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BlaBlaCar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

BlaBlaCar (suite)
BlaBlaCar (suite)

BlaBlaCar s’attaque au marché des trottinettes en libre-service en s’alliant à la startup Voi

AFP / 26/05/2020

https://www.frenchweb.fr/blablacar-sattaque-au-marche-des-trottinettes-en-libre-service-en-salliant-a-la-startup-voi/400648

La plateforme de covoiturage BlaBlaCar a annoncé mardi « un partenariat stratégique » avec la startup suédoise Voi Technology pour proposer des trottinettes électriques en libre-service. L’application et les trottinettes Voi déployées en France vont être rebaptisées « BlaBla Ride » à partir du 5 juin. La transition devrait se faire automatiquement pour les utilisateurs de Voi , dont les engins sont actuellement déployés à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Les trottinettes seront accessibles « dans les prochains mois » avec le profil des membres de BlaBlaCar, a précisé l’entreprise française dans un communiqué.

« Créer une place de marché cohérente »

BlaBla Ride a vocation à être proposée sur les plateformes de l’entreprise, en complément de BlaBlaCar (covoiturage longue distance), BlaBlaBus (autocars interurbains) et BlaBlaLines (covoiturage domicile travail), a indiqué à l’AFP son directeur général Nicolas Brusson. L’entreprise française cherchait depuis quelques mois un partenaire dans le secteur de la micro-mobilité pour « rentrer dans les villes » et « créer une place de marché cohérente où on trouve différents modes de mobilités », a-t-il expliqué. « On est vraiment sur un partenariat, on n’est pas sur du rachat capitalistique », a insisté M. Brusson. BlaBlaCar et Voi Technology restent deux entités indépendantes.

BlaBlaCar apporte concrètement sa notoriété, sa plateforme et ses 18 millions d’inscrits en France, tandis que la startup suédoise continuera à apporter les trottinettes et à en gérer la flotte, a-t-il noté. « Pour l’instant on parle de France et de trottinettes », a remarqué le dirigeant. « L’ambition, si ça marche, c’est d’aller vers le vélo électrique, et potentiellement d’explorer d’autres marchés », a-t-il ajouté, citant l’Espagne et l’Allemagne.

 

Vu et lu dans Capital de mars 2020
Vu et lu dans Capital de mars 2020

Vu et lu dans Capital de mars 2020

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22/01/15, intitulé : BlaBlaCar, en voiture tout le monde.

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Bpifrance, ses actions et rappelez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

COSMETIC VALLEY PRÉPARE DEUX ÉVÉNEMENTS PHARE

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-prepare-deux-evenements-phare/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=un-croissant-une-info

Le 11 MAI 2020

Cosmetic Valley prépare deux événements phare, le salon e-COSMETIC 360 et les Etats généraux de la filière parfumerie-cosmétique, confirmant la volonté de poursuivre les mutations de la cosmétique déjà à l’oeuvre et d’accélérer de manière collective l’adaptation aux changements issus de la pandémie Covid-19. 

e-COSMETIC 360 : COSMETIC 360 en format 4.0
Les 12 et 13 octobre 2020 (changement de dates) 

COSMETIC 360, le salon international de l’innovation de la filière parfumerie cosmétique, devient e-COSMETIC 360, parant de manière agile aux limitations probables de déplacement et augmentant l’accès à l’innovation avec tous les atouts du digital.
Ce choix très amont de nouveau format promet de faire du digital un véritable support pour la dynamique du visitorat international, des courants d’affaires et du soutien à l’export. Tout en maintenant ce qui a fait l’ADN du salon depuis ses débuts : une plateforme de l’innovation à 360 (tous types d’innovation pour l’ensemble de la filière), une synergie inédite entre Innovation, Recherche et Business, un tremplin pour les start-up, un carrefour indispensable pour les porteurs de projets innovants issus des 4 coins de la planète.
Les exposants pourront offrir des vitrines virtuelles de leurs innovations, rendant plus immersives leur découverte. IA, webinars, chats, vidéos, e-totems, sur la base d’une plateforme digitale riche et intuitive, auront pour but de stimuler et d’augmenter les interactions entre les acteurs situés partout dans le monde. 

 « La dimension virtuelle du salon e-COSMETIC 360 a pour but d’être un accélérateur d’innovation et de business. Il le sera peut-être d’ailleurs plus que jamais ! Les entreprises, marques, centres d’innovation ont besoin de relance, de partage et d’émulation collective. Le digital est adapté à des parcours hyper-dynamiques et agiles, essentiels pour cette édition 2020 » souligne Franckie Béchereau, directrice du salon. 

Les start-ups et porteurs de projets innovants pourront gagner en notoriété et e-rencontrer des partenaires essentiels à leur développement. Les grandes entreprises et marques connecteront leurs innovations, grâce au service d’open innovation offrant la prise de contact avec les porteurs de projet innovants internationaux.
Les publics exposants comme les visiteurs pourront également être plus nombreux et plus diversifiés au coeur de cette édition e-COSMETIC 360. «Nous accélérerons encore notre communication autour de l’innovation croisée, entre la cosmétique et d’autres secteurs clés tels que les technologies, les sciences, l’environnement, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la logistique et les services » ajoute Franckie Béchereau. 

Les Etats généraux de la filière nationale parfumerie-cosmétique
Les 14 et 15 octobre 2020 

Les Etats généraux de la filière réuniront les dirigeants des entreprises françaises, dans un engagement collectif renforcé. « Il est évident que la crise accélère le changement et sera créatrice de ruptures. Notre thématique – Nouvelle relance, nouvelle croissance – doit donner un grand signal d’accélération de la mue du secteur cosmétique. Et augmenter la valeur française, dans sa raison d’être de prendre soin de l’homme et de l’environnement, de répondre aux nouveaux besoins de bien-être et de sécurité » partage Christophe Masson, directeur général de Cosmetic Valley. 

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23445 du 17/01/20

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La filière textile (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (suite)
La filière textile (suite)

L’industrie textile française tire son épingle du jeu

Le 06 mai 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/l%e2%80%99industrie-textile-fran%c3%a7aise-tire-son-%c3%a9pingle-du-jeu?

Des masques et surblouses aux tissus innovants, l’industrie textile française répond présent. La crise sanitaire attire l’attention sur ce secteur porteur dont le futur se tisse à force de savoir-faire et d’innovation.

Face aux pénuries de produits sanitaires, les entreprises du textile ont fait preuve d’une réactivité remarquée. D’abord avec les masques grand public, fabriqués en nombre dès l’annonce du confinement. Dans la Loire, les Tissages de Charlieu ont ainsi développé un masque lavable en coton et polyester en un temps record.

Antoine Saint-Pierre, son directeur associé, aux Échos, a déclaré:

“En accord avec nos clients du secteur de l'habillement, du sport et des industriels pour qui nous fabriquons des tissus techniques, nous avons mis en stand-by toutes leurs commandes pour réorienter notre outil de production sur un modèle de masque de confinement afin de faire face à la pénuri.”

Et près de Bordeaux, il a suffi de 3 jours à Libero Mazzone, entrepreneur local, pour monter une usine où 260 couturières fabriquent quotidiennement 30 000 masques en tissu.

Quelques semaines plus tard, les surblouses viennent à manquer. L’appel à la filière lancé par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a été entendu. C’est le cas dans la Sarthe où l’ingéniosité est de mise. Le corsetier Macosa et un atelier d’insertion de la région se sont tournés vers CGPM. Cette PME locale, spécialisée dans les arts de la table en papier (nappes, serviettes…), leur a fourni les matières premières nécessaires à la fabrication de surblouses à usage unique.

D’autres entreprises comme RFK Luxury Linen, fabricant de linge pour l’hôtellerie de luxe, s’activent aussi pour fournir des surblouses lavables. Un modèle avec patron est d’ailleurs disponible dans le guide technique de l’Institut français du textile et de l’habillement.

La coordination est assurée par le comité stratégique de la filière (CSF) via la plateforme savoirfaireensemble.fr. Son rôle : mettre en relation les professionnels du textile et de la santé, pour répondre au mieux aux besoins de ces derniers.

La France, n°2 des textiles techniques en Europe
Cette capacité d’adaptation témoigne du dynamisme de l’industrie textile française. Le chiffre d’affaires a augmenté de 1,7%, et les créations de 0,9% par rapport à 2019. Des chiffres encourageants, résultat d’une montée en gamme de l’ensemble du secteur. Les grands noms de la mode favorisent en effet les savoir-faire locaux, qu’ils préservent grâce à leurs investissements. Le dernier en date ? Un atelier de maroquinerie dans l’Eure, financé par Hermès, avec 250 nouveaux emplois à la clé. 

Le secteur se distingue également par ses innovations, en particulier dans les textiles techniques. Le potentiel est considérable : ces tissus à haute valeur ajoutée, destinés aux professionnels de la santé, du sport ou encore de l’aéronautique, représentent 60% de la production textile française contre 30% en 2010. Une croissance forte qui fait de la France le deuxième producteur européen de textiles techniques et professionnels, d’après l’Observatoire des textiles techniques de l’Institut français de la Mode.  

En cette période de crise, la capacité d’innovation des entreprises françaises du textile technique leur offre une longueur d’avance pour répondre aux défis sanitaires de demain. On peut d’ailleurs citer les innovations de NeoMedLight dans le domaine de la santé. L’entreprise a conçu des tissus capables de guérir la jaunisse chez le nourrisson, ou les lésions de la peau et de la bouche causées par les traitements anticancéreux. Ses technologies soignent par la lumière, diffusée dans le tissu à travers des fibres optiques. Un exemple prometteur, à l’image de toute la filière.

 

 

Covid-19 : L’industrie Textile Auvergnate Vient En Renfort

Le 10 avril 2020

https://www.brefeco.com/actualite/rse/covid-19-lindustrie-textile-auvergnate-vient-en-renfort

 

Alors que la France fait face à une pénurie massive de masques, les dernières entreprises textiles implantées en Auvergne ont décidé de fabriquer des masques ou des blouses.

La filière textile a été pendant des décennies en chute libre. En vingt ans, elle a perdu les deux tiers de ses effectifs et plus de la moitié de sa production. Mais depuis trois ans, les 2.000 entreprises de la filière qui emploient 62.000 personnes et réalisent 14 milliards de chiffre d’affaires dont 70 % à l’export (source Inditex) connaissent une nouvelle dynamique et une augmentation de ses emplois. Et la filière textile pourrait redevenir plus stratégique.

Une forte mobilisation

En Auvergne, de nombreuses entreprises ont mis en sommeil leurs commandes pour se consacrer à la fabrication de masques de protection. Interstyl à Malrevers (Haute-Loire), le spécialiste de la maille pour des créateurs et des professionnels de la mode haut de gamme et de la décoration a répondu à un appel lancé par la ville du Puy-en-Velay et la CPME de 6.000 masques. La société Thévenon au Puy-en-Velay, spécialisée dans le tissu d’ameublement, a offert du tissu. Quant à la société D’Ennery de Saint-Germain-Laprade, elle ne travaille plus pour les palaces Ritz, Meurice ou Plaza-Athénée, mais réalise des masques à la demande du syndicat des professionnels de santé et des surblouses en tissu lavable.

Dans le Cantal, la maison Piganiol a délaissé les parapluies pour réaliser des blouses pour le personnel soignant. Abeil, le spécialiste de la fabrication de couettes et d’oreillers, lui a emboîté le pas pour fabriquer des masques pour le personnel administratif des hôpitaux. Un bel élan de solidarité des entreprises du textile qui attendent avec impatience la reprise de l’activité économique.

 

Et pour plus d'informations encore, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2018, intitulé : la filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation

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Aurai-je été entendu, voire lu ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Aurai-je été entendu, voire lu ?
Aurai-je été entendu, voire lu ?

Par le Président de la République ?

Voyez-vous mêmes : 

Le gouvernement prévoit un hommage aux soignants le 14-Juillet

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/le-gouvernement-pr%c3%a9voit-un-hommage-aux-soignants-le-14-juillet/ar-BB141sNb?li=AAaCKnE 

La porte-parole du gouvernement a fait un compte-rendu, ce mercredi, des échanges qui ont eu lieu en conseil des ministres. Il en ressort notamment la volonté du gouvernement de manifester une reconnaissance symbolique envers tous ceux qui se sont mobilisés dans la lutte contre le Covid-19.

L'heure est à la reconnaissance nationale. Alors que la France se déconfine, le gouvernement tient à récompenser, symboliquement, tous les acteurs qui se sont mobilisés durant ces deux derniers mois face à l'épidémie de Covid-19.

A la sortie du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a annoncé qu'une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite sera publiée le 1er janvier 2021, et comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité".

"Manifester l'hommage de la nation" le 14-Juillet

Par ailleurs, la médaille d'honneur des épidémies, créée en 1884 après une épidémie de choléra, va être réactivée prochainement par décret "afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19. Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif", a-t-elle précisé. 

Enfin, Emmanuel Macron souhaite "que la fête nationale du 14-Juillet soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19", a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement.

Outre ces reconnaissances symboliques, le versement d'une prime aux soignants a été rappelé. 

 

 

J'avais dans le cadre de mon sujet du 10 avril dernier, fait justement le souhait de cette reconnaissance de la nation, rappelez-vous :

« Donc, clairement, et on ne remerciera pas assez ces femmes et ces hommes, en première ligne, au détriment parfois, souvent, de leur santé, mais heureusement accompagnés, soutenus même chaque soir par une bonne partie de la population, je pense qu’ils mériteraient amplement d’être remerciés durant la fête nationale, défilant au-devant de ceux qui habituellement sont dédiés à la défense de notre pays, également en soutien, par l’apport de moyens militaires aériens, terrestres, maritimes, et bien évidemment de santé » http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/de-l-importance-de-l-europe-et-bien-d-autres-choses.html

 

Mais de la à croire vraiment, que c'est grâce à moi, c'est me donner trop d'importance.

Cependant, je réitère bien évidemment cette idée, et j'abonde en grand à cette proposition du Président, car, ceux qui se sont battus en première ligne, et qui continue à le faire encore aujourd'hui, le mérite amplement.

Jacques Samela

 

 

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Les IRT (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IRT (suite)
Les IRT (suite)

IRT : l’âge de raison… et une alliance avec les ITE  

le 14 octobre 2019

https://www.alliancy.fr/a-laffiche/industrie/2019/10/14/irt-lage-de-raison-et-une-alliance-avec-les-ite?utm_source=Newsletter17octobre&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Les Instituts de recherche technologique (IRT) et les Instituts pour la transition énergétique (ITE), unis au sein de l’association FIT, organisaient ensemble à Lille leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion d’un point avec leurs représentants.

Pour la septième année consécutive, les 8 IRT français ont tenu leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion de faire le point sur ce maillon essentiel de la chaîne de l’innovation industrielle française.

Sept ans après leur création, les IRT ont atteint l’âge de raison. Fin 2018, les chiffres cumulés représentaient 536 transferts technologiques en 2018, 474 dépôts de logiciels, 1847 publications scientifiques, 64 plateformes technologiques et une participation dans 66 projets européens. Ils rassemblent 764 industriels, dont plus de la moitié de PME (400) ainsi que 209 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1 800 personnes (effectifs propres, MAD, ETP et doctorants).

Avantage : les IRT font travailler ensemble des acteurs très divers, qui vont de la start-up au grand groupe international, du laboratoire privé aux grands instituts de recherche publique, du jeune doctorant au chercheur confirmé… Répartis sur tout le territoire (voir carte), les IRT couvrent 8 thématiques-clés : Technologies numériques, Microbiologie, Usine du futur, Matériaux, Métallurgie et procédés, Nanoélectronique, Systèmes ferroviaires, Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués et Ingénierie numérique des systèmes.

 « Nos entreprises doivent capter le meilleur de la R&D française, explique Vincent Marcatté, président de l’association FIT, qui regroupe les 8 IRT. On veut un panel proposé aux entreprises le plus large possible pour favoriser les collaborations entre elles et la recherche publique. »

Leur modèle est inspiré d’initiatives existantes dans d’autres pays : technopôle Tiger-M de Bavière et instituts Fraunhofer en Allemagne, campus AIST de Tsukuba au Japon, ITRI à Taiwan et Engineering Research Centers (ERC) américains. La comparaison avec les instituts Fraunhofer montre des similitudes certaines en matière de vocation et de réalisations ; mais le niveau de développement n’est pas comparable puisqu’on compte 80 instituts Fraunhofer rassemblant plus de 30.000 personnes.

La nouveauté lors du forum cette année ? Les 17 Instituts pour la transition énergétique (ITE) ont rejoint l’événement, du fait de la volonté du gouvernement de les associer à la dynamique des IRT en matière d’innovation et de recherche partenariale publique-privée. Toutes ces structures étant nées du PIA2 partagent en effet les mêmes fondamentaux sur la recherche multi-partenariale intégrée.

A fin 2018, les chiffres cumulés des performances des ITE représentaient 409 dépôts de logiciels, 1 803 publications scientifiques, 51 plateformes technologiques et une participation dans 128 projets européens, dont 13 en tant que coordinateurs. Ils rassemblent 499 industriels, dont près de la moitié de PME (224) ainsi que 293 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1100 personnes (effectifs propres, MAD, et doctorants).

 

Parmi les exemples à citer au niveau international, SystemX a lancé une collaboration de recherche avec l’institut de recherche automobile japonais JARI autour de la validation de la sécurité des véhicules autonomes. Leur objectif commun est de définir un référentiel commun pour la gestion des scénarios de validation de la sécurité du véhicule autonome.

En matière d’essaimage, la technologie optique Scintil mise au point par l’IRT Nanoelec et ses partenaires, fait l’objet de la création de la start-up deeptech Scintil Photonics, qui déploiera dès 2021 des solutions de transmission optique évolutives avec des coûts, des tailles et des consommations réduites d’un facteur 10 à 3 par rapport à l’existant.

Diverses collaborations inter-IRT d’envergure ont également été menées cette dernière année, dont celle de « FIT Additive Manufacturing ». Les IRT Saint Exupéry, Jules Verne, M2P et SystemX proposent à l’industrie un positionnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur et les principaux procédés de fabrication additive métallique. 18 projets sont actuellement en cours de réalisation et une douzaine en préparation.

Il y a également le projet « EngageAI », commun aux 8 IRT, qui vise à accélérer l’usage de l’intelligence artificielle dans les produits et services industriels. Ceci afin de leur permettre d’appréhender les technologies de l’intelligence artificielle ; évaluer et expérimenter les traitements de l’IA pour améliorer les processus, produits et/ou services ; apporter une meilleure maîtrise de l’IA en comprenant sa valeur ajoutée ; accélérer la mise au point et la réalisation de prototypes de valorisation des travaux, transférer les résultats et le savoir-faire chez les partenaires, et progresser dans la connaissance, mettre au point des méthodologies IA en s’associant avec les académiques compétents.

Un rapprochement souhaité Recherche publique/Entreprises

Même si la dynamique est bien réelle, Vincent Marcatté reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire. « Le monde académique doit être encore plus présents au sein des IRT et ITE, estime-t-il. Et nous devons davantage les impliquer dans nos travaux. Il faut fluidifier les opportunités à travailler ensemble. Pour autant, nous sommes dans un vrai écosystème d’innovation avec des doctorants de plus en plus nombreux qui sont embauchés par nos membres. »

« Ce rapprochement permettra d’offrir un panel plus visible aux entreprises », a ajouté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, qui a salué le travail réalisé pour le rapprochement de ces structures.

L’ouverture à l’international est également une faiblesse de ces structures, même si 80 % des IRT et ITE participent déjà à plus de 190 projets européens. « C’est un enjeu important pour l’Etat, rappelle le haut-fonctionnaire, de mobiliser les ressources pour faire levier sur notre recherche. » De même, il faut impliquer encore et toujours davantage de PME en leur donnant accès aux compétences des IRT-ITE, d’où un renforcement souhaité des relations avec les pôles de compétitivité, le CEA tech, les instituts Carnot ou les Satt.

Pour préparer l’avenir, FIT commence également à bâtir avec l’Etat une trajectoire de financement 2020-2025. Un nouveau règlement financier devrait donc être arrêté début 2020 avec la mise en place d’un modèle trois tiers (un tiers constituant un socle pérenne venant de l’État, un tiers de financement par les entreprises et un tiers de financement compétitif sur projets européens). L’implication des régions serait plus importante : « Elles doivent accompagner les IRT de différentes façons, ce peut être sur la partie immobilière ou via les pôles de compétitivité », précise Vincent Marcatté.

Quoi qu’il en soit, le dispositif global montre bien le besoin accru de compétences de R&D chez les industriels français. L’enjeu serait donc d’inciter davantage les chercheurs à aller vers le secteur industriel. Il faut leur faciliter les allers-retours entre secteurs public et privé. « L’innovation, les transferts de technologies croisés doivent servir à valoriser la recherche publique », conclut-il. 

 

 

 

Les IRT et ITE désormais rassemblés sous l'association French Institute of Technology

Le 30 avril 2020

http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/les-irt-et-ite-d%c3%a9sormais-rassembl%c3%a9s-sous-lassociation-french?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+356

L’association FIT (French Institutes of Technology) a acté une modification de ses statuts lui permettant d’accueillir les 8 ITE (Instituts pour la Transition Énergétique) en tant que membres aux côtés des 8 IRT (Instituts de Recherche technologique).

FIT regroupe désormais 16 instituts qui partagent les mêmes fondamentaux en matière de recherche multipartenariale public-privé. Ils vont ainsi resserrer encore leurs liens et leurs forces dans le but de faire émerger les innovations françaises basées sur des approches disruptives qui seront nécessaires pour accélérer deux grandes transitions : la transition industrielle et la transition énergétique. 

Maillons essentiels de la chaîne d’innovation française au service de la compétitivité de notre économie, ces instituts disposent des plateformes technologiques et de l’excellence académique et industrielle pour permettre à la France et l’Europe de regagner en souveraineté. Les synergies et complémentarités entre leurs membres et leurs filières serviront à la conception et au développement de solutions empreintes des impératifs de soutenabilité et de résilience inhérente au « monde d’après » qui émergera de la crise actuelle : les instituts ont en effet été créés pour mobiliser et pérenniser l’innovation technologique des grandes filières industrielles françaises et inscrire leurs actions à l’échelle européenne. 

Vincent Marcatté, Président de FIT, commente:

« Créés dans le cadre des plans d’investissements d’avenir, nos instituts portent en eux l’engagement à se projeter et à préparer le futur. A l’heure où nos sociétés et économies vivent une crise sans précédent, les 16 IRT et ITE s’emparent de la responsabilité qui est la leur, avec un objectif partagé : répondre aux défis économiques, sociétaux et environnementaux posés par le “monde d’après” en développant des innovations technologiques qui serviront les enjeux de souveraineté nationale et européenne, accéléreront la transition énergétique et environnementale de nos territoires et de nos industries, et apporteront une forte capacité de résilience à nos entreprises et organisations »

4 axes de travail pour les 3 prochaines années 
Au sein de FIT, IRT et ITE travailleront plus particulièrement autour de 4 axes stratégiques pour les 3 prochaines années pour répondre aux besoins du nouveau monde à construire : 

  • Développer un socle de technologies souveraines et des démonstrateurs grandeur nature permettant à toutes les filières de l’Industrie de s’appuyer sur des solutions innovantes sans dépendance extra-européenne et cela, en lien étroit avec les CSF des filières et leurs acteurs majeurs ;
  • Mettre en place des initiatives nationales inter-IRT-ITE trans-filières bénéficiant de leur complémentarité pour créer des technologies de ruptures notamment pour des solutions sobres au niveau énergétique ou s’appuyant sur l’intelligence artificielle ;
  • Développer des partenariats au sein des Régions autour d’offres communes IRT-ITE en capitalisant sur les activités de R&D territoriales de certains instituts pour aider à la transformation des entreprises en lien avec les pôles de compétitivité et autres acteurs de l’innovation notamment via les Digital Innovation Hubs ;
  • Poursuivre la montée en puissance au niveau international et notamment au sein des projets européens.

Une équipe nouvelle et renforcée
Pour animer les actions de l’association, un nouveau bureau a été constitué, composé d’un président, de deux vice-présidents, de deux secrétaires et d’un trésorier. Tous sont élus pour 3 ans renouvelables. L’organisation de ce nouveau bureau respecte un équilibre IRT-ITE et chaque membre provient d’une structure différente.

Vincent Marcatté, Président de l’IRT b<>com, a été renouvelé en tant que Président de FIT. Geneviève Fioraso, Présidente de l’IRT Saint Exupéry, et Claude Arnaud, Président de l’ITE Efficacity, sont élus Vice-Présidents. Stéphane Cassereau, Directeur général de l’IRT Jules Verne, et Philippe Watteau, Directeur général de l’ITE Vedecom, occupent respectivement les fonctions de Secrétaire et de Secrétaire adjoint. Enfin, Alexandre Moulin, Directeur général adjoint de l’IRT BioAster, est reconduit au poste de Trésorier.

Vincent Marcatté souligne: 

« La constitution de cette nouvelle équipe qui s’enrichit de personnalités représentatives de la diversité des IRT et des ITE est une opportunité pour que nos Instituts, avec toutes leurs parties prenantes, proposent des solutions adaptées à ce nouveau monde. Je tiens aussi à remercier chaleureusement, au nom de notre collectif, Gilbert Casamatta, Vice-Président de FIT, pour tout ce qu’il nous a apporté depuis la création de FIT »

. Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 02 mars 2018, intitulé : Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT).

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Sigfox, Soitec (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Sigfox, Soitec (suites)
Sigfox, Soitec (suites)

Sigfox étend son réseau en Russie

Le 12/03/20 / La Tribune

http://www.msn.com/fr-fr/finance/other/sigfox-%c3%a9tend-son-r%c3%a9seau-en-russie/ar-BB114Zey?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

Sigfox précise que ce réseau couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ».

Ce jeudi matin, Sigfox annonce un partenariat avec le fonds russe Energo Capital pour déployer son réseau dédié à l'Internet des objets à bas débit, à bas coût et faible consommation d'énergie, en Russie. A La Tribune, le groupe précise qu'il couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ». Aux yeux de Bertrand Ramé, responsable de l'extension du réseau du groupe et des partenariats, il s'agit un pays stratégique.

Deux secteurs, en particulier, pourraient bénéficier du réseau IoT de Sigfox. « Il y a d'abord le marché des infrastructures de pétrole et de gaz », détaille-t-il. Ici, les capteurs communicants du groupe pourraient permettre d'en améliorer la gestion. L'autre marché à fort potentiel concerne, selon Bertrand Ramé, les « nouvelles routes de la soie », qui consistent notamment, pour la Chine, à tisser de nouvelles voies terrestres vers l'Europe, en passant par la Russie, pour y écouler ses produits. Sur ce créneau, les solutions de « tracking » de marchandises et d'actifs de Sigfox pourrait séduire les entreprises et industriels désireux d'emprunter ces routes.

Pour étendre son réseau en Russie, Sigfox estime avoir trouvé dans Energo un partenaire idéal. « Il s'agit d'un fonds possédé par Eric Brisset, qui est franco-russe, et avec qui nous sommes déjà partenaire en Lettonie et en Lituanie », explique Bertrand Ramé. Concrètement, Energo dispose de l'exclusivité pour le déploiement et la commercialisation du réseau de Sigfox en Russie. C'est lui qui assumera les coûts liés à l'installation des antennes. Sachant qu'il achètera ces dernières à Sigfox. Aujourd'hui, le groupe français est présent dans 71 pays. Il revendique près de 16 millions d'objets connectés à son réseau.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

 

 

EN FORTE CROISSANCE, SOITEC MAINTIENT PRODUCTION ET R&D

23 Avr 2020 

https://vipress.net/en-forte-croissance-soitec-maintient-production-et-rd/

Soitec publie un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros pour son exercice 2019-20290 clos fin mars, en hausse de 35% par rapport à l’exercice précédent et de 28%, à périmètre et taux de change constants. Le fabricant grenoblois annonce le maintien de la production de substrats dans tous les sites industriels et l’obtention d’un prêt de 200 M€ dans le cadre du plan Nano 2022.

Pour le 4e trimestre de l’exercice, le fabricant grenoblois de tranches SOI a réalisé un chiffre d’affaires de 203,8 millions d’euros, en hausse de 45,3% par rapport aux 140,3 millions d’euros réalisés au 4e trimestre 2018-2019. Ceci résulte d’une croissance de 40,1% à périmètre et taux de change constants ainsi que d’un effet de change positif de +4,8% et d’un effet périmètre de +0,4% lié à l’acquisition d’EpiGaN réalisée en mai 2019.

Le niveau de ventes élevé enregistré au 4e trimestre de l’exercice 2019-2020 a pu être atteint grâce à la forte production réalisée au cours du trimestre ainsi qu’à celle réalisée par anticipation au cours des trimestres précédents. Le groupe a ainsi été en mesure de livrer la quasi-totalité des quantités de produits qu’il s’attendait à fournir, malgré des conditions d’acheminement plus difficiles, notamment en mars 2020 dans le contexte de la crise du Covid-19.

« Comme anticipé, nous avons enregistré un chiffre d’affaires trimestriel record au quatrième trimestre et atteint une croissance organique de près de 30% sur l’ensemble de l’exercice malgré les conditions difficiles rencontrées pour acheminer nos produits. Cette performance reflète pour l’essentiel le succès continu de nos produits de radiofréquence tiré par le déploiement des générations cellulaires 4G et 5G. Dans le contexte lié à l’épidémie de Covid-19, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance aux collaborateurs de Soitec pour maintenir un niveau de service élevé pour nos clients et pour assurer la continuité de la production sur nos sites industriels de même que la poursuite de nos principaux programmes de R&D », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.

« Au moment de commencer notre nouvelle année fiscale marquée par les incertitudes pesant actuellement sur l’économie mondiale, Soitec peut s’appuyer sur une forte position financière. Nous continuons à prendre nos décisions en matière d’investissements de capacités supplémentaires en fonction des engagements de nos clients et la demande du marché. Nous demeurons extrêmement confiants dans les perspectives de croissance à long-terme qui s’ouvrent à nos substrats innovants. Soitec a accru le nombre de segments de marché où nos technologies et nos produits apportent une forte valeur ajoutée, en particulier le RF-SOI, le FD-SOI, le Photonics-SOI et le POI pour filtres de radiofréquence. Notre activité est tirée par des marchés clés tels que la 5G, l’innovation automobile, l’intelligence artificielle et l’Internet des Objets, ainsi que les centres de données et les infrastructures de télécommunications mobiles », a ajouté Paul Boudre.

Un prêt à long terme de 200 millions d’euros dans le cadre du plan Nano 2022

Le 27 mars 2020, Soitec s’est vu accorder par la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) un prêt à 12 ans de 200 millions d’euros, au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dans le cadre du plan Nano 2022. Les tirages sur cette ligne de crédit seront étalés au cours des prochaines années pour soutenir à la fois le financement des programmes de R&D et celui d’investissements dans des infrastructures de première industrialisation en France.

Le plan Nano 2022 de soutien aux développements technologiques jusqu’à leur phase de pré-industrialisation marque la reconnaissance par la France de l’importance d’une filière électronique et microélectronique solide et innovante sur le territoire français au service de la compétitivité de l’industrie, souligne le groupe. Nano 2022 constitue le volet français d’un vaste programme européen d’intérêt commun (« IPCEI » : Important Project of Common European Interest). Au sein de cet IPCEI, Soitec est l’un des 7 chefs de file industriels français et coordonne les projets technologiques liés aux « Composants électroniques à haute efficacité énergétique ».

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a jusqu’ici été en mesure de maintenir sa production, en particulier sur les sites de Bernin et Singapour, en mettant en place des mesures de sécurité drastiques. Soitec continue ainsi à livrer ses clients pour répondre à leur demande. Le groupe poursuit également tous ses projets de R&D majeurs pour sécuriser leur calendrier d’avancement, y compris son programme de co-développement de substrats en carbure de silicium de nouvelle génération avec Applied Materials.

Enfin, Soitec a finalisé le 31 mars 2020 la cession à Pele Green Energy de sa participation de 20% dans CPV Power Plant n° 1 (société de projet hébergeant la centrale solaire de Touwsrivier en Afrique du Sud), finalisant ainsi son désengagement des activités solaires.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne

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La filière textile (bis)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (bis)
La filière textile (bis)

Bonjour,

Parce que la situation actuelle nous oblige à reconsidérer l'industrie textile en France, voici à nouveau mon sujet consacré à cette filière plus que centenaire, autrefois florissante, fleuron de l'industrie française, ayant perdue de sa superbe depuis une bonne vingtaine d'années, mais qui, un peu forcée par ce cas de force majeur qu'est cette crise sanitaire exceptionnelle, retrouvera peut-être un nouveau souffle.

Voici et bonne lecture.

Jacques Samela   

 

La filière textile, suivre le fil de l’innovation et de la formation

 

Si il est un secteur dont on parle peu aujourd’hui, et qui pourtant fit les beaux jours de l’industrie française, participant amplement aux révolutions industrielles du XIX et du XX siècles, c’est bien celui de la filière textile.

En effet, après avoir vécu plusieurs décennies difficiles, dû notamment à la concurrence asiatique (loyale, déloyale, c’est selon), occasionnant nombres de délocalisations, sans parler de fermetures en cascade d’entreprises phares de la filière, perdant rien qu’en 2011, 110 000 emplois, rétrécissant même son marché national de 2,6 %, on peut d’ores et déjà dire qu’il reprend enfin du poil de la bête, grâce notamment à une montée de gamme, rendue possible par une innovation technologique permanente dans ce que l’on appelle aujourd’hui les textiles techniques.

Et pourtant, 71 % des français estiment encore que la filière textile est une industrie en perte de vitesse, vouée même à disparaître.

Seulement voilà, nous assistons certainement à un retournement exceptionnel concernant ce secteur, car pour la première fois depuis 40 ans, ses effectifs ont augmentés (+ 3,6 %), atteignant plus de 60 000 personnes, et ce dans les trois bastions historiques que sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts de France, et Grand Est. Le chiffre d’affaires 2017 s’affichant également en hausse avec 1,8 % de croissance, soit 13,4 milliards d’Euros, dont 8,9 milliards d’Euros à l’export (+ 2 %), et ce sans inclure les chiffres de la confection et de la distribution, ce qui lui permettrait de surpasser un autre grand secteur industriel français, l’automobile.

Et ce retournement plus que probant, est donc dû à l’importance prise aujourd’hui par les textiles techniques, représentant déjà près de la moitié de la filière (40 %), mais sans occulter pour autant la filière à l’ancienne, qui elle est tirée par le « Made in France » en vogue.

Alors, qu’appelle t’on textile technique, et quelle est sa différence avec ce que l’on peut connaître du textile lambda ?

Eh bien, d’après l’UIT (www.textile.fr), le représentant du secteur (près de 2 300 entreprises), il désigne des produits textiles dotés de propriétés techniques choisies, bien particulières, et offrant des fonctionnalités spécifiques qui sont adaptées à des usages bien définis. On dit qu’ils sont destinés à remplir un objectif d’utilité.

Ce qui fait qu’on en trouve dans des secteurs aussi variés que sont l’agriculture (housses, protection), la construction et le bâtiment (isolants, renforts de bâtiments), l’environnement (renforcement des sols, gestion de l’érosion), la santé (implants, prothèses), ou encore les transports (isolants, protection), avec comme perspective d’avenir, un marché mondial atteignant les 175 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Et en tant que deuxième nation, après l’Allemagne, comme productrice de ces textiles techniques, la France a vraiment une carte à jouer, avec notamment un personnel hautement qualifié, une innovation permanente, garante d’avancées technologiques de premier plan, comme par exemple sous la forme de nouvelles fibres tels les tissus biosourcés, les fibres intelligentes pouvant capter l’énergie solaire ou donner des informations physiologiques, ainsi que les vêtements ayant des vertus curatives ou à mémoire de forme.

Et en plus, comme le dit, Eric Boël, l’organisateur de l’événement incontournable du secteur, Textival (www.textival.fr), la France fabriquant le textile le plus propre au monde, il est fort à parier que la première place en Europe est proche, et qu’enfin ce secteur retrouve sa place de fleuron de l’industrie française, au même titre que l’aéronautique ou l’automobile aujourd’hui.

Avec une obligation malgré tout, c’est qu’il trouve (le secteur) des bras supplémentaires afin de surseoir à ce regain d’activité, ce qui n’est pas évident, vu l’image encore bien présente d’une industrie en général peu sexy, d’où le souhait d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les métiers du textile vers les jeunes et ceux que l’on appelle les prescripteurs de l’orientation (parents, enseignants), censé démontrer qu’il s’intègre (toujours le secteur) parfaitement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’industrie du futur, avec des thèmes on ne peut plus porteur chez les nouvelles générations, que sont le recyclage, les circuits courts, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Et tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et avec comme idée principale, que l’avenir du textile français soit donc entre leurs mains.

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Journal du net du 07/01/13

. La tribune du 08/04/13

. Le Monde du 08/10/15

. Bref ECO du 18/06/18

. Le Figaro du 20/06/18

. www.modeintextile;fr

. www.ceti.com

. www.ifth.org

. www.techtera.org

. www.uptex.innovationstextiles.fr

. www.textile.fr

 

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Qarnot (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Qarnot (suite)
Qarnot (suite)

Qarnot lève 6 millions d’euros pour exploiter la chaleur émise par les ordinateurs

31/03/2020

https://www.frenchweb.fr/qarnot-leve-6-millions-deuros-pour-exploiter-la-chaleur-emise-par-les-ordinateurs/397200

La consommation d’énergie des ordinateurs est une perte tant sur le plan économique qu’écologique. Dans ce contexte, Qarnot computing, qui reconvertit l’énergie des ordinateurs en chaleur, lève 6 millions d’euros en série B auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino

Lancé en 2010 par Paul Benoit et Miroslav SviezenyQarnot computing recycle la chaleur émise par des ordinateurs pour en faire une ressource nouvelle. La startup conçoit et commercialise différents produits sur ce modèle, comme une chaudière numérique baptisée QB1, commercialisée en France et en Finlande, qui permet de produire de l’eau chaude à partir de la chaleur émise par des ordinateurs. Qarnot développe également QH1, un radiateurs-ordinateurs pour chauffer des bâtiments, ou encore QC1, un crypto-radiateur. Ce dernier permet également de chauffer des bâtiment tout en minant des crypto-monnnaies. 

Miser sur les data centers

La startup basée à Montrouge revendique à ce jour plus de 1 000 logements sociaux chauffés via des ordinateurs, grâce à sa technologie. L’an passé, Qarnot computing et le groupe Casino annonçaient le lancement d’une entreprise commune baptisée ScaleMax, destinée à installer des data centers dans les entrepôts pour les chauffer. Ils ont par ailleurs inauguré un premier site de calcul intensif dans l’entrepôt d’un magasin Cdiscount en Ile-de-France.

D’autres acteurs français commencent à émerger sur ce secteur, à l’instar de la startup Tresorio, qui s’emploie à recycler la chaleur des centres de données via des chaudières numériques et qui a levé des fonds en 2019.

Qarnot computing compte parmi ses clients BNP Paribas, la Société générale, Naxitis ou encore Illumination MacGuff. Dans le cadre de cette levée de fonds, la startup ambitionne d’accélérer son activité en R&D et de recruter davantage, notamment pour les pôles informatique et commercial. «Cette levée de fonds va nous permettre de franchir un nouveau cap et d’accélérer notre croissance autour de notre gamme de produits et services déjà reconnus et demandés», commente Paul Benoit

Qarnot computing : les données clés 

FondateursPaul Benoit et Miroslav Sviezeny 
Création: 2010
Siège social: Montrouge, France 
Secteur: smart building, cloud, HPC

Activité: exploite la chaleur émise par des ordinateurs


Financement: 6 millions d’euros en série B en mars 2020 auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27 juin 2016, intitulé : Qarnot Computing, chauffer à moindre coût.

 

 

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Parrot (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Parrot (suite)
Parrot (suite)

PARROT : CHIFFRE D’AFFAIRES EN CHUTE DE 30%, MAIS PERTES RÉDUITES AUX ¾

19 Mars 2020 

https://vipress.net/parrot-chiffre-daffaires-en-chute-de-30-mais-pertes-reduites-aux-%c2%be/

 

Recentré sur les drones et solutions professionnels, le groupe Parrot a réalisé un chiffre d’affaires de 76,1 M€ en 2019. Ce recul de 30% est lié à l’effondrement des ventes des anciens produits à destination du grand public (-77%).

Les produits et solutions à destination des clients professionnels ont contribué à hauteur de 67% au chiffre d’affaires du groupe et ont affiché une croissance de 10%, et de 14% retraitée des activités de services arrêtées (Airinov, Airsupport).

Retraitées de ces effets, les ventes de drones à périmètre comparable ont reculé de 2% par rapport à 2018. Parrot veut y voir l’agilité du groupe à mener un repositionnement rapide, capitalisant sur ses atouts sur un marché des drones qui mûrit progressivement.

En 2019 le groupe a ainsi poursuivi le développement de ses offres de drones et de solutions professionnels, porté une attention significative à l’allocation de ses ressources et au redressement de sa marge, et mis en œuvre de nouvelles opportunités de croissance sur les marchés de la défense et de la sécurité.

Le groupe français rappelle notamment qu’en mai 2019, la société a été retenue par le U.S. Department of Defense pour participer au développement de la nouvelle génération de drones de reconnaissance à courte portée destinée à l’U.S. Army. Le résultat de cet appel d’offre sera connu courant 2020. Début 2020, le groupe a aussi remporté l’appel d’offre « Programme Suisse Mini UAV » (Suisse MUAS) pour équiper les Forces Armée Suisse en micro-drones.

La stratégie ainsi mise en œuvre en 2019 génère un redressement du taux de marge brute qui ressort à 63,7% (et de 61,4% retraité des éléments non récurrents). Il est soutenu par la diminution des activités grand public et l’évolution du mix produit en faveur des drones et solutions professionnels.

En 2019, le groupe a piloté ses opérations avec 2 axes prioritaires : le maintien d’une forte capacité d’innovation, gage de son avenir sur le marché des drones, et le strict contrôle des coûts passant également par la simplification de son organisation, permise par la réduction des ventes d’anciennes générations de produits grand public.

Dans ce contexte, les dépenses de R&D s’élèvent à 35,2 M€, contre 37,2 M€ en 2018. Les dépenses marketing et commerciales ont diminué de 41 % pour s’établir à 21,7 M€. La diminution de 14,8 M€ des dépenses résulte de la réorganisation mise en œuvre au 3e trimestre 2018 : réduction des effectifs et des opérations marketing permises par le recentrage sur les offres professionnelles, le regroupement des plateformes commerciales et des centres logistiques et la réduction du nombre de produits vendus. Ces tendances se reflètent également dans la baisse de 28 % des dépenses de production et qualité, à 6,6 M€ en liaison avec la réduction du portefeuille de produits et l’absence de lancement d’équipements significatifs en 2019.

La stratégie de recentrage sur les drones et solutions professionnels, et les importants efforts consentis par les équipes dans le cadre de la réorganisation ramènent la perte opérationnelle courante à -28,4 M€, contre -65,9 M€ en 2018. A fin 2019, l’effectif du groupe est de 545 salariés (contre 659 à fin 2018). 53 % sont dédiés à la R&D et 75 prestataires externes contribuent à la réalisation des projets qui seront finalisés en 2020.

Tenant compte de l’absence d’impôts en 2019, le résultat net ressort à -29,6 M€, contre -111,2 M€ en 2018.

Conformément à ses engagements, la stratégie et les efforts déployés en 2019 permettent de préserver la trésorerie nette qui s’établit à fin décembre à 125,1 M€ hors impact IFRS 16 (et à 116,0 M€ incluant IFRS 16).

Le groupe Parrot estime avoir redressé sa situation en 2019 et dégagé des marges de manœuvre pour poursuivre sa stratégie d’innovation et d’expansion sur ses marchés clés : la cartographie 3D, la géomatique, l’inspection, l’agriculture de précision, et la sécurité.

En 2020, sur un marché des drones et solutions professionnels attendu en croissance, le groupe table notamment sur l’avancement de ces projets dans le domaine de la défense et de la sécurité, et la poursuite d’une stratégie commerciale ciblant les professionnels, les entreprises, les grands comptes et les gouvernements.

Au regard de la crise du coronavirus, Parrot n’a pas à ce stade rencontré de problème de production (seuls les drones à marque Parrot sont actuellement produits en Chine) ou d’allocation de composants, et estime disposer d’un stock adapté à son plan de marche pour le 1er semestre 2020.

 

 

PARROT VA PRODUIRE SON PROTOTYPE DE DRONE POUR LE DÉPARTEMENT DE LA DÉFENSE AUX ÉTATS-UNIS

16 Avr 2020 | VIPress.net

Parrot, premier groupe de drones européen, a franchi une nouvelle étape dans le programme de drone SRR (Short Range Reconnaissance) de l’US Army. En prévision d’une augmentation de la demande du Département de la Défense, Parrot commencera à produire les prototypes du drone dédié à ce programme aux États-Unis via son partenaire de sous-traitance NEOTech.

Pour les dernières étapes de ce processus de sélection, Parrot participera ainsi à une évaluation opérationnelle pour appuyer la décision d’attribution de la production de l’US Army. Le Français a été présélectionné avec cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire.

Le prototype final présenté par Parrot, conçu avec des composants sélectionnés pour être conformes aux exigences élevées de l’armée et du gouvernement américain, a été approuvé pour entrer en production. C’est avec son partenaire NEOTech que Parrot s’associe pour finaliser la mise en place de sa chaîne de production aux États-Unis pour fabriquer le lot de prototypes de très haut standard qui seront livrés à l’US Army et à la DIU (Defense Innovation Unit) en juillet 2020.

L’assemblage final du prototype se fait également de manière très sécurisée et contrôlée avec l’installation au sein des sites de NEOTech de tous les logiciels développés par Parrot à Paris (France) garantissant ainsi la fiabilité du produit et de sa gestion des données.

Avec plus de 40 ans d’expérience dans la fabrication électronique, NEOTech est spécialisé dans les programmes de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de l’aérospatial et de la défense, les produits médicaux et l’industrie des hautes technologies. Cet accord de partenariat renforce la stratégie de développement de Parrot aux États-Unis grâce à une approche spécifique des secteurs de la Défense et de la Sécurité.

« Parrot est honoré de travailler avec le Département de la Défense des États-Unis sur ce projet hautement stratégique. Nous avons su répondre aux critères exigeants fixés au cours des 12 derniers mois pour l’élaboration du prototype et nous sommes impatients d’entrer dans cette phase finale et de lancer la production aux États-Unis », déclare Laurent Rouchon, vice-président Sécurité et Défense chez Parrot.

En avril 2019, l’US Army et la Defense Innovation Unit ont sélectionné Parrot et cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire. Parrot a donc développé un prototype de drone entre mai et novembre 2019, en axant ses efforts de recherche et développement à Paris sur la conception d’un drone dédié aux spécifications de l’US Army. Un prototype a été finalisé en novembre 2019 et mis en test jusqu’en janvier 2020. Les premiers résultats positifs ont encouragé Parrot à préparer cette phase d’industrialisation début 2020.

NEOTech combine les forces de trois sous-traitants : NATEL, EPIC et OnCore. Employant plus de 3800 personnes, NEOTech se concentre sur les conceptions à faible et moyen volume pour les produits de haute complexité et de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de la défense/aérospatiale, de l’industrie et de la médecine.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 février 2015, intitulé : Parrot, le perroquet connecté.

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