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Glowee (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Glowee (suite)
Glowee (suite)

Glowee, la start-up qui produit de la lumière biologique : rencontre avec sa fondatrice, Sandra Rey

https://www.manager.one/fr/journal/sandra-rey-glowee/

Le 20 octobre 2020

 

Sandra Rey est la fondatrice et CEO de Glowee, une startup proposant une alternative à la lumière électrique avec un système de lumière biologique qui permet de réduire l’impact environnemental de la lumière et d’améliorer le confort en ville.

Pour le Journal du Manager, Sandra a accepté de nous parler de son parcours, de ses ambitions et des enjeux environnementaux de demain.

Pourquoi avoir décidé de créer une start-up dans la bioluminescence ? Comment cette idée vous est-elle venue ? 

Cette idée est venue quand j’étais étudiante en école de design. J’ai participé à un concours qui s’appelle le Prix ArtScience dont le thème était la biologie et on a été orienté sur la problématique générale de la lumière. Très vite, on a fait deux constats : le premier est qu’aujourd’hui la lumière est un vrai enjeu, à la fois économique, écologique, voire même sanitaire parce que c’est un besoin universel.

Aujourd’hui, on a des systèmes qui sont assez polluants, notamment sur leur production et leur fin de vie, mais aussi des problématiques de pollutions lumineuses qui dérangent la biodiversité. Il y a donc beaucoup de sujets autour de la lumière.

De l’autre côté, on a découvert la bioluminescence à travers des vidéos sur les poissons des abysses. C’est une lumière que tout le monde connait, tout le monde sait que les lucioles existent, cette lumière est en fait de la bioluminescence. À ce moment-là, on s’est dit que si ces poissons étaient capables de produire de la lumière et qu’il existe des technologies permettant de copier et d’imiter ces phénomènes naturels, alors il s’agissait peut-être d’une solution pour régler les problématiques et enjeux liés à la lumière.

Comment avez-vous développé ce projet ? Par quelles étapes êtes-vous passée ? 

Au début, ce fut une question d’opportunités. En gagnant ce concours, on a gagné un petit peu de visibilité dans les médias sur un projet qui était vraiment très conceptuel entre des slides Powerpoint et des photos sur Photoshop. Cette visibilité nous a amené beaucoup d’énergéticiens, de collectivités et de constructeurs, qui nous ont écrit pour nous demander comment cela fonctionnait et si on pouvait travailler ensemble. Tous ces échanges m’ont vraiment convaincue qu’il y avait un marché, une réelle opportunité et un réel besoin. J’ai commencé à rencontrer tous ces gens de manière un peu opportuniste et petit à petit, j’ai eu envie d’en faire un véritable projet d’entreprise.

Je suis passée par une première étape, on m’a offert une paillasse de laboratoire à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans le cadre d’un programme d’accompagnement. J’ai pu y recruter un stagiaire en biotechnologie. Ensemble, nous avons commencé à travailler sur le sujet dans le but de faire une première preuve de concept. Globalement, il s’agissait de reproduire le phénomène de bioluminescence dans un laboratoire et de voir comment l’améliorer pour en faire un produit de lumière.

La première étape a été suffisamment concluante pour me donner envie de continuer l’aventure et de créer l’entreprise à l’issue de ce stage, c’était à la fin de l’année 2014. J’ai créé l’entreprise à ce moment-là, en continuant en parallèle d’aller voir beaucoup de prospects potentiels et de comprendre ce qu’ils attendaient de nous, quels étaient leurs besoins. J’ai ainsi commencé à construire petit à petit une offre.

Qui sont vos clients, et que leur proposez-vous ? 

L’ambition du projet a toujours été de mettre la lumière dans la ville. Tout ce qu’on met en place avec Glowee est dans ce but, de faire en sorte qu’on puisse créer du mobilier urbain bioluminescent, de la signalétique et de l’intégrer vraiment au coeur de la ville. On a signé un premier contrat pour un projet de 2 ans avec la ville de Rambouillet, qui sera donc notre première ville pilote. On travaille main dans la main avec eux pour concevoir et expérimenter le premier mobilier urbain bioluminescent. En ce moment, on est dans une phase où on essaye de s’intégrer à l’écosystème des aménageurs, des constructeurs, des collectivités, des conseils départementaux, de toutes les organisations qui pourraient se servir de notre lumière dans leurs projets et, dès à présent, comprendre comment on pourrait s’intégrer pour des projets à raison de 3 à 7 ans. C’est vraiment le gros du travail aujourd’hui chez Glowee.

À coté, on a encore beaucoup de R&D afin d’améliorer nos performances pour être compatible avec un usage en extérieur. Par ailleurs, on a toujours eu une stratégie de vouloir montrer nos produits, les commercialiser, et surtout montrer le niveau de maturité technologique dès qu’on avait quelque chose de concret. On a donc fait beaucoup d’installations éphémères pour l’événementiel, avec derrière une vraie ambition pédagogique pour montrer ce que c’est, pour expliquer comment cela fonctionne et pourquoi c’est si important pour demain.

On a également lancé un projet qui s’appelle la Glowzen Room qui est une salle de relaxation illuminée par la bioluminescence. Elle est dédiée aux hôtels et au milieu du bien-être. C’est un produit qui nous permet d’une part d’être commercialisés, de s’attaquer à un marché qui est très intéressant et qui est en demande de ce type de système, et d’autre part, d’agir comme une sorte de prototype, pour se rendre compte des challenges techniques et opérationnels qu’on va avoir par la suite. Cela nous permet d’avoir déjà des systèmes qui fonctionnent sans nous au quotidien et donc de faire beaucoup de progrès sur la manière dont on va pouvoir les gérer dans le futur.

La première Glowzen Room est installée dans un château qui s’appelle « Chapeau Cornu » entre Lyon et Grenoble. C’est un véritable enjeu pédagogique parce que chaque personne qui passe dans cette salle a conscience que la lumière vivante existe et qu’on peut en faire des choses assez incroyables. 

La lumière vivante reste pour le moment assez inconnue, avez-vous en amont un travail de sensibilisation à faire ?

Tout à fait ! C’est d’ailleurs dans cette optique que nous avons créé l’été dernier un jeu de société pour découvrir la bioluminescence. Le jeu s’appelle Biolumia et l’enjeu est de concrétiser ce travail de pédagogie qu’on fait depuis plusieurs années autour de la bioluminescence, faire connaître un peu ces merveilles technologiques. Ce projet a été lancé sur Ulule en crowdfunding et l’objectif est de voir comment on peut le distribuer.

On est vraiment sur un enjeu pédagogique où l’on fait de la sensibilisation sur la bioluminescence mais aussi sur les océans de manière générale. On reverse notamment une partie des fonds à l’association la Fondation de la Mer. C’est un projet assez global qui porte les valeurs de Glowee. Cette mission pédagogique a pour but de faire en sorte que le jour où nous sommes prêts à déployer notre technologie dans les villes, la bioluminescence soit quelque chose de connue et d’accepter, pas juste un truc un peu bizarre qu’on fait en laboratoire.

Pour comprendre concrètement, qu’allez-vous faire avec la ville de Rambouillet ?

Du mobilier urbain signalétique. L’objectif est ici de signaler un lieu : le centre culturel de la ville.

Comment fonctionne la bioluminescence ? Quels sont ses avantages ? 

La bioluminescence est une réaction chimique qui arrive chez beaucoup d’animaux et qui permet de produire un photon. On utilise cette bioluminescence à l’échelle de bactéries marines qui sont naturellement bioluminescentes. On fait évoluer ces bactéries dans nos laboratoires pour les rendre plus performantes dans leur production de lumière. Ensuite, on leur crée un environnement idéal qui leur permet également de produire une lumière de meilleure qualité, et de manière continue. C’est une sorte de petit aquarium dans lequel viennent se reproduire ces bactéries bioluminescentes.

Concernant les avantages, la bioluminescence est tout d’abord une matière première qui est biosourcée et biodégradable. En résulte un impact environnemental extrêmement faible sur tout le cycle de vie du produit. La LED a beaucoup d’avantages en comparaison avec les ampoules à incandescence vis-à-vis de sa consommation énergétique au moment de son utilisation. En revanche, en ce qui concerne la production et la fin de vie, les LEDs restent extrêmement polluantes, sans compter qu’elles sont fabriquées à 99% très loin de chez nous donc il y a aussi des problématiques de transports qui viennent agrémenter cette pollution. Aujourd’hui, à leur fin de vie, on les collecte mais on ne sait pas les recycler. L’idée avec Glowee est d’utiliser le vivant pour changer le mode de production de cette lumière.

Autre avantage, la qualité de sa lumière est incroyable, c’est une lumière très douce et assez diffuse. Elle permet de travailler sur des phénomènes aussi bien de pollution lumineuse que de pollution visuelle. La pollution visuelle est la perturbation « esthétique », le fait est qu’aujourd’hui les lumières sont extrêmement agressives en pleine ville, notamment avec l’arrivée des LEDs puisqu’elles ont augmenté par quatre l’intensité lumineuse des villes. La pollution lumineuse est ce qui va déranger la biodiversité, et donc la bioluminescence nous offre plein de clés pour travailler sur cette question. Bien sûr, on éradique pas totalement la pollution lumineuse car cela reste une source de lumière, mais on peut travailler de manière très différente grâce à cette technologie.

Le troisième avantage est que cette lumière est liquide ! Elle peut prendre plein de formes différentes, du volume, de la surface. On va donc pouvoir travailler différemment cette lumière en réduisant l’intensité lumineuse mais en gardant le même type d’éclairement. C’est aussi un enjeu avec les villes de repenser la manière dont on les met en lumière, ce qui correspond beaucoup plus aux besoins d’aujourd’hui qu’aux besoins d’hier.

La bioluminescence peut-elle un jour prendre le pas sur les sources de lumière classiques ? 

Sur des usages dans le paysage urbain comme de la mise en valeur, de la visibilité et du signalement, oui sans aucun problème. En revanche, on ne va pas remplacer la lumière de sa cuisine par de la bioluminescence, ce n’est pas l’objectif. Quand on parle de développement durable, on a souvent tendance à essayer de chercher des solutions miracles. On se dit qu’on peut mettre des panneaux solaires partout et que cela va remplacer tous les réseaux électriques alors qu’en fait, c’est faux. Il n’y a pas « une » source d’énergie magique, de nombreuses sources dépendent de contextes différents. Dans certaines situations, un panneau solaire avec un lampadaire et une LED sera plus intéressant, alors que dans certaines autres, la bioluminescence sera un choix plus judicieux.

Nous, notre objectif est d’intégrer partout où on peut la bioluminescence afin de créer un nouveau mix énergétiques mais sans pour autant avoir une vision radicale. On est convaincu qu’il n’y a pas de solution miracle et qu’une pensée radicale ne permet pas de faire de progrès.

Pourquoi miser sur le crowdfunding pour financer votre projet ? Que retenez-vous de ces expériences ? 

Une des choses intéressantes avec le crowdfunding est que cela permet de démocratiser, de sensibiliser lorsqu’on fait une innovation de rupture comme la nôtre. Le crowdfunding permet également de créer un réseau d’ambassadeurs hyper fort qui va porter le projet. Cela nous paraissait intéressant dans cette démarche-là, d’associer les citoyens à, d’une part cette démarche générale de réduction d’impact environnemental et d’autre part, d’en faire des ambassadeurs qui travaillent avec nous, pour véritablement nous aider. Aujourd’hui, on a quasiment 800 personnes qui nous soutiennent et qui peuvent diffuser le message aussi bien que nous.

Lorsqu’on a un projet assez hybride comme celui-ci, c’est assez compliqué de s’identifier à des fonds d’investissement qui ont déjà des idées très précises sur quoi ils souhaitent investir.

La troisième raison était une question de timing. Le crowdfunding a cet avantage qu’en quelques mois, quelques semaines, on est très vite fixé sur la réussite ou non de la levée de fonds. Les process de levées de fonds traditionnelles sont bien plus longs, et peuvent bien plus facilement « se retourner » d’un jour à l’autre. Pour les débuts de notre aventure, le crowdfunding était vraiment une bonne alternative.

Vous figurez dans le classement Forbes « Under 30 », qui recense les entrepreneurs prometteurs de moins de 30 ans. Quelles sont selon vous les qualités clés pour réussir dans l’entrepreneuriat ?  

Je pense que les premières qualités à avoir sont la passion et la conviction personnelle. Il faut garder en tête que l’entrepreneuriat, c’est très très difficile. Entreprendre, ce n’est pas faire un sprint, c’est un marathon, et sans cette passion, sans cette conviction, c’est impossible de tenir dans la durée.

Ensuite, je dirais la résilience. Il faut savoir accepter et rebondir vite parce que sinon, on se laisse très vite déborder.

Et pour finir, il faut savoir demander de l’aide. Dans mon cas, lorsque j’ai créé ma boite, je n’avais pas toutes les compétences qu’il fallait. Étant donné que je finissais mes études et que je n’avais jamais travaillé, j’avais peu de compétences et surtout dans peu de domaines différents. Une de mes forces est de ne pas avoir peur de montrer ma vulnérabilité auprès de mon réseau, de mes clients ou des mes équipes. Lorsqu’on montre qu’on est vulnérable, les gens vous aident.

On est plus fort ensemble ! 

Vous dites que c’est très difficile d’entreprendre, pouvez-vous développer ce propos ?

Tout d’abord, c’est beaucoup de responsabilités, surtout quand on commence à avoir une équipe. On a notamment la responsabilité de l’emploi des gens, ce qui est un poids conséquent sur les épaules. L’entrepreneuriat, c’est aussi une succession de problèmes… ou plutôt de challenges. Il faut avoir les reins solides et l’envie de voir ces difficultés comme un challenge et non pas comme un problème.

Quelles erreurs sont à éviter lorsque l’on crée son entreprise ? 

La première erreur est de ne pas parler de son projet par peur qu’on vous le vole, et finalement devenir paranoïaque. Pour ma part, je n’ai pas trop eu le choix étant donné que j’ai été propulsée dans les médias sans même avoir commencé. Cela a fait un effet boule de neige mais je me suis rendue compte de tout ce que cela apporte de pouvoir échanger. Cela permet d’avancer plus vite parce qu’on est constamment challengé, donc forcement on réfléchit plus vite, beaucoup mieux et on anticipe beaucoup plus.

La deuxième erreur, à nuancer car cela dépend des situations, je dirais que c’est de vouloir s’associer à tout prix. Je pense qu’il faut savoir se faire confiance. On a tendance à nous dire que ce n’est pas bien d’entreprendre tout seul. Personnellement, je n’ai pas forcément fait le choix d’être seule au départ et je pense avoir fait l’erreur de vouloir à tout prix m’associer. Cela m’a créé beaucoup de complications par la suite. Si je m’étais fait confiance dès le départ, je pense que j’aurais peut-être perdu moins de temps et moins d’énergie.

Ne trouvez-vous pas cela paradoxale de ne pas vouloir s’associer tout en demandant de l’aide dans le développement de son entreprise ?

L’aide ne provient pas obligatoirement d’associés. Cela peut être un mentor, de la famille ou même ses équipes. Je pense qu’il faut juste se faire confiance. Je ne dis pas que c’est moins bien de commencer en étant plusieurs associés avec des compétences différentes, je suis convaincue du contraire, mais quand cela n’arrive pas, il faut être capable de se faire confiance et d’avancer.

Si on doit rencontrer des associés plus tard, alors cela arrivera. Forcer le destin peut mener à des complications qui ne sont pas utiles en début de projet. Il y a déjà beaucoup de sujets à surmonter et donc se rajouter cette contrainte, avec du recul, je trouve que c’est perdre beaucoup d’énergie alors qu’on a besoin de cette énergie pour faire autre chose.

Quelles sont vos ambitions pour Glowee ? 

Mon ambition est que la bioluminescence devienne une véritable alternative à la lumière artificielle, reconnue de tous. Nous avons été capables de transformer la manière dont on fait la lumière aujourd’hui, dont on la consomme, pour pouvoir y intégrer cette nouvelle technologie. Evidemment, on souhaite la voir dans le plus d’endroits possibles.

La deuxième chose serait d’avoir réussi à faire de Glowee une entreprise qui inspire d’autres projets sur cette même thématique de la bioéconomie et de l’utilisation du vivant, pour faire des choses incroyables avec un impact environnemental réduit.

Je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire avec les technologies qu’a développé la nature, pour nous, depuis 3,8 milliards d’années, et j’aimerais que Glowee soit capable d’ouvrir la voie pour d’autres entreprises, sur d’autres thématiques.

Nos remerciements à Sandra Rey, fondatrice et CEO de Glowee.
Propos rapportés par l’équipe de manager.one.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/03/glowee-et-la-lumiere-bioluminescente-fut.html

 

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

Vu et lu dans Télérama n° 3692 du 14/10/20

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Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous
Ne l'avais-je pas pressenti (souhaité ?), rappelez-vous

Et à présent, voici donc ma part d’anticipation, avec en novembre, une défaite mémorable, par KO de  Mister T face au candidat démocrate Joe Biden, permettant aux USA de retrouver enfin sa place qui doit être la sienne, et ce même si les 4 ans perdus impacteront durablement son leadership, en décembre, après maintes tergiversations du gouvernement britannique, un accord « win-win » finalement trouvé, donnant une fin plus qu’honorable pour ce Brexit commencé en 2016, assurant de l’autre côté de la Tamise, et notamment pour les « Remainers » un sentiment de soulagement quant aux prochaines relations commerciales avec l’UE, une Chine, qui durant le nouvel an chinois, souhaitera faire acte de pardon quant aux atermoiements (mensonges ?) du début de la crise sanitaire, en proposant à l’ensemble des pays les plus impactés par le virus, de vendre des millions de masques à des prix amis, tout en se dédouanant également de certaines pratiques économiques vis-à-vis de l’UE, considéré toujours par le pouvoir chinois comme le continent d’avenir.

Mais aussi, une perte d’influence de la Russie de VP, embourbée elle dans l’imbroglio de la Biélorussie, en proie à une révolution démocratique, difficilement réprimable, et occasionnant même des remous à Moscou, où les opposants, désormais réunis au sein d’un comité démocratique, dont le leader n’est autre que Alexei Navalny, parfaitement remis de son empoisonnement, s’imposera de jour en jour, pacifiquement, rencontrant enfin de l’ensemble de la population russe une forte écoute, avide de changements, et puis pour finir sur cette séance, l’inamovible homme fort de la Turquie, se prendra finalement les pieds dans les tapis kurdes, libyens, chypriotes, grecs, et désormais du Haut-Karabakh, situations actuelles censés en principe lui permettre de passer comme l’homme incontournable de l’ex peut-être futur nouvel empire ottoman, mais qui finalement lui occasionnera une mise à l’écart, après qu’un certains nombres de ses alliés politiques lui auront tournés le dos, au profit de  l’opposition démocratique de son pays, avec comme conséquences, que bon nombre d’emprisonnés, suite au fameux coup d’état, seront libérés.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/09/anticipations-espoirs-realite.html

 

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Des changements à venir ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Des changements à venir ?
Des changements à venir ?

Pour l'instant, rien n'est encore acquis définitivement, mais si changement à la tête des Etats-Unis, lequel de ces mots, que sont protectionnisme et multilatéralisme, redeviendra à la mode ?

Avant de le savoir, lisez donc ce texte ci-dessous, il date de 2018.

Bonne lecture.

Jacques Samela

 

Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

En ce moment, si il est un mot on ne peut plus utilisé dans les médias, c’est bien celui que Mister T à remis au goût du jour, et qui s’appelle le protectionnisme.

Son contraire, si vous ne le savez pas, et encore à l’ordre du jour, se nomme lui le multilatéralisme.

Mais, afin d’appuyer mon sujet, et avant de rentrer de plein pied dans ce double sujet, et afin de vous donner l’occasion de vous faire votre propre opinion, voici leurs définitions (Wikipedia) :

Multilatéralisme : Le multilatéralisme est un concept utilisé dans le champ des relations internationales. Il se définit comme un mode d'organisation des relations inter-étatiques. Il se traduit par la coopération de trois États au moins dans le but d'instaurer des règles communes. Il concerne essentiellement la forme institutionnalisée de ces relations (au sein des organisations internationales).

 Protectionnisme : Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État ou un groupe d'États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Les buts peuvent être le maintien de l'emploi dans certains secteurs d'activité, la diminution du déficit commercial, ou la défense du niveau de vie. Les mesures protectionnistes consistent essentiellement à freiner les importations (barrières douanièresnormes contraignantes, freins administratifs...), encourager les exportations (subventions diverses, incitations fiscales, dévaluation, dumping comme le « protectionnisme offensif »), privilégier les entreprises nationales dans les appels d'offres de marchés publics, ou empêcher les investisseurs étrangers de prendre le contrôle d'entreprises nationales.

 

Alors, tout en commençant par ce qui est donc actuellement en cours, le multilatéralisme, il faut savoir que contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’a pas été inventé durant le XX siècle, puisque dès le traité de paix dit de Westphalie en 1648, et ce jusqu’au Congrès de Vienne en 1814, on trouve déjà des prémisses d’accords entre états, plutôt européens à cette époque, facilitant en cela leurs coopérations et leurs relations commerciales, afin d’obtenir une stabilité doublée d’une prospérité, évitant au final des tensions inhérentes à toute relation internationale, communément décrite comme un domaine anarchique.

Ensuite, il prendrait également sa source dans la tradition dite des Lumières, dont ses penseurs (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Kant, Benjamin Franklin, Georges Washington, etc…), dotés d’un idéalisme à toute épreuve, et opposés à une vision sombre des relations humaines, estimaient que par la création d’institutions dont nous connaissons aujourd’hui des exemples comme l’ONU ou l’UE, pouvaient instaurer des relations favorables et pacifiques au bénéfice de chacun.

Quant à celui que nous connaissons aujourd’hui, il serait issu de ce que l’on appelle l’idéalisme wilsonien, du nom du président américain Woodrow Wilson (1856 – 1924), à l’origine de la Société des Nations, créée au sortir de la 1ère guerre mondiale, rejetée à l’époque par le Congrès des Etats-Unis, mais ayant largement inspiré l’ONU en 1945, et dont l’action est toujours en œuvre aujourd’hui.

C’est donc au XX siècle qu’il devient la norme, avec deux voies bien distinctes que sont la partie économique, mise en évidence avec la création du système monétaire et financier, connu sous l’appellation BrettonWoods, ainsi que du Gatt (General Agreement Trade and Tarrifs), sous l’égide notamment des Etats-Unis, considéré à l’époque comme son principal instigateur. Quand on voit ce que fait aujourd’hui Mister T, décrit comme un serial entrepreneur, dans le bâtiment il est vrai, on peut se poser des questions. Mais de cela j’en reparlerai.

Et donc, la partie politique, avec l’idée que le développement du commerce facilite la négociation politique, permettant en cela de régler pacifiquement les différends entre les états, devant en retour bénéficier à la population, en favorisant notamment leur prospérité.

C’est par essence la tradition universaliste, idéaliste, libérale et démocratique de l’ONU qui est mise en œuvre ici. Alors, oui, il est vrai que cela est loin, voire parfois même très loin de réussir à chaque fois, de nombreux exemples en attestent, la cause souvent aux états eux-mêmes, ce que l’on appelle généralement la théorie réaliste, soit que les grandes puissances, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, donnant aux petites et moyennes nations l’illusion de leur importance durant les prises de décisions, mais qu’au final, ce sont presque toujours leurs intérêts qui l’emportent.

Et pour le malheur de beaucoup, les exemples sont malheureusement plus que nombreux, comme pour la Syrie récemment, avec le blocage permanent de la Russie, son alliée, empêchant tout vote d’une résolution.

On dit donc du multilatéralisme, qu’il est à l’intersection de la coopération et de l’anarchie, soit un mécanisme imparfait de régulation des relations entre les états.

 

Et maintenant, le protectionnisme, remis au goût du jour par qui vous savez, mais dont le principe existe lui depuis des siècles, puisque les Etats-Unis (déjà), l’Angleterre du XVème au XVIIIème siècle, mais aussi le Japon, plus récemment, au XXème siècle, ont eu recours à ce procédé censé défendre leurs intérêts, et faire face à une concurrence dite déloyale.

Les USA aujourd’hui, invoque eux une atteinte à la sécurité nationale, notamment en ciblant la Chine, mais on a pu voir que d’autres étaient également dans la ligne de mire (UE, Canada, Mexique, etc…), pour la plupart partenaires de longue date. Comme quoi.

Seulement voilà, comme sa définition ne l’indique pas toujours (voir plus haut), ce procédé est à double tranchant. En effet, à première vue, il paraît positif et digne de bon sens, mais quand on y regarde de plus près, on remarque malgré tout qu’au-delà des discours criant haut et fort que le but de ces mesures n’est que de protéger des secteurs en difficultés, d’éviter des délocalisations,  il y a au final une réalité toute simple, qui est celle du pouvoir d’achat, car avec l’augmentation des taxes sur les produits importés, et donc des prix, ce sont les acheteurs finaux qui en pâtiront, notamment les moins aisés, mais pas seulement, pourtant souvent favorables à la mise en place de ces mesures, mais malheureusement sans se rendre compte des conséquences à plus ou moins longs termes pour eux. Attention aux « fake news ».

Nous, qui sommes des consommateurs compulsifs (parfois), habitués à des prix défiants toute logique, notamment dans le domaine de l’habillement, mais dans bien d’autres également, serions-nous ravis de les voir augmenter significativement, nous obligeant par exemple dans le domaine alimentaire de privilégier notre porte-monnaie au détriment de notre alimentation, et donc de notre santé ? Non bien sûr. Eh bien, nos amis américains risquent d’y avoir droit, car quand un pays établi des mesures protectionnistes vers d’autres pays, il doit s’attendre à des mesures similaires.

Et pas seulement au détriment des consommateurs finaux, mais aussi des entreprises. L’un des exemples les plus marquants aujourd’hui concerne les producteurs américains de soja, vivier électoral de Mister T, et pourvoyeur de soja vers la Chine pour 12 milliards de dollars en 2017, soit 30 % de la production américaine, se retrouvant aujourd’hui taxé de 25 %, obligeant la profession à demander de l’aide à son gouvernement.

Que dire également du désir de la marque mythique Harley-Davidson de délocaliser une partie non négligeable de sa production en Europe (Belgique) afin d’éviter les taxes de rétorsions européennes ?

 

Alors, certains pourraient me dire que la Chine l’a peut-être bien mérité, que l’UE aurait bien aimée le faire, voire peut-être avec les Etats-Unis, partenaire de longue date, mais non, Mister T en a décidé autrement, souhaitant mettre dans le même panier ceux qui pour lui représentent des concurrents potentiels comme la Chine, le Mexique, le Canada, et l’UE, qui, souhaitant éviter toute escalade, n’en n’a pas moins pris la décision de riposter malgré tout, dans les règles de l’OMC (www.wto.org), touchant des produits ciblés (20 % des exportations américaines), mais également des emplois (près de 500 000), situés pour la plupart dans les régions ayant votées massivement pour le président américain actuel, le but, à quelques semaines des élections de mi-mandat en novembre, étant de démonter l’incongruité de ces attaques vers un partenaire, mais néanmoins concurrent il est vrai, en lançant un message fort aux électeurs, en leur disant, attention, votre champion est en train de vous rendre la vie plus difficile. Sera-t-elle entendue ?

Quelques avancées, mais avec un sentiment que rien n’est acquis, au contraire, car comme le dit le proverbe, la méfiance est la fille de de la prudence.

Et avant de voir si comme à chaque fois le président en exercice perd sa majorité, vous aurez eu je l’espère, grâce à ce sujet, l’occasion de vous faire une idée précise, personnelle, en vous posant même la question, suis-je protectionnisme, multilatéralisme, ou les deux ?

Pour ma part, mon choix est fait, devinez ?

Jacques Samela

 Sources :

. Wikipedia

. Les Echos du 03/07/18

. Capital n° 323

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

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France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Publié le par Jacques SAMELA.

France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)
France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire (2017)

Comme vous le savez à présent, mes vacances m’ont portées cette année de l’autre côté de l’Atlantique, avec comme première étape la ville de Boston (voir mes publications du mois de juillet), qui l’air de rien réunit deux des plus grandes écoles de ce pays que sont le MIT (www.mit.edu), et Harvard (www.harvard.edu), concentre le plus grand nombre de laboratoires au monde, regroupe une scène High-tech très active, accueille 50 incubateurs abritant près de 300 entreprises, dont le US French Tech Hub (www.frenchtechhub.com), abritant lui des start-up françaises, et dont les frères jumeaux se trouvent dans les villes de San Francisco et de New York, quant à son PIB, il représente 382 milliards de dollars.

Tout ceci donc, pour lancer mon vrai sujet, consacré tout d’abord aux relations économiques et commerciales entre la France et les Etats-Unis, mais pas seulement.

Historiquement très proche, avec des relations diplomatiques qui remontent à 225 ans (la France en est le plus ancien allié), nos deux nations le sont également dans bien d’autres domaines, notamment économique et commercial, avec comme témoin, la plus vieille « Amcham » (Chambre de Commerce Américaine en France) au monde depuis sa création en 1894, représentant près de 500 membres.

Aujourd’hui donc, le commerce entre la France et les Etats-Unis représente près de 7 % de nos échanges, faisant de notre pays le 12ème client des Etats-Unis (2015), devenant au passage le 2ème client de la France.

Cette relation significative repose sur les échanges de produits de haute valeur ajoutés comme les équipements de transports, les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques, mais manifestement pas dans le domaine automobile, c’est du vécu, vous vous en souvenez ?

Quant aux produits émanant des secteurs de l’aéronautique et des boissons (alcools forts, vins), ils ont permis à la France d’enregistrer pour la première fois depuis de nombreuses années, un excédent commercial de 15 milliards de dollars.

En moyenne, ce sont près d’un milliards de dollars en transactions commerciales qui sont échangés chaque jour entre ces deux pays.

Partenaires également en termes d’investissements, avec en 2014, la première destination des flux d’investissements directs (IDE) français vers les Etats-Unis (163 milliards d’Euros en 2012), générant aujourd’hui près de 500 000 emplois américains, alors que l’investissement américain en France en fournit lui environ 600 000, soit près de 19 % du total des investissements étrangers  dans notre pays.

Et alors que la France compte près de 3 600 filiales françaises aux Etats-Unis, les entreprises américaines sont- elles près de 4 600, dont certaines depuis de nombreuses années comme Exxon Mobil (1902), Coca-Cola et Dupont de Nemours (1920), 3M (1952), ou encore Dow (1983), sans oublier les MicrosoftMarsPepsicoAmerican expressFedexMc Donald’s, ainsi que les leaders actuels que l’on nomme Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), attirés par les perspectives nouvelles de développement de notre pays dans la transformation numérique, avec 85 % d’avis positifs.

Quant à la présence française aux Etats-Unis, elle est assurée par des groupes de renom que sont AirbusDassault, Louis Vuitton (LVMH), LafargeValeoSafranFaureciaSaint-Gobain, mais aussi par de nombreuses start-up, attirées par le potentiel énorme de ce continent en termes d’innovation et de capacité commerciale.

Ensuite, premier partenaire scientifique de la France avec plus de 800 accords inter-universitaires et près de 10 000 Co-publications, ce sont bien d’autres liens qui unissent ces deux nations, plus axés vers le savoir, avec notamment près de 17 000 étudiants américains accueillis chaque année en France, soit la 4ème destination de choix à l’étranger, quand les étudiants français sont eux près de 10 000 (8 300 en 2013-2014), appuyés en cela par de nombreuses initiatives comme les Bourses Chateaubriand (www.chateaubriand-fellowship.com), permettant à des doctorants américains de séjourner en France pendant 4 ou 9 mois afin d’y mener des recherches, les bourses de voyage Benjamin Franklin, destinées à une vingtaine d’étudiants américains de niveau « undergraduate », ajoutant à leur spécialité une majeure ou une mineure de français, ou encore le « Transatlantic Friendship and Mobility », lancé en 2014, censé soutenir les échanges étudiants, avec comme idée, de les doubler d’ici 2025.

Et donc dans le domaine de la coopération scientifique, avec par exemple sept unités mixtes de recherche internationale (UMI) franco-américainesonze laboratoires internationaux associés (LIA) franco-américains du CNRS (www.cnrs.fr), ainsi que de nombreux accords inter-organismes (CNRS-DoE, INSERM-NIH, CNES-NASA), tout en s’appuyant également sur des initiatives significatives comme le « Partner University Fund », créé en 2007, et qui a financé plus de 70 partenariats de grande ampleur toute disciplines confondues, le programme Alliance (www.alliance.columbia.edu) regroupant depuis 2002 l’université américaine de New York, Columbia, avec l’Université Paris I –Panthéon-Sorbonne, l’Ecole Polytechnique, et Sciences-Po Paris sur des projets de recherche conjoints et des double cursus, complétés en cela par d’autres programmes, plus axés vers l’innovation et le transfert de technologie que sont la « Young Entrepreneur Initiative » (www.yeifrance.com),  accompagnant la création d’entreprises innovantes américaines en France, le « NETVA » (www.netvafrance.com), qui est un programme de préparation et d’exposition aux marchés américains pour de jeunes entreprises innovantes françaises, ou encore le programme « FATTE+ », qui lui, tend à rapprocher les systèmes de tech-transferts.

On le voit bien, les relations universitaires ou scientifiques sont aussi importantes que celles consacrées à  l’économie, sans omettre également,  les instruments de rayonnement et de promotion de la langue et de la culture française mis en place par la France, afin d’appuyer son influence sur l’ensemble du pays, avec notamment l’implantation dans les universités américaines de 19 centres pluridisciplinairesle positionnement du français en tant que deuxième langue étrangère étudiée tant en scolaire qu’à l’universitél’importance du réseau des établissements scolaires à programme français (près de 50 avec près de 20 000 élèves), sans oublier bien sur la place incontournable des Alliances françaises (près de 50 établissements), dont les deux tiers ont une activité enseignante.

Comme quoi, quand on parle d’influence, elle n’est pas toujours négative, notamment venant surtout de la part de nos amis américains, d’après certains bien sûr (eh oui, un retour de ces certains, mais peut-être pas les mêmes, quoique ?), même si il est vrai qu’aujourd’hui, avec le nouveau président en service, le leur pas le nôtre, on peut se poser des questions, mais en même temps, que peuvent peser quatre années ou plus face à 225 années de relations ininterrompues ?

Pas grand-chose il est vrai, et il est fort à parier qu’elles continueront de plus belles et pour de nombreuses années encore.

Jacques Samela

 

Sources :

www.diplomatie.gouv.fr

https://fr.usembassy.gov

www.amchamfrance.org

. Management de juillet-août 2017

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/08/france-etats-unis-au-dela-de-l-histoire.html  

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JEDI (le retour)

Publié le par Jacques SAMELA.

JEDI (le retour)
JEDI (le retour)

JEDI : «Nous essayons de changer radicalement la manière dont on développe des médicaments»

Interview d'André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI

07/09/2020

André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI, une fondation européenne pour créer un écosystème technologique pour penser aux défis de demain à travers l’innovation de rupture, a lancé début avril un nouveau challenge pour augmenter les chances de trouver un traitement thérapeutique contre le Covid-19. Nous faisons avec lui un point d’étape sur les avancées de ce challenge.

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI :

https://www.frenchweb.fr/jedi-nous-essayons-de-changer-radicalement-la-maniere-dont-on-developpe-des-medicaments/404136

 

 

 

Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 juillet 2019 :

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/07/le-rendez-vous-de-l-europe-jedi-un-modele-une-ambition-pour-l-europe.html

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Carmat (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat (suite)
Carmat (suite)

La medtech française Carmat reporte la reprise de ses essais cliniques

Publié le 10/04/2019 l’Usine Nouvelle

La medtech française Carmat ne reprendra pas tout de suite ses essais cliniques de cœur artificiel, déjà interrompus depuis octobre 2018.  

Carmat, medtech française qui fabrique des cœurs artificiels, a annoncé qu’elle ne reprendra pas les essais cliniques de ses prothèses cardiaques intégrales au mois d’avril, contrairement à ce qui était initialement prévu.

"Carmat a récemment recueilli de nouvelles données et, pour éviter tous risques de dysfonctionnements potentiels, a décidé d’attendre les résultats définitifs de l’analyse de ces dernières informations pour vérifier si les changements apportés aux processus de production répondent bien à l’ensemble des problèmes identifiés.", lit-on dans le communiqué de l’entreprise publié mercredi 10 avril

Un décalage sine die

En conséquence, "un décalage dans la reprise des implantations de l’étude PIVOT, qui ne peut pas être déterminé avec suffisamment de précision à ce stade, est attendu par rapport au calendrier initial," indique le communiqué.

En début d’année, pour des raisons similaires, Carmat avait annoncé l’interruption de cet essai depuis octobre 2018, la conduisant à renoncer à obtenir le précieux marquage CE (conformité européenne) lui permettant de commercialiser son produit dans l’Union Européenne.

Les autres objectifs 2019 de l’entreprise – finaliser l’étude pivot, obtenir l’autorisation d’initier une étude clinique aux Etats-Unis, et enfin préparer le lancement commercial de la prothèse –seraient également mis en difficulté.

11 patients sur 20

En mars 2019, 11 patients avaient été implantés, sur les 20 patients initialement prévus. En moyenne, la prothèse a maintenu un patient en vie pendant 13 mois ; sur les 11 patients, elle totalise 5 ans et 10 mois.

Un premier test clinique avait viré au drame lorsque qu’un patient, implanté en mars 2016, était décédé quelques mois après à la suite d’une mauvaise manipulation des batteries alimentant sa prothèse. Les essais avaient ensuite été interrompus pour que Carmat puisse renforcer son système de sécurité et convaincre l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament.

L’essai clinique Pivot avait été relancé en 2017, d’abord au Kazakhstan, puis en République tchèque.

Carmat se dit toutefois "confiant et déterminé" quant à la reprise de ses essais.

 

 

Cœur artificiel : Carmat lève 60 M€ pour passer au stade industriel

https://www.vipress.net/coeur-artificiel-carmat-leve-60-me-pour-passer-au-stade-industriel/

19 Sep 2019 

Concepteur et développeur d’un projet de cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, le Français Carmat annonce le succès d’une levée de fonds pour un montant total brut de 60 M€, auprès d’investisseurs spécialisés et stratégiques.

L’opération a été souscrite pour un montant levé total de 60,0 M€, à un prix de 19 € par action. Cette offre réservée auprès d’investisseurs spécialistes du secteur des sciences de la vie et de technologies médicales ou partenaires stratégiques de la société, combinée à la trésorerie actuelle de la société, devrait permettre à Carmat de couvrir ses besoins en fonds de roulement jusqu’à mi-2021.

Les fonds levés seront alloués aux objectifs stratégiques suivants : finaliser l’étude PIVOT en accélérant le recrutement des patients de la seconde cohorte dans les centres existants et en l’élargissant à de nouveaux centres cliniques dans de nouveaux pays en vue d’obtenir le marquage CE en 2020 ; initier une étude clinique de faisabilité aux Etats-Unis, à la suite de l’obtention de l’approbation conditionnelle de la FDA ; transformer CARMAT en une société industrielle et commerciale et préparer la commercialisation de ses produits, avec notamment la montée en puissance de la cadence de production et l’amélioration continue des processus de production dans l’usine de Bois-d’Arcy, l’adaptation de son organisation et de son système d’information, et le renforcement de sa structure marketing et commerciale.

« Au cours du 1er semestre 2019 nos équipes techniques ont consacré un effort considérable au perfectionnement de notre système de production à Bois-d’Arcy et toutes nos prothèses sont désormais produites sur ce site moderne, selon les processus renforcés, répondant aux exigences d’une production industrielle de notre dispositif médical complexe », commente Stéphane Piat, directeur général de Carmat.

Le cœur artificiel développé par Carmat étant encore en phase de développement clinique, la société n’a enregistré aucun chiffre d’affaires au cours du 1er semestre 2019. Les charges d’exploitation du 1er semestre 2019 ont augmenté de 21% à 24,4 M€. Le résultat net au 30 juin 2019 se traduit par une perte de 24,0 M€ contre une perte de 18,9 M€ au 30 juin 2018.

« Cette levée de fonds, qui renforce considérablement notre trésorerie, conforte et diversifie sur le long terme notre base actionnariale institutionnelle. Je suis ravi que nombre de nos actionnaires historiques aient à nouveau apporté leur soutien à Carmat en participant à cette levée de fonds. Je tiens tout particulièrement à remercier Matra Défense, Lohas, Santé Holdings ainsi que le groupe Therabel, dont les investissements significatifs traduisent une fois encore leur confiance dans notre projet. Je souhaite également saluer l’arrivée au capital de Carmat de nouveaux actionnaires familiaux et d’entrepreneurs de renom ainsi que de nombreux autres actionnaires institutionnels spécialistes du secteur des sciences de la vie et de technologies médicales. Forts du soutien de ces investisseurs de premier plan, nous pourrons poursuivre nos objectifs stratégiques dans le but de répondre aux besoins de milliers de patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale en Europe et aux Etats-Unis », se félicite Stéphane Piat.

 

Carmat autorisé à reprendre les implantations de son coeur artificiel en France

Publié le 21/10/2020 / L’Usine Nouvelle

Bonne nouvelle pour Carmat. La pépite française a obtenu le feu vert des autorités sanitaires le 20 octobre pour reprendre les essais cliniques de son coeur artificiel en France.

Carmat va pouvoir reprendre ses essais cliniques en France. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a donné son feu vert mardi 20 octobre pour de nouvelles implantations du coeur artificiel fabriqué par la société de biotechnologie. Cette étude “pivot” doit permettre à l’entreprise, à terme, de commercialiser sa solution en Europe.

Des tests suspendus depuis 2018 en France

Carmat avait suspendu ses tests en France en octobre 2018. La reprise des essais avait été reportée sine die “pour éviter tous risques de dysfonctionnements potentiels”.

“Nous sommes ravis de pouvoir à nouveau réaliser des implantations du cœur Carmat en France”, s’est réjoui dans un communiqué le directeur général de Carmat, Stéphane Piat. La PME profite d’une série de bonnes nouvelles puisqu’elle a réussi à boucler en septembre une levée de fonds de 60 millions d’euros.

Le coeur artificiel est destiné à des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, une maladie qui concernerait 20 millions de patients en Europe et aux États-Unis. Concrètement, l’autorisation de l’ANSM va permettre à des patients français de recevoir le dispositif conçu par Carmat.

D’autres tests prévus aux États-Unis

L’entreprise espère finaliser le recrutement de son étude pivot pour la fin du premier trimestre 2021. “L’objectif primaire de l’étude correspond à six mois de survie avec la bioprothèse ou à une transplantation cardiaque réussie dans les six mois suivant l’implantation du dispositif”, rappelle l’entreprise.

“La cadence des recrutements, impactée par la situation Covid-19 dans les centres en République tchèque, au Danemark et au Kazakhstan, pourrait ainsi s’accélérer avec la participation des centres français hautement spécialisés pour clore cette étude clé”, indique Stéphane Piat. La medtech avait annoncé en mai l’implantation d’un premier coeur artificiel total au Danemark.

En parallèle, Carmat souhaite débuter une étude de faisabilité américaine (EFS) avant la fin de l’année 2020. L’entreprise espère également commencer une large étude “EFICAS” au cours du deuxième trimestre 2021 pour démontrer l’efficacité et la sécurité du coeur artificiel. Jusqu’à présent, Carmat a réalisé 13 implantations de le cadre de l’étude pivot.

 

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23/01/14, intitulé : Carmat : Un rêve se réalise.

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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
Brevets (suite)
Vu et lu dans Conquérir n° 18 de septembre / octobre 2020

Vu et lu dans Conquérir n° 18 de septembre / octobre 2020

Vu et lu dans Electroniques de septembre 2020
Vu et lu dans Electroniques de septembre 2020
Vu et lu dans Electroniques de septembre 2020

Vu et lu dans Electroniques de septembre 2020

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.

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Délocalisations, relocalisations (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Délocalisations, relocalisations (suite)
Délocalisations, relocalisations (suite)
Vu et lu dans le magazine M Le Monde n° 471 du 26/09/20

Vu et lu dans le magazine M Le Monde n° 471 du 26/09/20

Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020
Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020
Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020

Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020

Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020
Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020

Vu et lu dans Décision Achats n° 219 de septembre 2020

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

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La Banque de France, Bpifrance (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Banque de France, Bpifrance (suites)
La Banque de France, Bpifrance (suites)
Vus et lus dans Les Echos du 23/09/20, et Le Parisien Eco du 12/10/20
Vus et lus dans Les Echos du 23/09/20, et Le Parisien Eco du 12/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 23/09/20, et Le Parisien Eco du 12/10/20

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 septembre 2013, intitulé : BPI France : La banque de la reconquête ?

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Espérance française ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Espérance française ?
Espérance française ?

Et si une des premières réponses au Covid-19 était effectivement française ?

Lisez donc ceci

Le spray anti-Covid, arme de destruction massive ?

https://www.lepoint.fr/sante/le-spray-anti-covid-arme-de-destruction-massive-15-10-2020-2396548_40.php#

le 15/10/2020

 

Le Covispray… Retenez bien le nom de ce dispositif médical, car il pourrait bien devenir rapidement l'une des parades contre le Covid-19. Alors que l'épidémie prolifère et que les laboratoires du monde entier phosphorent pour trouver un traitement contre ce coronavirus, la société Vitribio, basée à Issoire dans le Puy-de-Dôme, vient de commencer à produire un spray nasal à base de polymères, capable de neutraliser le virus en l'empêchant de pénétrer la paroi nasale et de proliférer dans l'organisme. « Il s'agit tout simplement du premier traitement symptomatique pour lutter contre le Covid-19, utilisé lors de la phase initiale de l'infection », souligne-t-on chez Vitribio.

L'entreprise familiale auvergnate, spécialisée depuis 25 ans dans la recherche et le développement pharmaceutique, a imaginé Covispray comme un dispositif préventif à pulvériser dans le nez comme n'importe quel spray, recouvrant les parois nasales de manière hermétique d'un film qui bloque la progression du virus. Le spray agit alors comme une barrière physique durant quatre à six heures.

« On estime que près de 90 % des cas de Covid-19 sont dus à l'entrée du virus par la cavité nasale. L'objectif de cette approche multi-cibles consiste non seulement à arrêter l'entrée du virus et à le neutraliser, mais aussi à bloquer l'inflammation et à réparer la muqueuse nasale, juste en la débarrassant des contaminants de surface. Le risque de burn-out immunitaire et de détresse respiratoire sont alors fortement diminués », assure Ravi Shrivastava, fondateur et PDG Vitrobio, à l'origine de ce dispositif médical.

Entre 8 et 10 euros en pharmacie

Pour valider les recherches de l'entreprise auvergnate, des tests ont été menés in vitro par l'université de Toulouse et validés par Tebu-Bio, acteur reconnu des essais in vitro, qui ont confirmé l'efficacité de cette stratégie. « Elle avait déjà fait ses preuves pour le traitement de la rhinosinusite et des maux de gorge d'origine virale pour lesquels nous avons mis au point des dispositifs médicaux actuellement commercialisés », ajoute Ravi Shrivastava.

Le spray sera commercialisé prochainement dans les pharmacies pour la somme de 8 à 10 euros. Le site auvergnat a déjà commencé à fabriquer le médicament, mais il ne pourra produire que 150 000 unités par mois. Pour augmenter la production, Vitribio s'est associé avec une autre entreprise auvergnate, Biocorp, basée à Clermont-Ferrand, qui a investi 1 million d'euros dans la construction d'une chaîne de fabrication et permettra de produire 1,5 million d'unités par mois, d'ici à janvier 2021.

Si le spray anti-Covid tient toutes ses promesses, il devrait être produit dans le monde entier à « plusieurs millions d'unités, à court terme ». Des pourparlers sont donc en cours avec de grands noms de l'industrie du médicament, comme Sanofi, pour assurer sa distribution mondiale. « Covispray pourrait alors aider à freiner la pandémie ». Ravi Shrivastava en est convaincu.

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