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Smart Me Up, donner de la vision aux objets

Publié le par Jacques SAMELA.

Smart Me Up, donner de la vision aux objets

Doctorant en intelligence artificielle, passé par le groupe Xerox, Loïc Lecerf a créé sa start-up en 2012 du côté de Grenoble, afin de mettre en application ses recherches de vision par ordinateur, et donner aux objets la capacité de voir comme les humains, ainsi que de pouvoir analyser leur environnement.

So nom, Smart Me Up (www.smartmeup.org), sa spécialité de départ, la reconnaissance faciale (voir sujet ci-joint).

Elaborée après 3 ans de R&D, sa technologie est déjà utilisée dans les cabines de Photomaton (près de 30 000 en Europe), où elle indique à l’utilisateur si sa photo est compatible avec les normes imposées pour les documents officiels, mais aussi par la SNCF, afin là d’améliorer la sécurité des gares.

Mais, ses champs d’applications sont loin d’être limités, car en plus d’être innovante, elle est suffisamment petite et légère pour être embarquée au sein d’un objet, ce qui n’est pas le cas de ses concurrents.

Et en effet, grâce à cette particularité, on peut entrevoir une utilisation dans le secteur automobile, où ses fonctions pourraient détecter les signes avant-coureur de la somnolence, identifier un conducteur, un piéton qui traverse, la présence d’un vélo, ou régler un rétroviseur voire un siège, ensuite, dans le domaine de la sécurité, avec la possibilité d’alerter sur un danger en analysant une foule, de détecter une fraude, ou de répondre à une problématique d’identification, dans celui des semi-conducteurs avec l’intégration de la technologie directement au cœur d’un microprocesseur, d’où l’intérêt de sa taille, mais aussi dans celui du Retail ou commerce de détail, avec l’analyse qualitative des clients en magasin.

Mais, étant au tout début de ces nouveaux usages, il est fort à parier que d’autres utilisations verront le jour, ce qui n’a pas échappé à un certain nombre d’acteurs comme Xavier Niel (Free) et Jacques-Antoine Granjon (Vente Privée) ayant fait le choix avec d'autres de parier sur cette pépite française en y investissant 2 M€ en 2016 durant une levée de fonds, permettant à celle-ci d’être valorisée autour de 10 millions d’Euros, et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

Et l’avenir justement, son dirigeant le voit multiple en termes de projets, l’objectif assumé étant de travailler sur une vingtaine d’applications, en termes d’emplois, avec l’objectif de doubler ses effectifs d’ingénieurs, en termes de développement commercial à l’échelle internationale en axant notamment ses actions en Europe, en Chine, en Corée, ainsi qu’aux Etats-Unis, qui comme vous le savez, est un formidable marché pour des applications innovantes de ce type, et bien sûr en termes de chiffre d’affaires avec des prévisions allant de 20 M€ en 2020 et de 100 M€ dès 2023.

C’est bien tout le mal que l’on puisse lui souhaiter, sachant qu’avec un marché de l’intelligence artificielle des objets connectés en pleine croissance (30 %), sa société pourrait rapidement en devenir un des leaders.

Jacques Samela

 

Sources :

. Maddyness du 09 mars 2016

. Entreprendre du 22 mars 2017

. http://www.frenchweb.fr/fw-radar-smart-me-up-developpe-la-reconnaissance-faciale-pour-les-objets-connectes/288656

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 03 décembre 2015 et du 09 mars 2016, et Ville, Rail & Transports de mars 2017
Vus et lus dans Les Echos du 03 décembre 2015 et du 09 mars 2016, et Ville, Rail & Transports de mars 2017

Vus et lus dans Les Echos du 03 décembre 2015 et du 09 mars 2016, et Ville, Rail & Transports de mars 2017

Publié dans L'entreprise du mois

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Ubisoft (suite et plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 20 et du 21 avril 2017, et Ca M'intéresse Hors-Série n°6 de juin 2017
Vus et lus dans Les Echos du 20 et du 21 avril 2017, et Ca M'intéresse Hors-Série n°6 de juin 2017
Vus et lus dans Les Echos du 20 et du 21 avril 2017, et Ca M'intéresse Hors-Série n°6 de juin 2017
Vus et lus dans Les Echos du 20 et du 21 avril 2017, et Ca M'intéresse Hors-Série n°6 de juin 2017

Vus et lus dans Les Echos du 20 et du 21 avril 2017, et Ca M'intéresse Hors-Série n°6 de juin 2017

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19/12/13, intitulé : Ubisoft : Union des Bretons Indépendants (UBI), soft (Software).

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Gemalto, Devialet, OVH (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 06 mars et du 05 avril 2017, et télérama n° 3495 du 04 janvier 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 06 mars et du 05 avril 2017, et télérama n° 3495 du 04 janvier 2017

Vus et lus dans Les Echos du 06 mars et du 05 avril 2017, et télérama n° 3495 du 04 janvier 2017

"Il y a bien d'autres choses que du son dans mon cerveau" Quentin Sannié (Devialet)

Par Philippe Mabille et Sylvain Rolland | 27/03/2017 La Tribune

 

Pour avoir levé 100 millions d'euros en décembre dernier, avec l'ambition de vouloir imposer leur technologie d'amplification du son « made in France » partout, y compris dans les voitures de demain, les télévisions et les objets connectés, La Tribune a décidé de remettre un prix spécial « Entrepreneur de l'année » à Quentin Sannié, Pierre-Emmanuel Calmel et Emmanuel Nardin, les trois cofondateurs de Devialet. La startup veut s'internationaliser et se diversifier et envisage sa cotation en Bourse d'ici à 2020.

Lors de la création de Devialet, en 2007 à Paris, personne ne croyait en la vision folle de ces trois passionnés de son. Et surtout pas les banques et les fonds d'investissement, qui regardaient avec circonspection cette startup persuadée de pouvoir révolutionner « l'expérience émotionnelle » de l'écoute de la musique. Quentin Sannié a alors décidé de créer son propre modèle. Le 18 février 2010, il réunit quarante personnes, anciens clients et quelques hommes d'affaires influents, leur présente la technologie et les incite à déposer un chèque dans une tirelire. La société récolte ce soir-là 1,4 million d'euros pour sa première levée... Cinq autres suivront, dont la dernière de la fin de 2016 est (avec Deezer qui également levé 100 millions l'an dernier) la troisième plus importante en France, avec Sigfox (télécoms, 150 millions) et OVH (cloud computing, 250 millions).

Depuis, le son Devialet s'est fait un nom auprès des passionnés de musique du monde entier. Notamment le Phantom, son produit phare décliné en plusieurs versions dont la Gold, la plus vendue. Des investisseurs prestigieux ont rejoint l'aventure, à l'image du patron de LVMH Bernard Arnault, du fondateur de Free Xavier Niel, de Marc Simoncini (Meetic) ou encore de Jacques-Antoine Granjon (Vente-privee.com). Désormais, avec 100 millions d'euros en poche, Devialet attaque une étape cruciale de son développement : l'internationalisation et la diversification, pour espérer devenir ni plus ni moins que le leader mondial du « son parfait ».

LA TRIBUNE - Il est très rare qu'une startup française lève 100 millions d'euros. D'autant plus que Devialet n'avait jamais levé plus de 25 millions d'euros d'un coup. Pourquoi cette accélération ?

QUENTIN SANNIÉ - L'objectif d'une entreprise n'est pas de lever des fonds mais de se développer. Nos technologies d'amplification du son sont les meilleures au monde et nos gammes de produits, notamment la Phantom, sont bien connues des amateurs de musique. Mais aujourd'hui nous souhaitons accélérer et devenir le leader mondial de notre secteur. Comme notre projet demeure extrêmement ambitieux, cette expansion nécessite des investissements importants et donc des capitaux.

L'intérêt de la levée est double. D'abord, nous voulons déployer la marque Devialet en Europe, en Asie et aux États-Unis, donc mieux nous implanter physiquement sur ces marchés et trouver des réseaux de distribution. Ensuite, nous voulons investir pour rayonner au-delà du marché classique de l'audio. Nos technologies peuvent être intégrées dans la voiture autonome de demain, dans les télévisions, dans les objets connectés. Pour cela, nous avons besoin de partenaires. C'est pourquoi nos nouveaux investisseurs sont essentiellement des entrepreneurs industriels, comme Carlos Ghosn, le PDG de Renault, ou Terry Gou, le fondateur du taïwanais Foxconn.

En plus du groupe automobile Renault et de Foxconn, vos nouveaux investisseurs sont le fonds Korelya Capital de Fleur Pellerin, soutenu par les groupes Internet coréens Naver et Line, le japonais Sharp, la société du fondateur d'Android Andy Rubin, ou encore celle du rappeur et businessman Jay Z. Comment avez-vous convaincu de telles pointures de miser sur Devialet ?

Notre proposition de valeur est unique car nous décuplons l'expérience émotionnelle du son. Nous avons des concurrents bien sûr, mais personne ne sait atteindre une qualité d'écoute comme la nôtre.

Depuis toujours, la qualité sonore de la musique est dégradée, elle se perd dans l'encodage. Pourquoi ?

Parce que les innovations se sont concentrées sur la mobilité. Les Walkman ont été une révolution, tout comme l'iPod, puis iTunes, et enfin le son embarqué dans les smartphones. Mais les technologies de reproduction sonore sont restées pauvres. Notre pari a été d'apporter, dès notre création en 2007, le summum du son. D'abord dans des enceintes et désormais dans n'importe quel objet qui fait du son : l'automobile, la télévision, le smartphone qui pilote les objets connectés. Les discussions avec nos nouveaux investisseurs ont été très longues, mais tous sont avant tout des entrepreneurs qui regardent loin devant. Ils peuvent nous aider à conquérir de nouveaux secteurs d'activité.

Comment allez-vous adapter vos technologies haut de gamme, très coûteuses, dans l'automobile et les rendre accessibles au grand public ?

Le constat actuel est que l'avenir est à la voiture autonome, connectée et électrique. Puisque le conducteur ne conduira plus, il va falloir l'occuper avec du contenu audio et vidéo. Par conséquent, la qualité du divertissement dans la voiture sera un élément différenciant dans le choix du modèle, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Des constructeurs comme Renault ou d'autres en sont conscients, tout comme Foxconn, qui dispose d'une division automobile, ou encore Naver qui développe des technologies dans la conduite de voitures autonomes.

Nos technologies seront embarquées. Devialet ne va pas construire une voiture, mais mettre son expertise dans la voiture de demain, grâce à des partenariats avec des industriels. Cela nous permettra de déployer du son de très grande qualité à la fois dans des voitures de base, financièrement abordables, et aussi dans des voitures haut de gamme. Notre technologie, développée à l'origine pour notre enceinte Phantom, nous permet de contrôler le hautparleur sans faire de distorsion, de délivrer davantage de graves et une meilleure scène sonore. Cela change drastiquement l'expérience sonore. La contrainte est que si la voiture de base dispose de cette technologie de très haut niveau, alors il faut proposer quelque chose d'encore plus incroyable dans une voiture plus chère. Mais c'est un challenge formidable. Nous sommes en train de repenser totalement la façon de délivrer le son, ce qui suppose de repenser la voiture elle-même. C'est très excitant.

Depuis quand menez-vous ces expérimentations ?

On y travaille depuis un an et demi. Il y a eu de nombreux prototypages, mais le travail est colossal, beaucoup de nouvelles briques technologiques doivent être apportées. J'ai tellement hâte de montrer ce que l'on peut faire.

Quelle est votre stratégie pour la télévision et les objets connectés ?

Le constat aujourd'hui est que les écrans sont superbes, mais que le son n'est pas à la hauteur. Or nous avons la capacité de doter les écrans plats d'un excellent son. Foxconn possède Sharp, Naver est également très lié à l'industrie du display en Corée du Sud. Quant à Line, qui appartient à 60 % à Naver, c'est l'un des acteurs dominants de l'Internet en Asie. Pour résumer, nous sommes sur la bataille du son dans tous les nouveaux usages mobiles. Pourquoi Google, Apple, Facebook, Amazon ou Uber figurent-elles parmi les plus fortes capitalisations mondiales ? Parce que ces entreprises ont misé sur le smartphone, porte d'entrée des nouveaux services. L'avantage de l'audio, c'est qu'il y en a partout. Devialet peut apporter à ces usages une puissance émotionnelle décuplée.

Aujourd'hui, Devialet est identifiée comme une marque de luxe. Se diversifier et intégrer vos technologies partout ne comporte-t-il pas un risque d'affaiblir votre image ?

Non, c'est une crainte de petit-bourgeois. Nous allons continuer à vendre nos enceintes et à les améliorer. Les produits Devialet seront toujours les plus chers du marché, tout en étant aussi abordables que possible. Mais une marque moderne peut être très luxueuse avec ses propres produits et en même temps aller à la rencontre du public. C'est comme le partenariat entre Karl Lagerfeld et H&M. En créant pour ce groupe une ligne de vêtements abordables, il a donné à sa marque une puissance incroyable. Son initiative rejaillit positivement, car tout le monde se dit que c'est sympa de posséder un vêtement Karl Lagerfeld pour un prix acceptable. Cher ou pas, cela reste un produit de qualité, élaboré, subtil. C'est pareil pour nous. Demain, vous conduirez dans une voiture abordable avec une partie de l'excellence Devialet. Il faut couvrir tout le champ des possibles.

Depuis quand avez-vous cette ambition de dépasser votre secteur initial, les enceintes, pour celui du son sous toutes ses formes ?

Depuis toujours. Devialet est une entreprise technologique avant d'être une entreprise de son. Si vous étiez dans mon cerveau, vous verriez qu'il y a autre chose que du son dans notre futur... Avant même de créer Devialet, le plan était très clair dans ma tête. Ce serait d'ailleurs mon conseil aux jeunes entrepreneurs :

construisez-vous une vraie vision. L'intuition est indispensable. La première fois que j'ai entendu l'amplification de PierreEmmanuel Calmel, l'inventeur de la technologie Devialet, j'ai pleuré. Je me suis dit : « Si on réussit à apporter ça au monde, on va tout rafler. » C'était en 2006. Après, le défi est de paver le chemin quand tu pars de zéro. Ceux qui nous connaissent depuis nos débuts savent que je leur parlais déjà des voitures et des télévisions à cette époque. Ainsi, je n'ai pas l'impression de changer de modèle, juste de dérouler mon plan.

Quand verra-t-on une voiture, une télévision et un smartphone équipés des technologies Devialet ?

Très vite pour les voitures et les télévisions, à l'horizon 2020 pour les smartphones. On se focalise d'abord sur l'automobile et la télévision, parce qu'elles concentrent une énorme part des usages d'audio et parce que la contrainte énergétique est faible, ce qui n'est pas le cas des smartphones, qui nécessitent une nouvelle génération de puces. C'est une autre étape dans notre développement.

Quelle stratégie commerciale allez-vous mettre en place pour continuer à vendre vos produits ?

Nous disposons déjà d'un réseau de revendeurs dans le haut de gamme. Son poids va baisser car c'est un marché de niche, mais il va perdurer. Notre partenariat avec Apple nous assure une visibilité. Nous allons aussi augmenter notre distribution directe dans les grandes métropoles mondiales, avec des magasins et de tout petits points de vente comme des cabines acoustiques qu'on installe dans des centres commerciaux, dans des grands magasins comme Le Bon Marché à Paris, ou chez des spécialistes comme la Fnac. Nous avons encore besoin de montrer ce que font nos produits pour convaincre l'acheteur. Aujourd'hui, nous sommes physiquement présents dans six villes, avec parfois plusieurs magasins comme à Paris. Notre objectif en 2017 est d'ouvrir 80 nouveaux points de vente dans dix métropoles : Paris, Londres, Munich, New York, San Francisco, Los Angeles, Séoul, Taipei, Singapour et Hongkong.

D'où viennent les noms Devialet et Phantom ?

Un nom crée un univers autour d'un produit, il raconte une histoire. Devialet était un ami de Diderot qui a contribué à l'écriture de l'Encyclopédie. Il symbolise les Lumières, donc l'excellence française. Quant à Phantom, ce mot incarne bien l'idée qu'on se fait du son: invisible mais puissant, gentil mais agressif, impalpable, une expérience sensorielle entre deux mondes. Nous avons vendu presque 50 000 exemplaires de la gamme Phantom.

Comment gérer l'hypercroissance, souvent une étape difficile pour les startups ?

Il ne faut pas se perdre. Garder la vision mais rester les pieds sur terre. Devialet est une entreprise fondée par deux cousins, Emmanuel Nardin et moi-même, qui avaient le même rêve d'enfant, et un ami, Pierre-Emmanuel Calmel, qui avait développé une formidable technologie. Nos liens sont très forts mais ils sont d'abord tissés par Devialet, donc on sépare ce qui relève du privé et du business.

Le défi quand on passe de 50 à 250 personnes aujourd'hui puis à 500 à la fin de 2017, c'est d'embarquer tout le monde, de garder la culture d'entreprise. Nous avons lancé une université interne pour les nouveaux employés. Chacun y passe une semaine pour apprendre notre histoire, nos valeurs, visiter l'usine en Normandie, apprendre à connaître la technologie. Nous recrutons des gens audacieux et talentueux. Nous avons reçu 20 000 lettres de candidatures en un an, soit presque 100 par jour, donc nous n'aurons pas de mal à remplir nos objectifs de recrutements.

Vous produisez aujourd'hui beaucoup en France. Garderez-vous cette stratégie en vous internationalisant ?

On n'a cessé de me dire, comme si c'était une évidence : « Évidemment tu vas produire en Asie. ». Mais pourquoi irais-je produire dans une usine d'audio à 8.000 kilomètres qui travaille aussi pour tous mes concurrents ? Le choix de rester en France n'est pas dogmatique, c'est une décision business. Nos processus de fabrication industrielle sont extrêmement complexes, c'est pourquoi nous les développons en interne. La qualité que nous recherchons pour nos produits nécessite des circuits courts. Bien sûr, il y a quelques inconvénients mais les barrières sont surtout mentales. Produire en France reste plus avantageux pour nous. Tout le monde rêve de vivre et de travailler en France, seuls les Français l'ignorent.

En 2007, lorsque Devialet s'est lancé, le paysage n'était pas le même pour les startups françaises. Comment percevez-vous cette évolution ?

Il est beaucoup plus facile de devenir entrepreneur aujourd'hui qu'il y a dix ans. Le regard de la société sur l'entrepreneuriat a énormément changé. Avant, l'image du « patron salaud » était généralisée. Le succès de certains entrepreneurs, le changement de perception de la part de la presse et l'impact d'initiatives comme la French Tech ont été cruciaux. On sent un vrai dynamisme aujourd'hui.

Cette levée de fonds est votre sixième, mais vous vous financiez jusqu'à présent par des business angels.

Avez-vous rencontré des difficultés pour vous financer ?

Oui. En 2007, il n'y avait pas autant d'outils à disposition des entrepreneurs pour se lancer. Pendant longtemps, j'ai discuté avec des fonds, mais aucun ne croyait en ma vision, qui était pourtant la même qu'aujourd'hui. Puis, à la fin de 2009, j'en ai eu assez d'attendre. Le 18 février 2010, nous avons réuni 40 personnes, pour leur présenter le premier produit Devialet, qui sortait à peine des ateliers. La soirée se tenait à la galerie Bailly, quai Voltaire à Paris, là où les Rolling Stones avaient donné un concert privé vingt ans plus tôt. Un cochon tirelire se tenait au centre de la pièce. Les invités pouvaient investir entre 20.000 et 100.000 euros. Puis on a éteint les lumières. Les gens ont découvert notre son dans le noir total. Tout le monde a été bluffé. À la fin de la soirée, après le champagne, il y avait 1,4 million d'euros dans le cochon. Ce jour-là, je me suis dit : « On va réussir. »

Qui étaient ces premiers investisseurs ?

Il y avait des cadres d'entreprise travaillant dans différents groupes avec lesquels j'avais travaillé par le passé - Danone, Canal +, le groupe PPR [Kering, anciennement Pinault-Printemps-Redoute, NDLR] -, des hommes d'affaires comme Henri Seydoux, quelques copains entrepreneurs... Il s'agissait essentiellement d'anciens clients que je connaissais par ma précédente activité, une entreprise de conseil en stratégie.

Cette marque de confiance vous a-t-elle ouvert des portes ?

Nous avons choisi de rester sur ce modèle. Nous avons refait le coup du cochon en 2011, pour 1,5 million d'euros, et en 2012 pour 3 millions d'euros. La même année, Bernard Arnault, Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon ont apporté 3 millions d'euros chacun. Nous avons donc réuni 18 millions d'euros en deux ans sans passer par des fonds d'investissement. Au total, nous avons réalisé cinq levées, pour 55 millions d'euros, avant la sixième de 100 millions d'euros à la fin de 2016.

Combien de temps vont durer ces 100 millions d'euros ?

Devialet est rentable depuis 2016, ainsi nous allons moins consommer de cash dorénavant, du moins pour nos opérations courantes. Ensuite, l'objectif sera plutôt d'introduire l'entreprise en Bourse.

Quand ?

À l'horizon 2020. Ce serait assez cohérent avec l'histoire de Devialet. On garde cet objectif dans un coin de notre tête.

Cotation à Paris ou à New York sur le Nasdaq ?

Pourquoi pas à Hongkong ou, bien sûr, les trois places... On verra !

 

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire les dossiers :

- Gemalto, leader mondial et français (30/09/14).

- Devialet, une pépite (française) à l'écoute (24/07/15).

- OVH, une réussite française (05/10/13).

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Passions françaises

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans le Parisien Eco du 23 janvier 2017, et Le Parisien Magazine du 24 mars 2017
Vus et lus dans le Parisien Eco du 23 janvier 2017, et Le Parisien Magazine du 24 mars 2017
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Vus et lus dans le Parisien Eco du 23 janvier 2017, et Le Parisien Magazine du 24 mars 2017

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Mars 2017

Publié le par Jacques SAMELA.

Mars 2017
Mars 2017

WORLD. La brasserie artisanale La Fabrique Mandrin (www.mandrin.eu), basée à Saint-Martin d’hères en Isère, a été récompensée lors du World Beer Award 2016, où elle a obtenu la médaille d’argent dans la catégorie « Amber Pale Ale » pour sa bière ambrée bio.

TEMPS. La société Gorgy Timing (www.gorgy-timing.fr), conceptrice de systèmes de synchronisation horaires et d’affichages dynamiques à leds, a mis en place ses serveurs de temps NTP de haute performance pour assurer une synchronisation parfaite entre les aéroports de Mascate et Salalah à Oman. Une centaine d’horloges analogiques et digitales équipent également leurs terminaux.

Présences n° 279 de mars 2017

 

INVESTISSEMENTS 1. La Tech française séduit de plus en plus les investisseurs, avec 118,3 millions d’Euros de levé de fonds pour le mois de février 2017, soit 12 % de plus que l’année dernière à pareille époque.

Frenchweb du 02 mars 2017

 

INVESTISSEMENTS 2. Le groupe Iliad de Xavier Niel, maison mère de Free, a décroché un prêt de 200 millions d’Euros auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI), afin de lui permettre de déployer son propre réseau de fibre optique.

La tribune du 02 mars 2017

 

COMPETITIVITE. Le programme Cap’tronic (www.captronic.fr), qui aide les PME françaises à améliorer leur compétitivité grâce à l’intégration de solutions électroniques et de logiciels embarqués dans leurs produits, a accompagné 3 500 PME de tous secteurs d’activités en 2016.

RECORD. Pour le programme d’investissements d’avenir (PIA) en 2016, avec 1 145 projets engagés pour un montant total de 3,5 milliards d’Euros. Le PIA 3, lancé également en 2016, doté de 10 milliards d’Euros, mettra l’accent sur l’enseignement, la recherche, et la valorisation de la recherche.

ViPress.net du 03 mars 2017

 

ACQUISITION 1. Le groupe Saint-Gobain (lire le dossier du 30/04/16) a obtenu l’accord de l’autorité de la concurrence brésilienne pour finaliser l’acquisition du distributeur brésilien de matériaux de construction Tumelero, soit un réseau de 29 magasins dans le sud du pays, un millier d’emplois, et 80 millions d’Euros de chiffre d’affaires.

ACQUISITION 2. Le groupe Bonduelle vient d’acheter le numéro un américain de la salade en portion, Ready Pac Foods, pour 409 millions de dollars (389 millions d’Euros). La part de l’activité du groupe aux Etats-Unis s’élève à 44 % de son chiffre d’affaires global.

Les Echos du 03 mars 2017

 

ACHAT. Le groupe automobile PSA achète Opel pour 1,3 milliards d’Euros, donnant naissance au deuxième plus gros constructeur automobile d’Europe.

France Info du 06 mars 2017

 

DISTINCTION. La Peugeot 3008 s’est vu décerner le titre de voiture européenne de l’année 2016, succédant à l’Astra de la marque Opel.

CONSTRUCTION. L’équipementier Plastic Omnium (www.plasticomnium.com) prévoit de mettre en service deux nouvelles usines aux Etats-Unis en 2018. En trois ans, ce sont 300 millions de dollars qui ont été investis dans la construction de quatre usines aux Etats-Unis.

Les Echos du 07 mars 2017

 

REPRISE. Depuis quatre ans, les FCPI (Fonds communs de placement pour l’innovation) et les FIP (Fonds d’investissement de proximité) ont enregistré une reprise continue, avec en 2016 des levées de fonds auprès de 114 000 souscripteurs particuliers de 967 millions d’Euros.

Eco Savoie Mont Blanc du 09 mars 2017

 

ACHAT 2. Le groupe Suez (www.suez) met la main sur l’américain GE Water pour la somme de 3,2 milliards d’Euros, lui permettant d’accroitre la part internationale de ses activités.

Les Echos du 09 mars 2017

 

CREATIONS. Les créations d’emplois sont au plus haut depuis 2007 avec 187 200 emplois nets dans les secteurs marchands en 2016.

Libération du 10 mars 2017

 

EMBAUCHES. Le missilier européen MBDA (www.mbda-systems.com) va recruter 1 100 personnes en 2017, dont 600 en France. En quatre ans, ce sont près de 4 000 personnes qui ont été recrutées.

La Tribune du 10 mars 2017

 

ATTRACTIVE. Selon un classement du site américain US News, la France est la 9ème nation la plus attractive dans le monde. La première en est la Suisse.

Europe 1 du 13 mars 2017

 

HAUSSE. Le bénéfice de la Banque de France a fait un bond de 58 % en 2016, soit un montant de 4,5 milliards d’Euros. Cette somme est intégralement reversée à l’Etat.

Boursier du 13 mars 2017

 

CONTRAT. L’entreprise Cerene Services (www.cerene-services.fr), spécialisée dans la collecte et le traitement des informations géographiques, a signé avec le ministère de l’environnement de la République démocratique du Congo un contrat de 10 millions d’Euros, afin de cartographier 1,5 millions d’hectares de forêts congolaises.

Les Echos 13 mars 2017

 

CHOIX. La société germano-belge X-Fab (www.xfab.com), fabricant de semi-conducteurs pour l’automobile, a choisi la Bourse de Paris pour se coter, preuve du dynamisme retrouvé de la place française.

Les Echos du 14 mars 2017

 

CONTRAT 2. Le groupe Nexter (www.nexter-group.fr) vend quinze pièces d’artillerie de 155 mm Caesar 8x8 avec option pour six unités supplémentaires à l’armée de terre danoise pour le prix de 40 millions d’Euros environ.

REDUCTION. Le déficit de la sécurité sociale s’est réduit de 3 milliards d’Euros en 2016, passant à 7,8 milliards au lieu de 10,8 milliards en 2015.

Les Echos du 16 mars 2017

 

MONDE. Le français Nicola Karabatic est sacré meilleur joueur du monde pour la troisième fois de sa carrière (2007, 2014).

Les Echos du 17 mars 2017

 

MILLESIME. Le champagne français continu sa croissance aux Etats-Unis avec + 6,3 % en volume et + 4,9 % en valeur, et à travers le monde, les ventes de bouteilles signent leur deuxième meilleure année en 2016 avec une valeur de 4,71 milliards d’Euros.

La tribune du 19 mars 2017

 

EMBARQUEMENT. Le groupe Thales (www.thalesgroup.com) participera avec Alstom à la conception et à la réalisation du prolongement de la ligne rouge du métro de Dubaï, dans le cadre du futur site de l’Expo 2020. Le projet global s’élève à 2,6 milliards d’Euros.

ViPress.net du 22 mars 2017

 

RECORD. Le réseau de financement de créateurs et repreneurs d’entreprises Initiative France (www.initiative-france.fr) a financé 16 700 créations d’entreprises en 2016, préservé 44 155 emplois, soit 13 % de plus qu’en 2015.

RETOUR. Les touristes étrangers commencent à revenir en France, avec + 8,8 % pour les chinois, + 13,3 % pour les américains, + 25,1 % pour les russes, et + 46,9 % pour les japonais.

Les Echos du 22 mars 2017

 

CREATIONS 2. 30 108 emplois ont été créés ou maintenus en 2016 en France grâce aux investissements étrangers, accompagné d’une hausse des décisions d’investissements, passant à 1 117 contre 962 en 2015.

CNews Matin du 22 mars 2017

 

CREATION 3. Les énergies marines renouvelables (éolien en mer posé ou flottant, hydrolien, etc…) ont déjà créé plus de 2 000 emplois en France, et généré 1,3 milliards d’Euros d’investissement.

Les Echos du 23 mars 2017

 

OUVERTURE. L’opérateur de cloud Outscale (www.outscale.fr) ouvre un data center dans la Silicon Valley en y investissant 2,5 millions d’Euros pour étendre sa couverture mondiale et séduire de nouveaux clients.

Les Echos du 28 mars 2017

 

PROJETS. Pour le 23ème appel à projets du FUI-Régions (Fonds Unique Interministériel), ce sont 55 nouveaux projets qui ont été retenus, démontrant du dynamisme et de la diversité de la R&D des PME françaises, ainsi que de l’excellence de la coopération entre les pôles de compétitivité.

Frenchweb.fr du 29 mars 2017

 

INTENTION. L’Indonésie a signé une lettre d’intention avec le groupe Airbus en vue d’acquérir des avions de transport militaire A400M. Le nombre d’appareils et le montant du contrat n’ont pas encore été divulgués.

La Tribune du 29 mars 2017

 

INVESTISSEMENTS 3. La région Ile de France revendique une hausse de 15 % des investissements étrangers sur son territoire en 2016 avec 359 opérations.

RECOLTE. L’éditeur de logiciels Oodrive (www.oodrive.fr) lève 65 millions d’Euros auprès d’investisseurs français, et compte accélérer en Europe.

CROISSANCE. L’activité du secteur français de l’informatique a progressé de 2,9 % en 2016 pour s’élever à 52,1 milliards d’Euros, avec une prévision pour cette année d’une hausse de 3 %. La transformation numérique en cours en est la cause principale.

REPRISE. La Fédération française du bâtiment (FFB) prévoit 3,4 % de croissance de l’activité cette année, dont 8,6 % de croissance dans les logements neufs, et 4 % pour les bâtiments neufs non résidentiels.

Les Echos du 30 mars 2017

 

CONTRAT 3. Le groupe Alstom va fournir 53 trains régionaux à la Deutsche Bahn pour un montant de 300 millions d’Euros.

France Info du 31 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La France (bis repetita placent*)

Publié le par Jacques SAMELA.

* Bis repetita placent : Les choses répétées plaisent (Horace)

* Bis repetita placent : Les choses répétées plaisent (Horace)

A quelques jours, heures, minutes, secondes, du premier tour de l’élection présidentielle française, le compte à rebours est plus que lancé, avec pour nous tous un choix cornélien à faire pour l’avenir de notre pays, et donc de notre avenir.

En effet, du résultat final, dépendra de ce que la France sera demain. Et, sans rien divulguer de mon choix final, même si ceux qui connaissent bien mon blog auront peut-être une petite idée, mais ne souhaitant pas que notre pays perde à tout jamais sa place dans le concert des nations qui comptent, je souhaitais donc, après ma semaine européenne (du 06 au 10 mars 2017), réaliser une semaine française, avec comme idée d’en ressortir les aspects positifs, les aspects négatifs étant largement relatées par d’autres, et ce depuis trop longtemps à mon goût.

Donc, quel est le vrai positionnement de la France aujourd’hui, son poids économique, politique, militaire, culturel, son influence, son aura, ses points forts, ses perspectives, ses défis et challenges.

Tout d’abord, il est bon de rappeler que la France est à l’origine de l’Union Européenne (60 ans cette année), dont elle est la première puissance agricole, la deuxième puissance industrielle, avec 60 % de ses exportations vers les pays de l’UE, la première dans le domaine de l’E-administration, et depuis le départ prochain de la Grande-Bretagne, la seule à disposer d’une capacité militaire de poids.

Ensuite, elle est l’un des cinq membres permanent du conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto, elle participe à toutes les organisations comme le G7, le G8 ou encore le G20, elle est redevenue la cinquième puissance mondiale juste devant la Grande-Bretagne, elle est toujours la première destination touristique mondiale avec + de 80 millions de visiteurs en 2016, elle est la première destination mondiale pour les congrès d’affaires, la troisième pour l’accueil des étudiants étrangers, et elle se situe également au 2ème rang mondial pour l’industrie agro-alimentaire et les services, sans oublier bien sur ses points forts que sont l’aéronautique, le spatial, l’énergie, les transports (automobile, ferroviaire), la mode, le luxe, qui font que justement elle ne soit pas totalement lâchée, au contraire.

Et ce qui la distingue également, c’est notamment la vitalité de sa démographie avec près de 67 millions d’habitants aujourd’hui (785 000 naissances en 2016), avec dans les années à venir un dépassement quasi assuré de la population allemande (près de 80 millions aujourd’hui), c’est aussi un système de santé performant et accessible, des infrastructures et des réseaux de premier choix, des prix de l’énergie compétitifs, une formation supérieure de qualité et une main d’œuvre qualifiée, une créativité dans tous les domaines, une offre culturelle riche et diversifiée, des valeurs reconnues de par le monde, héritées de la Révolution française, comme les droits de l’homme et une certaine tradition d’accueil rarement démenties, sans oublier bien sur l’importance du rayonnement de sa langue, la 6ème la plus parlée dans le monde avec près de 274 millions de personnes pouvant être définies comme francophones, et appartenant donc à ce que l’on appelle aujourd’hui la francophonie.

Et c’est bien tous ces autres points forts qui permettent à la France d’être aujourd’hui une des destinations phares pour les investisseurs étrangers, notamment dans les domaines de la R&D, de l’innovation, des nouvelles technologies du numérique, avec l’ouverture par de grands groupes internationaux comme Apple, Facebook, Google, Hyperloop, de centres de R&D préparant en cela les nouveaux usages de demain, sans oublier bien sur les 20 000 et plus entreprises étrangères déjà présentes depuis de nombreuses années en France, employant quand même près de 2 millions de personnes.

Non sans omettre également le potentiel français dans ces nouveaux domaines dont le numérique est l’élément moteur, avec la création exponentielle de start-ups et d’entreprises innovantes, la France étant le premier pays en Europe pour les créations d’entreprises, l’importance prise par ce que l’on appelle aujourd’hui la « FrenchTech », l’ouverture récurrente de FabLabs, d’incubateurs, dont le plus grand au monde, « STATION F », à l’initiative de Xavier Niel (Free) avec 1 000 start-ups attendues, devrait voir le jour d’ici peu à Paris, le rôle désormais acquis des pôles de compétitivité dans l’incitation à l’innovation, l’importance des centres de recherches (CEA, CNRS, Onera), à l’origine de grands projets scientifiques (ITER), l’importance à venir de la transition énergétique, où les groupes français sont déjà maîtres en la matière, et j’en oublie certainement.

Et justement, saviez-vous que la France est également doté d’un vaste territoire ouvert sur l’ensemble du globe avec plus de 11 millions de km2, lui permettant de détenir le deuxième espace maritime, ce qui représente pas moins de 820 000 emplois induits, 270 milliards d’Euros de retombées économiques, et 14 % du PIB français, et aussi avec un potentiel énorme dans les énergies marines renouvelables, les biotechnologies (molécules pour des antiviraux, anti vieillissement, anti cancéreux) les terres rares dans les grands fonds pour le numérique, l’alimentation avec les algues et l’aquaculture raisonnée, sans oublier les techniques de dessalement, dont la France en est déjà le leader.

Alors, pour un pays en déclin, enfin d’après toujours les mêmes, j’espère avoir démontré qu’il est loin de l’être, au contraire, il est même pour moi (je m’avance) en plein effervescence, en phase de redémarrage même, les chiffres l’attestent, et même si les difficultés demeurent, il est vrai depuis trop longtemps, il serait malgré tout dommage d’occasionner aujourd’hui un coup d’arrêt qui pourrait s’avérer fatal pour son avenir, le nôtre, celui de nos enfants.

Donc, attention à ne pas se tromper, et à le regretter par la suite, longuement.

Et exceptionnellement, si ce texte vous interpelle vraiment, sachez que toute la semaine je traiterai de la France (déjà fait durant la semaine du 03 au 07 avril), donc n’hésitez-pas à en informer vos connaissances, car il serait enfin de bon ton de présenter notre pays sous un autre visage que celui dépeint habituellement.

Bonne lecture et à très bientôt.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.insee.fr

. www.diplomatie.gouv.fr

. www.francophonie.org

. Capital n° 305 de février 2017

. Le Figaro du 20 février 2017

. La Tribune du 16 mars 2017

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Arianespace (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017
Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017
Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017
Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017
Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017

Vus et lus dans Le Parisien Magazine du 24 février 2017, et Les Echos du 05 avril 2017

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 février 2014, intitulé : Arianespace, à la croisée des chemins.

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L'industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 10 avril 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3509 du 30 mars 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 10 avril 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3509 du 30 mars 2017
Vus et lus dans Les Echos du 10 avril 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3509 du 30 mars 2017
Vus et lus dans Les Echos du 10 avril 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3509 du 30 mars 2017

Vus et lus dans Les Echos du 10 avril 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3509 du 30 mars 2017

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 13/06/16 intitulé : L'industrie de défense : Innovations, exportations, emplois.

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La France (suite et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France (suite et fin)

Tourisme : la France reste le 2ème pays le plus compétitif au monde

Boursier / Le 07/04/17


Malgré la menace des attentats, la France conserve son rang de deuxième pays le plus compétitif au monde en termes de voyages et de tourisme, selon le dernier classement du World Economic Forum de Davos. L'Espagne reste première, tandis que l'Allemagne se classe troisième. Le Japon grimpe de cinq rangs pour arriver à la quatrième place, devant le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Australie, l'Italie, le Canada et la Suisse, qui est dixième et cède quatre places.

Arrivées stables

La France est particulièrement bien classée en termes de ressources culturelles, de ressources naturelles, d'infrastructures de transports, ou encore de santé et hygiène. Elle l'est nettement moins quand il s'agit de coût de la vie (118ème sur 136 pays) ou de sécurité (67ème). Même si le pays cède cinq places dans cette catégorie, le WEF estime que les arrivées de touristes sont restées stables.

Plus de résistance aux chocs

"Le déclin en termes de sécurité a été plus que compensé par une réduction significative des prix des taxes sur les hôtels et les billets, améliorant la compétitivité en termes de prix pour le tourisme et les voyages de 21 places", estiment les auteurs de cette étude. Ils estiment que la France a certes perdu des revenus liés au tourisme au cours des deux dernières années, mais que cela l'a poussée à devenir plus compétitive, rendant le secteur plus résistant aux chocs.

 

Vus et lus dans Les Echos Weekend, Mag'in France n° 6, et Le Parisien Magazine du 06 janvier 2017
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Vus et lus dans Les Echos Weekend, Mag'in France n° 6, et Le Parisien Magazine du 06 janvier 2017

A lire :

. Capital n° 305 de février 2017

. Les Echos Spécial du 28/03/17 : L'Audit de la France

 

 

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La France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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