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La petite histoire du CES

Publié le par Jacques SAMELA.

La petite histoire du CES
La petite histoire du CES

Je n’irai pas encore cette année, à moins qu’une invitation de dernière minute me parvienne, mais de nombreux français y seront à nouveau, augmentant chaque année leur présence, et donc celle de la France.

En effet, avec 365 entreprises (start-up, PME, ETI, grands groupes), et organisations diverses (CCI, Régions, pôles de compétitivité) en 2018, le pavillon France flottait fièrement sur le plus grand salon technologique en électronique grand public du monde, appelé CES pour Consumer Electronics Show (www.ces.tech).

Lancé pour la première fois en 1967 à New York, et destiné essentiellement aux professionnels, il devint biannuel de 1978 à 1994, se partageant entre Las Vegas sous le nom de Winter Consumer Electronics Show (WCES) et Chicago sous le nom de Summer Consumer Electronics Show (SCES), avant de s’installer définitivement à Las Vegas chaque année.

En 2018, sur 250 000 m2, ce sont près de 4 500 exposants et 250 000 visiteurs, dont près de 5 000 français, qui ont animé la 51ème édition, avec ni plus ni moins 20 000 produits lancés durant celle-ci. La 52ème édition à venir, devrait également suivre le chemin des dernières, en constantes augmentations, voire les dépasser.

Quant à la présence française, également en augmentation, de 45 start-up en 2014, 66 en 2015, 128 en 2016, 233 en 2017, 320 en 2018, elles seront cette année plus de 400, dont les plus innovantes seront visibles à l’Eureka Park, la zone dédiée spécialement aux start-up.

278 l’année dernière, faisant de la France le 2ème pays le plus représenté derrière les Etats-Unis (280). Les battrons-nous cette année ? Réponse dès demain.

Cependant, au de-là des chiffres chaque année plus importants, il serait selon certains, judicieux de fédérer la présence française, afin qu’elle puisse proposer un message cohérent et d’unité, car aujourd’hui encore, start-up, PME-PMI, grands groupes, régions, préfèrent encore agir seuls, alors que les visiteurs, américains pour la plupart, potentiels investisseurs ou distributeurs, recherchant la perle rare, mais faisant fi des particularités franco-françaises, car non lisible à leur niveau, recherchent l’efficacité avant tout.

Donc, alors que La France a plus que réussi à se positionner sur le créneau de l’innovation sous toutes ses facettes, il serait effectivement de bon ton qu’elle puisse se regrouper sous un même pavillon, sous l’égide de Business France (www.businessfrance.fr) par exemple, assurant par sa notoriété à l’international une visibilité de premier plan à l’ensemble des acteurs, sans pour autant dénaturer les particularités de chacun bien évidemment.

Bon, pour cette fois, il est un peu trop tard pour agir de la sorte, mais le sujet reviendra certainement l’an prochain, car cette année encore, la présence française ne devrait pas se démentir. A suivre.

Quant à ceux qui ont des doutes sur l’importance de cet évènement hors normes, sachez que certains produits et technologies que nous connaissons bien y furent présentés en avant-première durant les éditions précédentes, le magnétoscope en 1970, le lecteur de CD en 1981, le DVD en 1996, la Xbox en 2001, et le disque Blu-ray en 2004.

C’est donc avec impatience et curiosité que nous attendrons les futurs objets de notre quotidien proche, tout en surveillant de près le parcours de nos représentants français.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. La Tribune du 05/01/18

 

A lire :

. https://connect.capdigital.com/evenements/exposer-au-ces-2019--les-questions-a-se-poser-avant-de-se-decider.html

. http://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/ces-2019-la-france-est-assise-sur-un-tas-dor/ar-BBRU8Ui?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

. http://www.nowebagency.com/la-poste-embarque-17-start-up-au-ces-2019-a-las-vegas/

. https://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/ces-2019-etats-unis-26-start-up-et-9-regions-seront-a-bord-du-pavillon-french-tech/

. http://nice-premium.com/actualite,42/local,5/22-start-ups-azureennes-au-ces-las-vegas-showroom-2019,24845.html

. https://www.usine-digitale.fr/article/ces-2019-et-les-26-start-up-selectionnees-par-business-france-sont.N746454

. https://www.minalogic.com/fr/actualite/delegation-auvergne-rhone-alpes-linnovation-regionale-va-briller-las-vegas

. https://iledefrance.fr/toutes-les-actualites/la-region-accompagnera-pres-de-40-start-up-de-las-vegas-2019

 

 

 

 

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Petit oubli

Publié le par Jacques SAMELA.

Petit oubli
Petit oubli
Vus et lus dans Les Echos du 25/07/18, du 26/07/18, du 20/09/18, et du 23/09/18
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Vus et lus dans Les Echos du 25/07/18, du 26/07/18, du 20/09/18, et du 23/09/18
Vus et lus dans Les Echos du 25/07/18, du 26/07/18, du 20/09/18, et du 23/09/18

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. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 11 décembre 2017, intitulé : Asmodée, société française de jeux.

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Le saviez-vous ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ?
Vu et lu dans Capital Hors-Série de décembre 2018

Vu et lu dans Capital Hors-Série de décembre 2018

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CHAMPAGNE (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

CHAMPAGNE (suite)
CHAMPAGNE (suite)
Vu et lu dans Le Figaro et Les Echos du 08/10/18
Vu et lu dans Le Figaro et Les Echos du 08/10/18
Vu et lu dans Le Figaro et Les Echos du 08/10/18

Vu et lu dans Le Figaro et Les Echos du 08/10/18

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

A consommer avec modération.

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La montagne (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La montagne (suite)
La montagne (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 03/10/18 et du 2/11/18, et Cnews du 20/11/18
Vus et lus dans Les Echos du 03/10/18 et du 2/11/18, et Cnews du 20/11/18
Vus et lus dans Les Echos du 03/10/18 et du 2/11/18, et Cnews du 20/11/18
Vus et lus dans Les Echos du 03/10/18 et du 2/11/18, et Cnews du 20/11/18

Vus et lus dans Les Echos du 03/10/18 et du 2/11/18, et Cnews du 20/11/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15/02/17, intitulé : La France, en haut des sommets.

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Dataiku (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Dataiku (suite)
Dataiku (suite)

Data science : méga-levée de 101 millions de dollars pour les Français de Dataiku

19/12/2018 / Frenchweb.fr

Le montant

La start-up américaine d’origine française Dataiku, qui propose une plateforme logicielle d’analyse prédictive, a annoncé mercredi avoir conclu un tour de table de 101 millions de dollars mené par Iconiq Capital. Le fonds britannique Dawn Capital ainsi que les investisseurs historiques, Battery Ventures, FirstMark Capital, Serena Capital et Alven Capital, ont également participé à l’opération. Celle-ci valorise la société aux alentours des 700 millions de dollars.

Dataiku avait déjà levé 28 millions de dollars en septembre 2017 pour accélérer sa croissance commerciale aux États-Unis, en Europe et en Asie, mais aussi intensifier ses efforts dans la R&D pour enrichir son offre.

Le marché 

Fondée en 2013 par Marc Batty, Thomas Cabrol, Florian Douetteau et Clément Stenac, Dataiku a développé Data Science Studio, une plateforme dont l’objectif est de rendre plus productif et efficace le développement d’une application prédictive. A partir de leurs données, les entreprises peuvent notamment prédire les clients qui ont la plus forte probabilité de partir, ou encore optimiser les contenus d’un site web en déterminant en amont le parcours des visiteurs.

Cette plateforme permet ainsi aux entreprises de toute taille et de tout secteur (distribution, e-commerce, santé, finances, transports, secteur public…) de repenser leurs activités grâce à l’intelligence artificielle et de trouver de nouvelles réponses à leurs problématiques d’optimisation marketing, de maintenance prédictive ou encore de détection de fraude. «Beaucoup parlent de transformation numérique à l’échelle de l’entreprise, nous sommes persuadés que cette révolution se joue à l’échelle des individus et de leur capacité à s’approprier ces technologies. Nous travaillons dans ce sens depuis le début, convaincus que l’accès à la donnée, la collaboration entre les profils et l’éducation sont les clés d’une adoption massive de l’intelligence artificielle au cœur de l’entreprise», explique Florian Douetteau, co-fondateur et CEO de Dataiku.

Entreprise parisienne relocalisée à New York fin 2016, date à laquelle elle avait alors bouclé un tour de table de 14 millions de dollars, Dataiku revendique plus de 200 clients, dont General Electric, Unilever, Sephora, AccorHotels ou encore BNP Paribas. Sur le marché des solutions d’analyse prédictive, Dataiku est confrontée à une concurrence aux multiples visages. Ainsi, IBM, Microsoft, SAP ou encore Alteryx ont développé des outils pour aider les entreprises à mieux connaître leurs consommateurs à partir de leurs données.

Les objectifs 

Ce financement doit permettre à Dataiku de «continuer à sensibiliser et à s’investir pour favoriser l’accès à la technologie et à promouvoir une adoption responsable de l’intelligence artificielle dans les entreprises, en donnant les clés de compréhension de son fonctionnement au lieu de les masquer». «Ce dernier tour de table confirme le bien fondé de notre stratégie qui est de construire et de fournir le bloc manquant de l’entreprise moderne : la plateforme opérationnelle sur laquelle l’entreprise construit elle-même les intelligences artificielles qui vont résoudre ses problèmes métiers», indique Florian Douetteau.

Avec ce tour de table, la start-up prévoit de doubler ses effectifs pour atteindre les 400 collaborateurs d’ici fin 2019. Actuellement, 120 employés sont basés à Paris, 60 à New York et une vingtaine à Londres. Pour étendre son champ d’action à l’international, la société s’apprête à ouvrir deux nouveaux bureaux à Sydney et Singapour. Pas encore rentable, Dataiku assure doubler son chiffre d’affaires chaque année. Avant une entrée en Bourse d’ici deux ou trois ans, la jeune pousse pourrait rapidement devenir la prochaine licorne française.

La France n’en compte aujourd’hui que quatre : le géant du ciblage publicitaire Criteo, l’e-commerçant Vente-privée.com, le champion européen du cloud OVH et la plateforme de covoiturage BlaBlaCar. La pépite de Frédéric Mazzella est d’ailleurs la dernière entreprise française qui est parvenue à intégrer le cercle des licornes. C’était en septembre 2015 et la prochaine start-up dépassant le milliard de dollars de valorisation se fait toujours attendre dans l’Hexagone.

Dataiku : les données clés

Fondateurs : Marc Batty, Thomas Cabrol, Florian Douetteau et Clément Stenac
Création : 2013
Siège social : New York
Activité : plateforme de développement d’applications prédictives
Financement : 101 millions de dollars en décembre 2018

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23/11/15, intitulé : Big Data, les français en force.

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Devialet, Netatmo, Sigfox, Teads, Traxens (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Devialet, Netatmo, Sigfox, Teads, Traxens (suite)
Devialet, Netatmo, Sigfox, Teads, Traxens (suite)

Devialet à la conquête du « grand public » avec son enceinte Phantom Reactor

09/10/2018 / frenchweb.fr

Le spécialiste français du son haut-de-gamme Devialet a lancé mardi une enceinte à moins de 1.000 euros, poursuivant ainsi sa volonté de rendre ses technologies « plus accessibles au grand public« . Devialet s’est fait un nom grâce à un amplificateur (vendu entre 5.000 et 28.000 euros) et une enceinte (entre 1.500 et 2.500 euros) hybrides, qui allient selon l’entreprise la qualité de l’analogique et la puissance du numérique.

Avec l’enceinte Phantom Reactor, quatre fois plus compacte que sa grande sœur Phantom et environ 500 euros moins chère, Devialet espère atteindre un millier de points de vente dans les six mois à venir, notamment en Asie, contre 460 actuellement.

Objectif: vendre 100 000 Reactor

« Nous vendons quelques milliers d’amplis Expert par an, quelques dizaines de milliers de Phantom, l’objectif avec Reactor c’est d’atteindre les 100.000« , a déclaré à l’AFP le directeur général de Devialet, Franck Lebouchard.

Depuis juin, les produits Devialet ne sont toutefois plus disponibles dans les Apple Store qui avaient contribué à faire connaître la marque. Devialet a évoqué une « séparation entre amis » dont les intérêts « n’étaient plus les mêmes » après le lancement de l’enceinte intelligente d’Apple.

La taille et le prix de la nouvelle enceinte ont cependant ouvert « le réseau de distribution mondial » à l’entreprise, qui a négocié avec d’autres grands magasins au Japon, en Scandinavie, mais aussi avec la Fnac en France, Selfridges au Royaume-Uni et Microsoft aux Etats-Unis.

Avec le géant américain de l’informatique, le but est d’atteindre le marché du jeu vidéo en proposant l’enceinte à côté des consoles Xbox.

A terme, l’objectif de Devialet est de s’implanter dans « tous les secteurs où la musique a une place importante« . En 2017, l’entreprise avait conclu un accord avec le groupe britannique de télévision Sky pour commercialiser une box intégrant ses technologies.

Après une levée de fonds record en 2015 (100 millions d’euros), des groupes comme Renault avaient également rejoint l’aventure. « Un jour le son et l’image seront importants dans une voiture, cela fait partie de nos ambitions, mais cela prendra du temps », a précisé Franck Lebouchard.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 24 juillet 2015, intitulé : Devialet, une pépite (française) à l'écoute.

 

 

Le fabricant de matériel électrique rachète le spécialiste de la maison intelligente fondé en 2011 par Fred Potter 

Les Echos du 15/11/18

C'est une première pour Legrand. Le fabricant de matériel électrique a décidé de s'offrir une start-up. Il a annoncé ce matin le rachat du spécialiste des objets connectés Netatmo, dont il était déjà actionnaire minoritaire depuis 2015.

L'opération, réalisée pour un montant non révélé, permet au groupe de Limoges de mettre la main sur un acteur de la maison intelligente, connu pour sa station météo et son thermostat connectés, ses capteurs de qualité de l'air ou ses caméras de surveillance reliées à Internet.

Legrand y voit le moyen de renforcer ses compétences dans l'intelligence artificielle et l'intégration du logiciel aux produits. « Ce qui nous a intéressé, c'est la capacité de Netatmo à réinventer un certain nombre de produits et à créer des partenariats », explique Benoît Coquart, directeur général de Legrand.

 

Des comptes d'exploitation équilibrés

Les deux sociétés, qui travaillent déjà ensemble, se connaissent bien. Netatmo a développé avec le géant français des gammes de prises de courant ou d'interrupteurs connectés. « Avec Legrand, nous étions moins dans une relation client/fournisseur que partenaire », explique Fred Potter, le fondateur de Netatmo.

Basée à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et fondée en 2011, Netatmo emploie aujourd'hui près de 225 personnes. La société, qui a aussi conçu des produits avec Velux ou Vaillant, réalise un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros et revendique des comptes d'exploitation équilibrés depuis plusieurs années. « Je n'étais pas obligé de vendre l'entreprise. Si je l'ai fait, c'est que je crois au projet industriel », souligne Fred Potter, le fondateur de Netatmo.

A l'issue de l'opération, le manager deviendra le Chief Technology Officer (CTO) du programme de solutions connectées « Eliot » de Legrand. Entrepreneur connu de la French Tech, Fred Potter a déjà créé deux entreprises dans le passé, Cirpack dans les télécoms et Withings avec Eric Carreel. Lors de la cession de la première à Thomson, il n'avait pas négocié sa place dans l'organigramme et avait vu celle-ci dépérir doucement. Une expérience qui ne s'oublie pas.

Deux levées de fonds

Netatmo est une des pépites de la French Tech. La société s'était faite remarquer, en août 2012, en lançant un objet connecté servant à mesurer les conditions météo et la qualité de l'air à l'intérieur du domicile. Vendu en Europe et aux Etats-Unis, ce produit avait été primé dans trois catégories différentes lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, en janvier 2013.

Financée à l'origine à hauteur de 2 millions d'euros, par son fondateur, Fred Potter, l'entreprise avait mené cette année là une première levée de fonds de 4,5 millions d'euros, en s'appuyant sur un fonds privé, Iris Capital, bpifrance et Pascal Cagny, ancien directeur général d'Apple pour l'Europe. Rebelote en 2015, avec une levée de 30 millions à laquelle participait cette fois-ci Legrand aux côtés des actionnaires historiques.

La société, qui affronte des acteurs comme Bosch ou Google avec Nest sur ses marchés, verra sa force de frappe démultipliée avec Legrand. Reste maintenant au géant français à préserver la créativité des ingénieurs de la PME au sein d'un ensemble de 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Un autre type de défi.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 janvier 2016, intitulé : Netatmo, dans l'univers de la maison intelligente

 

 

Comment Sigfox compte tirer profit de son partenariat avec Free

06/12/2018 / Frenchweb.fr

 «Il y a un avant et un après», commente Ludovic Le Moan, CEO et co-fondateur de Sigfox, qui a bâti un réseau bas débit dédié au machine to machine et à l’internet des objets. En effet, lors de sa très remarquée Keynote mardi, au milieu d’une flopée de partenariats, Free a dévoilé le nom de l’entreprise choisie pour assurer la connectivité de son pack sécurité: Sigfox.

L’entreprise toulousaine créée par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet en 2009 s’est alors retrouvée en pleine lumière. Le grand public a ainsi découvert sa technologie qui permet notamment à l’alarme du pack de sécurité de Free de fonctionner même si le courant est coupé.

Et cette notoriété est en effet un enjeu important pour Sigfox, car si le grand public profite déjà de sa technologie à la maison, à travers différents objets comme les capteurs de fumée ou encore des stations météo connectées, ils n’en ont souvent pas conscience. Or, construire son image de marque pourrait permettre à Sigfox de franchir un palier supplémentaire.

« Devenir aussi connu qu’Intel »

«Le fait de commencer à être connu du grand public, c’est intéressant», commente Ludovic Le Moan, interrogé par Frenchweb. «Je fais souvent le parallèle avec les processeurs Intel. L’entreprise a fortement communiqué sur sa marque à une époque. Elle devenait connue des clients parce que lorsqu’ils utilisaient un appareil avec des processeurs Intel, il y avait marqué ‘Intel Inside’ dessus et cela a renforcé la confiance».

Le CEO de Sigfox pense que le même cercle vertueux peut découler de son partenariat avec Free. «Les clients sauront que c’est une technologie qui est portée par Free, donc qui a été qualifiée par l’entreprise. C’est aussi un gage de confiance, de visibilité auprès du grand public ».

En ce qui concerne le contenu du partenariat, il est convenu que Sigfox vende un abonnement pour la connectivité de chaque box, mais aucune exclusivité n’a été signée. Sigfox pourrait donc très bien se retrouver sur d’autres boxs si un opérateur voulait emboiter le pas de Free. «Nous avons besoin de développer Sigfox a l’échelle mondiale, donc on ne peut pas donner d’exclusivité», explique Ludovic Le Moan. Et cela n’a d’ailleurs pas été une demande de la part de Free.

Son but était juste d’être le premier à lancer une telle offre. Et par ricochet, l’opérateur se retrouve aussi à pousser des entreprises françaises. «Faire appel à Devialet et Sigfox, par exemple, c’est un super geste de sa part pour l’écosystème et cela a du sens», réagit Ludovic Le Moan.

1 milliard de personnes dans 53 pays

Plus généralement, pour Ludovic Le Moan, cette nouvelle box permet de «mettre le pied dans une révolution, un changement qui pourrait avoir un impact sur tous les acteurs qui font de la domotique». En effet, selon lui, si cette pratique se répand cela permettrait aux différents acteurs de pouvoir simplifier leurs produits en les faisant fonctionner à travers la box Internet, et plus via une box indépendante, et ainsi aussi de pouvoir réduire les prix de leurs appareils. «A mon avis, Free a lancé une dynamique qui peut être très vertueuse», se réjouit encore le CEO de Sigfox.

En ce qui concerne plus particulièrement sa technologie de bas débit, l’évangélisation effectuée par l’entreprise depuis sa création continue de porter ses fruits. Ludovic Le Moan nous dévoile ainsi que Sigfox a signé plusieurs contrats importants ces dernières semaines. S’il ne peut en dire plus pour le moment, les annonces officielles ne devraient néanmoins pas tarder.

Sigfox n’enregistre pas encore de bénéfices mais elle a généré un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2017. De plus, elle revendique 5,4 millions d’objets connectés a son réseau. Son réseau bas-débit de proximité couvre lui 1 milliard de personnes dans 53 pays.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

 

AdTech: la stratégie de Teads pour se démarquer de Google et Facebook

12/11/2018 / frenchweb.fr

Dans le secteur de la publicité en ligne, Teadspassé sous le giron d’Altice en 2017, fait partie des acteurs qui comptent. L’entreprise française a d’ailleurs eu une actualité chargée cet été, avec notamment la signature de nouveaux partenaires. “Nous sommes assez fiers d’avoir signé de grandes marques médias, successivement la BBC au niveau mondial, Apple News en Grande-Bretagne et The Economist pour un partenariat mondial exclusif. Ils viennent rejoindre les centaines d’éditeurs mondiaux qui travaillent avec nous», cite Pierre Chappaz, interrogé par FrenchWeb lors du Hub Forum.

Des formats publicitaires qui n’agressent pas l’internaute

Mais sur ce marché en pleine explosion, les internautes ne risquent-ils pas de faire une overdose des publicités? «Chez Teads, nous avons toujours choisi de n’utiliser que des formats publicitaires qui n’agressent pas l’internaute. Là où il y a eu une overdose, c’est sur des publicités qui nous ennuient comme des interstitiels plein écran qui nous empêchent d’accéder au contenu. Nous avons toujours milité contre cela», répond Pierre Chappaz.

«Ce qui est fondamental est que la publicité soit intéressante. En utilisant les fonctionnalités du smartphone, on peut créer des expériences publicitaires ludiques, interactives, beaucoup plus engageantes pour l’internaute. Pour cela, nous allons jusqu’à l’utilisation de la réalité augmentée». Teads s’est d’ailleurs servi de cette technologie pour lancer une campagne avec Sephora.

 

« Le marché a besoin d’une alternative de qualité par rapport à Google et Facebook »

Pour faire face aux puissants acteurs du marché, Teads a récemment adopté une nouvelle signature: The Global Media Platform. «L’idée principale est que le marché a besoin d’une alternative de qualité par rapport à Google et Facebook. Nous pensons que les médias sont les mieux placés pour fournir cette alternative de qualité, à condition d’être fédérés.

Et Teads est la plateforme mondiale qui est capable de fédérer tous ces médias et d’offrir aux annonceurs une audience massive puisque l’on touche 1,2 milliard d’internautes tous les mois à partir d’une technologie unique», explique Pierre Chappaz.

D’ailleurs, une des étapes majeurs à venir pour la marque est d’être une plateforme globale. «Aujourd’hui, le grand sujet est la performance», explique Pierre Chappaz. Ainsi, les algorithmes d’intelligence artificielle développés par Teads pour optimiser la probabilité que les vidéos soient vues ont aussi été adaptés pour optimiser la probabilité que l’internaute soit converti en fonction de l’objectif de l’annonceur.

Pierre Chappaz cite par exemple le fait d’attirer de nouveaux clients sur leur site, de leur faire remplir un formulaire ou encore de leur faire acheter un produit. «Nous devenons donc une plateforme avec des capacités complètes, depuis le branding jusqu’à la conversion. Et c’est comme cela, que nous arriveront à faire grandir des partenariats mondiaux avec de très grandes marques».

https://www.frenchweb.fr/adtech-la-strategie-de-teads-pour-se-demarquer-de-google-et-facebook/340296?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=06dd6d80a6-EMAIL_CAMPAIGN_2018_11_12_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-06dd6d80a6-106733281

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 26 janvier 2017, intitulé : Teads, avènement d'une nouvelle licorne ?

Traxens lauréate des Trophées INPI 2018

 11/12/2018 / VIPress.net

Traxens, société marseillaise qui développe une solution globale de monitoring et de coordination du transport multimodal, a remporté le trophée INPI 2018, catégorie « Brevet ».

Ce trophée récompense la stratégie de propriété intellectuelle de Traxens qui, depuis 2012, évolue sur des marchés concurrentiels internationaux avec une dimension technologique forte.

Traxens offre aux acteurs de la chaîne logistique une solution globale de monitoring et de coordination du transport multimodal contribuant à l’évolution numérique dans le domaine de la logistique.

La réalisation de cette ambition repose d’une part, sur des dispositifs électroniques robustes et intégrés aux contenants mobiles, et d’autre part, sur une plateforme globale mutualisée, qui fournit des services à forte valeur ajoutée, à l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique.

Créée en 2012, Traxens emploie 103 salariés pour un CA de 2,2 millions d’euros réalisé à 22% à l’export.

Traxens fait partie des douze PMEs et trois centres de recherches sélectionnés par le jury de cette édition et l’une des trois sociétés retenues dans la catégorie ‘Brevets’. Le trophée a été remis par Eric Carreel, président du jury 2018.

« Grâce à Traxens, le transport maritime conteneurisé passe à l’ère numérique. Au vu de la grande qualité des technologies développées par Traxens, certaines sont sans aucun doute amenées à devenir des standards, tandis que d’autres font déjà l’objet de licence dans plusieurs secteurs industriels.

C’est une stratégie étroitement liée à la qualité de la propriété industrielle que nous avons souhaité saluer aujourd’hui », souligne Eric Carreel, président de l’Edition 2018.

Après plusieurs années de tests grandeur nature, Traxens propose aux transporteurs des boîtiers électroniques à fixer sur les conteneurs afin de leur fournir des informations à forte valeur ajoutée : position du conteneur en mer et sur terre, intensité des chocs éventuellement subis, historique des ouvertures et fermetures de portes ou variations de températures.

« Notre solution est en cours de déploiement sur l’ensemble des flottes des armateurs MSC et CMA CGM et nous déclinons aujourd’hui notre offre pour la SNCF en l’adaptant à des wagons de train.

Nous développons également avec Daher une mallette connectée pour suivre en temps réel le transport de produits à très haute valeur ajoutée », indique Jacques Delort, Directeur Général de Traxens.

« Sur le marché encore balbutiant de la logistique 4.0, nous avons su créer des solutions technologiques de rupture, en partenariat avec huit laboratoires publics, dont l’INRIA. Nous sommes propriétaires de plusieurs brevets internationaux et nous menons une politique très active contre les contrefacteurs ».

Depuis leur création en 1991, les Trophées INPI valorisent et récompensent des entreprises et centres de recherche innovants, qui se distinguent par l’exemplarité de leur stratégie de propriété industrielle.

Ajoutons que cette année, le Trophée recherche a été décerné à I3S, laboratoire d’informatique, signaux et systèmes de Sophia-Antipolis, spécialiste de l’intelligence artificielle. Créé en 1989, le laboratoire I3S compte 250 collaborateurs dont 28 chercheurs et 86 enseignants-chercheurs.

Au coeur du campus Sophia Tech, le laboratoire I3S effectue des recherches dans le domaine des sciences de l’information et de la communication. En partenariat avec le CNRS et Inria, et par de nombreuses

collaborations industrielles, il travaille sur des thématiques de recherche innovantes, à la pointe de la science et de la technologie : systèmes et réseaux ubiquitaires, biologie et santé numériques, modélisation pour l’environnement, interactions et usages. L’intelligence artificielle y est abordée sous de nombreux aspects, que ce soit au niveau fondamental,

en intégration ou dans ses applications. Les travaux et dépôts de brevets du laboratoire ont permis la création de six entreprises. On lui doit notamment la création d’un studio de jeux vidéo, d’un système de ciblage des individus ayant visité un site internet sans rien acheter ou d’une solution de cartographie 3D en temps réel.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 juillet 2018, intitulé : Traxens, par de-là les mers et les océans

 

 

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Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
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Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1013 de octobre 2018, et Les Echos du 05/12/18
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Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1013 de octobre 2018, et Les Echos du 05/12/18

France Brevets et Qualcomm s’associent pour promouvoir l’innovation dans la 5G

| 22/06/2018 |

 

France Brevets, société au service de la valorisation et de la protection des innovations technologiques à fort potentiel en Europe, et de la promotion des brevets, annonce la signature d’un accord de coopération avec le leader de la technologie mobile Qualcomm pour favoriser le développement de l’innovation et l’émergence de la 5G en Europe.

Au travers de cet accord, France Brevets et Qualcomm ont pour objectif d’ouvrir la voie aux transferts de technologie créateurs de valeur dans le domaine de la 5G et, de manière plus large, de soutenir la croissance et l’innovation au sein des PME, ETI et Universités en Europe, en favorisant le renforcement d’un écosystème d’innovation ouverte en la matière.

Ce partenariat de recherche, destiné à promouvoir l’innovation 5G, sera financé pour une période de 5 ans par Qualcomm. France Brevets assurera la gestion du développement des droits de propriété intellectuelle correspondants, ainsi qu’un soutien opérationnel.

Alors que l’Europe fait face à une demande grandissante de l’utilisation des données, alimentée par la croissance de l’Internet des Objets, des smartphones et des objets connectés, le déploiement d’une technologie 5G (environ 100 fois plus rapide que la 4G) plus sophistiquée et plus efficace, est nécessaire à l’enrichissement du tissu des infrastructures européennes et au renforcement de la compétitivité de l’économie de la région.

« Nous percevons la propriété intellectuelle comme un catalyseur pour les nouvelles start-up, les PME et la croissance économique en Europe, c’est pourquoi nous fournissons un financement avec des premiers programmes de recherches, au bénéfice de l’écosystème des PME européennes. Qualcomm et France Brevets travaillent ensemble pour permettre aux entreprises de toute taille sur tout le continent de bénéficier de l’innovation 5G », précise Alex Rogers, Vice Président Exécutif de Qualcomm et Président de Qualcomm Technology Licensing.

Didier Patry, Directeur Général de France Brevets, ajoute : “Cet accord bénéficiera fortement à l’écosystème de l’innovation en Europe, en mettant l’influence et la crédibilité d’un acteur industriel leader, spécialisé dans les semi-conducteurs et les équipements de télécommunications, au service de l’innovation ouverte sur le continent.

Le potentiel européen dans ce domaine est exponentiel mais des partenariats stratégiques avec des entreprises mondiales de premier plan sont nécessaires pour apporter une meilleure structuration et une sophistication du secteur et pour transformer ce potentiel en nouvelle valeur. La signature de cet accord, que nous saluons, créera une situation “gagnant-gagnant” pour la future technologie 5G et l’innovation ouverte sur le continent européen ».

Par un accord séparé, Qualcomm a signé une licence mondiale payante pour l’exploitation de certains brevets de France Brevets.

France Brevets est une société au service de la valorisation et de la protection des innovations technologiques à fort potentiel. Sa mission consiste à apporter une expertise de très haut niveau dans le domaine des brevets et de la propriété intellectuelle et d’accompagner les instituts de recherche et les entreprises de toute taille à travers des programmes de valorisation, d’expertise, d’évaluation, d’optimisation et de co-construction de portefeuilles de brevets pour donner à ses instituts et entreprises les meilleures chances de succès et de croissance sur les marchés européens et internationaux. Détenu par l’Etat et la Caisse des dépôts, France Brevets a des experts déployés en France, en Asie (Chine, Japon et Corée) ainsi qu’en Amérique du Nord.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.

 

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Fermob (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Fermob (suite)
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Pour ses 90 ans, Mickey a choisi Fermob !

PUBLIÉ LE 20/11/2018 / Bref Eco

Les studios Disney ont demandé à Fermob, la marque française de mobiliers outdoor, de créer une collection en hommage aux 90 ans de Mickey. Une rencontre qui va au-delà de la création de quelques pièces exclusives !

« Disney souhaitait un travail créatif pour l’édition de produits et non la simple représentation de Mickey sur une ligne d’objets comme la plupart des licences actuelles. Nous sommes des industriels qui travaillons le design, ce projet correspondait à ce que nous aimons faire ! », explique Bernard Reybier, le Pdg de Fermob, dont la rencontre avec Disney a été rendue possible grâce au réseau du designer Terence Conran, ami de la marque.

Un carnet d’idées plutôt foisonnant !

« Le brief précisait deux points : ne pas créer de produits spécifiquement tournés vers les enfants et ménager l’identité des deux marques. Sinon, nous avions carte blanche et voici une passionnante perspective pour un designer ! », se réjouit Eric Bibard, responsable studio design Fermob. L'équipe a donc travaillé à partir du logo de Mickey, qui est mondialement connu et immédiatement identifié à ce personnage. « Inspirés, nous l’avons décliné sur divers produits Fermob et nous avons dessiné un carnet d’idées plutôt foisonnant ! », poursuit le designer.

 

La chaise Bistro, pièce maîtresse de cette collection anniversaire

Parmi ces objets revisités pour l'occasion, la chaise Bistro, héritière de l’esprit des cafés parisiens. « Comme Mickey, elle a une histoire populaire, symbole de convivialité et d’universalité », explique-t-on chez Fermob. Les patins, plus épais que sur les modèles habituels, sont jaunes, à l'instar des pieds du personnage.Et la chaise est habillée de manière à figurer immédiatement la silhouette de la célèbre souris.

Bistro se décline dans quatre couleurs du nuancier Fermob (blanc, coquelicot, miel, réglisse) et en deux versions adultes et enfants. Elles ont notamment pris place dans le quartier new yorkais Times Square, le 18 novembre dernier, date anniversaire de Mickey.

 

Une gamme qui pourrait s'enrichir

Fermob a également créé une lampe. Le socle, habillé de jaune pour rappeler le personnage, comprend une double fonction : recharge de la lampe et commande pour une utilisation comme lampe de chevet. Enfin, des dessous-de-plat découpés de la forme du célèbre logo, « trois ronds parfaits, 100 % métal, 100 % made in France » ont également été développés.

Proposée dans les boutiques Fermob et chez les distributeurs de la marque, cette collection entend bien vivre au-delà de l’année anniversaire de Mickey. « Ce n’est pas juste un coup marketing ou un événement, c’est une gamme qui pourrait s’enrichir », conclut Fermob.

http://www.brefeco.com/actualite/biens-de-consommation/pour-ses-90-ans-mickey-choisi-fermob

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou relire le dossier du 01 juillet 2013 consacré à la marque française Fermob.

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« Le design industriel est en voie de disparition », Jacques Noël, designer 

Par Séverine Fontaine publié le 03/09/2018 / Industries & Technologies

Que reste-t-il du design industriel ? Dans son ouvrage intitulé « Design, l’imposture », le designer Jacques Noël nous dépeint une vision du design actuel bien loin du métier qu’il a exercé pendant 40 ans. Nous l’avons rencontré pour comprendre son aversion pour cette nouvelle pratique qu’il nomme « design artistique ».

« Design, l’imposture ». Derrière ce titre provocateur se cache la colère et la nostalgie d’un designer pour ce métier qu’il a exercé pendant plus de 40 ans. Ses références sont nombreuses : il a réalisé de nombreuses études pour le compte d’Air France, Air Liquide, RATP, Peugeot, Tefal, SEB, Salomon, Chanel… pour ne citer qu’eux. Pour lui, aucun doute, le métier de designer industriel est en voie de disparition laissant place à un design qu’il appelle « artistique ». Mais qu’est-ce qui différencie le design d’hier et d’aujourd’hui ? Celui d’hier nous répond Jacques Noël, auteur de l’ouvrage, mariait harmonieusement l’esthétique à la technique. Celui d’aujourd’hui n’en garderait que l’esthétique. « Moi, ce que je défends c’est le design à son origine industrielle » argue-t-il.

Qu’est-ce que le design industriel ? « Je pense que le design industriel a une vocation sociale : ne pas faire mode et s’adresser au plus grand nombre, avec des séries industrielles pour produire des produits accessibles à tous. Ces produits doivent rendre des services pérennes, durables et en bout de cycle être recyclables. Toutes ces composantes du produit, le design les prend en compte et essaie de les mettre en oeuvre. » Un produit réalisé par le design industriel se reconnaît par sa simplicité apparente, la complexité résidant dans son fonctionnement.

 

Le produit, un alibi pour faire de la finance

Pour lui, le métier s’éloignait déjà de sa fonction première lorsqu’il a décidé de se retirer : « Quand j’ai arrêté ma carrière professionnelle, on était dans une dérive catastrophique. Le bilan financier de l’opération comptait avant tout et le produit devenait l’alibi servant à faire de la finance. » La relation du designer avec les industriels commençait également à se ternir : « on devenait de plus en plus des espèces de sous-traitants qui devaient faire ce qu’on leur demandait de faire. Nous n’étions plus que des exécutants, avec des visions à court terme : « il faut faire quelque chose pour le prochain salon ». La conséquence : si on se borne à l’analyse marketing du marché, tous les produits finissent par converger. »


Dans son ouvrage « coup de gueule », les industriels ne sont pas les seuls visés. Tout le monde en prend pour son grade, même les journalistes qui médiatisent ce « design artistique ». « Il y a une méconnaissance totale de la part des institutions, des politiques, du ministère de la culture de ce qu’était le design. Par un jeu subtil, ils ont remplacé les arts appliqués par le design. Aujourd’hui, nous sommes dans un système reproductif. Cela marche comme une photocopieuse. Les enseignés deviennent enseignants sans avoir même pratiqué. Au final, il ne reste pas grand-chose des artisans qui avaient un savoir-faire réel et une connaissance de la matière. »

 

Le cas du design automobile

Dans le design industriel existe un cas particulier : l’automobile. « Le design automobile est un peu un mystère », s’amuse Jacques Noël. « C’est un pré carré avec des écoles spécifiques pour faire du design automobile. En réalité dans l’automobile, on est beaucoup plus proche du stylisme que du design. » A part peut-être certaines marques allemandes qui ont une approche différente, nous confie l’auteur : « les produits allemands sont plus industriels que les autres. Je dirais que sur un modèle de véhicule allemand, rien n’est gratuit, tout a sa raison d’être. Que ce soit la forme ou les matériaux, l’ensemble est orienté vers la fonctionnalité. » Ce qui est l’inverse du style, ajoute le designer. « Le style, c’est : « je veux faire un truc sphérique parce que j’ai envie que ce soit sphérique ». Dans l’automobile française, toutes les fioritures n’apportent rien et augmentent les coûts. Du beau pour faire beau. »

Biographie
Jacques Noël est né à Paris en 1949. Il a commencé sa carrière en 1971 à l’agence Technès aux côtés de Roger Tallon. En 1975, il fonde l’agence Sopha Praxis avec trois associés. En 1986, il occupe le poste de designer produit et directeur associé au sein d’une filiale du groupe RSCG l’amenant à traiter de gros dossiers. En parallèle, il enseigne à l’Ecole Normale Supérieur de l’Enseignement Technique puis à l’Ecole Centrale de Paris. En 1997, il devient consultant indépendant jusqu’à la fin de sa carrière.

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La France

Publié le par Jacques SAMELA.

La France
La France

France : le déficit commercial se réduit en octobre

 Le 07/12/18 / AFP

Dans le même temps, la production industrielle a augmenté dans l’hexagone. De bonnes nouvelles alors que le pays traverse une grave crise sociale…

La contestation gronde dans les rues. Pourtant, les indicateurs économiques de la France s’améliorent. En octobre, le déficit commercial du pays s’est réduit de 1,4 milliard d'euros pour tomber à 4,1 milliards d'euros, dans un volume d'échanges en augmentation, selon les douanes.

Si les importations ont augmenté de 1,25 milliards d’euros, les exportations ont progressé de 2,5 milliards d'euros. « Le solde commercial s'améliore considérablement pour les produits de l'industrie aéronautique du fait de ventes très élevées et d’une stagnation des achats », soulignent les douanes, qui ont aussi enregistré un « pic de livraisons pour les paquebots, bateaux de croisière et navires similaires ».

Dans les détails, les échanges sont notamment excédentaires avec les Etats-Unis. Avec l'Asie, le déficit s'est réduit notamment grâce à des ventes aéronautiques à l'Inde, à Taïwan et au Japon, qui sont cependant contrebalancées par de forts achats de produits informatiques et électriques à la Chine, précisent les douanes.

Une production en hausse

La balance commerciale s'améliore aussi avec le Royaume-Uni « en raison d'une poussée des exportations, qui atteignent leur plus haut niveau sur les dix dernières années », précisent les douanes. Quant au déficit commercial avec l'Allemagne, il est « quasi stable, le recul des importations atténuant le repli des exportations ».

Dans le même temps, l’Insee annonce que la production industrielle a augmenté de 1,2% en octobre. La production se redresse notamment dans la métallurgie (+2,1% après -1,3%), dans la pharmacie (+3,9% après -1,3%) et surtout dans le textile (+5,1% après -4,4%). De bonnes nouvelles dans un contexte très tendu pour l’exécutif.

 

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