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l'entreprise du mois

Qwant, moteur de découverte à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Dominé à plus de 90 % en Europe par Google, le monde des moteurs de recherche s’est vu depuis peu compléter par un acteur Made in France du nom de Qwant (www.qwant.fr).

En effet, après près de deux ans de recherche en toute discrétion, Qwant a été créé par deux hommes d’horizons divers que sont Jean-Manuel Rozan, le financier et actuel président, et Eric Léandri, le spécialiste en sécurité informatique et directeur général aujourd’hui, accompagné en cela par une société spécialisée dans le développement de moteurs de recherche professionnels, Pertimm (www.pertimm.fr).

Lancé en 2013, en version bêta (pour les initiés), Qwant, dont le nom se voudrait un mélange de « quantité » et de « want », ou alors un clin d’œil à la société Quantum of Search, experte dans les moteurs de recherche spécialisés (n’hésitez-pas à m’interpeller, car les sources s’avèrent différentes), est donc aujourd’hui présent dans près de 30 pays, et proposé dans une dizaine de langues.

Alors, l’idée première de ce nouveau moteur de recherche, n’était pas de faire du Google au sens strict du terme, car d’autres le font déjà, mais au contraire d’être différent. Mais, comment me direz-vous ?

Tout d’abord, ils proposèrent d’afficher sur une même page plusieurs types de résultats en colonne selon qu’ils proviennent d’un site web, d’une encyclopédie, d’un réseau social ou d'une boutique. Ensuite, misant plutôt sur les réseaux sociaux, les utilisateurs peuvent se connecter via Facebook ou Twitter, et, ils peuvent également choisir eux-mêmes leur propre mise en page, soit la « Classic », la « Mosaîc », la « Media », et la « People ».

Et cela fonctionne. En effet, car après la mise en ligne de ce moteur de recherche, ce sont près de 150 000 visiteurs, curieux, qui s’y connectèrent, et, depuis, l’audience progresse de près de 20 % chaque mois, avec près de 8 millions de requêtes par jour (d’après la direction) et près de 1,5 milliards l’année dernière.

Cependant, ne cherchant pas à rattraper, voire à dépasser le maitre en la matière, mais plutôt de s’installer durablement dans le paysage, d’être crédible et donc de susciter l’adhésion, les dirigeants axent aujourd’hui vers ce qui pourrait être leur avenir, soit le développement d’un outil vers un public jeune avec une version « enfants » de leur moteur de recherche, où n’apparaissent pas les sites à caractère violent ou pornographique par exemple.

Testé actuellement par le ministère de l’Education nationale au sein de plusieurs centaines d’écoles, l’objectif est de pouvoir lancer cette version plutôt grand public à la rentrée prochaine. A suivre, sachant que le Brésil pourrait même être le premier pays à proposer cette version, en test également.

Et l’avenir justement, il se construit également avec des moyens, d’où l’importance de l’apport du groupe de presse Axel Springer (www.axelspringer.de), qui a investi l’année dernière près de 5 millions d’Euros, soit 20 % du capital, avec l’assurance pour Qwant de bénéficier de la puissance de ce groupe, l’intégration à l’un de ses sites, lui permettant rapidement de passer à près d’un milliard de requêtes par mois, et non plus sur l’année.

Et comme les éditeurs web européens, rassemblés sous l’entité Open International Project, emmenés justement par Axel Springer ainsi que le groupe Lagardère, réclament des règles de jeu plus équitables face aux géants de l’internet mondial, et donc américain, une plainte formelle auprès de la Commission européenne a même été déposée récemment, une place est certainement à prendre entre les très grands quasi inatteignables et les autres, plus secondaires, que sont Bing, Ask ou encore Voilà.

Donc, à moins d’être racheté par un de ces très grands justement, il y a fort à parier que Qwant, de par son positionnement de moteur de découverte plutôt que de recherche comme le dit son directeur général, l’absence de cookies, garant d’un respect de la vie privée, alors qu’aujourd’hui se pose justement la question de notre liberté de choix face à l’utilisation de plus en plus massive des moyens de communication, arrivera à attirer de nouveaux internautes, et deviendra peut-être dans un temps pas si lointain le challenger de Google.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Le Figaro du 12 février 2013

. Atlantico du 16 février 2013

. Webmarketing&com du 10 avril 2013

. Les Echos du 13 janvier 2015

. France Inter du 16 mars 2015

. Télérama n°3406 du 22 avril 2015

Qwant, moteur de découverte à la française
Qwant, moteur de découverte à la française

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Lending Club, réussite américaine

Publié le par Jacques SAMELA.

Son siège est basé à San Francisco, sa dernière levée à de fonds Wall Street, 870 millions de dollars, lui a permis de se valoriser à hauteur de 5,4 milliards de dollars, son activité, appelée « peer to peer », consiste à gérer une plate-forme de prêts en ligne entre particuliers, et son fondateur, français, est originaire de Montpellier et s’appelle Renaud Laplanche.

En effet, avant de fonder sa société, Renaud Laplanche étudiait le droit à Montpellier, tout en pratiquant à un très bon niveau la voile, tellement bon, qu’il fut à deux doigts de représenter la France aux Jeux Olympiques de Barcelone.

Rêve ou pas rêve, son parcours ne le mèna pourtant pas en Catalogne, mais à Paris où il fit un master à HEC, et à Londres à la London School of Economics.

Ensuite, à la sortie de ses études, il entra au cabinet d’avocats Cleary Gottlieb Steen & hamilton, où il travailla sur les fusions-acquisitions technologiques, avant d’être envoyé à New York. Mais, désireux de suivre la frénésie internet, et de se lancer dans l’entrepreneuriat, il créa sa première société, TripleHop Technologies, dont le siège se trouvait dans l’une des tours du World Trade Center, touchée par l’attentat du 11 septembre, mais heureusement sans conséquences pour lui, ses salariés et les serveurs de la société.

Donc, après cet évènement exceptionnel, mais aussi en raison d’un contexte économique difficile, la société se repositionna en lançant en 2003 un moteur de recherche pour entreprises appelé « MatchPoint », et dont le succès fut immédiat auprès de groupes comme CNN, ABC News, AOL ou Dow Jones. La société fut ensuite revendue au groupe Oracle en 2005, avec une plus-value intéressante pour son fondateur, on parle d’une dizaine de millions de dollars, et un poste de salarié au siège du groupe en Californie, où il s’installa. Seulement, étant peu à l’aise dans cette grosse structure, mais surtout ayant de nouveau envie d’entreprendre, Renaud Laplanche quitta rapidement ce groupe.

Et, c’est à ce moment que l’idée de Lending Club germa. En effet, regardant un jour son relevé de compte, il remarqua que les frais de sa carte de crédit étaient très élevés, et, cherchant un moyen de faire baisser les taux d’intérêts, il conçut une plate-forme de prêts entre particuliers, permettant justement d’économiser les frais de gestion, et de proposer des taux plus avantageux que ceux des banques. Mais, ne souhaitant pas s’attirer les foudres de celles-ci, il réussit à convaincre les autorités américaines de régulation de la complémentarité de leurs offres, et donc de la pertinence de son idée.

Depuis, c’est à une expansion continue à laquelle nous avons à faire, car six mois après sa création, Lending Club (www.lendingclub.com) avait déjà facilité près d’un quart de millions de dollars de prêts, un an plus tard, c’est près de 10 millions, les 100 millions furent atteints en 2010, le milliard deux ans plus tard, et en 2014, la valeur totale de prêts à atteint les 6 milliards de dollars.

Et avec un marché estimé à près de 1 300 milliards de dollars, sa marge de manœuvre est énorme, tellement énorme que Google y a investi en 2013 près de 125 millions de dollars, ce qui fait qu’avant cette levée de fonds, Lending Club avait déjà levé en 8 ans d’existence près de 390 millions de dollars auprès d’investisseurs flairant le bon filon.

Et aujourd’hui, avec cette manne financière exceptionnelle, l’ambition de Renaud Laplanche est simple, transformer le système bancaire américain. Ce qui, avec un réseau comptant près de 80 000 investisseurs actifs pour près de 120 000 emprunteurs, un rythme d’embauche de 100 personnes tous les six mois, pour un effectif actuel de 600 employés, un chiffre d’affaires de près de 140 millions de dollars, peut déjà assurer à l’ancien entrepreneur de l’année 2012 aux BFM Awards la place de leader d’un marché naissant et en croissance.

Ne connaissant par les arcanes de ce secteur au moment de la création de son entreprise, mais s’étant bien entouré tout au long de ces années, en l’occurrence de Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, de John Mack, ancien patron de la banque Morgan Stanley, ou encore de Mary Meeker, investisseur de renom de la Silicon Valley, il y a fort à parier que cette réussite, qui est aussi la sienne, sera tout d’abord américaine avant d’être internationale, car le marché américain, si vaste, avec notamment un solde des cartes de crédits pesant près de 800 milliards de dollars, ou celui du crédit à la consommation qui lui pèserait 2 700 milliards de dollars, ce sont des années de croissance à laquelle il doit s’attendre. Le reste du monde et la France, son pays d'origine, attendront donc.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Le journal du net du 24/05/13

. L’Expansion du 08/07/14

. Le Figaro du 08/12/14

. Les Echos du 12/12/14

Lending Club, réussite américaine
Lending Club, réussite américaine
Lending Club, réussite américaine

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France Brevets, valorisation à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Créé en 2011 sous la forme d’une société par actions simplifiées (SAS), concrétisant en cela une des décisions des Etats généraux de l’Industrie 2010, France Brevets (www.francebrevets.com), constitué à parité entre l’Etat et la Caisse des dépôts (www.caissedesdepots.fr), est un fonds d’investissements spécialisé en matière de propriété intellectuelle, doté d’un capital de 100 millions d’Euros.

Sa mission, valoriser les brevets des entreprises et des organismes publics de recherche.

Son objectif, ajouter une valeur supplémentaire au brevet, en permettant à des utilisateurs intéressés d’obtenir un droit d’exploitation par licence.

Son challenge, démontrer que l’activité de valorisation de grappes de brevets par un tiers, ne se fasse pas au détriment des entreprises, et devienne une activité se rapprochant des « patent trolls » américains, considérés comme de véritables cancers de l’industrie, car n’ayant pour seul objectif d’acquérir des brevets souvent contestables, afin d’en soutirer des royalties. Ils furent considérés en partie responsables de la crise économique de 2008.

Aujourd’hui, après trois années d’expériences, France Brevets regroupe une petite équipe d’expert en technologie et droit des brevets, dirigé par Jean-Claude Hourcade, tout en s’appuyant sur plusieurs cabinets de propriété industrielle, du réseau d’expert de Fist (www.fist.fr), entité de valorisation du CNRS (www.cnrs.fr), avec à son actif des contrats avec des organismes de recherche publique (l’INRIA, l’Institut Telecom, le CNES, l’ONERA), des grands groupes et des PME.

Et, se concentrant dès le début sur quatre secteurs bien distincts que sont les TIC (NFC, Cloud), la distribution d’énergie (capteurs intelligents), la chimie et la chimie verte (biomasse, biologie de synthèse), et les technologies de la santé (capteurs, équipements télécom), France Brevets souhaite aujourd’hui s’ouvrir vers d’autres secteurs comme l’aéronautique et le spatial, ou les matériaux.

Mais au fait me direz-vous, comment cela fonctionne-t-il, et à quoi cela peut-il servir surtout ?

Tout d’abord, une entreprise souhaitant déléguer une de ses inventions, accordera un droit d’exploitation sur celle-ci en concluant un contrat de licence, lui permettant de toucher des revenus supplémentaires. Ensuite, elle pourra conclure un contrat avec France Brevets, qui se chargera de valoriser ses titres, de rechercher des partenaires intéressés par une licence des droits d’exploitation, d’identifier de nouveaux champs d’exploitation, et de constituer des grappes technologiques, par le biais d’un mandat de valorisation, percevant au passage une commission si il parvient à céder ses droits sur le brevet, par l’achat d’un droit de sous-licencier le brevet, et par l’acquisition en propre du brevet.

Cela fait donc de France Brevets un intermédiaire actif entre les titulaires de brevets et les utilisateurs potentiels, tout en favorisant la circulation des inventions afin d’améliorer les conditions d’exploitations de la propriété intellectuelle des laboratoires, des organismes de recherche et des entreprises, ainsi que les conditions de protection de la propriété intellectuelle et industrielle, la constitution des infrastructures d’une nouvelle économie de la propriété intellectuelle, afin d’en privilégier au final la valorisation des brevets.

Donc, avec la création de ce fonds d’investissement, l’Etat français a bien cherché à s’inscrire dans une vision à long terme, avec notamment l’objectif de réunir pas loin de 10 000 familles de brevets, pour les commercialiser dans le monde entier, et ce même si certains, notamment les agents de l’Office Européen des brevets (www.epo.org) estiment que cela est loin d’être une bonne idée, car, la démarche française, à contrario de la Grande Bretagne, qui, elle, vient de lancer un outil permettant de lutter contre la profusion de brevets abusifs, ne pourra justement que participer à l’inflation des dépôts de brevets, avec un risque que l’Etat français ne devienne lui-même un « patent troll », et empêche les plus petites entreprises à investir sereinement. En principe ce n'est pas le but, au contraire.

Alors, même si l’on estime que la mission de France Brevets est encore peu lisible, que la création d’un nouveau fonds souverain de brevets (FSPI) par la Caisse des dépôts, doté également d’un capital de 100 millions d’Euros, n’apporte pas plus d’éclaircissement, l’Etat français, dans sa quête justement d’une stratégie qui est la sienne en achetant et conservant des inventions pour en assurer la défense et pérenniser les retombées économiques éventuelles, permettra aux fonds en question de compter de belles années devant eux, car quand on sait que la France est le 4ème pays au monde dans le domaine du dépôt de brevets, malgré une baisse de 2,1 % l’année dernière (voir le palmarès de l’INPI), et que des milliers de PME innovantes deviennent de plus en plus sensibles à l’intérêt de déposer des brevets, cela donne justement une raison supplémentaire et une raison d’être à l’existence de France Brevets et d'autres fonds souverains.

Jacques Samela

Sources :

. www.francebrevets.com

. L’Usine Nouvelle du 13/09/12.

. Les Echos du 05/01/15 et du 17/04/15.

. Télérama 3397 du 18/02/15.

France Brevets, valorisation à la française

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Sigfox, l'envol du papillon

Publié le par Jacques SAMELA.

Avec une levée de fonds de 100 millions d’Euros, la société française Sigfox (www.sigfox.com), spécialisée dans le domaine des objets connectés, est devenue la première start-up française à avoir levé une telle somme. Et d’après Ludovic Le Moan (voir photo), l’un de ses fondateurs, l’autre étant Christophe Fourtet, c’est près de 130 millions qu’ils auraient pu lever.

Avec cette somme exceptionnelle, Sigfox pourra accompagner son développement international, avec comme point de mire les Etats-Unis, car pour être un acteur incontournable dans les objets connectés, il ne faut surtout pas rater ce pays.

Fondée en 2009 à Toulouse, Sigfox a construit son succès sur l’idée d’exploiter des fréquences hertziennes libres de licence, et donc de créer un réseau de télécoms à très bas débit, plus facile à installer, peu coûteux et peu vorace en énergie, à contre-courant de l’ensemble des opérateurs télécoms, utilisant eux le haut débit.

La technologie s’appelle le M2M (machine to machine), soit le dialogue entre les machines via internet.

Aujourd’hui, considéré comme l’un des leaders du secteur des objets connectés au Web, avec un chiffre d’affaires de près de 6 millions d’Euros, une cinquantaine de brevets à disposition, Sigfox affirme disposer d’un carnet de commande de plus de 5 millions d’objets connectés (vélos, alarmes, compteurs intelligents, dispositifs de sécurité, etc…), tout en préparant l’avenir, avec par exemple la mise au point de systèmes autonomes fonctionnant sans batteries, ou encore le développement d’un système bimode (satellite et terrestre) avec le groupe Airbus dans le cadre d’un projet de R&D appelé "Mustang".

Et l’avenir, il se construit également à l’échelle des hommes, en l’occurrence d’une femme, Anne Lauvergeon (voir photo), devenue depuis peu présidente de la société, ancienne présidente du groupe Areva (2001-2011), et qui par son aura, son carnet d’adresse, a certainement permis d’attirer des investisseurs, quelque peu frileux quand il s’agit d’investissements financiers. L’étape suivante concernera certainement une entrée en bourse.

Et quand on sait que le marché des objets connectés pourrait peser entre 15 000 et 19 000 milliards de dollars en 2020, il y a de fortes chances que l’avenir soit prometteur, et que Sigfox en soit un des leaders mondiaux, suivi de près par d’autres acteurs français, car si il est un secteur émergent où la France est bien placé, c’est bien celui-ci.

Et justement, les autorités françaises ne s’y sont pas trompées, avec la bonne place de ce secteur dans la Nouvelle France Industrielle, comité de pilotage des 34 plans industriels, lancé par le président de la République en septembre dernier, qui devraient devenir d’ici peu dix, afin d’être plus proches du marché, l’apport non négligeable de la BPI (voir le dossier du 30 septembre 2013) pour accompagner les futures pépites de ce secteur, en entrant au capital de certaines dont Sigfox, ou encore l’importance de la délégation française au dernier Consumer Electronics Show de Las Vegas (voir complément d’information du 15 janvier 2015), où 120 entreprises françaises avaient fait le déplacement.

C’est donc bien à un envol auquel nous assistons, avec ce souhait, que des myriades de papillons tricolores suivent ce précurseur, et envahissent le monde entier.

Jacques Samela

Sources :

. le Monde du 29/03/14.

. Enjeux Les Echos / Septembre 2014.

. Le Figaro du 04/12/14.

. Management / Février 2015.

. Le Figaro du 12/02/15.

. La Tribune du 20/02/15.

. Les Echos du 09/03/15.

Sigfox, l'envol du papillon
Sigfox, l'envol du papillon
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Parrot, le perroquet connecté

Publié le par Jacques SAMELA.

Habituellement présente au salon CES de Las Vegas, souvent primée même, la société française Parrot (www.parrot.com) a profité justement de l’édition 2015 pour dévoiler ses nouveaux projets et développements technologiques.

En effet, que ce soit dans le domaine des drones, une de ses activités phares, avec la présentation de deux nouveaux mini-drones de la famille Jumping Sumo et Rolling Spider, ou encore dans celui des objets connectés avec tout d’abord le Parrot Zik Sport, tout nouveau casque sans fil connecté, élaboré avec Philippe Starck (prochain portrait français), et dont l’idée est de permettre pendant la pratique d’un sport de course notamment, de prendre, grâce à des capteurs biométriques, la mesure du rythme cardiaque et d’analyser le style de course, tout en écoutant de la musique bien sûr, et ensuite, plus terre à terre, le Parrot Flower Power H20, deuxième génération de systèmes intelligents pour les plantes, qui, avec des capteurs, mesure et analyse les paramètres de croissance, tout en gérant leur arrosage de façon autonome.

Créée en 1994 par Christine de Tourvel, Jean-Pierre Talvard et Henri Seydoux, actuel dirigeant (ses deux partenaires ont depuis cédés leurs actions) et père de l’actrice Léa Seydoux, la société Parrot, conceptrice de produits grand public et de haute technologie, est aujourd’hui leader mondial des périphériques sans fil pour mobiles (oreillettes, Bluetooth, kits mains-libres, etc…), et ses produits plébiscités par les opérateurs de téléphonie.

A l’origine productrice d’agendas électroniques à reconnaissance vocale, elle s’est lancée par la suite dans ce que l’on appelle « l’infotainment » dans le secteur automobile avec la création d’un kit mains-libres filaire, pour ensuite s’ouvrir le monde du son (enceintes, casques audio sans fil, etc…), celui des drones dits grand public avec aujourd’hui près de 34 % de son chiffre d’affaires, soit environ 83 millions d’Euros, et pour finir avec le lancement en 2013 du premier capteur sans fil pour les plantes appelé « Flower Power ».

En un mot ou en une phrase, nous avons à faire là à ce que l’on appelle les objets connectés, dont la France en est un des pays leader.

Et justement, Parrot, avec près de 12 % de son chiffre d’affaires dédié à la R&D, une moitié de son personnel composé d’ingénieurs, et un « système Seydoux » dont l’idée première est de se consacrer à la création de quelques produits innovants, universels, au design soigné, avec comme dénominateur commun le mobile, véritable cœur du groupe, l’avenir semble tout tracé.

Et avec une croissance de 4 %, et un chiffre d’affaires d’environ 244 millions d’Euros pour 2014, le lancement des jouets connectés « Parrot Bebop », pouvant être couplé aux autres produits que sont les « Bebop Drone SkyController », « Minidrone » et « Jumping », permettra certainement de toucher un public encore jeune mais très à l’affut des nouvelles technologies, tout en privilégiant l’AR. Drone Academy, créée pour fédérer les utilisateurs de ses drones, et développer leur sentiment d’appartenance à la tribu des aéronautes.

Ils sont actuellement plus de 30 000 dans le monde, s’échangeant leurs vidéos de vol, leurs découvertes et leurs astuces au sein de ce qui ressemble à un réseau social, permettant au final à Parrot de s’enrichir du retour de ses aficionados, et de répondre à leurs envies d’aujourd’hui et de demain.

Une manière comme une autre de rester connecté.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipédia.

. Enjeux Les Echos / février 2013.

. www.cerclefinance.com

Parrot, le perroquet connecté
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Blablacar, en voiture tout le monde.

Publié le par Jacques SAMELA.

Avec 35 % de croissance probable chaque année et près de 3,5 milliards d’Euros de chiffre d’affaires pour le marché du covoiturage et du partage de voiture d’ici 2020, mais aussi 17 % de français ayant déjà eu recours à ce nouveau moyen de transport, dont près de 4 millions de trajet sur les routes françaises cet été, on peut penser que le leader mondial du covoiturage, le français Blablacar (www.blablacar.com) à une route toute tracée.

Et tout commence manifestement en 2003.

En effet, Frédéric Mazzella, le président fondateur, cherche à rentrer dans sa famille pour les fêtes de fin d’année. Seulement, les trains étant archi-complets, et, après avoir cherché en vain un compagnon de route pour partager le trajet, il ne trouvera la solution à son problème qu’auprès de sa sœur. Et, c’est peut-être durant ce trajet en voiture que l’idée germa, se rappelant justement cette période où étudiant aux Etats-Unis, il pratiquait entre San Francisco et Stanford ce que l’on appelle les « carpool lanes », ces voies réservées aux véhicules avec au moins deux passagers à bord.

Le concept est donc officiellement lancé en 2006 sous l’appellation covoiturage.fr. Le nom Blablacar lui, viendra trois ans plus tard, avec comme objectif d’optimiser sa communication, car son site a du mal à décoller avec à peine 10 000 membres en 2007.

Et c’est après quelques nuits blanches, et suite à la lecture d’une fiche d’un des membres de sa plateforme collaborative, où était spécifié qu’il était blabla de la prestation (option qui permet, en fonction du nombre de « Bla » de dire si l’on est bavard ou pas), que l’idée de Blablacar lui vient à l’esprit. Et, après l’avoir testé auprès d’amis parmi une trentaine d’autres noms potentiels, se rendant compte que c’était toujours celui-ci qui revenait, il choisit donc de changer l’appellation de son site.

Aujourd’hui, avec plus de 3 millions d’abonnés (90 % des annonces françaises de covoiturage passent par elle) en France et plus de 10 millions dans le monde, Blablacar est désormais devenu l’acteur incontournable sur ce créneau. Et, avec cette levée de fonds exceptionnelle de 100 millions de dollars (73 millions d’Euros) l’été dernier, lui assurant une place dans le top ten des levées de fonds high-tech de ces dix dernières années, elle lui permettra d’accompagner ses ambitions de start-up devenue PME, encore déficitaire il y a peu, le fondateur lui-même ne s’octroyant un salaire que depuis peu également, en stabilisant sa structure, avant de continuer à se développer en France et à l’étranger.

Car, afin de garder sa position de leader, et tenir à distance ses éventuels ou prochains concurrents que sont entre autres la SNCF (ancien partenaire), qui vient de racheter le site de covoiturage « 123 en voiture », ou le groupe PSA, qui lui vient d’entrer au capital de la start-up " Wedrive ", dont la spécificité réside dans les trajets domicile-travail, Blablacar se doit aujourd’hui de poursuivre sa croissance et de conquérir effectivement d’autres marchés.

Et justement, après avoir lancé son activité dans des pays comme l’Italie, la Pologne, la Turquie ou encore la Russie, c’est au tour de l’Inde récemment de s’ouvrir à l’une des plus belles réussites de l’économie collaborative, avant peut-être d’autres géants démographiques que sont la Chine, le Brésil, voire l’ensemble de ces continents où, comme le dit le cofondateur Nicolas Brusson, les modes de transports actuels y sont insuffisants, et où, l’offre de Blablacar pourrait répondre à une demande en perpétuelle augmentation, tout en assurant un procédé économique, convivial et écologique, car, diminuer le nombre de voitures, c’est bien évidemment diminuer les embouteillages, les accidents, mais c’est surtout diminuer la pollution, problème récurrent des grands centres urbains du monde entier aujourd'hui et surtout demain.

Donc, en plus d’être un facilitateur de voyages, de rencontres, Blablacar peut devenir un leader dans le combat que nous devons mener pour que notre planète respire un peu mieux.

Sacré challenge donc, que nous suivrons de près.

Jacques Samela

Sources :

. Télérama 3372 du 27/08/14.

. Libération du 02/10/14 et du 24/11/14.

. Le Figaro du 05/11/14.

. Management / Novembre 2014.

. Les Echos du 08/10/14 et du 16/01/15.

. Décideurs en région // Hiver 2014 / 2015.

Blablacar, en voiture tout le monde.
Blablacar, en voiture tout le monde.

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Isorg, une technologie française de rupture

Publié le par Jacques SAMELA.

Fondée en 2010 par Jean-Yves Gomez, Emmanuel Guérineau, et Laurent Jamet, la société française Isorg (www.isorg.fr) devient la pionnière en Europe et dans le monde de l’électronique organique imprimée.

Technologie dite de rupture, elle est basée sur les nouveaux matériaux de la chimie organique et les techniques d’impression de grande surface.

Issue du CEA/LITEN (www-liten.cea.fr), laboratoire dédié à l’électronique organique, se classant au top 5 des centres de recherche les plus avancés au monde, Isorg, pour « Image SensorORganic », développe et commercialise des capteurs photoniques et capteurs d’image de grande surface, dont la particularité est de s’adapter sur tous les types de support comme le papier, le plastique ou le textile, en raison notamment de l’utilisation de dispositifs électroniques souples et fins.

Primée à de nombreuses reprises (prix R&D de la Flex Tech Alliance aux USA), Isorg, avec cette technologie innovante, s’ouvre de belles perspectives dans de nombreux domaines d’activités comme le secteur médical, l’automobile, ou encore les objets connectés. Et, avec une levée de fonds récente de 6,4 M€ auprès d’investisseurs comme Bpifrance (voir dossier du 30 septembre 2013), Sofimac Partners ou CEA Investissement, elle pourra justement voir l’avenir avec espoir et ambition, sans pour autant attendre trop longtemps, car dès ce mois de septembre la production industrielle tant attendue a été lancée.

Ensuite, pour accompagner ce développement, une unité industrielle, dont les travaux débuteront en 2015, sera créée à Limoges sur la zone de haute technologie intitulée E.S.T.E.R. (www.ester-technopole.org), avec comme objectif, de produire en volume dès l’année suivante, soit en 2016.

Ce site regroupera bien évidemment les bureaux, des locaux d’activités, mais surtout une salle blanche d’une surface totale de près de 3 000 m2, lui permettant de produire en volume, à un rythme soutenu, et répondre rapidement à le demande croissante des industriels.

Ce développement sera également accompagné d’embauches, avec comme souhait de passer de 21 salariés aujourd’hui à plus de 40 l’année prochaine, mais aussi d’augmenter son chiffre d’affaires et atteindre les 40 M€ et plus en 2020.

Et comme cette technologie innovante est difficilement copiable, que plus d’une cinquantaine de brevets ont été déposés depuis 2011, lui assurant une exclusivité mondiale, il est fort à parier que cette entreprise deviendra dans les années à venir une championne toute catégorie dans ce monde spécialisé qu’est le secteur de l’électronique, tout en devenant également un exemple pour d’autres start-up françaises, et donc un des fers de lance d’une vague bleue que l’on sent venir.

Jacques Samela

Sources :

. Magazine PRESENCES / Octobre 2014 (www.presences-grenoble.fr)

. www.YouTube.com

Isorg, une technologie française de rupture
Isorg, une technologie française de rupture
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Gemalto, leader mondial et français.

Publié le par Jacques SAMELA.

A l’origine, un inventeur appelé Roland Moreno (photo), qui en 1974 inventa la carte à puce, sans savoir qu’elle deviendrait un succès mondial, tellement peu, que tous ces brevets tombèrent dans le domaine public dès les années 90. Il est décédé en 2013.

Ensuite, en 1988, six ingénieurs, tous issus de Thomson CSF, pressentant le filon, tentèrent l’aventure de la carte à puce en créant une société connue sous le nom de Gemplus dans la banlieue marseillaise, plus précisément dans le parc d’activités de Gémenos, d’où les trois premières lettres du nom. Le succès fût immédiat, avec une croissance avoisinant les 40 % par an, grâce notamment au développement en 1996 du premier lecteur portable de cartes.

Tellement immédiat, que les services de renseignements américains, à l’affut de technologies sensibles, s’y intéressèrent au plus haut point, cherchant même à entrer dans le capital de la société. Et, après deux essais infructueux, c’est par le biais du fonds d’investissement Texas Pacific Group (TPC) qu’ils y arrivèrent, en prenant 26 % du capital. Mais, peu apprécié par les fondateurs, certains quittèrent l’entreprise, laissant la place à une nouvelle équipe, avec pour conséquence, un changement de nom, Gemplus International, et le transfert du siège social au Luxembourg.

Après cette intrusion inamicale, notamment de la part de la CIA par le biais du fonds de capital-risque In-Q-tel, le groupe, devenu leader mondial des cartes à puce et des cartes SIM pour le GSM, fusionna en 2006 avec son dauphin néerlandais, Axalto, pour donner naissance cette fois-ci à Gemalto (www.gemalto.com).

Entre-temps, ne souhaitant pas laisser libre champs aux américains, qui soit dit en passant ont quand même obtenus les technologies de cryptologie de la carte à puce, l’Etat français rachète en 2009, 8 % du capital via le fonds stratégique d’investissement, lui permettant de devenir l’actionnaire principal du groupe.

Aujourd’hui, dirigé par Olivier Piou, le groupe est toujours le leader mondial de la carte à puce, avec un bénéfice net pour 2013 de 257,9 millions d’Euros, et un chiffre d’affaires de 2,384 milliards, en progression de 7 %. Présent dans 44 pays, il emploie près de 10 000 salariés dont 1 800 chercheurs, il détient près de 4 300 brevets, et en dépose près d’une centaine chaque année, avec la possibilité pour chaque employé de présenter des idées, qui si elles sont retenues, trois ou quatre par an, sont ensuite testées par la cellule d’incubation, avec, pour les lauréats, une durée de six mois pour prouver la viabilité de son projet. Une manière intéressante d’impliquer l’ensemble des salariés dans la vie de l’entreprise. Une idée à creuser.

Et pour demain, qui est déjà aujourd’hui pour Gemalto, les activités du groupe sont en nette progression. Tout d’abord de 15 % à 20 % dans le secteur bancaire, ensuite dans les logiciels, intégrés dans une carte à puce, un passeport électronique ou dans les grands serveurs informatiques, mais aussi dans l’apport de l’installation de la 4G, les débouchés prometteurs du M2M (machine to machine), avec la concrétisation récente d’un contrat avec le groupe Audi pour équiper ses véhicules A3 de puces 4G, et surtout le paiement sans contact NFC( concurrente de la norme HCE, fonctionnant sous Android), considéré par son dirigeant comme une étape technologique incontournable pour son groupe dans les 3 à 5 ans à venir.

Et, récemment, afin d’assoir encore plus son leadership dans le domaine de la sécurité informatique, le groupe a effectué la plus grosse acquisition de son histoire en s’offrant pour 890 millions de dollars l’entreprise américaine SafeNet (www.safenet-inc.com), sans pour autant négliger l’Asie, autre continent visé, avec notamment la fourniture à l’opérateur China Mobile, premier opérateur de téléphone mobile dans le monde avec 800 millions d’abonnés, d’un service de cartes sans contact pour les transports publics de Pékin.

Donc, à partir d’une spécificité purement française (la carte à puce), le groupe a su depuis sa création devenir un leader mondial, avec comme particularité d’être l’entreprise la plus mondialisée du CAC 40, la France représentant à peine 5 % de ses ventes, mais aussi devenir un exemple pour toutes ces pépites françaises dans le domaine notamment des nouvelles technologies, dont le terrain de jeu est mondial, et dont l’ambition est d’en devenir les futurs champions.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia.

. Capital / Juin 2013.

. Management / Avril 2013.

. Capital / Février 2014.

Gemalto, leader mondial et français.
Gemalto, leader mondial et français.

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Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout.

Publié le par Jacques SAMELA.

Créée le 25 mai 1961, jour de la sainte Sophie, Sophie La Girafe représente encore aujourd’hui le premier compagnon de jeux des bébés du monde entier, et, elle est française.

En effet, imaginé à l’époque par un certain Monsieur rampeau, spécialiste de la transformation de la sève de l’arbre hévéa par le concept du rotomoulage du caoutchouc pour les jouets, il eut l’idée de concevoir cette girafe, dont la taille et la forme étaient idéales pour la préhension du bébé.

Sa mise en fabrication fût faite par la société Delacoste, et son succès, porté par un bouche à oreille important, fût immédiat auprès des mamans de l’époque, car apportant à leurs bambins un bien être, notamment lors des premières poussées dentaires.

Mais, à la suite d’un incendie, la société en question dut trouver de nouveaux locaux, passant de paris à Rumilly en Haute-Savoie, afin de continuer l’aventure. Et, loin d’arrêter son expansion, cette nouvelle présence dans la région Rhône-Alpes lui permettra par la suite d’incorporer une société de la région, et faire que se développe la fabrication de ce personnage devenu incontournable.

En effet, c’est donc grâce au rachat de cette société en 1980 par la société Vulli (www.vulli.fr), anciennement Ets Vullienne, créé en 1945 par Monsieur Joseph Vullienne, et dont la spécialité était le jouet mécanique, que Sophie La Girafe est ce qu’elle est aujourd’hui.

Racheté elle-même en 1989 par le groupe Alain Thirion qui possède la marque Joustra (www.joustra.fr), elle obtient en 2000 le "Grand Prix du Jouet" par la revue du Jouet (www.larevuedujouet.fr) pour un de ses produits phare, le jardin de Sophie La Girafe.

Aujourd’hui, la société est toujours située à Rumilly, et la production* de Sophie la Girafe est toujours réalisée dans les ateliers d’un point de vue artisanal, avec pas moins de 14 opérations manuelles pour la réaliser, gardant jalousement le secret de fabrication. Par-contre, son aura elle, est internationale. Elle est effectivement présente dans plus de 40 pays, et sur tous les continents, avec près de 50 millions d’exemplaires commercialisés depuis sa naissance.

Sensible au développement des enfants (voir photo ci-jointe), la société Vulli l’est également aux problématiques environnementales avec l’utilisation d’un caoutchouc 100 % naturel à base de sève d’hévéa pour le processus de fabrication, plus connu sous le nom de « latex », elle recycle le plâtre utilisé pour la fabrication, qui, trié, est remis en service dans sa filière, et donc dans sa fonction première.

Ensuite, elle a également développé une gamme résolument tournée vers la protection de l’environnement appelée « Klorofil », permettant aux enfants d’être sensibilisés par l’écologie, les énergies renouvelables ou la protection des espèces en voie de disparition, et toujours dans le même esprit, souhaitant sensibiliser son personnel, un audit a été mis en place dans l’entreprise, afin de réduire efficacement les déchets.

Et, sachant que Sophie La Girafe est également devenu une collection de produits couvrant tous les besoins des bébés à chaque étape de la croissance, on peut espérer que les générations futures, en même temps d’être accompagnées dans leur croissance, deviendront par la suite des parents sensibles à leur environnement, tout en assurant à leurs chers bambins, des premiers pas rassurants.

Un vrai passage de témoin, qui dure depuis de nombreuses années, et qui durera on l’imagine encore. On n’est pas près de voir disparaître ce compagnon indispensable.

Jacques Samela

*Pour découvrir le process de fabrication de Sophie la girafe, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?v=-AGU57lq4DQ&feature=player_embedded

Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout.
Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout.

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Le Coq Sportif : le retour

Publié le par Jacques SAMELA.

Yannick Noah remportant Roland Garros en 1983, vous vous en souvenez certainement. L’Italie remportant le Mondial 82, et l’Argentine ceux de 78 et 86 également. Mais par-contre, saviez-vous que leur équipementier s’appelait « Le Coq Sportif », marque française jouissant d’une grande notoriété auprès des consommateurs français au même titre que les grands d’aujourd’hui ?

Créé en 1882 par Emile Camusset à Romilly/Seine près de Troyes (Aube), spécialisé dans la bonneterie, c’est sous l’impulsion de son fils qu’il se met à fabriquer à son compte des articles de sport (maillots, chaussettes et chaussures). Et, comme le fondateur apprécie plus particulièrement le cyclisme et le football, c’est tout naturellement vers ces sports qu’ils se tournent pour proposer leurs premières collections.

Le Coq Sportif deviendra une véritable marque vers la fin des années 40, au même moment que deux autres futurs grands noms du sport que sont Adidas et Puma, et avec pour la 1ère fois l’apparition en 1948 de l’image du coq gaulois sur les vêtements.

Son premier grand contrat, le groupe le signera avec l’organisation du Tour de France en 1951. Il équipera 12 équipes nationales, et le tour passera dans la commune où est né le groupe cette même année. Ensuite, en 1955, c’est l’équipe de France de football qui disputera pour la 1ère fois un match avec un maillot bleu de la marque, mais aussi l’équipe de Stade de Reims de Raymond Kopa qui remportera lui le championnat de France de football avec également un maillot de la même marque, lui donnant pour le coup son premier titre majeur, suivi par bien d’autres aussi prestigieux comme le titre de champion de France des verts de St Etienne en 1976, le grand chelem de l’équipe de France de rugby en 1977, ou encore la victoire de l’Ajax d’Amsterdam en coupe d’Europe des champions en 1972.

Cependant, malgré une taille honorable avec près de 500 employés, une notoriété ayant largement dépassé les frontières, le groupe doit faire face à la concurrence asiatique et à l’augmentation du prix des matières premières due au choc pétrolier de 1973, avec pour conséquence, de devenir une filiale du groupe Adidas en 1974, à l’origine d’une opération financière réunissant banques et actionnaires pour le sauver, remplaçant là une gestion resté à l’échelle familiale depuis sa création.

Mais, au lieu de continuer à grandir auprès de ce groupe, la marque disparait peu à peu du marché des articles de sport, avec comme conséquence, une délocalisation et une fermeture de son site historique en 1988.

Il faudra attendre 2005 et la relance de la marque par Robert Louis Dreyfus, ancien propriétaire du groupe Adidas et de l’Olympique de Marseille, avec comme ambassadeurs, des anciennes et nouvelles gloires du sport comme Yannick Noah, Jean-Pierre Rives, Sébastien Loeb ou encore Frédéric Michalak.

Cinq ans après, le groupe décide de rouvrir son site historique, réalisant une partie de sa production en France, après un exil forcé de plus de 20 ans. Et, avec ce retour aux sources, l’accent est mis sur la qualité et le savoir-faire du « Made in France », avec pour récompense son grand retour sur le Tour de France en 2012, ainsi qu’un contrat avec l’organisateur, en l’occurrence Amaury Sport Organisation (ASO), pour la fourniture des maillots de toutes les épreuves cyclistes organisées par celui-ci.

En 2014, sur les conseils de Yannick Noah, son fils fut également un pivot de la marque pendant plusieurs années, le tennisman français Richard Gasquet devient le nouvel ambassadeur de la marque dans ce sport, et, avec la signature d’un contrat avec Yannick Agnel, grand vainqueur des Jeux Olympiques de Londres avec 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la marque s’ouvre un nouveau marché prometteur qu’est la natation.

Et justement, afin de poursuivre une diversification et un retour gagnant, Le Coq Sportif lance une nouvelle collection de sportwear, tout en étudiant la possibilité d’élaborer des bagages, des lunettes, des maillots de bain ainsi que des sous-vêtements, car aujourd’hui encore, 80 % de son activité se situe dans les chaussures de sport.

Et, en ce mois de coupe du monde au Brésil, souhaitant rendre hommage à des joueurs célèbres sous le mode humoristique, la marque propose une série de tee-shirt aux couleurs des grandes équipes nationales, en faisant la part belle aux coupes de cheveux les plus improbables de ces joueurs mythiques que sont Socrates, Maradona, Cruyf ou encore Valderrama.

Par contre, à quand l’équipe de France de football jouant avec l’équipement du groupe ? Pas pour l’instant, et peut être jamais, car vu que l’actuel équipementier (Nike) a du déboursé plus de 40 millions d’Euros pour la vêtir, il faudrait je pense mettre beaucoup d’argent, ce que ne pourrait pas faire aujourd’hui le groupe. Mais il est vrai que cela irait dans le sens d’une certaine idée de la France qui gagne avec ses valeurs, avec également le coq gaulois pour emblème. Rêvons un peu pour les prochaines compétitions.

Jacques Samela.

Sources :

. Wikipedia

. Article du 12 juin dans metronews.

. Article du 07 février dans le magazine du Parisien.

Le Coq Sportif : le retour
Le Coq Sportif : le retour
Le Coq Sportif : le retour

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