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La Sérendipité

Publié le par Jacques SAMELA.

La Sérendipité
La Sérendipité

Connaissiez-vous ce mot ?

Moi non, avant de l’avoir entendu pour la première fois de la bouche d’un responsable innovation d’un grand groupe français de l’aéronautique.

Curieux, je suis allé chercher sa signification, notamment auprès de ce monsieur, mais également sur le net, où j’ai pu trouver ce qui suit.

Tout d’abord, sa définition.

Issu d’un mot anglais, « Serendipity », qui signifie « don de faire des trouvailles », il fut mis en exergue par un certain Horace Walpole (1717-1797) en 1754, homme politique, écrivain, collectionneur de son état, mais surtout rat de bibliothèque invétéré, où manifestement ce mot était on ne peut plus utiliser. Par la suite, il fût utilisé dans le domaine des sciences, de l’art, du droit, et de la politique.

Mais pour être complet, voici donc quelques définitions trouvées de-ci de-là :

. La sérendipité est le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue à la suite d'un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d'une recherche concernant un autre sujet. La sérendipité est le fait de « trouver autre chose que ce que l'on cherchait », comme Christophe Colomb cherchant la route de l'Ouest vers les Indes, et découvrant un continent inconnu des Européens. Selon la définition de Sylvie Catellin, c'est « l'art de prêter attention à ce qui surprend et d'en imaginer une interprétation pertinente. Wikipedia 

. Il s'agit de hasard, bien sûr, mais aussi de sagacité, d'esprit de curiosité, d'agilité, de disponibilité mentale permettant de rester à l'affût du neuf et du surprenant. Le Monde du 01/12/12

 

. La sérendipité est un état d’esprit à cultiver pour faire des trouvailles, mais souvent refoulée par les chercheurs qui ne veulent pas être considérés comme des chercheurs par hasard. L’autre auteur du livre, Pek van Andel, chercheur en sciences médicales à l’université de Groningue (Pays-Bas), vante cette démarche : dans son pays, les chercheurs ont le droit à leur vendredi pour méditer et se livrer aux délices de la sérendipité. Sciences Humaines

 

. La sérendipité, Un concept-clé pour penser autrement la stratégie. La notion de sérendipité consacre l’incertitude comme le facteur déterminant de l’action humaine, tout en reconnaissant la capacité de l’intelligence humaine à l’exploiter au mieux. Signe des temps, le mot « sérendipité », importé par les experts en innovation, est de plus en plus prononcé dans l’entreprise. https://www.forbes.fr/management/la-serendipite-un-concept-cle-pour-penser-autrement-la-strategie/

 

Mais pour être vraiment complet sur le sujet, voici quelques exemples probants, qui devraient parler à tous.

 

1/ 265 av. J.-C. La poussée d'Archimède : La poussée d'Archimède est la force particulière que subit un corps plongé en tout ou en partie dans un fluide (liquide ou gaz) soumis à un champ de gravité. Cette force provient de l'augmentation de la pression du fluide avec la profondeur (effet de la gravité sur le fluide, voir l'article hydrostatique) : la pression étant plus forte sur la partie inférieure d'un objet immergé que sur sa partie supérieure, il en résulte une poussée globalement verticale orientée vers le haut. C'est à partir de cette poussée qu'on définit la flottabilité d'un corps. Cette poussée a été pour la première fois mise en évidence par Archimède de Syracuse. Wikipedia

2/ 1684. La loi de la gravitation universelle par Isaac Newton : La loi de la gravitation ou loi de l'attraction universelle, découverte par Isaac Newton, est la loi décrivant la gravitation comme une force responsable de la chute des corps et du mouvement des corps célestes, et de façon générale, de l'attraction entre des corps ayant une masse, par exemple les planètes, les satellites naturels ou artificiels[]. Cet article présente essentiellement les aspects de la mécanique classique de la gravitation, et non pas la relativité générale qui procède d'un cadre plus général dans un nouveau paradigme. Wikipedia

3/ 1778. James Cook découvre Hawaii par hasard. Il cherchait le passage du Nord-Ouest. Wikipedia

4/ 1816. Le stéthoscope par René Laennec : appelé au chevet d'une jeune malade, il eut l'idée pour éviter de choquer sa pudeur en appliquant directement son oreille sur sa poitrine (comme il le faisait habituellement pour ausculter ses patients) de faire un rouleau d'une feuille de papier dont il appliqua une des extrémités sur la poitrine de sa patiente. Il fut aussitôt surpris d'entendre distinctement les battements du cœur à l'autre extrémité. Wikipedia

5/ 1928. La pénicilline, redécouverte (bien après la thèse d'Ernest Duchesne) par Alexander Fleming et surtout, Mary « Moldy » Hunt pour sa découverte de Penicillium chrysogenum. Wikipedia

6/ 1980. Le Post-it par Spencer Silver et Arthur Fry chez 3M. Arthur Fry, le dimanche, chanteur dans la chorale de Saint-Paul, avait pour habitude de marquer les hymnes du jour au moyen de petites feuilles de papier, mais celles-ci glissaient au moindre mouvement. Il se rapprocha d'un de ses collègues, Spencer Silver, qui, en 1974, l'avait informé qu'il cherchait une nouvelle formule de colle forte. Or, se trompant dans les dosages, il avait obtenu par erreur une colle à faible pouvoir adhésif. Wikipedia

7/ 2017. Une équipe internationale vient d’annoncer, dans la revue scientifique Current Biology, que les terribles vers pouvaient aussi dévorer le plastique. Et pas n’importe lequel : le polyéthylène, un produit particulièrement résistant, largement utilisé dans l’emballage, qui constitue à lui seul 40 % de la demande totale des produits en plastique en Europe.

Apicultrice amatrice, Federica Bertocchini, biologiste de l’institut IBBTEC de Santander, en Espagne, redoutait la fausse teigne. Aussi, quand elle a découvert des chenilles dans ses ruches, elle n’a pas hésité. Elle a placé les larves dans un sac en plastique et nettoyé son matériel. Lorsqu’elle est retournée vers les larves, le sac était plein de trous. Intriguée, la biologiste a décidé de faire une courte pause dans ses recherches en embryologie pour tenter de percer ce mystère. Le Monde.fr

 

Et pour être encore plus complet, sachez que son contraire existe, et qu’il s’appelle la zemblanité. Inventé semble t’il par un autre homme de lettre, l’écrivain britannique William Boyd dans son livre intitulé « Armadillo », il s’agirait cette fois-ci de faire à dessein des découvertes attendues, malheureuses, malchanceuses.

Voilà, maintenant nous savons tout ou presque.

A bientôt.

Jacques Samela

Horace Walpole / http://historicalhussies.blogspot.com/2014/11/horace-walpoles-strawberry-hill-house.html

Horace Walpole / http://historicalhussies.blogspot.com/2014/11/horace-walpoles-strawberry-hill-house.html

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Le CAC 40 (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CAC 40 (suite)
Le CAC 40 (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 16/05/18, et Le Monde du 19/06/18
Vus et lus dans Les Echos du 16/05/18, et Le Monde du 19/06/18

Vus et lus dans Les Echos du 16/05/18, et Le Monde du 19/06/18

Le CAC 40, en pleine forme mais en panne d'investissement

Par Delphine Cuny  |  25/06/2018 / La tribune

Les secteurs des industries et du BTP dominent et ont enregistré la plus forte croissance du chiffre d'affaires au sein de l'indice (+8%), avec l'énergie et les matières premières.

Les entreprises de l'indice phare de la Bourse de Paris ont retrouvé la croissance, des marges confortables et des bilans solides l'an dernier, selon la 12ème édition de l'étude Ricol Lasteyrie-EY. Mais l'investissement a fortement chuté, à son plus bas niveau jamais mesuré.

Dix ans après la crise financière, les entreprises du CAC 40 ont retrouvé des marges de manœuvre. Mais elles se montrent encore prudentes.

La 12ème édition de l'étude Ricol Lasteyrie-EY dressant le « profil financier du CAC 40 », publiée ce lundi 25 juin, montre que les membres de l'indice phare de la Bourse de Paris ont retrouvé la croissance, des marges confortables et des bilans solides l'an dernier, mais l'investissement a fortement chuté, à son plus bas niveau jamais mesuré.

« Pour le trentième anniversaire de l'indice que l'on vient de fêter, les entreprises du CAC 40 signent un exercice d'excellente facture : presque tous les indicateurs sont au vert.

Elles ont augmenté leur chiffre d'affaires, amélioré leur rentabilité, leur situation financière est très saine, leurs fondamentaux solides » résume Marc Lefèvre associé France Ricol Lasteyrie Corporate Finance - EY France.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 5%, « la première croissance significative depuis six ans », atteignant 1.306 milliards d'euros en cumulé, le plus haut niveau depuis 2011. Seules 8 sociétés ont vu leur chiffre d'affaires diminuer en 2017, contre 17 l'année précédente. 

Chute inédite des investissements

Du côté des bénéfices, les entreprises du CAC 40 ont retrouvé leur niveau de 2007, à 94 milliards d'euros, en hausse de 22%. La marge opérationnelle s'est améliorée à 7,9%, toutefois elle « reste loin de son niveau d'avant-crise, qui atteignait 10,8% en 2007 » relève l'étude.

« Le seul indicateur qui ne soit pas dans le vert est l'investissement, qui est en recul marqué de 12 milliards d'euros, à son plus bas niveau depuis la création de ce baromètre il y a douze ans [à 69 milliards d'euros, hors banques et assurances].

Cela vient essentiellement de Total, dans un contexte de baisse du prix du pétrole, et d'Accor, qui avait connu une année exceptionnelle. Les effets de périmètre ont joué aussi » analyse Marc Lefèvre.

En excluant ces effets, l'investissement apparaîtrait stable de 2015 à 2017. Total demeure le premier investisseur, devant Orange et Engie, puis les constructeurs auto PSA et Renault. Cette baisse inédite peut surprendre car l'endettement net des groupes du CAC a diminué, pour la sixième année consécutive, à 159 milliards d'euros, son niveau le plus bas depuis 2006.

« Vu la croissance de l'économie et l'alignement des planètes, on aurait pu attendre davantage d'investissement. Ceci dit, il est rassurant de voir plusieurs belles histoires depuis le début de l'année, à l'image du rachat de l'Australien Westfield par Unibail Rodamco et des acquisitions de deux biotechs par Sanofi » nous confie l'associé d'EY France.

Le luxe à égalité avec le BTP

L'année 2018 a d'ailleurs bien commencé pour les grandes entreprises du CAC 40.

« Au vu des résultats du premier trimestre, qui étaient supérieurs au consensus pour la plupart, elles sont extrêmement bien positionnées pour l'année 2018, qui devrait être bonne, si les tensions protectionnistes ne perdurent pas » relève Marc Lefèvre.

Avec l'entrée d'Hermès le 18 juin dernier à la place de LafargeHolcim, le profil financier de l'indice va être profondément modifié pour l'étude de l'an prochain.

En effet, en 2017, la répartition du chiffre d'affaires par secteur faisait apparaître une nette prépondérance du secteur industries et BTP, avec 16 sociétés sur 40 et 39% du chiffre d'affaires total. Avec Kering (Gucci), L'Oréal et LVMH, ce sont quatre fleurons français du luxe pesant ensemble quelque 380 milliards d'euros de capitalisation qui figurent parmi les 40 valeurs vedettes (sur un total de 1.500 milliards). Le secteur des biens de consommation devrait ainsi être à quasi égalité avec le BTP.

« Le CAC 40 est un très bel indice, diversifié. Il incarne une France redevenue ambitieuse, audacieuse et conquérante » considère l'associé d'EY France.

La cote parisienne ne s'est en revanche pas beaucoup étoffée ces derniers mois. Le fournisseur d'équipements pour infrastructures ferroviaires et portuaires Delachaux a renoncé à la mi-juin à son introduction le valorisant 1,5 milliard d'euros, préférant rester dans le monde du non-coté, avec une reprise des parts du fonds CVC par la famille Delachaux et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

« Le premier semestre a été plutôt décevant pour la Bourse de Paris : il n'y a eu que 7 IPO [Initial Public Offerings, introductions en Bourse] pour 250 millions d'euros et aucun "deal" de taille importante » observe Marc Lefèvre, qui ajoute : « les privatisations [ADP, Engie, FDJ] devraient animer le marché dans les mois à venir. »

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 31 janvier 2018, intitulé : CAC 40, le meilleur est à venir ?

 

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Deep Tech, EdTech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Deep Tech, EdTech (suite)
Deep Tech, EdTech (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 02/05/18

Vu et lu dans Les Echos du 02/05/18

Startup Sesame veut faire décoller les pépites de la Deep Tech à l’international

06/06/2018 / Frenchweb.fr

 

Startup Sesame souffle sa troisième bougie. Trois après son lancement, ce programme européen qui accompagne les start-up dans leur développement à l’international au travers d’événements technologiques monte en puissance.

Et pour cause, l’offre et la demande ne cessent d’augmenter. Si les jeunes entreprises sont toujours plus nombreuses à fleurir en Europe, il en est de même pour les événements. «Aujourd’hui, il y a plus de 62 000 événements Tech en Europe», note Ben Costantini, co-fondateur et CEO de Startup Sesame.

Dans ce contexte, Startup Sesame s’attèle à épauler les jeunes pousses avant leur premier tour de table en série A pour qu’ils se rendent «au bon événement au bon moment». Ainsi, les start-up sélectionnées par la structure bénéficient d’un accès privilégié aux conférences et salons partenaires.

14 start-up, dont 5 dans la Deep Tech, retenues pour la 4ème saison 

Lors de ces événements, Startup Sesame les aide via du coaching et du mentoring grâce à un réseau d’experts internationaux, notamment des investisseurs, des juristes et des entrepreneurs.

Sur place, les start-up ont également accès aux concours de pitchs, pour présenter leur produit et gagner en visibilité, et disposent d’un stand gratuit ou à prix réduit. «Pendant un an, les entreprises que nous accompagnons vont participer à 4 ou 5 événements internationaux», précise Ben Costantini.

Pour emmener les start-up aux conférences qui correspondent à leurs besoins et leurs objectifs, Startup Sesame peut s’appuyer sur un réseau de 35 événements partenaires dans 20 pays, comme Slush, Hello Tomorrow et Web2day.

Cette année, pour sa quatrième saison, le programme européen d’accélération par l’événementiel a sélectionné 14 start-up parmi 210 candidatures provenant de 37 ans.

Si la France et l’Allemagne sont présentes en force, avec quatre start-up chacune, cette nouvelle saison est surtout marquée par la création d’un programme Deep Tech, une verticale complexe dans laquelle les start-up ont besoin de lourds investissements en R&D. 

Dans ce secteur, Startup Sesame a choisi d’accompagner les Britanniques Illumr et Personalyze, les Allemands Keyp et ObjectBox, ainsi que le Suisse Loriot.

Startup Sesame : les données clés

Fondateurs : Joanna Kirk, Moojan Asghari et Ben Costantini
Lancement : 2015
Siège social : Paris
Activité : programme européen d’accélération par l’événementiel

https://www.frenchweb.fr/startup-sesame-veut-faire-decoller-les-pepites-de-la-deep-tech-a-linternational/327240?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=88e84da4c6-EMAIL_CAMPAIGN_2018_06_06_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-88e84da4c6-106733281

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 28 juin 2017, intitulé : Les Deep-tech, innovations de rupture ou disruptives.

 

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 22/05/18

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 22/05/18

Vu et lu dans Le Monde du 24/05/18
Vu et lu dans Le Monde du 24/05/18

Vu et lu dans Le Monde du 24/05/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 04 septembre 2017, intitulé : EdTech, déjà demain

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Tel un Phenix (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Tel un Phenix (suite)
Tel un Phenix (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 11/06/18 et du 14/06/18
Vus et lus dans Les Echos du 11/06/18 et du 14/06/18
Vus et lus dans Les Echos du 11/06/18 et du 14/06/18

Vus et lus dans Les Echos du 11/06/18 et du 14/06/18

Vu et lu dans VSD n° 2126 du 24/05/18
Vu et lu dans VSD n° 2126 du 24/05/18
Vu et lu dans VSD n° 2126 du 24/05/18
Vu et lu dans VSD n° 2126 du 24/05/18

Vu et lu dans VSD n° 2126 du 24/05/18

Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 11 janvier 2017

http://competitiviteinfrance.overblog.com/search/phenix/

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La filière bio (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière bio (suite)
La filière bio (suite)
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 04/06/18, l'Usine Nouvelle n° 3553 du 01/03/18, Les Echos du 04/06/18
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 04/06/18, l'Usine Nouvelle n° 3553 du 01/03/18, Les Echos du 04/06/18
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 04/06/18, l'Usine Nouvelle n° 3553 du 01/03/18, Les Echos du 04/06/18

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 04/06/18, l'Usine Nouvelle n° 3553 du 01/03/18, Les Echos du 04/06/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27/10/17, intitulé : La filière bio, à la croisée des champs et des chemins.

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Champion du monde ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Champion du monde ?
Champion du monde ?

Ces Français ont déjà gagné la Coupe du monde 2018

Publié le 09/06/2018 / l’Usine Nouvelle

Louis Vuitton, Schneider Electric ou encore Freyssinet... Ces entreprises françaises ont engrangé de beaux contrats durant la préparation de la Coupe du monde 2018 de football. Pour elles, ce Mondial est déjà une réussite.

Pour les entreprises françaises, la Coupe du monde de football a commencé dès 2010. Les jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang (Corée du Sud), en février dernier, avaient déjà souri aux Français.

Pour cette édition russe de la Coupe du monde de football, 11 milliards de dollars ont été investis au total entre 2013 et 2018 selon une estimation de l’agence Moody’s. Avec la construction ou la rénovation de stades dans dix villes différentes, le BTP est le premier secteur à bénéficier de ces investissements.

Sur les chantiers russes, on retrouve aussi bien une PME caennaise qu’un grand groupe comme Vinci. Les tribunes des stades deviennent l’endroit où il faut voir et être vu, à l’image de ces sociétés offrant des packs d’hospitalité à leurs partenaires, un outil répondant à des enjeux stratégiques [lire ci-dessous].

Malgré ces performances individuelles, on relativise le nombre de contrats signés au bureau Business France de Moscou. "Le budget [de la Coupe] a été élaboré en roubles par la Russie ; or, fin 2014, la monnaie russe s’est effondrée. Cela a entraîné une perte importante de compétitivité des produits importés [le pouvoir d’achat des Russes à l’étranger s’est effondré avec une monnaie qui valait deux fois moins, ndlr]", retrace Foued Kefif, le chef de pôle technologies et services innovants de Business France.

Un contexte économique difficile auquel se sont ajoutées les tensions politiques. "Suite aux crises ukrainienne et de Crimée, l’Occident a mis en place des sanctions économiques, et la Russie a réagi avec des contre-sanctions."

Avec cette riposte, les fournisseurs et les produits russes ont remplacé les importations. En mai, Emmanuel Macron, lors de sa visite à Moscou, a tout de même rappelé la volonté des deux pays à modérer leurs divergences politiques pour maintenir des relations commerciales.

Champion de la toiture : Freyssinet

Freyssinet, filiale française de Vinci Construction, a travaillé sur le stade de Volgograd, une enceinte de 45 000 places. Durant l’été 2017, l’entreprise a réalisé le levage de la toiture câblée de l’arène. Chargée de l’ingénierie, elle a conçu la structure et a défini les méthodes de construction. Elle a également fourni 650 tonnes de câbles clos et 250 tonnes de déviateurs pour la connexion entre les câbles et la structure en acier de la toiture. Les équipes de Freyssinet ont assemblé l’ensemble de 1 600 tonnes au sol avant de le lever à l’aide de 88 vérins.

Gardien de l’alimentation : Schneider Electric

Certains matchs se joueront dans une ambiance électrique ! Pour dix des douze stades, ce sera techniquement possible grâce aux équipements de Schneider Electric en coulisses. L’industriel a fourni des produits sur de nombreux champs d’application : tableaux basse et moyenne tension, plates-formes de gestion technique de bâtiments, disjoncteurs et systèmes de vidéosurveillance. Plus de 250 onduleurs UPS triphasés garantiront l’alimentation du stade Loujniki à Moscou qui accueillera les matchs d’ouverture et de clôture.

La coupe se fait la malle: Louis Vuitton

Pour la troisième fois, le trophée de la Coupe du monde sera transporté dans une malle sur mesure réalisée par Louis Vuitton. L’écrin apparaîtra le 14 juin et le 15 juillet, lors du match d’ouverture et pour la finale de la compétition. Il a été fabriqué dans l’atelier d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). La marque de luxe va aussi vendre en édition limitée (21 pièces) un coffre contenant des rééditions de ballons officiels utilisés pendant la Coupe. L’entreprise française aura enfin un magasin éphémère à Moscou pour présenter une collection d’accessoires en rapport avec le football.

À l’abri, sur la touche : Metalu Plast

Le spécialiste des équipements sportifs Metalu Plast a remporté son ticket pour le Mondial par un heureux concours de circonstances. En août 2017, la PME du Calvados est en discussions avec le russe Magnum pour faire référencer ses produits quand tombe l’appel d’offres pour les abris de touche. Les partenaires décrochent un lot de 30 unités pour équiper les stades d’Ekaterinbourg, Rostov, Samara, Volgograd, Saransk et Nijni Novgorod. Pour répondre au cahier des charges, Metalu Plast a modifié l’habillage de son abri pour le rendre transparent.

L’Ivresse de la victoire : Taittinger

Peu importe le résultat du match, les bulles pour célébrer la victoire seront françaises ! C’est la maison de champagne centenaire Taittinger qui a été choisie par la Fifa, comme boisson officielle de la Coupe du monde. C’est la deuxième fois que le français collabore à l’événement. Dans le cadre de ce contrat, la marque champenoise doit fournir les bouteilles de champagne lors des événements officiels, lancer une édition spéciale aux couleurs de l’événement, soit 400 000 bouteilles, ainsi que créer des espaces dédiés dans les stades.

Gazons froids : DLF

DLF remporte pour la troisième fois la fourniture de gazons pour un Mondial. Après l’Afrique du Sud en 2010 et le Brésil en 2014, huit des douze stades russes et l’ensemble des camps de bases sont engazonnés avec des semences conçues en France. Et pour cause, si le vainqueur est danois, son centre de R & D est implanté aux Alleuds, dans le Maine-et-Loire. Les variétés de ray-grass anglais tétraploïdes 4turf retenues ont la particularité de germer rapidement sur des sols froids à partir de - 3°C… Idéal pour résister au climat russe.

Le filon des programmes d’hospitalité :

Si certaines entreprises françaises travaillent sur la Coupe du monde, d’autres assisteront simplement aux matchs. En plus de la billetterie ordinaire, les packs d’hospitalité font venir de nombreux salariés pour des prestations personnalisées : places VIP, club privatisé et accompagnement pendant tout le séjour. En France, Eventeam a l’exclusivité sur la vente de ces programmes. "On propose un outil répondant à un besoin stratégique du client. Les enjeux sont variés, il peut y avoir de la fidélisation, de la prospection, de la récompense… Il s’agit parfois de montrer que l’entreprise est présente à ce genre d’événements et donc se porte bien", explique Igor Juzon, le PDG d’Eventeam.

La Coupe du monde de football représente l’événement le plus fédérateur pour l’agence. D’autant que la Russie est plus accessible que le Brésil ou le Qatar. Eventeam espère accueillir près de 2 000 clients et dépasser 6 millions d’euros de chiffre d’affaires durant la compétition.

 

Et avant de rentrer dans le vif du sujet, soit le premier match des "Bleus" contre l'Australie, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15 juin 2014, intitulé tout simplement : L'équipe de France et la coupe du monde.

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Ubisoft, la filière vidéo (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ubisoft, la filière vidéo (suite)
Ubisoft, la filière vidéo (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, et l'Usine Nouvelle n° 3554 du 15/03/18
Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, et l'Usine Nouvelle n° 3554 du 15/03/18

Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, et l'Usine Nouvelle n° 3554 du 15/03/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19/12/13, intitulé : Ubisoft : Union des Bretons Indépendants (UBI), soft (Software).

Vus et lus dans Les Echos du 29/05/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/18

Vus et lus dans Les Echos du 29/05/18

Vus et lus dans Les Echos du 10/04/18
Vus et lus dans Les Echos du 10/04/18
Vus et lus dans Les Echos du 10/04/18
Vus et lus dans Les Echos du 10/04/18

Vus et lus dans Les Echos du 10/04/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27 novembre 2017, intitulé : La filière vidéo, une nouvelle ère.

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Bpifrance (Suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Bpifrance (Suite)
Bpifrance (Suite)
Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, l'Usine Nouvelle n° 3555 du 22/03/18, Electoniques n° 91 de mars 2018, Le Monde du 10/04/18
Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, l'Usine Nouvelle n° 3555 du 22/03/18, Electoniques n° 91 de mars 2018, Le Monde du 10/04/18
Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, l'Usine Nouvelle n° 3555 du 22/03/18, Electoniques n° 91 de mars 2018, Le Monde du 10/04/18

Vus et lus dans Les Echos du 21/03/18, l'Usine Nouvelle n° 3555 du 22/03/18, Electoniques n° 91 de mars 2018, Le Monde du 10/04/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou a relire le dossier du 30 septembre 2013, intitulé : Bpifrance, la banque de la reconquête.

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BlaBlaCar, Blade, Poma, Qwant (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

BlaBlaCar, Blade, Poma, Qwant (suite)
BlaBlaCar, Blade, Poma, Qwant (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 23 et de 30/05/18, et Management de juin 2018
Vus et lus dans Les Echos du 23 et de 30/05/18, et Management de juin 2018
Vus et lus dans Les Echos du 23 et de 30/05/18, et Management de juin 2018

Vus et lus dans Les Echos du 23 et de 30/05/18, et Management de juin 2018

Vus et lus dans Les Echos du 29/01/18, Présences n° 288 de mars 2018, et l'Usine Nouvelle n° 3551 du 22/02/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/01/18, Présences n° 288 de mars 2018, et l'Usine Nouvelle n° 3551 du 22/02/18
Vus et lus dans Les Echos du 29/01/18, Présences n° 288 de mars 2018, et l'Usine Nouvelle n° 3551 du 22/02/18

Vus et lus dans Les Echos du 29/01/18, Présences n° 288 de mars 2018, et l'Usine Nouvelle n° 3551 du 22/02/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire les dossiers que voici :

- Blablacar, en voiture tout le monde (22/01/15)

- Blade, de l'ombre à la lumière (10/01/18)

- Poma, de la montagne à la ville (13/03/14)

- Qwant, moteur de découverte à la française (12/06/15).

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Airbus, Dassault (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Airbus, Dassault (suite)
Airbus, Dassault (suite)
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3552 du 01/03/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 03 juin 2013, intitulé : Airbus, de l'A300 à l'A350.

Vu et lu dans Les Echos du 30/05/18
Vu et lu dans Les Echos du 30/05/18

Vu et lu dans Les Echos du 30/05/18

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 juin 2017, intitulé : Dassault, cent et, un ans d'innovations.

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