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l'entreprise du mois

Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture
Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture

Je ne sais pas vous, mais moi, manger des insectes, à moins d’y être obligé cause famine exceptionnelle par exemple, il y aura du temps avant que je n’y consente.

Et pourtant, quand on y pense un moment, au de-là de la préservation de la planète, qui devient quand même chaque jour de plus en plus primordiale, avec la quasi obligation de nourrir l’ensemble de la planète dans les années à venir,  qui plus est quand nous aurons atteint le seuil tant redouté des 10 milliards d’individus, il va bien falloir trouver des solutions.

C’est certainement, et surement, une question d’habitudes, car ne mangeons-nous pas des crevettes, qui ressemblent à s’y méprendre à des crickets, des escargots, des huitres, et j’en passe ?

L’Asie (du sud-est surtout ?) semble il est vrai être précurseur en la matière, et je me souviens de reportages sur les tribus d’Amazonie, se délectant de gros vers blancs, mais bon.

Mais bien évidemment cela ne concerne que moi, car d’autres, et notamment en France, se sont décidés eux à miser sur ce qui semble être l’or de demain, censé répondre à l’augmentation (+ 70 %) de la production alimentaire globale pour faire face aux besoins de la population mondiale, humaine bien évidemment, mais aussi animale, car les animaux d’élevage consomment déjà aujourd’hui 20 % des protéines mondiales.

Alors, qui sont donc ces acteurs, français je me répète, et qui semblent prendre une longueur d’avance sur leurs principaux concurrents ?

Le premier, par ordre de création j’entends, jamais de favoritisme dans mes sujets, s’appelle donc Ynsect (www.ynsect.com), et il a été créé en 2011 par 4 personnes d’horizons divers (Antoine Hubert, Jean-Gabriel Levon, Fabrice Berro, Alexis Angot), mais avec la même envie, nourrir la population mondiale, préserver les ressources et la diversité, et lutter contre le réchauffement climatique grâce à l’élevage et à la transformation des insectes.

Et quelle réussite, car 10 ans après sa création, et sa dernière levée de fonds en octobre dernier, lui permettant d’atteindre en tout et pour tout plus de 300 millions d’Euros d’apport global, un record mondial dans le secteur agricole, surtout pour une société non américaine, lui donnera l’occasion de concrétiser son grand projet, soit la construction de la plus grande ferme verticale du monde, du côté d’Amiens dans les Hauts de France, appelée une « fermilière », car rappelant à ses instigateurs la structure d’une fourmilière, avec ses réseaux de tunnels superposés les uns sur les autres de manière justement verticale.

Mais là, ce ne seront pas des fourmis, mais les larves des deux espèces phares de leur projet initial que sont le Tenebrio molitor, et l’Alphitobius diaperinus, plus communément connu sous l’appellation vers de farine. Ce qui, vous le verrez par la suite, ne sera pas forcement le même choix chez les deux autres protagonistes du sujet.

Donc, concernant Ynsect, le choix s’est donc porté sur ce ver de farine, qui est vous ne le savez peut-être pas, le rejeton du scarabée, considéré comme le nec plus ultra pour répondre aux challenges alimentaires de demain.

Déjà utilisé dans l’alimentation des animaux domestiques, les zoos, ou encore la pisciculture, il est composé à plus de 70 % de protéines de haute qualité, mais surtout, il possède des nutriments essentiels à la santé animale donc, mais aussi humaine, car il contient des acides gras polyinsaturés Oméga 6 et des vitamines.

Il peut même être utilisé comme fertilisant, appelé « le Frass », pour les plantes et les cultures, assurant un rendement supérieur de 35 %.

Mais pour revenir à son utilisation dans l’alimentation humaine, il faut savoir que le produit fini, sous forme de farine, pouvant être utilisé comme ingrédients protéinés dans les pâtes, le pain, les biscuits, hautement digestible, et manifestement anti cholestérol,  vient de recevoir l’avis favorable de l’Autorité européenne de la sécurité européenne (EFSA) en janvier dernier, ultime verrou peut-être à la pérennisation de la coléoculture dans l’agriculture de demain, nom donné à cette nouvelle activité.

Activité qui s’européanise déjà avec le rachat ce mois-ci du Néerlandais protifarm, lui assurant dès à présent un  site de production, mais aussi 37 brevets, avant certainement le grand saut par de-là l’Atlantique, où soit dit en passant, l‘acteur Robert Downey Jr, celui d’Iron Man, a récemment fait l’éloge de leurs produits durant l’émission du Late Show. Belle entrée en matière sur le sol américain.

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20
Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20

Sol américain que la société InnovaFeed (www.innovafeed.com), le deuxième protagoniste de ce sujet convoite également, avec pour lui un contrat de commercialisation déjà acté avec le groupe cargill (www.cargill.fr), afin de proposer des protéines d’insectes pour le domaine de l’aquaculture, mais aussi, et ce après avoir effectué lui aussi une levée de fonds importante en novembre dernier, de 140 millions d’Euros, soit un mois après celle d’Ynsect, la possibilité d’envisager la construction d’une usine aux Etats-Unis, à Decatur (Illinois) plus précisément, au siège même du groupe américain, géant de l’agroalimentaire, ADM (Archer-Daniels-Midland Company), lieu du plus gros site de transformation de maïs au monde, avec qui un partenariat a été signé, afin d’y produire 60 000 tonnes de protéines d’insectes, soit quatre fois celle de l’usine de Nesle, également dans les Hauts de France, qui ne produit aujourd’hui que 15 000 tonnes.

Créé en 2016, dans une salle de bain, selon la légende écrite par Clément Ray, l’un des fondateurs et actuel président, sa première usine est montée à Gouzeaucourt, également dans les hauts de France, devenant l’air de rien un fief de cette industrie du futur, où, grâce à l’Hermetia Illucens, ou plus précisément la mouche soldat noire, je vous l’avez dit, chacun sa petite bête, elle put rapidement élaborer ces produits phares que sont bien évidemment la farine de protéine, vendue notamment à la filière d’élevage de poisson,  notamment en collaboration avec le groupe Auchan, de l’huile, pour les volailles et les porcins, ainsi que des engrais produits avec les résidus de production.

Et comme il va bénéficier du Plan de Relance à hauteur de 4,5 millions d’Euros, InnovaFeed va pouvoir réorienter sa production, en la généralisant à l’usine de Nesle, transformant en cela le site historique de Gouzeaucourt en laboratoire à idées, avant de s’attaquer à d’autres marchés porteurs dans les années à venir, comme par exemple l’Asie du sud-est, continent il est vrai où l’utilisation des insectes et autres petites bêtes est vraiment plus avancé que chez nous. De bien belles perspectives.

Egalement pour le 3ème protagoniste de ce sujet, la société Tomojo (www.tomojo.co), créée elle en 2017 par deux amies d’enfance que sont Madeleine Morley et Paola Teulières, et qui également a effectué une levée de fonds en octobre dernier de 500 000 Euros, bien moindre il est vrai que ces deux autres congénères, mais qui, au regard de son nombre d’années d’existence n’est pas si mal.

Quoique cette jeunesse ne l’a en rien empêché de connaître le succès rapidement, en effet, ses croquettes pour chiens et chats, c’est sa particularité, pour l’instant, se vendent déjà très bien à l’étranger, de la Corée du sud en passant par l’Afrique du sud, l’Allemagne, l’Espagne, ou encore les Emirats Arabes Unis, augmentant significativement sa production, en passant de 10 tonnes en 2019 à plus de 50 tonnes en 2020, avec comme objectif cette année d’atteindre les 300 tonnes.

Chiffre que ne devrait pas mécontenter son partenaire industriel, Sauvale Production (www.sauvaleproduction.com), spécialiste de la fabrication d’alimentation animale, et en charge de la transformation de l’ensemble des ingrédients de ses croquettes, soit 80 % de mouches soldats noirs, 20 % de Tenebrio molitor (rappelez-vous), complétées par des protéines végétales.

Surtout qu’au regard de ce marché, dont l’industrie réaliserait en France 1,6 milliards d’Euros de chiffre d’affaires, avec à nourrir plus de 20 millions d’animaux, ingurgitant près de 400 000 tonnes de sous-produits de viande par an, il est fort à parier qu’une place est à prendre. Ce qui je crois ne manqueront pas de vouloir faire les jeunes créatrices.

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Bon, je ne sais pas vous, mais même après la rédaction de ce sujet, je suis encore réticent à tester ces produits, même si cela est du « Fabriqué en France ». Par-contre, que les leaders de ce marché colossal en devenir soient justement français, cela me plait bien plus.

Donc qu’ils continuent sur leur lancée, leur avenir semble tout tracé, car l’alimentation de l’humanité toute entière est déjà en jeu.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%B8nsect

. https://www.alliancy.fr/antoine-hubert-ynsect-industriels-impliquer-deeptech-francaise?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20210415

. https://www.usine-digitale.fr/article/foodtech-ynsect-avale-le-neerlandais-protifarm-pour-conquerir-le-marche-de-l-alimentation-humaine.N1083339

.  https://www.frenchweb.fr/proteines-dinsectes-innovafeed-recolte-140-millions-deuros-aupres-de-temasek-et-creadev/410099?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=8bb116c7ab-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_16_AM_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-8bb116c7ab-106733281

. https://www.lesechos.fr/pme-regions/hauts-de-france/innovafeed-le-specialiste-des-proteines-dinsectes-leve-140-millions-deuros-1266451

. https://www.economiecirculaire.org/data/sources/users/3047/innovafeed-en-bref.pdf

. https://www.lobservateur.fr/cambresis/2021/03/25/gouzeaucourt-lentreprise-innovafeed-prend-son-envol/

. https://www.usinenouvelle.com/article/made-in-france-tomojo-veut-imposer-les-insectes-dans-les-croquettes-de-vos-chiens-et-chats.N1017504

. https://bpifrance-creation.fr/entrepreneur/temoignage-invite/tomojo-croquettes-aux-insectes-chiens-chats

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/comment-la-france-est-devenue-pionniere-dans-lelevage-dinsectes-1163807

 

A lire :

. https://tastefranceforbusiness.com/fr/proteines-dinsectes-les-start-up-francaises-veulent-nourrir-le-monde/

Publié dans L'entreprise du mois

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Rivierre : Rester dans les clous

Publié le par Jacques SAMELA.

Rivierre : Rester dans les clous
Rivierre : Rester dans les clous

Elle n’a pas levée des millions d’Euros, elle n’est pas ce que l’on peut considérer une start-up, elle ne fait pas partie des secteurs dits d’avenir, et pourtant, elle s’impose dans le monde entier depuis des décennies, et nous croisons ses produits chaque jour, mais de quoi, de qui parle-t-on ?

Eh bien de la clouterie Rivierre (www.clous-rivierre.fr), fondée en 1888 à Creil dans les Hauts de France par Théodore Rivierre, vendéen de naissance, qui après avoir obtenu un brevet pour une nouvelle technique de fabrication des clous à partir de fils de métal, élaborée avec l’aide d’un pointier (fabricant de pointes) du nom de Oscar Watteuw,  décida donc de s’installer dans cette ville fortement industrialisée, à même d’y trouver une main d’œuvre qualifiée, mais aussi une gare ferroviaire de premier ordre en termes de transport de marchandises, pouvant répondre aux commandes pressenties et souhaitées par son créateur.

Et réalisées, car son savoir-faire fut rapidement reconnu, notamment sur le marché dit des semences (petits clous pyramidaux), utilisés en cordonnerie et en tapisserie, et dont les catalogues de l’ensemble de sa production, se retrouvèrent également de l’autre côté de l’Atlantique.

Malheureusement, cette course vers la consécration s’arrêta quelques années plus tard, avec le décès de son créateur en 1900, à l’âge de 44 ans, laissant en cela son entreprise orpheline.

Vu et lu sur www.imagedubeaumonde.com

Vu et lu sur www.imagedubeaumonde.com

Malheureusement, cette course vers la consécration s’arrêta quelques années plus tard, avec le décès de son créateur en 1900, à l’âge de 44 ans, laissant en cela son entreprise orpheline.

Mais heureusement pas pour longtemps, car sa femme, Marie Rivierre, âgée de 25 ans seulement, décida de remplacer son défunt mari, ce qui à l’époque n’était pas commun, en prenant les rênes de l’entreprise, lui donnant une impulsion telle, que durant 35 ans, de nouveaux brevets furent déposés, son succès international ne se démentira pas, et qu’à l’orée de la 1ère guerre mondiale, à laquelle elle participera (l’entreprise), indirectement, en fabriquant justement des semences pour l’armée, son usine comptera près de 400 ouvriers, à la manœuvre pour utiliser plus de 1 000 machines à clous.

Par la suite, et avant de quitter définitivement l’entreprise en 1935 au profit de la société des Forges et Aciéries de Commercy, fournissant près de 85 % du marché français de la semence,  elle se diversifiera en 1922, en rajoutant à son site de production une tréfilerie, se lancera dans la production de clous avec des chevilles en laiton et en acier, devenant par la suite une société anonyme en 1925 sous l’appellation « La Société des Etablissements Théodore Rivierre ».

Cependant, ce passage de témoin ne sera pas de tout repos, puisque durant la 2ème guerre mondiale, le site de l’usine, proche de la gare ferroviaire de la ville de Creil, sera fortement endommagé par les bombardements successifs, mais aussi, débuta un long déclin de l’activité, conséquence de la concurrence et de l’utilisation de plus en plus souvent de colles en cordonnerie, et d’agrafes en tapisserie.

Mais, après avoir quitté le giron de son propriétaire (voir plus haut) en 1989, et être racheté en 2006 par son directeur, l’entreprise, toujours installée sur son site d’origine (voir plus haut), est plus que jamais axé sur son domaine de prédilection, proposant encore aujourd’hui à son catalogue plus de 2 800 clous différents, élaborés sur les mêmes métiers (plus de 300) construits par les ouvriers à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, adaptés désormais avec les moyens technologiques actuels, lui permettant de produire à des cadences aussi rapide que ses principaux concurrents, venant vous l’imaginez bien, de Chine, en capacité, on le sait bien, de produire en très grand nombre.

Vu et lu dans Vivre Montataire 2014

Vu et lu dans Vivre Montataire 2014

Et l’attribution en 2007 du label national « Entreprise du patrimoine vivant », lui apportera une reconnaissance plus que mérité  à ce savoir-faire désormais unique en France, mais à même de répondre à des exigences du monde d’aujourd’hui, ainsi qu’aux attentes de ses clients, fidèles, avec la particularité par exemple de reproduire à l’identique des modèles plus qu’anciens, comme pour la restauration du fort Vauban de la ville de Besançon, à la recherche de clous similaires à ceux utilisés durant sa construction, en 1680.

Par-contre, si après ce sujet, vous souhaitez vous procurer pour votre usage personnel divers modèles de ces clous, il faut savoir qu’ils ne sont pas vendus dans les magasins de bricolage, mais essentiellement aux professionnels, spécialisés, vous le savez à présent dans la tapisserie, la décoration ou la cordonnerie, mais aussi dans la construction d’engins de chantier, de maquettes ferroviaires, d’instruments de musique, la maroquinerie, la coutellerie, ou encore dans les éléments réfrigérants, fervents utilisateurs des carvelles, bossettes, goujons, rivets, pointes en maillechort ou laiton,  et autres clous annelés, modèles incontestés* de ce fabriqué en France plus que centenaire, qui soit dit en passant, est visible chaque année durant les « Journées européennes du patrimoine ».

* https://www.clous.eu/Vocabulaire/

 Jacques Samela

 

Sources :

. www.clous-rivierre.com/histoire-usine/

. Wikipedia

. www.picardiegazette.fr/article/clouterie-rivierre-la-derniere-clouterie-de-france

Vu sur www.imagedubeaumonde.com

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Les mousquetaires de l'hydrogène français

Publié le par Jacques SAMELA.

Les mousquetaires de l'hydrogène français
Les mousquetaires de l'hydrogène français

Si il y a un sujet d’actualité autre que celui de la crise sanitaire, c’est bien celui de l’hydrogène et de ses possibles applications, et donc de sa réponse à la problématique environnementale.

Mais justement, comme ce sujet est plus que relaté dans l’ensemble des médias, et ne souhaitant pas être redondant, je vais plutôt essayer d’être différent, en vous présentant plutôt ce qui semble être les précurseurs français, quatre en tout, PME, et n’ayant pas attendues l’engouement actuel pour cette technologie que tout le monde s’arrache,  pour s’y pencher.

Mais au fait, et avant de vous présenter la première entreprise, connaissez-vous les tenants et aboutissants de l’hydrogène, son origine, sa constitution, etc… ? Non, ou si peu ? Comme moi en fait. Donc je vous invite à suivre ce lien, assez explicite, voire un peu compliqué, mais nécessaire pour comprendre ce que cette technologie peut apporter : (https://www.cea.fr/comprendre/Pages/energies/renouvelables/essentiel-sur-hydrogene.aspx). Bonne lecture.

Et donc, sans pour autant faire de préférences entre les protagonistes de mon sujet, c’est par le plus ancien que je vais commencer, soit McPhy Energy ou McPhy (www.mcphy.com), créé en 2008.

Développant des stations de recharge d’hydrogène, ainsi que des électrolyseurs, son activité débuta après des recherches au CNRS (www.cnrs.fr) sur les technologies de l’hydrogène, pour se poursuivre en 2010 avec le Liten du CEA (www.liten.cea.fr) afin d’élaborer une solution de stockage d’hydrogène sous forme solide à l’échelle industrielle.

Depuis, l’entreprise se consacre à deux activités principales que sont l’installation de stations de recharge d’hydrogène, et la fabrication d’électrolyseurs, qui à partir de l’eau ou de l’électricité prise sur le réseau (énergies permanentes), ou au sortir de parcs éoliens et solaires (énergies renouvelables intermittentes), produit de l’hydrogène.

Et cela fonctionne, car après avoir levé la bagatelle de 180 millions d’Euros le mois dernier, elle va pouvoir tout en préparant son avenir, s’atteler  à réaliser ses missions actuelles que sont de fournir à temps ses électrolyseurs pour la plus grande station d’hydrogène zéro carbone en Europe (20 MW), qui est au Pays-Bas, ensuite de répondre, après avoir signé un protocole d’accord le 14 octobre dernier,  aux besoins énormes du leader mondial des services d’ingénierie et de construction, TechnipFMC (www.technipfmc.com), interpellé justement par l’utilisation, déjà, de sa technologie dans près de 300 usines dans le monde, et complétée par l’installation de 5 stations spécifiques dans la région Auvergne Rhône-Alpes (AURA), dans le cadre du projet régional appelé Zéro Emission Valley (https://www.auvergnerhonealpes.fr/278-pour-une-filiere-hydrogene-d-excellence.htm), un petit contrat de 11 millions d’Euros, équivalent à quelques Euros près à son chiffre d’affaires de 2019 (11,4 M€), qui on l’imagine, devrait encore augmenter cette année.

Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20
Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20

Vus et lus dans Challenges n° 674 du 12/11/20, et Les Echos du 08/07/20

On suivra cela comme l’on suivra également avec attention l’évolution du deuxième protagoniste de mon sujet, en l’occurrence Symbio (www.symbio.one), créé en 2010 par son président actuel, Fabio Ferrari, sous l’appellation Symbio FCell.

Sa particularité, c’est de produire des piles à hydrogène entre 5 et 400 Kilowatts pour tous types de transports utilisant l’énergie électrique (utilitaires, bus, poids lourds, bateaux), avec comme conséquence d’élargir leur autonomie de plusieurs centaines de km, tout en assurant un temps de recharge ne dépassant pas les dix minutes.

Ayant souhaité au début élaborer des véhicules tout en les vendant directement au client, Symbio est devenu désormais un vrai équipementier automobile, n’intervenant donc que dans la création et la mise en place de leurs systèmes de piles à hydrogène, laissant la vente aux constructeurs, comme par exemple pour le modèle du groupe Renault, la Kangoo ZE H2, utilisée par nombre de clients prestigieux comme La Poste, DHL, le groupe Colas, ou encore le Crédit Agricole, qui, à la fin 2017,  permirent à l’ensemble de ces véhicules de dépasser le million de km parcourus, et aujourd’hui trois millions.

Et demain, avec son acquisition en novembre 2019 par l’alliance Michelin-Faurecia, son souhait de devenir le leader mondial de la mobilité hydrogène pourra certainement se réaliser plus rapidement que prévu, grâce notamment à la construction de son usine en Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), où il pourra y produire en nombre sa gamme appelée « Stackpak », devenant en cela la plus grande usine de production en Europe, avec une capacité de 200 000 unités par an prévue en 2030.

Mais avant cela, ne chômant pas, il participe lui aussi au projet Zero Emission Valley (voir plus haut), ainsi qu’à celui de la région Normandie, appelé lui EasHyMob (https://eashymob.normandie.fr/), sans oublier l’élaboration d’un petit camion appelé Maxity, d’un bateau traversier à Nantes, le Navibus H2, et d’un prototype de voiture de course commercialisé par la société italienne de design automobile, Pininfarina (www.pininfarina.it), appelée elle la H2 Speed, avant l’arrivée d’une benne à ordure ménagère électrique, prévue pour le fin de l’année. Que de projets en perspective.

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20
Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Vus et lus dans L'Express du 14/06/17, et Challenges n° 674 du 12/11/20

Ce que ne manque pas d’avoir notre troisième acteur, Lhyfe (www.lhyfe.com) dont la particularité, mais surtout son souhait le plus cher, est de produire et de distribuer de l’hydrogène fabriqué sans énergie fossile (95 % de la production mondiale actuelle, soit 830 millions de tonnes de CO2 émis chaque année), ni électricité nucléaire, que l’on appelle déjà communément hydrogène vert (gaz propre obtenu par le procédé de l’électrolyse de l’eau, et sans dioxyde de carbone), afin de le différencier de l’hydrogène gris (extrait à partir d’énergies fossiles comme le charbon, le pétrole), ou de l’hydrogène bas carbone (produit par électrolyse à partir du réseau électrique, donc du nucléaire).

Et comme son jeune âge (2017) n’est en rien un frein pour son développement, une première usine est déjà en construction en Vendée (Bouin), avec comme idée de produire de l’hydrogène issu d’un parc éolien proche. Son inauguration est prévue pour l'année prochaine, et son objectif premier sera de le distribuer à des stations-services équipées pour accueillir les 300 kg d’hydrogène journalier, pouvant alimenter près de 700 voitures, bus, ou camions.

Ensuite, il est prévu de développer une vingtaine d’unités similaires en Europe dans les 4 ans à venir, aidé en cela par le leader mondial dans la fabrication d’électrolyseurs depuis les années 1920, le norvégien Nel (www.nelhydrogen.com), avec qui il vient de signer un accord cadre. L’ensemble devrait totaliser une puissance de 60 mégawatts, et produire de 6 000 à 10 000 tonnes d’hydrogène par an.

Seulement, qui dit force du vent, dit aussi rendements inégaux et baisse de production, d’où l’obligation  de compenser ces manques par l’utilisation des autres sources  d’énergies non fossiles que sont l’électricité photovoltaïque, hydraulique, ou issue de la biomasse solide, et avec comme idée à moyen terme, de s’installer à proximité des champs d’éoliennes offshore, car les vents y sont plus réguliers et puissants.

Mais avant cela, la société assure aujourd’hui avoir mis au point un outil prédictif, capable d’anticiper les jours de faible vent, lui permettant d’ajuster sa production, et de répondre aux besoins de ses clients actuels sans pour autant être trop dépendant des aléas climatiques. Bon vent donc.

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Vu et lu dans Les Echos du 09/06/20

Ce dont aura besoin également notre quatrième comparse, en l’occurrence, Atawey (www.atawey.com), créé en 2012, et dont l’activité principale consiste à élaborer des solutions décentralisées d’hydrogène, sous forme de stations-services.

A l’origine, l’idée première des fondateurs, étaient de répondre aux enjeux du stockage de l’énergie sur des sites isolés sans réseau électrique, mais, certainement pas encore mur, ils décidèrent de ralentir sur ce sujet, afin de se concentrer sur ce qui fait donc aujourd’hui leur succès, des petites stations où le stockage de l’électricité est à hydrogène, à fin de recharge de véhicules divers et variés (vélos, engins de manutention, engins spéciaux), au moyen d’une brique à électrolyse, pouvant être alimenté par des panneaux solaires, des éoliennes, ou tout simplement par le réseau électrique. La Blockchain pourrait même y apporter sa contribution.

Et aujourd’hui, ce sont près d’une vingtaine de stations qui sont déployées en France, avec notamment l’appui du groupe ENGIE Cofely (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/nouvelles-energies/hydrogene-renouvelable/), qui en assure de son côté la maintenance d’une dizaine de stations appelées HyStart (https://www.engie-cofely.fr/solutions-innovantes-engie-cofely/offres-globales/hystart/), une solution dite locative d’avitaillement hydrogène destinée aux collectivités, et qui utilise ce savoir-faire.

Savoir-faire que les dirigeants ne comptent pas limiter au seul hexagone, mais bien évidemment le proposer à l’export, avec une destination phare que représente notamment la Californie, premier marché mondial pour la mobilité hydrogène aujourd’hui, d’où leur présence l’année dernière au CES de Las Vegas avec l’accélérateur européen InnoEnergy (www.innoenergy.com), avec j’imagine l’idée de proposer également leurs solutions de stockage d’énergie pour les sites isolés, qui, dans le cadre de ce vaste territoire que représente les Etars-Unis, pourraient répondre à des besoins actuels et  futurs dans le cadre du projet du nouveau président américain censé apporter 2 000 milliards de dollars pour verdir son pays.

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 28 du 10/07/20

Ce qui devrait être également le cas en Europe, où l’hydrogène y aura plus que sa place, les nombreux projets l’attestent, et donc en France, où le gouvernement, dans le cadre de son plan de relance, mais pas seulement, a décidé d’y consacrer plus de 7 milliards d’Euros d’ici 2030.

Il y a donc des chances que ces quatre sociétés en bénéficieront, et que par leur anticipation, elles deviendront même les leaders de ce marché en devenir, donnant l’envie à d’autres (il y en a déjà) de proposer de nouvelles solutions toujours plus innovantes, à même de répondre aux challenges de demain dans le cadre de la transition énergétique en cours.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Challenges

. La tribune

. Les Echos

. 20 minutes

. Le Figaro

. www.automobile-entreprise.com

. https://www.echosciences-grenoble.fr/articles/symbio-fcell-l-expertise-des-piles-a-hydrogene-pour-les-transports

. https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/04/10/symbio-embauche-et-veut-demenager-qmtj

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/apr%c3%a8s-18-mois-de-tests-une-nouvelle-phase-commence-pour-les-trains?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+358

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-france-vise-une-production-d-hydrogene-propre-a-partir-du-nucleaire-et-avec-l-aide-de-l-allemagne-851567.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200701&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/7-milliards-d%E2%80%99euros-sur-dix-ans-pour-le-d%C3%A9veloppement-de-l?Composites_Informations_N__365

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/hydrogene-la-france-detaille-a-son-plan-a-7-milliards-deuros-1240547

. https://www.lesechos.fr/monde/europe/le-plan-de-bruxelles-pour-faire-decoller-lhydrogene-en-europe-1222344

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/programmation-pluriannuelle-de-l%e2%80%99%c3%a9nergie-2020-2028-les-objectifs-de?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+357

. https://www.brefeco.com/actualite/plasturgie-caoutchouc-composites/plastic-omnium-remporte-un-nouveau-contrat-pour-le?sk=5621f64f08fa02eab1cffd7639e53f1e

 

A ne pas manquer :

. Webinaire du 08 décembre 2020 : Projets de stockage d’énergie (batteries, hydrogène) / https://mb.france-innovation.fr/emailing/52445/2875/r16jyahpbefzuusgsohzbvygioveoyphjvb/emailing.aspx

. https://www.hyvolution-event.com/fr

 

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/09/20

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Vus et lus dans Les Echos du 02/09/20 et du 04/11/20, et Equip'prod n° 115 de février 2020
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Vus et lus dans Les Défis du CEA n° 241 de juillet & août 2020
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Lactips, un nuage de lait pour la planète

Publié le par Jacques SAMELA.

Lactips, un nuage de lait pour la planète
Lactips, un nuage de lait pour la planète

On l’appelle communément le 7ème continent, et a été découvert en 1997 par le capitaine Charles Moore (www.changeursdemonde.net/Charles-J-Moore). Composé essentiellement de déchets plastiques, il s’étalerait sur 1,6 million de km2 dans l’océan pacifique, et dans une moindre mesure dans l’Atlantique, et représenterait 1/3 de l’Europe et 3 à 6 fois la France.

On parle là de gigantesques « vortex* », même si le terme exact serait plutôt Gyre**, dans lesquels les déchets resteraient emprisonnés.

Effarant, non ?

Mais heureusement les choses bougent, et notamment en France.

En effet, il existe une jeune société du nom de Lactips (www.lactips.com), dont la spécificité est de transformer une protéine issue du lait appelée la caséine, en plastique biodégradable et hydrosoluble.

Et manifestement, cela interpelle, puisqu’elle vient de lever très récemment 13 millions d’Euros, qui devrait lui permettre d’accélérer, en investissant dans une nouvelle usine de production dans son fief stéphanois.

Car en effet, l’origine de cette société se trouve dans cette ville chère aux supporters des verts, plus précisément à l’Université Jean-Monnet-Saint-Etienne, où en 2010 fut déposé un premier brevet par Frédéric Prochazka, chercheur au sein du laboratoire « Ingénierie des matériaux Polymères ».

La création de la société quant à elle, a été effective en 2014, avec deux autres personnes que sont Fabrice Plasson, dirigeant de la société de biotechnologies Amoeba (www.amoeba-biocide.com), et l’actuelle dirigeante, Marie-Hélène Gramatikoff, au parcours quelque peu différents de ses associés, puisque née en Argentine, arrivant en France à l’âge de 5 ans, elle devint bien plus tard ingénieur plasturgiste (on est en plein dans le sujet), avant de se lancer dans l’entrepreneuriat et plus particulièrement le solaire, avant de finalement rejoindre un cabinet de conseil en stratégie. Cette aventure ci dit-elle lui permettant de combiner deux de ses centres d’intérêt, soit la stratégie, et la responsabilité sociétale.

Pour compléter, sachez qu’elle fut la lauréate du prix « Transformons la France 2019 », dans la catégorie Ecologie.

Et depuis, des applications ont déjà été effectives, comme en 2018 avec le groupe allemand Ulrich Natürlich (www.ulrich-naturlich.com), spécialisé dans les produits de nettoyage et d’entretien, et avec qui ils ont élaborés des films d’emballages s pour tablettes de lave-vaisselle, ou encore avec le groupe BASF l’année d’après, consistant à commercialiser leur solution biosourcé et biodégradable, remplaçant en cela les films d’alcool polyvinylique (PVA) dans des applications de nettoyage et d’entretiens pour l’usage domestique et industriel.

Soit de belles perspectives d’avenir, car tout en continuant sur ce secteur, les dirigeants comptent s’ouvrir les marchés mondiaux de l’alimentaire, de la construction, des plastiques à usage unique, ou du pelliculage.

Et c’est vrai qu’avec cette nouvelle manne financière, ils vont pouvoir passer d’une capacité de production actuelle de 450 tonnes, à près de 10 000 tonnes, quand sera effective leur nouvelle usine, prévue en 2021,  où seront installées six lignes de production supplémentaires.

L’ambition de sa dirigeante est justement d’en faire une entreprise globale, internationale, on pourrait rajouter (moi en l’occurrence), salvatrice, en développant le plastique le plus vert de la planète (la suite de son ambition).

Et un de ses investisseurs, le groupe japonais Mitsubishi Chemical Holding Corporation (www.kaiteki-institute.com), parle lui, d’une vision dite de « Kaiteki », qui signifie au pays du soleil levant, donner du bien-être durable aux personnes, à la société, et bien sûr à notre planète.

Vaste projet, mais si cela peut faire que ce continent artificiel ne grandissent plus, avant de trouver d’autres solutions innovantes pour le faire disparaître totalement, il faut donc espérer que cette société devienne un groupe mondial, capable de prendre la tête d’une constellation d’entreprises, plus innovantes les unes que les autres, à même de répondre aux enjeux de demain.

*Vortex : Tourbillon creux qui prend naissance, sous certaines conditions, dans un fluide en écoulement. Larousse

**Gyre : Gigantesque tourbillon océanique résultant de la convergence de plusieurs courants marins. Larousse

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://acteursdeleconomie.latribune.fr/strategie/2020-05-26/greentech-lactips-leve-13-millions-d-euros-pour-reduire-la-pollution-plastique-848668.html

. https://www.gazettelabo.fr/breves/9912Lactips-bioplastique-soluble.html

. https://www.agro-media.fr/actualite/bioplastique-lactips-leve-13-millions-deuros-et-part-a-la-conquete-des-emballages-alimentaires-42523.html

. https://www.lyon-entreprises.com/actualites/article/la-start-up-stephanoise-lactips-leve-13-millions-deuros-pour-remplacer-le-plastique-par-une-resine-issue-de-la-caseine-du-lait

. http://www.plastiques-caoutchoucs.com/Lactips-leve-13-millions.html

 

A lire :

. www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/pourquoi-le-plastique-t-il-un-impact-tres-negatif-sur-l-environnement-6280346

. www.eco-planete.fr/la-plasturgie-une-grande-menace-pour-le-monde-entier/

. www.allize-plasturgie.org/fr/developpement-durable/la-federation-de-la-plasturgie-et-des-composites-sengage-dans-la-circular

. www.lanouvellerepublique.fr/chatellerault/chatellerault-deux-industriels-inventent-plaxtil-un-plastique-ecologique

. www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Innovation-Creastuce-le-plastique-c-est-ecologique-31100

. http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/perpignan-maillot-sportif-plastique-marin-recycle-1856792.html

. http://www.economiematin.fr/news-relance-europeenne-taxe-plastique-couter-cher-france

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De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal

Publié le par Jacques SAMELA.

De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal
De La Cornue à Le Creuset, en passant par Tefal

Pas une, pas deux, mais trois sociétés cette fois-ci. Soyons fous. Mais qu’à moitié, car l’air de rien, elles ont un dénominateur commun qui les relie, vous le savez ou vous l’avez deviné ? Le domaine de la cuisine bien sûr.

Commençons donc par la moins connue, en tout cas par vous (peut-être) et moi (sur), parce que le monde de la grande cuisine ne connait qu’elle, j’ai nommé La Cornue (www.lacornue.com), considérée comme la reine des cuisinières.

Et ce depuis plus d’un siècle. En effet, elle fût créée en 1908 par Albert Dupuy, herboriste et parfumeur de profession, mais qui en fin gastronome qu’il était, inventa ce qu’il allait devenir sa marque de fabrique, un four dit à voûte, dont la forme rappelle à s’y méprendre au décorum du métro parisien de l’époque, normal, c’était justement son inspiration première.

Breveté la même année, et en rapport avec  son métier, le nom de La Cornue (1) s’imposa à son créateur, lui rappelant en cela un récipient utilisé par ses soins pour les distillations dans le domaine de la parfumerie. Sa spécificité, de forme arrondie, le four permettait à l’air chaud de cuire les aliments sans les dessécher.

Le modèle le plus connu, ou le fourneau, le piano, la cuisinière,  plusieurs noms pour le désigner en fait, s’appelle le ou la Château, décliné(e) en plusieurs exemplaires dont la ou le Château 150, suivit d’autres que sont les Châteaux 120 et 165, Grand Palais 180, Castel 75, et Grand Castel 90.

D’autres modèles existent, moins prestigieux, et concerne la cuisinière Cornufé, destinée aux amateurs (dans tous les sens du terme) de cuisine, mais avec des moyens moyen, et la rôtissoire Flamberge.

Alors, comme vous le verrez sur les photos ci-dessous, ainsi que sur le site internet de la société, l’ensemble des modèles ont tous un petit côté rétro, donnant certainement aux cuisines équipées un certain cachet, mais c’est surtout son côté fait main qui est plus qu’apprécié.

En effet, et ce depuis le début, dans l’usine de Saint-Ouen l’Aumône dans le Val-d’Oise, où plusieurs ouvriers, plus communément appelés compagnons s’échinent à créer et à assembler en une quinzaine d’opérations et une quarantaine d’heures de maintenance un seul modèle, ce qui représente quand même plus de 1 000 rivets, des centaines de pièces, et un poids final de près de 400 kg. Et à cette cadence, que l’on pourrait rapprocher d’une certaine voiture mythique, vous savez, celle qui commence par un grand F, ce sont près de 900 modèles qui sortent de l’usine chaque année.

Modèles largement vendus à l’étranger, notamment aux Etats-Unis où s’écoule près des trois quarts de la production, sur un chiffre d’affaires de près de 20 millions d’€, et dont les aficionados et fins gourmets se nomment Brad Pitt et son copain George Clooney, les actrices Gwyneth Paltrow et Blake Lively , et bien d’autres, capables quand même d’acquérir des modèles pouvant atteindre la somme de 18 000 € et plus.

En France, ce sont surtout des chefs renommés qui utilisent ces pianos, même si certains comme Gérard Depardieu (pas étonné), ou Daniel Auteuil, seraient des clients fidèles.

Mais bon, quand on aime, et que l’on peut, on ne compte pas.

Et manifestement c’est loin de se tarir, car la marque est représentée aux quatre coins du monde, estampillé membre à part entière du label EPV (www.patrimoine-vivant.com).

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/02/20

Mais qu’utiliser avec ces formules 1 de la cuisine, si ce n’est par exemple les ustensiles de cuisson de la marque Le Creuset (www.lecreuset.fr) ?

Elle fût créée en 1924 par deux industriels belges que sont Armand De Saegher, spécialiste du moulage, et Octave Aubecq, émailleur de profession, à Fresnoy Le Grand dans l’Aisne, car considéré à l’époque comme le carrefour idéal des voies de transport pour le fer, le coke et le sable, matériaux primordiaux pour l’élaboration des futurs modèles de la marque en devenir.

Ce qu’ils ne manqueront pas de faire, en élaborant l’année d’après la célèbre cocotte en fonte couleur flamme ou « orange volcanique », imitant en cela la teinte orange de la fonte en fusion dans un creuset (2). Le succès fût immédiat, touchant au plus près les ménagères, désireuses de reproduire des plats découverts dans les restaurants, et les faire découvrir à leurs proches.

Aujourd’hui, après son rachat en 1988 par l’actuel propriétaire, Paul Van Zuydam, discret homme d’affaires sud-africain, et toujours sur le même site d’origine, ce sont près de 10 000 cocottes qui sortent chaque jour des ateliers de fabrication, soit une toute les cinq secondes, avec chaque année, cinq à six couleurs nouvelles créées, afin notamment de suivre les préférences de ses clients comme les américains pour qui les couleurs sombres sont le nec plus ultra, les japonais appréciant plutôt les couleurs flashies, et pour les anglais ce serait plutôt la couleur bleue ciel. Il est vrai que la marque exporte 95 % de sa production. Quant à la préférence des français, elle irait plutôt vers la couleur cerise.

Cependant, dans un souci de ne pas dépendre d’un seul produit, même aussi renommé, depuis de très nombreuses années, toujours à l’écoute des goûts culinaires des français, la marque propose aujourd’hui des plats à tajines, des woks, des services à fondues, des sauteuses, et même très récemment une collection essentiellement dédiée à nos amis de compagnie, sans oublier quand même, et ce depuis 1991, le célèbre tire-bouchons Screwpull, devenu également un must de la marque.

Alors, bien évidemment, l’ensemble de ses modèles sont facilement trouvables dans de nombreux commerces spécialisés, mais je vous conseille les boutiques au nom de la marque (vous les trouverez  facilement sur le site internet de la marque), vous serez étonné du choix, ainsi que du foisonnement de couleurs qui vous accueille à l’entrée.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 11/10/19

Et pour finir ce sujet consacré aux arts de la table, très apprécié chez nous, je vais donc vous relater du pionnier de la poêle antiadhésive, peut-être plus connu par les amateurs que nous sommes, la marque Tefal.

Créée en 1956 par Marc Grégoire, ingénieur, avec Louis Hartmann, spécialiste du polymère anti-adhérent à sarcelles, sa particularité, innovante à l’époque, fût d’utiliser pour recouvrir ses poêles, du Téflon, ou du polytétrafluoroéthylène (PTFE), développé quelques années plus tôt (1938) par le groupe américain Du Pont de Nemours.

Pourtant, au début, son créateur ne pensait utiliser ce revêtement que pour la pêche, afin d’enduire ses cannes télescopiques en fibre de verre de son invention. L’idée elle, viendrait de sa femme, qui, aux fourneaux, et confrontée chaque jour aux problématiques de cuisson, lui demanda d’étudier de près ce sujet qu’il ne connaissait que trop peu. Ce qu’il fit semble-t-il assez rapidement (un proverbe italien dit, le patron c’est moi, mais celle qui commande, c’est ma femme), en mettant au point un procédé permettant d’ancrer le téflon sur le disque aluminium de la poêle (le traitement de l'aluminium à l’acide chlorhydrique provoque de petits trous dans lesquels se fixe le téflon).

Le brevet de la première poêle fût déposé en 1954, sous l’appellation Tefal, provenant de la contraction des mots « teflon » et « aluminium », et depuis, elle trône fièrement dans le musée du groupe Du Pont de Nemours aux Etats-Unis.

Cependant, le succès ne prend pas. C’est seulement après avoir déménagé du côté de la ville d’Annecy (Rumilly), près du groupe Pechiney Rhenalu, qui lui propose une usine de 3 000 m2, et surtout après son rachat par le groupe SEB, à laquelle la marque appartient toujours, que le procédé commence à faire parler de lui, lui permettant de vendre aujourd’hui plus d’un milliard de poêles dans le monde entier.

Mais non contente de se satisfaire de cette réussite, la marque créera également d’autres produits comme un croque-gaufres en 1974, sa première bouilloire électrique en 1982, le premier pèse-personne électronique en 1985, et cinq ans plus tard, une pierrade électrique. Elle interviendra même dans le domaine de la puériculture, avec la gamme Tefal Baby Home.

Diversification, oui, mais sans pour autant laisser péricliter son fonds de commerce, avec en 1980 le lancement de son nouveau revêtement anti-adhésif T-Plus à l’international, et d’autres revêtements en « Titanium », assurant une meilleure résistance aux ustensiles métalliques, avec à la clé, selon la marque, une durée de vie de 8 ans. Bien évidemment, le Téflon est toujours partie prenante des modèles (poêles et casseroles) vendus aujourd’hui, sachant que sur cette base de départ, près de 200 brevets ont été déposés de par le monde.

Il y a donc de fortes chances que Tefal nous accompagnera encore pour longtemps en cuisine, complétant sur un modèle au choix de La Cornue, une cuisson lente et odorante dans une cocote Le Creuset. Bon appétit à toutes et à tous.

1. Cornue (industrie). En métallurgie, en sidérurgie et dans l'industrie des gaz manufacturés, une cornue appelées quelquefois « cornue à feu », est une enceinte étanche en matériaux réfractaires, en fait un four, dans laquelle on décompose par chauffage, du charbon (de la houille), du zinc, du sodium, etc. Une première famille de cornues furent utilisée dans la production du coke ou des gaz manufacturés, une autre, dans la production de l'acier. Wikipedia

2. Un creuset est un pot en matériau réfractaire ou en métal servant à la fusion ou la calcination. La qualité d'un creuset est d'être capable de résister à des températures supérieures aux températures de fusion des alliages que le métallurgiste va y déposer, sans s'altérer ni polluer le métal en fusion. Wikipedia

 Jacques Samela

Sources :

. www.lacornue.com

. https://www.valdoise.fr/640-la-cornue-son-excellence-la-cuisiniere-.htm

. https://www.ateliers-malegol.com/pianos-de-cuisson/la-cornue

. http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/la-cornue-star-des-cuisinieres-09-01-2014-3475463.php

. Le Parisien Weekend du 21/02/20

 

. www.lecreuset.fr

. Wikipedia

. https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-cocottes-le-creuset-ont-toujours-la-cote-730723

 

. www.tefal.fr

. Wikipedia

. La Croix du 14/11/16

Vu et lu dans La Croix du 14/11/16

Vu et lu dans La Croix du 14/11/16

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SCOP-TI, résilience apaisante ?

Publié le par Jacques SAMELA.

SCOP-TI, résilience apaisante ?
SCOP-TI, résilience apaisante ?

Alors que la parole résilience* devient l’un des mots phares de cette période particulière que nous vivons aujourd’hui, il en est certains qui l’emploient chaque jour pour réussir ce qu’ils ont entrepris il y a de cela 6 ans, soit les salariés de la Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions, plus connue sous l’appellation Scop-Ti (www.scop-ti.com).

En effet, se clôturait en 2014 une aventure initiée en 1977 à Géménos avec la société Fralib et les thés de la marque « Elephant », qui à cette époque faisait partie du groupe Unilever, et dont le souhait depuis 2010, était de transférer la production en Pologne.

Mais, c’était sans compter sur les salariés (près de 200), qui eux bien évidemment refusaient cet état de fait, et commença donc un combat de longue haleine, entre une direction persuadée que ce conflit ne durerai pas, et l’ensemble des salariés, aidé par un charisme certains des leaders syndicaux en poste, toute obédience confondue.

Et c’est finalement après trois plans sociaux, tous annulés par la justice quand même, et 1 336 jours de conflit, qu’un accord est enfin trouvé entre les protagonistes, assurant à ceux qui eurent l’idée de cette nouvelle structure, germée durant ces longs moments de combat, de bénéficier de la remise pour un Euro symbolique de l’ensemble des machines pour continuer toute fabrication, et une participation de 2,85 millions d’Euros de la part d’Unilever pour la création de la SCOP (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/10/les-scop-ou-societes-cooperatives-et-participatives.html). La seule chose que le groupe ne lâcha pas, c’est l’appellation et la marque « Elephant », qui existe toujours.

Loin de les décourager, car ayant finalement obtenus certainement plus que ce qu’ils en attendaient, ils se lancent donc en 2014, ils, les 58 anciens salariés qui investissent dans l’aventure leurs indemnités de licenciement, représentant 177 000 Euros, se rajoutant à la somme versée par Unilever (voir plus haut), en créant donc Scop-Ti.

Et depuis, ils ont élaborés tout une gamme de produits au nom symbolique de « 1336 », rappelant en cela le nombre de jours de lutte engagés avec leur ancien employeur.

Gamme de produits plutôt naturels, avec dès le début l’idée de privilégier ce que l’on appelle aujourd’hui le circuit court, et surtout la filière tilleul, qui stagnait depuis de nombreuses années dans son fief de la Drôme à Buis-Les-Baronnies, avec une cueillette annuelle de 10 à 15 tonnes par an, alors qu’aux meilleurs années, dans les années 80 et 90, elle montait à près de 500 tonnes, sans oublier également la camomille, la verveine ou encore la mélisse.

Seule la partie ayant trait au thé, avec des produits plus difficiles à trouver sur place, n’est donc pas concerné, mais sans pour autant empêcher le souhait de privilégier à nouveau le naturel, en pratiquant des partenariats en commerce équitable, dont les produits au final sont vendus essentiellement en circuit bio.

Et en additionnant l’ensemble de la gamme proposée à la vente, ce sont près d’une quarantaine de thés et infusions qui représentent haut et fort aujourd’hui cette marque atypique.

Seulement, et tout en espérant que la situation actuelle n’enraye en rien ce succès plus que probant, passant notamment d’un chiffre d’affaires de 460 000 €uros la première année, à près de 4 millions en 2019, il y avait encore un léger problème de trésorerie, et ce malgré les diverses campagnes de financement participatif.

Mais au vu de ce qu’ils ont endurés toutes ces années, ce n’est certainement pas ce contretemps fâcheux, mais pas que pour eux malheureusement, qui va les faire plier, ayant déjà quelques solutions complémentaires pour y remédier, comme la prise de fonds par des mutuelles, ou encore la vente d’une partie des équipements non utilisés, sachant qu’ils n’occupent que 20 % des capacités de l’usine aujourd’hui, tout en comptant également sur ce qu’ils appellent le socio-financement, avec l’achat en ligne de leurs produits sur le site internet (https://www.scop-ti.info/campagne-de-sociofinancement.html).

Donc, si vous aimez vous désaltérer ou tout simplement vous faire du bien, tout en privilégiant les produits naturels et le « Fait en France », n’hésitez-pas et achetez sans retenue le résultat de leurs rêves.

*La résilience est la capacité que nous avons tous à nous adapter et à affronter les situations les moins favorables.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.scop-ti.com

. www.1336.fr

. Wikipedia

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/aubagne/gemenos-face-au-succes-the-1336-scop-ti-ex-fralib-ont-besoin-tresorerie-1694650.html

. https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/premiers-benefices-en-vue-pour-scop-ti-thes-et-infusions_2100064.html

 

 

Photos JS
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M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides

Publié le par Jacques SAMELA.

M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides
M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides

L’Union européenne a prolongé son utilisation de 5 ans en 2017, quand la France, elle, l’interdisait dans les espaces publics, et depuis l’année dernière, chez les particuliers.

De quoi parle- t-on ? Du glyphosate* surtout, mais sans pour autant négliger les autres produits en service aujourd’hui, aussi nocifs, si ce n’est plus, pour la faune, la flore, et au final, Nous.

Mais heureusement, peut-être, et espérons-le, deux entreprises françaises travaillent d’arrache pieds aujourd’hui pour trouver d’autres solutions, plus vertes, mais surtout à même de répondre aux besoins de la demande agricole, de plus en plus croissante, en évitant bien sûr de polluer comme hier et aujourd’hui encore, ces terres primordiales pour nourrir l’ensemble de la planète.

La première se nomme M2i Life Sciences (www.m2i-lifesciences.com), née de la fusion d’une plateforme de développement dédiée aux sciences de la vie, appelée Holis technologies, et du site de production Solvay Organics (SORF) en 2012.

Sa particularité, s’appuyer sur le bio-mimétisme** pour se substituer aux pesticides, en piégeant ou en repoussant les insectes à l’aide d’odeurs plutôt qu’en les tuant, grâce notamment à la conception de phéromones de synthèse perturbant justement l’activité sexuelle des insectes, et donc de contrôler les populations de nuisibles de façon naturelle.

Elle en est même devenue le leader mondial de ce que l’on appelle également le bio-contrôle***, et ce, que ce soit dans le domaine animal, végétal, voire de la santé humaine.

Et manifestement, cela en interpelle plus d’un, car l’année dernière, souhaitant ouvrir une part minoritaire de son capital, elle leva la bagatelle de 60 millions d’Euros auprès de divers investisseurs, lui permettant d’accompagner sa croissance attendue, aidé en cela par un catalogue de plus de 60 produits déjà commercialisés dans près de 35 pays, dont le système élaboré à base de petites capsules biodégradables, diffusables par le biais de tirs de pistolet à air comprimé de paintball, afin de contrecarrer la déferlante chenille processionnaire, fût récompensé d’un prix de l’innovation par le ministère de l’Ecologie, et labellisé COP21, la production de 15 tonnes de phéromones chaque année, le dépôt de 19 familles de brevets, et un C.A. de 20 millions d’Euros en 2018, amené lui à doubler dans les années à venir, car après la protection des grandes cultures de céréales, les vergers, les maraichages, les parcs et les jardins, elle compte s’orienter à l’avenir vers la culture bio, qui comme vous le savez, est en croissance constante, et donc compatible avec ses solutions.

Et comme l’utilisation du bio-contrôle dans le domaine de la protection des plantes, est estimé à 30 % du marché d’ici 2030, représentant déjà aujourd’hui 3 milliards de dollars, il est clair que son avenir est tout tracé.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3633 du 07/11/19
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3633 du 07/11/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3633 du 07/11/19

Quant à la deuxième société, Osmobio (www.osmobio.com), sa spécificité consiste à développer des produits biologiques et naturels à base d’extraits végétaux, d’algues marines, et de principes actifs naturels. On dit qu’elle est un acteur incontournable dans le domaine de la phyto-protection biologique.

Créée en 2000 par Jacques Le Verger, en Bretagne, il entreprit très rapidement l’élaboration de ses produits à base d’algues marines, nombreuses en ces lieux, et surtout reconnues pour leurs vertus, anti-âge, hydratantes, nutritives, thérapeutiques, et j’en passe, et donc fertilisantes. C’est que l’on appelle un engrais organique naturel, qui doit quand même être traité avant toute utilisation, car bien évidemment très salées, elles peuvent abimer les végétaux.

Et, elles protègent également des attaques d’insectes et de maladies, ce qui justement n’a pas échappé au créateur de cette société.

C’est donc aidé par divers organismes de recherche comme l’INRA, l’INERIS, les universités de Bretagne Sud et de Bretagne Occidentale, l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique, ou encore le Service des Sciences et Techniques du Végétal de la mairie de Paris, que les premières gammes de produits ont été créés.

Seulement voilà, cela fait des années que son produit phare, un désherbant naturel, créé à base d’extraits végétaux, est en attente d’homologation, ce qu’on appelle une AMM (autorisation de mise en marché), de la part de l’agence de sécurité sanitaire (Anses), la seule habilité à la délivrer, et ce malgré l’avis favorable de l’Ineris (www.ineris.fr) en 2012, le considérant sans risques pour l’environnement et l’homme.

Le pourquoi de cette attente interminable, juste le fait que ce produit contenant beaucoup de molécules différentes, implique selon l’agence des études plus poussées que pour une seule molécule chimique, comme les autres désherbants en fait, ce qui fait dire à son créateur qu’il n’y a aucune reconnaissances aujourd’hui pour les produits de bio-contrôle, car n’entrant encore aujourd’hui dans aucune de leur classification.

Et pourtant, des tests ont déjà été menés par la Direction des routes de l’Ouest et la SNCF, très utilisatrice du glyphosate le long de ses voies ferrées, avec avis plus que favorables, et surtout, le produit est lui déjà autorisé aux Etats-Unis, Canada, Russie Brésil, ou encore au Japon.

Alors, en attendant l’issue finale, et positive, elle continue à proposer sous sa marque « Algosavon » une gamme de détergents dédiés à l’entretien des habitations, intérieur et extérieur, à base également d’extraits biologiques d’algues brunes et d’actifs d’origine végétale, espérant qu’avec l’ouverture le 22 février 2020 du Salon International de l’Agriculture (www.salon-agriculture.com), le sujet des pesticides sera mis au premier rang des sujets d’actualité dans l’agriculture française, poussant justement les autorités compétentes à accélérer l’utilisation de produits verts, et qui plus est français.

Et ce n’est certainement pas M2i Life Sciences qui dira le contraire, car au de-là du marché français, il y a au bout un marché mondial, en attente de réponses écologiques pour pallier à la disparition partielle ou totale (cela serait mieux) des pesticides connus aujourd’hui, et bien évidemment nocifs.

 

*Glyphosate : Herbicide organophosphoré, présent dans le Rounddup Pro 360 de Monsanto, et utilisé depuis 1974. (www.futura-science.com)

**Bio-mimétisme : Le biomimétisme désigne un processus d'innovation et une ingénierie. Il s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant.

***Bio-contrôle : Ensemble des méthodes de protection biologique répliquant des comportements intra-espèces, et des mécanismes naturels de régulation des bio-agresseurs.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.m2i-lifesciences.com

. L’Usine Nouvelle n° 3633 du 07/11/19

. www.osmobio.com

. http://www.agriavis.com/news-9641-osmobio+une+entreprise+bretonne+a+trouve+un+produit+alternatif+au+glyphosate+.html

. https://wikiagri.fr/articles/osmobio-a-t-il-trouve-un-desherbant-naturel-capable-de-remplacer-le-glyphosate-/16255

. https://www.lesechos.fr/2017/11/osmobio-concocte-un-substitut-naturel-au-glyphosate-188290

. https://www.capital.fr/economie-politique/ce-desherbant-naturel-qui-pourrait-remplacer-le-glyphosate-1260905

https://www.lesechos.fr/2017/11/osmobio-concocte-un-substitut-naturel-au-glyphosate-188290

 

Vus et lus dans Les Echos du 03/02/20 et Le Monde du 10/02/20
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Vus et lus dans Les Echos du 03/02/20 et Le Monde du 10/02/20

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 09/12/19, et Le Monde du 05/06/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 09/12/19, et Le Monde du 05/06/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 09/12/19, et Le Monde du 05/06/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 09/12/19, et Le Monde du 05/06/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27/10/17, intitulé : La filière bio, à la croisée des champs et des chemins.

Publié dans L'entreprise du mois

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J.M. Weston, so Frenchy

Publié le par Jacques SAMELA.

J.M. Weston, so Frenchy
J.M. Weston, so Frenchy

Alors que le Brexit n’est toujours pas acté, je vais vous narrer cette fois-ci l’histoire d’une marque et d’une entreprise incontournable d’une certaine élégance à la française, mais qui avec son nom, pourrait être tout bonnement british.

Originaire de Limoges en Haute Vienne, elle s’appelle donc J.M. Weston ou tout simplement Weston (www.jmweston.com).

Mais au fait, pourquoi ce nom à consonance anglaise ?

Pour suivre le style empire britannique, très en vogue à l’époque de sa création en 1891 ? Rien n’est moins sûr.

En fait, cette appellation ne sera utilisée que plusieurs années après, déposée par le fils du créateur en 1922, Eugène Blanchard, qui en 1904, pour peaufiner son savoir-faire acquis auprès de son père, Edouard Blanchard, se rendit aux Etats-Unis, et notamment dans la ville de Weston (Massachusetts), afin d’y apprendre les dernières techniques de production, mais surtout la technique dite du cousu Goodyear, qu’il importera au bout de ses trois années de perfectionnement, permettant de monter et de ressemeler des chaussures tout en les rendant plus résistantes.

La seule inconnue réside dans les deux premières lettres, manifestement, personne ne sait d’où elles viennent ? Les initiales d’une love story américaine ? Si quelqu’un le sait, faites m’en part, merci.

Donc, initié par son père, bottier de profession, le fils, en association avec un dandy parisien du nom de Jean Viard, rencontré sur des champs de courses, déposa donc cette nouvelle appellation en ouvrant une première boutique dans la capitale au 98 bd de Courcelles (1922), suivi dix ans après par celle des Champs Elysées.

Par la suite, après avoir décidé de limiter la production des chaussures, passant de 600 paires à 80 par jour, il obtint une notoriété avec son modèle « 180 », appelé également « Mohican » ou encore « Janson-de-Sailly », grâce à l’avènement de la mode des mocassins.

Aujourd’hui, après avoir été racheté en 1974 par la famille Descours, propriétaire du groupe EPI (Bonpoint, Piper-Heidsieck, Alain Figaret, etc…), la maison confectionne toujours ses chaussures à Limoges et dans sa région, où justement se trouve sa propre tannerie végétale de cuir à semelle (utilisation d’extraits végétaux, sans produits chimiques), plus précisément à Saint Léonard de Noblat, connu sous le nom de Tannerie Bastin, fondée en 1806, et racheté par le groupe en 1981.

Pour information, c’est l’unique chausseur en France à posséder sa propre tannerie.

Ensuite, loin des cadences habituelles de l’industrie, la marque, un peu comme Ferrari pour la confection de ses modèles, produit environ 100 000 objets par an, dont 70 000 paires de chaussures grâce à l’apport de près de 200 collaborateurs, artisans chausseurs pour la plupart, et garant d’un savoir-faire primordial pour accompagner les deux mois nécessaires à l’élaboration d’une paire de chaussures, sur lesquelles 150 prises en main sont exécutées. Et depuis 2015, en partenariat avec Pôle Emploi et les Compagnons du Devoir, l’école des Ateliers Weston a ouvert ses portes, assurant chaque année la formation d’une dizaine d’artisans, dont la plupart intègre l’entreprise, intégrant parfaitement la pâte de la maison, pas de trop pour continuer à élaborer les modèles emblématiques que sont « le chasse », « le demi-chasse », « le cambre » et « le golf ».

Et, soucieux de ses clients fidèles, elle propose à présent une réparation maison d’environ 10 000 paires par an, ainsi qu’un atelier dédié aux commandes dites spéciales, permettant à ceux-ci d’imaginer les modèles de leurs rêves.

Et en termes de clients privilégiés, il faut donc savoir que la Garde Républicaine en est un fervent depuis 1975, utilisant les bottes d’équitation modèle appelée « la Saumur », confectionnées sur mesure, en fonction notamment de la pointure du pied, de la hauteur de la jambe, du jarret, du mollet, du mi-mollet, de la cheville et de la grande entrée du cavalier, que la gendarmerie nationale, la police nationale et les officiers de l’armée française en sont également, sans omettre, moins martial, l’utilisation massive des modèles phares de la marque par les hommes politiques français de renom comme les anciens présidents que sont Valery Giscard d’Estaing, François Mitterrand, qui à lui tout seul en possédait près d’une trentaine de paires, Jacques Chirac, Nicola Sarkozy, ou encore Laurent Fabius et Francois Fillon. Une question quand même, qu’en est-il de Francois Hollande et de Emmanuel Macron ? A vérifier.

Mais, sa notoriété ne s’arrête pas seulement à l’hexagone, puisque qu’elle possède près d’une trentaine de points de vente à l’international, représentant en 2017 près de 40 % de ses ventes, et en attente de 60 % attendus d’ici cinq ans. Par-contre, comme toute marque de renom, elle fait l’objet d’imitations, l’obligeant il y a quelques années de cela de faire fermer une usine illégale en Chine.

Quant à son avenir, proche et lointain, soucieuse de garder son image de marque, elle met en oeuvre des initiatives privilégiant la formation, la création, l’innovation, mais surtout la valorisation du travail manuel et la transmission de ce savoir-faire, en créant en 2011 sa fondation d’entreprise, grâce à laquelle elle a pu nouer depuis un partenariat avec les Compagnons de devoir pour lancer le « Défi Innover Ensemble », ou encore avec l’Ensad via le programme « Savoir-faire et création ».

Ce qui fait que, loin de vouloir se reposer sur ses lauriers, elle se prépare au contraire un avenir radieux, doublé d’un nouveau challenge, double même, soit de développer encore plus sa gamme féminine, représentant actuellement moins de 10 % de son activité, tout en continuant également à proposer une gamme de maroquinerie reprenant avec succès les modes de fabrication de ses chaussures, et qui font que sa notoriété soit définitivement reconnue.

Nous assistons peut-être là à la naissance d’un nouveau futur grand de la maroquinerie française, à l’instar de ses prestigieux prédécesseurs que sont Louis Vuitton (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/02/vuitton-une-saga-francaise.html), Hermès, ou encore Longchamp (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/10/longchamp-du-sultan-a-la-maison-unique.html). L’avenir nous le dira.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.jmweston.com

. Wikipedia

. http://www.patrimoine-vivant.com/fr/showcompany/4990

. https://leatherfashiondesign.fr/manufacture-weston/

. Mag’in France n° 3 de sept/oct 2016

. L’Usine Nouvelle n° 3500 du 26/01/17

. Les Echos du 22/09/17 et du 20/08/18

. Gala n° 1354 du 23/05/19

A voir :

. Exposition « Marche et démarches, une histoire de la chaussure » 

 https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-en-cours/marche-et-demarche-une-histoire-de-la-chaussure/

 

Vu et lu dans Mag'In France n° 3 de sept/oct 2016

Vu et lu dans Mag'In France n° 3 de sept/oct 2016

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3500 du 26/01/17
Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3500 du 26/01/17
Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3500 du 26/01/17

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Vus et lus dans Les Echos du 22/09/17 et du 20/08/18
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Vus et lus dans Les Echos du 22/09/17 et du 20/08/18

Vu et lu dans Gala n° 1354 du 23/05/19
Vu et lu dans Gala n° 1354 du 23/05/19

Vu et lu dans Gala n° 1354 du 23/05/19

Vu et lu dans Gala n° 1354 du 23/05/19
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Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19
Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19

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Numworks, 1 + 1 égale trois ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Numworks, 1 + 1 égale trois ?
Numworks, 1 + 1 égale trois ?

Dans le monde de la calculatrice, si chère à nos lycéens d’hier (vous ?) et d’aujourd’hui (vos enfants ?), de deux acteurs phares, il passe enfin à trois, avec l’arrivée sur ce marché de la jeune société française du nom de Numworks (www.numworks.com).

En effet, partagé et occupé depuis près de trois décennies par les incontournables que sont Casio le japonais, et Texas Instruments l’américain, le monde de la calculatrice scientifique se voit enfin offrir une troisième réponse aux besoins de nos étudiants.

Alors, qui est ce nouvel acteur, et d’où vient-il ?

A l’origine, Romain Goyet, diplômé de Polytechnique et de Télécom Paristech, qui après un passage chez Apple en 2007, créa une start-up du nom d‘ Applidium, dont la spécificité consistait à développer des applications mobiles. Connue par les spécialistes pour avoir réalisée des travaux sur le lecteur multimédia open source VLC, disponible sur l’App Store dès 2010, elle s’illustra notamment en craquant le logiciel de reconnaissance vocale Siri, dévoilant même sur son site internet le mode d’emploi. Elle a été racheté depuis par la société Fabernovel.

Il attendra par la suite plusieurs années, dont près de deux ans de travaux pour concevoir sa calculatrice, avant de la présenter pour la première fois en août 2017, soit quelques jours avant la rentrée scolaire, judicieux.

Ayant entre-temps gagné la 5ème édition du concours d’innovation numérique avec ce projet, il obtint l’aide financière de plusieurs acteurs, dont la société Kima Venture, fonds d’investissment de Xavier Niel (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html), et Fred Potter, le fondateur de la société Netatmo (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/netatmo-dans-l-univers-de-la-maison-intelligente.html), manifestement le plus investi, donnant notamment l’accès à Numworks, aux usines où sont fabriqués ses propres produits.

Quant au produit lui-même, visant pour l’instant un public lycéen, la calculatrice reprend judicieusement les codes des smartphones et des consoles de jeux, offrant une navigation fluide et intuitive, appréciée des jeunes générations, proposant également au passage un design simple et épuré, et une légèreté exceptionnelle, lui octroyant la place de la calculatrice la plus fine et la plus légère au monde (167 grammes pour 10 millimètres d’épaisseur). Mais surtout, elle est la première à intégrer une application Python*, le langage dit star des développeurs, et dont l’apprentissage est désormais obligatoire au lycée.

Dotée d’un écran à cristaux liquides et donc non tactile, elle évite toutes connexions, et peut être utilisable durant les examens. Par-contre, des mises à jour peuvent être faites via un PC et un câble USB.

Conscient par-contre de la difficulté, en tout cas au début, à inquiéter ses concurrents, le fondateur de la société a cherché très rapidement à se démarquer, en s’appuyant sur une communauté d’utilisateurs (étudiants, geeks), tout en écoutant les recommandations des professeurs durant des ateliers organisés pour les imprégner de ce nouvel outil, lui permettant en retour de faire évoluer sa calculatrice.

Ce qui manifestement est apprécié, puisque certains de ces professeurs ont créés d’eux-mêmes et bénévolement, des ressources pédagogiques disponibles directement sur le site internet de la société, gratuitement, permettant aux élèves de s’entrainer sur des points précis, recommandant chaudement l’utilisation de cette nouvelle calculatrice, conforme aux programmes de l’Education Nationale pour toutes les sections générales, technologiques et professionnelles, autorisée aux examens avec des libellés en français, et déjà référencée par des établissements de renom comme le lycée Henri IV à Paris, le lycée du Parc à Lyon, le lycée français de San Francisco, ou encore les lycées en réseau d’éducation prioritaire.

Et pour ceux qui souhaitent l’acheter pour cette rentrée 2019, vous peut-être, moi j’y pense également pour l’un de mes enfants, elle est surtout disponible sur le site internet de la société ainsi que chez quelques acteurs du web, à un prix similaire à ses concurrents, mais avec la possibilité de se retourner rapidement vers celui-ci (le site donc), afin d’y trouver des réponses quant à sa mise en route, ce qui je crois, n’est pas le cas de ses concurrents, mais aussi par la suite, dans le cadre de son maniement, de pouvoir faire des propositions pertinentes afin d’améliorer son utilisation, qui, après validation de la dite communauté (voir plus haut), pourraient être intégrées rapidement.

Et afin justement que nos chères têtes (ni blondes, ni brunes), mais plutôt pleines, fassent et passent d’excellentes années de lycée, avec du bon matériel, faites donc votre choix en connaissance de cause, en totale concurrence bien sûr, même si l’idée de privilégier ce nouvel acteur, français, ne me paraît pas incongrue aujourd’hui, à l’heure du « Made in France ». A vous de voir, et Excellente Rentrée à Vous Tous.

*Python (en anglais : [ˈpaɪ.θɑːn]) est un langage de programmation interprété, multi-paradigme et multiplateformes. Il favorise la programmation impérative structurée, fonctionnelle et orientée objet. Il est doté d'un typage dynamique fort, d'une gestion automatique de la mémoire par ramasse-miettes et d'un système de gestion d'exceptions ; il est ainsi similaire à Perl, Ruby, Scheme, Smalltalk et Tcl.

Le langage Python est placé sous une licence libre proche de la licence BSD et fonctionne sur la plupart des plates-formes informatiques, des smartphones aux ordinateurs centraux, de Windows à Unix avec notamment GNU/Linux en passant par macOS, ou encore Android, iOS, et peut aussi être traduit en Java ou .NET. Il est conçu pour optimiser la productivité des programmeurs en offrant des outils de haut niveau et une syntaxe simple à utiliser.

Il est également apprécié par certains pédagogues qui y trouvent un langage où la syntaxe, clairement séparée des mécanismes de bas niveau, permet une initiation aisée aux concepts de base de la programmation (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Les Echos du 19/08/19

. https://pi.ac3j.fr/numworks/

. https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/innovation-la-calculatrice-francaise-numworks-s-impose-en-cette-rentree-5947774 /

. https://www.maddyness.com/2019/05/22/appliness-numworks-e-dutainement-citoyen-emoface/

. http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/08/29/32001-20170829ARTFIG00052-le-francais-numworks-veut-concurrencer-casio-et-texas-instrument-avec-ses-calculatrices.php

. http://licencek.com/wp-content/uploads/2017/08/CP-Numworks-Final-FR.pdf

 

Vus et lus dans Les Echos du 17/07/19 et du 19/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 17/07/19 et du 19/08/19
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Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète

Publié le par Jacques SAMELA.

Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète
Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète

Alors qu’un épisode caniculaire vient à peine de s’achever en Europe, conséquence peut-être, certainement, c’est selon, de ce réchauffement climatique en cours, il apparaît aujourd’hui, plus qu’hier encore, primordial de préparer le terrain pour les générations futures, notamment dans la possibilité de limiter cette hausse des températures attendues, par des actions menées par chacun de nous, mais aussi et surtout par le monde industriel, souvent à l’origine de pollutions diverses et récurrentes comme par exemple le secteur du bâtiment, et plus particulièrement celui de la cimenterie, loin d’être reconnu comme un acteur phare de la transition écologique en cours, au contraire même.

Et pourtant, de nouveaux acteurs apparaissent, désireux de rivaliser face aux majors du secteur, grâce notamment à des procédés ou des modes opératoires innovants. En voici deux exemples.

Le premier, par ordre alphabétique, pas de favoritisme de ma part, s’appelle Cem’In’Eu (www.cemineu.com), de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Sa spécialité, développer de petites cimenteries, compactes et potentiellement démontables, installées, à la différence des grandes cimenteries portuaires, au plus près des bassins économiques, à l’intérieur des terres, et accessibles sur un rayon de 200 km par voies d’eau ou par rail.

Créée en 2014 par des anciens de l’industrie cimentière, son ambition est de prendre 8 % du marché de la cimenterie, en  prévoyant d’installer un réseau de 7 broyeurs, mais avec une particularité, qui est d’importer le clinker*, la matière première du ciment faite à partir de calcaire et d’argile, ne réalisant de fait que les étapes suivantes du process, soit, le mélange du même clinker et du gypse, le broyage et enfin le conditionnement.

Visant plutôt une clientèle d’indépendants (fabricants de béton prêt à l’emploi, producteurs d’éléments préfabriqués), elle permettra également aux maçons de commander le nombre de sacs voulus, en plastique recyclable, et d’être livrés directement sur les chantiers, grâce à la mise en place d’une application smartphone, évitant en cela le gâchis habituel, son souhait étant d’être au plus près des utilisateurs, tant en termes de distance, qu’en termes de réponses adéquates et précises aux demandes express des opérateurs.

 Et, après une première installation l’an dernier, à Tonneins dans le Lot-et-Garonne, d’une capacité annuelle de 240 000 tonnes, et avant celle de Portes-lès-Valence cet été, son objectif sera donc de créer un à deux sites par an, dont deux à l’étranger (GB, Pologne), avec à la clé une trentaine d’emplois et environ 30 millions d’Euros de chiffre d’affaires à chaque fois, voire plus avec le projet de Montreuil-Bellay dans le Maine et Loire, puisque lui disposera de deux broyeurs pour une capacité de 500 000 tonnes, employant au final 50 personnes, pour un coût de 35 millions d’Euros, l’amenant donc pour développer son réseau naissant à lever dans l’ensemble et d’ici la fin de l’année la somme de 55 millions d’Euros, dont 40 millions ayant déjà servi pour la toute première installation. On n’est donc pas loin là de ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie circulaire.

Economie que revendiquent haut et fort les créateurs (David Hoffmann et Julien Blanchard) de la société HGCT ou Hoffmann Green Cement Technologies (www.hgct-europe.fr), 6ème cimentier français, et à l’origine d’un ciment décarboné, sans cuisson et sans clinker.

Créée en 2014, l’ambition de départ de ses fondateurs était bien de participer à la transition écologique en cours, notamment dans la construction, comptant parmi les secteurs les plus importants en termes d’émissions de CO2 dans le monde, avec l’élaboration d’un ciment nouvelle génération, dont la particularité est de pouvoir diviser par 7 l’empreinte carbone de tout autre ciment, généralement d’appellation Portland.

Aujourd’hui, avec son site pilote à Bournezeau en Vendée, inauguré en 2018, après une levée de fonds de 10 millions d’Euros, il assure une production de 50 000 tonnes de ce béton spécial, avec comme souhait de lancer rapidement la construction de son deuxième site de production, aidé en cela par une nouvelle levée de fonds, de 15 millions cette fois-ci.

Mais au fait, en quoi est-il si différent ce ciment révolutionnaire ?

Tout d’abord, il génère 75 % de CO2 en moins par rapport aux autres ciments en circulation. Ensuite, il n’occasionne aucunes utilisations de cheminées, de fours, de cuissons, et encore moins de clinker dans son usine de 4 500 m2 ultra-moderne, composé de 48 silos, six cuves en inox, et près de 16 km de câbles. Mais surtout, et grâce à des dépôts de brevets, il utilise pour l'élaboration de son ciment, des produits issus de transformation comme les rebuts et coproduits industriels de types boues d’argile issues de carrières de granulats, laitiers de hauts fourneaux, ou encore de gypse du secteur plâtrier. Et ce sont même trois ciments que la société a déjà brevetés.

Le premier, s’appelant H-P2A ou Haute performance à activation alcaline, il comprend une base d’argile calciné, associé à une solution aqueuse de silicate, type Geosil, le second, l’H-Eva, est un ciment à base d’argile et de gypse, se mélangeant avec de l’eau, et pouvant être utilisé pour la formulation d’enduits industriels ou de mortiers de montage de blocs, quant au troisième, le H-Ukr, il est basé sur le laitier** moulu des hauts fourneaux (80 à 95 %).

Labellisé  Horizon 2020 pour la Recherche et l’innovation en Europe, ayant rejoint le Programme d’investissement d’avenir français (PIA), et avec un marché national estimé à 18 millions de tonnes par an, et ce même si son ciment est deux fois plus élevé que le traditionnel, il est fort à parier qu’elle y trouvera largement sa place, comme Cem’In’Eu également, en bousculant de fait les cadors du secteur, les obligeant à évoluer et à répondre eux aussi plus fortement encore aux enjeux à venir du changement climatique.

*Le clinker est un constituant du ciment, qui résulte de la cuisson d'un mélange composé d'environ 80% de calcaire (qui apporte le calcium) et de 20% d'aluminosilicates (notamment des argiles qui apportent le silicium, l'aluminium et le fer). La « farine » ou le « cru » est formée du mélange de poudre de calcaire et d'argile. Cette cuisson, la clinkérisation, se fait à une température d'environ 1450°C qui explique la forte consommation énergétique de ce processus. La clinkérisation explique en partie la contribution importante des cimenteries aux émissions de gaz à effet de serre (Wikipedia).

**En sidérurgie, le laitier correspond aux scories qui sont formées en cours de fusion ou d'élaboration du métal par voie liquide. Il s'agit d'un mélange composé essentiellement de silicates, d'aluminates et de chaux, avec divers oxydes métalliques, à l'exception des oxydes de fer. Ses rôles dans la métallurgie des métaux ferreux en fusion sont multiples (Wikipedia).

Jacques Samela

 

Sources :

. Les Echos du 19/01/18 et du 13/06/19

. L’usine Nouvelle du 21/02/18

. www.lantenne.com du 27/03/18

. www.trophees-territoiresinnovation.fr

. www.ouest-france.fr du 19/05/18

. www.acpresse.fr du 26/11/18

. Le Parisien Eco du 24/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19
Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

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