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Le rendez-vous de l'Europe : Le plus grand marché au monde

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le plus grand marché au monde
Le rendez-vous de l'Europe : Le plus grand marché au monde

L'Europe et le Japon créent le plus grand marché au monde

Richard Hiault Le 01/02 à 06:30 Les Echos

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon, signé l'an passé, entre en vigueur ce vendredi. Il donne naissance à un marché de 635 millions de consommateurs pesant 30 % du PIB mondial.

C'est l'accord qui a fait le moins de bruit en Europe par rapport à  celui conclu avec le Canada (Ceta) ou celui, avorté, avec les Etats-Unis (TTIP) , mais c'est l'un des plus importants. Il donne naissance à la plus vaste zone de libre-échange au monde. Dès ce vendredi entre vigueur l'accord négocié entre l'Union européenne et le Japon. 

Signé en juillet dernier à Tokyo , par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le texte a été avalisé dans la foulée par les chefs d'Etat européens.  Le parlement européen, en décembre dernier, l'a ratifié avec une majorité écrasante de 474 voix pour et 152 contre.

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lire aussi

Le deal qui change la face du monde

C'est un vaste marché de quelque 635 millions de personnes totalisant environ 30 % du PIB mondial qui voit le jour. C'est un accord commercial pur puisqu'Européens et Japonais n'y ont pas inclus de chapitre spécifique sur la protection de leurs investissements respectifs.

Le texte consacre un abaissement généralisé des droits de douane pour les produits agricoles, industriels et la fourniture de services sur une période plus ou moins étendue en fonction des produits.

Baisse des droits de douane

Par exemple, les taxes sur les vins et mousseux sont désormais de zéro contre 15 % auparavant. Même constat pour la viande de porc transformée taxée à 8,5 % avant. Les professionnels de la viande bovine voient leurs droits de douane passer de 38,5 % à 9 % d'ici à 15 ans.

Les avantages pour l'agriculture européenne selon Bruxelles - Commission européenne

Les fromagers européens obtiennent aussi une annulation des droits à horizon de 15 ans contre une taxe de 29,8 % auparavant. Au total, lorsque l'accord sera pleinement opérationnel, pas moins d'un milliard d'euros de droits de douane auront été abolis. Les progrès ne s'arrêtent pas à ces seuls tarifs.

Des appellations européennes protégées

Au total, 205 indications géographiques protégées européennes ont été reconnues par le Japon. Les Européens s'ouvrent les marchés publics de l'archipel, notamment sur les services ferroviaires longtemps fermés, les hôpitaux et la distribution d'électricité. Quarante-huit villes japonaises de près de 300.000 habitants ouvriront leurs marchés publics. Les Européens, confiants, anticipent une hausse de 25 % de leurs exportations vers le Japon et un triplement de leurs ventes de produits alimentaires.

La Corée en ligne de mire

De son côté, le Japon s'ouvre les portes du marché européen pour ses produits électroniques et pour son industrie automobile. Cet accord est surtout bénéfique pour les exportations de pièces détachées, les constructeurs japonais étant déjà bien implantés sur le continent et en Grande-Bretagne.

Avec cet accord, le Japon va pouvoir lutter à armes égales avec ses concurrents sud-coréens. La signature de  l'accord entre l'Union européenne et la Corée du Sud, entré en vigueur en juillet 2011 , a favorisé l'accord nippo-européen.

Stratégiquement parlant, le rapprochement du Japon de l'Europe est une pierre dans le jardin des Etats-Unis qui n'ont toujours pas réussi à conclure leur propre accord avec le Japon et qui se sont retirés du partenariat trans-pacifique. En arrimant l'archipel nippon au Vieux Continent, les Européens ont gagné une manche.

 

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600613776223-leurope-et-le-japon-creent-le-plus-grand-marche-au-monde-2241291.php#xtor=CS1-25

 

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Février 2019

Publié le par Jacques SAMELA.

Février 2019
Février 2019

Du 05 au 06 février 2019

. Analyse industrielle / www.analyse-industrielle.fr

Le salon des solutions en analyse et détection industrielle

 

Le 06 février 2019

. Les journées de la transformation digitale / www.ljtd.fr

Banque, assurance & patrimoine

 

Du 06 au 07 février 2019

. Salon des Entrepreneurs / www.salondesentrepreneurs.com

Créer, réinventer, innover, oser

. Pharmapack / www.pharmapackeurope.com

L’événement dédié au packaging pharmaceutique et drug delivery

 

Le 07 février 2019

. ENERJ Meeting Paris 2019 / www.enerj-meeting.com

Journée de l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment

. IN Banque / www.inbanque.com

Plateformisation, intelligence artificielle, la nouvelle équation numérique

 

Le 08 février 2019

. Forum Afrique 2019 / www.lemoci.com

Le forum dédié aux investisseurs en Afrique

 

Du 11 au 13 février 2019

. Sepem Industries / www.sepem-industries.com

Les solutions “Coeur d’usine” pour toutes les industries

 

Le 12 février 2019

. Les rendez-vous Expert MedTech / www.md101consulting.com

Pour les professionnels du dispositif médical

 

Du 12 au 13 février 2019

. All for Content / www.allforcontent.fr

Le 1er salon du contenu de marques

 

Du 13 au 14 février 2019

. Aeronov Connection 2019 / www.aeronov-connection.com

EXPOSITION B2B & CONFÉRENCES DÉDIÉES A L’AÉRONAUTIQUE ET AU SPATIAL

 

Du 21 février au 26 mars 2019

L’industrie vu du ciel – Epita / www.events.usinenouvelle.com

Un autre regard sur l’industrie

 

Du 23 février au 03 mars 2019

. Le salon de l’agriculture / www.salon-agriculture.com

 

 

 

 

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Non, je n'ai pas oublié

Publié le par Jacques SAMELA.

Non, je n'ai pas oublié
Non, je n'ai pas oublié

Quoiqu’il arrive, cette année 2019 sera européenne. Plus ou moins, cela sera selon le résultat des élections du mois de mai, j’y reviendrai d’ici là.

Pour ma part, et après avoir fêté les 6 ans de mon blog, dont vous êtes de plus en plus nombreux à suivre, notamment à l’étranger, merci à tous, je vais continuer à démontrer que la France, loin de cette image que certains s’acharnent à dépeindre, est au contraire en passe de devenir (j’y crois), elle le doit même, le leader d’une Europe enfin décomplexée, qui doit définitivement devenir cet ilot de prospérité, de compétitivité, d’innovations économiques et sociétales, mais aussi de protections, de libertés, d’opportunités, capable de s’affirmer économiquement, politiquement, voire militairement s’il le faut, face à des puissances, économiques ou non, souhaitant pour certaines, imposer leurs visions des choses, leurs points de vue, leurs idées, leurs valeurs, loin d’être les nôtres, et pour d’autres, revoir fondamentalement des amitiés, des accords, longuement acquis au fil du temps.  

Et donc, la France, plus que toujours au cœur de mon blog, continuant à appuyer sur ce qui fait du bien à entendre, voir, lire sur notre pays, laissant le reste à d’autres, soit une France qui gagne en compétitivité, en attractivité, en parts de marché, une France qui imagine, qui innove, qui produit, à l’opposé donc d’un certain déclinisme, toujours à l’œuvre malheureusement.

Alors même si de temps en temps, notamment en ce moment, je peux douter de notre pays à évoluer dans le bon sens, avec l’ensemble de ses compatriotes, de l’Union Européenne, incapable parfois de répondre aux besoins immédiats de ses citoyens, omettant de promouvoir ce que l’Union nous as apporté depuis sa création, continue à nous apporter, laissant à d’autres, de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, la diffusion de messages jugés eurosceptiques, souvent mensonger (une des raison parmi d’autres ayant occasionné le Brexit), semant le doute plus que de raison dans la tête des européens, je reste malgré tout convaincu qu’un combat mené chaque jour, à sa manière (mon blog en est un), sans violence, doit nous permettre de surmonter ces épreuves, avec le sentiment d’accomplir chaque jour son devoir de citoyen français et européen.

En conséquence, c’est donc avec entrain et avec vous que j’entame cette nouvelle année, la septième de mon blog, synonyme selon les vertus du chiffre 7 dans la numérologie, de la connaissance, de l’analyse, de la recherche, et de l’originalité.

 Vaste programme et challenge, que je souhaite relever pour et avec vous, afin de vous présenter des sujets pertinents, à même de vous faire réagir.

Donc, excellente année à vous, et ce à tout point de vue.

Jacques Samela

 

 

 

Non, je n'ai pas oublié
Vu et lu dans Le Monde du 30/12/18
Vu et lu dans Le Monde du 30/12/18

Vu et lu dans Le Monde du 30/12/18

Vu et lu Le Monde du 02/01/19
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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni pourront subventionner la R&D en microélectronique à hauteur de 1,75 milliard d’euros

19/12/2018 | VIPress.net  

Nano 2022 est officiellement sur les rails et l’industrie européenne des semi-conducteurs va pouvoir passer des fêtes paisible. Mardi 18 décembre, la Commission européenne a officiellement annoncé que le projet intégré notifié conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique est conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État et contribue à la réalisation d’un intérêt européen commun.

Dans les prochaines années, les quatre États membres financeront jusqu’à hauteur de 1,75 milliard d’euros ce projet, qui vise à générer 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés. Le projet devrait être achevé d’ici à 2024 (avec des échéances différentes pour chaque sous-projet). La France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros.

Le 30 novembre, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont notifié conjointement à la Commission un projet important d’intérêt européen commun («PIIEC») à l’appui de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique.

Le projet intégré de recherche et d’innovation fera intervenir 29 participants directs ayant leur siège dans l’Union européenne ou en dehors. Il s’agit, pour la plupart, d’acteurs industriels, mais aussi de deux organismes de recherche, réalisant 40 sous-projets étroitement interconnectés. 

Ces participants directs travailleront en collaboration avec un grand nombre de partenaires, notamment d’autres organismes de recherche ou des petites et moyennes entreprises (PME), également en dehors des quatre États membres.

L’objectif global du projet est de favoriser la recherche et de mettre au point des technologies et des composants innovants (circuits intégrés et capteurs) pouvant être intégrés dans une large gamme d’applications en aval. Il s’agit notamment d’appareils grand public, par exemple les appareils domestiques et les véhicules automatisés, et d’appareils commerciaux et industriels, par exemple les systèmes de gestion pour les batteries utilisées pour la mobilité électrique et le stockage de l’énergie.

En particulier, le projet devrait favoriser la recherche et l’innovation en aval, notamment en ce qui concerne le domaine de l’Internet des objets et des voitures connectées ou sans chauffeur.

Les participants au projet et leurs partenaires se concentreront sur leur travail dans cinq domaines technologiques différents :

1) les puces éco-énergétiques : développement de nouvelles solutions visant à améliorer l’efficacité énergétique des puces. Elles réduiront, par exemple, la consommation totale d’énergie des appareils électroniques, y compris ceux installés dans les voitures.

2) les semi-conducteurs de puissance : développement de nouvelles technologies de composants pour les appareils intelligents, ainsi que pour les véhicules électriques et hybrides.

3) les capteurs intelligents : développement de nouveaux capteurs optiques, de mouvement ou de champ magnétique plus performants et plus précis. Les capteurs intelligents contribueront à améliorer la sécurité des voitures en leur permettant de réagir de manière plus fiable et plus opportune pour changer de voie de circulation ou éviter un obstacle.

4) l’équipement optique avancé : développement de technologies plus efficaces pour les futures puces haut de gamme.

5) les matériaux pour semi-conducteurs composés : développement de nouveaux matériaux composés (au lieu du silicium) et d’appareils adaptés à des puces plus avancées.

Les cinq domaines technologiques sont complémentaires et interconnectés – les puces ne sont généralement pas vendues telles quelles, mais font souvent partie d’un système intégré. Ces systèmes requièrent une combinaison de processus et de technologies couverts par les différents domaines du projet. Pour cette raison, les participants au projet prendront part à plus de 100 collaborations dans les différents domaines couverts par les 40 sous-projets étroitement interconnectés.

Le PIIEC favorisera la recherche et le développement dans un secteur économique clé d’importance stratégique dans un certain nombre d’États membres et devrait permettre de mobiliser 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés dans le secteur microélectronique. Il s’agit du premier PIIEC intégré dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation autorisé par la Commission depuis son adoption  en 2014.

29 bénéficiaires directs issus quatre Etats membres

Le PIIEC en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique fait intervenir 29 participants directs issus des quatre États membres. Les participants directs pourraient obtenir de leurs administrations nationales respectives un montant total pouvant s’élever à environ 1,75 milliard d’euros de financement.

Plus particulièrement, la France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros, l’Allemagne, un financement allant jusqu’à 820 millions d’euros, l’Italie, un financement allant jusqu’à 524 millions d’euros et le Royaume-Uni, un financement allant jusqu’à 48 millions d’euros.

 

 

Le parlement européen approuve l'accord de libre-échange historique entre l'UE et le Japon

 AFP / Le 12/12/18

Le Parlement européen a approuvé ce mercredi le plus important accord commercial bilatéral jamais négocié. Il prévoit notamment d'ouvrir le marché nippon aux produits agricoles de l'UE. L'industrie automobile japonaise aura libre accès à l'Europe au terme d'une période de sept ans.

Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine sont au plus haut, le Parlement européen a approuvé un vaste accord commercial de libre-échange entre l'UE et le Japon. Il est le plus important de type bilatéral (entre l'Europe et un pays non-européen) jamais négocié.    

Ce texte, négocié depuis 2013, concerne plus de 630 millions de consommateurs et près d'un tiers du PIB mondial. Il couvrira dès son entrée en vigueur la quasi-totalité des échanges entre l'espace européen et Tokyo. L'accord profitera en particulier, selon la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, au secteur de l'agriculture de l'Europe.    

A terme, 85% des produits agroalimentaires de l'UE pourront entrer au Japon sans droits de douane, mais parfois à l'issue de périodes de transition. Tokyo s'engage aussi à reconnaître plus de 200 indications géographiques comme le Roquefort français, le Tiroler Speck autrichien, le Jambon d'Ardenne belge ou la Polska Wódka (vodka polonaise).

Le riz a été exclu de l'accord de libre-échange  

Le riz, un produit hautement symbolique pour les Japonais, est en revanche exclu de l'accord. Les négociations ont été particulièrement complexes sur les produits laitiers, mais l'accord supprimera les droits de douane très élevés sur plusieurs fromages, avec une période de transition pouvant atteindre quinze ans.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période transitoire de sept ans. Cet accord comprendra aussi un chapitre sur le développement durable et une référence explicite à l'accord de Paris de 2015 sur le climat.    

L'ensemble de ces dispositions n'ont pas suffi à convaincre les ONG, qui ne cessent de mettre en cause la politique commerciale de Bruxelles, avec en point d'orgue le traité conclu avec le Canada, le CETA, objet d'une vive contestation en 2016.

Les ONG affichent leur opposition à l'accord

"Négocié dans la plus grande opacité" et ratifié "dans l'indifférence générale", cet accord "menace les droits sociaux, l'agriculture, l'alimentation, l'environnement, le climat et même nos principes démocratiques", insistent dans un communiqué commun la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH, ex-Fondation Hulot), l'Institut Veblen et Foodwatch.    

Sur le plan environnemental, Ceciia Malmström, commissaire européenne, a promis que l'UE travaillerait avec le Japon "pour respecter les critères de l'accord de Paris et pour que les transports soient plus propres". "Au final, ce sont les consommateurs qui décident. Beaucoup d'entre eux, surtout les jeunes, préfèrent acheter des produits locaux. Mais en Europe, il y a des produits qu'on ne peut pas acheter", a-t-elle expliqué.

 

L’Europe intensifie son action à l’encontre des transferts de technologies forcés vers la Chine  

21/12/2018 | VIPress.net

L’Union européenne a contesté hier auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) les pratiques systématiques qui obligent des sociétés européennes à abandonner des technologies et des savoir-faire sensibles comme une condition préalable pour faire des affaires en Chine. Cette action en justice s’appuie sur une affaire lancée par l’UE en juin 2018.

À travers cette initiative, l’UE élargit la portée de son action dans le cadre de l’OMC à l’encontre des mesures chinoises relatives aux transferts de technologie forcés. Cette mesure est prise à la lumière de nouvelles conclusions concernant l’incompatibilité entre les mesures chinoises relatives à l’approbation des investissements, la protection des droits de propriété intellectuelle des entreprises étrangères et les règles multilatérales ayant été convenues.

La commissaire au commerce, Mme Cecilia Malmström, a déclaré à ce sujet: « Nous ne pouvons tolérer que des entreprises de l’UE soient tenues de céder leur précieuse technologie à titre de prix à payer pour investir en Chine. De telles pratiques vont clairement à l’encontre des règles que la Chine s’est engagée à respecter lorsqu’elle a adhéré à l’OMC.

Nous lançons aujourd’hui un recours juridique plus large et plus systémique contre cette pratique illégale, car nous estimons qu’il s’agit d’une question majeure ayant une incidence sur les entreprises de l’UE qui exercent des activités commerciales en Chine. Cette question peut et doit être résolue dans le cadre multilatéral et internationale ».

Les exigences dites de performance obligent ou incitent les entreprises européennes à transférer des technologies vers les projets menés en association avec leurs partenaires chinois, en échange des autorisations administratives requises par les autorités chinoises. Les entreprises étrangères sont également tenues de procéder à des activités de recherche et de développement en Chine.

Au moment de son adhésion à l’OMC, la Chine s’est engagée à ne pas imposer d’exigences de performance en échange d’autorisations d’investissement et à préserver la liberté contractuelle des entreprises en Chine, en particulier dans le contexte des investissements et du transfert de technologies. L’UE soutient donc que les mesures chinoises actuelles sont contraires aux engagements juridiques pris par la Chine.

La demande de consultations ouvre officiellement la procédure de règlement des différends de l’OMC. Si les consultations n’aboutissent pas à une solution satisfaisante dans les soixante jours, l’UE peut demander à l’OMC de constituer un groupe spécial pour statuer sur la compatibilité des mesures prises par la Chine avec les règles de l’OMC.

 

Jean-David Chamboredon (France Digitale) : «La puissance technologique de l’Europe est un sujet politique majeur»

Interview de Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale

24/10/2018 / Frenchweb.fr

 

Six ans après avoir vu le jour sous l’impulsion d’une trentaine d’entrepreneurs et investisseurs du numérique français, l’heure n’est plus aux Pigeons mais à la conquête de l’Europe. Sur la cinquantaine de licornes européennes, la France n’en compte aujourd’hui que quatre : le géant du ciblage publicitaire Criteo, l’e-commerçant Vente-privée.com, le champion européen du cloud OVH et la plateforme de covoiturage BlaBlaCar. La pépite de Frédéric Mazzella est d’ailleurs la dernière entreprise française qui est parvenue à intégrer le cercle des licornes. C’était en septembre 2015 et la prochaine start-up dépassant le milliard de dollars de valorisation se fait toujours attendre dans l’Hexagone.

Dans ce contexte, le France Digitale Day, grande réunion de famille des entrepreneurs français et étrangers, s’est tenu au Musée des Arts Forains à Paris le 25 septembre dernier avec l’ambition d’être l’épicentre de la Tech européenne le temps d’une journée.

Alors que le Suédois Spotify est en pole position pour obtenir le statut de premier titan européen, c’est-à-dire une entreprise technologique valorisée plus de 50 milliards de dollars, France Digitale veut être le catalyseur de la French Tech pour faire émerger des champions européens.

Paris, capitale de la Tech européenne post-Brexit 

Plus d’un an après l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale, estime que l’écosystème va dans la bonne direction, avec «logique de très forte croissance, des plus gros tours de table et des champions intéressants».

Il faut dire que le climat est plutôt favorable avec les réformes de la fiscalité du capital et du droit du travail, qui replacent la France dans l’échiquier européen pour en faire un pays «normal», et la concrétisation du Brexit, prévu en mars 2019, qui pourrait permettre à Paris de prendre pour de bon le dessus sur Londres pour devenir la capitale européenne de la Tech.

Pour soutenir cette dynamique, France Digitale mise sur les élections européennes l’an prochain pour faire du numérique un sujet prioritaire sur la scène politique européenne. Si la détermination de Margrethe Vestager, la Commissaire danoise à la Concurrence qui a notamment infligé une amende de 4,3 milliards d’euros à Google, et l’application du RGPD ont montré la voie, encore faut-il trouver l’équilibre pour contrer la domination des GAFA tout en dopant la croissance des jeunes pousses européennes. Équation difficile à résoudre pour Bruxelles mais cruciale pour que la France et l’Europe tirent leur épingle du jeu face aux États-Unis et la Chine. 

https://www.frenchweb.fr/jean-david-chamboredon-france-digitale-la-puissance-technologique-de-leurope-est-un-sujet-politique-majeur/339036?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=a1853ccf64-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_24_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-a1853ccf64-106733281

 

L’Académie franco-allemande qui pense l’industrie du futur

04/07/2018 / Frenchweb.fr

Comment rester dans la course technologique et ne pas se faire distancer ? C’est notamment pour répondre à cette question et accompagner les entreprises, qu’a été lancée en 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, l’Académie franco-allemande pour l’Industrie du Futur. Celle-ci est chapeautée conjointement par l’Institut Mines-Telecom (IMT) et l’Université Technique de Munich (TUM).

« C’est une innovation assez importante dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche qui a pour vocation de construire les bases d’un nouveau genre d’université européenne, en commençant par un axe franco-allemand, déclare Christian Roux, directeur de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’organisme.

Et elle a surtout pour objet d’être un accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale. Cela afin de les préparer à la fois aux nouvelles technologies et aux nouveaux métiers qui sont en train d’apparaître autour de l’industrie du futur ».

Cyber-sécurité, blockchain hybride industrielle, fabrication additive… les sujets sont vastes

L’AFA a identifié différentes thématiques sur lesquelles elle lance des projets de recherche bilatéraux: la cyber-sécurité, la blockchain hybride industrielle, la fabrication additive, la maintenance prédictive ou encore l’Intelligence artificielle.

Elle s’intéresse également aux sciences humaines en s’interrogeant par exemple sur ce qu’est une entreprise digitale ou encore sur la notion de travail.

Mais l’AFA souhaite aussi accompagner les entreprises de manière concrète. Pour aller plus loin sur ce point, elle a notamment lancer le Club des partenaires industriels pour soutenir ces sociétés, quel que soit leur taille.

Un des axes est que ces dernières puissent participer à la co-construction de l’Académie pour que les orientations prises soient cohérentes avec les besoins en matière de recherche, de formation ou encore d’innovation.

Des hackatons sont également organisés pour apporter une solution à un problème posé. Par exemple, l’un des sujets qui intéressent en ce moment l’Académie et pour lesquels deux événements vont être organisés concerne l’agriculture connectée.

https://www.frenchweb.fr/lacademie-franco-allemande-qui-pense-lindustrie-du-futur/330153?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=c27794da01-EMAIL_CAMPAIGN_2018_07_04_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-c27794da01-106733281

La banque de l'Union européenne prête 107 M€ à des bailleurs sociaux français

le 25/01/2019 / Batiactu.com

FINANCEMENT. Dans le cadre du plan Juncker, la Banque européenne d'investissement (BEI) et quatre offices publics de l'habitat ont signé un contrat de financement de 107 millions d'euros sur 5 ans afin de construire 1.300 logements neufs et à en réhabilités 4.200 autres. C'est la première fois que des bailleurs sociaux sollicitent la BEI en direct.

C'est la première que des bailleurs sociaux sollicitent en direct la Banque européenne d'investissement (BEI). Oise Habitat, l'Opac d'Amiens, l'Opal (Aisne) et Reims Habitat ont signé un contrat de financement à hauteur de 107 millions d'euros sur 5 ans avec la BEI.

Cette enveloppe permettra de financer la construction de 1.300 logements neufs et 4.200 réhabilitations, dont le montant d'investissement total est de 326 millions d'euros. Cette opération s'inscrit dans le cadre du plan Juncker, l'objectif de l'Union européenne est d'investir dans des territoires où réside "une population plus défavorisée". "

Ce financement va permettre aux offices de poursuivre leurs ambitions en matière de construction et de rénovation énergétique dans un contexte de restriction budgétaire", indique Bernard Domart, directeur général d'Oise Habitat et président du réseau Canopée, qui réunit les quatre bailleurs sociaux.

 

Pour le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, "le logement est un facteur essentiel pour favoriser le retour à l'emploi des populations les plus fragiles et en soutenant les offices publics HLM, l'Europe démontre très concrètement qu'elle s'attache à favoriser le développement économique de tous les territoires".

L'Union européenne précise que les prêts qu'elle propose viennent en complément des dispositifs de financements classiques, notamment ceux de la Banque des territoires, qui reste le financeur principal.

A ce jour, la BEI a accordé un total de 15 milliards d'euros pour 76 projets de rénovation et de construction dans douze pays (Autriche, Belgique, France, Allemagne, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne et Royaume-Uni).

 

Avant les élections européennes, au tour des pays de l’UE d’être dotés des outils anti-ingérence de Facebook

Après une année tumultueuse, le réseau de Mark Zuckerberg veut montrer qu’il prend désormais la mesure de sa responsabilité dans la lutte contre les fake news et l’utilisation de sa plateforme comme outil de manipulation pendant les différentes échéances électorales.

Les élections européennes en mai font justement partie des prochaines échéances. Présent à Bruxelles ce lundi, l’ancien vice-Premier ministre britannique Nick Clegg, devenu directeur mondial des affaires publiques de Facebook, a annoncé le lancement « à la fin mars de nouveaux outils pour aider à prévenir l’ingérence dans les prochaines élections et pour rendre la publicité politique sur Facebook plus transparente».

Une déclaration aussitôt doublée de deux notes de blog (ici et ici). Si la communication est bien rodée, quels sont vraiment les outils que le géant américain compte mettre en place?

Facebook va étendre son système de transparence sur les publicités politiques, déjà présent dans certains pays comme les États-Unis, à l’Europe. Sur ce volet, cela signifie qu’à partir de fin mars, les annonceurs qui souhaiteraient en publier devront avoir été validés par le réseau social.

Ces publicités seront aussi accompagnées d’une mention « payé par ». Les utilisateurs auront également accès aux archives des publicités politiques et à celles autour de sujets de sociétés susceptibles d’influencer les élections pendant 7 ans.

Les archives incluront des informations comme l’éventail du budget des annonces ou encore des données démographiques sur les personnes touchées (âge, sexe, localisation…).

Inauguration d’une « war room » à Dublin

Il est aussi prévu qu’un nouveau centre des opérations, également surnommé «war room», dédié aux élections européennes soit créé au sein des bureaux de Facebook à Dublin. À noter que l’entreprise américaine prévoit également d’en inaugurer un à Singapour.

Pour rappel, un dispositif similaire avait été mis en place pour les Midterms aux États-Unis et l’élection présidentielle au Brésil. Au sein de cette cellule, une équipe est notamment dédiée à la suppression des fake news et autres faux comptes.

On ne sait pas pour l’instant de combien de personnes elle sera constituée. Le réseau social rappelle également comment il entend améliorer la qualité des News Feed en général à travers notamment ces deux actions: en supprimant les contenus qui enfreignent les règles de la plateforme, puis en réduisant la visibilité de ceux qui « portent atteinte à l’authenticité de la plateforme » comme les clickbait ou un les « contenus sensationnel ».

Il sera intéressant de voir si et quels impacts auront vraiment ces différentes mesures sur le fil d’actualités lors des prochaines élections européennes.

«Nous sommes confrontés à des adversaires déterminés qui tentent d’attaquer sur plusieurs fronts et nous reconnaissons notre rôle et notre responsabilité», conclut notamment le réseau social dans sa note de blog.

Pourtant, il a récemment lancé une fonction baptisée « Community Actions » qui permet aux utilisateurs américains de lancer et signer des pétitions en ligne sur la plateforme.

Alors que le réseau social tente de prouver sa valeur dans le combat contre les fausses informations, l’ajout d’une telle fonction, susceptible d’être détournée à grande échelle – comme le sont régulièrement les cagnottes Leetchi, par exemple – peut sembler risqué.

Pour l’instant, un déploiement plus global ou en France n’est pas à l’ordre du jour avait indiqué Facebook à FrenchWeb.

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Le Cognac, à l'export toute

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Cognac, à l'export toute
Le Cognac, à l'export toute

Après avoir traité du champagne, voici cette fois-ci un nouveau sujet sur un alcool estampillé « SoFrenchy », j’ai nommé le Cognac.

En effet, cette eau de vie de renommée mondiale, représente ni plus ni moins depuis de nombreuses années un symbole fort de la France et de son « Art de vivre ».

Issu d’un vignoble de qualité dit de Poitou, faisant le bonheur dès le XIIIème siècle des anglais, des hollandais et des scandinaves, les vins produits dans ce cheptel seront dès le XVIIème siècle transformés en eau de vie et bonifié en fût de chêne, donnant ce qui est aujourd’hui le Cognac.

Et ce sont les hollandais, avec leur connaissance de l’art de la distillation, qui incitèrent les vignerons charentais à distiller leur vin chez eux, afin de mieux le conserver. Ils le nommèrent « brandwijn » (vin brulé en français), ce qui donnera plus tard le nom de « brandy ».

Ensuite, au XVIIème siècle, apparaîtra la double distillation, permettant au breuvage de supporter le voyage, avec une ascension fulgurante des ventes de Cognac, à partir d’un traité de commerce signé entre la France et l’Angleterre en 1860.

Mais, en raison de l’apparition du phylloxéra en 1875, de la même manière que pour le champagne (voir le dossier du 29 décembre 2017), la plus grande partie du vignoble sera détruit, avec une remise à flot rendue effective après plusieurs années d’efforts.

Ce n’est qu’au début du siècle dernier que le cheptel reprendra le dessus, avec en 1909 la mise en place de la zone géographique de production, en 1936, la reconnaissance comme appellation d’Origine Contrôlée, et en 1938, la délimitation des appellations régionales, soit l’ensemble des six crus reconnus (Grande champagne, Petite champagne, Borderies, Fins bois, Bons bois, Bois ordinaires ou à terroir).

Aujourd’hui, le Cognac, ou Eau de vie de Cognac, ou encore Eau de vie des Charentes, reste un produit d’exportation, avec 97,8 % de sa production expédiée à l’étranger, et, est considéré comme un symbole fort de la France et de son art de vivre incontournable.

Et ce sont les Etats-Unis qui arrivent en tête des amateurs de ce nectar, avec 86,5 millions de bouteilles importées entre août 2017 et juillet 2018 sur les 206 millions expédiées dans le monde, soit une progression de 9,9 % sur un an, et ce notamment grâce au rap américain, qui dès le début des années 90, apparurent des bouteilles de Cognac dans les clips des rappeurs Puff Daddy, 50 Cent, ou encore Busta Rhymes, connu entre autres par sa chanson intitulée « Pass the Courvoisier », célèbre marque de Cognac, créée en 1836 à Jarnac en Charente, faisant de la communauté afro-américaine un vivier important d’amateurs outre-Atlantique.

Ensuite, c’est l’Asie qui arrive en seconde position, avec sur la même période, 60,9 millions de bouteilles expédiées, dont 26,6 millions à Singapour, et 26,2 millions en Chine. Quant au marché européen, stable en valeur avec une progression de 3 %, il a subi une baisse de 2 % en volume, ce qui représente quand même 41,3 millions de bouteilles.

Mais, loin de rester cantonné à ces marchés bien établis, de nouveaux s’annoncent avec une progression constante notamment dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Vietnam ou les zones Caraïbes et Océanie, soit 12,2 % en volume et 5,3 % en valeur.

Ce ne sont certainement pas les 16 800 emplois directs qui s’en plaindront, et encore moins les 50 000 habitants de la région délimitée, profitant à divers degrés et à plein de la prospérité du filon que représente le Cognac.

Et comme la maturation du breuvage en question peut durer des décennies, bien à l’abri, la place de numéro 1 des spiritueux lui est assurée encore pour de nombreuses années, avec pour les amateurs, toujours plus nombreux, l’assurance de bénéficier encore pour longtemps d’un nectar de qualité exceptionnel.

Donc, à celles et ceux qui savent en reconnaître son côté convivial, surtout après un bon repas, je leur souhaite une excellente dégustation, tout en rappelant quand même que l’abus d’alcool est toujours dangereux pour la santé. Tchin-tchin.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cognac.fr

. Le Monde du 09/08/18

. Les Echos du 16/08/18

 

A lire :

. www.culture.cognac.fr

 

Vu et lu dans Les Echos du 16/08/18

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Vu et lu dans Le Monde du 09/08/18
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Vus et lus dans Les Echos du 03/09/18 et du 23/01/19
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Deep-Tech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Deep-Tech (suite)
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Vus et lus dans Les Echos du 07/06/18 et du 18/09/18
Vus et lus dans Les Echos du 07/06/18 et du 18/09/18
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Vu et lu dans Geo n° 473 de juillet 2018
Vu et lu dans Geo n° 473 de juillet 2018

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Vu et lu dans The Innovator / Les Echos du 21/01/19
Vu et lu dans The Innovator / Les Echos du 21/01/19

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https://lejournaldeleco.fr/rompre-pour-que-tout-demeure/#.XEhxMU3saM9 

 

 

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Multilatéralisme VS Protectionnisme (suite)

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Multilatéralisme VS Protectionnisme (suite)
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Vu et lu dans Alternatives Economiques n° 384 de novembre 2018
Vu et lu dans Alternatives Economiques n° 384 de novembre 2018

Vu et lu dans Alternatives Economiques n° 384 de novembre 2018

Vus et lus dans Les Echos du 25/09/18 et du 20/11/18
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Vus et lus dans Le Monde du 17/10/18, Les Echos du 27/09/18, et l'Usine Nouvelle
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Vu et lu dans Les Echos du 09/10/18
Vu et lu dans Les Echos du 09/10/18

Vu et lu dans Les Echos du 09/10/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 septembre 2018, intitulé : Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

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Carmat, Netatmo, Soitec (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat, Netatmo, Soitec (suite)
Carmat, Netatmo, Soitec (suite)

Cette usine française est la première à fabriquer des cœurs artificiels, à la chaîne. Détails

Rédaction UP' Magazine 30 Août 2018

Cette usine flambant neuf de 1500 m2 située en région parisienne, à Bois-D’arcy, ne fabrique pas des pièces automobiles ou des moteurs d’avions. Non, elle fabrique des cœurs. La première usine de fabrication des cœurs artificiels Carmat vient d’obtenir sa certification et passe au stade industriel. 800 cœurs seront produits ici par an.

Pour l'heure, le nouveau site est dédié à l'assemblage de membranes de péricarde bovin (enveloppe entourant le cœur) sur une partie de l'implant appelée à être en contact avec les flux sanguins, une étape fondamentale pour une meilleure biocompatibilité. L'opération est dorénavant exécutée par un bras robotisé pour éviter la moindre déchirure, bulle d'air ou pli sur ce biomatériau fragile et ultra-fin - entre 0,3 et 0,5 millimètre. Des défauts microscopiques mais potentiellement très préjudiciables au bon fonctionnement de la prothèse.

 Auparavant, cette étape se faisait à la main, ce qui "demandait une dextérité incroyable" et une semaine de travail, mais avec "90% de rebuts" malgré tout, explique à l'AFP le directeur général de Carmat, Stéphane Piat, rencontré sur le site. Aujourd'hui avec la robotisation, "il nous faut 10 minutes et on est proche de 0% de rebut" sur cette étape particulière, se félicite-t-il.

Jusqu'à 800 prothèses par an

Il faudra cependant plusieurs jours pour l'assemblage complet du cœur Carmat, qui comprend quelque 400 pièces : biomatériaux et plastiques, mais aussi silicone, titane et composants électroniques.

 Les autres phases de production sont pour l'heure toujours réalisées sur le site historique de Carmat à Vélizy-Villacoublay, également en banlieue parisienne. Mais elles sont en passe d'être transférées à leur tour à Bois-d'Arcy, qui comprendra au total une cinquantaine de salariés.

"D'ici quelques semaines, on sera capable de produire la prothèse Carmat de A à Z ici pour une capacité maximale potentielle de "700 à 800" unités par an"" pronostique M. Piat.

 La société a produit une petite cinquantaine de prothèses au total pour l'instant, servant à ses tests en interne ainsi qu'à ses essais cliniques.

L'essai clinique "pivot" de Carmat, actuellement en cours en Europe, porte sur environ vingt patients atteints d'insuffisance cardiaque terminale, dont dix au moins ont été implantés à ce jour.

Cette étude doit permettre d'obtenir dès l'an prochain un marquage CE, sésame réglementaire pour démarrer la commercialisation en Europe, selon le calendrier de la société.

Tests inspirés de l'aéronautique

Le critère principal de réussite de cette étude est la survie de plus de la moitié des patients à six mois après l'implantation. L'un d'entre eux a par ailleurs subi avec succès une greffe de cœur cet été, après avoir vécu huit mois avec un cœur artificiel.

 Une première très encourageante pour Carmat. Cependant sa prothèse a toujours vocation à devenir une "thérapie définitive" face à l'insuffisance cardiaque terminale, plutôt que de se limiter à servir de "pont" dans l'attente d'un greffon humain, rappelle M. Piat.

"Il y a plus de 100.000 patients en Europe et aux Etats-Unis (en attente de transplantation cardiaque, NDLR), pour seulement 5.000 donneurs par an dans le monde entier", souligne-t-il.

 "Seule l'expérience avec les patients nous dira combien de temps le dispositif peut vraiment durer (...). Toutes les parties ont été testées séparément pour durer des années, voire jusqu'à 10 ans, au moyen de tests de résistance inspirés du secteur aéronautique", ajoute-t-il.

 A Vélizy-Villacoublay, plusieurs cœurs artificiels complets tournent aussi en permanence dans des bains liquides. Le plus ancien d'entre eux bat depuis plus de quatre ans, à 145 battements par minute. Soit environ le double d'une fréquence cardiaque humaine moyenne.

 Mais même si Carmat affirme que son dispositif gagne en robustesse et en fiabilité, la société a aussi connu un certain nombre de revers et d'imprévus par le passé, qui l'incite à la prudence. "Il faut qu'on soit précautionneux", répète ainsi M. Piat, se gardant par ailleurs d'évoquer le futur prix de la prothèse.

Une technique de luxe

Cette technique, indépendamment de la récente actualité de la société, incarne une véritable prouesse technologique et l’aboutissement de vingt années de recherche. Toutefois, elle arrive sans doute un peu tard au regard des promesses de la médecine dite « régénératrice ».

Les thérapies cellulaires en cours de développement démontrent en effet chaque jour un peu plus leur potentiel et avancées. En cardiologie, si elles tiennent leurs promesses, elles vont sérieusement tarir à moyen terme le « réservoir » de patients présentant une insuffisance cardiaque terminale. Mais pour l’heure, le problème ne se pose pas encore en ce sens à Carmat, dont le dispositif révolutionnaire présente l’avantage majeur de pouvoir pallier le manque criant de donneurs pour une transplantation cardiaque dans tous les pays, peut-être dans l’attente de nouveaux traitements.

Chaque année, en effet, des milliers de malades décèdent par manque de donneurs d’organes. Actuellement, seuls 350 à 400 patients, en insuffisance cardiaque terminale, peuvent être transplantés en France, tandis que le besoin est trois fois supérieur. Le niveau fixé par Carmat d’implanter chaque année près de 1 000 à 2 000 patients reste donc un objectif ambitieux, si la société parvient à l’atteindre.

Car, bien que le traitement de Carmat ne nécessite pas l’administration à vie de médicaments immunosuppresseurs, le dispositif conserve un niveau de prise en charge élevé, le coût estimé à ce jour de l’ensemble du dispositif étant de l’ordre de 200 à 250 000 euros, auquel il faut ajouter le coût de l’intervention chirurgicale d’implantation. Ce coût rend répréhensible, pour les organismes de santé, la diffusion à large échelle de ce cœur artificiel, et ce d’autant plus s’il ne réduit que faiblement le risque d’une multi-défaillance organique à court terme chez le patient.

La BEI soutient Carmat à hauteur de 30 millions d’euros pour la mise sur le marché de son cœur artificiel

18/12/2018 / VIPress.net

Le Français Carmat, concepteur et développeur d’un projet de cœur artificiel total, visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, et la Banque Européenne d’Investissement (BEI), qui est la Banque de l’Union européenne (UE), annoncent la signature d’un accord de prêt d’un montant de 30 millions d’euros, soutenu par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), le pilier central du Plan d’Investissement pour l’Europe, ou « Plan Juncker ».

Ce prêt soutiendra la transformation stratégique de Carmat vers une entreprise industrielle et commerciale via la finalisation des essais cliniques ainsi que l’augmentation de ses capacités de production. L’accord a été signé par Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, et Stéphane Piat, directeur général de CARMAT, à l’occasion de la visite de la nouvelle usine d’assemblage automatisé de la société à Bois-d’Arcy.

Ce type de financement, accordé par la BEI avec la garantie européenne dans le cadre du plan Juncker, a pour objectif de soutenir des projets de recherche et d’innovation développés par des sociétés à fort potentiel de croissance. Le projet Carmat répond à ces critères dans la mesure où, en cas de succès clinique, sa bioprothèse pourrait devenir une alternative crédible à la transplantation cardiaque pour plusieurs dizaines de milliers de patients confrontés à un manque notoire de greffons.

Carmat, qui emploie actuellement 180 collaborateurs permanents, prévoit de doubler leur nombre d’ici 2025, principalement dans la R&D.

Ce financement soutiendra l’évaluation clinique du cœur bioprothétique Carmat jusqu’au marquage CE, attendu en 2019, mais aussi les développements industriels et l’anticipation de la phase commerciale.

« Ce financement européen va soutenir la mise sur le marché du cœur artificiel le plus avancé au monde tout en contribuant à l’augmentation des capacités de production de Carmat. En accompagnant ainsi la transformation de cette Med Tech fortement innovante en une entreprise industrielle et commerciale, nous donnons à Carmatles moyens de se développer et de devenir potentiellement un champion global dans le domaine du cœur artificiel », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

« Cette opération permet de diversifier nos sources de financement et contribue à l’évolution progressive de Carmat vers une entreprise industrielle et commerciale européenne. Aujourd’hui, nous disposons des moyens nécessaires pour finaliser le processus de marquage CE et restons confiants dans notre capacité à apporter une thérapie innovante aux patients souffrant d’insuffisance cardiaque terminale », ajoute Stéphane Piat, directeur général de Carmat.

En décembre 2018, le Plan d’investissement pour l’Europe, également nommé « Plan Juncker », a permis de mobiliser plus de 371 milliards d’euros d’investissement dans toute l’Europe, dont 60,5 milliards d’euros en France. 856 000 PME en Europe en ont déjà bénéficié.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23/01/14, intitulé : Carmat : Un rêve se réalise.

[CES 2019] Netatmo annonce sa sonnette vidéo intelligente sans abonnement

07/01/2019 / Frenchweb.fr

Présent au CES 2019 à Las Vegas, le spécialiste français de la maison intelligente Netatmo a ajouté hier à sa collection d’objets connectés une sonnette vidéo intelligente, qui sera commercialisée à partir du deuxième semestre 2019.

Destinée à sécuriser l’entrée du domicile de l’utilisateur, elle permet à ce dernier, depuis son smartphone, sa tablette, son desktop ou son Apple Watch, de voir ses visiteurs à distance et de dialoguer avec eux. La sonnette prévient également en temps réel le résident si elle détecte une activité suspecte autour de l’entrée de la maison.

Compatible avec HomeKit, l’ensemble d’appareils de domotique d’Apple, la sonnette vidéo intelligente peut être contrôlée via l’application Home de la marque américaine ou par la voix avec Siri.

Une sonnette sans « notifications intempestives »

Le fondateur et président de Netatmo Fred Potter a assuré que l’objet, qui a notamment été récompensé au CES 2019 dans la catégorie « Home Appliances », n’envoie pas de « notifications intempestives », « garantit la sécurité des données » des utilisateurs et ne dispose pas d’obsolescence programmée.

L’objet possède une caméra Full HD de 1080p avec un objectif grand angle de 160 degrés. La sonnette utilise par ailleurs des connexions chiffrées de bout-en-bout dans le but de sécuriser la transmission des données vers le smartphone de l’utilisateur.

Netatmo avait été acquis par le groupe Legrand en novembre dernier.

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 18 janvier 2016, intitulé : Netatmo, dans l'univers de la maison intelligente

Soitec confirme 120 M€ d’investissements annuels dans ses usines

| 29/11/2018 | VIPress.net

A l’occasion de la publication de résultats semestriels convaincants, le Grenoblois Soitec, spécialisé dans les tranches SOI, a réaffirmé son intention d’investir environ 120 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice pour augmenter les capacités de production de ses usines, notamment pour répondre à l’essor de la demande en tranches FD-SOI et RF-SOI. 65,2 M€ ont déjà été investis au 30 septembre 2018.

« Nous avons enregistré une forte croissance de notre chiffre d’affaires et une nouvelle amélioration de notre profitabilité au cours du premier semestre. Au cours de la deuxième moitié de l’exercice, nous allons poursuivre les investissements de capacité actuellement menés sur nos sites de production existants, tant en France qu’à Singapour.

Ces investissements sont déterminants pour accompagner la demande de nos clients et reflètent notre confiance dans nos perspectives de croissance, confortée par la confirmation de l’adoption de nos produits RF-SOI et FD-SOI par nos clients », souligne Paul Boudre, directeur général de Soitec.

Pour le 1er semestre de l’exercice 2018-2019 (clos le 30 septembre 2018), le chiffre d’affaires de Soitec s’élève à 186,9 millions d’euros, en hausse de 31% (soit +36% à périmètre et taux de change constants) par rapport au 1er semestre de l’exercice précédent.

Les ventes de tranches de 200 mm de diamètre ont atteint 102 millions d’euros et représentent 55% du chiffre d’affaires. Les ventes de tranches de 300 mm se sont élevées à 80,6 millions d’euros, soit 43% du chiffre d’affaires. Celles-ci ont augmenté de 87% à périmètre et taux de change constants. Par type de produits, la progression des revenus s’explique essentiellement par la très forte augmentation des ventes de tranches de FD-SOI et de RF-SOI en 300 mm.

Les ventes d’Imager-SOI et de Photonics-SOI ont été inférieures à celles enregistrées au 1er semestre 2017-2018, tandis que les ventes de PD-SOI, une précédente génération de produits, ont légèrement progressé.

L’usine de Bernin I dédiée aux tranches de 200 mm continue d’opérer à pleine capacité. Dans le même temps, le taux d’utilisation des capacités de l’usine de Bernin II dédiée aux tranches de 300 mm a continué d’augmenter, passant d’un niveau moyen légèrement supérieur à 30% au 1er semestre de l’exercice 2017-2018 à un niveau moyen de près de 60% au 1er semestre de l’exercice 2018-2019. Cette progression est due à la forte augmentation des volumes de tranches de FD-SOI et de RF-SOI en 300 mm.

Les dépenses d’investissement du semestre s’élèvent à 64,9 millions d’euros. Ce montant comprend les investissements consacrés à l’extension de la capacité de production de l’usine de Bernin I pour porter celle-ci de 900 000 à 950 000 tranches de 200 mm par an et ceux concernant, à Bernin II, à la fois l’augmentation de la capacité de production de FD-SOI de 100 000 à 350 000 tranches par an et les dépenses d’investissement courantes. Les dépenses d’investissement incluent également la poursuite de l’installation d’une ligne pilote de production de plaques de FD-SOI ainsi que le début de la mise en place de capacités de recyclage matière et d’épitaxie à Singapour. Enfin, 0,2 million d’euros ont été dépensés dans le cadre de l’acquisition des actifs de Dolphin Integration.

Au total, le résultat net consolidé du 1er semestre de l’exercice 2018-2019 s’établit à 32,6 millions d’euros, en hausse de 41% par rapport au résultat net de 23,2 millions d’euros réalisé au cours du 1er semestre de l’exercice 2017-2018.

Soitec confirme que son chiffre d’affaires annuel est attendu en hausse de plus de 35% à périmètre et taux de change constants. Le site de Bernin I devrait continuer d’opérer à pleine capacité.

Dans le même temps, la croissance de l’activité de 300 mm devrait se poursuivre au 2nd semestre de l’exercice 2018-2019 grâce notamment à de nouvelles augmentations des ventes de tranches de FD-SOI et de RF-SOI en 300 mm.

Par conséquent, Soitec s’attend à ce que le site de Bernin II atteigne un taux d’utilisation de sa capacité de production proche de 100% à la fin de l’exercice 2018-2019 ou au début de l’exercice 2019-2020.

Au cours du 2nd semestre de l’exercice 2018-2019, Soitec va poursuivre ses investissements en cours, confirmant que les dépenses d’investissement devraient atteindre un montant d’environ 120 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2018-2019. 

Soitec va poursuivre son projet visant à augmenter la capacité de production annuelle de Bernin I de 50 000 plaques de 200 mm pour la porter à 950 000 tranches et continuer de réaliser des investissements d’optimisation. 

Bernin II, les travaux préparatoires concernant l’extension du bâtiment existant devraient commencer en vue de porter ultérieurement la capacité de production totale de l’usine de 650 000 à 800 000 tranches de 300 mm par an.

Singapour, les investissements continueront d’être dédiés à la réalisation de l’installation de la ligne pilote de production de tranches de FD-SOI ainsi qu’à l’ajout de capacités de recyclage matière et d’épitaxie.

Ces investissements s’inscrivent dans le cadre du plan de redémarrage de l’usine, dans l’optique d’atteindre potentiellement une capacité de production de 800 000 tranches de 300 mm par an afin de répondre à la demande de plaques de FD-SOI et de RF-SOI en 300 mm sur le long terme.

Enfin, suite à l’annonce en août de l’acquisition des actifs de Dolphin Integration par Dolphin Design, une entité dédiée détenue à 60% par Soitec et à 40% par MBDA, Soitec soutiendra le plan visant à faire de Dolphin Design un fournisseur de référence de composants virtuels et d’ASIC/SoCs optimisés pour des applications à faible consommation d’énergie.

« Nous travaillons pour faire de l’acquisition des actifs de Dolphin Integration une opportunité stratégique effective permettant d’accélérer l’adoption du FD-SOI dans des segments de marché majeurs en proposant une offre complète de brevets et de services dédiée à la conception sur FD-SOI de puces offrant des solutions efficaces sur le plan énergétique », souligne Paul Boudre.

 

 

Leader de l'année 2018 - Soitec : une centaine d’embauches encore prévue en 2019 

 https://www.presences-grenoble.fr/actualites-classement-grenoble/leader-de-l-annee-2018-soitec-une-centaine-d-embauches-encore-prevue

Porté par les marchés de la mobilité et de l’intelligence artificielle, le leader mondial des matériaux semi-conducteurs innovants a renoué avec une croissance forte (+31 % en 2017-2018) et profitable. Soitec vise une progression tout aussi dynamique sur 2018-2019. Paul Boudre, son directeur général, trace l’ambition pour les années à venir.

Depuis 2016, Soitec a accompli un redressement spectaculaire. Qu’est-ce qui a été à l’origine de cette croissance ?

Paul Boudre : En 2015, la société est sortie du solaire et s’est recentrée sur les composants pour les smartphones, l’automobile, les infrastructures cloud et l’Internet des objets. Nous avons pris ce tournant avec la volonté d’apporter une forte valeur ajoutée sur nos produits. Ils génèrent ce dont les clients ont besoin, à savoir performance, faible consommation d’énergie, fiabilité et capacité à intégrer de plus en plus d’applications sur une même puce.

En 2017, l’activité, très soutenue, a été portée par les applications de radiofréquence (RF-SOI) et d’électronique de puissance (Power-SOI), tirées par les marchés de la mobilité et de l’automobile. Désormais, tous les smartphones du monde, quelle que soit leur marque, utilisent nos technologies, devenues les standards du marché. Par ailleurs, 6 milliards de puces Soitec équipent l’automobile, et 20 milliards sont présentes dans les objets connectés…

Vos perspectives sont-elles aussi favorables pour 2018-2019 ?

PB : Nous devrions réaliser une croissance encore supérieure à 35 %, avec un taux d’Ebitda attendu autour de 30 %. Dans le même temps, 120 millions d’euros sont investis d’ici mars 2019. D’abord à Bernin 1, où la capacité de production des plaques SOI en 200 mm sera progressivement augmentée à 950 000 par an.

Ensuite à Bernin II, où l’usine spécialisée dans les plaques SOI de 300 mm verra sa capacité maximale de 650 000 plaques utilisée à plein d’ici mars 2019. Nous réalisons une extension pour atteindre à terme 1 million de plaques en 300 mm. À Singapour enfin, où une ligne de production de plaques FD-SOI est en préparation.

Des retournements de cycle, fréquents dans la microélectronique, sont-ils à redouter ?

PB : Des phases de ralentissement, ou même de retournement économique, sont toujours possibles. Mais la vague d’innovation ne s’arrête plus. Elle concerne tant les sujets de la mobilité que l’intelligence artificielle ou la réalité augmentée.

De grands bouleversements sont devant nous, dans notre façon de vivre au quotidien. Ils sont portés par l’industrie des semiconducteurs, dont Soitec constitue l’un des maillons essentiels. Nos produits seront demain présents dans les maisons, les voitures, l’environnement de travail, le monde de la santé… Nous attendons une forte croissance dans les années à venir. Et même si la trajectoire n’est pas linéaire, les courants porteurs sont là !

Soitec a toujours fait le choix d’investir et de développer l’emploi en France, pourquoi ?

PB : Nous sommes extrêmement heureux de notre position à Grenoble. Soitec amène à ses clients une vraie différenciation technologique. Cette différenciation est née de collaborations très fortes avec nos clients, et de partenariats stratégiques de R&D, notamment avec le CEA-Leti. Ils font partie intégrante de notre succès !

Or les rythmes d’innovation et de mise sur le marché des produits s’accélèrent. En 2017, Soitec a franchi un cap supplémentaire en créant avec le CEA-Leti un laboratoire commun dédié aux nouvelles générations de puces et de matériaux. Il est ouvert à nos clients pour leur permettre d’avancer plus vite dans la conception et l’industrialisation de leurs produits.

Très peu de concurrents ont accès, comme nous, à un écosystème de R&D aussi performant localement ! Nous venons d’ailleurs, avec MBDA, d’acquérir les actifs de Dolphin Integration, société de 155 personnes, initialement orientée vers les applications aérospatiales et industrielles, et dont les débouchés pourront être progressivement élargis vers nos marchés.

Si l’on ajoute l’IPCEI (Important project of commun european interest), supporté par l’Europe, la France et la Région, qui devrait accompagner les centaines de millions d’investissement et les centaines d’emplois créés par les acteurs européens des semi-conducteurs dans les cinq prochaines années, alors l’Europe redevient un continent attractif. Chaque poste chez Soitec en génère trois autres, de façon indirecte, dans l’économie.
E. Ballery

 Infos clés

  • Leader des matériaux semi-conducteurs innovants dédiés aux marchés de l’électronique
  • Création : 1992
  • CA 2017-2018 (clos au 31 mars 2018) : 310,6 M€ (+ 31 % par rapport à 2016-2017), dont 87 % à l’export
  • Marge d’Ebitda : 29,7 % (16,7 % en 2016-2017)
  • Résultat net : 87 M€ (8,4 M€ en 2016-2017)
  • Effectif : 1 092 personnes en mars 2018, en croissance de 15,9 % sur un an 
  • Brevets : 3 500
  • Répartition du capital :
    11,5 % BPI France Participations,
    11,5 % CEA Investissement,
    11,5 % NSIG Sunrise,
    2,6 % Caisse des Dépôts et consignations, 61,17 % public.

 A savoir

 Nous avons créé plus de 200 emplois en 2017 et 2018

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

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Décembre 2018

Publié le par Jacques SAMELA.

Décembre 2018
Décembre 2018

DEPASSEMENT. De plus de 60 milliards d’Euros pour la région Auvergne-Rhône-Alpes en termes d’exportations de biens en 2017, soit 13 % des exportations françaises derrière l’Ile de France et la région Grand Est, et ce avec plus de 10 500 entreprises exportatrices régulières, et l’Allemagne comme 1er pays client.

Le journal de l’éco du 04 décembre 2018

 

ACCELERATION. De la conquête du monde par l’école de cuisine Le Cordon Bleu (www.cordonbleu.edu), en ouvrant en 2019 trois nouveaux établissements en Asie et en Amérique latine. Avec 35 établissements dans le monde, ce sont 20 000 étudiants en formation qui sont formés aujourd’hui dans ce réseau d’instituts d’arts culinaires et de management hôtelier.

Les Echos du 04 décembre 2018

 

REUSSITE. Du dernier lancement d’Ariane 5 en 2018, avec deux satellites à son bord. C’était le 6ème de l’année.

AFP du 04 décembre 2018

 

PROCHAINEMENT. A New York s’élèvera une tour de 90 m pour une superficie totale de 21 000 m2 répartis sur 30 étages, appelée Greenwich West, et imaginée par une équipe française composé de Loci Anima pour la conception extérieure, de Sébastien Segers pour l’intérieur, et de Patrick Blanc, chargé des jardins.

Batiactu du 04 décembre 2018

 

ALLIANCE. Entre Airbus et le groupe américain Lockheed Martin, afin d’étudier ensemble les moyens de répondre aux besoins de l’armée américaine en matière de ravitaillement en vol.

SIGNATURE. D’un contrat paneuropéen entre le groupe Raja (www.raja.fr), leader européen de la distribution d’emballages, de fournitures et d’équipements pour les entreprises, et le groupe General Electric.

SOUHAIT. De l’Espagne à participer au futur avion de combat franco-allemand, et ce à hauteur de 25 millions d’Euros.

Les Echos du 05 décembre 2018

 

DEVELOPPEMENT. D’une constellation de 4 satellites d’observation radar pour la Corée par le groupe Thales Alenia Space (www.thalesgroup.com), pour le compte de l’agence en charge des programmes de défense, l’Agency for Defence Development.

VIPresse.net du 05 décembre 2018

 

RACHAT. Par la société aixoise Inside Secure (www.insidesecure.com) de la société américaine Verimatrix (www.verimatrix.com), l’un des meilleurs spécialistes de la gestion des droits numériques, pour la somme de 143 millions de dollars.

Les Echos du 06 décembre 2018

 

COMMANDE. Par le loueur Avolon (www.avolon.aero) de 75 A320neo et de 25 A321neo au groupe Airbus, et pour le compte du groupe chinois HNA Group. En prix catalogue, cela représente 11,53 milliards de dollars.

L’Usine Nouvelle du 07 décembre 2018

 

INSTALLATION. De la start-up canadienne TransPod (www.transpod.com) à Limoges, afin de développer son centre d’essais de l’Hyperloop ou train subsonique du futur, qui ambitionne de propulser les voyageurs à près de 1 000 km/h dans des tubes.

Frenchweb.fr du 07 décembre 2018

 

ATTENDUS. Les nouveaux treillis de l’armée française cette année, made in France, plus confortable et en tissu ignifugé, et essentiellement conçus par des fabricants français et leurs filiales.

AFP du 10 décembre 2018

 

CHAMPION. D’Europe le Val-d’Oise, dans le domaine du déploiement de la fibre optique, en obtenant durant la cérémonie des European Broadband Awards 2018, le trophée du meilleur projet de déploiement du très haut débit, une première pour un projet français.

Côté Val d’Oise du 13 décembre 2018

 

CHAMPIONNES. D’Europe les filles de l’équipe de France féminine de handball, soit leur premier titre continental, validant en cela leur billet pour les prochains JO de Tokyo.

20 minutes du 17 décembre 2018

 

VENTE. Par Airbus de 16 hélicoptères H225M Caracal à la Hongrie, renouvelant sa flotte d’hélicoptères militaires d’origine russe.

Les Echos du 17 décembre 2018

 

ACCORD. Entre Renault et le groupe chinois Jiangling Motors (JMCG), en prenant une participation significative dans sa filiale 100% électrique, afin justement de se renforcer dans ce domaine en plein boom dans ce pays.

Les Echos du 21 décembre 2018

 

PROGRESSION. D’une place pour la France dans l’indice de positivité 2018 des 34 pays membres de l’OCDE, en passant de 18ème à la 17ème place.

Le Monde du 21 décembre 2018

 

CONTROLE. De l’aéroport de Londres-Gatwick par Vinci Airport, filiale de Vinci Concessions (www.vinci.com), en rachetant 50,01 % des parts de Gatwick Airport Limited, soit 2,9 milliards de livres sterling (3,2 milliards d’Euros). Deuxième aéroport britannique, il accueille 46 millions de passagers par an.

CERTIFICATION. Décrochée par le français Visiomed (www.visiomed-group.com) auprès de la Food and Drug Administration américaine, pour la station de télémédecine ultra-portable et connectée VisioCheck BW-X07HD, lui ouvrant en cela le marché plus que prometteur américain, après celui européen en 2017.

Les Echos du 28 décembre 2019

 

 

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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Et aujourd'hui démarre donc...

Publié le par Jacques SAMELA.

Et aujourd'hui démarre donc...
Et aujourd'hui démarre donc...
Soixante villes étapes pour le « French Fab Tour » pour promouvoir l’industrie du futur dans les territoires

La première étape du « French Fab Tour », tournée itinérante pour promouvoir l’excellence industrielle française, se tient aujourd’hui, 15 janvier 2019, à Laval (Mayenne) sous le haut patronage du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire et en présence d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

La French Fab est une marque ouverte qui a vocation à fédérer les industriels de toutes tailles et les écosystèmes du développement économique industriel. Elle nourrit de grandes ambitions : accélérer la transformation de l’industrie en France, mettre en réseau les énergies des acteurs industriels, leur donner de la visibilité, de la fierté et l’esprit de conquête, en France comme à l’étranger, ainsi qu’incarner l’industrie française du présent et du futur.

En 2019, La French Fab se matérialise par un village itinérant sur l’ensemble du territoire pour accélérer l’attractivité des filières industrielles françaises. Le French Fab Tour installera son village dans soixante villes étapes, entre le 15 janvier et le 10 octobre 2019, en portant une attention particulière aux « Territoires d’industrie » (*).

Ce village dédié à l’excellence industrielle française proposera un programme commun à tous les territoires traversés afin de promouvoir l’industrie, susciter des vocations professionnelles chez les jeunes générations, proposer des offres d’emploi et co-construire l’industrie de demain. Ainsi, seront proposés des animations à destination du public scolaire, tel qu’un « bus expérientiel », des échanges entre étudiants et industriels, un forum de l’emploi, ainsi qu’une séquence de networking dédiée aux membres des écosystèmes industriels locaux. Le French Fab Tour est inauguré ce jour à Laval en présence d’Agnès Pannier-Runacher, Christine Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire, de représentants des membres fondateurs de la French Fab et des industriels ligériens.

« Les usines irriguent et structurent notre territoire : neuf Français sur dix habitent à moins de quinze kilomètres d’un site industriel. Pourtant, dans certaines zones, près de la moitié des TPE et PME industrielles ressentent de fortes tensions de recrutement. C’est pour résoudre ce déficit d’appétence pour nos métiers que nous lançons le French Fab Tour. Il est indispensable d’aller à la rencontre des Françaises et des Français dans tout le pays pour leur faire redécouvrir nos entreprises industrielles, leurs savoir-faire et les nombreuses opportunités de formations et de carrières qu’elles offrent » affirme Philippe Varin, président de France Industrie.

« En tant que première Région à l’avoir déployé sur son territoire, l’ambition portée par la French Fab, non seulement nous la partageons, mais nous l’incarnons plus que d’autres, car nous sommes convaincus que pour gagner la bataille de la compétitivité internationale, l’avenir de l’industrie ligérienne comme française réside dans notre capacité à mettre en valeur et à accélérer le développement de notre industrie, mais aussi, à faire de celle-ci une véritable industrie de l’innovation. Plan Industrie du Futur, déploiement de la French Fab, formations aux métiers de l’Industrie du Futur, nouvelles solutions industrielles pour l’innovation… La dynamique est plus que jamais enclenchée !  La Région des Pays de la Loire entend être davantage encore aux côtés des entreprises des Pays de la Loire qui contribuent chaque jour à la réussite industrielle de notre Région », soutient Christelle Morançais, présidente de la Région des Pays de la Loire. 

Vitrine des savoir-faire industriels en mouvement, la French Fab est un étendard qui regroupe l’ensemble des entreprises industrielles ou des services à l’industrie, de la TPE au grand groupe, qui ont envie que la France industrielle se mette en réseau, attire les talents, accélère sa dynamique de croissance et joue collectif.

(*) À l’occasion du Conseil national de l’industrie, qui s’est déroulé au Grand Palais à Paris le 22 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France (voir notre article). Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’État, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

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