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La Chine (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Chine (suite)
La Chine (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20
Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20

Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19
Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19

Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19

Vu et lu dans Challenges du 01/04/21
Vu et lu dans Challenges du 01/04/21

Vu et lu dans Challenges du 01/04/21

Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21
Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21
Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21

Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21

Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21
Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21
Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21

Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21

Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21
Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21

Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21

Vu et lu dans Challenges du 08/04/21
Vu et lu dans Challenges du 08/04/21

Vu et lu dans Challenges du 08/04/21

A lire
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Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 octobre 2016, intitulé : La Chine : Le retour du péril jaune ?

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BlaBlaCar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

BlaBlaCar (suite)
BlaBlaCar (suite)

BlaBlaCar lève 115 millions de dollars et vise une entrée en Bourse

https://www.frenchweb.fr/blablacar-leve-115-millions-de-dollars-et-vise-une-entree-en-bourse/420478

Le 21/04/2021

 

BlaBlaCar, qui annonce une nouvelle levée de fonds, veut profiter de la sortie de la crise sanitaire pour être «agressif», tant en Europe que sur des marchés plus lointains, explique son directeur général Nicolas Brusson dans un entretien à l’AFP. L’entreprise fondée en 2006 a annoncé une levée de fonds de 115 millions de dollars, ce qui lui permet de voir venir. «Aujourd’hui, avec ce plan de financement, on se retrouve avec plus de 200 millions de cash, ce qui nous permet d’être agressifs», déclare Nicolas Brusson.

L’opération valorise la société à 2 milliards de dollars. «C’est clairement une licorne !», souligne le co-fondateur en faisant référence à ces start-up non-cotées valorisées à au moins 1 milliard. Il estime que cette dernière levée de fonds sera sans doute la dernière du genre avant une introduction en Bourse, pour laquelle aucune date n’est encore vraiment fixée, l’objectif étant pour l’instant «d’amener la société fin 2022 à nouveau à la rentabilité, en croissance». «C’est l’ambition et c’est l’esprit. Après on navigue, il y a des inconnues et des surprises» avec le Covid, admet Nicolas Brusson.

BlaBlaCar, qui n’a jamais publié ses comptes, avait gagné de l’argent en 2018. Des acquisitions en 2019 (dont Ouibus, la compagnie de «cars Macron» de la SNCF) l’ont replongé dans le rouge, avant l’arrivée de «la météorite Covid». L’entreprise perd toujours de l’argent, mais elle «a pris des parts considérables de marché aux autres acteurs du transports qui ont plus de difficultés à gérer cette crise parce qu’ils ont beaucoup plus de coûts fixes», expose Nicolas Brusson. D’où «une phase post-Covid d’investissement, parce que les cartes sont rebattues dans le monde du transport, et c’est vraiment en notre faveur», insiste-t-il.

Russie, Inde, Mexique et Brésil, moteurs de croissance à l’international 

Sur son cœur historique, l’Europe occidentale, il ne doute pas une seconde que le covoiturage repartira très fort dès la levée des restrictions de circulation. «En France, les volumes en sont à peu près la moitié de 2019 à la même période, alors qu’on est quand même en confinement», remarque-t-il. «Il y a une population frustrée qui veut voyager, plus jeune que la moyenne, comme le sont souvent nos membres. Il y aura une accélération très rapide en France et dans les pays européens, c’est très clair. Ce qui est moins clair, c’est le timing !» Nicolas Brusson veut aussi «redéployer très rapidement le réseau de bus» (les autocars, jusqu’à présent appelés BlaBlaBus), en France et en Allemagne fin mai-début juin notamment. «L’idée c’est qu’en 2022 on soit capable de proposer un réseau de bus qui soit au moins deux fois celui de 2019», précise-t-il. Il veut aussi commencer à proposer des voyages en train sur sa plateforme.

Le co-fondateur voit aussi plus loin, considérant qu’«aujourd’hui, 80% de l’usage de BlaBlaCar est hors Europe». Ce domaine «hors Europe» occidentale, qui pour lui commence en Pologne et comprend la Russie, l’Ukraine, l’Inde, le Brésil ou le Mexique, est la nouvelle frontière de l’entreprise. BlaBlaCar y propose du covoiturage comme partout ailleurs, et aussi des réservations en ligne de billets d’autocars, agrégeant des liaisons proposées par plus de 7 000 transporteurs locaux.

Contrairement à la France ou à l’Allemagne, l’entreprise n’y organise pas ses propres lignes sous sa marque, mais sert de place de marché. Et au Brésil comme en Inde, le Covid-19 ne semble pas décourager les utilisateurs. «L’idée c’est vraiment d’appuyer sur l’accélérateur dans tous ces pays-là» où l’activité est déjà en plein essor, pointe Nicolas Brusson. Il envisage «un mélange de croissance organique et d’acquisitions en fonction des opportunités d’accélération». Comme en Ukraine, où BlaBlaCar vient de racheter Octobus, une start-up spécialisée dans la numérisation des services des opérateurs de cars.

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20

 

Comment Blablacar s’organise face à une baisse de 30% de son activité

https://www.frenchweb.fr/next40-comment-blablacar-sorganise-face-a-une-baisse-de-30-de-son-activite/413837

Le 27/01/2021

Interview de Nicolas Brusson, cofondateur de Blablacar

 

La nouvelle composition du NEXT40 sera bientôt annoncée. En attendant, retrouvez tous les matins une interview d’une start-up issue de la première promotion pour faire un bilan sur ses activités, parler de ses perspectives et de ce que lui a apporté le NEXT40.

Les secteurs du transport et du tourisme sont touchés avec force par la crise du coronavirus. La licorne française Blablacar n’est pas épargnée. « Nous sommes passés de 71 millions de passagers en 2019 à 50 millions en 2020. C’est la première année que nous connaissons la décroissance », reconnait à notre micro Nicolas Brusson, cofondateur et CEO de Blablacar.

La stratégie de l’entreprise consiste à présent à se focaliser sur son activité de covoiturage. BlaBlaCar a annoncé que ses BlaBlaBus, à l’arrêt depuis le 1er novembre, ne reprendraient la route qu’au printemps. « Plutôt que d’effectuer des stop go avec les bus, ce qui serait très dur opérationnellement et dangereux financièrement en cas de non remplissage des bus, nous avons décidé de ne pas redéployer BlaBlaBus pour le moment. Le modèle BtoC de covoiturage de Blablacar est plus facile à opérer », explique le CEO de l’entreprise.

Mais la pépite française ne s’est laissée pas décourager par la situation et s’est intéressée à d’autres activités durant cette année 2020. En mai, la plate-forme de covoiturage a noué un partenariat avec la start-up suédoise Voi Technology pour proposer des trottinettes électriques en libre-service. L’application et les trottinettes Voi déployées en France vont être rebaptisées « BlaBla Ride ». L’opération en est encore à ses débuts. 

Lors du premier confinement, BlaBlaCar a également lancé une application d’entraide entre voisins. Baptisée BlaBlaHelp, la nouvelle application gratuite permettait aux utilisateurs de proposer leur aide bénévolement ou de trouver à proximité des personnes de confiance, déjà inscrits sur BlaBlaCar, pour aller chercher courses de première nécessité ou médicaments. L’application s’est arrêtée le 13 janvier 2021 liée à une baisse de l’engagement des utilisateurs mais aussi de leurs besoins. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/01/blablacar-en-voiture-tout-le-monde.html

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Terminator, Robocop, Iron Man ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Terminator, Robocop, Iron Man ?
Terminator, Robocop, Iron Man ?

Rendez-vous très bientôt.

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Blade (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Blade (suite)
Blade (suite)

Blade: le projet de reprise des salariés, soutenu par Xavier Niel, peut-il rafler la mise face à Octave Klaba?

https://www.frenchweb.fr/blade-le-projet-de-reprise-des-salaries-soutenu-par-xavier-niel-peut-il-rafler-la-mise-face-a-octave-klaba/419806

Le 12/04/2021

Interview de Fergus Leleu, New Business Director chez Blade

 

Blade sera bientôt fixé sur son avenir. C’est en effet ce mardi 13 avril que le Tribunal de Commerce de Paris doit examiner les offres de reprise de la start-up française. Malgré 135 millions d’euros levés, elle n’a pas eu d’autre choix que de passer par un placement en redressement judiciaire pour tenter de trouver une issue à la crise qui la fragilise. Parmi les offres déposées, il y a celle d’Octave Klaba ainsi que celle de six salariés de Blade, dont l’actuel CTO Jean Baptiste Kempf. C’est cette dernière que Xavier Niel a choisi de soutenir.

C’est donc une bataille entre deux grands noms de la Tech française qui se profile à l’horizon pour la reprise de Blade. Mais point d’animosité entre les deux hommes, Xavier Niel ayant aidé Octave Klaba à ses débuts avec OVHcloud. Car si le créateur de Station F s’est intéressé au projet de reprise des six salariés de Blade, c’est parce que son ami Jacques-Antoine Granjon, fondateur et PDG de Veepee, séduit par l’idée, lui en a parlé. Après avoir rencontré les salariés de Blade, Xavier Niel a décidé de soutenir le projet à raison d’un investissement à hauteur de 80% du capital de la société via Iliad. Les 20% restants sont réservés aux six repreneurs et aux salariés. Si l’offre est retenue par le Tribunal de Commerce de Paris, Iliad prévoit une enveloppe de 30 millions d’euros sur trois ans pour remettre Blade sur les bons rails.

Fergus Leleu, New Business Director chez Blade qui est l’un des six salariés à avoir travaillé sur ce projet de reprise, nous raconte ses derniers mois dans l’entreprise et la rencontre décisive avec Xavier Niel :

18 mois très difficiles

Si la start-up a été érigée en champion tricolore de son secteur, elle a été quelque peu dépassée par son succès. Face à une demande croissante, les investissements nécessaires pour y répondre n’ont pas été suffisants. Avec des tarifs trop bas, dans le but d’écraser la concurrence sur le marché, la rentabilité s’est éloignée et les problèmes se sont accumulés, surtout au cours de ces 18 derniers mois.

Fin 2019, Jérôme Arnaud a succédé à Emmanuel Freund à la tête de l’entreprise tandis que cette dernière levait 30 millions d’euros pour rester à flot. Dans le même temps, un partenariat avec OVHcloud était signé pour décupler la puissance des serveurs en ligne supportant la solution «Shadow», qui permet d’accéder à un ordinateur dématérialisé hébergé dans le cloud. Mais quelques mois plus tard, c’est la soupe à la grimace. Le partenariat avec OVHcloud a du plomb dans l’aile et les divergences se multiplient au sein de la gouvernance de l’entreprise.

Jean-Baptiste Kempf et Mike Fischer à la rescousse de Blade

Emmanuel Freund décide ainsi de claquer la porte de Blade en avril 2020 pour créer PowerZ, un jeu éducatif qui doit permettre aux enfants d’apprendre tout en s’amusant. Pour ne rien arranger à la situation, les dirigeants ne parviennent pas à boucler une levée de fonds vitale pour la survie de la société. La situation continue de se dégrader, avec des problèmes techniques, des retards de livraison et une crise de gouvernance qui s’est poursuivie jusqu’à l’été 2020. C’est à cette période que sont arrivés, respectivement en tant que CTO et CEO, Jean-Baptiste Kempf, connu pour sa contribution au projet VLC, et Mike Fischer, ancien patron de la branche américaine de Square Enix, passé également par Sega, Amazon et Microsoft.

Chargé de remettre Blade à flot, le tandem a pris la difficile décision de passer par la case redressement judiciaire pour permettre à l’entreprise de repartir sur des bases saines. Et c’est notamment ce que souhaite faire Jean-Baptiste Kempf avec les cinq autres salariés de Blade impliqués dans le projet de reprise, en supprimant les lignes d’activité toxiques pour les remplacer par de nouvelles lignes de revenus provenant de nouvelles verticales, notamment auprès des entreprises et d’acteurs du monde de la recherche. Aujourd’hui, Blade revendique 100 000 clients payants et 50 000 sur liste d’attente. Et que ce soit avec Octable Klaba ou Xavier Niel, les salariés de la start-up française espèrent poursuivre l’aventure. Verdict attendu au cours des dix prochains jours.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/blade-de-l-ombre-a-la-lumiere.html

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html

 

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Poilâne (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Poilâne (suite)
Poilâne (suite)
Vu et lu dans Challenges n° 690 du 18/03/21

Vu et lu dans Challenges n° 690 du 18/03/21

Apollonia Poilâne vous propose un sandwich au pain

https://www.futura-sciences.com/sante/recettes/cuisine-apollonia-poilane-vous-propose-sandwich-pain-185/

La recette que nous propose ici Apollonia Poilâne, une recette parue aux Éditions Flammarion dans le livre « Encyclopédie du pain maison ». Faire du pain chez soi, c'est renouer avec une technique ancestrale.

C'est aussi choisir ses ingrédients, pour un pain sain et à son goût. Cette encyclopédie apprend à faire naître et à nourrir son levain, à connaître les farines et les étapes de la panification et surtout à faire SON pain, avec simplement l'équipement d'une cuisine ménagère.

Cet ouvrage est LA bible pour les amateurs du « fait maison » ! Un cahier pratique qui rassemble : L'histoire du pain - Le pain et la nutrition (index glycémique, calories, fibres, gluten, additifs) - Ce qui fait le pain (des céréales à la farine, l'eau, le sel, le levain, la levure...) - Les pains de France, les pains du monde...

 

LE CONSEIL DU CUISINIER

« Quand mon grand-père Pierre Poilâne a ouvert sa boulangerie à Paris après un tour de France, il s'est mis en marge et a développé toute une philosophie autour du pain, en s'interrogeant sur le pain que l'on mange.

Le pain doit ravir le corps et l'esprit. C'est en nourrissant bien le corps qu'on libère l'esprit. Le pain est un aliment premier et non primaire, car il est essentiel. C'est le carrefour entre l'univers de la céréale et de la fermentation, avec la compréhension que le temps est un facteur clé.

Je suis fière d'avoir eu le grand-père et le père que j'ai eus et prendre la suite de mon père a toujours été une évidence. Je m'en rends compte avec le recul. L'esprit critique qu'ils ont développé est un des ingrédients de mon levain de vie. Cette fierté a nourri aussi mon regard sur mon métier : transformer une céréale en un pain, des biscuits, des pâtisseries de boulanger. Chaque produit a sa particularité, son parfum.

Au comptoir Poilâne, on raconte tout ce que l'on peut faire avec un morceau de pain, la base étant du pain et du beurre. Comme cette recette, qui est à la fois un pied de nez et un clin d'œil à mon père qui avait pour habitude de dire : "un pain se suffit à lui-même". On agrémente ce sandwich au pain avec un beurre cru qui a une histoire, le beurre de Madame. Olivier Roellinger m'a appelée un jour pour l'aider à sauver une race ancienne de vache bretonne, la Froment du Léon. Elle doit son nom à sa robe couleur de blé. Ce beurre délicat et riche en bêta-carotène est parfait sur une tartine de pain au levain. »  Apollonia Poilâne.

Apollonia Poilâne est la troisième génération à diriger la boulangerie familiale. Son grand-père Pierre s'installe en 1932 au 8, rue du Cherche-Midi au cœur de Saint-Germain-des-Prés et fabrique le pain qu'il aime, de généreuses miches, avec une farine moulue à la meule, une fermentation naturelle au levain et une cuisson au feu de bois.

Son fils Lionel se passionne lui aussi pour le pain et reprend le fournil paternel au début des années 1970, en développant considérablement l'entreprise, tout en conservant la méthode de travail à l'ancienne. Quand il disparaît en 2002 dans un accident, sa fille Apollonia reprend les rênes.

Elle adhère pleinement à la philosophie de son père et de son grand-père : privilégier la qualité à la quantité. Les pains Poilâne sont toujours au levain, faits à la main et cuits au feu de bois. La jeune femme a également développé de nouvelles enseignes et mis en place de nouveaux pains et une collection de sablés à la farine de seigle, à la farine de sarrasin, d'avoine, de maïs...

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/10/la-maison-poilane-petrie-de-talent.html

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Guérande (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Guérande (suite)
Guérande (suite)
Guérande : Salicornier, l'autre cueilleur des marais salants

https://actu.fr/pays-de-la-loire/guerande_44069/guerande-salicornier-l-autre-cueilleur-des-marais-salants_36118691.html

Le 16 septembre 2020

 

Dans les marais salants de Guérande, le paludier cueille la fleur de sel, le salicornier la salicorne. Rencontre avec l'un des rares cueilleurs de ce « cornichon » des marais.

 

Tout le monde ou presque connaît le métier de paludier. Celui de salicornier est beaucoup plus confidentiel, voire totalement inconnu. 

Il y a encore 30 ans, ils étaient pourtant une trentaine à arpenter les marais salants de Guérande et de Mesquer (Loire-Atlantique) à la conquête de la salicorne, cette plante maritime gustative qui pousse dans les salines, entre eau douce et mer salée. Aujourd’hui, les cueilleurs professionnels ne sont plus que trois. Alain Le Bouil est l’un d’eux.

Toléré dans les marais

C’est de la cueillette sauvage. Nous travaillons essentiellement dans les friches. Et des salines non exploitées, il y en a de moins en moins dans les marais salants,

indique Alain Le Bouil pour expliquer la chute du nombre de professionnels.

La salicorne est aussi ramassée aux abords des petits ponts qui donnent accès aux salines.

Dans les marais, nous, les salicorniers, sommes tolérés et j’ai une règle d’or, toujours demander aux paludiers si je peux cueillir dans leurs salines. C’est une question de respect, je ne suis propriétaire d’aucune terre. Pour les paludiers, la salicorne est une mauvaise herbe qui gêne la production. Souvent ils l’arrachent. Ils n’ont de toute façon pas le temps de la cueillir, le travail du sel est beaucoup trop prenant .

Alain Le Bouil est tributaire de cette tolérance et de la gestion de l’eau sur laquelle il n’a aucune prise. Il en a bien conscience mais l’homme connaît les marais et n’a pas oublié ses jobs d’été de rouleur de sel.

« Le goût de l’enfance »

Cela fait maintenant 10 ans qu’Alain Le Bouil cueille la salicorne avec sa faucille qu’il a lui même façonnée.

Un luxe, une grande liberté d’être en pleine nature dans un environnement exceptionnel .

La récolte se fait en mai et en juin, « faut pas se rater ». À chaque saison, le salicornier cueille environ une tonne de cette petite plante verte qu’il met ensuite en bocaux, en marinade ou en moutarde, dans son laboratoire basé à Herbignac.

Je n’ai pas de stock car les bocaux ont une durée d’un an. À chaque saison il faut donc repartir à la cueillette.

Alain Le Bouil a une quinzaine de clients comme Terre de sel, des épiceries fines ou des paludiers qui les vendent sur leurs étals en complément du sel.

La salicorne a le goût de l’enfance, du souvenir du terroir. Les gens qui viennent en vacances régulièrement ici repartent toujours avec .

Connue essentiellement comme condiment, elle peut aussi se cuisiner comme des haricots, à condition d’être fraîche. Des recherches sont également en cours pour développer ses qualités cosmétiques.

En ce moment dans les marais, on peut encore apercevoir la salicorne, passée du vert au rouge pendant l’été pour se protéger du soleil. Bientôt, avec l’hiver, il n’en restera que des tiges de bois, avant que la plante ne se régénère au printemps et qu’Alain reparte à la cueillette, faucille en mai

 

 

Savez-vous ce qu’est une paludière ? Eh bien c’est mon métier !

https://www.madmoizelle.com/paludiere-sel-guerande-1071917

Le 08 janvier 2021

 

Vous aussi, rêvez de grand air et d'un rythme de vie plus naturel ? C'est le quotidien de Miléna. À 23 ans, elle produit du sel dans les bassins de Guérande, et nous raconte son quotidien de paludière !

J’ai 23 ans et je suis paludière, c’est-à-dire productrice de sel artisanal dans le bassin de Guérande, en Loire-Atlantique. Mon métier consiste à travailler la terre et l’eau de mer pour en extraire du sel, grâce au soleil et au vent !

La production de sel, une histoire de famille

L’histoire d’amour entre ma famille et ce métier remonte au moins à 1620, et a duré jusqu’en 1966. Mes ancêtres ont été paludiers pendant trois siècles, voire plus — je n’ai pas réussi à remonter plus loin dans mes recherches généalogiques.

Mais dans les années 60, le milieu du « marais » a connu un déclin énorme. Malgré une charge de travail élevée, la récolte et la vente du sel ne suffisaient plus à subvenir aux besoins des paludiers, qui s’appauvrissaient énormément.

Leurs enfants quittaient dès que possible les exploitations pour faire des études et pouvoir survivre. C’est le choix qu’a fait mon grand-père, lequel a perdu ainsi les salines familiales qui se transmettaient jusqu’alors de génération en génération.

Comment je suis devenue paludière

Malgré cet héritage chargé en sel, j’ai donc découvert le quotidien de paludière en faisant des saisons !

L’été, les producteurs recrutent des « cueilleurs-porteurs » qui les aident à cueillir les fleurs de sel et à porter le gros sel. Dès ma première expérience, j’ai su que c’était ce que je voulais faire de ma vie : être au grand air, vivre au rythme des saisons et de la météo…

Mais à ce moment-là, je faisais un autre métier que j’aimais beaucoup, et qui demandait énormément d’investissement. Il n’était pas simple d’en changer comme ça.

En 2017, j’ai fini par prendre la décision de quitter mon travail et de commencer à travailler exclusivement comme paludière. J’ai continué à faire des saisons, rencontré des producteurs, approfondi mes connaissances de la région… Tout s’est fait assez naturellement, et sur la durée.

Je ne suis pas arrivée sur les marais pour m’y installer directement, j’ai pris le temps de connaître les autres producteurs et de comprendre en profondeur le fonctionnement de cette culture. En 2020, après de longues recherches, je me suis installée sur ma propre exploitation, en étant très fière de renouer avec cette tradition familiale.

La solidarité dans les salines

En tant que femme autiste, j’ai du mal à m’intégrer socialement, ou à communiquer facilement avec les autres. J’ai donc dû penser mon exploitation en prenant mon handicap en compte : elle est plus petite que celle des autres paludiers, car je ne peux pas gérer l’embauche et le contact de trop de saisonniers, et j’ai un rythme de travail un peu différent, qui me permet plus de repos.

Tout ça aurait pu être très difficile à mettre en œuvre si je n’avais pas été accueillie très chaleureusement par les autres paludiers de ma région. Ici, les salines sont organisées en coopératives, pour permettre aux agriculteurs de mieux vivre de leur travail. Et dans le salines, le maître mot est l’entraide, il y a même des équipes dédiées à ça !

C’est grâce à la solidarité de mes pairs et à toute leur aide que j’ai pu m’installer, que je peux être aussi à l’aise aujourd’hui.

Mon quotidien de paludière est rythmé par les saisons

Mon métier est basé à 100% sur la météo et la salinité de l’eau. Du coup, mon quotidien est très différent en fonction des saisons !

À l’automne, ma journée type commence au lever du soleil, donc vers 9h, et je passe mes journées à remplir des brouettes de terre puis à l’évacuer de ma saline (pour faire simple). Je finis avant le crépuscule, vers 17h. Les journées sont assez courtes.

En hiver, je commence à préparer mes bassins de sel pour la saison qui arrive : je débroussaille la végétation, j’enlève la vase qui s’est accumulée sur les fonds, et je l’utilise pour nourrir les ponts entre les bassins afin de les consolider pour qu’ils soient résistants au fil des mois.

Petit à petit, le printemps arrive alors mes journées s’allongent ! Je continue de préparer les salines, en contrôlant les taux de salinité de l’eau, en vérifiant aussi qu’il n’y a pas d’impuretés. Plus les journées sont chaudes, plus l’eau se concentre en sel.

L’été, le sel arrive en fonction du temps. S’il est chaud et ensoleillé, la saison peut commencer au mois de mai, ou à la mi-juillet — voire jamais pour les années très pluvieuses. On nettoie les bassins de production, qu’on appelle des œillets, afin d’avoir un sel le plus pur possible.

L’été, saison de la récolte du sel

Ensuite, la saison est lancée ! C’est à ce moment-là que mes journées sont les plus longues. Je me lève à 6h30 pour récolter le gros sel sur quasiment toute mon exploitation. Je règle mon eau, vérifie le travail des saisonniers qui récoltent la fleur de sel, prépare des mulons (des petits tas de sels qui permettent de le conserver), transporte des sacs…

A midi, je rentre chez moi, je mange, je fais une sieste, et je repars à 15h30 pour aller trier et cueillir ma fleur de sel, puis prendre sur les œillets le gros sel que je n’ai pas emporté le matin.

Quand je termine, il est environ 21h30. Je règle mon eau, et rentre chez moi, manger et dormir.

L’été les journées sont très longues et fatigantes, mais ce sont celles que je préfère : on récolte le fruit des efforts de l’année, et le sel tant attendu. Cette période dure tant qu’il n’y a pas de pluie ; certaines années, on peut travailler jusqu’à 30 jours d’affilée… Ou pas du tout, si il fait un sale temps.

Un mode de vie calme, au contact de la nature

La plupart des gens voient le fait de vivre dans une région rurale, un peu isolée comme une chose difficile. D’ailleurs, on me demande souvent si cette obligation, du fait de mon métier, n’est pas une contrainte et cette question me fait rire : moi, j’adore être paludière et vivre ici !

Quand j’avais 6 ans, mes parents ont quitté la région parisienne pour revenir près de nos racines et nous élever au grand air. C’est l’endroit où j’ai grandi, et il fait partie de moi. Étant très casanière, je vois le fait de vivre ici comme un énorme avantage : je suis mon rythme et celui du soleil, et je profite !

Si ce métier vous fait rêver autant que nous, sachez qu’il existe un Brevet Professionnel en Saliculture unique en France, situé en Loire Atlantique, où vous pourrez apprendre les secrets de la profession !

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/industrie-territoires-l-eldorado-de-la-presqu-ile-guerandaise.html

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Fermob, Tolix (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Fermob, Tolix (suites)
Fermob, Tolix (suites)
Vu dans Challenges n ° 692 du 01/04/21

Vu dans Challenges n ° 692 du 01/04/21

Vu dans Challenges n ° 692 du 01/04/21
Vu dans Challenges n ° 692 du 01/04/21

Vu dans Challenges n ° 692 du 01/04/21

Vus et lus dans le JDD du 04/04/21, et Le Journal de la Maison n° 531 de février/mars 2021
Vus et lus dans le JDD du 04/04/21, et Le Journal de la Maison n° 531 de février/mars 2021

Vus et lus dans le JDD du 04/04/21, et Le Journal de la Maison n° 531 de février/mars 2021

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La robotique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La robotique (suite)
La robotique (suite)

Robotique. « L’automatisation crée de l’emploi »

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/robotique-l-automatisation-cree-de-l-emploi-7005992

Le 08/10/20

Non seulement les robots, et plus largement, l’automatisation ne tuent pas l’emploi dans l’industrie, mais ils le développent. C’est le résultat de plusieurs études dont l’une, sur des usines françaises, à laquelle a participé Céline Antonin, économiste à l’OFCE et chercheuse associée au Collège de France.

 

Les robots vont-ils détruire nos emplois ? Non, explique Céline Antonin, économiste à l’OFCE et chercheuse associée au Collège de France. Entretien.

Vous avez participé à une récente étude sur la relation entre robotisation et emploi, que montre-t-elle ?

Nous l’avons analysée dans 19 448 établissements représentatifs de l’industrie manufacturière française, entre 1994 à 2015. Je précise que nous ne nous sommes pas intéressés qu’aux robots – qui répondent à une définition restrictive – mais à l’automatisation en général. Le constat est clair : les entreprises qui se sont le plus automatisées sont celles qui ont le plus créé d’emplois.

Cela va à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle les machines tuent la main-d’œuvre…

En effet, d’autres études ont tendu à dire l’inverse, dont une assure que l’intelligence artificielle doit détruire 47 % de l’emploi aux États-Unis d’ici à vingt ans. Ce que, pour notre part, nous observons – et que nous ne sommes pas les seuls à démontrer – c’est que si, de fait, l’automatisation réduit les besoins en main-d’œuvre, elle produit, par ailleurs, d’autres effets positifs plus importants.

Lesquels ?

Disons, pour résumer, qu’une entreprise plus automatisée est plus productive, ce qui lui permet d’abaisser ses coûts de revient, et donc ses prix de vente. Ce qui crée une hausse de la demande et, donc, de l’emploi. Nos calculs montrent que 1 % d’automatisation supplémentaire crée 0,28 % d’emploi en plus.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDEwMjIwMDk0ODMyY2M5MTAyZDA3MjkwYTExN2U3ODU5ZjQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=bc99b812e453df8773bf3fb08a5262097428b4a39712425b3928eeb98e3d8bd5Céline Antonin, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques et chercheuse associée au Collège de France. | OFCE

Mais ne s’agit-il pas surtout d’emplois très qualifiés ?

Non, contrairement à une autre idée reçue, tous les types d’emplois, très qualifiés ou peu qualifiés en profitent. Et c’est vrai, non seulement aussitôt après l’automatisation, que de façon pérenne.

Si les entreprises qui se robotisent le plus se développent, n’est-ce pas parce qu’elles détruisent l’emploi chez les autres ?

C’est ce que semble corroborer notre analyse : dans les secteurs soumis à la concurrence internationale, une hausse de l’automatisation entraîne des gains de marché à l’international et, par conséquent, une hausse de l’emploi, forcément au détriment des pays concurrents.

Les statistiques de l’International Federation of Robotics (IFR) montrent que l’industrie française est peu robotisée. Pourquoi ?

D’abord, parce que l’industrie manufacturière française a perdu de son importance dans l’économie : 10 % aujourd’hui, alors qu’elle est de 20 % en Allemagne. Il y a ensuite le poids de l’industrie automobile, très consommatrice de robots, et moins forte en France qu’en Allemagne, en Corée ou au Japon. Et il y a le fait que la France manque d’entreprises capables de robotiser l’industrie nationale.

Qu’est-ce qui fait donc défaut ?

À quelques exceptions près, les fabricants français de robots industriels sont des entreprises trop petites. S’y ajoute un déficit, en France, de ces entreprises capables d’intégrer les robots dans les chaînes de production, qu’on appelle des « intégrateurs ». Ce qui crée un vrai goulot d’étranglement.

 

Vus et lus dans Le magazine du Département Val d'Oise, et les Echos du 13/05/19
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Vu et lu dans Ecomeca de novembre 2019
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FoodTech: la robotique va-t-elle s’inviter dans nos restaurants et nos assiettes?

https://www.frenchweb.fr/foodtech-la-robotique-va-t-elle-sinviter-dans-nos-restaurants-et-nos-assiettes/418957

Le 30/03/2021

 

Par Nicolas Halftermeyer, directeur communication de SoftBank Robotics Europe

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/robot-cuisine-.jpg Crédit: Suwin/shutterstock.

Un chef étoilé pourrait-il un jour apprendre et transmettre son art culinaire à un robot? Cela nous paraît fort improbable dans l’état de l’art actuel, même avec les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle et de la cobotique.

Pourtant, c’est un fait, les robots commencent à se faire une place à notre table : ils ont commencé chez des particuliers dans les années 1970 –à l’époque le petit robot de cuisine est l’une des meilleures ventes en électroménager– mais étaient très peu visibles dans les restaurants, les cantines jusqu’à peu.

En Australie, début 2020, le Nisska Ice Cream Bar à déployé 3 robots, un humanoïde pour l’accueil, un bras robotisé pour battre la crème glacée et un dernier pour les « toppings » – les différentes garnitures. Pour ses créateurs, Anton Morus, roboticien, et Kate Orlova, biologiste, le projet est un théâtre -et derrière ce sont 14 ingénieurs et techniciens qui s’attachent à la conception et la maintenance.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-71-1.png© Niska Robotic Ice Cream Bar, Crossbar Building Federation Square, Melbourne.

À la victoire des surgelés et des micro-ondes dans les années 1980, peut-on opposer et imaginer la revanche traditionnelle d’un repas préparé localement, et au même prix ? Ce challenge semblait impossible, et pourtant l’approche locale gagne enfin du terrain.

C’est pourquoi il n’est pas si incroyable d’imaginer un robot cuistot dans une « Dark Kitchen », une cuisine non liée à un restaurant en particulier, non loin de chez vous, qui préparerait des bons petits plats à partir d’ingrédients de proximité, en provenance de micro-jardins urbains. À ce titre, les fraises en container d’Agricool nous montrent une voie « zéro carbone » fort intéressante.

Pour Michaël Farid, interviewé par le Washington Post au sujet de son restaurant robotisé ouvert avec le soutien du chef étoilé Daniel Boulud à Boston, « les robots s’occupent des tâches fastidieuses – comme la cuisine et le lavage » afin de laisser du temps aux humains. Pour la plupart des Français, la cuisine reste une tâche noble, tout le contraire d’une corvée.

Depuis quelques années, nous sommes hypnotisés par le ballet de ces bras robotiques qui assemblent un plat ou un dessert avec une vitesse impressionnante. Mais ces démonstrateurs de salons technologiques restent proches d’une usine de plats industriels plus que d’une vraie cuisine aux mets raffinés.

Se pourrait-il qu’un jour un robot sache cuisiner comme un chef étoilé ? Il lui faudrait un « nez », un « palais » électronique et être connecté au marché de Rungis pour y piocher régulièrement les meilleurs ingrédients et condiments, puis les tester… Nous n’en sommes pas là, heureusement, et pourtant comme nous allons le voir, certaines start-ups s’y préparent déjà.

Plusieurs projets de cuisine robotisée sont déjà bien financés

L’un des plus connus est Sally, conçu par Chowbotics. Il s’agit d’un assembleur de salades à la demande. Le concept, popularisé par les sandwichs Subway, se fait cette fois-ci uniquement en face d’une machine, de la taille d’un distributeur alimentaire, qui trie les ingrédients selon votre volonté.

Cela nous rappelle les machines à jus d’orange. En France, l’industriel de l’agro-alimentaire Bonduelle s’est laissé séduire et commercialise cet engin sous le nom de Cabaletta. Pour le directeur marketing, l’avantage est de pouvoir créer rapidement « plus de 1000 combinaisons de salades ».

La startup à son origine, Chowbotics, a été rachetée en février 2021 par DoorDash, géant de la livraison à domicile. Peut-être plus pour l’innovation que pour le goût…

Mon ancien patron, Brent Hoberrmann, croit lui aussi fort en la « kitchen food robotics ». Pour cela, il a misé 6 millions de livres sur Karakuri, une entreprise londonienne qui développe une cantine robotisée. Cette fois-ci, il y a plus que des salades au menu. La taille est imposante, environ celle d’une cuisine d’un appartement, avec en son centre, derrière une vitre, un bras robotisé similaire à celui qu’on trouve en usine. Mais il y a mieux, cette jeune entreprise est conseillée par Heston Blumenthal, chef étoilé anglais. Sa conviction ? « Aux robots de s’occuper des portions et de la mesure exacte des ingrédients, mieux que nous pouvons le faire, et nous permettre ainsi d’agir plus comme des humains » dit-il, expliquant le caractère militaire et scientifique d’une cuisine haut de gamme.

Pour Barney Wragg, son CEO, « la précision et le contrôle que la robotique apporte à une cuisine peuvent donner la capacité et la possibilité de créer des plats nouveaux et innovants et de pousser en avant la créativité des menus. La robotique peut accomplir avec précision des tâches que les humains peuvent trouver difficiles, ce qui signifie que nous pouvons faire évoluer les restaurants d’un menu fixe vers un menu individualisé où le client décide précisément ce qu’il veut manger.»

L’un des points forts de Karakuri serait donc le fait de pouvoir choisir sur mesure ses aliments, par exemple afin d’éviter les allergènes. « Notre robot DK-One est le point de départ de cette évolution. Il permet aux clients de concevoir précisément leur repas, non seulement en termes d’ingrédients, mais aussi en termes de valeurs nutritionnelles », détaille Barney.

L’autre point est la Data Science, avec affichage du pourcentage d’aliments locaux, et pourquoi pas d’équivalent carbone… et la réduction des pertes alimentaires. Cette cuisine robotique aimerait trouver sa place dans des Hôtels ou Hôpitaux fin 2021, à suivre…

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image1-2.png© DK-One, Karakuri, Londres.

En parallèle, en France, le robot assembleur est bien avancé, il s’appelle Cook-E.

Pour son co-fondateur, Ludovic Ho Fuh, ingénieur Centralien, il sera « capable de réaliser une multitude de plats chauds ou froids, comme des salades, des plats mijotés et contrôlés pendant des heures, ou des plats sautés qui sont cuisinés lors de la commande d’un client. »

Parmi ses multiples promesses, une réponse aux troubles musculo-squelettiques qui se posent régulièrement pour les personnels de cuisine. Le robot pourrait s’occuper de ces tâches ingrates et fatigantes.

La rentabilité semble au coeur de Cook-e. « Il stocke, dose, découpe, pèse, mélange et cuit vos plats » afin de permettre aux restaurants d’optimiser leurs coûts. « L’intégration d’un tel robot, et de l’intelligence qui l’accompagne, permet aussi de faciliter l’organisation d’un restaurant. Comme prédire la quantité de plats nécessitant des cuissons longues, et commencer à les préparer à n’importe quelle heure », explique Ludovic. A terme, ce robot pourrait se déployer en entreprise ou en « ghost kitchen ».

Mentionnons aussi la cantine digitale de Popchef, un « salad bar » et frigo connecté, mais pas robotisée pour le moment. Dans une future version peut-être? On le voit, la promesse des machines à café s’étend aujourd’hui à d’autres aspects culinaires, avec un savant mélange de dosage, de préparation et aussi de nettoyage afin que ces robots cuisiniers puissent être autonomes.

De l’IA pour former les bras robotiques à faire cuire un burger?

Allons un cran plus loin avec l’IA de Miso Robotics, qui semble d’ores et déjà en mesure d’assembler un Hamburger complet. Un exploit pour un bras robotique car il faut griller, retourner, empiler les aliments. Le bras s’appuie sur plusieurs capteurs et une caméra thermique pour déterminer les moments clés avec précision.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-72.png© Miso Robotics, Pasadena.

Là encore, la promesse est de libérer du temps pour l’humain, le cuisinier pouvant alors se consacrer à d’autres tâches plus sensibles et techniques. Les investisseurs y croient puisqu’ils ont apporté à janvier 2021 un total de 30 millions de dollars à cette prometteuse startup de Pasadena, en Californie.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image6.pngCrédit: © Miso Robotics, Pasadena.

De retour du CES Las Vegas en 2015, en déjeunant à l’aéroport de Minneapolis, avec le consultant Dimitri Carbonnelle, nous avions été surpris de voir un restaurant équipé d’une tablette par table ,et même au comptoir. L’ensemble des plats et des commandes se déroulaient via l’iPad ! Cela semble totalement banal en 2021. Du côté des chaînes de Fast-food c’est une tablette géante qui fait office de click & collect, à l’image des bornes chez McDonald’s, conçues par l’intégrateur français Acrelec. Le service à table est devenu une réalité chez McDo, grâce à des kiosques géants et des capteurs Bluetooth au plafond pour la géolocalisation m’expliquait Jacques Mangeot, son co-fondateur. Un changement culturel en seulement une décennie. Cela relativise notre incrédulité face à l’adoption des technologies et des robots.

Au-delà de la cuisine, la robotique fait son entrée en salle. Reste à conquérir aussi le nouveau monde, celui de la distanciation sociale en salle. Ainsi à l’Ecole Hôtelière de Lausanne, le Professeur Etemad-Sajadi apprend déjà à ses élèves à utiliser et apprivoiser la robotique sociale, en appui des commis.Un majordome – robot-as-a-concierge – qui vient en complément, par exemple pour converser en plusieurs langues ou tout simplement pour ajouter un aspect ludique au moment d’accueil dans un restaurant ou un hôtel.

À Tokyo, plus de vingt robots pour vous servir et vous divertir

Il y a un an, à Tokyo, j’ai eu le plaisir de découvrir l’un des premiers restaurants robotisés conçu et mis en place par mes collègues de SoftBank Robotics Japon. Situé à Shibuya, à quelques mètres du fameux passage piéton, le Pepper Parlor Café est un lieu unique, qui propose des gaufres,des crêpes et des boissons à la mode. Unique non pas par sa cuisine, réalisée par des humains, mais par la présence de nombreux robots : on en compte plus d’une vingtaine !

A l’accueil, Pepper vous reçoit, vous présente les plats, et prend votre commande. En période de pandémie, Pepper se connecte à une caméra thermique afin de vérifier votre température et vous accorde l’autorisation d’entrer. Une fois à table, c’est la surprise : un autre robot Pepper est là pour vous divertir avec des jeux familiaux multi-joueurs afin de dynamiser le moment et de rendre l’expérience plus mémorable encore.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/image3.png© SoftBank Robotics – Pepper Parlor Café, Shibuya.

Puis un nouveau robot se profile, voici Servi, un robot transporteur affublé de deux plateaux, qui apporte les plats commandés. Mais c’est une serveuse qui les prend et les pose délicatement sur la table, avec l’art, la manière et le petit mot; et vérifie les besoins de la clientèle comme des boissons supplémentaires. Après quelques secondes, le robot Servi pèse les plats et constatant qu’ils sont vides, sait que c’est le signal qu’il faut revenir à l’entrée de la cuisine.

Son logiciel lui permet d’éviter les obstacles et grâce à des « murs virtuels », il sait précisément quelles zones éviter. Pour 95% des clients, ce robot discret qui apporte les plats, et accompagne le serveur, est satisfaisant, permettant d’accélérer la livraison de leur commande et d’enlever plus rapidement les plats après consommation.

Ensuite place au ballet musical des NAO -oui le petit robot conçu à Paris se produit chaque jour au cœur de Tokyo- dans un quatuor sonore endiablé ! Enfin, en soirée, une fois le dernier client parti, c’est au tour du robot Whiz de passer l’aspirateur, de manière totalement autonome.

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2021/03/unnamed-73.png© SoftBank Robotics – Pepper Parlor Café, Shibuya

Dopés par les composants des smartphones et l’apprentissage des voitures autonomes, les robots de livraison en salle de restaurants semblent promis à un bel avenir, sans contact. On les imagine bien en restauration collective, et notamment en EHPAD là où les résidents ne peuvent parfois plus marcher. Appeler un robot pour avoir le poivre et le sel, c’est déjà possible.

L’avenir gastronomique s’écrit tous les jours, et il est évident que les nouvelles technologies pourraient jouer un rôle favorable dans la réouverture des restaurants, et pourquoi pas redonner un côté ludique à ces lieux de vie qui nous manquent tant. Comme le dit le chef Guy Savoy: «Aller au restaurant, c’est une parenthèse de bien être dans une vie parfois trépidante. (…) Cet art de vivre fait rêver la planète entière».

Alors préparons-nous à la réouverture!

Le contributeur :

https://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2019/07/Nicolas-Halftermeyer-square.pngNicolas Halftermeyer est directeur communication de SoftBank Robotics Europe, leader mondial de la robotique humanoïde. Il a auparavant exercé des fonctions marketing chez Business Objects, Lastminute, Parrot Netgem et Xilam.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-la-fili%C3%A8re-robotique-une-fili%C3%A8re-d-avenir-pour-l-industrie-fran%C3%A7aise

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Le château de Chantilly, encore des efforts

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, encore des efforts
Le château de Chantilly, encore des efforts
Vu et lu dans Les Echos du 17/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 17/02/21

L'État verse 4,5 millions d'aide exceptionnelle au domaine de Chantilly

https://www.lefigaro.fr/culture/l-etat-verse-4-5-millions-d-aide-exceptionnelle-au-domaine-de-chantilly-20210324

le 24/03/2021

Le château des Condé, qui appartient à l'Institut de France, est dans une impasse financière. Afin de lui permettre de passer cette année, l'État a mobilisé son plan de relance. 

Géré par l'Institut de France, le domaine enregistre 7 millions d'euros de perte notamment en raison de la crise sanitaire. 

En janvier, le domaine de Chantilly (Oise) était au bord du gouffre. Depuis mercredi, il sait qu'il va pouvoir respirer un peu. Grâce au plan de relance, le château des Condé va bénéficier d'une aide de 4,5 millions d'euros, ce qui lui permettra d'avoir la trésorerie nécessaire pour passer la crise. «Il était indispensable d'aider ce joyau historique et culturel français», fait valoir Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, tandis que Roselyne Bachelot, son homologue de la Culture, parle «d'un devoir».

Haut du formulaire

Le domaine, qui a été légué à l'Institut de France par le duc d'Aumale en 1887, est dans une double impasse. En juillet 2020, son mécène historique, le prince Aga Khan, s'est retiré, après avoir financé travaux et restaurations pendant 15 ans (près de 70 millions d'euros). La crise sanitaire s'est invitée dans la même année, ce qui n'a évidemment pas arrangé les choses, puisque la fréquentation a chuté de moitié en 2020.

Un changement de direction

En début d'année 2021, Chantilly a lancé une souscription, comme une bouteille à la mer, afin d'attirer l'attention du grand public sur ses pertes abyssales (7 millions d'euros). Xavier Darcos, chancelier de l'Institut, a par ailleurs pris son bâton de pèlerin, afin de convaincre l'État et la région Hauts de France de voler au secours du domaine. Il a visiblement été entendu ; dans un communiqué, les deux ministres indiquent même que le montant de l'aide pourra «être révisé en fonction de la date de réouverture du domaine».

Le château et le musée de Condé recèlent d'œuvres de Botticelli, de Fra Angelico, de Raphaël, Giotto ou de Clouet ; il s'agit de la deuxième collection de peintures anciennes après le Louvre. Il possède une bibliothèque fabuleuse, un jardin Le Nôtre et un musée du cheval. Pour l'instant, le temps y est suspendu. Seule l'annonce du départ de son directeur, Christophe Tardieu, qui doit rejoindre France télévisions en mai, a créé une onde, il y a deux jours. Chantilly est sauvé mais doit désormais trouver un nouvel administrateur: 2021 aura été une année charnière pour le grand patrimoine.

Xavier Darcros, Chancelier de l'Institut de France a tenu à exprimer «sa pleine gratitude au président de la République qui a entendu favorablement notre appel». Des remerciements qui vont aussi «au Premier ministre qui a arbitré les sommes attribuées, au ministre de l'Économie Bruno Le Maire, dont l'implication personnelle a été déterminante dans ce dossier, ainsi qu'à la ministre de la Culture Roselyne Bachelot». Et d'ajouter : «Enfin, ce dossier a bénéficié de l'appui et du soutien constant d'Éric Woerth, président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, député de l'Oise, je le remercie chaleureusement.»

https://soutenir.domainedechantilly.com/b/mon-don

Au 02/04/21 : 176 284 € (1 930 dons)

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

 

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Ecoles, aujourd'hui, demain ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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