 millions d'euros). La crise sanitaire s'est invitée dans la même année, ce qui n'a évidemment pas arrangé les choses, puisque la fréquentation a chuté de moitié en 2020.

Un changement de direction

En début d'année 2021, Chantilly a lancé une souscription, comme une bouteille à la mer, afin d'attirer l'attention du grand public sur ses pertes abyssales (7 millions d'euros). Xavier Darcos, chancelier de l'Institut, a par ailleurs pris son bâton de pèlerin, afin de convaincre l'État et la région Hauts de France de voler au secours du domaine. Il a visiblement été entendu ; dans un communiqué, les deux ministres indiquent même que le montant de l'aide pourra «être révisé en fonction de la date de réouverture du domaine».

Le château et le musée de Condé recèlent d'œuvres de Botticelli, de Fra Angelico, de Raphaël, Giotto ou de Clouet ; il s'agit de la deuxième collection de peintures anciennes après le Louvre. Il possède une bibliothèque fabuleuse, un jardin Le Nôtre et un musée du cheval. Pour l'instant, le temps y est suspendu. Seule l'annonce du départ de son directeur, Christophe Tardieu, qui doit rejoindre France télévisions en mai, a créé une onde, il y a deux jours. Chantilly est sauvé mais doit désormais trouver un nouvel administrateur: 2021 aura été une année charnière pour le grand patrimoine.

Xavier Darcros, Chancelier de l'Institut de France a tenu à exprimer «sa pleine gratitude au président de la République qui a entendu favorablement notre appel». Des remerciements qui vont aussi «au Premier ministre qui a arbitré les sommes attribuées, au ministre de l'Économie Bruno Le Maire, dont l'implication personnelle a été déterminante dans ce dossier, ainsi qu'à la ministre de la Culture Roselyne Bachelot». Et d'ajouter : «Enfin, ce dossier a bénéficié de l'appui et du soutien constant d'Éric Woerth, président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, député de l'Oise, je le remercie chaleureusement.»

https://soutenir.domainedechantilly.com/b/mon-don

Au 02/04/21 : 176 284 € (1 930 dons)

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

 

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Ecoles, aujourd'hui, demain ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Ecoles, aujourd'hui, demain ?
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Vus et lus dans Les Echos du 01/09/20 et du 19/02/21
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Vu et lu dans Télérama n° 3695 du 04/11/20
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Ora Ïto, l’enfant terrible du design français

Publié le par Jacques SAMELA.

Ora Ïto, l’enfant terrible du design français
Ora Ïto, l’enfant terrible du design français

Il n’a de japonais (et encore) que son nom, car en fait il est français, d’où son portrait aujourd’hui, et son vrai nom est Ito Morabito, fils du joaillier Pascal Morabito (www.pascalmorabito.com).

Issu d’une famille d’architectes, de galeristes, et de stylistes, il côtoyait dans sa jeunesse des artistes de renom, comme Keith Haring (1958-1990), le pape du graffiti, Andy Warhol (1928-1987), lui, le pape du Pop Art, ou encore César (19921-1998), célèbre sculpteur français, à l’origine du trophée du même nom, mais bien évidemment pas que.

Certainement inspiré par ceux qui l’entouraient, ainsi que par ses « idoles » que sont les architectes Le Corbusier, Oscar Niemeyer, ou encore le designer Philippe Stark (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/03/philippe-starck-le-touche-a-tout-du-design-francais.html), à qui il refusa la possibilité de le rejoindre, prétextant qu’il ne voulait pas que l’on puisse dire par la suite qu’il lui avait tout appris,  il décida donc d’entamer des études de design, qu’il interrompra rapidement, en se lançant dans une activité qui marquera à tout jamais sa carrière, soit de créer virtuellement des objets  inspirés de grandes marques françaises et internationales, dont le succès auprès des internautes interpellera ces marques en question, lui demandant très rapidement de travailler cette fois-ci pour elles, pour de vrai. Il s’agissait entre-autres de Vuitton, Apple, Nike, etc…

Vus et lus dans Le Parisien
Vus et lus dans Le Parisien
Vus et lus dans Le Parisien

Vus et lus dans Le Parisien

Et ce succès lui donnera l’occasion en 2000 de créer son propre studio, avec comme clients, Guerlain, l’éditeur de mobilier Artemide, Christofle, mais surtout d’obtenir par la suite une multitude de récompenses, comme l’oscar de l’emballage en 2002 pour la bouteille Heineken en aluminium, le Red Dot Design Awards (www.red-dot.org) en 2004 pour sa lampe One Line (Artemide) durant le salon international du meuble de Milan, il en gagnera au final et pour l’instant 6, ou encore, dans le cadre de sa nouvelle marque, Ora ïto Mobility, créée en 2013, proposant une gamme d’accessoires téléphoniques, pour laquelle il recevra un an plus tard, trois iF Product Design Awards (www.ifworlddesignguide.com) pour des casques intitulés Gïotto, Ayrtön, et un chargeur appelé lui Mïcha (remarquez la présence récurrente du i tréma).

Sans oublier également l’obtention d’un prix durant les Globes de Cristal (www.lesglobes.com) en 2007, le désignant meilleur designer de l’année, et en 2011, sa nomination  au titre de Chevalier des arts et des lettres.

Et entre ses autres clients prestigieux comme Adidas, Biotherm, Danone, Kenzo, LG Electronics, Habitat, le groupe français Air, ses nombreux projets comme la conception d’une cuisine équipée pour la marque Gorenje, la création du décor du showroom français de Nike en 2003, d’un point de vente pour Mugler parfums en 2005, du flagship du constructeur japonais Toyota sur les Champs Elysées en 2007, la création de l’identité visuelle de la chaine de télévision Pink TV, dont il devint même le directeur artistique, ou encore le lancement en 2013 à Marseille, sur le toit de la cité radieuse de Le Corbusier (un de ses inspirateurs, voir plus haut) de son « MaMo » pour Marseille Modulor, librement inspiré du MoMA de New York, et, devenant après restauration un lieu d’exposition, il élabore ainsi depuis ses débuts ce qu’il appelle la simplexité, soit l’art de rendre simple des objets complexes.

Vu et lu dans Art & décoration et Le Journal de la Maison
Vu et lu dans Art & décoration et Le Journal de la Maison

Vu et lu dans Art & décoration et Le Journal de la Maison

Alors, avec les objets peut-être, certainement même vu son succès, mais par-contre avec certains, et notamment les architectes, on ne peut pas dire que leurs relations furent simples justement. En effet, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions en tant qu’architecte d’intérieur, il s’est un jour déclaré comme architecte au sens noble du terme, ce qui a eu pour effet un retour cinglant de la profession, lui précisant que n’ayant pas effectué les six ans d’études pour le devenir, il ne pouvait de ce fait se prétendre comme tel.

Et comme en plus il en a rajouta, précisant quand même que ce diplôme justement ne servait pas à grand-chose, le fossé entre lui et les architectes ne pouvait que s’élargir.

Et aujourd’hui me direz-vous, qu’en est-il de cette brouille ?

Dépassé manifestement, car finalement, et assez rapidement, il s’excusa en précisant que bien évidemment il n’était pas architecte, qu’il ne l’a jamais été, qu’il ne le sera jamais, et qu’en plus c’était une profession pour laquelle il avait une grande admiration, collaborant souvent avec certains de ses représentants dans le cadre de ses projets.

Finalement, c’était peut-être dû à son « statut » d’autodidacte, soit toujours à chercher sa place, à prouver aux autres ainsi qu’à soit même que la réussite peut sourire à quiconque, même sans diplôme, mais aussi dû à un caractère plutôt bien trempé, que certains prenaient, à juste titre ou pas, comme le signe d’un narcissisme envahissant, autocentré, ne refusant en rien la vie mondaine du tout Paris.  

Vu et lu dans Télérama n° 3427 du 16/09/15

Vu et lu dans Télérama n° 3427 du 16/09/15

Mais, comme tout hyperactif qui se respecte, ces problèmes d’égos dirions-nous, ne l’ont pas empêché d’avancer dans sa quête de nouveaux challenges, en dessinant par exemple le tramway de Nice, mis en service en 2018, la réfection de la place Castellane à Marseille et l’attribution de l’appel d’offres avec Alstom pour le futur métro automatisé, les marchés du mobilier urbain des villes de Troyes et Nice avec JCDecaux, tout en rêvant  de créer une station de ski, des robots, ou encore une voiture à hydrogène, de marque française.

Et aussi, il y a un projet auquel il tient particulièrement, depuis l’enfance dit-il même, c’est de créer une « Villa Médicis de l’environnement et de la Méditerranée », au fort de Bregantin, situé sur l’une des îles de l’archipel du Frioul (celle appelée de Ratonneau), achetée en 2003, laissée en friche depuis, mais qui, « grâce » au confinement de l’année dernière, lui permis de s’y pencher  à nouveau avec entrain, car, souhaitant en faire un centre de recherche autour des thématiques environnementales et océanographiques, il estime justement que la situation d’aujourd’hui est un formidable terreau pour aboutir enfin à quelque chose de vraiment concret.

Ce rêve donc, lui permettra certainement d’associer ainsi son acquis d’expériences, diverses et variées, sa soif de nouveaux challenges, jamais démentis jusqu’à maintenant, et peut-être de laisser une trace plus  immatérielle que ses objets, pérenne dans le temps, comme j’imagine son modèle de référence (rappelez-vous), créée en 1666 ? A suivre donc.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://o.nouvelobs.com/design/20150824.OBS4645/portrait-ora-ito-le-designer-le-plus-deteste-de-france.html#modal-msg

. https://www.lemoniteur.fr/article/ora-ito-le-designer-qui-se-revait-architecte.619774#!

. https://sosoir.lesoir.be/ora-ito-le-design-comme-aujourdhui-cest-fini

 

. Le Parisien du 01/03/21

 

A lire :

. http://www.larevuedudesign.com/2020/05/12/dessine-par-ora-ito-le-futur-metro-de-marseille-se-devoile/

. https://www.technikart.com/ora-ito-jai-du-me-mettre-au-velo/

 

A découvrir :

. www.citedudesign.com

Vus et lus dans Télérama n° 3542 & 3545
Vus et lus dans Télérama n° 3542 & 3545

Vus et lus dans Télérama n° 3542 & 3545

Vus et lus dans Télérama n° 3542 & 3604
Vus et lus dans Télérama n° 3542 & 3604

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Vu et lu dans Télérama n° 3508 du 05/04/17
Vu et lu dans Télérama n° 3508 du 05/04/17
Vu et lu dans Télérama n° 3508 du 05/04/17
Vu et lu dans Télérama n° 3508 du 05/04/17

Vu et lu dans Télérama n° 3508 du 05/04/17

Vus et lus dans Télérama, M Le magazine du Monde du 23/12/17, et Le Parisien Weekend du 08/12/17
Vus et lus dans Télérama, M Le magazine du Monde du 23/12/17, et Le Parisien Weekend du 08/12/17

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Publié dans Portrait français.

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Hydrogène (suite et informations)

Publié le par Jacques SAMELA.

Hydrogène (suite et informations)
Hydrogène (suite et informations)

McPhy en plein essor

Présences / Le 01/03/21

Spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène zéro-carbone, McPhy affiche en 2020 une progression de 20% de son chiffre d’affaires, établi à 13,7 M€ et une hausse de 75% de ses prises de commandes.

 « L’année 2020 a été marquée par la signature de plusieurs contrats illustrant le passage à l’échelle industrielle de McPhy, ainsi que de toute la filière hydrogène zéro-carbone» expose Laurent Carme, directeur général. L’entreprise de 110 collaborateurs a également noué en 2020 de nouveaux partenariats stratégiques avec des acteurs industriels de premier plan, tels Chart Industries et Technip Energies.

Un plan ambitieux de croissance

Suite à son augmentation de capital d’un montant de 180 M€ intervenue en octobre 2020, McPhy dispose des moyens pour accélérer l’industrialisation de ses modes de production. Elle prévoit ainsi de concevoir des nouvelles générations de machines et d’intensifier son rayonnement commercial à l’international. En outre, la société bénéficie d’un soutien aux entreprises d’avenir du Plan stratégique pour l’hydrogène, lancé par la Commission européenne. Il vise à accroître la demande et les capacités de production d’hydrogène vert en Europe.

Enfin, au sein du Conseil National de l’Hydrogène français créé en janvier 2021, McPhy a pour mission d’assurer le déploiement de la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné.

 

HRS réalise une entrée en bourse historique

 Présences / Le 18 février 2021

Hydrogen-Refueling-Solutions (HRS) vient de réaliser la plus importante introduction en bourse sur le marché Euronext Growth Paris depuis sa création en 2005. Concepteur et fabricant européen de stations de ravitaillement en hydrogène, HRS a réussi à lever le montant définitif de 97,3 M€ avec exercice intégral de l’option de surallocation.

“Cette levée de fonds permet d’accélérer notre développement et de jouer un rôle majeur dans la démocratisation de l’hydrogène dans les transports. Disposant de l’offre la plus avancée en matière de stations de ravitaillement en hydrogène, nous sommes prêts à capter le très fort potentiel de croissance de ce marché”, commente Hassen Rachedi, PDG fondateur.

Un nouveau site industriel à Champagnier

L’entreprise lancée en 2004 à Champ-sur-Drac (CA 2019-2020 : 2,6 M€, 34 collaborateurs), dispose désormais des moyens pour déployer une stratégie ambitieuse. Ils accompagneront la croissance organique, en constituant notamment un stock important de modules clés dans la fabrication de stations pour répondre rapidement à la demande. 

HRS compte aussi construire un nouveau site à Champagnier pour accueillir ses équipes de R&D, un FabLab, une station d’1 tonne de capacité d’H2 ouverte au grand public et une zone d’essai classée. Plus de 130 personnes devraient être recrutées entre mi-2020 et mi-2025 afin d’accélérer sa présence commerciale en France et en Europe, puis aux États-Unis.

Avec déjà l’un des plus grands parcs installés d’Europe, la société ambitionne de devenir un leader européen de la conception et fabrication de stations de ravitaillement en hydrogène grande capacité pour la mobilité lourde (poids lourds, bus…). Elle envisage des opérations ciblées de croissance externe et des partenariats stratégiques qui accéléreront sa croissance.

 

La France "dans le peloton de tête" des pays les plus en avance sur l'hydrogène

Batiactu.com / le 03/03/2021 

DÉCARBONATION. Le Gouvernement a profité de la première réunion du Conseil national de l'hydrogène le 25 février dernier à Albi (Tarn) pour dresser un point d'étape sur la stratégie française de développement de cette technologie décarbonée. Les projets ne manquent pas et la filière semble se structurer progressivement en vue d'une industrialisation.

Le 25 février dernier, le Conseil national de l'hydrogène (CNH) tenait sa première réunion au sein de l'entreprise Safra, basée à Albi (Tarn) et spécialisée dans l'automobile et les transports publics. Les deux présidents de l'organisation, le président-directeur général d'Air Liquide Benoît Potier et le directeur général de Faurecia Patrick Koller, ont à cette occasion présenté "une analyse comparative" des stratégies de développement de l'hydrogène mises en œuvre un peu partout dans le monde, en se basant sur les travaux du Conseil mondial de l'hydrogène.

D'après cette étude, "la France est positionnée dans le peloton de tête des pays les plus avancés pour leur stratégie, aux côtés de l'Allemagne ou de la Chine, la Corée et le Japon", se félicite le ministère de la Transition écologique dans un communiqué. Pour cette évaluation, l'essor de la production d'hydrogène renouvelable et bas-carbone, la définition d'objectifs clairs, l'efficience des dispositifs de pilotage et de suivi, les moyens financiers consacrés ou encore l'adaptation des réglementations.

 

 

Air Liquide va investir 8 milliards d'euros dans l'hydrogène vert d'ici 2035

BFM Business / Le 29/03/21

 

"Je pense que c'est un pari qui va être gagné". Invité ce lundi de BFM Business, le PDG d'Air liquide, Benoît Potier, a réitéré l'engagement du spécialiste des gaz industriels en faveur de l'hydrogène vert avec un plan d'investissement de 8 milliards d'euros d'ici 2035.

L’hydrogène peut être produit à partir de gaz naturel et c’est ce qu’il y a de moins cher. Mais on est en train de développer des technologies de capture de Co2 donc ça c’est une voie aussi très prometteuse pour rendre plus vert ce qu’on fabrique déjà. Et dans le futur utiliser des énergies renouvelables", a-t-il déclaré.

Stocker l'hydrogène

Selon lui, la "beauté de l'hydrogène produit à partir des énergies renouvelables, c'est que lorsqu'il y a trop de vent et qu'on n'a pas la consommation correspondante (...), à ce moment-là on peut produire de l'hydrogène et le stocker sur des mois voire des années dans des réservoirs souterrains. Les technologies existent, nous les utilisons déjà aux Etats-Unis", a ajouté Benoît Potier.

L'hydrogène représente aujourd'hui 10% du chiffres d'affaires d'Air Liquide. Mais "on pense que d'ici une dizaine ou quinzaine d'années, on pourra tripler nos ventes, qui sont de 2 milliards d'euros environ aujourd'hui, pour passer à 6 milliards", a indiqué le PDG du groupe.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

 

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Présentiel, virtuel, ou les deux ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Présentiel, virtuel, ou les deux ?
Présentiel, virtuel, ou les deux ?

VivaTech, Laval Virtual… des salons français de la Tech font le pari de repartir en présentiel avant l’été 

https://www.frenchweb.fr/vivatech-laval-virtual-des-salons-francais-de-la-tech-font-le-pari-de-repartir-en-presentiel-avant-lete/418533

Le 25/03/2021

 

Faut-il relancer les salons professionnels, même sans visibilité très claire sur les conditions sanitaires? Trois salons de la tech françaises font le pari de repartir en présentiel avant la pause estivale, avec une forte dimension virtuelle. De multiples salons ont expérimenté des éditions 100% virtuelles depuis un an, mais ces tentatives ont montré leurs limites, et souligné le désir du retour en chair et en os. Vivatech, le grand rendez-vous français des start-up et de la tech est prévu du 16 au 19 juin au parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris, deux ans après sa dernière édition qui avait attiré 124 000 visiteurs. En raison des contraintes sanitaires, le format sera réduit, avec une surface d’exposition pour l’instant prévue à 25 000 mètres carrés contre 56 000 mètres carrés en 2019, selon Julie Ranty, la directrice générale du salon.

Concernant le nombre de visiteurs qui pourront être présents, « nous adapterons aux règles sanitaires qui seront en vigueur » à ce moment-là, explique-t-elle. L’hypothèse souvent évoquée aujourd’hui est celle d’une personne pour 4 mètres carrés, mais des hypothèses plus restrictives ne sont pas exclues. D’où l’importance de démultiplier l’audience de la manifestation grâce au numérique et au virtuel, explique Julie Ranty. Les conférences des grandes personnalités de la tech seront organisées comme des émissions de télévision adaptés à un public à distance. Les start-up exposantes pourront communiquer directement avec leurs visiteurs numériques, permettant à Vivatech de garder au maximum sa fonction cruciale de réseautage professionnel.

La 3D, la réalité augmentée seront utilisées pour rendre plus attractive la partie « innovation » du salon, mais Vivatech a exclu la création d’un véritable monde virtuel ou les visiteurs se promènent sous forme d’avatar. « Cela complexifie les parcours, et ce n’est pas dans les attentes de nos exposants », tranche Julie Ranty. Avant Vivatech, le FIC de Lille, la grand-messe française annuelle de la cybersécurité, doit avoir lieu les 8-9-10 juin à Lille, 18 mois après sa dernière édition en janvier 2020, qui avait attiré 12 500 participants. « Nous avons une date de repli début septembre. Nous avons jusqu’à la fin avril pour décider de maintenir en juin ou de reporter à septembre », explique Guillaume Tissier, le directeur général de la société CEIS qui organise le salon.

Programmation virtuelle différente

La surface d’exposition sera globalement la même que pour la dernière édition, soit 20 000 mètres carrés. Mais il faudra montrer un test PCR négatif de moins de 48 heures pour pouvoir y accéder. Le FIC physique sera doublé d’un FIC virtuel, construit dans un monde virtuel proposé par la société parisienne Manzalab, et auquel les internautes pourront accéder sous forme d’avatar. Le salon a prévu quatre périodes d’ouverture de ce monde virtuel, d’une durée de 2 heures 30, pour éviter d’imposer aux exposants une double présence permanente physique et virtuelle. « C’est plus expérimental, on ne sait pas encore si c’est un modèle qui tient ou pas », admet Guillaume Tissier.

Laval Virtual, le salon de la réalité virtuelle et augmentée qui est un des grands rendez-vous du secteur en Europe, doit se tenir de son côté du 7 au 9 juillet à Laval, plus de deux ans après sa dernière édition physique. Surfant sur l’expérience acquise depuis deux ans dans l’organisation de salons, séminaires et conférences virtuelles, Laval Virtual offrira aussi en parallèle une version entièrement numérique, accessible sous forme d’avatar. « Il y aura des programmations différentes entre le salon physique et le salon virtuel », explique Laurent Chrétien, son directeur général. « Il y a des conférences qui n’auront lieu que dans le virtuel, et des exposants qui ne seront que dans le virtuel », indique-t-il.

Pour Laurent Chrétien, les mondes virtuels ont prouvé qu’ils facilitaient le réseautage et la faculté à recréer des rencontres imprévues, comme dans un vrai salon en présentiel. « Mais ce qui est compliqué, c’est le produit », admet-il. Pour l’instant, les méthodes qui permettent de montrer un produit dans un monde virtuel sont rudimentaires, reposant essentiellement sur la photo et la vidéo. « Saisir un objet, le voir en 3D » sous tous les angles, « ça reste possible mais pour 20 personnes au maximum », dans des formules qui ne sont pas adaptées à des événements de masse, explique-t-il.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/03/laval-virtual-certainement-pas-une-illusion.html

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement
Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement
Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Vu et lu dans les Echos du 19/02/21
Vu et lu dans les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans les Echos du 19/02/21

 

Agroalimentaire : le commerce extérieur de l’Union européenne résiste à la Covid-19

https://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/agroalimentaire-le-commerce-exterieur-de-lunion-europeenne-resiste-a-la-covid-19/

Le 26 JANVIER 2021

 

Le commerce extérieur de produits agroalimentaires de l’Union européenne (UE) se porte bien, malgré la pandémie de Covid-19. Au cours, des 10 premiers mois de l’année 2020 (janvier-octobre), selon les dernières statistiques publiées par la Commission européenne*, ils ont même connu une croissance positive, contribuant à soutenir la production européenne.

Ainsi, les exportations de l’UE ont atteint 151,8 milliards d’euros (Md EUR), soit une augmentation de 0,5 % par rapport à la même période l’année précédente, tandis que les importations se sont élevées à 102 Md EUR, soit une hausse de 0,1 %. L’excédent commercial dans le secteur agroalimentaire a ainsi augmenté de 1,3 %, pour s’établir à 49,8 Md EUR.

Par produits, la viande porcine et le blé de l’UE ont le vent en poupe, de mêmes aliments pour animaux domestiques, l’huile de colza, l’huile de tournesol et les céréales secondaires. Les vins et spiritueux souffrent en revanche du contexte pandémique et des surtaxes américaines.

Par marché, le panorama est toutefois contrasté.

A la hausse : Chine, Maghreb et Moyen-Orient

L’UE a exporté 3,09 Md EUR supplémentaires vers la Chine où la demande a été tirée par la viande porcine, le blé et les aliments pour nourrissons. Vers l’Arabie Saoudite, les ventes ont également augmenté, stimulées par les ventes d’orge et de produits laitiers.

Un large éventail de produits a entraîné une augmentation des exportations agroalimentaires vers la Suisse, tandis que les ventes de blé et de produits laitiers ont fortement progressé vers l’Algérie et le Maroc, avec des exportations respectivement en hausse de 408 M EUR et 393 M EUR.

Avec une augmentation de 713 M EUR, le Canada a été la principale source de croissance des importations agroalimentaires dans l’UE, entraînées par les importations de colza et de blé.

A la baisse : Royaume-Uni, États-Unis, Singapour, Hong Kong, Inde…

Les échanges ont toutefois été en recul avec le Royaume-Uni : les importations de l’UE ont chuté de 1,56 Md EUR, tandis que les exportations ont diminué de 546 M EUR. Ce déclin a touché pratiquement tous les produits, notamment le vin, les spiritueux et liqueurs, la viande de volaille, les animaux vivants et le beurre.

S’agissant des États-Unis, une réduction de la consommation de graines et de tourteaux de soja américains a contribué à une baisse globale des importations de 663 M EUR, tandis que les exportations de l’UE ont chuté de 705 M EUR, les spiritueux et les vins étant les principaux concernés, plombés par les surtaxes américaines. Il y a toutefois eu une augmentation de la valeur à l’exportation des préparations alimentaires de l’UE.

Le commerce agroalimentaire a également connu des difficultés avec SingapourHong Kong, l’Ukraine et l’Inde.

*Le rapport complet, en anglais, est dans le document attaché à cet article :

https://www.lemoci.com/wp-content/uploads/2021/01/monitoring-agri-food-trade_oct2020_en.pdf

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21
Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21

 

CONSEIL EUROPÉEN DE L’INNOVATION : 10 MILLIARDS POUR TRANSFORMER DES IDÉES SCIENTIFIQUES EN INNOVATIONS

 

Le 19 Mars 2021 / VIPress.net

 

La Commission européenne a lancé hier le Conseil européen de l’innovation (CEI). Doté d’un budget de plus de 10 milliards d’euros pour la période 2021-2027, cet outil de planification technologique vise à développer et à diversifier les innovations prometteuses.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/03/EIC-190321.jpg

Nouveauté du programme «Horizon Europe», le CEI s’appuie sur un programme pilote mené dans le cadre du programme «Horizon 2020» qui combine la recherche sur des technologies émergentes, un projet pilote d’accélérateur et un fonds dédié (le Fonds du Conseil européen de l’innovation) afin d’accélérer le développement des petites et moyennes entreprises (PME) et start-up innovantes. Environ 3 milliards d’euros du budget du CEI seront alloués au Fonds du CEI.

« Nous disposons à présent d’un fonds qui nous permettra de soutenir les petites et moyennes entreprises qui travaillent sur des innovations décisives, de donner accès à des fonds propres et d’accélérer le développement des start-up innovantes. Il s’agit là d’un moyen de convertir les résultats de la recherche en possibilités commerciales et d’élaborer des idées nouvelles pour les avancées technologiques et innovantes », assure Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique

« En investissant dans des entreprises de recherche et d’innovation tournées vers l’avenir, le Conseil européen de l’innovation renforcera la souveraineté technologique européenne, permettra à des centaines de start-up parmi les plus prometteuses d’Europe de se développer plus rapidement et ouvrira la voie au futur espace européen de l’innovation », ajoute Mariya Gabriel, commissaire à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse.

Le premier programme de travail annuel du CEI, qui est publié aujourd’hui, offre des possibilités de financement pour un montant de plus de 1,5 milliard d’euros en 2021. Par ailleurs, les candidatures pour deux prix, à savoir le prix des femmes innovatrices et le prix de la capitale européenne de l’innovation, sont ouvertes dès aujourd’hui.

Le CEI prend appui sur les enseignements tirés et les résultats obtenus dans le cadre sa phase pilote menée entre 2018 et 2021. Doté d’une enveloppe financière de 3,5 milliards d’euros, il a permis de soutenir plus de 5 000 PME et start-up ainsi que plus de 330 projets de recherche.

Les possibilités de financement inscrites dans le premier programme de travail du Conseil européen de l’innovation incluent :

  • un financement au titre de l’Accélérateur du CEI, d’un montant de 1 milliard d’euros, pour permettre aux start-up et aux PME de développer plus rapidement des innovations à forte incidence. Il fournit un financement mixte qui combine des fonds propres, dans une fourchette allant de 500 000 euros à 15 millions d’euros par l’intermédiaire du Fonds du CEI, et des subventions pour un montant maximal de 2,5 millions d’euros. Sur ce montant de 1 milliard d’euros, 495 millions d’euros sont consacrés aux innovations prometteuses en faveur du pacte vert pour l’Europe et des technologies numériques et médicales stratégiques.
  • un financement au titre du programme EIC Pathfinder (l’Éclaireur du CEI), d’un montant de 300 millions d’euros, pour permettre aux équipes de recherche pluridisciplinaires d’entreprendre des travaux de recherche visionnaires susceptibles de mener à des percées technologiques. Les équipes de recherche peuvent solliciter des subventions allant jusqu’à 4 millions d’euros.
  • un financement au titre du mécanisme de financement de la transition du CEI, d’un montant de 100 millions d’euros, pour transformer les résultats de la recherche en possibilités d’innovation.

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21
Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21
Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

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L'architecture française, des réussites

Publié le par Jacques SAMELA.

L'architecture française, des réussites
L'architecture française, des réussites
L'Usine Nouvelle du 12/02/21

L'Usine Nouvelle du 12/02/21

En Chine, des architectes français conçoivent cet impressionnant ruban métallique

https://www.usinenouvelle.com/article/en-chine-des-architectes-francais-concoivent-cet-impressionnant-ruban-metallique.N1060629#xtor=EPR-169&email=jacques.samela@firstconnection.fr

Le 12 février 2021 

A Suzhou, en Chine, l’agence de Christian et d’Elizabeth de Portzamparc signe la réalisation d’un centre culturel et de congrès relié par un ruban d’acier et d’aluminium long de 500 mètres.

Ce nouvel équipement culturel se distingue par son architecture audacieuse.

C’est un élégant ruban composé d’acier et d’aluminium qui orne désormais le lac Tai, dans la ville de Suzhou (Chine), à l’ouest de Shanghai. Une œuvre de 500 mètres d’envergure, accessible par endroits pour les piétons à 40 mètres de hauteur, signée de l’agence des architectes français Christian et Elizabeth de Portzamparc, 2Portzamparc. Le concepteur de la Cité de la musique (Paris), du stade Arena de La Défense (Hauts-de-Seine) ou de la Tour de Lille (Nord) a conçu des allées liées en huit par leur ruban afin de représenter “la dualité en mouvement sous forme de l’alternance ying et yang”. Un objet savamment étudié qui relie plusieurs bâtiments aux fonctionnalités bien différentes.

Ce projet a été entamé en 2013 sur une plaine déserte devenue une ville au sein de laquelle des rues et avenues bordent un axe piéton se dirigeant vers le lac. Le centre culturel de Suzhou devait inclure un opéra de 1 600 places, une salle de 600 places, un centre d’exposition, un centre de conférences, des cafés-restaurants, des salles de cinéma, deux musées et des surfaces commerciales.

 

Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, prix Pritzker 2021 : espace et humanité

https://www.batiactu.com/edito/anne-lacaton-et-jean-philippe-vassal-laureats-prestigieux-61436.php?MD5email=8843226679e17408c0597aaee1b4b186&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

le 16/03/2021 

 

Le célèbre Prix Pritzker 2021, plus haute distinction du monde de l'architecture, a été décerné ce 16 mars 2021 aux Français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal

"Leur travail, qui répond aux urgences climatiques et écologiques de notre temps autant qu'à ses urgences sociales, en particulier dans le domaine du logement urbain, redonne de la vigueur aux espoirs et aux rêves modernistes d'amélioration de la vie du plus grand nombre" : c'est par ces mots que le jury a notamment motivé sa décision de décerner ce mardi 16 mars le prestigieux Prix Pritzker, plus haute distinction du monde de l'architecture, au duo français Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, de l'agence éponyme fondée en 1987.

 Ils prennent ainsi la suite des irlandaises Yvonne Farrel et Shelley McNamara, distinguées en 2020 par ce prix créé en 1979, par Jay et Cindy Pritzker, doté d'une récompense de 100.000 dollars.

 Leur architecture empreinte d'humanisme se distingue notamment par leur volonté de concevoir durable à prix abordable et notamment en privilégiant l'espace, eux qui ont également reçu le prix d'Architecture durable en 2018. Parmi leurs oeuvres notables, 14 maisons de la Cité Manifeste à Mulhouse en 2005 ; Mulhouse où de 2014 à 2015 ils signeront également 59 logements Jardins Neppert ; le Pôle Universitaire de Sciences de Gestion de Bordeaux (2008); la réhabilitation de la Tour Bois-le-Prêtre à Paris en 2009 ; ou encore en 2017, la transformation de 530 logements, bâtiments G, H, I, du quartier du Grand Parc de Bordeaux, trois tours qui étaient vouées pourtant à la démolition (avec Frédéric Druot et Christophe Hutin).

 Architectes de l'espace

Le couple s'est rencontré sur les bancs de l'école d'architecture de Bordeaux, tous deux ont été diplômés en 1980. Juste après, Jean-Philippe Vassal est parti travailler cinq ans au Niger en Afrique, où Anne Lacaton est venu plusieurs fois le rejoindre. C'est sur ces bases que s'est façonnée leur démarche architecturale, dont le fil conducteur est de faire beaucoup avec peu, "travailler avec les complexités, les problèmes, partir de quelque chose qui ne va pas, et transformer en quelque chose qui va", raconte ainsi Jean-Philippe Vassal à l'AFP. "Notre travail consiste à résoudre les contraintes et les problèmes et à trouver des espaces qui peuvent créer des utilisations, des émotions et des sentiments, explique-t-il ainsi (communiqué du Pritzker). À la fin de ce processus et de tous ces efforts, il doit y avoir de la légèreté et de la simplicité, alors que tout ce qui a précédé était si complexe."

Créer de l'espace ou agrandir celui disponible pour offrir à l'usager un bien-être vital, transformer plutôt que démolir, des règles qu'ils appliquent dans tous leurs projets, de la maison individuelle "Latapie" qui les a fait connaître en 1993, au plus récent, l'immeuble de logements et bureaux, Halte Ceva, Chêne-Bourg à Genève.

Des jardins d'hiver et balcons fleurissent afin que les habitants trouvent un accès simple à la nature, comme par exemple, lors de la rénovation, ou devrions-nous dire "réinvention", de la Tour Bois le Prêtre de Paris, où les façades béton ont notamment cédé leur place à des balcons bioclimatiques. Un principe qu'ils appliquent également à Bordeaux, avec la transformation de 530 logements (bâtiments G, H, I) du quartier du Grand Parc : "La transformation a entraîné une réinvention visuelle spectaculaire du complexe de logements sociaux, la modernisation des ascenseurs et de la plomberie, et l'expansion généreuse de toutes les unités, dont certaines ont presque doublé de taille, sans déplacement de résidents et pour un tiers des coûts de démolition et de construction neuve" rappelle les organisateurs du Pritzker. Dans leurs projets neufs également, leur générosité de l'espace s'affirme avec force, comme dans la réalisation de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes (2009).

Générosité et humanité

"Cette année, plus que jamais, nous avons senti que nous faisions partie de l'humanité dans son ensemble. Que ce soit pour des raisons de santé, politiques ou sociales, il faut créer un sentiment de collectivité. Comme dans tout système interconnecté, être juste envers l'environnement, être juste envers l'humanité, c'est être juste envers la prochaine génération." Alejandro Aravena, président du jury du Pritzker Architecture Prize.

Améliorer la vie du plus grand nombre, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal "y parviennent grâce à un puissant sens de l'espace et des matériaux qui crée une architecture aussi forte dans ses formes que dans ses convictions, aussi transparente dans son esthétique que dans son éthique" comme le rappelle le jury du Pritzker. Et madame Pritzker, citée également, d'ajouter : "Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ont toujours compris que l'architecture donne sa capacité de construire une communauté pour l'ensemble de la société. Leur objectif de servir la vie humaine à travers leur travail, la démonstration de force dans la modestie, et la culture d'un dialogue entre l'ancien et le nouveau, élargit le champ de l'architecture."

Après Christian de Portzamparc en 1994 et Jean Nouvel en 2008, c'est la troisième fois que des Français sont distingués par le Pritzker.

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin a félicité Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, ce mercredi 17 mars dans un communiqué, déclarant : "Cette reconnaissance internationale vient couronner le travail de deux architectes profondément généreux, convaincus du rôle social éminent que leur discipline est appelée à jouer. Elle est aussi une nouvelle preuve de l"excellence et du dynamisme de l"architecture française, qui a su se réinventer pour affronter les défis humains et écologiques du XXIe siècle."

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/10/et-de-un-et-de-deux-et-de-trois-architectes.html

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Le biomimétisme, la France enfin

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme, la France enfin
Le biomimétisme, la France enfin

Comme souvent, pas comme toujours, mais comme bien souvent quand même et c’est bien dommage, la France se retrouve un moment donné distancée dans tel ou tel domaine. Celui en présentation ce jour, le biomimétisme, ne dérogeant pas à cette constatation, car en 2016, un retard évident était déjà constaté, notamment vis-à-vis de l’Allemagne, ayant elle structurée depuis de nombreuses années un réseau d’acteurs, composé de start-ups, de PME, de grandes entreprises, d’universités, où près de 20 établissements enseigne cette « nouvelle » science, autour de ce thème plus que prometteur.

Et pourtant, en 2007, il était déjà considéré comme un outil incontournable de la prochaine révolution industrielle en cours, à même de répondre à un développement définitivement plus durable.

Le biomimétisme, la France enfin
Le biomimétisme, la France enfin
Vu et lu dans Ecomeca  de février 2021
Vu et lu dans Ecomeca  de février 2021

Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Et puis, comme souvent, notre pays a enfin décidé de se pencher pour de bon sur ce sujet, avec l’inauguration en 2014 du Centre européen d’excellence en biomimétisme (CEEBIOS), dont l’objectif sera de fédérer un réseau de compétences, tout en devenant un trait d’union entre la recherche fondamentale ou appliquée, les entreprises, voire les ONG, s’intéressant également de très près à ces différentes techniques.

Et depuis, le centre en question, a déjà identifié près de 200 équipes de recherche travaillant sur le sujet, touchant des secteurs comme la chimie, l’énergie, la robotique, ou encore le domaine des matériaux.

Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021

Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021

Mais au fait, avant d’aller plus loin, savez-vous vraiment ce qu’est le biomimétisme* ?

Relancé en 1997 par la biologiste américaine Janine Benyus et son livre intitulé « Biomimicry : Innovation Inspired by Nature », il aurait pour les spécialistes près de 4 milliards d’année d’existence, et comme son nom l’indique (si si), il consiste à s’inspirer du monde vivant pour tirer parti des solutions produites par la nature, intégrant pour ce faire toutes les formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant à différentes échelles (microscopique, macroscopique, écosystémique).

Et les exemples concrets ne manquent pas, car il faut savoir que Léonard de Vinci s’inspirait déjà à son époque des oiseaux et des ailes de chauve-souris pour dessiner ses machines volantes (http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/petitblogdeleonard/2018/03/28/laile-volante-de-leonard-de-vinci/), que les frères Wright, pionniers américains de l’aéronautique, s’inspirèrent eux des vols de pigeons pour élaborer le 1er aéronef plus lourd que l’air (https://www.herodote.net/17_decembre_1903-evenement-19031217.php), et que le Velcro ou Scratch que nous connaissons tous, a été élaboré à partir de plantes dites à crochets, comme la bardane ou la benoîte commune (https://www.especes-menacees.fr/le-saviez-vous/velcro-biomimetisme-plante/).

Mais  bien d’autres, plus actuels ont fait eux aussi l’objet d’inspirations naturelles, comme par exemple l’observation des vautours permettant à Airbus d’améliorer une aile sur l’A320 (https://tpe183.wordpress.com/2017/01/24/ii-le-biomimetisme-ameliorateur-des-vols/), occasionnant en cela une économie de 4 % sur le carburant, soit l’équivalent de plusieurs centaines de millions d’Euros épargnés chaque année, ou encore l’étude de la trompe du moustique par deux entreprises pharmaceutiques japonaise, Terumo Corporation et Okano Industrial, leur permettant d’inventer une aiguille conique ne faisant pas mal, intégré désormais sur les seringues Nanopass 33, vendues à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde (https://www.wipo.int/ipadvantage/fr).

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Et je pourrais continuer tant les exemples sont nombreux, mais ne souhaitant pas écrire un livre sur le sujet, je vous engage à vous rendre sur l’ensemble des liens et des documents que vous trouverez tout au long de ce sujet.

Cependant, ayant encore de quoi vous informer, voici la suite.

Donc, comme je vous l’écrivais ci-dessus, la France, après un certain retard, a enfin décidé de s’intéresser de près à ce nouveau processus de conception, avec par exemple le 29 novembre 2019, l’organisation d’une journée de travail sur le sujet, intitulée « Biomimétisme : quels leviers de développement & quelles perspectives pour la France ?** », sous l’égide de France Stratégie (www.strategie.gouv.fr), le Ceebios (déjà vu plus haut), et le cabinet Myceco (www.myceco.com), avec l’idée que ce modèle alternatif, remplace la dite traditionnelle synthèse des matériaux, se reposant essentiellement sur l’usage abondant des énergies fossiles que sont le charbon, le pétrole ou encore le gaz, et réponde en cela aux objectifs que se fixent chaque année les différentes « COP », ainsi que l’Europe, ayant elle aussi pris le sujet comme une de ses priorités pour l’avenir, avec notamment le lancement d’un plan d’action en faveur de l’éco-innovation, la création d’un Observatoire de l’éco-innovation, l’OEI (www.eco-innovation.eu), et la constitution d’un réseau européen appelé European Biomimicry Alliance (www.biomimicry.eu), calqué sur le modèle américain, existant depuis de nombreuses années, permettant justement aux Etats-Unis d’en être le leader sur la scène internationale, suivi de la Chine, la France se positionnant elle plutôt vers la 5ème place, derrière l’Allemagne et la Grande Bretagne.

Mais bien évidemment, rien n’est perdu, car, que cela vienne de petites structures (startups, TPE, PME), de grands groupes, de centres de recherche renommés comme le CNRS (www.cnrs.fr), qui vient d’inscrire le biomimétisme dans ses priorités stratégiques pour la période 2020-2023, et bien d’autres que vous découvrirez dans les documents joints, il semble effectivement que ce sujet d’avenir donc, le devienne également chez nous, avec comme preuve supplémentaire, les 300 millions d’Euros et plus levés durant ces cinq dernières années.

Et de l’argent il en faudra pour accompagner ces projets, évitons comme cela arrive de temps en temps, qu’ils partent sous d’autres cieux, car, loin d’être limité, d’autres spécificités pointent leur nez, comme par exemple le géomimétisme, désignant lui l’ensemble des pratiques consistant à piéger le carbone atmosphérique dans les sols et les organismes vivants, avec comme actions concrètes la reforestation, à même de rafraîchir le climat, le développement de l’agroécologie, l’élargissement des zones humides, ou encore la constitution de puits de carbone océaniques.

*https://universiteouverte.u-cergy.fr/biomimetisme-le-vivant-comme-modele-de-societe

**https://cdn.weweb.app/public/clients/myceco/RappFrStrat-200709.pdf

Jacques Samela

 

Sources :

. www.ceebios.com

. https://www.gralon.net/articles/materiel-et-consommables/materiels-industriels/article-biomimetisme---quand-l-industrie-s-inspire-de-la-nature-9884.htm

. https://www.bearingpoint.com/fr-fr/blogs/energie/le-biomimetisme-au-service-du-developpement-durable-4-milliards-dannees-damelioration-continue-13-biomimetisme-formel/

. https://www.lesechos.fr/thema/transition-energetique/biomimetisme-quand-la-nature-inspire-des-innovations-plus-vertes-1240323

. https://positivr.fr/pole-eco-conception-biomimetisme/#:~:text=Le%20biomim%C3%A9tisme%20en%20France%20En%20France%2C%20le%20Centre,ainsi%20qu%E2%80%99%C3%A0%20celui%20d%E2%80%99outils%20d%E2%80%99accompagnement%20et%20de%20formations.

. https://euramaterials.eu/thematiques/les-multiples-marches-concernes-par-les-materiaux/

. https://up-magazine.info/livres/ecologie/65868-geomimetisme-reguler-le-changement-climatique-grace-a-la-nature/

. https://www.strategie.gouv.fr/publications/performances-economiques-environnementales-de-lagroecologie

 

A voir :

https://www.mnhn.fr/fr/explorez/dossiers/nature-futur-biomimetisme

 

 

Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
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Le biomimétisme, la France enfin

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Blade (suite et fin ?)

Publié le par Jacques SAMELA.

Blade (suite et fin ?)
Blade (suite et fin ?)

Shadow : l’entreprise Blade est en difficulté et cherche un repreneur

https://www.frandroid.com/produits-android/console/cloud-gaming/855417_shadow-lentreprise-blade-est-en-difficulte-et-cherche-un-repreneur

 Le 03 mars 2021 

 

Le service de cloud gaming et computing français Shadow est en difficulté. L'entreprise Blade qui édite le service cherche un repreneur.

Shadow s’est lancé en France bien avant que Google Stadia, Amazon Luna, ou même Microsoft xCloud soit une réalité. L’idée était relativement simple à comprendre : louer un PC puissant dans un serveur pour utiliser cette puissance depuis n’importe quel appareil.

Après des années d’élaboration du produit, Blade*, la société derrière Shadow, a fait de grandes annonces à la fin de l’année 2019 : baisse de prix, configuration musclée avec Titan RTX, et une nouvelle application et un partenariat majeur avec OVHcloud pour grandir plus facilement.

Depuis les problèmes s’enchainent pour la firme, sur fond de crise sanitaire mondiale. Le site NextInpact indique aujourd’hui que Blade est en graves difficultés financières, et cherche un repreneur.

UNE ANNÉE 2020 DIFFICILE

Dès le début de l’année 2020, Shadow prévenait que ses offres Infinite et Ultra ne pourraient finalement pas être livrées dans les temps. Le site du service ne propose désormais plus ses offres, et la firme avait admis ne plus en livrer en 2020.

NextInpact explique que Blade a en réalité passé plusieurs mois à concevoir une alternative à OVHCloud, avec 2CRSi, en pleine crise du Covid-19. On passe sur le départ d’Emmanuel Freund, fondateur de l’entreprise, et d’une partie de l’équipe de Blade, pour créer une nouvelle start-up : PowerZ.

UN SUCCÈS ET UN MANQUE DE CASH

Jérôme Arnaud, Cyrille Even et Mike Fischer passent tour à tour à la direction de Blade pour tenter de redresser la barre.

En effet, Blade est tout simplement victime de son succès à l’international. Pour continuer de livrer ses clients, en particulier à l’étranger, la firme doit continuer d’investir, mais la source s’est tarie. NextInpact explique qu’une grosse levée de fonds était espérée jusqu’à la fin de l’année 2020, sans jamais arriver.

À LA RECHERCHE D’UN REPRENEUR

Aujourd’hui, Blade serait sous le coup d’une procédure de redressement judiciaire. Une issue envisagée serait évidemment le rachat de l’entreprise par un groupe en meilleure santé.

D’après NextInpact, plusieurs groupes français se seraient déjà montrés intéressés « dans le monde des télécoms et du réseau ». On peut penser à Orange, qui a été partenaire de Blade pendant longtemps, ou Iliad qui a un pied dans les deux mondes avec Free et Online.

Derrière l’entreprise, c’est évidemment l’avenir des salariés qui inquiète. Ils ont appris officiellement la nouvelle par une réunion interne qui se tenait visiblement en même temps que la publication de l’article de NextInpact. Espérons que la conclusion de cette histoire sera positive pour les concerné·es

*Ulrich Rozier, cofondateur d’Humanoid, la société éditrice de Frandroid, est investisseur minoritaire de Blade. L’avis de la rédaction reste neutre et n’est pas influencé pour autant.

 

 

Shadow : placée en redressement judiciaire, la société française Blade cherche un repreneur

https://www.begeek.fr/shadow-placee-en-redressement-judiciaire-la-societe-francaise-blade-cherche-un-repreneur-353918

 le 9 mars 2021 

 

Blade souhaite maintenir son activité dans le cloud computing pour les jeux vidéo grâce à l'aide d'un nouveau partenaire.

Malgré plusieurs levées de fonds ainsi que l’entrée de LG (conglomérat industriel sud-coréen) et 2CRSi (créateur de serveurs informatiques) dans le capital, le spécialiste des solutions de PC dans le cloud n’a jamais réussi à dégager de bénéfice avec Shadow. La faute a de mauvaises décisions comme le fait de s’émanciper d’OVHcloud ou encore attendre l’arrivée de nouveaux investisseurs, mais également des différends internes qui auront été la cause du départ de l’un des cofondateurs, Emmanuel Freund, avec plusieurs employés.

Si l’extension à l’international a été une réussite avec de nombreux clients étrangers, les pertes étaient de plus en plus nombreuses. Pour ne pas mal finir, la start-up Blade est actuellement placée sous la protection du tribunal de commerce à travers une procédure de redressement judiciaire. Plusieurs repreneurs comme des acteurs français du monde des télécoms et du réseau sont d’ores et déjà sur le dossier.

Le fonds d’investissement Jezby Ventures est intéressé par le rachat de Blade

Octave Klaba, cofondateur d’OVH, a récemment annoncé avoir fait une offre de rachat via Jezby Ventures pour Blade et les actifs liés à Shadow dans l’objectif de développer une alternative européenne à Microsoft 365 et Google Workspace (anciennement Google Apps for Your Domain puis Google Apps for Work puis G Suite) : “En espérant que cette offre sera retenue par le juge, en attendant, on continue de travailler sur le dossier (EU et US).

Les éventuels repreneurs ont jusqu’au 19 mars prochain pour présenter leurs offres de reprises avec un projet à l’appui. Il est bien triste et dommage que des sociétés comme Microsoft et Sony n’ont pas décidé de s’immiscer dans cette affaire alors que Blade risque de se détourner de son activité première, à savoir le cloud gaming.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/blade-de-l-ombre-a-la-lumiere.html

 

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