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Les entreprises familiales (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les entreprises familiales (suite)
Les entreprises familiales (suite)

Entreprises familiales : la gouvernance, clef de voûte de la transmission

 https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/transmission-entreprise/0610310554638-entreprises-familiales-la-gouvernance-clef-de-voute-de-la-transmission-341937.php#xtor=RSS-122

Le 02/02/21

 

Un tiers des dirigeants d'entreprises familiales n'ont pas désigné de responsable de la transmission et 89 % n'ont pas de plan de succession formalisé, selon le premier Observatoire national de l'entrepreneuriat familial.

Dans un monde idéal, les dirigeants des entreprises familiales auraient, parmi leurs enfants, un fils ou une fille compétent(e) reprenant la direction de l'entreprise, assurant la poursuite de la « success story » familiale… Or seules 3 % des entreprises familiales passent le cap de la 4e génération.

Formaliser un plan de transmission

Plus la famille s'agrandit, plus il y a d'actionnaires, et donc à terme des divergences d'intérêts. Avec l'arrivée de la 3e génération, on assiste à la naissance de confédérations de cousins, qui peuvent tous être des actionnaires. Parmi eux, seuls quelques-uns se sentiront impliqués dans la poursuite de l'entreprise familiale, tandis que les autres auront des objectifs totalement différents.

En 2019, près de 89 % des entreprises sondées n'avaient pas de plan de transmission ou de succession formalisé. C'est ce que révèle la première édition de l'Observatoire national de l'entrepreneuriat familial réalisé par Opinion Way pour la chaire « Entrepreneuriat familial et société » d'Audencia en partenariat avec le FBN France. Et le bouleversement de la crise du coronavirus a encore relégué sous la pile cette question, noyée dans la tourmente pour maintenir l'entreprise hors de l'eau . L'étude montre pourtant qu'une bonne entente entre les actionnaires familiaux et le successeur est l'un des leviers de la transmission et que le passage de témoin est une période charnière pour la pérennité de l'entreprise et son développement.

Structurer et professionnaliser sa gouvernance

L'harmonie familiale et la pérennité dépendent de la confiance dans la manière dont les décisions sont prises, pour garantir aux actionnaires que leur capital matériel et immatériel est déployé dans leur intérêt commun.

Le processus de choix du successeur devrait donc être intégré dans une structure de gouvernance formelle. Charte familiale, conseil de famille, conseil d'administration sont d'une aide précieuse. En structurant la gouvernance familiale, on augmente l'engagement des membres familiaux et on favorise le partage équilibré d'informations. Structurer et professionnaliser sa gouvernance nécessite également une certaine flexibilité face aux changements liés à l'interaction entre la famille, l'entreprise et les autres parties prenantes.

De nombreuses entreprises familiales, après avoir structuré leur gouvernance, font le choix d'un successeur en dehors de la famille, sans pour autant renier la poursuite du caractère familial de l'entreprise. Le choix d'un successeur dirigeant extérieur peut même renforcer la compétitivité de l'entreprise en accélérant son développement. « La maturité des actionnaires couplée au développement des groupes familiaux les incitent davantage que par le passé à un top management non familial et une gouvernance avec des administrateurs indépendants » confirme Johan Gaulin, avocat associé chez EY en charge du marché des entreprises familiales.

Préparer la nouvelle génération

La professionnalisation de la gouvernance permet aux jeunes générations de se familiariser très tôt avec l'entreprise, son management et sa gestion. Cette phase de transition peut d'ailleurs constituer une mise à l'épreuve permettant d'aboutir à la sélection du meilleur candidat.

Pour Caroline Le Biez, leader nextgen au sein du FBN France et fondatrice du podcast wenextgen, « l'enfant n'est plus nécessairement considéré comme l'héritier naturel du parent fondateur. Reprendre une entreprise requiert un phasage en amont : le parcours académique permet d'acquérir les compétences nécessaires, qui serviront d'appui pour une première expérience, idéalement en dehors de l'entreprise familiale. Ensuite viendra le temps de jouer un premier rôle dans l'entreprise, sur une fonction soit opérationnelle soit de gouvernance. Selon ses compétences et envies, il lui appartiendra de poursuivre ou non son parcours entrepreneurial soit dans l'entreprise, soit à l'extérieur. »

. Pour plus d'information sur le sujet, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 octobre 2015, intitulé : Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité.

 

 

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SeaBubbles (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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VOEUX 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

VOEUX 2021
VOEUX 2021
VOEUX 2021

Publié dans En bref

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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'animation française (suite)
L'animation française (suite)
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23702 du 13/11/20

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 mars 2014, intitulé : L'animation française, une richesse nationale.

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Louis Gallois, l’homme de la compétitivité française

Publié le par Jacques SAMELA.

Louis Gallois, l’homme de la compétitivité française
Louis Gallois, l’homme de la compétitivité française

Pour la petite histoire, et avant de vous présenter ce nouveau portrait français, il faut savoir que j’ai rencontré deux  fois Louis Gallois dans ma vie.

En effet, une première fois durant un salon professionnel auquel je participais, et où j’eu l’occasion de m’entretenir quelques minutes avec lui, mais sans avoir eu la bonne idée de lui donner la carte de visite de mon blog, et une deuxième fois dans l’avion me menant aux Etats-Unis pour mes vacances d’été, où lui, placé devant moi, s’étant même demandé, quand nos regards se croisèrent au moment de notre installation à nos places, s’il ne me connaissait pas, descendit à Reykjavik, avec manifestement la ferme intention de profiter de la fraîcheur d’été de l’Islande en famille.

Mais, ne souhaitant pas le déranger, et ce même si l’envie de le faire me démangeait, j’oubliai malgré tout mon idée de lui remettre enfin cette carte de visite. Jamais deux sans trois dit-on, on verra bien, car aujourd’hui, sonne pour ce monsieur l’heure de la retraite, après une vie active rondement menée, enclenchée durant la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, récemment décédé, et entièrement dédiée à l’industrie française, notamment sa compétitivité.

Mais, avant de devenir ce personnage incontournable de l’industrie française, apprécié par ses pairs, reconnu pour son empathie non simulée, cet originaire de Montauban dans le Tarn et Garonne, où il naquit en 1944, obtint son bac au tout début des années 60, intégrant par la suite en 1963, grâce aux conseils, certainement avisés, de ses enseignants, de suivre une classe préparatoire économique, l’école HEC Paris, dont il sortira diplômé trois ans plus tard, avant de rentrer cette fois-ci à l’ENA, dans la promotion Charles de Gaulle, d’où il en sortira également diplômé quelques années plus tard.

Quant à sa longue carrière, elle débuta elle en 1972, en devenant tout d’abord administrateur civil à la direction du Trésor, fonction qu’il gardera jusqu’en 1981, où après l’élection de François Mitterrand, il devint le directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Recherche et de la technologie.

Il occupera par la suite les postes de directeur général de l’industrie, chargé de mission au ministère de l’Economie, des Finances et de la Privatisation, fonctions qui le rapprocheront sans équivoque vers ce monde de l’industrie, où il va par la suite asseoir sa réputation.

Et cela commence en 1989, avec l’obtention du poste de PDG de l’entreprise Snecma, suivi en 1992 par celui de PDG de l’Aérospatiale.

Ensuite, et après ces années aéronautiques, certainement formatrices, il est appelé à présider la SNCF en 1996, où l’un de ses faits d’armes fût de négocier un pacte social avec la CGT, permettant une cogestion de cette entreprise nationale avec les salariés. Il en partira en 2006, avec les satisfécits plus qu’appuyés de l’ensemble des syndicats du groupe, reconnaissants en lui des qualités plus qu’atypiques, et certainement jamais vu en son sein depuis sa création, pour retourner à nouveau dans l’aéronautique, en prenant cette fois-ci la co-présidence du groupe EADS, suivi quelques mois plus tard de la présidence de la branche civile du groupe Airbus. En 2007, il deviendra cette fois-ci PDG du groupe EADS, qu’il quittera en mai 2012.

En parallèle de ces fonctions stratégiques, voire politiques, il prendra la présidence en octobre 2011 de la Fabrique de l’industrie (www.la-fabrique.fr), laboratoire d’idées dédié aux problématiques de l’industrie et de l’économie, prémisse de ce que sera sa future fonction sous la présidence Hollande, en obtenant le poste de commissaire général à l’investissement, dont sa mission sera de rédiger le fameux rapport sur la compétitivité française, composé de 74 pages et de 22 propositions, que vous trouverez sur ce lien : (Rapport sur la compétitivité française).

La question à lui poser, serait de savoir s’il estime  avoir été suivi ? Peut-être durant ma troisième rencontre, si elle a lieu un jour ?

Au moins, et si cela n’a pas été le cas, il est indéniable que ce rapport aura certainement eu le mérite de poser les bonnes questions, notamment pour comprendre les problématiques de l’économie française dans son ensemble et depuis de nombreuses années, obligeant en cela une remise en question général des décideurs français, industriels comme politiques, pour que la France retrouve enfin la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter.

Et aujourd’hui, après avoir clôturé en tant que président du conseil de surveillance la dernière assemblée générale du groupe PSA,  avant sa fusion avec le groupe italien FIAT, sous l’appellation Stellantis, prendra-t-il une vraie retraite, ou sera-t-il tenté par d’autres fonctions déjà d’actualités au sein d’organismes comme celui qu’il préside actuellement, le Fonds d’expérimentation contre le chômage de longue durée (www.etcld.fr), à l’origine de l’initiative intitulée  « Territoires zéro chômeurs » ?

On a du mal à y croire, surtout que quand on  lui pose la question quant à son sentiment personnel sur sa carrière, il répond, des fiertés, pas de regrets, mais aussi et surtout, on peut toujours faire mieux dans la vie.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. L’AFP

A lire et à écouter :

. https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-18-janvier-2021

La Croix

La Croix

Publié dans Portrait français.

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Fabriqué(s) en France

Publié le par Jacques SAMELA.

Fabriqué(s) en France
Fabriqué(s) en France

Bonjour,

Nous allons être amenés à porter des masques pour pas mal de temps encore, et, si vous souhaitez que ceux-ci soient de marque française, je vous invite à découvrir (pour ma part hier) un nouvel acteur français, basé en Bretagne, dont la particularité est de proposer à chacun de s'impliquer dans la mise en place de ce projet, avec comme but avoué, de faire que la France puisse relancer une fabrication de masques sur son territoire.

La société en question s'appelle "La Coop des Masques" (www.lacoopdesmasques.com), et, elle est ce qui s’appelle une SCIC (https://www.les-scic.coop/sites/fr/les-scic/les-scic/qu-est-ce-qu-une-scic.html), soit une Société Coopérative d’Intérêt Collectif.

Me posant moi-même la question d’y participer, faites-vous votre propre idée.

A bientôt.

Jacques Samela

 

Vu et lu dans La Tribune Territoires du 03/07/20

Vu et lu dans La Tribune Territoires du 03/07/20

A lire

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Lactips (suite) & Bioplastiques

Publié le par Jacques SAMELA.

Lactips (suite) & Bioplastiques
Lactips (suite) & Bioplastiques

La Vallée du Gier accueillera la nouvelle usine de Lactips

https://www.brefeco.com/actualite/plasturgie-caoutchouc-composites/la-vallee-du-gier-accueillera-la-nouvelle-usine-de?sk=e86cbecdf44865439555a34e381ee710

Le 13/10/2020

 

C’est la commune de Saint-Paul-en-Jarez, près de Saint-Chamond, qui a été retenue par la direction de Lactips pour l’installation de sa nouvelle usine. Celle-ci occupera un ancien site industriel abandonné depuis deux ans, agrandi à l’occasion.

C’est un tournant majeur que la jeune entreprise Lactips se prépare à opérer en s’offrant des capacités de production industrielle accrues. Le nouveau site (l’ancienne usine de France Crème réaménagée et modernisée) qu’elle devrait occuper l’an prochain s’étendra sur 12.000 m2 au sol et sera doté de 2.500 m2 d’ateliers et de 1.000 m2 de locaux administratifs.

Il pourra abriter jusqu’à six lignes de production de granulés de bioplastique conçu à partir de caséine de lait, innovation majeure qui contribuera à abaisser l’impact des plastiques sur l’environnement, en particulier ceux destinés au secteur de l’emballage et aux produits à usage unique.

Revitalisation industrielle

Lactips entame d’ores et déjà le recrutement d’une dizaine de personnes (R & D, commercial, production) dans un premier temps, alors qu’une trentaine d’autres devraient suivre à moyen terme. La start-up technologique participera ainsi à une certaine revitalisation économique d’une vallée durement touchée par le déclin de l’industrie au cours des dernières décennies.

Production et R & D

L’acquisition de l’immobilier représente 6 millions d’euros. S’étalant sur plusieurs années, les investissements purement industriels s’élèveront quant à eux à près de 30 millions d’euros, permis notamment par la récente levée de fonds réalisée par l’entreprise (13 millions d’euros).

Dans un premier temps, la nouvelle usine produira 3.000 tonnes de granulés par an (contre 1.500 aujourd’hui) mais elle vise, à terme, les 10.000 tonnes par an. Elle sera aussi dotée d’un laboratoire de R & D et d’une ligne dédiée aux développements et aux tests sur des applications de sa technologie de rupture.

Créé en 2014 par Marie-Hélène Gramatikoff et Frédéric Prochazka, Lactips emploie aujourd’hui 45 collaborateurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/lactips-un-nuage-de-lait-pour-la-planete.html

 

 

Vu et lu dans le magazine Elle

Vu et lu dans le magazine Elle

Vu et lu dans Prima n° 459 de décembre 2020
Vu et lu dans Prima n° 459 de décembre 2020

Vu et lu dans Prima n° 459 de décembre 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241, et Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 968 de septembre 2020
Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241, et Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 968 de septembre 2020
Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241, et Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 968 de septembre 2020
Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241, et Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 968 de septembre 2020

Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241, et Plastiques & Caoutchoucs Magazine n° 968 de septembre 2020

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Le quantique ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique ?
Le quantique ?

Macron présente un plan de 1,8 milliard d’euros pour faire de la France un leader mondial dans le quantique

www.frenchweb.fr/macron-presente-un-plan-de-18-milliard-deuros-pour-faire-de-la-france-un-leader-mondial-dans-le-quantique/413324

Le 21/01/2021

 

Après avoir dévoilé il y a deux ans la feuille de route de la France dans le secteur de l’intelligence artificielle, Emmanuel Macron dévoile son plan pour un autre secteur, plus révolutionnaire encore, à savoir celui du quantique. Dans ce cadre, le président de la République présente ce matin à l’université Paris-Saclay sa stratégie pour placer la France parmi les premiers pays à atteindre une souveraineté technologique dans ce domaine. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit d’y allouer une enveloppe de 1,8 milliard d’euros pour réaliser des investissements qui s’étaleront sur 5 ans.

Cette stratégie sera portée par le ministère de la Recherche, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance et le secrétariat d’État au Numérique, et le ministère des Armées. Par ailleurs, un coordinateur, un Monsieur «Quantique», doit être nommé dans les prochains jours pour «mettre un peu d’huile dans les rouages», selon les termes de l’Élysée. Ce plan s’appuie sur les recommandations formulées dans le rapport «Quantique, le virage technologique que la France ne ratera pas», présenté il y a un an par la députée Paula Forteza. Dans ce document de 68 pages qui comprenait 37 propositions, elle appelait notamment à investir 1,4 milliard d’euros sur cinq ans dans le domaine. Un montant finalement revu à la hausse par le gouvernement avec l’aide de Bruxelles et des acteurs industriels français.

Sur les 1,8 milliard d’euros prévus, un milliard d’euros provient de l’État seul. Les 800 millions restants proviennent d’engagements pris par des acteurs industriels (500 millions), de financements européens (200 millions) et d’investisseurs qui gravitent autour de l’écosystème français de start-up (100 millions). Concernant la répartition des 1,8 milliard d’euros pour financer les différents niveaux de la stratégie quantique de la France, 430 millions d’euros seront dédiés aux travaux concernant l’ordinateur quantique universel, «qui est un peu le Graal de tout ce domaine» selon l’Élysée, tandis que 350 millions d’euros seront alloués aux projets sur des simulateurs quantiques. Par ailleurs, 320 millions d’euros seront consacrés aux systèmes de communication quantique, 250 millions d’euros aux capteurs quantiques et 150 millions d’euros à la cryptographie post-quantique. Enfin, 290 millions d’euros seront investis dans les technologies connexes autour du quantique (lasers, cryogénie…).

Avec Fanny Bouton, Olivier Ezratty et Richard Menneveux, nous vous proposons d’aller à la rencontre des acteurs clés du quantique dans l’émission DECODE Quantum sur Apple PodcastsSpotify et Deezer.

La recherche au centre de la stratégie du gouvernement 

Pour amener les technologies quantiques à maturité, les acteurs de la recherche seront largement mis à contribution. Pour le seul domaine de la recherche, c’est plus du tiers de l’enveloppe totale, soit 700 millions d’euros, qui y sera dédié. Parmi les initiatives dans les tuyaux, un programme prioritaire de recherche avec une enveloppe de 150 millions d’euros va être confié au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et à l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique). Ces trois organismes auront pour mission de mettre en place un plan d’action pour aboutir à des avancées concrètes autour des technologies quantiques avec l’ensemble des universités travaillant sur le sujet. Pour rappel, 80% de l’écosystème français du quantique est réparti entre Paris, Saclay et Grenoble. Indissociable de la recherche, la formation est logiquement mise en avant dans le plan du gouvernement. Dans ce cadre, 70 millions d’euros seront alloués à des programmes et crédits de formation, ainsi qu’à des bourses de thèse.

Dernier maillon de la chaîne, l’entrepreneuriat se verra octroyer la somme de 390 millions d’euros pour épauler les groupes industriels et les start-up dans leurs projets dans le quantique. Certains acteurs n’ont d’ailleurs pas attendu ce plan pour se mettre en ordre de bataille, à l’image de la jeune pousse technologique Pasqal qui a noué un partenariat fin 2020 avec Atos pour développer un accélérateur quantique s’appuyant sur la technologie des atomes froids de la start-up. Avec Atos, Pasqal ambitionne de placer la France en tête des technologies quantiques d’ici 2022, ce qui ne devrait pas manquer de plaire à Emmanuel Macron. Autre acteur ambitieux, la start-up Alice&Bob travaille en collaboration avec six laboratoires académiques, à savoir l’Inria, l’ENS-PSL, les Mines ParisTech, l’ENS-Lyon, le CNRS et le CEA. Cette mutualisation des forces vise à développer le qubit de chat de Schrödinger, étape décisive pour créer un ordinateur quantique universel sans erreur. Pour propulser davantage de projets d’entrepreneuriat dans le quantique, l’État compte notamment sur Bpifrance, acteur très actif qui a contribué à l’essor de la French Tech ces dernières années en mobilisant plusieurs centaines de millions d’euros à destination des start-up.

Derrière le terme de quantique, se cache un univers vaste et complexe qui doit permettre d’atteindre une puissance de calcul inédite. Et pour cause, la brique de base de cette technologie ne repose pas sur les bits, mais les qubits (bits quantiques). Contrairement aux bits des ordinateurs classiques qui ne peuvent se trouver que dans deux états, 0 ou 1, les qubits peuvent se trouver dans plusieurs états à la fois. De ce fait, avec cette superposition des états, il est possible d’effectuer plusieurs calculs à la fois, et ainsi de parvenir à des algorithmes capables de résoudre les problèmes les plus complexes. A terme, le but est de créer l’ordinateur quantique universel, qui pourrait traiter des masses de données gigantesques et réaliser des opérations allant bien au-delà de notre imagination. Cette technologie serait notamment très utile dans le cadre d’une crise sanitaire comme l’épidémie de Covid-19, avec un développement de vaccins et de médicaments qui serait bien plus rapide qu’à l’heure actuelle.

De 60 à 200 millions d’euros par an dans le quantique

Avec ce plan de 1,8 milliard d’euros, l’objectif est d’injecter 140 millions d’euros supplémentaires par an dans le quantique, contre 60 millions d’euros actuellement. Sur les cinq prochaines années, ce sont donc 200 millions d’euros par an qui seront consacrés aux investissement dans le secteur. «Cela devrait nous faire passer en termes d’investissement à la troisième place mondiale, c’est-à-dire juste derrière les États-Unis et la Chine, qui sont évidemment sur des détails difficilement comparables. Donc c’est un effort absolument majeur, mais qui doit mobiliser tout l’écosystème qui devra s’étendre au niveau européen», indique l’Élysée.

L’exécutif précise aussi que cette stratégie de la France dans le quantique s’inscrit dans la continuité de la politique menée par le gouvernement dans le numérique et la recherche. «C’est ce que l’on a vu à travers la loi de Programmation pour la recherche qui vient d’être votée et qui va apporter 25 milliards sur 10 ans aux écosystèmes de recherche. C’est également ce qu’on porte à travers le plan France Relance, qui vise à la fois à redémarrer l’économie et relancer l’économie, mais aussi à préparer la France de 2030. Puis, c’est également ce qu’on fait à travers le programme d’investissements d’avenir qui, lui, est doté de 20 milliards d’euros sur les 5 prochaines années et qui va permettre d’apporter les financements à tous ces écosystèmes.»

Le défi s’annonce pour autant difficile pour la France, pour ne pas dire impossible, face à des géants comme les États-Unis et la Chine qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour prendre plusieurs longueurs d’avance dans le quantique. Le Congrès américain s’est saisi du sujet dès 2018 avec le National Quantum Initiative Act, une loi prévoyant d’injecter 1,2 milliard de dollars sur 5 ans dans le quantique. Si ce montant est plus faible que celui du plan français, les États-Unis peuvent compter sur leurs géants technologiques, et notamment les GAFAM, pour s’imposer dans ce secteur florissant. Selon le cabinet McKinsey, l’informatique quantique représentera un marché pesant 1 000 milliards de dollars en 2035.

La quête vers l’ordinateur quantique de référence a d’ailleurs connu une accélération spectaculaire outre-Atlantique en 2019 sous l’impulsion de Google qui a annoncé avoir expérimenté la «suprématie quantique» avec un processeur capable de faire un calcul en trois minutes, là où un supercalculateur «classique» aurait mis près de 10 000 ans. Une suprématie quantique contestée par IBM, autre poids lourd du secteur, qui développe également une machine quantique de 53 qubits, soit l’équivalent en puissance de celle de Google. L’an passé, le groupe industriel américain Honeywell est également entré dans la course en lançant «l’ordinateur quantique le plus puissant au monde», avec un volume quantique atteignant 64, soit le double de la puissance du super-ordinateur d’IBM.

La Chine mobilise 10 milliards de dollars pour un laboratoire quantique

Très actifs en France, ces géants américains pourraient-ils bénéficier de la stratégie quantique de la France ? L’exécutif se veut rassurant sur le sujet : «Dans les cas les plus agressifs ou sur les technologies les plus confidentielles ou importantes, on a les outils habituels de gestion du risque, comme le décret IEF (NDLR : le contrôle des investissements étrangers en France) qui permet de bloquer les investissements, notamment dans le domaine du quantique. Donc là, évidemment, sur tous les cas de rachat qui pourraient intervenir, on sera amené à se prononcer. Mais le premier enjeu à court terme, c’est vraiment de rendre la France attractive aux yeux du monde entier sur le sujet du quantique.»

De son côté, la Chine s’est distinguée en 2017 en débloquant une enveloppe de 10 milliards de dollars pour construire un laboratoire national dédié aux sciences de l’information quantique tandis qu’Alibaba avait pris le sujet à bras le corps dès 2015 avec son propre laboratoire consacré aux technologies quantiques pour développer un prototype d’ordinateur quantique à usage général doté de 50 à 100 qubits à l’horizon 2030. La firme de Jack Ma, qui est actuellement dans le viseur de Pékin depuis les critiques publiques de son fondateur à l’encontre des autorités de régulation financière, a prévu de mobiliser pas moins de 15 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle, la FinTech et la recherche quantique. D’autres géants chinois, Tencent et Baidu, s’intéressent également au quantique.

Si les États-Unis et la Chine ont déjà pris les devants dans le secteur, c’est aussi le cas de plusieurs pays européens. Pour rappel, le Royaume-Uni a été l’un des premiers pays du Vieux Continent à se doter d’une stratégie quantique en 2013, qui s’est traduite par plus d’un milliard d’euros d’investissements prévus entre 2014 et 2024. Quelques années plus tard, l’Allemagne s’est également lancée dans la course avec un plan de 650 millions d’euros en 2018. A l’échelle continentale, l’Union européenne a lancé un programme Flagship Quantique doté théoriquement de 1 milliard d’euros sur 10 ans. Une première tranche de 135 millions d’euros a été allouée à une vingtaine de projets en 2018.

Il était donc temps pour la France de se doter d’une feuille de route dans le quantique, un secteur sensible qui devrait rebattre les cartes au niveau mondial dans des domaines comme l’économie, la santé et l’industrie. Dans cette course dans le quantique, la France espère ainsi finir aux avant-postes avec une souveraineté technologique renforcée. Après la révolution de l’intelligence artificielle gagnée par les Américains (GAFAM) et les Chinois (BATX), Français et Européens ne veulent pas rater celle du quantique, sous peine de voir leur puissance considérablement affaiblie dans les prochaines décennies.

 

Lire aussi : Les ambitions de la France dans le quantique

 

https://www.frenchweb.fr/les-ambitions-de-la-france-dans-le-quantique/388804

 

https://www.frenchweb.fr/decode-quantum-speciale-avec-cedric-o-pour-decoder-le-plan-quantique-du-gouvernement/413501


 

Vu et lu dans Les Défis du CEA / Hors-Série 2020 / Spécial 75 ans du CEA
Vu et lu dans Les Défis du CEA / Hors-Série 2020 / Spécial 75 ans du CEA

Vu et lu dans Les Défis du CEA / Hors-Série 2020 / Spécial 75 ans du CEA

Définition du mot quantique

 

Qui concerne l’étude de la matière dans le cadre de la théorie des quanta. - Les électrons sont des objets éminemment quantiques.

https://www.dico-definitions.com/definition_dico.php?id_mot=109046&nommot=quantique&base=3

 

https://www.frenchweb.fr/innovation-quantique-de-quoi-parle-t-on/413436


 

Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1018 de mars 2019, et Les Echos du 19/12/19
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Vu et lu dans l'Usine Nouvelle du 25/04/19, et Les Echos du 12/03/18
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Vus et lus dans Les Défis du CEA
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Welcome Mr President

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vus dans Les Echos et Le Journal du Dimanche
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Au grand dam de Trump, la Chine gonfle son excédent commercial avec les Etats-Unis

Le 14/01/21 / AFP

L'excédent de la Chine avec les Etats-Unis s'est encore accru l'an dernier, infligeant un ultime camouflet à Donald Trump qui avait fait du rééquilibrage des échanges une priorité de sa présidence.

Clamant que les guerres commerciales étaient faciles à gagner, le président américain avait lancé en 2018 les hostilités contre le géant asiatique, dénonçant la concurrence "déloyale" de Pékin.

Le bras de fer s'est traduit par des droits de douane supplémentaires réciproques portant sur des centaines de milliards de dollars de marchandises. L'affrontement commercial a pesé sur l'économie mondiale et plongé le monde des affaires dans un climat d'incertitude.

Pékin et Washington ont toutefois signé une trêve en janvier 2020, juste avant que le monde ne soit paralysé par l'épidémie de Covid-19.

Aux termes de cet accord, la Chine a accepté d'acheter pour 200 milliards de dollars de biens américains supplémentaires sur deux ans, censés permettre de réduire le déficit américain.

Las, la Chine a encore enregistré en 2020 un excédent commercial en hausse de 7,1% à 316,9 milliards de dollars avec les Etats-Unis, ont annoncé jeudi les Douanes chinoises, à moins d'une semaine du départ du milliardaire républicain de la Maison Blanche. 

Ce chiffre est le plus élevé depuis 2018 (323,3 milliards de dollars).

L'an dernier, en pleine pandémie, la forte demande en produits médicaux et électroniques pour le télétravail a largement porté les exportations chinoises vers le pays de l'oncle Sam. 

Dans l'autre sens, les restrictions sanitaires aux Etats-Unis ont été un frein au commerce avec la Chine, estime l'économiste Iris Pang, de la banque ING.

Malgré tout, Pékin a fait des "efforts continus pour respecter ses engagements" avec Washington, selon l'analyste Ting Lu, de la banque d'affaires Nomura, relevant en décembre une hausse de 45% sur un an des importations chinoises en provenance des Etats-Unis.

- Importations fébriles -

Les économistes s'attendent en général à ce que la future administration Biden laisse en place, au moins dans un premier temps, les surtaxes sur les produits chinois.

Dans un entretien publié lundi, le négociateur sortant de Washington Robert Lighthizer, l'a exhortée à maintenir ces sanctions et a justifié la guerre commerciale.

"Nous avons transformé la façon dont les gens se représentent la Chine", a-t-il déclaré. "Nous avons transformé la manière dont les gens envisagent le commerce et nous avons changé les modèles".

Avec l'ensemble du monde, l'excédent commercial de la Chine s'est inscrit à son plus haut niveau depuis 2015, à 535 milliards de dollars (+27% sur un an).

Avec l'Union européenne seule, deuxième partenaire commercial de Pékin après l'Asie du sud-est, il a reculé de 19% à 132,4 milliards de dollars.

Mais l'arrivée de vaccins fait que la demande mondiale en produits en lien avec l'épidémie va se réduire, et cela "risque de pénaliser" à moyen terme les exportations chinoises, prévient l'analyste Tommy Wu, du cabinet Oxford Economics.

Premier pays touché par le Covid-19 mais aussi premier à s'en sortir, la Chine apparaît comme un baromètre de la reprise espérée de l'économie mondiale.

En dépit de la pandémie et de la conjoncture, les exportations de la seconde puissance économique mondiale ont enregistré en 2020 une hausse de 3,6% sur un an.

Sur le seul mois de décembre, les commandes totales à la Chine depuis l'étranger ont bondi de 18,1% sur un an. Il s'agit toutefois d'un résultat inférieur à celui de novembre (21,1%).

Quant aux importations du géant asiatique, elles ont connu le mois dernier une hausse de 6,5%. Mais elles s'affichent en repli de 1,1% pour l'ensemble de l'année 2020, reflet de la faiblesse de la consommation intérieure.

Les importations devraient cependant "augmenter de manière significative" cette année à la faveur de la reprise économique en Chine, juge M. Wu.

Pour l'heure, le pays a dégagé un excédent de 78 milliards de dollars sur le seul mois de décembre, un niveau pratiquement record de l'avis des analystes.

Il devrait être l'une des rares grandes économies à annoncer lundi une croissance positive de son PIB en 2020. La Chine a enregistré une croissance de 4,9% sur un an au troisième trimestre.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 septembre 2018, intitulé : Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

 

 

Pour un nouvel atlantisme

Le 19/01/21 / Libération

Joe Biden dit vouloir «restaurer la place de l'Amérique», mais dans ce monde qui a tellement changé, il va surtout falloir la réinventer, en coopération avec les autres, dont l'Europe.

Tribune. Il veut agir vite. C’est par décrets que, dès mercredi, au premier jour de son mandat, Joe Biden veut s’attaquer aux crises du Covid, du climat, de l’économie, au racisme afin de «remettre sur pied notre pays», dit son entourage, et de «restaurer la place de l’Amérique dans le monde».

Très bien. On ne peut qu’applaudir, mais est-il possible de «restaurer la place de l’Amérique» alors que le monde a tant changé et que les Etats-Unis se sont tellement fracturés que leurs blessures seront longues à cicatriser ?

La réponse est «non». L’Amérique a tant de défis à relever qu’elle ne pourra pas redevenir l’hyperpuissance qu’elle était devenue après l’éclatement soviétique et certainement pas, non plus, ce gendarme du monde qu’elle ne veut au demeurant plus être depuis l’échec de son aventure irakienne.

Un tiers des électeurs à l’extrême droite

Comme toutes les démocraties, l’Amérique doit redessiner un échiquier politique bouleversé par le basculement à l’extrême droite d’un tiers de ses électeurs. Elle devra mener, en même temps, une très incertaine lutte pour ne pas se laisser ravir par la Chine sa place de première des économies du monde. Il lui faudra parallèlement offrir une protection assez crédible aux nations d’Asie pour que ce continent ne devienne pas un protectorat chinois.

Condamnée, en un mot, à concentrer ses forces et efforts sur le Pacifique tandis que sa quête d’un nouveau consensus intérieur ne fera que s’ouvrir, l’Amérique ne peut ni ne devrait s’illusionner sur ses possibilités de «restaurer» la place qu’elle avait occupée au XX° siècle.

C’est à s’inventer une place dans le XXIe qu’elle doit s’employer en commençant par œuvrer à une redéfinition de l’Alliance atlantique.

Partenaires égaux en droits et en devoirs

Dès lors qu’à bon droit, les Etats-Unis ne veulent plus assumer seuls le coût de la Défense de l’Europe, ils doivent accepter que l’Union européenne se dote d’une Défense commune appuyée sur des industries de Défense européennes et que l’Otan devienne ainsi une alliance de partenaires égaux en droits et devoirs, l’alliance des deux plus grandes et plus riches démocraties du monde.

Non seulement l’Union devra pouvoir peser autant que les Etats-Unis dans l’alliance du XXIe siècle mais, entre les deux rives de l’Atlantique, une répartition des rôles doit s’instaurer au plus vite. Tandis que les Etats-Unis continueront à se tourner vers le Pacifique et l’Asie, c’est à l’Union qu’il reviendra de stabiliser l’espace méditerranéen en entreprenant d’instaurer une zone de sécurité et de coopération entre les trois façades de la mare nostrum et leurs arrière-pays.

Ni d’un côté ni de l’autre la tâche ne sera facile. Sa difficulté exigera, au contraire, que les Etats-Unis et l’Union œuvrent ensemble au règlement des tensions secondaires et trouvent, au premier chef, un modus vivendi avec la Russie. C’est là l’intérêt bien compris des puissances européenne, russe et américaine, car la Russie aurait autant à perdre à s’enfermer dans un tête-à-tête avec l’éléphant chinois que les démocraties à voir Pékin et Moscou faire front contre elles.

L’atlantisme était, hier, la subordination de l’Europe aux Etats-Unis. Il est aujourd’hui l’indispensable entente des démocraties face à la renaissance de l’obscurantisme et à l’affirmation des dictatures.

 

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

LA FRANCE DEVIENT LE PREMIER PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE À POUVOIR EXPORTER SES COSMÉTIQUES EN CHINE SANS TEST SUR LES ANIMAUX

https://www.industries-cosmetiques.fr/la-france-devient-le-premier-pays-de-lunion-europeenne-a-pouvoir-exporter-ses-cosmetiques-en-chine-sans-test-sur-les-animaux/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-croissant-une-info

19 JANVIER 2021

 

Les autorités chinoises ont accepté que les produits cosmétiques « ordinaires » soient exportés en Chine sans être testés sur les animaux par les autorités chinoises avant leur mise sur le marché. Ceci à condition que les fabricants présentent un certificat de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication, délivré par les autorités compétentes de leur pays d’origine, ainsi qu’une évaluation de la sécurité du produit.

Grâce à la mobilisation des entreprises cosmétiques et des autorités sanitaires françaises, la France est le premier pays parmi les États de l’Union Européenne à être en mesure de délivrer ce certificat. Cette avancée décisive vient récompenser de nombreuses années d’efforts du secteur auprès des autorités chinoises pour les inciter à abandonner les tests, interdits en France, comme dans le reste de l’Union Européenne, depuis 2009.
Les tests de produits cosmétiques sur les animaux étaient déjà interdits dans toute l’Union Européenne depuis 2009. Mais certains pays, dont la Chine, menaient encore des tests sur les produits finis importés avant d’autoriser leur commercialisation sur leur territoire. Ces tests étaient conduits par les autorités de contrôle sanitaire locales et non par les marques.
Le secteur cosmétique s’est donc engagé auprès de ces pays afin de faire reconnaître les méthodes alternatives aux tests sur les animaux, et de faire évoluer les réglementations vers une élimination totale et définitive de ces tests.
Ces efforts avaient déjà commencé à porter leurs fruits. Ainsi, depuis juin 2014, certains produits fabriqués et commercialisés en Chine (shampooings, gels douche, maquillage) n’étaient plus testés sur les animaux. Seuls les cosmétiques à usage «spécial», comme les colorants capillaires et les protections solaires, et la totalité des produits importés restaient concernés.

Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie, puisque les produits cosmétiques « ordinaires » exportés en Chine seront désormais, eux aussi, exemptés de tests sur les animaux, à condition de présenter un certificat de conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication et une évaluation de la sécurité. En France, c’est l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) qui va délivrer ce certificat aux fabricants. Depuis le 12 janvier 2021, l’ANSM a mis en ligne, sur une plateforme dédiée, les documents nécessaires pour l’obtention de ce certificat, permettant ainsi à l’ensemble des fabricants français de cosmétiques d’exporter plus facilement vers la Chine.

 

THE COSMETIC VICTORIES 2020 : LES LAURÉATS SONT CONNUS

https://www.industries-cosmetiques.fr/the-cosmetic-victories-2020-les-laureats-sont-connus/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-croissant-une-info

10 NOVEMBRE 2020

 

Présidé par Marc-Antoine Jamet, président du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, le jury 2020 a attribué ses prix à deux des six finalistes du concours The Cosmetic Victories 2020.

La compétition avait vu s’affronter une trentaine de projets et d’équipes travaillant en Europe, en Asie, aux États-Unis.

Les lauréats sont :

– Dans la rubrique Prix académique : “Non-biological skin mode”, projet porté par Michel Grisel, Université Le Havre Normandie, dans les domaine du test et de l’objectivation. « La surface non-biologique présentée a été développée dans le but de reproduire fidèlement les caractéristiques topologiques et physicochimiques de la surface de la peau humaine. Ce modèle de peau synthétique a été analysé et validé par comparaison avec des mesures cutanées in vivo et ex vivo. Il se révèle parfaitement adapté pour évaluer les interactions et propriétés sur la peau humaine de matières premières et de produits cosmétiques : mouillage, adhérence, étalement, propriétés du film résiduel, … le tout aisément, rapidement, avec une grande précision et à faible coût. »

– Dans la rubrique Prix industriel : “Color Forge Additive Manufacturing for Custom Cosmetics”, projet de nouvelle technologie d’impression 3D et de fabrication additive porté par John LaHood, président de ColorForge (États-Unis). « ColorForge Custom Cosmetics est un procédé de fabrication additive durable. Il s’agit du premier procédé breveté d’impression 3D permettant de fabriquer simultanément des produits de beauté personnalisables (couleurs et quantité) et l’emballage des produits. Pas de quantité minimum, pas de gaspillage. Cette technologie permet également de fabriquer des produits de beauté à base de poudre dans diverses catégories de produits et de formes et tailles variées. Le procédé de fabrication ColorForge offre une palette quasi infinie de couleurs éclatantes et la possibilité de personnaliser le produit, et notamment de créer des motifs et des dégradés uniques. »

 

La filière cosmétique face au Covid-19

https://www.industries-cosmetiques.fr/la-filiere-cosmetique-face-au-covid-19/

Le 07 octobre 2020

 

Afin de mieux comprendre comment ce secteur phare de l’économie française, dominant en Europe, qui emploie 164 000 personnes pour 24 milliards d’euros de chiffres d’affaires a été impacté par la crise du Covid-19, une grande enquête nationale a été menée par Cosmed, association professionnelle représentative de la filière cosmétique en France.

Cette enquête montre un impact négatif de la crise sanitaire sur le chiffre d’affaires de près de 80% des entreprises, seule une minorité d’entre-elles (7%) ayant vu des opportunités de croissance.

En post confinement la reprise s’est manifestée assez rapidement avec 49 % de reprise totale ou partielle. Pour 41 % des entreprises interrogées, la crise n’a pas impacté l’activité industrielle, notamment grâce à leur implication dans la production de produits hydroalcooliques (PHA). Une situation rendue possible grâce à la décision des autorités d’autoriser plusieurs formules, dans deux arrêtés publiés les 20 et 27 mars 2020 auxquels Cosmed a largement contribué : 34 % des entreprises du panel ont fabriqué des PHA.

Globalement, les impacts négatifs, au-delà de la baisse des ventes (50 %), ont mis en évidence des reports de lancement de produits (38 %), des problèmes de trésorerie (37 %), une baisse de production (34 %), des réductions d’effectifs (29 %) et un report des investissements (26 %). Malgré la situation, et notamment la fermeture des points de vente durant le confinement, seules 28 % des entreprises étaient en recherche active de nouveaux canaux de distribution en sortie de crise.

En matière d’accompagnement, les entreprises ont largement eu recours aux aides de l’État : le chômage partiel (47 %), le report des échéances sociales (37 %), le prêt garanti par l’État (28 %), les fonds de solidarité (10 %) ou le report des échéances fiscales (10 %).

Afin de préparer l’avenir, 62 % des entreprises du panel souhaitent être mieux informées des attentes de consommation afin de pouvoir adapter leur marketing.

Quelque 59 % des entreprises du panel des souhaitent que les dispositifs d’aides soient prorogés notamment concernant l’export. Les aspects environnementaux sont au cœur des préoccupations de 80 % d’entre elles.

Une nouvelle fois, malgré l’importance du choc et en comparaison avec d’autres secteurs, l’industrie cosmétique montre sa résilience face aux crises avec une reprise rapide. Néanmoins, certains segments, comme le maquillage ou les parfums, souffrent encore.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

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