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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

Présidence française du Conseil de l’Union Européenne : un mandat stratégique pour le secteur cosmétique

Présidence française du Conseil de l'Union Européenne : un mandat stratégique pour le secteur cosmétique français - Industries Cosmétiques (industries-cosmetiques.fr)

Kristel Milet Le 10 décembre 2021

 

Alors que la Présidence française du Conseil de l’Union européenne débute en janvier, le secteur cosmétique portera une attention particulière à plusieurs textes en discussion ou en préparation pendant ce mandat.
Avec plus de 5 milliards d’euros d’exportations en 2020, l’UE est la première destination (40%) des exportations françaises de cosmétiques. Un marché clé pour ce secteur, qui est le deuxième contributeur à la balance commerciale française derrière l’aéronautique.


En outre, l’Union européenne produit l’essentiel du cadre réglementaire auquel sont soumis les fabricants de produits cosmétiques, à commencer par un règlement sectoriel 1 dont la révision vient de débuter, qui garantit la santé et la sécurité des consommateurs. Plus largement, l’UE a inscrit à son programme de travail plusieurs textes qui impacteront directement ou indirectement le secteur : lancement d’une stratégie sur la chimie durable, refonte du cadre applicable aux emballages, renforcement de l’information des consommateurs, régulation des plateformes numériques…

Continuer à garantir la santé et la sécurité des consommateurs

Reconnue comme étant la plus stricte au monde, la réglementation cosmétique européenne sert de modèle de référence dans le monde entier. Dans le cadre de sa « Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques » (CSS), la Commission européenne a annoncé une révision du Règlement cosmétique européen afin d’adapter le cadre existant à cette nouvelle stratégie et de procéder à quelques actualisations.
La FEBEA accueille positivement une mise à jour de ce texte entré en vigueur en 2013, mais sera particulièrement vigilante à ce que soit conservée une approche d’évaluation de la sécurité des ingrédients construite autour de la notion de risque. A l’inverse de la notion de danger, cette approche permet d’autoriser un ingrédient dont la preuve d’une utilisation sûre, à une dose donnée, a pu être apportée, et évite l’interdiction a priori de certains ingrédients.

De même, la FEBEA sera attentive à l’utilisation éventuelle de la nouvelle notion d’essentialité. La FEBEA alerte sur le flou juridique de cette notion et sur la nécessité de l’approfondir avant sa mise en oeuvre comme outil de décision réglementaire. Une interprétation extensive pourrait entraîner l’interdiction pure et simple de milliers d’ingrédients, synthétiques mais aussi et surtout naturels, qui se trouvent au coeur des formulations cosmétiques, au premier rang desquels les huiles essentielles. Si l’exemple de la lavande est souvent cité, il faut aussi anticiper que, demain, le vétiver ou encore le patchouli, qui sont utilisés dans de très nombreuses compositions parfumantes, soient interdits a priori, en raison de leur possible effet irritant sur certaines personnes. Toute la filière française de la parfumerie, leader et référence mondiale, serait mise en péril.

Enfin, le secteur cosmétique attend que la « stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques » de la Commission européenne soit l’occasion de mettre fin aux incohérences qui peuvent exister entre les différentes réglementations européennes, et notamment entre la réglementation cosmétique sectorielle et la réglementation horizontale (règlement REACH2). A titre d’exemple, l’industrie cosmétique, qui est fière d’être la seule en Europe où les tests sur les animaux sont interdits, sera extrêmement vigilante à ce que cette interdiction soit sauvegardée et consolidée.

Préserver les réseaux de distribution sélective

Le Règlement européen3 applicable à la distribution sélective, comme la vente en parfumeries, est un instrument crucial pour assurer un environnement de vente adapté aux produits cosmétiques. Il s’agit non seulement de préserver l’image de marque mais aussi d’assurer un niveau de conseil élevé à l’attention du consommateur final aussi bien en ligne qu’hors ligne.
Alors que ce texte est en cours de révision, la FEBEA rappelle la nécessité de simplifier, clarifier et adapter les règles existantes. Le développement du commerce en ligne doit mener à un assouplissement des règles qui visaient initialement à favoriser ce canal.

Renforcer la lutte contre les contrefaçons sur les plateformes numériques

Ces dernières années, l’essor des grandes places de marché en ligne a contribué à augmenter la vente de contrefaçons. Les produits cosmétiques représentent la première catégorie de produits contrefaisants : non-conformes la réglementation cosmétique européenne, ils représentent un grave danger pour la santé des consommateurs.
Il est déterminant que des textes européens à venir comme le Digital Services Act et la révision de la Directive générale sur la sécurité des produits* puissent garantir à tous les consommateurs qui achètent en ligne, un accès à des produits sûrs et conformes à la réglementation européenne. Dans ce nouveau contexte, il est également primordial que le cadre réglementaire qui sera établi vienne renforcer la responsabilité des plateformes d’intermédiation.

Améliorer l’information des consommateurs sur les produits

Face à l’augmentation du nombre d’informations, notamment environnementales, attendues par le consommateur et/ou imposées par les réglementations, la dématérialisation permet de ne pas compromettre les efforts déployés par les industriels pour réduire la taille de leurs emballages, de délivrer une information complète, pédagogique et circonstanciée aux consommateurs, mais également de rester alignés avec les objectifs fixés dans le cadre du Pacte Vert.
Concernant l’affichage environnemental des produits, la mise en place d’une méthodologie unique et commune à tous les secteurs paraît inefficace. L’utilisation d’approches sectorielles alternatives et complémentaires, basées sur des méthodologies scientifiques solides doit être privilégiée.

Emballages : garantir un cadre réglementaire européen harmonisé

Depuis plusieurs années, les entreprises cosmétiques se sont engagées fortement pour réduire leur empreinte plastique, et passer à une économie circulaire de leurs emballages. En juin dernier, la FEBEA a dévoilé le « Plastic Act », un plan d’action pour des emballages cosmétiques durables qui comprend des objectifs chiffrés ambitieux pour 2025 qui vont au-delà des dispositions prévues par la loi AGEC, et se déclinent selon le principe des « 4R » (réduction, réemploi, réincorporation et recyclage).
Afin de permettre au secteur cosmétique de poursuivre cette trajectoire, il convient que la révision de la directive emballages5 permette d’harmoniser les réglementations nationales sur le plastique à usage unique, afin de sécuriser les investissements considérables réalisés par de nombreux secteurs en faveur d’emballages recyclables et de préserver l’industrie européenne du recyclage.
De même, le secteur cosmétique sera aussi particulièrement attentif à ce que les futures mesures permettent de préserver la libre circulation au sein du marché commun des produits cosmétiques emballés. Dans un contexte de multiplication des réglementations nationales en matière d’emballages, il est crucial que chaque État membre se voit appliquer les mêmes règles partout au sein de l’Union Européenne.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

 

 

 

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Atos, Withings (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Withings (suites)
Atos, Withings (suites)

ATOS INVESTIT 60 M€ POUR RECONSTRUIRE BULL ANGERS

https://vipress.net/atos-investit-60-me-pour-reconstruire-bull-angers/

Publié par Frédéric Fassot | 4 Fév 2022 | 

 

Atos a annoncé jeudi le lancement officiel du projet de construction de son usine du futur à Angers. Etendue sur 8 hectares, la nouvelle usine va doubler la capacité de production et augmenter la productivité de 30% par rapport à l’usine actuelle. La future usine, qui sera opérationnelle fin 2026, disposera d’une surface de production de 12 165 m² contre 7800 m² pour l’usine actuelle.

Implanté à Angers depuis 60 ans, grâce au rachat de Bull en 2014, Atos y produit et y teste ses supercalculateurs, son simulateur quantique, ses serveurs hauts de gamme et ses produits et technologies de cryptologie et cybersécurité.

A terme, ce projet va permettre la création d’une centaine d’emplois qualifiés et va faire de l’usine un véritable centre d’innovation européen, fleuron du groupe à l’échelle internationale. D’une durée de 5 ans à compter de l’instruction du permis de construire, le chantier affichera un coût total de 60 millions d’euros et représentera le plus important investissement industriel réalisé sur le territoire angevin au moins depuis le début des années 90.

Afin de mieux répondre à la demande régionale, nationale et internationale, la nouvelle usine s’appuiera sur les principes de l’industrie 4.0 pour renforcer la qualité et la performance du site, tout en répondant aux normes environnementales les plus exigeantes. Ce projet d’édification d’une usine 4.0 s’appuie sur les leviers suivants : la digitalisation, la cybersécurité et sûreté, la connectivité (IoT), la robotique, la cobotique (collaboration homme-robot) ou encore l’ingénierie collaborative. Le projet va permettre de doubler la capacité de production actuelle tout en améliorant la productivité de 30%.

« En investissant des moyens humains et financiers conséquents, Atos va construire une usine moderne et innovante, à la hauteur des enjeux de développement du numérique à l’échelle régionale, nationale et internationale. Ce projet d’envergure va nous permettre de répondre aux besoins croissants de nos clients en hautes-technologies, comme les supercalculateurs, les serveurs et les produits de cybersécurité, et demain le quantique. Le groupe Atos réaffirme ainsi, dans la continuité de ses 60 ans de présence sur le site d’Angers, sa contribution à la réindustrialisation du territoire et son engagement en faveur de la création d’emplois qualifiés », a souligné Vincent Sarracanie, SVP Supply Chain & Manufacturing d’Atos.

« Bénéficiant d’un écosystème complet spécialisé dans les métiers de l’électronique et du numérique, le territoire angevin et ses acteurs ont su s’adapter à l’évolution du secteur ; ce qui fait d’Angers Loire Métropole une terre d’innovation qui se projette dans l’avenir ; en prenant part à des projets qui réconcilient développement économique et prise en compte des enjeux de transition écologique », a ajouté Christophe Béchu, maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole.

L’agglomération angevine assure, via son satellite ALTER CITÉS, la restructuration globale du site afin de pouvoir accueillir la nouvelle usine 4.0 d’Atos. Cette initiative sera financée par la Région Pays de la Loire (1,5 M€) en faveur de l’accélération des projets industriels.

Atos est un leader international de la transformation digitale avec 107 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires annuel de plus de 11 milliards d’euros. Numéro un européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs, le groupe fournit des solutions intégrées pour tous les secteurs, dans 71 pays.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/02/Atos-040222.png

L’annonce a été faite en présence d’Eric Grelier, Vice-Président de la Région des Pays de la Moire en charge du développement économique, Vincent Sarracanie, SVP Supply Chain et Manufacturing, Atos, Christophe Béchu, Maire d’Angers et Président d’Angers Loire Métropole

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

 

WITHINGS rachète 8fit, application de fitness et de santé

https://www.actuia.com/actualite/withings-rachete-8fit-application-de-fitness-et-de-sante/?mc_cid=113cbcd623&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 4 février 2022

 

Withings, société française, conçoit, développe et commercialise des objets connectés, pour le bien-être et la santé de leurs utilisateurs. Pour apporter à ceux-ci un suivi encore plus personnalisé et élargir son offre de services, elle vient d’annoncer le rachat la start-up allemande 8fit après avoir communiqué celui d’Impeto Médical le 11 janvier dernier. Avec cette dernière acquisition, l’entreprise espère toucher un public plus jeune à qui elle offrira un accompagnement pour une vie saine et la prévention de problèmes de santé.

La société Withings a été créée en 2008 par Eric Carreel et Cedric Hutchings. Après l’avoir vendue en 2016 à NOKIA, Eric Carreel la rachète en 2018 et s’entoure d’ingénieurs, d’experts en data science et de professionnels de santé. En 2009, elle commercialise le premier pèse-personne Wifi connecté à Internet qui enregistre les mesures de poids, de masse grasse et d’IMC. Elle s’est ensuite diversifiée et a produit des objets touchant le domaine de la santé : tensiomètres, capteurs de suivi de sommeil pour mesurer l’apnée, des montres… Actuellement, ses produits phares sont la Withings Body Cardio, balance qui calcule l’âge vasculaire, la fréquence cardiaque et analyse la composition corporelle et la montre Scanwatch.


Withings a participé à l’équipe-projet stop Covid en 2020. La montre Scanwatch est très utile pendant cette pandémie car elle permet de mesurer le taux de saturation d’oxygène dans le sang des malades à domicile. Elle permet aussi de détecter les apnées du sommeil, affiche un électrocardiogramme, mesure le nombre de pas, le vélo, la nage, le rythme cardiaque…

L’entreprise a pour projet de proposer un suivi personnalisé aux utilisateurs de ses produits. Pour cela, elle investira 30 millions d’euros sur 3 ans, l’acquisition de 8fit fait partie de cet investissement mais Withings n’a pas communiqué sur le montant du rachat. 8fit est une application de fitness et de santé : elle propose des séances de sport, des menus personnalisés et des conseils de bien-être à ses utilisateurs. Créée en 2008 à Berlin, elle est aujourd’hui un des leaders mondiaux de son domaine et compte 40 millions d’utilisateurs. Eric Carreel, Président de Withings affirme :

«Les dernières années n’ont fait que confirmer un besoin grandissant au sein de la société : (re)prendre en main sa santé de manière proactive et durable. Il est évident que suivre sa santé grâce à des données de santé fiables est essentiel, mais il faut aller plus loin pour continuer à accompagner nos utilisateurs vers un mode de vie vertueux sur le long terme.

Il nous paraît aujourd’hui nécessaire d’accélérer notre entrée dans l’ère du triptyque “produit-service-données”; pour offrir un service de qualité il faut des données ; et pour cela, un produit qui les génère. Notre écosystème de produits connectés à la fois faciles à utiliser et au design soigné, nous permet déjà de recueillir les meilleures données de santé. Pour compléter cet accompagnement, il nous faut ajouter à notre expertise des services et conseils simples à adopter, qui soient pensés spécifiquement pour nos utilisateurs et qui leur permettent de rester motivés au quotidien, d’être en forme tout au long de leur vie ou encore de prévenir des problèmes de santé.»

Un programme personnalisé

L’équipe de 8fit propose un programme de remise en forme progressif sous forme d’abonnement annuel (59 euros). Il comprend des cours de HIIT, de boxe, de Pilates, de yoga et de méditation, des recettes et des conseils personnalisés. Withings va pouvoir intégrer ce programme à ses produits et si nécessaire, les utilisateurs pourront être mis en relation à des professionnels de santé. Lisette Fabian, CEO de 8fit, conclut:

«Des services que nous offrons à nos valeurs, il est clair que Withings et 8fit sont alignés pour aider les utilisateurs à atteindre leurs objectifs de santé. Nous sommes ravis d’allier l’expertise de Withings dans les dispositifs de santé connectée, qui recueillent des données précises et de qualité, à des plans de remise en forme et de nutrition. Ensemble, nous fournirons à nos utilisateurs une offre de santé plus holistique pour les aider à mener une vie plus saine et plus heureuse.»

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/04/withings-reconnexion-francaise.html

 

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Sigfox, Soitec, Teads, Ubisoft (suites)

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Sigfox, Soitec, Teads, Ubisoft (suites)
Sigfox, Soitec, Teads, Ubisoft (suites)

SIGFOX EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE CHERCHE UN REPRENEUR

https://vipress.net/sigfox-en-redressement-judiciaire-cherche-un-repreneur/

 

Publié par Frédéric Fassot | 27 Jan 2022 

 

Sigfox, la star française de l’IoT bas débit basse consommation, a été placée mercredi en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Toulouse avec une période d’observation de six mois.

«Le tribunal de commerce de Toulouse a ouvert ce jour, à la demande du directeur général, une procédure de redressement judiciaire au bénéfice respectivement de Sigfox et sa filiale Sigfox France SAS (opérateur en France), assortie d’une période d’observation initiale de 6 mois qui doit permettre d’identifier, grâce à la mise en oeuvre d’un plan de cession, de nouveaux acquéreurs ayant la capacité d’oeuvrer pour le développement à long terme de Sigfox et de proposer un maintien des emplois », indique l’entreprise dans un communiqué.

Sigfox explique son dépôt de bilan en raison de la crise sanitaire, qui a ralenti l’activité sur les deux dernières années, et met aussi en cause la pénurie de composants électroniques et l’adoption moins rapide que prévue de sa technologie. Sa technologie propriétaire basse consommation longue distance fait face à la concurrence de LoRa et des standards de l’IoT cellulaire de type NB-IoT, LTE-M.

Ces facteurs auront lourdement pesé sur sa situation financière et son niveau d’endettement. En septembre 2020, Sigfox avait déjà été contraint de vendre son infrastructure IoT en Allemagne afin de financer ses efforts d’innovation en matière de collecte des données et d’amélioration des algorithmes de cloud (voir notre article) et avait mis en place un PSE de 47 personnes comprenant 25 départs volontaires. En février dernier, Ludovic Le Moan, co-fondateur de Sigfox en 2010, avait dû quitter l’entreprise, cédant sa place de p-dg à Jeremy Prince (voir notre article).

En 2016, Sigfox avait réalisé un tour de table financier de 150 millions d’euros afin d’accélérer l’expansion de son réseau international et atteindre une couverture mondiale, après avoir obtenu une levée de 100 M€ en février 2015 (voir notre article).

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/01/Sigfox-270122.png

Sigfox est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de services de communication IoT et l’initiateur du réseau 0G. La société offre une combinaison de technologies à très faible coût et à très faible consommation d’énergie, avec un réseau mondial unique, détenu et exploité par 75 opérateurs Sigfox, permettant aux entreprises de suivre leurs actifs dans le monde entier. Avec plus de 19 millions d’objets connectés et plus de 75 millions de messages envoyés par jour, Sigfox aide ses clients à extraire des données au plus bas coût de production et à accélérer leur transformation numérique dans des domaines clés tels que le suivi et la gestion des actifs.

L’entreprise créée en 2010 et implantée à Labège, emploie environ 350 personnes dans le monde qui attendent désormais un repreneur.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/03/sigfox-l-envol-du-papillon.html

 

 

 

SOITEC DÉVELOPPE UNE FILIÈRE SIC SUR TRANCHES DE 200 MM AVEC L’IME DE SINGAPOUR

https://vipress.net/soitec-developpe-une-filiere-sic-sur-tranches-de-200-mm-avec-lime-de-singapour/

Publié par Frédéric Fassot | 10 Jan 2022 | 

 

L’Institut de Microélectronique de Singapour (IME – Institute of MicroElectronics)*, une entité de l’Agence pour la science, la technologie et la recherche (A*STAR), et Soitec ont annoncé un partenariat de recherche pour développer la prochaine génération de dispositifs semiconducteurs en carbure de silicium (SiC), destinés à alimenter les véhicules électriques et les appareils électroniques à haute tension.

L’IME a déjà un accord de coopération du même type avec STMicroelectronics (voir notre article).

Dans le cadre de la collaboration avec Soitec, les partenaires s’appuieront sur les technologies brevetées du Français telle que Smart Cut et sur la ligne de production pilote de l’IME pour fabriquer des substrats SiC de 200 mm de diamètre.

Le programme de recherche commun doit contribuer au développement d’un écosystème complet autour du SiC et encourager la création de capacités de production de semi-conducteurs à Singapour et dans l’ensemble de la région. Cette collaboration en matière de recherche est prévue jusqu’à mi-2024.

Elle vise à développer l’épitaxie du SiC et les procédés de fabrication de transistors à effet de champ à grille isolée (MOSFET) pour des substrats SiC Smart Cut afin de produire des transistors de puces électroniques de plus grande qualité avec moins d’imperfections et un rendement amélioré pendant la phase de fabrication. Les deux partenaires veulent également établir un standard de référence pour les transistors MOFSET de puissance en carbure de silicium fabriqués sur des substrats SiC Smart Cut et démontrer les avantages de ce procédé par rapport aux substrats conventionnels.

*L’IME de l’A*STAR a des compétences en intégration hétérogène, systèmes en boîtier, capteurs, actionneurs électroniques et microsystèmes, radiofréquence et ondes millimétriques, électronique de puissance à base de carbure de silicium et nitrure de galium sur carbure de silicium, ainsi qu’en technologies médicales. La ligne pilote de tranches de 200 mm en carbure de silicium qu’il met en place a pour but de valider les procédés et outils de fabrication en 200 mm à l’échelle d’une ligne pilote avant qu’un transfert puisse être effectué vers une production de tranches de 200 mm en grand volume. Ce programme a également comme seconde ambition de réaliser de la R&D appliquée sur des procédés innovants MOSFET sur SiC et des matériaux tels que les substrats Smart Cut SiC de Soitec pour préparer l’ensemble du secteur à la fabrication de la prochaine génération de semiconducteurs en carbure de silicium.

 

PIERRE BARNABÉ SUCCÈDERA À PAUL BOUDRE À LA TÊTE DE SOITEC EN JUILLET

https://vipress.net/pierre-barnabe-succedera-a-paul-boudre-a-la-tete-de-soitec-en-juillet/

 

Publié par Frédéric Fassot | 20 Jan 2022 | 

 

Soitec annonce que son conseil d’administration a choisi Pierre Barnabé, actuellement Directeur de la division Big Data and Cybersecurity chez Atos, pour succéder à Paul Boudre en tant que directeur général du groupe.

Pierre Barnabé rejoindra le groupe le 1er mai 2022 comme chargé de mission par le conseil d’administration et travaillera en étroite collaboration avec Paul Boudre jusqu’à l’assemblée générale ordinaire prévue en juillet 2022, date à laquelle il prendra ses fonctions de directeur général, afin d’assurer ainsi une transition harmonieuse.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/01/pierre-barnabeATOS-200122.jpg

Pierre Barnabé

Pierre Barnabé, 51 ans, rejoint Soitec en provenance d’Atos, leader mondial des technologies de l’information, où il occupe depuis 2015 la fonction de Senior Executive Vice-President of Big Data and Cybersecurity. Depuis 2019, il est également en charge des marchés Secteur public et Défense ainsi que Manufacturing Industry. Ces activités représentent plusieurs milliards d’euros de revenus et emploient plus de 11 000 collaborateurs dans le monde. Avant de rejoindre Atos, il occupait la fonction de directeur des opérations chez Bull, une société acquise par Atos en 2014. Pierre Barnabé est diplômé de NEOMA Business School et de CentraleSupélec.

Eric Meurice, président du conseil d’administration, a déclaré : « Au nom du Conseil d’administration et des collaborateurs, je tiens à exprimer à Paul ma profonde gratitude pour son leadership et son dévouement tout au long de ses 15 années au sein du Groupe. Paul a mené Soitec au succès pendant son mandat de Directeur Général. Depuis sa nomination en 2015, il a contribué au redressement et à la croissance du groupe, qui devrait atteindre 975M$ de chiffre d’affaires sur l’exercice 2021-2022. Paul a également contribué à positionner Soitec pour que le groupe soit en mesure de capter la croissance générée par les nouvelles applications de « Smart Cut », une de nos technologies propriétaires ».

Et d’ajouter à l’adresse de Pierre Barnabé : « Nous avions placé la barre haut pour identifier le successeur de Paul et nous sommes très heureux que Pierre Barnabé rejoigne Soitec. Pierre pourra s’appuyer sur cette trajectoire et conduire Soitec sur de nouveaux chemins de croissance, dans le cadre de la feuille de route stratégique 2026. Il pourra tirer parti de ses expériences passées, notamment chez Atos, où il a contribué à multiplier les revenus de la division Big Data and Cybersecurity par trois en quelques années, dans un marché ultra compétitif qui exige une importante coopération avec tous les acteurs de l’écosystème. Ses compétences complètent parfaitement celles de l’équipe de management. Il apporte une grande expérience des collaborations avec des experts technologiques, des partenaires et les clients »

« Je suis très enthousiaste et fier de rejoindre et diriger Soitec. Je suis également conscient de la responsabilité qui m’incombe : la technologie, les talents qui composent ses équipes et les liens forts noués avec des partenaires clés tels que le CEA, constituent autant d’atouts décisifs pour l’avenir du groupe. Le marché des semiconducteurs est très dynamique et regorge d’opportunités. J’ai hâte de travailler avec les équipes de Soitec pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le conseil d’administration », a commenté Pierre Barnabé.

Pierre Barnabé occupe actuellement les fonctions de senior executive vice-president, group security officer et directeur de la division Big Data and Cybersecurity chez Atos, ce qui comprend l’activité de calcul intensif du groupe. Il était auparavant directeur des opérations du groupe Bull et directeur de SFR Business Team. Pierre Barnabé avait commencé sa carrière dans le département Venture de Thales avant de rejoindre Alcatel-Lucent, où il a occupé des fonctions de directeur général France et de vice-président Ressources Humaines et Transformation.

Le Conseil d’administration proposera la nomination de Pierre en tant qu’administrateur lors de l’assemblée générale ordinaire de l’exercice 2021-2022, prévue en juillet 2022.

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

 

 

La stratégie de Teads pour s’imposer sur le marché très compétitif de la pub digitale

https://www.frenchweb.fr/la-strategie-de-teads-pour-simposer-sur-le-marche-tres-competitif-de-la-pub-digitale/431823

Le 27/01/2022

 

La pandémie a été un accélérateur pour développer la prise de parole des annonceurs sur Internet. Face aux géants de la Tech comme Google et Facebook, des entreprises françaises se créer une place sur ce marché très compétitif. C’est le cas de Teads, fondé en 2005 par Pierre Chappaz, Bertrand Quesada et Loïc Soubeyrand.

Teads connaît une croissance quasi constante depuis son rachat par Altice, le groupe dirigé par Patrick Drahi, pour 285 millions d’euros en 2016. L’entreprise a signé un record en 2019 avec un chiffre d’affaires de 509,5 millions de dollars sur l’année, consolidant ainsi sa position dans le secteur de la pub digitale. Malgré la crise, le groupe enregistre par la suite 540,3 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2020, soit une hausse de 6%.

«Faire de la qualité sur le web»

« Notre avantage concurrentiel est d’abord d’être capable de faire de la qualité sur le web, tout en garantissant des niveaux de puissance très importants », explique Thibault Leguillon, DG France de Teads« Les annonceurs viennent nous voir car ils veulent toucher un maximum de personnes. Ensuite on regarde la qualité de ce que l’on peut proposer. C’est pourquoi nous essayons de créer un cercle vertueux, c’est-à-dire de trouver les meilleurs emplacements sur les plus beaux sites ».

Pour rappel, Teads s’est hissé en 30ème position de l’édition 2021 du FW500, palmarès créé en 2015 pour mettre à l’honneur le dynamisme et la diversité des entreprises de l’écosystème Tech français.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/01/teads-avenement-d-une-nouvelle-licorne.html

 

 

Le premier centre immersif Ubisoft ouvrira en France au sein des Studios Occitanie

https://www.afjv.com/news/10777_ubisoft-centre-immersif-studios-occitanie.htm

 

Ubisoft et Storyland Studios annoncent le développement du premier centre immersif Ubisoft au monde, situé dans les futurs Studios Occitanie Méditerranée. Cette expérience de divertissement thématique et multimarque sera la première d'une série de plusieurs lieux qui plongeront les visiteurs dans des mondes interactifs, directement inspirés des jeux d'Ubisoft.

Nous sommes ravis que les Studios Occitanie soient le premier site à accueillir le concept révolutionnaire du centre immersif Ubisoft",
déclare Bruno Granja, fondateur des Studios Occitanie.
"Le jeu vidéo s'est imposé progressivement comme la première forme de divertissement. Il est naturel que nous nous associions à l'un des principaux éditeurs de jeux vidéo au monde et qui plus est Français, pour créer un nouveau type d'expérience immersive qui célèbre la culture du jeu."

Les Studios Occitanie Méditerranée constituent un nouveau complexe d'envergure internationale dédié aux industries médiatiques et à leurs fans. Stratégiquement situé sur la côte méditerranéenne à Béziers, à 40 minutes de route de Montpellier, ce projet hybride de 88 hectares comprendra un studio de cinéma professionnel, de nombreuses offres de divertissement ainsi que des commerces, des restaurants et des hôtels. L'ouverture au public des Studios Occitanie est prévue pour 2025.

Ubisoft est très heureux de s'associer aux Studios Occitanie dans le cadre de ce projet ambitieux avec pour objectif de donner vie aux univers de nos jeux en France",
déclare Mathilde Bresson, Location Based Entertainment Manager, Ubisoft.
"Nous ne pouvions imaginer meilleur lieu pour développer notre premier centre immersif que la région de Montpellier où se trouve le studio Ubisoft à l'origine de certains de nos personnages les plus emblématiques tels que Rayman ou les Lapins Crétins."

La conception du centre immersif Ubisoft sera confiée à Storyland Studios. Il sera équipé de la technologie de gamification de pointe "Wander", développée par Alterface.

Nous sommes très enthousiastes à l'idée de créer un concept innovant qui permettra à ceux qui ont grandi à l'ère des médias numériques de découvrir les univers d'Ubisoft grâce à une narration immersive en trois dimensions",
explique Ben Thompson, Chief Strategy Officer et Head of Global Clients chez Storyland Studios.

La technologie Wander offre la possibilité aux visiteurs qui souhaitent découvrir notre expérience en profondeur de le faire de manière illimitée, interactive, personnalisée et en constante évolution",
explique Etienne Sainton, Product Manager chez Alterface.

En plus du centre immersif, Ubisoft et Storyland Studios travaillent également sur la conceptualisation d'un parc à thème Ubisoft à grande échelle.

Les deux projets ont pour objectif d'être déployés dans de nombreux marchés et lieux d'implantation potentiels différents."
précise M. Bresson.
"Nous sommes impatients de partager ces expériences avec nos fans et avec les visiteurs du monde entier".

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/12/ubisoft-union-des-bretons-ind%C3%A9pendants-ubi-soft-software.html

 

 

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Publié le par Jacques SAMELA.

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Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique

Publié le par Jacques SAMELA.

Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique
Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique

Les supports pour stocker nos données numériques, qu’ils soient sous forme de bandes magnétiques ou de disques durs, sont fragiles, ont une espérance de vie allant de 5 à 7 ans, ils sont énergivores, notamment les data centers, consommant désormais près de 2 % de la production électrique, et ils deviennent de plus en plus volumineux, occupant déjà 167 m2 à l’échelle mondiale.

Et comme l’humanité à produit en 2020 45 zettaoctets de données numériques, avec comme prévision pour 2025 de passer à 175 Zo, il y a semble-t-il urgence à trouver des solutions idoines pour limiter cette problématique à venir.

Et bien manifestement, une jeune start-up française, appelée Biomemory (www.biomemory-labs.com), aurait trouvé La Solution idéale.

Créée en 2018 par Stéphane Lemaire, directeur de recherche au CNRS, Pierre Crozet, maître de conférences à Sorbonne Université, et Erfane Arwani, entrepreneur du numérique, sa particularité résiderait dans le fait d’utiliser de l’ADN, car de par ses caractéristiques chimiques comme molécule biologique, permettrait de conserver des données dans un volume des milliards de fois plus petits que les supports habituels.

Cette technologie, ils l’appellent « DNA Drive », elle a déjà fait l’objet d’un dépôt de brevet, et a permis à la société d’obtenir l’an dernier le prix de la 24ème édition d’innovation i-Lab 2021 (https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021), financé par le programme d’investissement d’avenir, et opéré par Bpifrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte).

Alors manifestement cette technologie ne serait pas vraiment récente, puisque l’idée émanerait du physicien américain Richard Feynman en 1959, prix Nobel en 1965, avec une concrétisation seulement en 2012, mais, selon Stéphane Lemaire, sans en avoir encore exploré la partie biologique, à la différence des méthodes chimiques, physiques et mathématiques, utilisées aujourd’hui dans les technologies de stockage connus.

Ce qui fait que depuis trois ans, avec ses partenaires, ils s’affairent à développer leur propre technologie, avec justement comme idée d’utiliser les mécanismes hérités de la biologie, afin de pouvoir éditer et copier facilement des données sur des grands fragments d’ADN.

On parlerait là d’une « Révolution de l’ADN ».

Et comme ces recherches intéressaient déjà des historiens, des philosophes, des informaticiens, des archivistes, mais aussi des étudiants, qui par jeu, les mirent au défi de prouver leurs dires, il a été décidé de faire un test grandeur (si je puis dire) nature, en stockant dans deux petites capsules (voir photo), 200 milliards, soit 100 chacune, de copies de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, rédigée par Olympe de Gouges en 1791 (https://www.larecherche.fr/technologie/des-documents-stock%C3%A9s-sur-adn-entrent-aux-archives-nationales), rejoignant en cela aux Archives nationales l’ensemble des constitutions françaises, le journal de Louis XVI, ou encore le testament de Louis XIV.

Vu et lu dans Télérama n° 3751 du 01/12/21

Vu et lu dans Télérama n° 3751 du 01/12/21

Bon, et alors même que ce premier test est plutôt une réussite, le stockage sur ADN n’en est malgré tout qu’à ses balbutiements, on parle là d’une exploitation possible d’ici à 2030, le fait que l’encodage prenne plusieurs jours, qu’il soit cher, coûtant actuellement 10 000 dollars par mégaoctets, et que le décodage prenne lui plusieurs heures, cette technologie que l’on peut dire de rupture, considérée comme bio-inspirée, bio-compatible, et même bio-sécurisée, et qui plus est avec une capacité de stockage pratiquement illimitée, plusieurs milliers d’années, dans des capsules métalliques de la taille d’un grain de riz, à l’abri de l’eau, de l’air, de la lumière, et ce sans apport énergétique, elle répondra aisément aux enjeux de demain que seront la collecte des données numériques en constante croissance, au lieu de ne pas pouvoir les conserver dans de bonne conditions, et au final de les perdre à tous jamais. Cela serait dommageable pour la mémoire de l’humanité.

Pour ma part, j’y vois également une utilisation possible dans l’exploration spatiale, au-delà de notre système solaire, car vu la taille et la durée de vie de ce support, on pourrait y entreposer l’histoire de l’humanité, susceptible d’intéresser d’autres mondes bien bien lointains, si ils existent bien sûr.

Science-fiction me direz-vous, eh bien pas du tout, car en 1977, un disque d’un diamètre de 30 centimètres a été envoyé dans l’espace dans deux sondes appelées Voyager, afin de présenter à d’éventuels mondes extraterrestres, sous formes de sons et d’images, un portrait assez large de la vie et de la culture terrestre. Son nom, « The sounds of Earth » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyager_Golden_Record).

L’ESA, l’Agence spatiale européenne (c'est un exemple comme un autre), devrait rapidement se mettre sur les rangs, avant que d’autres n’y voient grand intérêt, et viennent, à notre détriment, se servir.

Gageons quand même qu’aujourd’hui, au moment où la souveraineté, nationale, européenne, revient en force, on ne laissera pas (plus) une pépite comme celle-ci aller vers d’autres cieux.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021

. https://lejournal.cnrs.fr/articles/stockage-de-donnees-la-revolution-sur-adn

 

A lire :

. https://www.lebigdata.fr/stockage-adn-tout-savoir

. https://theconversation.com/ladn-sera-t-il-lavenir-du-stockage-de-donnees-159387

. https://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/une-solution-au-stockage-des-donnees-numeriques-des-documents-encodes-sur-adn-font-leur-entree-aux-archives-nationales_4854803.html

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 03/12/21

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Publié dans L'entreprise du mois

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Les ETI (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les ETI (suite)
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« Stratégie Nation ETI » : le Gouvernement fait un point d’étape et annonce 10 nouvelles actions pour favoriser la compétitivité des ETI (Communiqué)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/186421/strategie-nation-eti-le-gouvernement-fait-un-point-detape-et-annonce-10-nouvelles-actions-pour-favoriser-la-competitivite-des-eti-communique/

Le 05/01/22

 

Lancée par le président de la République le 21 janvier 2020, la « Stratégie Nation ETI » a vocation à soutenir le développement des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France, en prenant davantage en compte leurs spécificités dans la politique économique du Gouvernement.

A l’occasion des 2 ans de cette stratégie, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’industrie, Sophie Cluzel, secrétariat d’État chargée des personnes handicapées, et Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, ont réuni des dirigeants d’ETI à Bercy afin de faire un point d’étape et présenter les orientations futures de la stratégie.

Cet événement enclenche aujourd’hui la deuxième phase de la « Stratégie Nation ETI », le premier volet ayant été mené avec succès malgré le contexte de crise sanitaire. Trois tables rondes ont été organisées sur les thématiques suivantes : « Produire en France », « Accéder aux compétences en France », et « S’engager en France », au cours desquelles les ministres ont échangé avec des dirigeants d’ETI.

A cette occasion, 10 nouvelles actions ont été annoncées afin d’approfondir et compléter la stratégie initiale, articulées autour de quatre axes :

  • Renforcer l’accompagnement des ETI par les pouvoirs publics
  • Développer l’attractivité et l’accès des ETI aux compétences
  • Améliorer la compétitivité des ETI pour renforcer leur capacité d’investissement
  • Favoriser les engagements environnementaux et sociaux des ETI

Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) a par ailleurs pris quatre engagements en matière d’investissement, d’emploi, de partage de la valeur et d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, conditionnés à la poursuite en 2022 et au-delà de la politique économique menée en faveur de la compétitivité du site France. 

Bruno Le Maire a déclaré : « Plus d’ETI c’est plus d’emplois et de richesses dans les régions françaises ! La Stratégie Nation ETI du Gouvernement lancée en janvier 2020 est un succès. Elle soutient leur développement et s’inscrit dans une politique globale de réindustrialisation de la France menée depuis l’élection du président de la République.  Cette réindustrialisation passe par la baisse des impôts de production et des impôts sur les sociétés. Elle va être complétée par l’amélioration de la compétitivité de nos ETI, le renforcement de leur attractivité, la valorisation de leurs engagements environnementaux et sociaux, et le renforcement de leur accompagnement par les pouvoirs publics.  »

 Frédérique Vidal a déclaré : « Les ETI sont des partenaires essentiels du monde de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, notamment parce qu’elles sont des actrices engagées de leur territoire et de leur population, Les ETI accompagnent les étudiants dans leur formation grâce à l’apprentissage dont le développement a été sans précédent durant ce quinquennat. Les ETI constituent un gisement d’emploi pour de très nombreux jeunes diplômés. Pour cela, le dialogue constant entre ETI et universités est crucial  afin d’adapter les formations aux grands enjeux économiques et écologiques de demain. C’est notamment l’objectif du plan France 2030. »

Agnès Pannier-Runacher a déclaré : « Les ETI incarnent un capitalisme patient et responsable. Elles investissent régulièrement et dans le temps long, misent sur les atouts de leurs territoires et valorisent les savoir-faire de leurs collaborateurs. A ce titre, elles sont l’un des fers de lance de notre stratégie de reconquête industrielle. En enclenchant la deuxième phase de notre stratégie et en annonçant 10 nouvelles actions telles que la création de référents ETI dans les services économiques en région, nous poursuivons notre soutien pour aider les ETI à se développer et à croître. Pour leur part, les ETI, conscientes de leur rôle pour le pays prennent des engagements forts pour l’emploi et la planète et je veux saluer cette mobilisation essentielle pour une relance efficace au bénéfice de tous les français. »

Sophie Cluzel a déclaré : « L’importance des ETI dans l’économie française et leur contribution à l’emploi dans les territoires sont indéniables. La thématique du handicap en entreprise est un véritable levier d’innovation RH et de diversité dans les ETI. Il était donc capital qu’elles s’engagent pour l’emploi des personnes en situation de handicap et développent des politiques RH inclusives qui correspondent à leurs valeurs. Je me réjouis de la collaboration entre le METI et le Secrétariat d’Etat au Handicap qui s’est notamment concrétisé en novembre dernier par la signature d’un partenariat avec l’Agefiph,  afin de faire bénéficier les ETI de d’un accompagnement pour mettre en place des plans d’action handicap au sein de leurs entreprises. »

Sarah El Haïry a déclaré : « Il est impératif que les ETI continuent à ouvrir la voie de l’engagement entrepreneurial pour l’avenir de la jeunesse. En réalité, l’engagement sociétal est devenu un impératif économique pour leur réussite. Si une entreprise veut recruter des jeunes, elle doit s’engager sur les plans social, sociétal et environnemental et les ETI, en ayant pris ce virage très tôt, sont des locomotives de l’engagement et du changement. Nous continuerons à accompagner ces transformations pour la réussite de notre pays. » 

Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier, co-présidents du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), ont déclaré : « La politique économique engagée depuis près de cinq ans a d’ores et déjà un impact tangible sur le tissu des ETI. Notre pays, s’il poursuit le réalignement de sa compétitivité sur la moyenne européenne, peut régénérer, dans les années à venir et sur tout son territoire, un tissu d’ETI comparable à celui de ses voisins européens. Plus d’ETI, c’est plus d’emplois et de richesses créées dans nos régions. La France y gagnerait ainsi une économie plus enracinée, tant les ETI conjuguent efficacité économique, proximité et valeurs humaines. »

 

 

Les ETI se digitalisent dans l’urgence

https://www.alliancy.fr/digitalisation-urgente-eti?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20201217

par Catherine Moal - le 14 décembre 2020

 

Début décembre, EY, Apax Partners et le Meti ont dévoilé les résultats de la quatrième édition du « Baromètre de la transformation digitale des ETI ».Menée auprès de dirigeants d’Entreprises de Taille Intermédiaire en France, cette étude montre que les conséquences de la crise sanitaire leur imposent de s’adapter et le digital devient incontournable pour y parvenir.

https://www.alliancy.fr/wp-content/uploads/2020/12/barometre-eti-300x200.jpg

Menée auprès de plus de 150 dirigeants d’« entreprises de taille intermédiaire » en France par l’institut CSA courant septembre, cette étude annuelle dresse un état des lieux de l’avancée des ETI françaises en matière de numérique. Avec un focus particulier cette année sur l’impact de la crise sur leur digitalisation…

Si la grande majorité d’entre elles a mis à profit la transformation digitale engagée pour s’adapter aux circonstances exceptionnelles imposées par la crise, celle-ci nécessite toutefois d’articuler deux dynamiques : « la digitalisation d’urgence pour faire front, et la digitalisation de relance pour gagner en compétitivité », a indiqué Alexandre Montay, délégué général du Meti, à la présentation des résultats.

Pour autant, même si la maturité digitale des ETI progresse, elle le fait « à marche forcée », rappelle Dominique Pageaud, associé EY. Résultat : les écarts se creusent entre celles qui y étaient déjà préparées, qui ont su innover et en tirer profit, et celles qui commencent à prendre conscience de la nécessité de faire évoluer leur modèle économique et leur mode de fonctionnement, a précisé Gregory Salinger, CDO chez Apax Partners.

 Parmi les grands enseignements de cette nouvelle édition, on constate toutefois que…

  • 70 % des entreprises interrogées déclarent avoir une stratégie digitale « en développement » ou « maîtrisée ». Pour le reste, le démarrage se veut surtout « embryonnaire », notamment en ce qui concerne le secteur BtoB et les ETI industrielles.
  • 69 % déclarent que la transformation digitale impacte leur modèle économique.
  • 72 % affirment que la transformation digitale implique des changements dans leur modèle opérationnel. Le digital a mis le client au cœur de la conception des offres et produits, mais des efforts restent à faire notamment face aux pure players.

https://www.alliancy.fr/wp-content/uploads/2020/12/maturit-digitale.jpg

…Ainsi, la crise sanitaire accélère la transformation…

  • 84 % des entreprises interrogées déclarent avoir été prêtes (infrastructures IT, collaboration à distance…) à affronter la crise sur le plan numérique. « Jusqu’à la mi-février, les signaux étaient au vert pour une année 2020 optimale, situation que le premier confinement n’a pas bousculée. Par contre, tous se montrent plus inquiets depuis septembre face à l’incertitude qui s’installe », commente Alain Conrard, CEO de Prodware et président de la commission digitale du Meti.

 

… et modifie l’organisation du travail (et cela va durer !)

  • 85 % déclarent avoir été en capacité de collaborer à distance.
  • 80 % des entreprises répondantes ont une meilleure perception du télétravail. 
  • 59 % vont renforcer l’e-commerce.
  • 79 % vont réduire les déplacements entre sites (gain de temps, moins fatigant, moins de carbone, travail facilité…).

https://www.alliancy.fr/wp-content/uploads/2020/12/eti-investissent-dans-le-digital.jpg

Résultat : les investissements dans le digital s’accélèrent :

  • 71 % des répondants déclarent vouloir accélérer leurs investissements dans le digital. Dans quatre domaines principalement : l’amélioration de l’expérience client par le digital, le déploiement des outils collaboratifs digitaux, la modernisation des infrastructures IT (réseau VPN…) et la cyber-sécurité. « Des domaines dont le ROI est palpable et mesurable, et qui vont permettre à ces entreprises de passer au mieux la crise », poursuit l’expert.

https://www.alliancy.fr/wp-content/uploads/2020/12/alain-conrard-300x190.jpg

Pour conclure sur les chiffres (télécharger l’étude complète ici), dans plus de 44 % des ETI, la direction générale est le sponsor principal de la transformation digitale, aidée de sa DSI. Mais, dans 46 % des cas, l’absence de vision partagée au sein de l’équipe de direction est la principale barrière à sa mise en œuvre… L’enquête montre clairement que le couple DG/DSI drive la transformation numérique. Car, si ce n’est pas le cas, les projets échouent ou vont beaucoup plus lentement… « Aujourd’hui, certaines ETI n’ont pas une transformation numérique à la hauteur de leur ambition car elles n’ont pas une implication suffisante de leur direction générale, ceci par manque de temps, de prise en compte de l’urgence ou d’accointance par rapport au sujet », constate Alain Conrard.

Certains sujets liés aux nouvelles technologies et à la transformation digitale, mais plus de fond (Big Data, Machine Learning, IA, Cloud..) ont été freinés, voire reportés ou annulés du fait de la crise. « Ces domaines d’investissements sont jugés moins prioritaires, plus complexes et de long terme… Ce qui n’est pas une bonne nouvelle, car cela ne les prépare pas à être dans une excellente position à l’heure de la reprises. Les chefs d’entreprises en sont conscients, mais face aux incertitudes, ils préfèrent jouer la prudence. On voit donc une capillarité de la transformation digitale qui est à relativiser par rapport à ces sujets de fond qui ne sont pas aboutis en dehors des pure players ».

Un rôle important d’accompagnement
 

D’où l’importance des actions que mènent le Meti et le Club Paris Ile-de-France… pour acculturer les membres sur l’ensemble de ces sujets et surtout de les guider. « Il faut qu’elles comprennent la transformation au-delà des technologies et savoir par quel bout la prendre. Il faut élaborer en co-construction le parcours de l’entreprise et du chef d’entreprise dans le cadre de sa transformation digitale », explique Alain Conrard. Les chefs d’entreprises ont vraiment compris qu’il faut se transformer, mais ne savent pas obligatoirement comment s’y prendre. Pour tous, la transformation digitale est un réel atout pour survivre, même si elle coûte cher. La transformation numérique, qui implique du changement, leur ouvre de nouveaux horizons (e-commerce) qu’ils ne veulent pas subir. Les enjeux RH ou financiers sont multiples… Mais reste que 7 % seulement des ETI interrogées considèrent la fonction RH comme porteuse de la transformation digitale dans leur organisation. « C’est là où nous devons les accompagner dans ce parcours qui peut encore paraître confus », conclut l’expert, qui rappelle l’importance du conseil pour y remédier.

De l’importance de devenir « Data Driven »

Les résultats d’une étude, menée en septembre 2020 par YouGov auprès de plus de 3 500 cadres supérieurs et décideurs informatiques de PME, ETI et grandes entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Pays-Bas, mettent en évidence une fracture entre les entreprises qui utilisent les données pour informer leurs décisions pendant la pandémie et celles qui ne le font pas. 80 % des entreprises « data driven » conviennent qu’elles en ont tiré un avantage critique durant la pandémie.

https://www.economie.gouv.fr/presse/communiques/agnes-pannier-runacher

https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=BB047B81-91F0-485F-A5AE-564234BFAEDC&filename=574%20%E2%80%93%20CP%20et%20Annexe%20-%20Cartographie%20des%20ETI%20et%20point%20d%E2%80%99%C3%A9tape%20de%20la%20strat%C3%A9gie%20%C2%AB%20Nation%20ETI%20%C2%BB.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

 

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Le rendez-vous de l'Europe : La France à la barre

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La France à la barre
Le rendez-vous de l'Europe : La France à la barre

En ce début d’année, toujours perturbé par le Covid, c’est le moins que l’on puisse dire, et en attente de la très prochaine élection présidentielle, il est un sujet cher au président en exercice qui s’impose également, c’est celui de l’Europe, avec pendant six mois la présidence du Conseil de l’Union Européenne à la France, qui, un peu de politique, malgré l’étonnement de certains quant à ce timing, estimant que cela avait dû être manigancé au plus haut de l’Etat, est seulement dû au départ de la Grande Bretagne après le Brexit, chamboulant l’ordre établi depuis de nombreuses années.

L’Etat français ayant même demandé à la Slovénie, pays prédécesseur, d’intervertir l’ordre des présidences, ce qu’il refusa.

Vus et lus dans Les Echos du 10/12/21,
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Vus et lus dans Les Echos du 10/12/21,

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Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 14/01/22, et le JDD du 02/01/22
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 14/01/22, et le JDD du 02/01/22

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 14/01/22, et le JDD du 02/01/22

Sinon, vous savez certainement que la France est pour une grande part, avec la célèbre déclaration du 09 mai 1950 de Robert Schuman (https://www.robert-schuman.eu/fr/declaration-du-9-mai-1950), de la création de l’ancêtre de l’UE, la CECA (https://maison-europe-rennes.org/histoire-de-la-creation-de-lunion-europeenne/#:~:text=Rapidement%2C%20le%20trait%C3%A9%20de%20Paris,l'acier%20(CECA).), avec l’Allemagne, l’Italie, et les pays dits du Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas).

Mais par-contre, connaissez-vous le poids réel de notre pays au sein de l’UE aujourd’hui ?

Unique puissance nucléaire depuis le départ de la Grande-Bretagne, unique puissance de l’UE également à avoir un siège permanent à l’ONU, la France est de par son territoire, d’une superficie 550 000 km2, auquel il faut ajouter les 120 000 km2 des départements et des territoires d’outre-mer, le pays le plus vaste de l’UE (15 %), avec en plus une position géographique très centrale en Europe occidentale, ayant des frontières terrestres avec huit pays européens.

Ensuite, avec plus de 67 millions d’habitants (au 1er janvier 2021), il est le 2ème pays le plus peuplé d’Europe, derrière l’Allemagne (82 millions d’habitants), mais avec une situation qui pourrait évoluer dans les années à venir, puisque la France pourrait la dépasser à l’horizon 2045. Par-contre à l’échelle mondiale cela ne représente que 1 % de la population mondiale, à méditer.

Concernant son poids économique, la France est la 2ème puissance au sein de l’UE, qui je le rappelle est toujours la 2ème puissance économique mondiale derrière les Etats-Unis, représentant 17,9 %du PIB mondial.

1er producteur agricole, et 1er exportateur d’armement, la France à une part non négligeable dans le fait que l’Europe est aujourd’hui à la 1ère place du marché mondial de l’aéronautique, grâce bien évidemment au groupe franco-allemand Airbus, son secteur bancaire se situe dans le trio de tête, elle dispose de la 1ère flotte de pêche, plus de 2 % de son PIB est consacré à la recherche et au développement, soit légèrement au-dessus de la moyenne européenne, et elle est le pays recevant le plus de touriste chaque année, l’étant même à l’échelle mondiale (90 millions de visiteurs en 2017), générant en cela plus de 7 % de son PIB.

Vu et lu dans Pleine Vie de juillet 2021

Vu et lu dans Pleine Vie de juillet 2021

Quant à son implication dans la construction européenne, elle est bien évidemment fondamentale, car au de-là de son positionnement de pays fondateur, la France est souvent à l’origine, ce que d’aucuns appellent une vision française de l’Europe.

En effet, de la création d’actions devenues pérennes, comme l’instauration de la politique agricole commune (PAC) durant la création de la CEE ou Communauté Economique Européenne en 1957, de la mise en place dès 1974, sous l’égide du président Valéry Giscard d’Estaing, des Conseils européens, désormais installés, la création du système monétaire européen en 1979, avec l'Allemagne comme partenaire primordial, l’adoption en 1985, durant la présidence Mitterrand, de l’accord de Schengen, de l’acte unique en 1986, ou encore la signature du traité de Maastricht en 1992, accepté par les français à la marge durant le référendum qui suivit son adoption, et sans oublier plus récemment, son rôle majeur dans l’adoption du plan de relance de 750 milliards d’Euros, appelé « NextGenerationEU » basé sur le principe d’un endettement commun des 27, censé répondre aux conséquences de la crise sanitaire du Covid 19, certainement un événement majeur de l’histoire de l’UE.

Cependant, il ne faut pas occulter que la France (les français ?), est également à l’origine de blocages importants, comme par exemple en 1954, où l’assemblée nationale de l’époque repoussa la création de la Communauté européenne de défense (CED), alors qu’elle était pourtant à l’origine de ce projet, et qui vous le savez certainement, est remis sur la table par le président Macron, ou encore le refus par 55 % des français du projet de traité constitutionnel lors du référendum de mai 2005, pourtant élaboré par l’ancien président, Valéry Giscard d’Estaing. Comme quoi, cette cohabitation entre l’idée d’une Europe unie, et une France très à cheval sur son indépendance, est loin d’être un long fleuve tranquille.

Quant à ce que l’Europe a apporté ou apporte à la France, souvent occulté par ses détracteurs, il faut justement savoir qu’avec l’instauration de la libre circulation des biens, 60 % de ses exportations se portent aujourd’hui vers l’UE, que la libre circulation des services représente 80 % de son PNB, et qu’au cours des deux premières décennies de son appartenance au marché unique, elle aurait bénéficié d’un surcroit de croissance de 2 %, et d’une amélioration de 1,5 % sur le marché de l’emploi.

Ensuite, bénéficiant de plus de la moitié des financements européens dans le cadre des grands projets d’infrastructures comme Galileo, Egnos, ou encore ITER, il apparait que le « plan Juncker », mis en place en 2015, a permis le financement d’une quinzaine de projets en France d’un montant de 7 milliards d’Euros, et en 2017, elle était le 3ème pays bénéficiaire en volume des dépenses de l’UE, recevant cette même année, 13,5 milliards d’Euros, dont 9,2 pour la PAC.

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/21

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/21

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3691 de mars 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3691 de mars 2021

Quant à sa contribution, elle était  de l’ordre de 26,9 milliards en 2021, devenant, derrière l’Allemagne, le 2ème pays contributeur au budget de l’Union.

Alors, même si la France perdit un peu de son influence, notamment durant la réunification allemande, le départ de la Grande-Bretagne à, et va certainement repositionner celle-ci au centre des décisions importantes pour l’avenir de l’UE, comme par exemple avec son implication dans la création du Fonds européen de défense, l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, ou encore la mise en place de consultations européennes tout au long de l’année 2018.

Et sans oublier également l’apport d’éléments de valeur dans les instances européennes que sont Christine Lagarde (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/christine-lagarde-une-femme-francaise-d-influence.html) au poste de présidente de la Banque centrale européenne, ou encore Thierry Breton, ayant obtenu lui le poste si convoité de commissaire au Marché intérieur, portefeuille allant du numérique à la défense, en passant par le programme spatial européen, et sans oublier également les 79 sièges de députés européens, sur les 705 du Parlement européen, et ce même si certains naviguent à contre-courant.

Et puis ne n’oublions pas, la ville de Strasbourg accueille toujours le siège du Parlement européen, et plusieurs agences européennes sont présentes sur le sol français, comme par exemple l’Autorité européennes des marchés financiers (AEMF), dont le siège est Paris.

 

Sinon, au-delà d’organiser et de présider l’ensemble des réunions du Conseil de l’UE, par domaine d’activité, neuf en tout, le Conseil des Affaires étrangères étant lui présidé pendant cinq ans par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, quels seront les objectifs affirmés de la France sur cette présidence ?

Plus que des objectifs, ce seront surtout des priorités, et elles concernent tout d’abord la souveraineté européenne, qui selon le président Macron, doit être pleine et entière, garante d’une Europe puissante, libre de ses choix et surtout maitre de son destin. Ensuite, la création d’un réel marché unique du numérique, censé apporter une indépendance de choix dans un avenir prochain, un nouveau modèle de croissance, apportant à l’horizon 2030 une capacité d’innovations, de production et de créations d’emplois, lui permettant d’assoir sa compétitivité face au duo chinois et américain, un rappel de l’état de droit, en appuyant particulièrement sur le sujet de la liberté de la presse, avec la création d’un fonds européen de soutien au journalisme indépendant et d’investigation, et bien évidemment la promotion de la transition écologique, accompagnant en cela le Pacte vert européen, dont le but est de viser la neutralité climatique à l’horizon 2050.

Vus et lus dans Les Echos du 22/11/21 et du 09/12/21
Vus et lus dans Les Echos du 22/11/21 et du 09/12/21
Vus et lus dans Les Echos du 22/11/21 et du 09/12/21

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Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3691 de mars 2021, et Gaz d'aujourd'hui n°2 de 2021
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3691 de mars 2021, et Gaz d'aujourd'hui n°2 de 2021

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3691 de mars 2021, et Gaz d'aujourd'hui n°2 de 2021

Mais d’autres thèmes auront l’occasion de se retrouver sur le devant de la scène, comme par exemple l’idée d’une nouvelle relation dite structurante entre l’Europe et l’Afrique, le réengagement de l’Europe dans les Balkans occidentaux, terrains de chasse actuels d’influences étrangères, russe, turque et même chinoise, mais aussi l’adoption de la directive sur les salaires minimums, ainsi que celle concernant la transparence salariale, ayant pour objectif de réduire les écarts de salaire entre les femmes et les hommes. Tout en imaginant que d’autres encore, à définir, et en fonction d’une actualité, s’intercaleront et s’imposeront peut-être.

Donc, du travail en perspective pour la « team » France, en charge de préparer et traiter tous ces dossiers, avec succès, tout en s’intéressant bien évidemment de très près à la présidentielle, pas une première dans le cadre d’une présidence française.

En tout cas, quoiqu’il se passe, pour ma part je choisi le meilleur, l’exercice sera gravé sur une nouvelle pièce de deux Euros, et la devise choisie, Relance, puissance, appartenance » guidera pendant ces six mois la gouvernance européenne de la France.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269913-la-france-et-leurope

. https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/la-france-dans-l-union-europeenne/

. https://www.touteleurope.eu/presidence-du-conseil-de-l-union-europeenne/qu-est-ce-que-la-pfue-la-presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne/

. https://www.touteleurope.eu/presidence-du-conseil-de-l-union-europeenne/emmanuel-macron-devoile-les-priorites-de-la-presidence-francaise-du-conseil-de-l-ue-pfue/

 

A lire :

. https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/presidence-francaise-de-l-ue/presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-intervention-d-emmanuel-macron-devant-le-parlement_4922431.html

. https://www.europe-en-france.gouv.fr/fr

. https://vipress.net/thierry-breton-reitere-son-credo-pro-semiconducteurs-a-la-pointe-des-technologies/

. https://www.horizon-europe.gouv.fr/le-conseil-europeen-de-l-innovation-24119

. https://vipress.net/la-france-dedie-8-milliards-deuros-pour-soutenir-les-pieec/

. https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269913-la-france-et-leurope

. https://vipress.net/semi-exhorte-la-presidence-francaise-de-leurope-a-faire-des-semiconducteurs-une-priorite/

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/quelle-nation-francaise-pour-2022-899503.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1641530183

 

Bibliographie :

. Thierry Chopin, “Emmanuel Macron, la France et l’Europe.

. Le « retour de la France en Europe » : à quelles conditions ?”,  Marc Lazar et Ricardo Brizzi (dir.) 

. La France d’Emmanuel Macron, Presses universitaires de Rennes, 2018.

. Jacques Delors, Mémoires, Plon, 2004.

Philippe Huberdeau, La Construction européenne est-elle irréversible ?, La Documentation française, coll. “Réflexe Europe”, série Débats, 2017.

. Jean Monnet, Mémoires, Fayard, 1976.

 

Le rendez-vous de l'Europe : La France à la barre

Publié dans En bref

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Le luxe français, Louis Vuitton, Repetto, Weston (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le luxe français, Louis Vuitton, Repetto, Weston (suites)
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Vus et lus dans Les Echos et Challenges du 25/11/21
Vus et lus dans Les Echos et Challenges du 25/11/21
Vus et lus dans Les Echos et Challenges du 25/11/21

Vus et lus dans Les Echos et Challenges du 25/11/21

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 février 2016, intitulé : Le luxe français, savoir-faire, rayonnement et avenir.

Vu et lu dans Elle du 24/12/21

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Vu et lu dans Marie Claire n° 822 de mars 2021

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Vu et lu dans Le Monde du 20/10/21
Vu et lu dans Le Monde du 20/10/21
Vu et lu dans Le Monde du 20/10/21

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Incubateurs (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Incubateurs (suite)
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Vu et lu dans Le Parisien Economie du 06/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 06/12/21

Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25/10/21, et Le Parisien Week-end du 19/11/21
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Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25/10/21, et Le Parisien Week-end du 19/11/21

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Vu et lu dans Elle du 03/12/21
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Vu et lu dans Elle du 03/12/21

Vu et lu dans Elle du 03/12/21
Vu et lu dans Elle du 03/12/21

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