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Ubisoft (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ubisoft (suites)
Ubisoft (suites)

Titres annulés, cure d'austérité... Ubisoft se réorganise pour être plus compétitif

https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2026/01/21/titres-annules-cure-d-austerite-ubisoft-se-reorganise-pour-etre-plus-competitif?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 21 janv. 2026

 

Le numéro un français des jeux vidéo se réinvente complètement pour tenter de palier des récentes difficultés financières et de relancer sa compétitivité sur le marché.

Fini de jouer pour Ubisoft ! Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le géant français des jeux vidéo se dote d’une nouvelle organisation inédite pour être plus compétitif. Première victime de ce grand chambardement interne : Prince of Persia : les Sables du temps, remake de l’un des plus grands succès d’Ubisoft dans les années 2000, ne verra jamais le jour malgré plusieurs années de développement. Cinq autres jeux sont également abandonnés – « quatre titres non annoncés » et « un jeu mobile » – et sept bénéficieront « d’un temps de développement supplémentaire », indique l’entreprise dans un communiqué publié mercredi et qui précise la nouvelle orientation.

Confrontée à un marché plus sélectif et concurrentiel, la direction a annoncé prévoir finalement une perte opérationnelle d’un milliard d’euros pour l’exercice en cours et vouloir recentrer ses efforts, en repartant avec une nouvelle organisation interne.

Ce modèle opérationnel, inédit dans l’industrie, sera lancé début avril et s’articulera autour de cinq « maisons de créations » réunissant une partie de ses studios. La première, Vantage Studios, a vu le jour en octobre et réunit les marques phares d’Ubisoft (Assassin’s Creed, Rainbow Six et Far Cry), avec pour objectif de générer un milliard d’euros par an. Elle est désormais rejointe par quatre autres « maisons » thématiques : une consacrée aux jeux de tirs, une pour les univers fantastiques ou encore une pour les jeux familiaux comme Just Dance.

Le groupe, qui a réduit ses effectifs de plus de 3 000 salariés dans le monde et fermé plusieurs studios ces dernières années dans le cadre d’un plan d’économie de 300 millions d’euros, engage « une troisième et dernière phase » de ce plan, pour réduire ses coûts « d’au moins 200 millions d’euros » d’ici deux ans. Et donc se relancer pour ne pas faire "Game Over".

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/12/ubisoft-union-des-bretons-ind%C3%A9pendants-ubi-soft-software.html

Ubisoft (suites)

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Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot

Publié le par Jacques SAMELA.

Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot
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Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot

Le fabricant d’électroménager Brandt mis en liquidation, 700 emplois supprimés

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/le-fabricant-delectromenager-brandt-mis-en-liquidation-700-emplois-supprimes-2132904?utm_source=20251211%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251211_180652)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 11 décembre 2025

 

Le projet de reprise de Brandt n’a pas été retenu par le tribunal des activités économiques de Nanterre, qui met l’entreprise en liquidation judiciaire. Une offre de reprise, montée avec un renfort financier des pouvoirs publics, aurait permis de sauver près de 400 emplois sur 700.

Le tribunal des activités économiques de Nanterre a placé le fabricant d’électroménager Brandt en liquidation judiciaire ce 11 décembre, malgré une offre de reprise qui permettait de sauver une partie de l’effectif. 700 emplois sont supprimés, les deux sites de production situés près d’Orléans et de Vendôme (Centre-Val de Loire) sont fermés, tout comme le centre de service après-vente et le siège social implantés en région parisienne. Depuis 2014, l’entreprise appartenait au conglomérat algérien Cetival et fabriquait des appareils des marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich.

Le projet de Scop n'a pas été retenu

Le tribunal a examiné le projet de société coopérative et participative (Scop), soutenue par Revive, un groupe spécialisé dans la reprise et à la transformation d'entreprises et par les collectivités locales et l'État.

Au total, 20 millions d'euros de financements publics étaient engagés selon un dernier décompte de la radio Ici. La Région Centre-Val de Loire entendait participer à hauteur de huit millions d'euros, la métropole d'Orléans de sept millions et l'État pour cinq millions. Ce projet aurait permis de sauvegarder près de 400 emplois.

Avant cette décision judiciaire, cinq sites français de Brandt ont été fermés depuis 2005 dont ceux d'Aizenay et de La Roche-sur-Yon en Vendée, de Lyon, de Nevers dans la Nièvre ou encore de Lesquin dans le Nord.

"Une profonde tristesse"

"Nous apprenons avec une profonde tristesse la liquidation judiciaire de Brandt, c’est un fleuron français qui s’éteint", a déclaré Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie. "Nous avons fait feu de tout bois en soumettant cinq millions d’euros de soutien pour permettre une reprise. Les collectivités se sont aussi mobilisées. Malgré cela, les autres acteurs indispensables n’ont pas souhaité se positionner pour sauver Brandt", a regretté le ministre.

De nombreuses réactions

François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire a fait part sur BFMTV de sa "consternation" et de sa "colère". "Ce sont plus de 700 emplois qui disparaissent dans notre pays et une grande partie dans la région Centre-Val de Loire", a-t-il regretté.

Le président de région s’interroge : "Nous avons [avec la Scop] un projet industriel et tout cela n’est pas pris en compte, c’est l’industrie, le made in France et l’emploi industriel qui recule", a-t-il ajouté.

Le Groupement des marques d'appareils pour la maison (Gifam), qui rassemble une centaine d'entreprises du secteur, se dit "profondément préoccupé par les conséquences de cette décision pour les salariés". Selon le Groupement, "cette situation illustre la difficulté croissante pour l'industrie de l'électroménager de rester compétitive en France et plus largement en Europe face à la montée en puissance des produits fabriqués à bas coût, notamment en Chine".

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Liquidation de Brandt : le ministre de l’industrie, Sébastien Martin, promet de "retravailler le projet"

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/liquidation-de-brandt-le-ministre-de-lindustrie-sebastien-martin-promet-de-retravailler-le-projet-2133007?utm_source=20251212%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251212_181214)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 12 décembre 2025

 

Après la mise en liquidation judiciaire du fabricant d’électroménager Brandt, entraînant la suppression de 700 emplois, les réactions sont nombreuses. À commencer par celle de Sébastien Martin, ministre chargé de l’industrie, qui assure "ne pas laisser tomber le sujet Brandt" et promet de se remettre au travail avec les acteurs publics et privés.

L’avenir des sites industriels de Brandt, situés près de Vendôme et d'Orléans, pourrait ne pas être scellé malgré la mise en liquidation du judiciaire de l’entreprise par le tribunal des activités économiques de Nanterre. Sébastien Martin, ministre chargé de l’industrie, a longuement fait part de son "incompréhension" ce 12 décembre sur TF1.

Le "pari" de la reprise sous forme de Scop

L’État, les collectivités territoriales et des partenaires privés portaient en effet un projet de Scop pour l’entreprise d’électroménager. "En seulement 10 jours, nous avons réussi à monter un projet et mobiliser 30 millions d’euros", a expliqué le ministre, qui précise ne pas critiquer la décision de justice pour autant. Néanmoins, il dit s’interroger. "Une reprise d’entreprise est toujours un pari quand elle est en difficulté, et le plan d’affaires proposé est consolidé dans le temps", a-t-il détaillé.

Le projet de reprise sous forme de Scop prévoyait la participation financière de la région Centre-Val de Loire à hauteur de huit millions d’euros, de la métropole d’Orléans pour sept millions d’euros et de l’État pour cinq millions.

Une entreprise qui doit "continuer d’exister"

Au niveau local, les élus n’ont pas hésité à témoigner de leur colère. "C’est plus qu’un gâchis, c’est un système qui ne fonctionne plus et qui est vérolé", a dénoncé Serge Grouard, maire (divers droite) d’Orléans. Pour l’édile, "on a une super boîte qui va couler, elle pouvait être sauvée et doit continuer d’exister".

Selon lui, quatre millions d’euros manquaient pour la reprise du projet. Serge Grouard a regretté, dans une vidéo notamment relayée par le quotidien local La Montagne, avoir été "mis devant le fait accompli" par la direction de Brandt, les services centraux de l’État et le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (Ciri), les banques "qui se sont toutes défilées" et l’Europe "qui interdit à Bpifrance d’aider les entreprises de plus de 250 salariés".

Un autre projet à définir pour préserver l’outil industriel

Pour tenter de rebondir, Sébastien Martin va "prendre le temps d’ici la fin de l’année de se revoir avec les acteurs locaux". Objectif : porter "un autre projet, avec plus d’investissements privés sans doute".

"Je ne laisse pas tomber le sujet Brandt"

"Je ne laisse pas tomber le sujet Brandt, je ne laisse pas tomber le fait qu’on puisse avoir sur le territoire français un acteur de l’électroménager comme celui-ci", a promis le ministre chargé de l’industrie.

Interrogé, le cabinet du ministre précise qu’il s’agit avant tout de "remettre autour de la table l’ensemble des acteurs" pour réfléchir à un "avenir industriel pour ce site". Le gouvernement entend donc capitaliser sur l’outil industriel pour assurer une deuxième vie aux sites Brandt, pas forcément dans le secteur de l’électroménager. L’objectif est notamment d’éviter la transformation des lieux en friches industrielles.

Dans l’immédiat, Sébastien Martin assure que les salariés seront accompagnés dans la construction du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Certains d’entre eux pourraient être recrutés par d’autres entreprises du bassin économique d’Orléans.

Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot

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Carmat Versus Ynsect

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat Versus Ynsect
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Carmat échappe à la liquidation judiciaire

https://vipress.net/carmat-echappe-a-la-liquidation-judiciaire/

 

Le Tribunal de commerce de Versailles a finalement validé hier l’offre de reprise de Pierre Bastid, actionnaire historique de l’entreprise, associé à Santé Holding. Un financement total de 110 millions d’euros est prévu pour relancer la machine, mais seulement 88 emplois sur 127 seront maintenus.

C’était moins une ! Dans un communiqué publié tôt ce matin, Carmat, société francilienne qui a développé le cœur artificiel Aeson, a annoncé que le Tribunal des activités économiques de Versailles a validé la seule offre de reprise qui avait été déposée début novembre, permettant ainsi à Carmat d’échapper à la liquidation judiciaire.

Par un jugement du 1er décembre 2025, le Tribunal a retenu l’offre de Carmat SAS, société créée pour les besoins de la reprise et dont le capital social est détenu par Lohas, une société elle-même contrôlée par Pierre Bastid, président du conseil d’administration de Carmat et actionnaire de la société à hauteur d’environ 17%. Pierre Bastid avait déjà déposé une offre de reprise le 31 juillet dernier, offre qui avait alors été jugée non recevable par le Tribunal de commerce de Versailles, lors d’une audience tenue le 30 septembre, faute d’avoir obtenu les financements nécessaires à la reprise.

Les activités de Carmat sont donc désormais poursuivies et opérées par Carmat SAS, y compris le support des patients qui disposent déjà d’un cœur d’Aeson. Carmat SAS va s’appuyer sur la mise en place d’une nouvelle stratégie concentrée notamment sur l’accès au marché nord-américain, indispensable au développement de la société, ainsi que sur l’initiation d’un essai clinique visant à obtenir, à échéance de 2 à 3 ans, « l’indication de thérapie de destination » en Europe, c’est-à-dire l’autorisation qui permettrait d’implanter le cœur artificiel Aeson de manière permanente chez les patients, et non plus temporaire. A court terme, il est également prévu un déploiement commercial plus ciblé.

La reprise s’accompagne de la reprise de seulement 88 salariés sur les 127 que compte Carmat, des actifs et de la très grande majorité des contrats de l’entreprise, ainsi que d’une réduction significative de la consommation de trésorerie. La nouvelle entité, Carmat SAS, prévoit un financement total de 110 millions d’euros, dont 10 M€ disponibles immédiatement et 20 M€ dès le début de l’année 2026. Ces deux premiers apports sont assurés conjointement par Lohas et par Santé Holdings, le family office du docteur Antonino Ligresti (décédé en 2025) et autre actionnaire historique de Carmat.

Si la reprise permet la poursuite des activités au sein de Carmat SAS, elle va entraîner la liquidation judiciaire de l’ancienne entité, Carmat SA. Ce qui signifie que, compte tenu du niveau de passif de la société et des termes de l’offre, « il est hautement probable que les actionnaires de Carmat SA subiront la perte intégrale de leur investissement, tandis qu’une grande partie de ses créanciers subiront une perte très significative pouvant porter sur l’intégralité de leurs créances ».

La reprise par Carmat SAS entrainera également la radiation des actions de Carmat SA actuellement cotées sur Euronext Growth (Paris).

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

 

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Ÿnsect : clap de fin pour l’ex-fleuron industriel de la French Tech

https://www.maddyness.com/2025/12/02/ynsect-clap-de-fin-pour-lex-fleuron-industriel-de-la-french-tech/

Le tribunal de commerce d’Évry a prononcé la liquidation judiciaire d'Ÿnsect. Après un an en sursis, la société n'a pas réussi à trouver un repreneur pour prendre un nouveau départ.

La promesse était ambitieuse, elle se sera finalement soldée par une immense déception. En effet, Ÿnsect, le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes, ne verra pas 2026. Le tribunal de commerce d’Évry a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise à l’issue d’une audience qui s’est tenue le 1er décembre. Cette décision laisse les 43 derniers salariés d’Ÿnsect sur le carreau. La société avait jusqu'à fin janvier 2026 pour trouver des investisseurs ou des repreneurs.

Alors que sa survie ne tenait plus qu’à un fil, la société s’était placée sous la protection d’une procédure de sauvegarde en septembre 2024. Une décision pour gagner un peu de temps en vue de trouver une solution à ses problèmes financiers en opérant une restructuration de ses activités. Néanmoins, la situation continuait de se dégrader et l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en début d’année. Mais ni le licenciement de près de 140 salariés au printemps, ni la prolongation de la période d’observation n’auront permis d’inverser la tendance.

Une ferme verticale XXL inaugurée en 2021

A l’entame du calendrier de l’Avent, le tribunal de commerce d’Évry a décidé d’acter ce qui était désormais inéluctable. Ÿnsect avait vu trop grand trop vite. Et les plus de 550 millions d’euros levés depuis sa création en 2011 laissent probablement de sacrés maux de têtes aux investisseurs qui vouloir dans l’entreprise un symbole du renouveau industriel de la France.

La liquidation judiciaire va entraîner de facto la fermeture de sa ferme verticale de Poulainville (Somme) qui s’étale sur 45 000 mètres carrés. Inaugurée en 2021, elle devait permettre d’atteindre à terme une capacité de production de 200 000 tonnes d’ingrédients par an. Il s’agissait de la plus grande ferme verticale au monde dédiée à la production de protéines alternatives pour l'alimentation animale. Quant à l’autre site d’Ÿnsect, dans le Jura, il va être repris par Antoine Hubert, co-fondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.

Forcément, cette décision laisse un goût amer à Emmanuel Pinto, président d’Ÿnsect depuis avril dernier. Il avait remplacé Shankar Krishnamoorthy, nommé à l'été 2023. Arrivé en tant que pompier de service, il n’a pu empêché la chute de la société malgré ses efforts ces derniers mois pour tenter de convaincre des investisseurs de renflouer Ÿnsect«L’entreprise dispose désormais de technologies et d’un modèle opérationnel solides, même si les financements requis n’ont pu être réunis dans les temps. Nous espérons que les grandes compétences techniques et industrielles développées par les équipes d’Ÿnsect, comme les relations commerciales établies, trouveront un usage productif et pourront contribuer utilement à la fois à l’indépendance protéique de l’Europe et également à la lutte contre le changement climatique», a réagi Emmanuel Pinto. Un discours en forme d’héritage qui poussera peut-être un autre entrepreneur de la French Tech à lancer une nouvelle aventure dans ce secteur gourmand en cash ?

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

Carmat Versus Ynsect

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Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

Publié le par Jacques SAMELA.

Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire
Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

Les Scandinaves en tête de la compétitivité mondiale, la France en deuxième division

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/les-scandinaves-en-tete-de-la-competitivite-mondiale-la-france-en-deuxieme-division-2194783#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20251027

Publié le 27 oct. 2025

Les pays scandinaves trustent les premières places du classement mondial de la compétitivité élaboré par le cabinet Eight Advisory. Cette évaluation classe la France seulement à la 17e place.

 

Ça pourrait être pire, mais peut vraiment mieux faire. La France figure à une modeste 17ème place sur 58 pays concentrant les trois quarts de l'humanité dans le classement de compétitivité établi par le cabinet de conseil en stratégie et finances Eight Advisory publié ce lundi.

Ce classement synthétique après enquête dans tous les membres de l'OCDE, plus la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Ethiopie, le Nigeria, l'Egypte, le Kenya, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud et une demi-douzaine de tigres d'Asie du Sud-Est, ou d'Amérique latine, établit que les sept pays à la compétitivité synthétique (économie, enseignement, soutenabilité, cohésion sociale) la plus élevée sont tous les pays scandinaves, plus la Suisse, les Pays-Bas et l'Irlande. Visiblement « small is beautiful » en matière de compétitivité d'un pays et être situé en Europe du Nord constitue un avantage décisif.

La France devant les Etats-Unis

Cette « première division » est suivie par un groupe de « puissances tranquilles », toutes européennes, Allemagne (10e), Royaume-Uni, Benelux, France (17e), ainsi qu'Australie et Canada. La France est nettement handicapée par son économie sur ce critère, puisqu'elle figure au 30e rang sur 58, notamment la faute à une calamiteuse 53e place en matière de désincitation fiscale ! Mais elle est sauvée par son classement à la sixième place dans l'enseignement, ce qui peut surprendre mais s'explique par la forte proportion d'enfants scolarisés et la qualité de son tissu de grandes écoles.

Elle figure donc, surprise, deux places devant les Etats-Unis, handicapés sur le plan de la cohésion sociale et la soutenabilité environnementale, ainsi que l'Italie, malgré ses bons résultats économiques liés à son tissu de PME familiales, au sein d'un troisième groupe regroupant surtout l'Europe de l'Est. Le quatrième groupe compte la Grèce, la Hongrie, le Brésil et… la Chine, 38e, handicapée sur le plan environnemental et social, mais très performante (16e) sur l'enseignement. En queue de peloton, l'Inde, le Vietnam, l'Arabie saoudite, le Mexique, l'Argentine et la Turquie, ainsi que les principaux pays africains.

Quatre piliers qui se conjuguent

L'enquête du cabinet établi dans une trentaine de pays et élaborée à partir de 28 indicateurs allant du PIB à la proportion d'enfants scolarisés et l'efficacité de la dépense publique, montre que la compétitivité ne peut pas se définir selon un seul paramètre, mais plutôt par la force combinée de quatre « piliers ». « Un vibrant climat des affaires, de la stabilité sociale, un enseignement de qualité et une soutenabilité sur le plan environnemental » sont les quatre ingrédients clés de la compétitivité internationale d'un pays, souligne le rapport.

Si le PIB par habitant est essentiel, car pas de bien-être sans revenu moyen élevé, et nourrit la dynamique d'un pays de concert avec les infrastructures et la numérisation, force est de constater que « la puissance économique seule peine à fournir une compétitivité durable : un enseignement de qualité nourrit l'innovation et l'adaptabilité. Un haut degré de confiance mutuelle au sein de la population et de libertés individuelles crée la stabilité qui soutient l'investissement et les performances économiques ».

En clair, chacun de ces quatre piliers nourrit les autres. Le rapport cite la liberté de la presse et la lutte contre la corruption parmi les facteurs les mieux corrélés avec la compétitivité et ajoute qu'un niveau élevé de taxation, comme le montrent les pays scandinaves, n'est pas rédhibitoire… à condition que l'argent public soit bien utilisé !

Yves Bourdillon

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La France : entre résilience et fragilité

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/la-france-entre-resilience-et-fragilite-2025-10-26-117505?utm_campaign=Lundi%2027102025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 26 octobre 2025

 

TRIBUNE. Chaque jour, la France continue de fonctionner comme si rien n’était menacé. Les métros circulent, les hôpitaux soignent, les écoles ouvrent, les services publics répondent présents… Et pourtant, derrière cette apparente normalité, se cache une fragilité désormais structurelle. Avec plus de 43 % de son PIB prélevé sous forme d’impôts et de cotisations, le pays reste riche et protecteur, mais cette générosité fiscale pèse désormais fortement sur sa compétitivité et sa prospérité future. Par Étienne Gorgeon, responsable gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM. 

 

Comme le dit la maxime : « Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console. » Jamais elle n’a été aussi vraie pour notre pays. À la différence des États-Unis, où un shutdown peut paralyser l’administration fédérale et suspendre le paiement de centaines de milliers de fonctionnaires, la France échappe à une interruption brutale.

Et elle n’est pas seule à connaître des tensions institutionnelles : il aura fallu attendre mardi 21 octobre avant d’avoir un premier ministre au Japon (Sanae Takaichi est devenue la première femme nommée à la tête du gouvernement japonais, ndlr), preuve que l’instabilité politique est un phénomène mondial, et non l’apanage de notre Ve République.

La pression fiscale, frein à l’avenir

La France porte en elle des fragilités qu’il devient urgent d’affronter. La pression fiscale reste parmi les plus élevées des pays développés, atteignant 43,8 % du PIB en 2023, contre 34 % en moyenne dans l’OCDE. Les dépenses publiques, à près de 57 % du PIB, témoignent d’un État-providence généreux… mais une générosité qui bride notre capacité à investir dans l’avenir.

La dette publique, autour de 113-115 % du PIB, continue de croître. Pourtant, la charge nette d’intérêts reste contenue à 3,8 % des recettes publiques, bien inférieure à celle des États-Unis (18 %) ou de l’Italie (9 %) et seulement légèrement au-dessus de l’Allemagne (2 %). La France n’est donc pas au bord du gouffre financier, mais sa marge de manœuvre s’érode lentement, et chaque renoncement économique devient plus contraignant. La suspension de la réforme des retraites illustre l’incapacité chronique du pays à assurer la soutenabilité de son modèle social, un renoncement de plus qui creuse le sillon du déclin.

Riche aujourd’hui, mais pour combien de temps ?

Le véritable enjeu n’est pas la crise immédiate, mais l’appauvrissement relatif à long terme. Faute d’investissements substantiels dans les secteurs stratégiques, éducation, innovation, transition énergétique, technologies de pointe, la France risque de décrocher dans la compétition mondiale.

Le ralentissement de notre compétitivité nous expose à un décrochage progressif face à nos voisins européens et aux puissances émergentes.

Pourtant, il y a de quoi se consoler… un peu. Le PIB par habitant (en parité de pouvoir d’achat) a progressé de plus de 20 % en dix ans, et notre rang international est resté globalement stable. Nous restons un pays riche. Mais la richesse actuelle ne garantit pas celle de demain. La France doit agir, réformer et investir, si elle veut rester une puissance influente et compétitive.

En somme, la France tient encore debout quand elle se compare… mais faute de réformes, elle pourrait devoir chercher sa consolation du côté du FMI.

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Réindustrialisation En France, des outils existent pour relocaliser l’industrie, mais ils sont mal utilisés

https://www.ledauphine.com/economie/2025/10/24/en-france-des-outils-existent-pour-relocaliser-l-industrie-mais-ils-sont-mal-utilises?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 27/10/25

L’État déploie des moyens financiers importants pour inciter les entreprises à rapatrier leur production. Mais l’accès à ces dispositifs reste complexe, leur efficacité difficile à mesurer et leurs effets parfois ambivalents, entre soutien réel, effets d’aubaine et stratégies opportunistes.

Depuis la pandémie de Covid-19, la nécessité de reconquérir une base industrielle est devenue une priorité politique. Les relocalisations industrielles apparaissent alors comme une mesure phare de la réindustrialisation. Pour encourager cette mesure, l’État déploie massivement une panoplie d’aides : subventions, appels à projets, dispositifs comme France Relance ou France 2030, favorisant la relocalisation. À cela s’ajoute la commande publique, présentée comme un levier d’entraînement et de soutien de la production locale. Mais quel est le degré d’accessibilité et d’efficacité réelle de ces soutiens ?

Des aides publiques massives mais difficilement accessibles

Celles-ci sont devenues l’instrument central de la politique de relocalisation. Pourtant, leur efficacité est difficile à évaluer. D’abord parce qu’accéder à ces aides n’est pas si facile pour les entreprises, notamment pour les plus petites. Nombre de ces dernières dénoncent une gestion administrative trop complexe, qui freine la sollicitation et l’accès auxdites aides.

Ces aides font parfois l’objet d’un détournement d’utilisation. En effet, certaines entreprises « chasseuses de prime » utilisent les aides disponibles dans les territoires sans s’installer durablement. Certaines aides peuvent être acquises par l’entreprise a posteriori, une fois que la relocalisation a bien été effectuée mais cela s’apparente alors à un « effet d’aubaine » et non comme un élément déterminant de la relocalisation. Certaines entreprises n’utilisent pas ces aides comme un soutien déclencheur de la relocalisation de leur activité, mais plutôt comme un accompagnateur.

La commande publique : un levier sous-exploité et peu conditionné

La commande publique représente environ 8 % du PIB en France. Privilégier le « Fabriquer en France » pour les achats publics permet à l’État de soutenir nombre d’entreprises et ainsi de participer à la réindustrialisation du pays.

La société Fil Rouge en est un bon exemple. Entreprise dans le secteur du textile, elle a notamment pu bénéficier de cette commande publique lors des Jeux olympiques (JO) de Paris 2024. L’entreprise a honoré une commande de Paris 2024, en collaboration avec d’autres entreprises de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur : c’est elle qui a produit 100 000 tee-shirts pour les volontaires des JO.

La SNCF a fait de même. La PME de Villefranche-sur-Saône, Cepovette Safety, spécialisée dans le vêtement de protection, va fournir près de 280 000 vêtements à l’entreprise ferroviaire. Auparavant, ces produits étaient fabriqués à base de coton venu d’Asie. Dorénavant, ces nouveaux vêtements sont confectionnés à partir de lin français*, ce qui vient souligner l’engagement de la SNCF pour l’environnement et la réindustrialisation du territoire. Cette initiative est réalisée en collaboration avec Terre de lin, premier producteur de lin mondial en Normandie et Tenthorey, tisseur français dans le Grand Est.

Les acheteurs publics ne mobilisent pas tous le levier de la commande publique, et font même parfois machine arrière. C’est le cas de l’armée française, qui confiera la confection de certains uniformes à Paul-Boyer Technologie, entreprise française délocalisée à Madagascar. Elle se fournissait auparavant auprès de l’entreprise Mark et Balsan, ce qui contraint cette dernière à fermer une de ses usines, qui comptait 66 employés à Calais. Cette décision a suscité de vives réactions ainsi qu’une certaine incompréhension.

De manière générale, la dépendance aux achats publics peut avoir de graves conséquences lorsque ceux-ci ralentissent. En 2024, Lucibel, entreprise spécialisée dans l’éclairage LED, en a fait les frais. Après des commandes régulières de la part des musées nationaux, ses principaux clients, pour leurs éclairages, tout a changé à l’approche des Jeux olympiques. Les subventions dont bénéficiaient les musées auraient été redirigées vers les JO, et les achats de la part des musées ont cessé cette même année pour Lucibel et ses éclairages LED.

Bien que les achats publics puissent jouer un rôle indéniable pour certaines entreprises, le recours à la commande publique comme outil de politique industrielle reste en grande partie marginal et encore à construire. L’ancien ministre Arnaud Montebourg met notamment en lumière une fragmentation des acheteurs publics entre les différents niveaux de collectivités. Il souligne la différence du nombre d’acheteurs publics avec l’Allemagne : 120 000 acheteurs publics en France, contre seulement 3 000 en Allemagne.

Centraliser les acheteurs publics et mettre en place une stratégie commune d’achat semble alors nécessaire, mais difficile à réaliser en France sans volonté politique, pour faire de la commande publique un véritable levier de la relocalisation.

Quelle stratégie industrielle derrière les outils ?

Au fond, la faiblesse principale de l’action publique réside moins dans ses moyens que dans leur mise en œuvre. L’État, comme les entreprises, peut prendre des dispositions afin de renforcer son efficacité.

Pour les entreprises, mettre en place une veille stratégique et intégrer les aides publiques en amont du projet permettraient de mieux les mobiliser lors d’une stratégie de relocalisation. Du côté des pouvoirs publics, simplifier l’accès aux aides et s’adapter aux besoins réels du terrain faciliteraient la coordination entre les pouvoirs publics et les entreprises, en répondant clairement à leurs besoins.

De plus, la mise en place d’un suivi des activités de l’entreprise qui prendrait en compte le taux de maintien de l’activité, le nombre d’emplois créés, la contribution à l’écosystème local, etc., reste encore marginale mais gagnerait à être implémentée à grande échelle. Sans aperçu concret des résultats, il reste compliqué d’évaluer le ciblage et l’efficacité des soutiens publics.

Catherine Mercier-Suissa, Professeure des Universités en sciences économiques, iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3 et Daniel Suissa, Responsable pédagogique master management industriel, ESDES - UCLy (Lyon Catholic University)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/10/industrie-territoires-le-lin-il-coche-presque-toutes-les-cases.html

 

Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

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Carmat (suite et fin ?)

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Carmat (suite et fin ?)
Carmat (suite et fin ?)

Carmat se déclare en cessation des paiements et demande son placement en redressement judiciaire

https://www.usinenouvelle.com/article/a-contrecoeur-carmat-declare-la-cessation-des-paiements-et-demande-son-placement-en-redressement-judiciaire.N2234398?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=info_la-quotidienne&email=96383099&idbdd=56559

Le 30 juin 2025 

 

En difficultés financières, Carmat se place en redressement judiciaire pour tenter de survivre. Le concepteur du seul cœur artificiel autorisé en Europe alerte sur le risque de voir cette technologie unique passer sous pavillon étranger.

Carmat, le concepteur et fabricant du cœur artificiel le plus avancé au monde, a annoncé ce lundi 30 juin avoir déclaré la cessation des paiements. L'entreprise française, en grande difficulté financière, a sollicité l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce de Versailles. Dans le même temps, son titre boursier a été suspendu avant l’ouverture des marchés.

Cette annonce marque un tournant pour la Medtech fondée en 2008, qui incarne, après 30 ans de recherche, l'espoir d'une alternative à la transplantation cardiaque. Son cœur artificiel Aeson, approuvé en Europe depuis 2021, est le seul dispositif de ce type actuellement disponible sur le Vieux Continent, et reconnu comme le plus avancé au monde. Mais malgré cette percée technologique, Carmat est aujourd’hui au bord du gouffre.

Un besoin urgent de liquidités

L’entreprise doit trouver d’urgence 3,5 millions d’euros pour terminer le mois de juin, 4,5 millions pour survivre en juillet, et 35 millions pour couvrir ses besoins sur l’année à venir.

À ce jour, 122 patients ont été implantés avec le cœur artificiel Carmat. Si le dispositif est utilisé pour l’instant comme un pont vers la transplantation, des essais cliniques devaient démarrer en septembre pour valider son usage en implantation permanente, jusqu’à la fin de vie.

Le redressement judiciaire pourrait permettre à l’entreprise de geler ses dettes et de restructurer ses finances. Mais il ouvre aussi la porte à un rachat à bas prix, potentiellement par un acteur étranger. Un scénario que redoutent les dirigeants de Carmat, à commencer par son directeur général Stéphane Piat. Très critique envers l’écosystème d’investissement français, ce dernier déplore le désengagement des investisseurs qui « nous ont abandonné au bord de la route » et l’absence de soutien public massif.

Une alternative vitale

Le marché adressé par Carmat est pourtant colossal : chaque année, environ 150 000 patients sont en insuffisance cardiaque terminale en Europe et aux États-Unis, pour à peine 7000 greffes cardiaques disponibles. En France, moins de 400 transplantations sont réalisées chaque année, soit deux fois moins que le nombre de patients inscrits sur liste d’attente. Et la situation empire : les maladies cardiaques sont désormais la première cause de mortalité dans les pays développés.

Face à cette réalité, Carmat reste la seule entreprise au monde à proposer un cœur artificiel autonome et opérationnel en Europe. Son concurrent américain a perdu son marquage CE en raison d’effets secondaires graves, notamment des accidents vasculaires.

Une mobilisation en dernière minute

L’entreprise de 180 salariés basée à Bois-d’Arcy (Yvelines) avait lancé un appel au secours la semaine dernière, espérant encore une mobilisation d’investisseurs, de l’État, voire de la Banque européenne d’investissement. Une cagnotte en ligne avait aussi été mise en place, davantage pour sensibiliser que pour financer réellement l’activité. Mais sans réponse rapide, la société pourrait disparaître – ou être vendue, avec sa technologie, à un groupe étranger.

Avec Reuters

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

Carmat (suite et fin ?)

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Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace
Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

Nuit des audacieux. Les lauréats sont…

https://www.decideurs-magazine.com/strategie/61020-nuit-des-audacieux-les-laureats-sont.html

Le 4 avril 2025

 

Un Carrousel du Louvre rempli, un discours vidéo du président de la République, des entrepreneurs venus de tous les horizons, une cérémonie dynamique et rythmée. La première édition de la Nuit des audacieux qui s’est déroulée le 3 avril au soir a été un véritable succès. Onze trophées ont été distribués par les animateurs de la chaîne BSmart 4Change. Voici les lauréats.

Audace durable. Bayes Impact et Nexans ont reçu ce trophée qui récompense une initiative remarquable en faveur du développement durable et de l’économie responsable.

Audace de croître. Certaines entreprises se distinguent par des stratégies de diversification ou d’acquisitions stratégiques qui permettent de remarquables expansions. C’est pour les distinguer que ce prix a été mis en place. Il récompense les sociétés Aroma Zone, Chargeurs et OPmobility.

Audace de la diversité. Certes, il existe une législation forte pour favoriser l’inclusion, la diversité et l’égalité des chances dans le secteur privé. Mais des entreprises vont au-delà de "l’obligatoire". C’est notamment le cas de Saint-Gobain et Vinci.

Audace boursière. Ce trophée met à l’honneur une stratégie d’investissement visionnaire et audacieuse au sein de l’industrie financière. Il revient à LightOn, groupe d’IA générative, coté depuis peu.

Audace de transmettre. La transmission est toujours un défi pour les entreprises familiales. La seconde génération à la tête du Groupe Baudelet a su diversifier la société, tout en restant présente sur son marché d’origine, la gestion des déchets.

Audace de la résilience. Tout le monde a déjà bu dans un verre Duralex, au moins dans une cantine scolaire. Si le groupe verrier a traversé bien des tourmentes, il vit toujours. Le voici lauréat d’un prix qui récompense entreprises et entrepreneurs qui ont relevé des défis majeurs, fait face à l’adversité et transformé les épreuves en opportunités de croissance et d’innovation.

Audace des quartiers. Ce prix met en lumière IzyBiote, Finition Nette Bâtiment et StudiAva, trois sociétés à fort potentiel de croissance qui dynamisent le tissu local et favorisent l’ascension sociale.

Audace d’entreprendreLe lauréat de cette catégorie qui récompense un projet entrepreneurial exceptionnel caractérisé par sa vision, son ambition et son impact est Phenix.

Audace pionnière. La société Alice & Bob spécialisée dans l’informatique quantique est la gagnante de ce trophée qui célèbre les innovations de rupture et les projets disruptifs.

Audace de se transformer. Certains groupes auraient pu se reposer sur leurs lauriers, mais ils ont opté pour un pivot stratégique majeur qui a donné lieu à encore plus de croissance et de création d’emplois. Le jury a décerné deux prix. Le premier va à Accor qui a diversifié sa gamme d’hôtels et s’est digitalisé. Le second est remis à Elior Derichebourg qui a misé avec succès sur le marché de la restauration.

Audace de montrer la voie. Le dernier prix de la soirée a récompensé une personnalité et non une entreprise. Il revient à Isabelle Kocher de Leyritz, première femme à avoir dirigé un groupe du CAC 40. Elle sert de "role model" à une nouvelle génération qui commence peu à peu à s’imposer à la tête des grands groupes.

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Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

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Ynsect, et pourtant

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Ynsect, et pourtant
Ynsect, et pourtant

Ynsect, officiellement placé en redressement judiciaire

https://www.maddyness.com/2025/03/04/ynsect-demande-officiellement-a-passer-en-redressement-judiciaire/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=427e21b8ab-EMAIL_CAMPAIGN_2025_03_09_08_54&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-427e21b8ab-72370078

 

A sa demande, Ynsect vient d'obtenir son placement en redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce d'Evry. L'entreprise espère désormais une reprise totale ou partielle de ses activités par un repreneur.

C'est officiel. Ynsect a été placé en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce d'Evry. Il s'agissait d'une demande de la part la startup, spécialiste de la production de protéines à base d'insectes. Plus précisément, l'entreprise a souhaité convertir sa procédure de sauvegarde en procédure de redressement judiciaire. Ce qui lui permet désormais de faire appel à des repreneurs potentiels.

En effet, contrairement à la sauvegarde, le redressement judiciaire permet d'envisager, dans un plan de cession, la cession totale ou partielle des actifs de l'entreprise. Ce qui semble inéluctable dans le cas d'Ynsect. L'entreprise est au bord de la cessation de paiements. Il ne lui reste que quelques semaines de trésorerie. Seule une reprise totale ou partielle de ses activités pourrait l'aider à se relancer. C'est pourquoi l'entreprise précise qu'elle est "plus que jamais en recherche active d’un ou plusieurs repreneurs dans le cadre d’un plan de cession. Les candidats repreneurs sont d’ores et déjà invités à se rapprocher de l’administrateur judiciaire". En l'occurrence, l'administrateur judiciaire est Hélène Bourbouloux, sacrée « meilleure administratrice judiciaire au monde » en 2024, et derrière les reprises d’Orpéa ou de Casino.  

Qui pour sauver Ynsect ?

Plusieurs noms ont été évoqués pour assurer la pérennité de l'entreprise. Selon Les Echos, Nestlé a manifesté un intérêt commercial pour l'entreprise. Tout comme l'autre géant de l'agroalimentaire Mars, intéressé selon l'Usine Nouvelle. Tous deux disposent d'activités "pet food", un segment au coeur de la stratégie d'Ynsect.

Selon nos informations, Bpifrance pourrait aussi remettre au pot, à condition de trouver un autre acteur. Nous parlions la semaine dernière d'un fonds singapourien qui pourrait avec elle partager le risque. A ce stade, Ynsect n'a reçu aucune offre de reprise.

Pour rappel, Ynsect a levé 600 millions d’euros depuis sa création, avec un dernier tour de table à 160 millions en avril 2023. Ce qui ne lui a pas permis de compenser la perte financière liée au retard de deux ans de la construction de son immense usine de Poulainville (Somme). Un retard dû notamment au Covid-19.

En 2023, l’entreprise perdait 80 millions d’euros. Avec de potentielles offres de reprise, Ynsect pourrait retrouver un nouveau souffle. 200 emplois sont menacés.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

Ynsect, et pourtant

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Soitec, STMicroelectronics, Isorg

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Soitec, STMicroelectronics, Isorg
Soitec, STMicroelectronics, Isorg

Semi-conducteurs : le groupe isérois Soitec à la tête d’un projet européen

https://www.ledauphine.com/economie/2024/09/10/semi-conducteurs-le-groupe-iserois-soitec-a-la-tete-d-un-projet-europeen?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises&ii=

Le 10 septembre 2024

 

Ce mardi 10 septembre, le groupe isérois a annoncé le lancement d’un consortium européen de recherche et industriel pour développer des semi-conducteurs plus performants et efficaces en énergie.

 Installé à Bernin, le groupe Soitec pilote le projet européen “Move2THz” pour développer une future génération de semi-conducteurs haute fréquence reposant sur du phosphure d’indium. Photo archives Le DL /Stéphane Pillaud

“Move2THz” : derrière ce nom un peu complexe se cache un nouveau projet européen de recherche et industriel qui vient tout juste de se lancer. Son objectif ? Développer une future génération de semi-conducteurs haute fréquence à base de phosphure d’indium. À sa tête, on retrouve Soitec, groupe installé à Bernin et spécialisé dans la conception et la production de matériaux semi-conducteurs innovants.

« Ce projet marque une étape clé dans l’intégration des technologies semi-conducteurs toujours plus performantes et efficaces en énergie », déclare, citée dans un communiqué, Emmanuelle Bely, secrétaire générale du groupe isérois. Car les semi-conducteurs en phosphure d’indium présentent l’avantage de “fonctionner à des fréquences proches ou supérieures à 1 térahertz, offrant des vitesses supérieures et une efficacité énergétique accrue par rapport aux technologies basées sur le silicium”, explique Soitec dans le même document.

Transformer les secteurs de l’IA et des télécommunications 6G

Pendant trois ans, les 27 membres du consortium, dans lequel sont engagés des acteurs de grande envergure comme STMicroelectronics, le CNRS, le CEA-Leti ou encore Aixtron, “ont pour objectif de poser les fondations d’un solide écosystème européen d’approvisionnement et de fabrication de semi-conducteurs en phosphure d’indium et de lever les freins à leur adoption à grande échelle, notamment le coût et la disponibilité des substrats avancés en phosphure d’indium”.

« Ensemble, nous ouvrons la voie à des innovations basées sur le phosphure d’indium qui transformeront des secteurs aussi cruciaux que les télécommunications 6G, la photonique et l’intelligence artificielle », ambitionne la secrétaire générale du groupe isérois qui a réalisé 978 millions d’euros de chiffre d’affaires au cours de son exercice 2023-2024.

À noter également que ce projet “Move2THz” bénéficie d’un financement de l’Union européenne et d’un financement complémentaire des gouvernements français, suisse, allemand, suédois, néerlandais et belge.

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

 

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ST VA CONSTRUIRE À CATANE UNE USINE ENTIÈREMENT INTÉGRÉE À 5 MD€ POUR LE SIC

https://vipress.net/st-va-construire-a-catane-une-usine-entierement-integree-a-5-mde-pour-le-sic/

Le 31 Mai 2024 

 

Bénéficiant d’une aide de 2 Md€ de l’État italien dans le cadre de l’European Chips Act, cette future usine, qui devrait être opérationnelle dès 2026, intégrera sur un même site la totalité des étapes du flux de production, de la R&D à la fabrication et du substrat jusqu’au module de puissance.

STMicroelectronics annonce ce jour qu’il va construire sur son site de Catane, en Sicile, la première usine au monde entièrement intégrée – de la R&D à la fabrication et du substrat au module de puissance – et dédiée à la production en grands volumes de tranches de 200 mm en carbure de silicium (SiC) pour composants et modules de puissance, ainsi qu’aux activités de test et de conditionnement. L’investissement total prévu est d’environ 5 milliards d’euros, avec un soutien de l’État italien d’environ 2 Md€ dans le cadre de l’European Chips Act.

Ensemble, l’unité de fabrication de substrats SiC en cours de construction sur ce même site et cette nouvelle usine formeront le Silicon Carbide Campus de ST, concrétisant la vision du groupe d’une installation de production entièrement intégrée verticalement et dédiée à la production de masse de carbure de silicium sur un seul site.

« Les capacités entièrement intégrées mises à disposition par le Silicon Carbide Campus de Catane contribueront de manière significative au leadership technologique de ST dans le domaine du carbure de silicium pour les clients des secteurs automobile et industriel au cours des prochaines décennies, assure Jean-Marc Chéry, président du Directoire et directeur général de STMicroelectronicsL’envergure et les synergies apportées par ce projet nous permettront d’innover davantage avec une capacité de production en grands volumes et ce, au bénéfice de nos clients européens et internationaux qui évoluent vers l’électrification et recherchent des solutions à haute efficacité énergétique afin d’atteindre leurs objectifs de décarbonation. »

Le Silicon Carbide Campus servira de pôle central pour l’écosystème SiC mondial de ST et intégrera la totalité des étapes du flux de production, à savoir le développement de substrats SiC, les processus de croissance épitaxiale, la fabrication de tranches de 200 mm (front-end) et l’assemblage de modules (back-end), la R&D des procédés, la conception de produits, les laboratoires de R&D avancée pour les circuits intégrés, les modules et les systèmes de puissance, ainsi que des capacités complètes de conditionnement. Il s’agira, selon ST, de la première unité de cette nature en Europe pour la production de masse de tranches SiC en 200 mm, chaque étape du processus – substrat, épitaxie & front-end, et back-end – utilisant les technologies 200 mm pour des performances et des rendements améliorés.

Cette nouvelle unité devrait démarrer la production en 2026 et atteindre sa pleine capacité d’ici 2033, pour produire jusqu’à 15 000 tranches SiC par semaine à pleine capacité. Le groupe franco-italien assure par ailleurs que des pratiques durables seront intégrées dans la conception, le développement et l’exploitation du Silicon Carbide Campus pour une utilisation responsable des ressources, notamment l’eau et l’énergie.

Rappelons que ST fabrique actuellement ses produits SiC en grands volumes sur deux lignes de production de tranches de 150 mm à Catane et à Ang Mo Kio (Singapour). Le troisième pôle de production est une coentreprise avec Sanan Optoelectronics, avec une unité de fabrication en 200 mm en cours de construction à Chongqing (Chine), qui permettra à ST de servir le marché chinois. Les unités de production de tranches SiC de ST sont complétées par des activités d’assemblage et de test en grands volumes qualifiées pour l’automobile à Bouskoura (Maroc) et à Shenzhen (Chine). La R&D et l’industrialisation des substrats SiC de ST ont lieu à Norrköping (Suède) et à Catane où l’unité de fabrication de substrats SiC augmente la production et où sont basées la plupart des équipes de R&D et de conception des produits SiC de ST.

 

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La Commission européenne a approuvé aujourd’hui une subvention de 2 milliards d’euros pour l’usine intégrée de carbure de silicium de 200 mm que ST Microelectronic est en train de construire à Catane, en Sicile.

https://www.ecinews.fr/fr/lue-approuve-2-ge-pour-la-ligne-sic-de-200-mm-de-st/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-04-06-2024

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/03/stmicroelectronics-un-geant-europeen-et-mondial.html

 

 

 

Soitec, STMicroelectronics, Isorg

Clap de fin à Limoges pour Isorg, pionnier de l’électronique organique

https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/clap-de-fin-a-limoges-pour-isorg-pionnier-de-lelectronique-organique_14521621/

le 20/06/2024

 

Cela aurait dû être le fleuron de l’industrie limougeaude mais, malgré de lourds investissements, l’aventure d’Isorg s’achèvera le 12 juillet. Le licenciement économique est lancé pour la vingtaine de salariés de son usine de production de Limoges.

Créée en 2010 à Grenoble et pionnier de l’électronique organique, Isorg a fait le choix en 2014 d’implanter son unité de fabrication sur le parc d’Ester technopole à Limoges.

Une annonce reçue à l’époque avec enthousiasme par les acteurs politiques et économiques du territoire, y voyant le futur fleuron de l’industrie limougeaude. D’autant qu’une cinquantaine d’emplois sont promis d'ici au printemps 2016.

Constat d’échec

Il n’y en aura finalement jamais autant et la vingtaine de salariés actuels fait l’objet d’une procédure de licenciement économique et un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été mis en place. Conséquence du placement en liquidation judiciaire d’Isorg. Chez nos confrères de France 3, ce mardi, Cédric Laming, nouveau directeur d’Isorg nommé en décembre dernier, invoque les conséquences du Covid et l’échec technique d’un capteur*, celui, si prometteur, qui a obtenu la certification du FBI en mars 2021.

« Il y a eu, à la fin de l’année dernière, un double constat : un constat d’échec technique sur ce produit, qui est lié à des ruptures technologiques sur le marché des écrans de téléphones portables. Ça, c’est la première chose. Et puis, il y a aussi, en parallèle, la prise de conscience qu’une entreprise de la taille d’Isorg avait du mal à suivre le rythme et les exigences de clients de cette ampleur », confesse-t-il.

En « off »

Pour le licenciement économique et l’absence de repreneur, il s’agit d’une information donnée « en off » par un salarié ce jeudi.  Et du « off », il y en a eu dans cette histoire… Nommé dans la catégorie « Innovation » des Trophées des entreprises de la Haute-Vienne 2023 le 7 décembre dernier et pressenti pour être lauréat, Isorg annonce son retrait quasiment la veille…

En mai dernier, à l’occasion d’une conférence de presse, un lanceur d’alerte anonyme souffle : « vous devriez vous intéresser à Isorg… ». Et de s’interroger sur le retour sur investissement.

Plusieurs levées de fonds

Or, les investissements se chiffrent en millions d’euros. En 2021, à l’occasion d’une nouvelle levée de fonds de 16 millions d’euros émanant de Sumitomo chemicalco ltd et Mitsubishi corporation, on rappelait dans nos colonnes que les actionnaires historiques Bpifrance, à travers ses grands fonds de capital-risque, New science venture, CEA investment et le Groupe Sofimac (Limousin participations), avaient permis à Isorg de lever 47,8 millions d’euros. Et aujourd’hui, le premier actionnaire de la société reste la SA Bpi participations qui détient 24.62 % du capital de l’entreprise.

La région Nouvelle-Aquitaine a, elle aussi, mis la main à la poche depuis 2015. 4.620.866,84 € ont été versés. Ces sommes concernent pour 2.280.433,42 € et une rallonge de 2.310.433,42 € la construction du site d’Ester et pour 30.000 € le recrutement d’un cadre. Il faut ajouter une aide au titre du Fonds européen de développement régional (Feder) pour l’aide à la transformation numérique d’un montant de 94.128 € avec à ce jour un solde à verser de 16.708 €.

Que d’efforts financiers vains et quelle déception pour le territoire. Reste maintenant à savoir ce que va devenir le site quasi flambant neuf de Limoges.

(*) Un module à photodiode organique pour scanners d’empreintes digitales.

Maryline Rogerie

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html

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Notation de la France, pas une première

Publié le par Jacques SAMELA.

Notation de la France, pas une première
Notation de la France, pas une première

Dette de la France : l'agence Standard & Poor's baisse la note tricolore de "AA" à "AA-"

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/dette-de-la-france-l-agence-standard-poor-s-baisse-la-note-tricolore-de-aa-a-aa-1229149

Vendredi 31 mai 2024

 

L'agence de notation Standard and Poor's Global Ratings a abaissé vendredi pour la première fois depuis 2013 la note souveraine de la France, de "AA" à "AA-". S&P ne croit pas que le déficit sera ramené à 3% du PIB en 2027, comme le gouvernement le prévoit.

C'est une première depuis 2013. Standard and Poor's a revu son appréciation à la baisse, vendredi, concernant l'évolution la dette publique française, dont la note passe de "AA" à "AA-". "Contrairement à nos prévisions antérieures, nous estimons que la dette publique de la France augmentera pour atteindre environ 112 % du PIB d'ici 2027, contre 109 % environ en 2023", a précisé S&P dans un communiqué.

"Même si nous pensons que la reprise de la croissance économique et les réformes économiques et budgétaires récemment mises en œuvre permettront à la France de réduire son déficit budgétaire, nous prévoyons maintenant qu'il restera supérieur à 3 % du PIB en 2027", poursuit S&P, qui juge toutefois que "les perspectives sont stables". Fin avril, les deux autres agences (Moody’s et Fitch) n’avaient, elles, pas touché à leur notation concernant la France.


"Sans mesures supplémentaires de réduction du déficit budgétaire, nous pensons que les réformes ne seront pas suffisantes pour permettre au pays d'atteindre ses objectifs budgétaires", ajoute l'agence. S&P n'avait revu son appréciation à la baisse pour la France qu'à deux reprises, en janvier 2012 et en novembre 2013.

Bruno Le Maire se veut rassurant

Dans les colonnes du Parisien, le ministre de l'Économie a assuré vendredi soir qu'"il n'y aura pas d'impact sur le quotidien des Français". Tout comme le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave, Bruno Le Maire voit dans cette notation un appel à poursuivre sa politique d'économies publiques. "Je prends note de cette décision. Elle ne change rien à ma détermination à rétablir les finances publiques. Nous avons commencé à le faire, nous continuons", a-t-il assuré. L'objectif du gouvernement reste de faire passer le déficit "sous la barre des 3% du PIB en 2027".

Le ministre de l'Économie explique surtout cette notation par les politiques d'aide de l'État français lors de la crise du Covid-19. "Nous avons dépensé pour bien protéger. Ces dépenses indispensables ont évidemment augmenté la dette", a-t-il fait valoir, assurant par ailleurs que la dette française trouve encore "facilement preneur sur les marchés".

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/12/finalement-maintenue.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/04/note-souveraine-de-la-france-resultats-et-explications-supplementaires.html

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

 

Vu et lu dans La Tribune du dimanche du 02/06/24

Vu et lu dans La Tribune du dimanche du 02/06/24

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Le foot français et son manque d'ambition européenne

Publié le par Jacques SAMELA.

Le foot français et son manque d'ambition européenne
Le foot français et son manque d'ambition européenne

Indice UEFA : le foot français tombe et voit la menace se dessiner

https://www.ecoreseau.fr/chronique-editorial/sport-business-par-tanguy-patoux/97923-indice-uefa-2023-09-19-97923?utm_campaign=Matinale%20Mercredi%20-%2020230920&utm_medium=email&utm_source=brevo

Par Tanguy Patoux / 19 septembre 2023

 

Parlons sport, pensons business. Après les tours préliminaires de la Ligue des champions, la France perd une place au coefficient UEFA.

La France vient de perdre sa cinquième place au classement du coefficient UEFA au profit des Pays-Bas. Un électrochoc qui souligne le faible niveau de nos clubs sur la scène européenne. En filigrane, ce sont des opportunités financières qui s’envolent pour nos pensionnaires de Ligue 1.

La cinquième place de l’UEFA, beaucoup de championnats en rêvent. Devant, les quatre mastodontes que sont l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie semblent indéboulonnables. Alors, il ne reste qu’un trou de souris aux autres ligues pour aller grappiller le maximum de places européennes. La cinquième marche du classement assure six billets pour les compétitions européennes, dont trois pour la Ligue des champions. Ce Graal s’obtient si les clubs d’un pays ont eu un parcours glorieux dans les compétitions européennes les saisons précédentes.

Des places européennes vitales pour les clubs de Ligue 1

Pour la saison à venir, le Paris Saint-Germain et le RC Lens représenteront la France en Ligue des champions. Selon L’Équipe, chaque club reçoit une première prime de participation à hauteur de 15,64 millions d’euros. À cela, il est ajouté une part appelée « market pool », qui varie en fonction du nombre de qualifiés par pays et des droits télé. Elle devrait toutefois porter le montant total pour les clubs de Ligue 1 aux environs de 30 millions d’euros chacun. Le reste des primes dépend ensuite du parcours et peut atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros supplémentaires.

En ce qui concerne la billetterie, les matchs de Ligue des champions continuent de rameuter les foules. Pour le RC Lens, qui fait son retour tonitruant dans l’élite européenne ce mercredi, les trois matchs de phase de poules à domicile sont déjà complets. Une manne financière non négligeable pour nos pensionnaires de Ligue 1, dont l’affluence commence doucement à revenir.

Enfin, pour la Ligue Europa, la petite sœur de la Ligue des champions, selon RMC Sport chaque club qualifié pour la phase de poules perçoit 3,6 millions d’euros. Les sommes montent ensuite crescendo jusqu’à atteindre une trentaine de millions d’euros pour le vainqueur final.

Se battre pour récupérer la cinquième place

Il apparaît alors assez clairement que la France doit retrouver le top 5 européen. Aujourd’hui, l’écart qui sépare la Ligue 1 du championnat batave demeure dans un mouchoir de poche. L’enjeu est alors de repasser devant l’Eredivisie avant la fin de la saison 2023–2024.

Avec la nouvelle formule de la Ligue des champions à 36 équipes, la France s’assurerait sur le moyen terme trois qualifiés directs pour la plus prestigieuse des compétitions ainsi qu’un quatrième club en ballotage. Au total, avec l’Europa League, c’est bien sept clubs français qui pourraient bénéficier d’une scène européenne. De quoi ravir les fans des clubs habitués au ventre mou du classement !

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