Arianespace, à la croisée des chemins

Publié le par Jacques SAMELA.

Nouveau succès pour Arianespace (www.arianespace.com).

En effet, le 06 février dernier, la fusée Ariane 5 a placée en orbite deux nouveaux satellites. Un pour l’opérateur mondial de satellites ABS (www.absatellite.net), ABS-2, et un autre pour les besoins de sécurité intérieure de la France et de l’Italie, Athena-Fidus. Le prochain lancement est déjà prévu pour le 07 mars.

C’est également le 250ème lancement et le 58ème d’affilée pour Arianespace.

Fondée en 1980 après l’échec d’un programme appelé « Europa » (7 lancements, 7 échecs en 1972), Arianespace est une société française chargée de commercialiser et d’exploiter des systèmes de lancement spatiaux, développés par l’Agence spatiale européenne (ESA), elle-même créée en 1975.

Le premier vol estampillé Arianespace eu lieu le 23 mai 1984, mais dès 1978, un premier lancement est effectué par le biais du lanceur Ariane, pour le compte du premier opérateur de satellite mondial de l’époque, Intelsat (www.intelsat.com). Par-contre, l’opérateur s’appelait à l’époque Transpace, mais l’appellation fut vite abandonnée, en raison de l’existence d’une société américaine du même nom.

Aujourd’hui, Arianespace, avec + de 60 % du marché mondial, 18 contrats englobant les lanceurs que sont Ariane 5, Vega pour l’Italie, et Soyouz pour la Russie (jusqu’en 2016) représentant 1,4 milliards d’Euros de chiffre d’affaires, et un carnet de commande atteignant le niveau record de 4,3 milliards pour 2013, s’est vraiment imposé comme le numéro un du transport spatial, et permet à l’Europe aujourd’hui un accès indépendant à l’espace.

Cependant, ne souhaitant pas rester immobile, car soucieux de répondre à une concurrence nouvelle de pays comme l’Inde, la Chine, voire ancienne mais revigorée comme celle des Etats-Unis avec le programme Space X, Arianespace se devra avec le successeur de l’actuel lanceur, Ariane 6, prévu à l’horizon 2020-2022, d'allier une baisse des coûts de production, avec une politique de prix plus agressive, tout en maintenant un degré de technicité et de fiabilité, acquis tout au long de ces années de succès.

Et qui mieux que Kourou en Guyane pour répondre également à cette concurrence très active ?

Premier port spatial mondial, il peut accueillir une large gamme de lanceurs, et ce à n’importe quel moment de l’année, car situé à proximité de l’équateur, il est dépourvu de tout risque de cyclones.

Sans oublier également la volonté des européens pour maintenir cette avance, car en ces temps de crise et donc de vaches maigres, il est je crois malgré tout primordial de continuer le travail accompli, car en plus de garder cette indépendance, c’est également d’entreprises et d’emplois dont on parle, d’où l’idée, après avoir doté l’Europe spatiale de 10 milliards d’Euros, d’organiser cette filière afin qu’elle puisse répondre aux attentes futures, car aujourd’hui, elle est encore trop éparpillée en Europe.

Jacques Samela

Pour plus d’informations :

. ec.europa.eu/enterprise/policies/space/documents/esp_fr.htm

. fr.wikipedia.org/wiki/Programme_spatial_européen

. fr.wikipedia.org/wiki/arianespace

. www.esa.int

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Photo prise par mes soins durant le Salon du Bourget 2013.

Photo prise par mes soins durant le Salon du Bourget 2013.

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