Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

157 résultats pour “Plan de relance

Présentation du PNRR 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Présentation du PNRR 2021
Présentation du PNRR 2021

Présentation du plan national de relance et de résilience 2021

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/04/29/presentation-du-plan-national-de-relance-et-de-resilience-2021

 

Rédigé par DG Trésor • Publié le 29 avril 2021

 

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) a été déposé formellement auprès de la Commission européenne. Il présente les investissements pour lesquels la France sollicite un financement de la Facilité pour la reprise et la résilience, à hauteur d’environ 40 Md€, ainsi que la stratégie de réformes qui l’accompagne. Il a été préparé avec l’ensemble des administrations concernées et a fait l’objet d’une consultation des parties prenantes.

Une avancée historique de la construction européenne

Grâce à l’impulsion donnée par l’initiative conjointe franco-allemande pour la relance européenne en mai 2020, les 27 Etats membres se sont accordés, lors du Conseil européen de juillet 2020, sur un plan de relance historique NextGenerationEU  de 750Md€ qui sera financé par un endettement commun. Il inclut en particulier la Facilité pour la reprise et la résilience qui viendra soutenir les efforts de relance des Etats membres, en ciblant notamment les plus durement touchés par la crise, et permettra d’investir massivement dans la transition écologique et numérique. La Facilité pour la reprise et la résilience constitue une avancée historique pour plus de solidarité et d’intégration économique au sein de l’Union européenne.

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) présente les investissements pour lesquels la France sollicite un financement d’environ 40 Md€ de la Facilité pour la reprise et la résilience ainsi que la stratégie de réformes qui viendra renforcer l’efficacité de ces investissements et le potentiel de croissance de notre économie.

Des investissements en faveur de la transition écologique, la compétitivité de l’économie et la cohésion sociale et territoriale, issus du plan France Relance

Tous les investissements présentés dans ce plan national de relance et de résilience sont issus du plan national France Relance présenté par le Premier Ministre le 3 septembre 2020, adopté par le Parlement en loi de finances pour 2021 et en cours de déploiement en France. Le plan de relance européen contribuera ainsi au financement du plan de relance national à hauteur de 40 %. C’est un signal fort et concret de la plus-value de l’Union européenne, qui témoigne également de la cohérence entre les priorités de politique économique portées par la France et par l’Union européenne.

Comme le plan France Relance, le plan national de relance et de résilience poursuit trois priorités clefs, qui sont également des piliers de la Facilité pour la reprise et la résilience : l’écologie, la compétitivité ainsi que la cohésion sociale et territoriale. Notre plan comprend des investissements massifs en faveur d’une production et d’une consommation plus respectueuses de l’environnement – par exemple la rénovation thermique des bâtiments et le développement des mobilités et technologies vertes ; le soutien à l'innovation dans des secteurs stratégiques de la santé ou du numérique – par exemple l'intelligence artificielle. Nous investissons également en priorité en faveur des jeunes, que la crise a rendu particulièrement vulnérables, afin de renforcer leurs compétences dans des domaines stratégiques et de faciliter leur intégration sur le marché du travail.

Il s’agit en effet de relever les défis structurels posés à l’économie française et exacerbés par la crise actuelle, qui nécessitent des mesures de relance et des choix de politiques ambitieuses. Il s’agit ainsi d’engager résolument la transition écologique, de poursuivre la numérisation des entreprises et des services publics, d’assurer l’adéquation des compétences des travailleurs aux besoins des entreprises, de favoriser l’innovation afin d’accroître la compétitivité et la résilience de notre économie sur le moyen terme, de continuer à faire baisser structurellement le chômage et de renforcer l’efficience de la dépense publique. La crise a également mis en lumière le besoin de renforcer notre indépendance, d’assurer une bonne résilience de notre système de santé et accroît la nécessité de soutenir la croissance de notre économie pour faire face aux enjeux de soutenabilité des finances publiques.

Les investissements du plan France Relance choisis pour intégrer le plan national de relance et de résilience, et pour lesquels nous demandons un financement, répondent aux critères d’éligibilité du plan de relance européen, adoptés par les Etats membres et le Parlement européen. Notre plan comprend ainsi 50 % d’investissements en faveur de la transition climatique et 25 % d’investissements en faveur de la transition numérique. Nous respectons donc largement les cibles fixées par le texte communautaire (respectivement 37 % et 20 %), qui constituent un point central de l’accord historique entre les 27 Etats membres.  Par ailleurs, aucune mesure du plan ne causera de préjudice important à l’environnement.

Notre plan national de relance et de résilience répond également à l'ambition sociale du plan de relance européen en prenant des mesures déterminantes pour le renforcement de la formation professionnelle, pour la modernisation du système de santé ou encore la lutte contre la fracture numérique sur l'ensemble du territoire.

Des réformes destinées à accroître l’impact des investissements et à soutenir le potentiel de croissance

Pour renforcer l’efficacité de ces investissements, le plan national de relance et de résilience présente des réformes qui renforceront le potentiel de croissance de notre économie et qui nous permettront de rebondir au sortir de la crise sanitaire et économique. Tout comme la stratégie France Relance qui a l’ambition de préparer la France de 2030, le plan de relance européen vise à renforcer durablement la résilience de notre économie. Il poursuit ainsi la stratégie de réformes lancée en 2017 par le président Emmanuel Macron pour permettre l’accès du plus grand nombre à un emploi rémunéré à sa juste valeur, lutter contre les inégalités de destin et renforcer la compétitivité des entreprises. 

Notre plan est organisé autour de neuf composantes cohérentes d'investissements et de réformes poursuivant des objectifs communs, qui contribueront à renforcer la coordination entre les politiques économiques des Etats membres et à garantir la convergence dans l’Union européenne.

Une mise en œuvre concrète de la relance européenne dès 2021   

Le plan national de relance et de résilience va désormais être formellement évalué par la Commission européenne puis sera adopté par les Ministres des Finances de l’UE au sein du Conseil ECOFIN.  Dès lors, la France recevra dans les deux mois qui suivront un préfinancement de 13% du plan, ce qui représente une enveloppe de 5,1 Md€. Une première demande de décaissement sera ensuite déposée par la France d’ici fin 2021. Ces premiers décaissements permettront de contribuer au financement des mesures dédiées à la relance en France, le plan France Relance ayant déjà engagé 30 Md€ pour soutenir l’investissement des entreprises et les ménages et accélérer le rebond une fois la situation sanitaire assainie.

A plus long terme, et jusqu’à 2026, les fonds du plan de relance européen seront versés en fonction de la concrétisation des mesures incluses dans le plan, pour renforcer le tissu économique du pays dans le temps et bâtir ainsi la France de 2030. Chaque année, nous mettrons en œuvre les investissements et les réformes annoncés dans le présent document.

La France est résolument engagée pour la relance de son économie et dans la poursuite de la mise en œuvre d’un agenda ambitieux de réformes. La mise en œuvre du Plan contribuera activement au dynamisme de la France et de l’Union Européenne.

 

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) a fait l’objet d’un processus d’élaboration interministérielle coordonné par le Secrétariat Général des Affaires Européennes (SGAE), dans lequel les services de la direction générale du Trésor ont joué un rôle moteur.

+ Consulter le plan national de relance et de résilience >>

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/plan-de-relance/PNRR%20Francais.pdf

 

 

 

La France et l’Allemagne présentent des plans de relance très verts

https://www.euractiv.fr/section/affaires-publiques/news/la-france-et-lallemagne-presentent-des-plans-de-relance-tres-verts/

Le 27 avr. 2021 

 

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, et le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, ont tenu aujourd’hui (27 avril) une conférence de presse commune pour dévoiler leur plan national de relance et de résilience alors que la Commission européenne a fixé une date limite d’envoi – indicative – au 30 avril.

« Il était important pour nous de faire cette présentation ensemble, car l’Allemagne et la France travaillent main dans la main depuis le début de la crise » a précisé M. Le Maire dès l’ouverture de son discours, alternant anglais, français et allemand. Il a indiqué vouloir retrouver l’activité économique de 2019 d’ici à 2022.

« Mon premier voyage officiel était à Paris. Déjà, lors de ces premiers échanges, il était clair que Bruno Le Maire serait un partenaire », s’est remémoré M. Scholz.

« Nous ne sommes pas en train d’introduire des réformes au profit de la Commission européenne. Nous faisons des réformes pour le bien des citoyens français et de la nation. La crise ne doit pas nous détourner de nos efforts pour répondre aux défis de l’économie française », a tenu à préciser M. Le Maire, en référence à la réforme du système de retraite qui « n’est pas un prérequis de l’UE » mais que le ministre juge « indispensable ».

Même son de cloche du côté de son homologue allemand : « L’Allemagne réussira si l’Europe réussit aussi. » 

La France compte investir 100 milliards d’euros pour parvenir à ce redressement économique, au travers de « France Relance », une stratégie qui reposera sur trois axes : « l’écologie, la compétitivité et la cohésion sociale et territoriale ». « 30 milliards d’euros ont déjà été déboursés en 2021″, a souligné le ministre.

« Ce plan de relance marque le passage de l’Union européenne à l’âge adulte », a déclaré M. Le Maire, ajoutant que « l’Union européenne doit arrêter de compter sur les autres et doit compter sur ses propres forces ».

Des plans de relance verts

50% du budget français alloué au redressement économique devrait être dirigé vers la transition écologique avec « l’objectif de réduire d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 55 % par rapport aux niveaux de 1990″, a précisé M. Le Maire. Cela passera notamment pas un des « grands succès » de France Relance : le dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements intitulé « MaPrimeRenov' », dont près de 230 000 demandes ont été déposées.

La loi climat et résilience, qui doit être votée le 4 mai prochain, s’inscrit également dans ce cadre, a rappelé le ministre.

Loi Climat : bilan de la deuxième semaine de débats

Au chapitre « Se déplacer », la principale avancée est sans doute la suppression de certaines lignes aériennes intérieures pour les trajets accessibles en moins de 2h30 en train.

L’Allemagne, quant à elle, a annoncé que 40 % du budget alloué à la relance – soit 11 milliards d’euros – seront destinés au climat. « Le changement climatique est le plus grand défi de notre époque », a rappelé M. Scholz.

Transition numérique et ambition sociale

25% de l’enveloppe française sera par ailleurs dédiée à la transition numérique avec la « digitalisation des PME industrielles » a indiqué le ministre de l’Économie, précisant que l’avenir de l’Europe doit « reposer sur une indépendance technologique, clé de la souveraineté politique ».

Bruno Le Maire a aussi déclaré la volonté du gouvernement français de se concentrer sur « la relocalisation industrielle qui est un immense succès et qui paraissait hors de portée » ainsi que sur la jeunesse. « Parce que nous sommes pleinement conscients que les jeunes portent le fardeau de la crise, nous avons une dette envers eux. Et nous la payons », a-t-il dit.

Côté allemand, 1,5 milliards d’euros seront consacrés à une « initiative éducative majeure » sur le numérique, a annoncé pour sa part M. Scholz.

La « coopération franco-allemande est au cœur de nos plans de relance et de résilience respectifs dans plusieurs domaines clés tels que l’hydrogène, le cloud, l’électronique et les télécommunications, ainsi que l’intelligence artificielle et les batteries », a souligné M. Le Maire.

NextGenerationEU

Sur les 100 milliards du plan de relance français, 40 doivent parvenir du fonds de relance de l’Union européenne. L’Allemagne attend, quant à elle, 25,6 milliards d’euros de la Commission.

Le 21 juillet dernier, les chefs d’État et de gouvernement européens se sont accordés autour de cet outil inédit basé sur une dette commune et intitulée NextGenerationEU.

« Depuis, nous avons perdu trop de temps. La Chine a repris sa croissance. Les États-Unis sont en plein essor. L’UE doit rester dans la course », a insisté M. Le Maire.

Une enveloppe de 672,5 milliards d’euros a ainsi été débloquée et sera versée sous forme de prêts et de subventions destinés à soutenir les réformes et les investissements entrepris par les pays de l’UE.

Pour percevoir ces crédits, la Commission européenne a néanmoins précisé plusieurs critères : 37 % des dépenses devront notamment être consacrés aux objectifs environnementaux européens – soit l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 – et 20 % à la digitalisation de l’économie.

M. Le Maire a indiqué que la France devrait percevoir les cinq premiers milliards du fonds européen « avant la fin de l’été », et non plus au début comme annoncé initialement.

Il a également annoncé que lui et son homologue allemand présenteront ces plans de relance formellement à la Commission demain (28 avril), avec l’Espagne et l’Italie.

 

 

Partager cet article
Repost0

De l'importance de la compétitivité pour une relance forte

Publié le par Jacques SAMELA.

De l'importance de la compétitivité pour une relance forte
De l'importance de la compétitivité pour une relance forte
Vus et lus dans Les Echos du 06/05/21 et du 07/05/21
Vus et lus dans Les Echos du 06/05/21 et du 07/05/21
Vus et lus dans Les Echos du 06/05/21 et du 07/05/21

Vus et lus dans Les Echos du 06/05/21 et du 07/05/21

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3692 d'avril 2021

Partager cet article
Repost0

Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai
Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai

Dette commune, conditions… Ce que contient le plan de relance « historique » signé par les 27 de l’UE

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/dette-commune-conditions%e2%80%a6-ce-que-contient-le-plan-de-relance-

www.nouvelobs.com / Le 21/07/20

 « Changement historique » et « étape majeure » pour Emmanuel Macron, « signal important » pour la chancelière allemande Angela Merkel, « vrai plan Marshall » pour le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, « acte de naissance d’une nouvelle Europe » pour le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire… Dans la nuit de lundi à mardi, les 27 ont signé l’accord sur un plan massif de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie de l’UE après la crise du coronavirus. « L’Obs » fait le point sur ce qu’il contient.

Les 27 de l’UE arrachent un accord sur un plan de relance de 750 milliards, après 4 nuits de sommet

 

Un fonds de 750 milliards d’euros et une dette commune

Le plan pour relancer l’économie européenne prévoit un fonds de 750 milliards d’euros qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés, un dispositif inédit. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.

La France pourra disposer de 40 milliards d’euros de ces subventions « immédiatement disponibles », a indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui précise que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans.

Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

 

Priorité au financement de réformes et d’investissements

Le cœur du fonds de relance sera consacré au financement des programmes de réformes et d’investissements préparés par les Etats membres (312,5 milliards de subventions).

70 % des subventions prévues pour ces programmes nationaux de relance seront alloués en 2021-2022, selon des critères de « résilience » (population, taux de chômage sur les 5 dernières années notamment).

Face à la crise sanitaire, le choix du sursaut européen

Les 30 % restant le seront en 2023, en prenant en compte la perte de PIB sur la période 2020-2021, conséquence directe de la crise du coronavirus.

Le reste du fonds de relance est dédié à divers programmes gérés par l’UE, comme la recherche (5 milliards), le développement rural (7,5 milliards) ou le Fonds de transition juste (10 milliards) consacré au soutien des régions les plus en retard dans la transition énergétique.

 

Une aide conditionnée

Les conclusions de l’accord soulignent « l’importance de la protection des intérêts financiers » de l’UE et du « respect de l’Etat de droit ». Sera donc introduit un « régime de conditionnalité ». « Dans ce contexte, la Commission proposera des mesures en cas de violations », qui seront adoptées à la majorité qualifiée.

« Ce qui se passe aujourd’hui en Europe déborde largement le seul aspect financier de la relance »

Hongrie et Pologne, dont les gouvernements sont dans le collimateur de Bruxelles pour leur attitude vis-à-vis de la liberté des médias ou de l’indépendance de la justice, ont bataillé dur pour édulcorer ces dispositions.

 

Un mécanisme de garantie

Les programmes nationaux de relance seront évalués par la Commission, puis validés à la majorité qualifiée des 27 (55 % des pays et 65 % de la population).

Un « frein d’urgence » a toutefois été introduit. Ce dispositif permet à un ou plusieurs Etats membres, qui considèrent que les objectifs fixés dans ces programmes de réformes ne sont pas atteints, de demander que le dossier soit étudié lors d’un sommet européen.

 

Des dépenses en ligne avec l’Accord de Paris

Les dépenses de l’UE devront être en ligne avec l’Accord de Paris sur le climat. Le bloc se fixe l’objectif de consacrer 30 % des dépenses à la lutte contre le changement climatique

Le budget pluriannuel, comme le fonds de relance, devront « se conformer » à l’objectif de neutralité climatique de 2050 et aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2030.

 

Publié dans En bref

Partager cet article
Repost0

Relance

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo Pixabay
Photo Pixabay

Photo Pixabay

PLAN « FRANCE RELANCE » : 500 MILLIONS D’EUROS D’AIDES DÉJÀ ACCORDÉS

 

https://vipress.net/plan-france-relance-500-millions-deuros-daides-deja-accordes/

Le 01 Déc 2020 

 

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, a présidé ce lundi 30 novembre une réunion de travail du comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI). A cette occasion, elle a annoncé que le plan « France Relance » a déjà validé 520 projets, mobilisant près de 500 millions d’euros d’aides et 2,3 milliards d’euros d’investissements industriels.

Le comité exécutif du CNI s’est réuni dans sa nouvelle composition, sous la vice-présidence d’Alexandre Saubot, qui succède à Philippe Varin, en qualité de vice-président du CNI et de président de France Industrie.

Cette réunion a permis de faire un point d’avancement sur la relance de l’industrie, dans la continuité des travaux réalisés par le CNI pendant la crise sanitaire. Le plan « France Relance », présenté début septembre par le gouvernement pour un montant de 100 milliards d’euros, comprend en effet près de 35 milliards d’euros qui iront directement soutenir l’industrie.

Les premiers dispositifs, dont les appels à projets ont été lancés dès l’été 2020 et pour lesquels un cahier des charges unique et simplifié a été publié sur une plateforme dédiée opérée par Bpifrance, ont rencontré un franc succès.

Plus de 6500 dossiers ont été ouverts sur la plateforme, dont plus de 3500 ont été complétés par les entreprises, deux tiers concernant des PME. A ce jour, ce sont déjà 520 projets, pour près de 500 millions d’euros d’aides et 2,3 milliards d’euros d’investissements industriels qui ont été décidés. D’ici quelques jours, l’intégralité de l’enveloppe des 550 millions d’euros prévue pour 2020 sera engagée. Les mesures industrielles du plan de relance bénéficient en priorité aux PME et aux ETI.

De façon à ne pas interrompre la dynamique enregistrée et pour poursuivre la sélection et le financement des meilleurs projets, Agnès Pannier-Runacher a donc annoncé que les moyens prévus au titre de cette année sont augmentés de 250 millions d’euros, par anticipation des crédits 2021.

Par ailleurs ces appels à projets ont été renouvelés dès leur clôture afin de poursuivre dès maintenant la sélection et le financement des meilleurs projets.

L’actualisation des contrats stratégiques de filières sera présentée 2021

Le comité exécutif a également fait un point d’étape sur l’avancement des contrats stratégiques de filières signés entre 2018 et 2020. Lors du dernier comité exécutif, le Premier ministre Jean Castex avait appelé les industriels à actualiser leurs contrats de filière pour y inclure les enjeux de la relance sous forme d’avenants, en articulant cette réflexion autour de 4 axes : la transition écologique, la compétitivité et la souveraineté, l’emploi et les compétences, et les relations entre clients et fournisseurs.

Le travail des filières sur ces avenants est en cours. Leur version définitive sera présentée lors du prochain comité exécutif du CNI, qui se tiendra début 2021 en présence du Premier ministre.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus
Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus
Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21
Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21
Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21
Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21

Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21

Vu et lu dans Challenges n° 694 du 15/04/21
Vu et lu dans Challenges n° 694 du 15/04/21

Vu et lu dans Challenges n° 694 du 15/04/21

Vus et lus dans Les Echos du 16/12/20 et du 29/03/21
Vus et lus dans Les Echos du 16/12/20 et du 29/03/21

Vus et lus dans Les Echos du 16/12/20 et du 29/03/21

 

L’UE emprunte 20 milliards, coup d’envoi d’un plan de relance historique

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/lue-emprunte-20-milliards-coup-denvoi-dun-plan-de-relance-historique/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=10371&pnespid=grc39PdRChKN086z.2UlkLlf.r5B6sP9nO1yDbj96A

 Le 16/06/21

 

L’UE a réussi à emprunter 20 milliards d’euros mardi sur les marchés financiers pour commencer à financer son plan de relance européen historique de 750 milliards d’euros destiné à surmonter les conséquences économiques de la pandémie.

« Aujourd’hui, nous avons conduit avec succès la première opération d’émission d’obligations » pour financer le plan NextGenerationEU, a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse.

« La Commission a levé 20 milliards d’euros sur les marchés financiers via une obligation à 10 ans. C’est la plus grande opération » de ce type jamais réalisée en Europe, a-t-elle affirmé, évoquant « une journée historique ».

Les 27 Etats membres de l’UE avaient achevé fin mai le processus de ratification de la décision les autorisant à s’endetter en commun.

Cette étape a permis à la Commission de lancer son opération sur les marchés pour commencer à financer les 672 milliards d’euros de subventions et prêts aux pays membres, qui représentent la plus grosse part du plan « NextGenerationEU » d’un total de 750 milliards sur plusieurs années.

L’opération « a suscité un très fort intérêt auprès d’un large panel d’investisseurs », la demande pour les obligations européennes a été sept fois supérieure à l’offre, permettant d’obtenir un tarif attractif, a expliqué Mme von der Leyen.

La Commission va payer « moins de 0,1% d’intérêts » sur ces obligations, a-t-elle précisé.

D’ici à la fin de l’année, Bruxelles prévoit d’émettre un total de 100 milliards d’euros d’obligations.

La Commission européenne empruntera sur les marchés dès juin pour financer le plan de relance

La Commission européenne a confirmé lundi (31 mai) qu’elle commencerait à emprunter les 800 milliards d’euros nécessaires au financement du plan de relance pour l’Europe d’ici à juin.

Solidarité européenne 

La Commission avait annoncé début juin qu’elle tablait sur « des volumes moyens d’emprunt d’environ 150 milliards d’euros par an entre mi-2021 et 2026 qui feront de l’UE l’un des plus gros émetteurs en euros ».

Le recours commun à l’emprunt est un mécanisme inédit qui incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. Il avait été décidé en juillet 2020 après de difficiles négociations pour surmonter l’hostilité de plusieurs pays dits « frugaux », menés par les Pays-Bas, qui s’inquiètent de devoir financer les dépenses de pays du sud de l’Europe, selon eux moins vertueux.

L’argent emprunté doit faciliter la modernisation de l’économie européenne pour renforcer l’écologie et le numérique. Concrètement, il doit financer la rénovation thermique de bâtiments, des projets ferroviaires, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des réseaux de télécommunications à haut débit ou encore des infrastructures de stockage des données.

Les pays de l’UE ont commencé à déposer fin avril à Bruxelles des plans nationaux d’investissements associés à des réformes structurelles, afin de décrocher ces financements.

L’Espagne et l’Italie devraient être les principaux bénéficiaires avec près de 70 milliards d’euros chacune, devant la France (près de 40 milliards).

Ursula von der Leyen est attendue mercredi à Lisbonne puis à Madrid où elle devrait annoncer le feu vert de Bruxelles aux premiers plans nationaux qui vont profiter de la manne européenne. La validation définitive sera prononcée, dans un délai maximal d’un mois, par le Conseil de l’UE qui représente les 27 Etats membres.

La Commission dispose de deux mois pour analyser chaque projet et formuler sa recommandation au Conseil. Elle a déjà achevé l’évaluation de plusieurs plans nationaux, a annoncé mardi Mme von der Leyen, laissant entendre que celle-ci était positive.

Outre le Portugal et l’Espagne, la responsable a prévu de se rendre cette semaine en Grèce, au Danemark et au Luxembourg. « D’autres déplacements suivront ces prochaines semaines », a-t-elle précisé.

Les premiers versements sont prévus en juillet prochain. Il s’agira de préfinancements représentant 13% des subventions totales. Les déboursements s’étaleront sur plusieurs années.

Plan de relance : l'UE peut démarrer son processus de dette commune

Au total, 672 milliards d’euros de subventions et de prêts doivent être accordés aux pays membres de l’UE, dans le cadre d’un plan de relance global de 750 m

 

 

Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20
Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20
Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20

Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20

Publié dans En bref

Partager cet article
Repost0

Vers une relance verte ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Vers une relance verte ?
Vers une relance verte ?

La relance verte, un booster de croissance économique ?

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transformons-la-france/la-relance-verte-un-booster-de-croissance-economique-848893.html

28/05/2020

Depuis le début de la crise sanitaire et économique, les appels se multiplient pour inventer un monde nouveau. Les grands acteurs économiques, associatifs et intellectuels sont unanimes : il faut relancer l’économie et créer de l’emploi, mais pas sans sauver le climat et la biodiversité et en luttant contre les inégalités sociales. Sur tout le territoire, les solutions se mettent en place, se développent et se coordonnent, portées par des structures publiques et privées de toutes tailles.

En mettant le monde à l'arrêt, le Covid-19 a remis en cause nos modèles de civilisation et rebattu les cartes, laissant entrevoir la possibilité d'une transition écologique radicale. En tirant les leçons de la crise, les entreprises, les startups et les associations pourraient bien transformer la sortie de crise en opportunité.

Des leviers politiques pour décarboner l'économie

Avec 12,9 millions de salariés au chômage partiel, à la demande de plus d'un million d'entreprises, et une crise économique historique sur les bras, les États se sont retrouvés en quelques semaines dans une situation inédite depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En octroyant des aides financières à des entreprises au bord de la faillite, la France et l'Union Européenne ont ainsi la capacité à infléchir leur stratégie environnementale. Pour Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie et des Finances, « la décarbonation de l'économie française sera le fil rouge de tous les plans de soutien, quel que soit le secteur. ». De fait, chaque plan de relance annoncé est assorti de conditions d'engagement dans une démarche de transition écologique et numérique, mais aussi de "résilience économique" dans le cas du plan européen.

En parallèle, il incombera également au gouvernement et aux collectivités de mettre en œuvre d'ambitieuses politiques publiques pour lancer de grands chantiers tels que le développement des énergies renouvelables, la généralisation de l'économie circulaire, la rénovation des bâtiments énergivores ou encore la promotion de l'entreprenariat responsable, en utilisant tous les leviers à leur disposition.

Les secteurs porteurs de la relance verte

Si la transition écologique concerne tous les secteurs, certains sont d'ores et déjà au cœur de la relance verte française : c'est par exemple le cas de l'agriculture, qui est sommée de pourvoir à notre autonomie alimentaire tout en passant aux bonnes pratiques écologiques. Partout en France, les startups repensent l'agriculture de demain, tandis que les associations et les collectivités développent des pratiques d'agroécologie durables, capables de générer des emplois locaux. Les énergies renouvelables locales ont le vent en poupe et la demande d'énergie verte et locale est plus pressante que jamais. Le secteur pourrait aussi profiter de ce rebond pour accélérer sa transition énergétique, déjà bien engagée. Selon les experts, la production d'hydrogène vert pourrait d'ailleurs se développer plus rapidement qu'avant la crise sanitaire.

Le secteur du bâtiment, qui produit à lui seul 4 fois plus de gaz à effet de serre que le transport aérien national, vise quant à lui sa décarbonation complète dans les trois prochaines décennies. Un immense chantier qui pourrait aussi générer la création de milliers d'emplois.

Côté transports, tout est aussi à réinventer, de la promotion du vélo et du co-voiturage au développement du fret ferroviaire en passant par le déploiement des voitures électriques, de leurs bornes de recharges et la production de leurs batteries. Autant de secteurs où les collectivités, les grandes entreprises, les startups et les associations ont toutes une carte à jouer. Enfin, toutes les initiatives de relocalisation et de « Made in France » répondent également à un besoin nouveau de résilience, de de bon sens et d'autonomie pour faire face à une nouvelle crise. Nul doute que la mobilisation de cette intelligence collective sera déterminante pour l'avenir.

La relance verte est en route !

Partout en France, les initiatives solidaires et responsables se développent. Certaines entreprises comme Athletics 3D dans le Vercors n'ont pas hésité à transformer leur activité de production de matériel de biathlon pour fabriquer des masques. D'autres ont réorienté leurs priorités comme Spartah Médical dans le Grand Est, qui au cœur de la crise, a inventé un spray anti-Covid. Dans le secteur agroalimentaire, le confinement a profité à certaines entreprises comme Mon Panier de Campagne à Toulouse qui a triplé son chiffre d'affaires pendant cette période. Spécialisée dans les circuits courts, cette société propose une large gamme de produits frais et d'épicerie issus d'une agriculture bio en provenance de producteurs locaux, en livraison à domicile. Relocalisation et circuits courts étant les maîtres mots post-crise, la transition énergétique n'en sera que plus effective. Certaines startups réussissent même leur première levée de fonds comme Futura Gaïa, spécialiste de l'agriculture verticale en sol vivant, qui vient de lever 2,5 M€ et installera sa plateforme pilote à Tarascon cet automne. La relance verte est en route et il y a fort à parier qu'elle a un bel avenir devant elle !

 

A ne pas rater


"La semaine européenne de l'énergie durable 2020"

La Semaine européenne de l’énergie durable (EUSEW) est le plus grand évènement consacré aux énergies renouvelables et à l’utilisation efficace de l’énergie en Europe. Elle se compose d’une conférence politique de trois jours avec plusieurs opportunités de rencontre, d’un concours des Prix de l’énergie durable de l’UE incluant un vote public pour le Prix des citoyens, et d’évènements locaux organisés à travers toute l’Europe tout au long des mois de mai et juin. La 15e édition de EUSEW aura lieu du 22 au 26 juin 2020 et la conférence politique se tiendra du 23 au 25 juin à Bruxelles.

https://www.eusew.eu/


 

Partager cet article
Repost0

Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20

L’Union européenne muscle son arsenal de défense commerciale

https://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/lunion-europeenne-muscle-son-arsenal-de-defense-commerciale/#

Le 3 NOVEMBRE 2020

 

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus, mercredi 28 octobre, à un accord qui étend le champ d'application des mesures de rétorsion commerciale, jusqu’ici réservé au commerce des marchandises, aux services et à la propriété intellectuelle. L’objectif de cette décision est de renforcer l’arsenal européen de défense commerciale en élargissant l’éventail des domaines d’application en contournant le blocage actuel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Cet accord envoie un signal politique fort montrant que l'Union européenne prendra des mesures pour défendre et protéger les entreprises, les travailleurs et les consommateurs chaque fois que ses partenaires ne respecteront pas les règles. Il s'agit d'un engagement clé du programme commercial européen, que nous sommes en train de concrétiser », a commenté Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission et commissaire au commerce.

Répondre au blocage de l’organe d’appel de l’OMC

Cet accord intervient en réponse au blocage du fonctionnement de l’organe d’appel de l’OMC. En effet, à l’heure actuelle, le règlement permettant d'adopter des contre-mesures commerciales dans le cadre de l'Union, prévoit que toutes les procédures de règlement des différends de l'OMC soient achevées, y compris la phase d'appel, avant que l'Union puisse réagir.

Or, tant que l'organe d'appel de l'OMC, toujours bloqué par les États-Unis qui empêchent le remplacement des juges depuis bientôt quatre ans, ne peut pas remplir ses fonctions, les membres de l'OMC ont la possibilité de se soustraire à leurs obligations et d'éviter une décision contraignante simplement en faisant appel du rapport d'un groupe spécial.

Pour débloquer cette situation, l’accord conclu fin octobre permettra également à l’UE, en cas de conflit commercial, de réagir même si l'OMC n'a pas statué définitivement en raison d’un appel auprès d’un organe qui n’est aujourd’hui pas opérationnel. « Si notre priorité absolue, pour remédier à ces problèmes, est de parvenir à une réglementation multilatérale révisée et opérationnelle, qui s'articule autour d'un système de règlement des différends en deux étapes, nous ne pouvons pas nous permettre d'être sans défense dans l'intervalle », a précisé Valdis Dombrovskis.

Un nouveau mécanisme pour contrer les sanctions des pays tiers attendu en 2021

Si cet accord doit encore être approuvé par le  Conseil des ministres européens du Commerce et le Parlement européen, ce qui devrait être chose faite au plus tard le 26 novembre, il a déjà accueilli positivement par Franck Riester, ministre français en charge du Commerce extérieur qui a salué l’initiative sur son compte Twitter : «  Sortir de la naïveté en matière commerciale, concrètement, c’est muscler notre arsenal juridique pour faire valoir nos droits dans le cadre défini par l’OMC lorsqu’ils sont menacés ».

Cette nouvelle législation s’inscrit dans une série de décisions visant à contrer (et à décourager) les mesures de rétorsion commerciale pratiquées par les pays tiers. En juillet de cette année, la Commission a ainsi nommé son premier « chef de l’application des règles commerciales », en la personne du Français Denis Redonnet, déjà membre de la direction générale du commerce dans l’exécutif européen. En outre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen s’est engagée à présenter en 2021 un nouveau mécanisme de lutte contre la coercition commerciale.

 

 

 

Les représentants du Parlement européen (PE) et des États membres (le Conseil) sont parvenus à un accord, mardi 10 novembre, sur le budget pluriannuel de l’Union européenne (2021-2027) et le plan de relance de 750 milliards d’euros pour lutter contre la crise sanitaire, soit un montant total de 1800 milliards d’euros mobilisés pour les cinq prochaines années.

« Ce deal représente une victoire pour les chercheurs, les scientifiques et les citoyens européens », s’est félicité Christian Elher, eurodéputé allemand conservateur (PPE), et porte-parole pour son groupe sur le programme de recherche Horizon Europe. « La bataille a été rude », concède-t-il lorsqu’il décrit le bras de fer qui a opposé les deux organes de codécision communautaires pendant 10 longues semaines et au moins autant de sessions de négociation.

16 milliards supplémentaires obtenus par les eurodéputés

L’accord obtenu au forceps prévoit une augmentation de 16 milliards du budget pluriannuel de l’UE. Une rallonge conséquente, la plus importante jamais obtenue par le PE et qui doit permettre de rehausser les financements alloués à la recherche (+ 4 milliards), à Erasmus (+ 2,2 milliards), à la santé (+ 3,4 milliards) ou à la gestion des frontières (+1,5 milliard).

Cette somme viendra pour « deux tiers des amendes de concurrence », explique-t-on à Bruxelles, c’est à dire les pénalités imposées aux entreprises lorsqu’elles bafouent les sacro-saintes règles de la concurrence en vigueur au sein du marché unique. Généralement ces amendes étaient rendues au pays concerné mais le PE militait, depuis de nombreuses années déjà, pour qu’elles viennent plutôt alimenter le « pot commun ».

Une demande taboue au sein du Conseil et à chaque fois rejetée par les États membres. Jusqu’à cette semaine…

Refuser la baisse des dépenses

Le compromis scellé le 11 novembre est donc historique à plusieurs titres et met en lumière l’influence croissante du Parlement européen face aux États membres. Biens décidés à en découdre, les eurodéputés ont réussi à déjouer les pronostics en imposant plusieurs de leurs exigences aux négociateurs du Conseil.

En ligne de mire ? L’accord scellé en juillet par les Vingt-sept - au bout de quatre jours et quatre nuits d’âpres discussions. Saluant les efforts consentis pour adopter le plan de relance à 750 milliards d’euros, financé par un emprunt commun - une première dans l’histoire de l’UE -, une majorité d’élus a néanmoins fustigé le compromis trouvé sur le futur budget pluriannuel dont le montant avait été rabaissé à 1074 milliards d’euros.

« Largement insuffisant pour financer les grandes priorités de l’UE comme le climat, la santé, le social ! », dénonçait l’eurodéputé français Pierre Larrouturou (Renew) qui a entamé, le 28 octobre dernier, une grève de la faim dans le but, aussi, de sensibiliser l’opinion publique à ce dossier très technique et donc peu relayé par les médias.

Rapporteur sur le budget au PE, il souligne le large consensus au sein de l’hémicycle européen, autour de ce dossier : « mes collègues se sont ralliés derrière ma proposition visant à augmenter de 39 milliards le montant du budget ».

Les eurodéputés veulent développer des « ressources propres »

Du côté des États membres, les exigences du PE sont jugées plus qu’excessives. En additionnant les financements prévus par le plan de relance et le budget de l’UE, ce seront, au total, 1800 milliards d’euros mobilisés, rétorquent les représentants du Conseil, soucieux de ne pas toucher à un accord si difficilement négocié en juillet dernier.

Mais pour le PE, l’argument ne tient pas et constitue même un précédent dangereux. Certaines priorités politiques, financées dans ce plan de relance, ont en effet connu quelques coupes dans le budget traditionnel, réduit par ailleurs à la suite du départ des Britanniques de l’UE.

Or le plan de relance, qui vise d’abord à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les économies des États membres, est programmé pour durer trois ans, alors que le budget reste l’outil conventionnel pour financer les priorités de l’UE à plus long terme.

Mais ce budget reste trop encore tributaire des contributions des États membres. D’où la seconde exigence du PE pour disposer à l’avenir de ressources propres qui viendront directement alimenter le budget pluriannuel de l’UE. Si les États membres s’étaient déjà mis d’accord en juillet sur le principe même de ressources propres, le PE a obtenu la définition d’un calendrier précis.

Un calendrier pour de nouvelles taxes

Outre la taxe sur le plastique non recyclé, déjà validée par les Vingt-sept, et qui entrera en vigueur en 2021 (6 milliards d’euros), la Commission s’est engagée à présenter, pour juin prochain, une proposition de taxe sur les géants du net (1,3 milliard attendu chaque année), une ressource basée sur les revenus du système européen d’échange de quotas d’émissions polluantes (entre 3 et dix milliards par an) ainsi qu’une taxe carbone aux frontières (entre cinq et 14 milliards par an).

Ces taxes supplémentaires visent bien sûr à soulager partiellement les États-membres, de plus en plus rétifs à augmenter leur contribution budget. Elles serviront aussi à rembourser le futur plan de relance à partir de 2028.

Une étape essentielle pour le plan de relance

L’accord conclu le 11 novembre représente d’ailleurs une étape essentielle dans la concrétisation de ce plan de relance de 750 milliards d’euros qui sera adossé au budget pluriannuel de l’UE.

« Alors que le continent affronte une deuxième vague dans la pandémie de coronavirus, nous devons mobiliser rapidement tous les moyens nécessaires. Et cet argument a certainement joué en notre faveur », estime un négociateur du PE.

Mais la bataille n’est pas terminée pour autant. L’accord conclu en trilogue doit maintenant être validé par les États membres et par l’ensemble des eurodéputés. Or la Hongrie de Victor Orban menace déjà d’enrayer le processus. En cause ? Le dispositif voulu par le PE, dans le futur budget, pour conditionner le versement des aides européennes au respect de l’État de droit.

Et s’il campe sur sa position, le Premier ministre hongrois pourra aussi bloquer le financement du plan de relance. En effet, afin d’être autorisée à relever son plafond d'endettement sur les marchés, la Commission doit recevoir le feu vert du Conseil, une décision qui ne peut être adopté sans le vote unanime des Vingt-sept…

Kattalin Landaburu, à Bruxelles 

Publié dans En bref

Partager cet article
Repost0

Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance
Le rendez-vous de l'Europe : Le moment de la relance

Une initiative européenne de relance : une ambition commune pour l'Europe

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/une-initiative-europeenne-de-relance-une-ambition-commune-pour-l-europe-848748.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200527&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

27/05/2020

(Les milieux économiques des pays de l'Union européenne (UE) ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Par Pierre Goguet, Président de CCI France, et Eric Schweitzer, Président du DIHK (Deutscher Industrie und Handelskammertag).

Pour surmonter la crise économique provoquée par le coronavirus, l'Europe a besoin d'un plan de relance solide qui corresponde aux besoins de tous les pays de l'UE - un compromis qui soit à la fois audacieux et financièrement responsable sur le long terme. La récente proposition franco-allemande d'un prêt européen de 500 milliards d'euros pour financer la relance européenne porte en soi une grande ambition et envoie ainsi un signal fort de solidarité dans ce contexte. A circonstances exceptionnelles, réponses exceptionnelles. Avec la relance, le plus difficile est encore devant nous. L'initiative de la France et de l'Allemagne de montrer l'exemple et de trouver de nouvelles solutions est l'attitude que nous devons voir de la part des dirigeants européens en ce moment. Une chose est sûre : notre économie souffre, et la crise actuelle réclame des réponses d'une ampleur inégalée, mais certainement à des niveaux qu'aucun Etat européen ne pourra assumer seul.

Nos entreprises doivent trouver les moyens de répondre efficacement à la profonde récession qui touche tous les Etats membres. Le ralentissement économique est évalué à 7,7% dans la zone euro pour 2020. Il était « seulement » de 4% en 2009, au cœur de la crise financière...

Les économies allemande et française dépendent fortement des exportations vers le marché unique, la reprise n'est donc possible que si tous les autres États membres se redressent également. Les entreprises allemandes réalisent 60 % de leurs activités dans l'UE, c'est globalement du même ordre pour les entreprises françaises. De plus en plus de chaînes d'approvisionnement sont transfrontalières dans toute l'Union et des milliers d'entreprises européennes sont en relation d'affaires dans d'autres Etats membres.

La déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens

Dans ce contexte, en appelant à l'action, la déclaration commune franco-allemande va dans le bon sens. Nous devons travailler ensemble, trouver un nouveau compromis pour soutenir nos économies respectives.

Nos milieux économiques ont besoin d'un plan de relance coordonné pour éviter les réflexes protectionnistes et la tentation de renationaliser les politiques européennes. Ceci se fera  notamment en rétablissant le lien entre le potentiel de croissance de nos économies nationales et un projet européen commun.

Certains de nos principaux défis ont été révélés pendant la crise, tandis que d'autres, comme le changement climatique, la politique industrielle, le numérique, le renforcement de la R&D, étaient déjà à l'ordre du jour auparavant et doivent rester des priorités absolues.

L'Europe doit absolument voir émerger, à l'échelle de l'Union, des grands projets industriels créateurs d'emplois. Ceci ne pourra se faire qu'à travers des investissements massifs dans le développement de filières d'excellence dans des domaines clés, comme ceux de l'intelligence artificielle, des matières premières critiques, de l'hydrogène propre... La relance intégrera très probablement une réintégration de certaines de nos chaînes de valeur en Europe - et la santé en fera nécessairement partie. Une attention particulière devra être accordée à la situation des secteurs européens phares - tels que les industries aéronautique et spatiale ou l'industrie automobile - considérablement affaiblis et entraînant avec eux la R&D, la sous-traitance et des dizaines de milliers d'emplois en Europe.

Un Green Deal qui soit un Good Deal pour nos entreprises

Un autre point d'attention est le lien qui devrait exister entre le Green Deal et le développement économique, en tant que pilier de la reprise. La transition énergétique et les politiques climatiques ambitieuses de l'UE doivent être traduites en une véritable stratégie de croissance pour l'économie européenne. Toutes les mesures et tous les objectifs devraient donc être mis en perspective avec l'amélioration de la compétitivité des entreprises pour l'après-crise et au-delà. Sans aucun doute, le Green Deal réussira si c'est un Good Deal pour nos entreprises.

Nos PME, en première ligne ou sous-traitantes, devront être sensibilisées et accompagnées pour affronter tous ces changements à la fois : relance,  transformation industrielle, mutations sociales et d'approche des marchés. Le commerce international reste vital pour les entreprises de l'UE, mais il doit être davantage encadré par des règles du jeu équitables à l'échelle mondiale.  Il est indispensable que l'UE parle d'une seule voix - et plus fort qu'auparavant - sur les questions commerciales au niveau mondial, car le défi de la création de chaînes de valeur résilientes ne peut être relevé que par la coopération internationale et non par des approches de type "moi d'abord".

Des efforts importants devront être entrepris sur la question du Marché unique, qui  prend une résonance particulière avec le plan de relance. Les estimations de la Commission de 713 milliards d'euros d'avantages pour l'économie européenne d'une meilleure fluidité des échanges, montrent le potentiel important offert par une ouverture effective des frontières sur des bases communes. Ce potentiel doit absolument être libéré.

L'Europe doit également avoir l'ambition de construire un avenir pour les jeunes arrivant sur un marché du travail fortement touché dans de nombreux secteurs (aéronautique, automobile, tourisme, etc.). L'Union européenne doit travailler d'urgence avec tous les acteurs concernés pour adapter les systèmes d'éducation et de formation aux nouvelles exigences en matière de compétences, principalement la formation professionnelle et l'apprentissage. L'amélioration des compétences managériales doit également être facilitée, en particulier pour les petites entreprises.

Agir sans plus attendre

La priorité est maintenant d'agir, sans plus attendre. L'Union européenne et les États membres doivent rapidement trouver un consensus pour mettre en place toutes les mesures récemment annoncées pour soutenir l'économie européenne. Ces mesures devront être rendues aussi effectives que possible pour nos entreprises sur le terrain, en bonne coordination avec les autorités nationales, locales et tous les acteurs concernés.

Tel est le message principal. Nous avons besoin de solutions rapides, pragmatiques et à l'échelle de l'UE.

Travaillons ensemble pour trouver la voie d'une croissance durable.

 

 

Plan de relance européen : le choix fort et très politique de von der Leyen

https://www.lesechos.fr/monde/europe/plan-de-relance-europeen-le-choix-fort-et-tres-politique-de-von-der-leyen-1206173#xtor=RSS-52

le 27 mai 2020

La présidente de la Commission a présenté, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'UE. Il est proche des propositions franco-allemandes et propose des transferts généreux à l'égard des pays du Sud. Un choix fort qui promet un débat musclé à 27.)

« Les mesures les plus audacieuses sont celles qui garantissent le mieux l'avenir. » En présentant, mercredi, son projet pour l'avenir des finances de l'Union européenne, Ursula von der Leyen a fait le choix de l'ambition. Prenant pour témoin l'histoire de la construction européenne, elle a suivi de près les idées qu'avaient poussées la France et l'Allemagne . Le résultat est une proposition qui fait la part belle aux subventions - à hauteur de 500 milliards d'euros - et entérine donc une petite révolution en gravant dans le marbre le principe d'une union de transferts. Les mécanismes de prêts, eux, ne dépasseraient pas les 250 milliards d'euros.

Pression

Le projet de la présidente de la Commission européenne doit, certes, obtenir l'aval des Vingt-Sept, ce qui promet un nouveau bras de fer. Mais en se rapprochant fortement de la proposition franco-allemande, et en donnant la priorité aux subventions plutôt qu'aux prêts, Ursula von der Leyen opère un incontestable choix politique et déplace le centre de gravité du débat européen, accentuant la pression sur les 4 Etats-membres (Pays-Bas, Autriche, Danemark et Suède) qui se montrent réticents à tout mécanisme de subvention . S'il était concrétisé, la réponse européenne à la crise, dans son ensemble, ne pourrait plus être taxée d'insuffisance. Outre les fonds débloqués par les Etats-membres et le bazooka monétaire de la BCE à 1.000 milliards d'euros, il faudrait ajouter les 540 milliards déjà mis sur la table pour faire face à la crise et cette réponse à 750 milliards sur trois ans.

Seule concession au camp des pays nordiques, mais chère également à Berlin : une part importante des financements serait conditionnée à une validation collective, obligeant ainsi les Etats-membres en faisant la demande à s'inscrire dans le cadre des recommandations de leurs pairs. Y compris pour faire, parfois, des réformes douloureuses.

Innovation

Au coeur de ce projet, une innovation méthodologique essentielle, et un changement de paradigme. L'innovation concerne la façon dont l'UE va financer son plan de relance. Comme cela était déjà évoqué , Bruxelles propose bien de lever elle-même des fonds sur les marchés, sur la base de simples garanties des Etats-membres - donc de sommes qui ne sont pas censées être réellement déboursées par ces derniers. Ce sont ces emprunts réalisés au nom de l'UE, à des taux vraisemblablement très avantageux, qui seraient ensuite largement déversés aux régions les plus fragilisées par la crise, sur trois ans et à compter de janvier 2021.

L'Italie, avec 173 milliards d'euros, ainsi que l'Espagne, avec 140, en seraient les premiers bénéficiaires. La France recevrait près de 39 milliards.Les remboursements, eux, ne commenceraient pas avant 2028 et pourraient s'échelonner jusqu'à 2058. Ils reposeraient sur des contributions des Etats-membres et, idéalement, de nouvelles ressources propres, c'est-à-dire de nouvelles taxes européennes. « Nous avons jusqu'à 2028 pour nous entendre sur ce point », relativise une source à la Commission. 

Changement de credo

Le changement de paradigme concerne la façon dont l'Europe pense sa souveraineté. Chantre d'une approche « géopolitique » de l'Union européenne, Ursula von der Leyen inscrit sa proposition dans la droite ligne d'une vision très française du projet européen et propose qu'une partie des financements serve à soutenir le secteur privé, en mettant l'accent sur les chaînes de valeur ou les entreprises jugées stratégiques. Donnant le coup de grâce au strict « laisser-faire » qui a longtemps été le seul credo économique de l'Union européenne, la Commission propose de passer par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui se chargerait d'inciter les fonds d'investissement à prendre des parts dans des sociétés jugées stratégiques . Cette approche souveraine se décline également au travers de la proposition de créer une Europe de la santé.

Exhortant les Etats-membres à être à la hauteur de l'enjeu, Ursula von der Leyen a résumé la situation et le « choix binaire » qui s'offre aux Européens : « Soit nous faisons tous cavalier seul, laissant à la traîne des pays et des régions entières, en acceptant une union de nantis et de pauvres, soit nous avançons tous ensemble, et nous faisons un grand pas en avant. Pour moi ce choix est simple à faire. » Appelant à une « union de la durabilité », elle a conclu : « Nous le devons aux générations futures. »

Gabriel Grésillon  (Bureau de Bruxelles)

 

 

Cinq choses à savoir sur le plan de relance européen

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/cinq-choses-a-savoir-sur-le-plan-de-relance-europeen-848798.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1590595562

27/05/2020

Le premier grand emprunt européen de l'histoire, de nouvelles taxes pour le rembourser, un cocktail de dons et de prêts octroyés sous conditions dont l'Espagne et l'Italie seront les principaux bénéficiaires... Voici cinq choses à savoir sur le plan de relance européen proposé, ce mercredi, par la Commission.

 

  • 1) Une dette européenne commune, une première

Pour sortir le Vieux Continent d'une récession sans précédent, la Commission européenne veut emprunter sur les marchés 750 milliards d'euros. Jamais dans l'histoire de l'Union, elle n'avait levé une telle somme au nom de l'UE.

Berlin a ouvert la voie la semaine dernière à une telle proposition: à la surprise générale, elle a opéré un virage à 180°C en prônant, aux côtés de Paris, une mutualisation des dettes entre les États membres.

Forte de sa bonne image auprès des marchés et grâce aux pays du Nord soucieux d'orthodoxie budgétaire, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, la Commission peut emprunter à des taux d'intérêt peu élevés. Une aubaine pour les pays du Sud, comme l'Italie, dont la dette publique explose.

 

Si le paiement des intérêts commencera dès 2021, le remboursement des sommes empruntées n'aura lieu qu'à partir de 2028 et devrait s'achever en 2058.

  • 2) De nouvelles taxes européennes pour rembourser l'emprunt

Pour rembourser sa dette, la Commission propose de créer de nouvelles taxes levées dans l'Union.

Cela permettrait de ne pas augmenter les contributions nationales des 27 dans le budget européen. Il s'agit d'un argument de poids pour tous les pays qui payent davantage qu'ils ne reçoivent, et notamment pour ceux surnommés les "quatre frugaux" - Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche - qui refusent déjà d'accroître leur écot.

Parmi les impôts qui pourraient voir le jour, la Commission envisage une taxe carbone aux frontières de l'UE pour pénaliser les importations de produits fabriqués par des usines polluantes, un impôt sur les revenus des grandes entreprises, voire une taxe spécifique pour les sociétés numériques.

Elle voudrait aussi récupérer une partie plus importante des revenus engendrés par les droits d'émissions de CO2.

Or, les tentatives pour instaurer des taxes européennes ont jusqu'ici échoué, comme ce fut par exemple le cas pour la taxe sur les GAFA. Elles nécessitent l'unanimité des 27 de l'UE.

  • 3) Un cocktail de dons et prêts

Sur les 750 milliards d'euros, 500 milliards seraient redistribués sous forme de subventions qui ne seront pas remboursées - un montant préconisé dans le projet franco-allemand - et le reste en prêts aux États membres.

Pour des pays aux finances exsangues comme l'Italie, ces dotations sont une bouffée d'oxygène.

Reste à savoir si les quatre "frugaux", qui ont jusqu'ici seulement proposé des crédits, accepteront l'idée de dons.

  • 4) Italie et Espagne, principaux bénéficiaires

L'Italie et l'Espagne se taillent la part du lion dans ce plan et pourraient recevoir respectivement plus de 172 milliards d'euros et 140 milliards d'euros (répartis entre subventions et prêts).

Très endeuillés par la pandémie de coronavirus, ces pays ont des économies dépendant largement du tourisme, mis à mal par les mesures de confinement.

Après la Pologne (avec 63,838 milliards), la France serait le quatrième bénéficiaire avec 38,7 milliards de subventions uniquement.

L'Allemagne arrive loin derrière avec 28,806 milliards d'euros de subventions.

  • 5) Une aide octroyée sous conditions

Pour obtenir ces soutiens financiers, les pays bénéficiaires devront présenter un plan d'investissements et de réformes, censé être compatible avec les priorités de la Commission européenne.

Ces dernières sont la transition écologique et numérique, ainsi que l'amélioration de la "résilience économique". Ils devront par exemple s'efforcer d'augmenter leur autonomie stratégique dans un certain nombre de secteurs, notamment vis-à-vis de la Chine en ce qui concerne la santé.

Les bénéficiaires des fonds devront également tenir compte des recommandations de la Commission émises deux fois par an, lorsqu'elle encourage les pays membres à des réformes structurelles pour améliorer leur compétitivité.

Il n'est pas certain cependant que ces conditions soient suffisantes aux yeux des quatre "frugaux", qui appellent régulièrement les pays du Sud à la discipline budgétaire et aux réformes.

 

 

Publié dans En bref

Partager cet article
Repost0

Peut-on être libéral et socialiste à la fois ?

Publié le par Jacques SAMELA.

A priori oui, et en tout cas Emmanuel Macron l'est.

Nouveau ministre de l'économie, cet énarque de 36 ans, ancien haut fonctionnaire du Trésor, et ex banquier d'affaires remplace donc Arnaud Montebourg.

Au-delà du jeu politique, il faut juste espérer que cette fois-ci la politique économique mise en place soit guidée et bien, mais surtout suivie d'effets. C'est l'attente aujourd'hui.

Elément clé dans le dossier Alstom, Emmanuel Macron a joué un rôle de 1er plan dans la mise en place de cette politique contestée qui mêle coupes dans les dépenses publiques et relance da la compétitivité des entreprises, et il a une très bonne connaissance du monde de l'entreprise et de l'industrie en général.

Son défi maintenant, convaincre à sa manière que les choix d'aujourd'hui sont les bons pour l'avenir de la France, et faire que le volontarisme et la mise en avant du patriotisme économique par son prédécesseur soit reconduit, car au-delà du personnage, un peu trop donneur de leçons pour moi, Arnaud Montebourg avait, toujours pour moi, quand même réussi à mettre au premier plan la réindustrialisation du pays en interpellant les français sur l'importance du Made in France.

Il faut continuer dans cette direction.

Passations des pouvoirs entre Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron.
Passations des pouvoirs entre Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron.

Passations des pouvoirs entre Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron.

Partager cet article
Repost0

Et pourquoi pas un grand emprunt* patriotique ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Et pourquoi pas un grand emprunt* patriotique ?
Et pourquoi pas un grand emprunt* patriotique ?

Le tout premier emprunt d’Etat vers des banques étrangères, de la somme de 163 millions de francs, serait celui lancé en 1818, par le duc de Richelieu (1696-1788), petit neveu du célèbre cardinal, afin de rembourser les suites de la chute de l’empereur Napoléon, parti en exil à Sainte Hélène.

Ensuite, les plus anciens de nos concitoyens se souviendront certainement du scandale des emprunts russes, les historiens, spécialistes de la 1ère guerre mondiale, des emprunts pour soutenir l’effort de guerre de la France, ainsi que d’autres, comme celui dit de l’emprunt national Pinay (1891-1994) en 1952, du nom du président du Conseil de l’époque, et dont le montant fut de 4,28 milliards de Francs, de l’emprunt Giscard (d’Estaing) en 1973, portant lui sur la somme de 6,5 milliards de Francs, visant à compenser les pertes de recettes fiscales, engendrés par la réduction du taux de TVA de l’époque (de 23 % à 20 %), celui de l’emprunt Barre (1924-2007) en 1977, alors premier ministre, ou encore celui de 1983, intitulé emprunt obligatoire, et lancé par le gouvernement Mauroy (1928-2010), sous la présidence Mitterrand, avec la particularité celui-ci, d’avoir été totalement remboursé 2 ans plus tard, ce qui manifestement n’est pas le cas de tous (https://www.lesechos.fr/1993/05/les-precedents-grands-emprunts-905213).

Et depuis, il y a toujours ces emprunts que l’Etat lèvent de temps en temps auprès des marchés, afin d’accompagner une politique économique, rembourser des dettes (voir plus haut), le plus récent datant du 19 janvier dernier, dans le cadre de ce que l’on appelle une OAT (Emission syndiquée d’obligations), levant en cela la somme de 7 milliards d’Euros, sur une échéance de 50 ans, suscitant pour le coup une demande de + de 75 milliards d’Euros, et attirant 430 investisseurs, soit un record.

Ce petit historique me sembla donc nécessaire pour présenter ce qui suit, et qui peut être sera considéré par vous comme une utopie, soit l’organisation d’un emprunt patriotique, national, citoyen, solidaire, etc…

Donc, orchestré par l’Etat français, la Banque de France (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html), Bpifrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte), ou encore sous l’égide du tout nouveau commissaire au plan (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/09/le-commissariat-au-plan.html), il pourrait selon moi, compléter le plan de relance de 100 milliards d’Euros récemment lancé, et dont les premières actions permettent aux secteurs les plus impactés par la crise sanitaire de visualiser un avenir plus serein, mais bien évidemment non semé d’embûches, grâce notamment, et surtout aux 90 milliards et plus d’Euros épargnés par les français.

Alors, il est vrai que dans le plan de relance, il existe des possibilités d’investir financièrement, mais quand on sait que le ticket d’entrée minimal est à près de 5 000 Euros, il est évident qu’une majorité de français y regarderait à deux fois. Possible, pas possible, financièrement surtout, pas intéressant, contre-productif, qu’y gagnerai-je ?

Par-contre, proposer aux français d’investir ce qu’ils veulent ou peuvent, un peu comme dans le cadre des lotos consacrés au patrimoine, qui l’air de rien fonctionnent plutôt bien, cela pourrait peut-être les interpeller vraiment, avec pourquoi pas l’idée d’aider les secteurs les plus impactés aujourd’hui, et demain, comme les TPE & PME, voire l’ensemble du tissu industriel français, les artisans, la restauration, l’hôtellerie,  la culture, dans son ensemble, la montagne, et bien d’autres malheureusement.

Ils auraient, enfin je l’espère, le sentiment de participer à un mouvement de fond national, afin que la France ressorte de cette crise, crise qui les a vu léthargiques durant le 1er confinement, anxieux durant le second, dubitatifs face aux querelles et polémiques continuelles entre les spécialistes (les vrais et les faux), changeants en regardant les infos, elles -mêmes changeantes et contradictoires chaque jour, et de sortir par le haut de cette situation exceptionnelle, ensemble, afin de préparer un avenir commun, plus radieux.

Et vous, mes chères lectrices et mes chers lecteurs, qu’en pensez-vous ? Est-ce une idée à creuser, à susciter aux décideurs politiques ?

J’attends vos réponses, n’hésitez-pas.

*https://www.20minutes.fr/economie/832974-20111129-emprunt-national-idee-toute-neuve 

Jacques Samela

 

A lire :

. https://www.lesclesdelabanque.com/web/Cdb/Particuliers/Content.nsf/DocumentsByIDWeb/BUKJE9?OpenDocument

. https://www.moneyvox.fr/actu/81312/placement-jusqua-7-ce-produit-pousse-par-le-gouvernement-est-il-fait-pour-vous

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/epargne-et-consommation-deux-piliers-d-une-relance-responsable-859552.html

. https://www.lafinancepourtous.com/2020/10/22/label-relance-le-gouvernement-veut-mobiliser-lepargne-en-faveur-des-entreprises/

Vu et lu dans Les Echos du 06/01/21

Vu et lu dans Les Echos du 06/01/21

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>