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Le Rendez-Vous de l'Europe : La vérité, indicateurs, riposte

Publié le par Jacques SAMELA.

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Alors que certains souhaitent remettre en cause l’importance de la France au sein de l’Union européenne, et en conséquence l’existence même de celle-ci, qui je le rappelle quand même, nous assure depuis la fin de la seconde guerre mondiale une paix dans ses frontières, et représente aujourd'hui un poids à l’échelle mondiale inconnu de nous-mêmes (d’où ces attaques de toutes parts), voici donc ci-dessous des éléments vous apportant, je l’espère, des réponses à vos questions.

 

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Budget européen : quels pays versent plus qu'ils ne reçoivent ?

https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/budget-europeen-quels-pays-versent-plus-qu-ils-ne-recoivent/

Publié le 07.10.2026

L'Allemagne est de loin le premier contributeur au budget de l'Union européenne. L'Espagne, l'Italie et la Pologne figurent, elles, parmi les principaux pays de destination des dépenses européennes. Et la France ? 

À quelques mois de l'élection présidentielle et tandis que la France peine à réduire son déficit, sa contribution au budget européen est devenue un sujet de campagne. Si Marine Le Pen propose de ramener les versements français à 5 milliards d'euros par an, Jean-Luc Mélenchon prévoit d'en faire un moyen de pression avec les institutions européennes. D'autres, comme l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, défendent a contrario un renforcement des ressources budgétaires de l'Union.

Le calendrier européen contribue lui-même à remettre la question sur la table : les Vingt-Sept négocient actuellement leur prochain budget à long terme pour 2028-2034. Si la Commission européenne a proposé une enveloppe de près de 2 000 milliards d'euros, les discussions entre gouvernements portent précisément sur son montant, ses priorités et la manière de le financer.

Des négociations qui reflètent en partie la situation actuelle : les pays qui versent davantage qu'ils ne reçoivent (Allemagne, Pays-Bas, Suède…) sont généralement plus attentifs à contenir la hausse du budget, tandis que les principaux bénéficiaires (Espagne, Pologne, Italie…) défendent davantage certaines politiques communes. Mais pour mieux comprendre le budget de demain, regardons donc celui d'aujourd'hui : qui verse le plus, et quels pays reçoivent davantage qu'ils ne contribuent ?

L'Espagne, l'Italie et la Pologne parmi les principaux bénéficiaires

Sur la période 2021-2024 (derniers chiffres disponibles), qui correspond aux quatre premières années du cycle budgétaire actuel 2021-2027, les grands ensembles géographiques apparaissent assez nettement. Au sud et à l'est de l'Europe, on trouvera une grande majorité de bénéficiaires nets des fonds européens. Au nord, essentiellement des contributeurs nets.

L'Espagne arrive ainsi en tête des pays ayant reçu davantage de fonds européens qu'ils n'en ont versé au budget commun, devant l'Italie et la Pologne. Plusieurs États d'Europe centrale et orientale, mais aussi la Grèce et le Portugal, affichent également un bilan largement positif.

Un résultat qui reflète en partie la raison d'être du budget européen. Une portion importante des dépenses sert à réduire les écarts de développement entre territoires : elle finance par exemple des transports publics, des réseaux énergétiques, la rénovation des bâtiments, la formation ou le développement économique des régions. Les pays où le niveau de vie reste inférieur à la moyenne européenne bénéficient donc davantage de ces politiques.

L'agriculture constitue un autre poste important des dépenses européennes. Or les aides de la politique agricole commune (PAC) sont réparties en fonction des surfaces, des exploitations et des programmes ruraux. Ce qui explique qu'un pays comme la France reçoive des sommes importantes tout en figurant parmi les États les plus riches.

Enfin, les années 2021-2024 ont une particularité : elles correspondent au déploiement du grand plan de relance décidé après la pandémie de Covid-19. Celui-ci a particulièrement bénéficié à des pays comme l'Espagne et l'Italie et modifie donc sensiblement la photographie par rapport aux périodes précédentes, et probablement futures.

Pour la période 2021-2027, l'Union européenne dispose d'une enveloppe exceptionnelle d'un peu plus de 2 000 milliards d'euros en prix courants : environ 1 211 milliards d'euros pour le budget européen à long terme et 807 milliards d'euros pour NextGenerationEU, le plan de relance européen, réparti en subventions et prêts aux États membres.

Sur les quatre premières années de cette période (2021-2024, derniers chiffres disponibles), les États membres ont versé environ 518 milliards d'euros de contributions nationales au budget commun. Dans le même temps, environ 777 milliards d'euros de dépenses européennes (hors frais de fonctionnement des institutions de 40 milliards d'euros) leur ont été attribués, dont 252 milliards d'euros versés sous forme de subventions au titre du plan de relance (hors prêts qu'ils devront rembourser à l'Union européenne).

À l'autre extrémité du classement : l'Allemagne

À l'inverse, l'Allemagne apparaît très nettement comme le principal contributeur au budget européen sur la période. Les Pays-Bas, la Suède et plusieurs autres économies du Nord de l'Europe reçoivent également moins qu'elles ne versent.

Les États alimentent le budget commun essentiellement en fonction de leur poids économique : toutes choses égales par ailleurs, une grande économie riche contribue donc davantage qu'une économie plus petite ou moins prospère. Là encore dans une logique de redistribution qui doit profiter à tous.

Et la France ?

La France occupe ici une position assez différente de celle de l'Allemagne : sur 2021-2024, son bilan des flux est proche de l'équilibre, avec un bénéfice net de près de 2 milliards d'euros. Car si le pays verse beaucoup au budget européen en raison de la taille de son économie (plus de 24 milliards d'euros par an en moyenne sur cette période), il figure aussi parmi ses principaux bénéficiaires (25 milliards d'euros par an dont 8 milliards du plan de relance européen). Notamment en raison de l'agriculture : sur l'ensemble de la période budgétaire 2021-2027, près de 65 milliards d'euros sont destinés à la France au titre de la politique agricole commune.

Le pays bénéficie également des fonds destinés aux régions, à l'emploi et à la formation, ainsi que des programmes européens de recherche et d'innovation. Le plan de relance européen finance par ailleurs en France des investissements dans la rénovation énergétique, les transports propres, la décarbonation de l'industrie, le numérique ou encore la modernisation du système de santé.

Il n'existe toutefois pas d'"enveloppe France" permettant de connaître à l'avance la somme totale à recevoir entre 2021 et 2027. Si certaines sommes sont réservées aux États dès le départ, d'autres, notamment dans la recherche, sont attribuées à des entreprises, universités, collectivités ou associations après des appels à projets. Les principales enveloppes déjà identifiables pour la France - agriculture, développement régional et social et plan de relance notamment - représentent néanmoins plus de 120 milliards d'euros sur ce cycle budgétaire.

Les limites de la comparaison

La comparaison a enfin une limite importante : le bilan budgétaire mesure des transferts financiers, mais pas l'ensemble des effets économiques de l'appartenance à l'Union européenne.

Une ligne ferroviaire financée en Pologne, qui sera comptabilisée dans les dépenses européennes au profit de ce seul pays, peut toutefois faciliter le commerce d'une entreprise allemande ou française. Un laboratoire qui reçoit une subvention européenne en France peut travailler avec des chercheurs de plusieurs pays. Et les bénéfices du marché unique, de la libre circulation ou d'une politique commerciale commune ne figurent tout simplement pas dans ces comptes.

La Commission européenne elle-même insiste sur cette précaution : attribuer une dépense à un pays ne permet pas de déterminer tout ce que celui-ci retire de son appartenance à l'Union. Un "contributeur net" n'est donc pas nécessairement "perdant", pas plus que la somme reçue par un bénéficiaire net ne mesurera à elle seule les avantages retirés.

Pour l'Allemagne par exemple, une étude de l'ifo Institut et d'EconPol parue en 2023 estime qu'une disparition de l'ensemble des mécanismes d'intégration européenne ferait reculer le PIB allemand par habitant d'environ 5,2 %, pour une "économie" relative de 0,2 point de PIB due à l'arrêt de sa contribution au budget européen. Une autre étude, publiée en 2019 par la Bertelsmann Stiftung, évaluait à 86 milliards d'euros par an les seuls gains liés au marché unique pour l'économie allemande. 

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Budget : combien la France verse-t-elle à l'Union européenne ?

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/combien-la-france-verse-t-elle-a-l-union-europeenne/

Publié le 14.10.2026

 

Alors que les députés débattent de la contribution française au budget de l'Union européenne, estimée à 30,9 milliards d'euros pour 2027, son montant soulève des questions. Deuxième pays contributeur derrière l'Allemagne, la France verse chaque année plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'UE. Mais comment cette somme est-elle calculée et à quoi correspond-elle exactement ?

En 2025, la France a versé près de 23 milliards d'euros au budget de l'Union européenne, selon les comptes de l'État. Un montant qui devrait sensiblement augmenter en 2026, puisque la loi de finances prévoyait une contribution française de 28,4 milliards d'euros.

Ces sommes servent à financer les politiques communes de l'UE, notamment l'agriculture, le développement des régions, la recherche ou encore le programme Erasmus+.

Pour 2027, la contribution française atteindrait 30,9 milliards d'euros, selon le projet de loi de finances actuellement examiné par le Parlement. Si ce montant peut faire l'objet d'amendements, il dépend avant tout des règles de financement et du budget adoptés à l'échelle européenne. Il pourra donc encore être ajusté, sans que la France puisse décider seule de réduire sa contribution.

Comment la contribution française est-elle calculée ?

Chaque année, une partie des recettes de l'État français est directement affectée au budget européen. Ce mécanisme, appelé "prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne" (PSR-UE), figure dans les lois de finances.

Il repose principalement sur trois ressources. La plus importante est calculée en fonction du revenu national brut (RNB) de la France, autrement dit de sa richesse économique. Elle représente environ les trois quarts de la contribution française.

S'y ajoutent une ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui en représente près de 20 % et une autre calculée à partir de la quantité de déchets d'emballages plastiques non recyclés (environ 6 %).

Le montant versé dépend donc à la fois de l'économie française et des besoins de financement du budget européen. Il peut évoluer en cours d'année, notamment en fonction des dépenses réellement effectuées par l'UE.

Comment évolue-t-elle d'année en année ?

Entre 2021 et 2024, la France a ainsi versé 96,7 milliards d'euros au budget européen. Soit environ 0,9 % de son PIB, 1,5 % de ses dépenses publiques et 19 % du budget européen sur la période. 

Cette contribution a varié au fil des années : de 26,4 milliards d'euros en 2021, elle est passée à 24,2 milliards en 2022, puis 23,9 milliards en 2023 et 22,3 milliards en 2024. En moyenne, elle représente 24,2 milliards d'euros par an.

Sur la même période, l'Allemagne a versé 121,3 milliards d'euros au budget européen, soit 30,3 milliards d'euros par an en moyenne.

Les droits de douane collectés pour le compte de l'UE ne sont pas comptabilisés dans ces contributions. Ces recettes, qui ont représenté pour la France près de 8 milliards d'euros entre 2021 et 2024, constituent des ressources propres européennes.

La France reçoit-elle autant qu'elle verse ?

La contribution française ne représente toutefois qu'une partie de ses relations financières avec l'Union européenne. En parallèle, la France bénéficie de nombreuses dépenses européennes, notamment dans le cadre de la politique agricole commune dont elle est la première bénéficiaire (9,3 milliards d'euros par an), des fonds régionaux et du plan de relance NextGenerationEU.

Entre 2021 et 2024, environ 98,5 milliards d'euros de fonds européens ont ainsi été attribués à la France, en incluant les subventions du plan de relance et en excluant les dépenses administratives pour les institutions de l'UE.

Selon ce périmètre, la France a donc reçu légèrement plus qu'elle n'a versé, avec un solde positif d'environ 1,8 milliard d'euros. Hors plan de relance, elle demeure en revanche contributrice nette au budget européen.

Avec un solde de -46 milliards d'euros (plan de relance inclus), l'Allemagne est de loin le premier contributeur net au budget de l'Union européenne sur la même période.

Enfin, ces comparaisons ne mesurent pas l'ensemble des bénéfices économiques de l'appartenance à l'Union, notamment ceux liés au marché unique.

https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/finances-publiques/30-9-milliards-d-euros-pour-2027-les-deputes-ont-adopte-la-contribution-francaise-au-budget-de-l-union-europeenne-le-rn-et-lfi-reclamaient-de-les-diminuer_AD-202610150096.html

Le Rendez-Vous de l'Europe : La vérité, indicateurs, riposte

L'infographie comparative de GeoNet met en opposition l'Union européenne (UE) et les États-Unis (USA) à travers plusieurs indicateurs clés de société et de bien-être.

https://www.google.com/search?q=Texte+GeoNet+Infographie+Europe+USA&sca_esv=cbebc86b742c5175&rlz=1C1CHBD_frFR1009FR1009&biw=1920&bih=945&sxsrf=APpeQnt6F46rxVtNt1CfI4RaGPTs-I4iQw%3A1791202534918&ei=5pTDaunSN5-akdUPwdX6wAI&uact=5&oq=Texte+GeoNet+Infographie+Europe+USA&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiI1RleHRlIEdlb05ldCBJbmZvZ3JhcGhpZSBFdXJvcGUgVVNBMgUQABjvBTIIEAAYiQUYogQyBRAAGO8FMggQABiABBiiBEiLE1D2CViNEXABeACQAQCYAVSgAcUDqgEBNrgBA8gBAPgBAZgCB6AC4wPCAggQABjvBRiwA5gDAIgGAZAGBZIHATegB-sSsgcBNrgH3gPCBwUwLjYuMcgHEYAIAQ&sclient=gws-wiz-serp

 

Indicateurs clés comparées

  • Espérance de vie : environ 82 ans pour l'UE contre 78 ans pour les USA.
  • Mortalité infantile : environ 3 pour 1 000 naissances en Europe contre près de 6 pour 1 000 aux USA.
  • Taux de pauvreté : environ 15 % au sein de l'UE contre 18 % aux États-Unis.
  • Dette publique : autour de 80 % du PIB en Europe contre environ 120 % du PIB américain.
  • Concentration des richesses : les 1 % les plus riches détiennent près de 25 % du patrimoine en Europe, contre environ 40 % aux États-Unis.
  • Dette étudiante : quasi inexistante ou très limitée selon les pays en Europe, comparativement à une moyenne d'environ 40 000 dollars par étudiant aux USA.

Sécurité et criminalité : environ 2 homicides pour 100 000 habitants en UE contre 5 pour 100 000 aux USA ; le taux d'incarcération s'élève à environ 110 détenus pour 100 000 habitants en Europe contre plus de 500 aux États-Unis.

Le Rendez-Vous de l'Europe : La vérité, indicateurs, riposte

 

Paris et Berlin proposent un nouvel outil européen de riposte commerciale face à la Chine

https://www.usinenouvelle.com/international/paris-et-berlin-proposent-un-nouvel-outil-europeen-de-riposte-commerciale-face-a-la-chine.P42MA4G5QRANBEPRPGMCEGOX4E.html?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=info_la-quotidienne&email=2686921&_emu=8749101e6c843cf6739ddb68f1059a0ac7c02e5df78bf697bdf56d5ada891f5e&src_email_send_date=2026-10-06&user_id_nl=2686921&idbdd=10589093&_ope=eyJndWlkIjoiNGE5NWJlNjYxODk5NDI3ZWU2YWE3MGUwZTkwOWQyNzIifQ%3D%3D

Publié le 6 octobre 2026

 

La France et l’Allemagne proposent à leurs partenaires européens un nouvel outil pour muscler leur réponse face à des pays accusés de concurrence déloyale, visant sans la nommer la Chine avec laquelle l’Union européenne accuse un déficit commercial grandissant. Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont adressé lundi 5 octobre une lettre en ce sens à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, dix jours avant la tenue d’un sommet européen à Bruxelles sur les déséquilibres commerciaux avec Pékin.

Pratiques commerciales déloyales

Les Vingt-Sept doivent déployer des outils de défense commerciale plus rapidement et plus efficacement, en menant davantage d’enquêtes et en adoptant une approche plus large pour couvrir des secteurs entiers, selon le document franco-allemand. Un tel dispositif devrait être comparable à la Section 301 américaine, utilisé pour imposer des droits de douane, ou à même de rivaliser avec les restrictions imposées par la Chine sur les exportations de minerais stratégiques.

Deux nouveaux instruments sont proposés pour concentrer les efforts de l’UE sur la diversification et la garantie de la sécurité économique, peut-on lire. Le premier, déjà mentionné par Bruxelles, cherche à limiter la dépendance des entreprises à l’égard d’une source unique pour certains approvisionnements essentiels.

Le second outil restreint l’accès au marché unique européen pour les pays accusés de pratiques commerciales déloyales par des moyens politiques ou économiques. Le texte ne précise toutefois ni les circonstances qui déclencheraient une réaction de l’Union européenne, ni les mesures que Bruxelles pourrait prendre en réponse.

Il ne viserait aucun pays en particulier, mais chercherait à lutter contre le dumping social, les subventions généralisées et la convertibilité des devises, autant de pratiques utilisées par la Chine, selon Bruxelles. Le document est proche de la position d’Ursula von der Leyen sur la compétitivité, selon l’exécutif européen. La Commission européenne a ainsi salué la lettre qu’accompagne un document dévoilant les propositions franco-allemandes, estimant qu’elle contribuait au débat sur les risques géoéconomiques et les déséquilibres mondiaux.

Chimie, véhicules hybrides, plasturgie

Dans sa missive, le couple franco-allemand relève «des distorsions systémiques et persistantes du marché» qui menacent selon lui l’économie européenne et en particulier son tissu industriel, avec à la clef une importante perte d’emplois. Berlin et Paris font également état d’un besoin urgent de mesures sur les importations de produits chimiques, des produits plastiques PET ou encore de véhicules hybrides.

Toutes mesures de rétorsion de la Commission européenne à l’encontre d’un pays seront adoptées, à moins qu’une majorité qualifiée d’Etat membres ne s’y oppose, indique le document. Il s’agit d’un seuil moins élevé que celui applicable actuellement à certaines autres mesures commerciales de l’UE. Le document indique également que la Commission peut déployer de telles mesures rapidement, en l’espace de quelques jours.

Cette proposition franco-allemande doit être approuvée par les Etats membres ainsi que par le Parlement européen. «En France et en Allemagne en tout cas, il y a une demande très forte pour qu’on sorte de la naïveté», souligne-t-on à l’Elysée.

Avec Reuters (Reportage de Philip Blenkinsop, Andreas Rinke et Michel Rose; Zhifan Liu pour la version française, édité par Sophie Louet)

Le Rendez-Vous de l'Europe : La vérité, indicateurs, riposte

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Aujourd'hui s'ouvre la 10ème édition des Erasmus Days

Publié le par Jacques SAMELA.

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JOURNÉES ÉRASMUS FAITES BRILLER L'EUROPE

https://www.erasmusdays.eu/what-are-erasmus-days/

Durant les Journées Erasmus, qui se dérouleront du 12 au 17 octobre 2026, tous les acteurs du programme Erasmus+ sont invités à organiser un événement (numérique et/ou physique). Ces événements peuvent prendre diverses formes : séminaires de partage de bonnes pratiques, sessions multilingues pour améliorer les compétences conversationnelles, expositions photos illustrant les expériences de mobilité, conférences promouvant les échanges interculturels ou encore défis sur les réseaux sociaux pour  encourager l’engagement et la créativité .

Cette année, la 10e édition des Journées Erasmus met l'accent sur les compétences, avec pour slogan : « Apprendre et progresser : les compétences de demain », en accord avec l' initiative Union des compétences . À l'heure où l'Europe connaît de profondes transformations liées aux transitions écologique et numérique, les compétences sont plus que jamais le moteur de l'innovation, de la résilience et de la compétitivité. Pilotée par la Commission européenne, l'Union des compétences vise à renforcer la qualité de l'éducation, de la formation et de l'apprentissage tout au long de la vie en investissant dans ce qui compte le plus : les personnes.

Au cœur de cette dynamique, le programme Erasmus+ élargit les horizons, permettant à chacun de développer son potentiel dans un contexte international. La 10e édition des Journées Erasmus sera l’occasion de célébrer l’impact d’Erasmus+ et de montrer comment il contribue à former les savoirs et les talents de demain.

Cette édition portera notamment sur :

  • l’importance des compétences de base (alphabétisation, mathématiques, sciences, numérique, citoyenneté), essentielles pour prospérer dans un monde en évolution rapide ;
  • l’éducation numérique , devenue indispensable pour comprendre les défis actuels, agir efficacement et innover dans des sociétés de plus en plus connectées ;
  • les enseignants et les formateurs , qui jouent un rôle clé dans le développement et la transmission de ces compétences ;
  • La coopération entre les institutions est un levier essentiel pour partager les meilleures pratiques, renforcer l'expertise et relever collectivement les défis de demain.

Ne manquez pas cette occasion ! Si vous souhaitez étudier ou vous former à l'étranger, rencontrer d'anciens Erasmus+ ou simplement  partager vos expériences et votre engagement européens , les Journées Erasmus vous offrent une plateforme pour des actions concrètes et positives. Rejoignez nous pour célébrer l'esprit Erasmus+, encourager la collaboration et promouvoir la diversité !

DÉCOUVREZ TOUS LES ÉVÉNEMENTS 

 https://www.erasmusdays.eu/events/

https://agence.erasmusplus.fr/2026/05/11/10eme-edition-erasmus-days-2026/

 

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Rappels

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/le-rendez-vous-de-l-europe-erasmus.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/11/le-rendez-vous-de-l-europe-chloe-mon-auberge-a-moi.html

Aujourd'hui s'ouvre la 10ème édition des Erasmus Days

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Milliards, dix leçons, obtention

Publié le par Jacques SAMELA.

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8 milliards d’euros par an pour les entreprises européennes

https://www.lejournaldesentreprises.com/breve/8-milliards-deuros-par-pour-les-entreprises-europeennes-2145483?utm_source=20260624%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260624_174819)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 24 juin 2026

La Commission européenne a annoncé mercredi 24 juin 2026 des réformes de la fiscalité européenne des entreprises qui devrait leur faire économiser environ 8 milliards d’euros par an.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre d’une politique de simplification réglementaire et administrative pour renforcer la compétitivité des entreprises européennes. Les mesures présentées comprennent notamment une exonération de la retenue à la source sur tous les paiements transfrontaliers de dividendes, d’intérêts et de redevances entre entreprises de l’Union européenne (UE).

Ces propositions incluent aussi une révision de la directive européenne contre l’évasion fiscale qui suscite les craintes de certaines ONG. Pour entrer en vigueur ces mesures supposent toutefois l’accord unanime des 27 pays membres de l’UE.

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 21/06/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 21/06/26

 

Exosens obtient 140 M€ de la BEI

https://vipress.net/exosens-obtient-140-me-de-la-bei/

Le 25 Juin 2026 

 

La Banque européenne d’investissement accorde à Exosens un financement de 140 millions d’euros pour soutenir ses technologies de vision nocturne et d’imagerie. Cette opération renforce les capacités industrielles et technologiques européennes dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la surveillance.

Exosens, spécialiste français des technologies d’amplification, de détection et d’imagerie dédiées aux applications critiques, bénéficie d’un financement de 140 millions d’euros accordé par la Banque européenne d’investissement (BEI). Soutenue par le programme InvestEU de la Commission européenne, cette enveloppe vise à financer les activités de recherche, développement et innovation du groupe ainsi que plusieurs investissements industriels en Europe.

Les fonds seront consacrés au développement de technologies avancées de vision nocturne, de détection et d’imagerie destinées aux marchés de la défense, de la surveillance et de l’industrie. Ces secteurs connaissent une forte dynamique portée par les besoins croissants en sécurité, en souveraineté technologique et en modernisation des équipements.

Le financement contribuera également au renforcement des capacités industrielles d’Exosens sur plusieurs sites européens, notamment à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), où le groupe dispose d’une usine de dernière génération. L’objectif est d’accélérer le développement de solutions photoniques à double usage, civil et militaire, essentielles pour les opérations de défense modernes et la sécurité intérieure.

Qui plus est, cet accord offre à Exosens un accès à un financement de long terme pouvant atteindre sept ans, dans des conditions favorables. Le groupe dispose ainsi d’une plus grande flexibilité financière pour accompagner sa croissance et poursuivre ses investissements technologiques.

« Ce financement reconnaît notre leadership technologique et notre rôle stratégique au sein de l’écosystème industriel européen, se félicite Jérôme Cerisier, directeur général d’Exosens. Cette opération permettra au groupe de renforcer ses capacités d’innovation et de consolider sa position de fournisseur de confiance de technologies photoniques critiques, exemptes de la réglementation américaine ITAR. »

« La BEI a quadruplé ses financements pour la sécurité et la défense en 2025, les portant à plus de 4 milliards d’euros au sein de l’Union européenne, rappelle, de son côté, Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. La France, qui a reçu 670 millions d’euros l’an dernier, demeure ainsi l’un des principaux bénéficiaires dans ce domaine. »

Portée par le dynamisme des applications de défense (la défense et la surveillance représentent environ 75% des ventes d’Exosens), l’entreprise basée à Mérignac, qui fait de la photonique un facteur clé de différenciation, a vu son chiffre d’affaires 2025 atteindre 468,2 millions d’euros, contre 383,4 M€ un an plus tôt, soit un bond de 22,1% par rapport à 2024.

Et le début d’année 2026 s’annonce tout aussi prometteur puisqu’Exosens a vu son chiffre d’affaires progresser de 19,7% (en variation annuelle) au premier trimestre, à 122,6 M€.

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Milliards, dix leçons, obtention

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

Publié le par Jacques SAMELA.

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Énergies renouvelables, semi-conducteurs... La Chine subventionne sept fois plus son industrie que l’Europe

https://www.lefigaro.fr/economie/energies-renouvelables-semi-conducteurs-la-chine-subventionne-sept-fois-plus-son-industrie-que-l-europe-20260601?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=szpIGVTTb2WnqlBe3PdvT0DXCCHcPbJcGb3sujUI0vhJHVrkNcrmQlynz3M_JRwL99ubDkYvd1pR6xr4TiQGUOP_cS8JVlghsl

Le 01/06/26

 

DÉCRYPTAGE - Les écarts de soutien public varient de trois à huit selon les zones géographiques, évalue l’OCDE sur les vingt dernières années.

C’est une information qui devrait faire du bruit dans les couloirs de la Commission à Bruxelles. Alors que l’Europe planche sur son texte d ’« accélération industrielle », l’OCDE a publié ce lundi un rapport saisissant sur les subventions aux grandes filières industrielles dans le monde. Deux conclusions s’imposent à la lecture de l’étude. D’abord, les subventions publiques ont augmenté partout dans le monde ces dernières années, particulièrement envers les équipements de production d’énergie renouvelable, les semi-conducteurs ou encore les industries lourdes pour atteindre 108 milliards de dollars en 2024. Ensuite, ces aides atteignent un sommet en Chine. Les entorses chinoises aux règles de l’Organisation mondiale du commerce étaient bien connues. La quantification apportée par l’OCDE révèle toutefois, de manière inédite, l’ampleur du phénomène.

« Si les niveaux des subventions ont augmenté dans la plupart des régions, les entreprises chinoises ont continué de bénéficier d’un soutien nettement plus important que leurs concurrentes dans d’autres pays, écrivent ainsi les spécialistes de l’institution internationale. Entre 2005 et 2024, elles ont reçu, en moyenne, trois à huit fois plus d’aides publiques que les entreprises basées dans les pays de l’OCDE, selon la région considérée. » Selon le rapport, 22 % des gains de part de marché réalisés à l’échelle mondiale par les entreprises qui se sont développées au cours des deux dernières décennies peuvent être attribués aux subventions qu’elles ont perçues, ce chiffre atteignant 60 % pour les entreprises chinoises. Autant dire que sans ces subventions, les groupes chinois, notamment automobiles, n’auraient jamais pu asseoir une telle expansion internationale. « Un quart des entreprises chinoises en Europe opère en réalité à perte », précise même le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné.

Des avantages concurrentiels déloyaux

Le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, n’a pas hésité à en tirer toutes les conclusions. « Des subventions industrielles importantes et persistantes peuvent fausser les marchés mondiaux, créer des avantages concurrentiels déloyaux et contribuer à des excédents de capacité », a-t-il déclaré. L’OCDE se préoccupe de ces distorsions car si les entreprises n’affrontent plus commercialement à armes égales, « cela peut entraîner une prise de part de marché mondiale par des entreprises moins productives au détriment d’entreprises plus innovantes et efficaces, avec des conséquences à long terme sur l’innovation, la concurrence loyale et le soutien au commerce international », note l’organisation basée à Paris.

L’OCDE se flatte d’avoir mis au point une nouvelle méthode pour contrer le manque de transparence autour des subventions industrielles : ses experts ne se fient pas aux données divulguées par les pouvoirs publics, mais recensent les subventions effectivement octroyées aux entreprises. Pour alimenter leur base, les chercheurs ont étudié les rapports financiers de grandes entreprises internationales de quinze secteurs industriels clés.

Un défi pour l’Europe

Pour l’Europe, qui a mis toute son énergie ces dernières décennies à encadrer au plus près les aides des États membres à leurs industries nationales au nom du bon respect de la concurrence, cette pratique chinoise s’est révélée dévastatrice. Conséquence de ce soutien massif, la Chine se trouve aujourd’hui à l’avant-garde de l’automatisation de la production, une priorité de Pékin pour amortir le vieillissement de sa population. En 2025, malgré la guerre commerciale américaine, l’usine du monde a aussi conforté sa position prépondérante dans les échanges mondiaux grâce à son offensive sur l’industrie de demain, des voitures électriques aux technologies vertes. En 2025, l’excédent commercial du pays est ressorti à 1 189 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an.

Les Européens ont compris depuis déjà quelques années que leurs champions ne pouvaient pas rivaliser face aux mastodontes chinois, d’où un changement de pied sous le second mandat d’Ursula von der Leyen vers des politiques davantage protectionnistes et une nouvelle attention à la politique industrielle. Bruxelles peine toutefois à bâtir une réponse commune à la déferlante chinoise, tant les intérêts divergent entre les acteurs du continent. « Selon la place où elles se situent dans la chaîne de valeur, les entreprises européennes expriment des souhaits très différents en termes d’ouverture commerciale ou de protection, commentait ce lundi, le député François-Xavier Bellamy (PPE), à l’occasion d’une réunion organisée par l’association Europresse. Nous tentons de tenir ensemble trois objectifs difficilement conciliables : la décarbonation, la souveraineté et l’accessibilité des produits industriels. C’est particulièrement visible dans le cas de la voiture. »

Par Anne de Guigné

 

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JASMINE rapproche l’UE et le Japon en semi-conducteurs

https://vipress.net/jasmine-rapproche-lue-et-le-japon-en-semi-conducteurs/

Le 12 Mai 2026 

Ce programme de 18 mois piloté par Chips JU vise à structurer la coopération entre l’Union européenne et le Japon dans les semi-conducteurs afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, d’accélérer l’innovation et de développer des technologies durables et stratégiques.

Le projet JASMINE (Japan and EU Semiconductors: Mutual Innovation and Excellence) est officiellement lancé. Cette action de coordination et de soutien de 18 mois menée par Chips JU (Chips Joint Undertaking) et coordonnée par le Tyndall National Institute, s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors du Conseil de partenariat numérique UE-Japon et du Sommet UE-Japon de Tokyo en 2025, qui a institué l’Alliance UE-Japon pour la compétitivité.

L’initiative repose sur une complémentarité naturelle entre les deux régions : le Japon excelle en science des matériaux, en équipements de production et en solutions d’encapsulation avancées, tandis que l’Union Européenne se distingue en recherche fondamentale, photonique, technologies quantiques et applications embarquées. JASMINE entend transformer cette synergie en actions concrètes autour de quatre axes principaux.

Sur le plan des chaînes d’approvisionnement, le projet cartographiera et suivra les flux de semi-conducteurs entre l’UE et le Japon afin d’identifier les complémentarités, les dépendances et les opportunités de R&D conjointe, tout en formulant des recommandations stratégiques pour renforcer la sécurité d’approvisionnement.

En matière de recherche, JASMINE développera des priorités communes dans des domaines tels que la logique avancée, le calcul haute performance, l’électronique de puissance et les nouveaux matériaux, en préparant le terrain pour de futures initiatives collaboratives.

Le projet met également un accent particulier sur le développement des talents, en encourageant la mobilité des chercheurs, ingénieurs et étudiants entre les deux régions, ainsi que les échanges de personnel et les bourses de recherche.

Enfin, sur le plan de la durabilité, JASMINE renforcera la coopération autour des méthodologies d’analyse du cycle de vie pour la fabrication des semi-conducteurs, en favorisant l’harmonisation réglementaire et un cadre commun de mesure de l’impact environnemental.

« Aujourd’hui, le succès dans le secteur des semi-conducteurs exige une collaboration radicale, assure Mircea Modreanu, coordinateur du programme JASMINE au Tyndall National Institute. Grâce au projet JASMINE, nous conjuguons les atouts uniques des écosystèmes de recherche européens et japonais pour relever les défis les plus urgents de l’industrie. Notre objectif est d’intégrer la compétitivité et la durabilité à long terme au cœur même du développement des semi-conducteurs. »

Les membres de JASMINE sont le Tyndall National Institute, ASML, Brno University of Technology (BUT), le CEA Leti, le CNRS, le Cabinet Décision Etudes & Conseil, le Fraunhofer Institute, l’imec, Infineon, Semi Europe, SiNano Institute, Sony Depthsensing Solutions (SDS), STMicroelectronics et Tokyo Electron (TEL). Semi et AVL son partenaire associé.

 

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L’Europe rassemble ses forces pour des détecteurs infrarouges souverains

https://vipress.net/leurope-unit-ses-forces-pour-des-detecteurs-infrarouges-souverains/

Le 27 Mai 2026

 

Piloté par Lynred et financé par l’Union européenne, le projet Spirit veut bâtir une chaîne d’approvisionnement 100% européenne pour les détecteurs infrarouges de nouvelle génération. Quinze partenaires de neuf pays (dont Exosens et le CEA) participeront à ce programme de 39 millions d’euros.

Lynred, spécialiste français de l’imagerie infrarouge, lance le projet Spirit, une initiative financée par le Fonds Européen de Défense (FED) visant à bâtir une chaîne d’approvisionnement entièrement européenne pour les détecteurs infrarouges haute performance destinés à la défense. Coordonné par Lynred depuis Grenoble, le consortium réunit 15 entités* issues de 9 pays (8 grandes entreprises, 3 PME, 2 ETI et 2 organismes de recherche) couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception des circuits intégrés de lecture (ROIC) à la démonstration de caméras opérationnelles. Lynred, Exosens et le CEA sont les contributeurs français au projet.

Spirit devrait démarrer fin 2026 pour une durée de quatre ans, avec un budget total de 39,16 millions d’euros, dont près de 29 millions apportés par l’Union européenne, complétés par des cofinancements des ministères de la Défense et l’autofinancement des partenaires.

Au cœur du projet, l’ambition est de concevoir et livrer les trois premiers détecteurs infrarouges reposant sur une fonderie Cmos avancée entièrement souveraine, offrant des performances inédites, notamment une résolution supérieure à 3 mégapixels avec un pas de pixels inférieur à 7 µm. Ces détecteurs seront intégrés dans quatre prototypes de caméras testés dans des conditions réelles, pour des applications militaires telles que la détection de missiles, de drones, les usages navals ou la détection de camouflage.

Spirit s’inscrit dans la continuité des projets Heroic et Ecosystem, également menés dans le cadre du FED, dont il constitue la phase de maturation industrielle. « L’accès à une technologie Cmos avancée est essentiel pour tous les fabricants de capteurs infrarouges, souligne Pierre Jenouvrier, directeur de l’unité Produits Refroidis chez Lynred. Une collaboration dans ce domaine technologique était absolument nécessaire ; l’envergure du projet ne pouvait être supportée par une seule entreprise. »

L’originalité de Spirit réside donc dans son modèle de « coopétition » : Lynred, AIM et Exosens, les trois principaux fabricants européens de détecteurs infrarouges, habituellement concurrents, ont choisi de mutualiser leurs expertises et leurs investissements pour atteindre une masse critique impossible à réunir individuellement. « La disponibilité de circuits ROIC Cmos haute performance constitue un levier essentiel pour améliorer les performances des capteurs infrarouges de nouvelle génération », assure Rainer Breiter, vice-président des programmes modules IR chez AIM.

À terme, Spirit permettra aux fabricants européens de proposer un large portefeuille de démonstrateurs couvrant plusieurs bandes spectrales (SWIR étendu, MWIR T2SL et MCT) ouvrant de nouvelles capacités opérationnelles pour les forces de défense : allongement des distances de détection, meilleure identification des drones, retour d’information en temps réel et systèmes anti-drones à plus longue portée. L’enjeu ultime est de réduire durablement la dépendance de l’Europe aux technologies extérieures dans les domaines sensibles.

(*) AIM (Allemagne), Exosens (France/Belgique), Falconers (Estonie), CEA (France), MLT (Grèce), Integrated Detector Electronics AS – IDEAS (Norvège), Indra Espacio et Indra Sistemas (Espagne), EM&E Group (Espagne), E4D (Espagne), Leonardo (Italie), Kongsberg (Norvège), PCO (Pologne), CSL (Belgique)

Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Bon Anniversaire

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Les Européens célèbrent l'unité, les valeurs et la démocratie lors de la Journée de l'Europe 2026.

https://european-union.europa.eu/news-and-events/featured-news/europeans-celebrate-unity-values-and-democracy-europe-day-2026-2026-05-08_en?prefLang=fr

 

  • communiqué de presse
  • 8 mai 2026
  • Direction générale de la communication
  • 6 min de lecture

Le 9 mai, les Européens célébreront la Journée de l'Europe. Cette année marque le 76e anniversaire de la déclaration Schuman, qui a posé les fondements de l'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui et a inauguré une ère sans précédent de paix, de démocratie, de prospérité, d'intégration et de coopération sur le continent.

En 2026, la Journée de l'Europe marquera également deux étapes importantes : les 40 ans de l'adhésion du Portugal et de l'Espagne à l'UE et les 40 ans des premières célébrations officielles de la Journée de l'Europe.

Pour marquer l'événement, de nombreuses manifestations auront lieu dans les États membres de l'UE et au-delà, rassemblant des citoyens de tous horizons. Les institutions de l'UE ouvriront leurs portes aux visiteurs et proposeront des activités pédagogiques sur leurs travaux, comme chaque année.

Les bâtiments et monuments emblématiques d'Europe et du monde entier seront illuminés aux couleurs de l'UE.

Dans un monde en constante évolution, l’UE et ses institutions œuvrent à protéger la démocratie, à stimuler la prospérité et à renforcer la sécurité. La Journée de l’Europe est l’occasion pour les citoyens et leurs institutions de se réunir afin de célébrer leur communauté et leurs réussites communes.

Le Parlement européen invite les citoyens à découvrir comment la législation européenne façonne le quotidien et comment ils peuvent influencer l'avenir de l'Europe, sous le slogan « Venez voir la démocratie en action ». Les portes ouvriront à 10h00 (heure d'été d'Europe centrale) à Bruxelles avec un concert du Chœur du Parlement européen, suivi d'une cérémonie d'ouverture solennelle à 11h00 (heure d'été d'Europe centrale) dans l'Hémicycle, avec les discours de la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, et de la vice-présidente, Sophie Wilmès. Les visiteurs pourront participer à des quiz, des présentations et des débats, profiter d'activités pour toute la famille et assister à des concerts sur l'Esplanade. À  Luxembourg , des visites guidées de l'Europa Experience et une exposition sur la lutte contre la désinformation seront proposées. Le lendemain, un riche programme culturel est prévu à Wiltz, en présence de S.A.R. le Grand-Duc de Luxembourg.

Le Conseil européen / Conseil de l'Union européenne ouvrira ses portes au bâtiment Justus Lipsius à Bruxelles pour des visites guidées , offrant un aperçu exceptionnel du lieu où se prennent les décisions européennes clés. Chacun des 27 États membres tiendra un stand présentant sa culture, ses traditions et ses spécialités culinaires. Les enfants pourront participer à une chasse au trésor et à un jeu de questions-réponses amusant, tandis qu'un photomaton permettra aux visiteurs de prendre un selfie sur le tapis rouge, dans la peau d'un dirigeant européen.

La Commission européenne ouvrira ses portes au public à partir de 10h00 (heure d'été d'Europe centrale) dans son emblématique bâtiment de Berlaymont à Bruxelles , avec une allocution de la vice-présidente exécutive Teresa Ribera . Sous le slogan « L'instant de l'Europe », les visiteurs pourront explorer des espaces thématiques interactifs consacrés à la démocratie et aux valeurs, au climat, à la prospérité, à la justice sociale, à la sécurité et au rôle de l'Europe dans le monde, ainsi qu'à un parcours artistique et architectural. Les festivités se poursuivront en soirée avec un concert gratuit à partir de 18h30 (heure d'été d'Europe centrale) place des Palais à Bruxelles.

La Banque centrale européenne participera à l'Europa-Fest de Francfort , sur la place du marché historique du Römerberg, aux côtés de l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles et de l'Autorité de lutte anti-blanchiment. Les visiteurs pourront y rencontrer des experts et profiter de jeux interactifs. La Banque centrale européenne sera également présente au bâtiment Europa à Bruxelles, où des experts répondront aux questions sur l'euro, la refonte des billets et le projet d'euro numérique.

Le Service européen pour l'action extérieure ouvrira son siège bruxellois de 10h00 à 18h00 (CEST) et invitera les visiteurs à « Plonger au cœur de la diplomatie européenne ». Au programme : expositions interactives, rencontres avec les ambassadeurs de l'UE et visioconférences en direct avec des collaborateurs de l'UE du monde entier. L'événement proposera également « Le monde en une journée », une célébration culturelle avec musique, danse, football freestyle, ateliers créatifs et activités familiales. Une cérémonie d'ouverture aura lieu à 11h00 (CEST) en présence de représentants des pays partenaires et des organisations internationales.

Le Comité européen des régions ouvrira ses portes à Bruxelles à l'occasion de la Journée de l'Europe et invitera les visiteurs à découvrir le fonctionnement de cette institution qui représente les régions et les villes d'Europe, ainsi que l'action des élus régionaux et locaux. Les visiteurs pourront s'informer sur le rôle et les activités du Comité, explorer ses groupes politiques et découvrir la diversité culturelle européenne lors du Festival des régions et des villes, qui présentera des projets, de l'artisanat et proposera des dégustations de produits locaux.

Le Comité économique et social européen (CESE) accueillera le public dans ses locaux bruxellois , situés rue Belliard 99-101, de 10h00 à 18h00 (heure d'Europe centrale). Les visiteurs pourront rencontrer les membres et le personnel, participer à des visites guidées en plusieurs langues de l'UE et découvrir comment la société civile influence les politiques européennes. Au programme : stands thématiques, jeu de puzzle avec autocollants, caricaturiste, atelier de création de cartes postales, musique en direct et animations pour enfants. Les membres français du CESE participeront également à la Fête de l'Europe à Paris.

La représentation permanente du Groupe Banque européenne d'investissement présentera le rôle et les activités du Groupe dans le bâtiment Europa à Bruxelles . Des quiz interactifs et des vidéos mettront en lumière les investissements réalisés dans les 27 États membres de l'UE. Le 10 mai, des collègues du siège à Luxembourg animeront le même stand au Village de l'UE à Wiltz, au Luxembourg.

À Strasbourg et à Luxembourg, les institutions de l'UE ouvriront également leurs portes en mai. La journée portes ouvertes du Parlement européen à Strasbourg aura lieu le 17 mai, avec des visites de l'hémicycle et un programme civique et culturel complet. À Luxembourg, la Journée de l'Europe sera célébrée le 9 mai avec des événements culturels et des stands d'information dans les locaux du Parlement, au Grand-Duché.

Dans toute l'UE et à travers le monde, dans chaque État membre, les représentations de la Commission européenne et les bureaux de liaison du Parlement européen organiseront des événements locaux pour la Journée de l'Europe : débats publics, visites scolaires, expositions et manifestations culturelles. Au-delà de l'Europe, les délégations de l'UE célébreront l'événement par des manifestations publiques et des actions de sensibilisation dans le monde entier. Des bâtiments emblématiques du monde entier seront illuminés aux couleurs de l'UE.

Arrière-plan

Aujourd'hui, la Commission européenne a publié une nouvelle enquête Eurobaromètre qui révèle qu'une large majorité d'Européens perçoivent les avantages de l'appartenance à l'UE et considèrent cette dernière comme un pilier de stabilité et de sécurité. Près des trois quarts des Européens estiment que leur pays a bénéficié de son appartenance à l'UE . Dans un contexte mondial difficile, les Européens voient de plus en plus l'UE comme une source de stabilité, et le soutien à une politique commune de défense et de sécurité atteint un niveau record. Les trois quarts des personnes interrogées (75 %) se disent citoyennes de l'UE , un niveau qui égale le record absolu enregistré au printemps 2025.

Pour plus d'informations

Journée de l'Europe 2026

Journée de l'Europe – Parlement européen

Journée de l'Europe – Conseil européen/Conseil de l'Union européenne

Journée de l'Europe – Commission européenne

Journée de l'Europe – Banque centrale européenne 

Journée de l'Europe – Service européen pour l'action extérieure

Journée de l'Europe – Comité européen des régions

Journée de l'Europe – Comité économique et social européen

Journée de l'Europe – Groupe Banque européenne d'investissement

Enquêtes - Eurobaromètre

Détails

Date de publication : 8 mai 2026

Auteur : Direction générale de la communication

 

En plus

https://www.touteleurope.eu/dossier/journee-de-l-europe/

https://www.eib.org/fr/events/eib-europe-day-2020

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Bon Anniversaire

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix (Clair) des hongrois

Publié le par Jacques SAMELA.

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Elections législatives en Hongrie : le leader de centre droit Péter Magyar remporte une super-majorité, Viktor Orban reconnaît sa défaite

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/elections-legislatives-en-hongrie-le-premier-ministre-sortant-viktor-orban-reconnait-sa-defaite-face-au-leader-de-centre-droit-peter-magyar_7932968.html

Publié le 12/04/2026

 

Une page se tourne en Hongrie, avec la défaite de Viktor Orban. Le parti Tisza du conservateur pro-européen Peter Magyar a remporté, dimanche 12 avril, une super-majorité des deux tiers au Parlement, selon un décompte officiel portant sur 97% des bureaux de vote. Il obtiendrait 138 sièges sur 199, contre 55 pour le parti Fidesz du Premier ministre sortant. "Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban. Nous avons libéré la Hongrie, nous avons repris notre patrie", s'est-il félicité devant des dizaines de milliers de partisans à Budapest.

La victoire est "douloureuse pour nous, mais claire", a acté Viktor Orban, au pouvoir depuis seize ans, dans la soirée. "Nous servirons notre pays et la nation hongroise dans l'opposition", a assuré le dirigeant populiste. Le leader de centre droit Peter Magyar avait annoncé plus tôt sur Facebook (Nouvelle fenêtre) avoir reçu un appel téléphonique de son adversaire pour le "féliciter" pour sa victoire.

"Les Russes, rentrez chez vous"

"La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. Ensemble, nous sommes plus forts", a aussitôt réagi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, sur X (Nouvelle fenêtre). "Ce soir, le cœur de l'Europe bat plus fort en Hongrie", a-t-elle ajouté en hongrois (Nouvelle fenêtre). "Je viens de m'entretenir avec Peter Magyar pour le féliciter de sa victoire en Hongrie", a également fait savoir Emmanuel Macron, sur X (Nouvelle fenêtre), saluant "une victoire de la participation démocratique, de l'attachement du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne et pour la Hongrie en Europe".

Ces résultats ont une résonnance particulière dans le contexte de la guerre en Ukraine, du fait de la proximité entretenue par Viktor Orban avec la Russie. "Les Russes, rentrez chez vous", a lancé le Premier ministre polonais Donald Tusk. En France, le président du RN, Jordan Bardella, a rendu hommage à Viktor Orban, "un grand patriote, qui aura achevé durant son mandat le rattrapage économique de la Hongrie, promu des politiques familiales qui ont permis de protéger la natalité, et défendu les frontières de son pays et de l'Europe face aux flux migratoires".

Kiev salue une "défaite" de la "propagande anti-ukrainienne"

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a félicité Péter Magyar pour sa "victoire éclatante" et s'est dit prêt à "un travail constructif conjoint (...) pour la paix, la sécurité et la stabilité en Europe". Son ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a salué "la défaite des politiques de chantage et de propagande anti-ukrainienne", auxquelles "les Hongrois ont clairement dit : 'ça suffit'". Selon lui, ce désaveu de Viktor Orban "aura des conséquences pour les autres partis et mouvements en Europe qui tiennent des propos similaires".

Le chef de la diplomatie ukrainienne a annoncé la levée de la recommandation à ses ressortissants de ne pas voyager en Hongrie. "La gravité et les risques accrus de provocations qui avaient motivé ces restrictions diminuent", a-t-il estimé, en évoquant la fin de la campagne électorale hongrois, "marquée malheureusement par de nombreuses manipulations concernant l'Ukraine".

Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix (Clair) des hongrois

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix de Lille, accord de libre-échange

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le siège de la future autorité douanière de l'UE sera établi à Lille, en France

https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20260323IPR38814/le-siege-de-la-future-autorite-douaniere-de-l-ue-sera-etabli-a-lille-en-france

Le 25/03/26

Mercredi, le Parlement et le Conseil de l’UE ont décidé d'établir le siège de la future autorité douanière de l'Union européenne dans la ville de Lille, en France.

Conformément à la procédure convenue, le Parlement et le Conseil de l’UE ont d'abord sélectionné mercredi matin une liste restreinte comprenant chacun deux sites prioritaires. Les équipes de négociation des deux institutions se sont ensuite réunies pour prendre une décision définitive sur le siège de la nouvelle autorité de l'UE.
Lors de l'audition organisée au Parlement européen le 28 janvier dernier, Lille a mis en avant sa situation géographique stratégique et son excellent réseau de liaisons, son expérience dans la gestion de flux de marchandises importants, ainsi que la disponibilité prochaine d'un bâtiment. De plus, elle a proposé de prendre en charge les frais liés à l’entretien de l'autorité.


Citation


Le rapporteur du Parlement chargé de ce dossier, Dirk Gotink (PPE, NL), a déclaré après le vote : "Cette journée marque une étape importante pour l’Union douanière européenne. Dans une décision commune, le Parlement et le Conseil ont choisi Lille, en France, pour accueillir la nouvelle autorité douanière de l'UE. C'est le bon choix. La France est l'un des principaux acteurs douaniers en Europe ; un colis sur trois entrant dans l'UE transite par le territoire français. La situation stratégique de Lille, au carrefour de l'Europe, en fait le pôle naturel pour cette autorité. Cela envoie un signal clair : la France jouera un rôle central dans l'avenir de notre union douanière."


Point presse


À l'issue du vote, le rapporteur du Parlement chargé de ce dossier, Dirk Gotink (PPE, NL), et l'ambassadrice Christina Rafti, représentant la présidence du Conseil de l'UE, ont tenu un bref point presse, que vous pouvez revoir ici : https://audiovisual.ec.europa.eu/en/media/video/I-287054


Contexte


L'Autorité douanière de l'Union européenne (EUCA) sera créée dans le cadre de la refonte du code des douanes de l'UE lancée par la Commission en 2023. Les négociations entre les députés européens et le Conseil en sont désormais à leur phase finale. L'accord final sur la réforme mentionnera également le lieu d'implantation du siège de l'EUCA, tel qu'il a été décidé aujourd'hui. L'Autorité douanière de l'UE sera la deuxième agence de l'UE créée depuis que la Cour de justice de l'Union européenne a statué que le Parlement et le Conseil devaient décider conjointement du lieu d'implantation des agences décentralisées de l'UE. La première autorité dont le siège a été choisi dans le cadre de ce processus conjoint a été l'Autorité de lutte contre le blanchiment de capitaux (AMLA), le 22 février 2024, située à Francfort en Allemagne.

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Après huit ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie concluent un accord de libre-échange

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/apres-huit-ans-de-negociations-l-union-europeenne-et-l-australie-concluent-un-accord-de-libre-echange/

Publié le 24.03.2026

 

"Après huit ans de négociations, l'Union européenne et l'Australie concluent un accord de libre-échange"

En déplacement à Canberra, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a achevé mardi 24 mars les négociations sur un accord réduisant fortement les droits de douane avec l'Australie. Les deux partenaires renforcent également leur coopération militaire, tandis que l'UE sécurise son accès aux matières premières critiques. 

Huit ans après le lancement des négociations en 2018, l'Union européenne et l'Australie ont conclu mardi 24 mars un accord de libre-échange à Canberra. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a officialisé la suppression de plus de 99 % des droits de douane sur les produits européens.

Les négociateurs sont finalement parvenus à dépasser les deux principaux sujets de discorde, qui avaient fait capoter une première version de l'accord en 2023 : l'usage, par l'Australie, de certaines appellations géographiques européennes et l'ouverture du marché européen au bœuf australien. 

Les bouleversements géopolitiques récents ont aussi favorisé un rapprochement plus rapide : "Le commerce des matières premières critiques est facilement perturbé par des chocs économiques ou géopolitiques, de sorte que des accords avec des partenaires fiables sont essentiels", explique ainsi un communiqué de la Commission européenne.

Un tiers d'exportations supplémentaires

Selon la Commission européenne, cet accord pourrait faire grimper les exportations européennes vers l'Australie d'un tiers. Les secteurs les plus concernés sont les produits laitiers (+48 %), les véhicules (+52 %) et les produits chimiques (+20 %). Les marchés australiens des services financiers et des télécommunications s'ouvriront également aux entreprises européennes, tandis que les véhicules électriques bénéficieront d'exonérations fiscales.

Dans l'agriculture, de nombreux produits européens, comme les fromages, le vin, le chocolat ou les fruits et légumes, seront exonérés de droits de douane. En provenance d'Australie, des quotas sont maintenus pour les biens sensibles comme certains produits laitiers, le sucre ou le bœuf.

Canberra a accepté de protéger les appellations de 165 produits alimentaires européens et de 237 spiritueux, mais pourra continuer à en utiliser certaines comme "parmesan", "feta" ou "prosecco" sous certaines conditions.

Minéraux critiques et défense

L'accord sécurise également l'accès aux matières premières critiques : l'Australie est un important producteur d'aluminium, de lithium et de manganèse, essentiels pour les batteries et les panneaux solaires.

Un volet consacré à la défense complète le partenariat. L'UE et l'Australie prévoient de renforcer leur coopération en sécurité maritime, cybersécurité et lutte contre les ingérences. Enfin, des négociations vont s'ouvrir pour associer l'Australie au programme de recherche Horizon Europe.

L'accord doit encore être approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l'UE, puis ratifié par l'Australie avant d'entrer en vigueur.

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Le choix de Lille, accord de libre-échange

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

Publié le par Jacques SAMELA.

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Pourquoi l’Europe veut renforcer Galileo en se dotant d’un «super GPS»

https://www.lefigaro.fr/economie/pourquoi-l-europe-veut-renforcer-galileo-en-se-dotant-d-un-super-gps-20260312?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260312_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=WXN9sN138fijszbD%2BP6j4JBOFt4a%2BWLKVmOhvrWLgfjvXiEWcgK8C9LWwv5aRsmxplCZnJ7qJwK2qpvJdoibdbL6nWdmfH5iWv

 

DÉCRYPTAGE - Les deux premiers satellites de la mission Celeste doivent être lancés le 24 mars prochain, depuis la Nouvelle-Zélande.

Doter l’Europe d’un « super GPS », c’est-à-dire d’un système de navigation et de positionnement par satellites multi-orbites, afin de gagner en performance, en précision et en robustesse face aux menaces de brouillage et de leurrage. Cela, en renforçant le GPS européen, Galileo. Pleinement opérationnel à l’échelle mondiale depuis 2016, celui-ci est constitué de 28 satellites qui tournent en orbite moyenne (MEO) à 24 000 km de la Terre. Il a complété le système Egnos, avec ses trois satellites placés en orbite géostationnaire (GEO, à 36 000 km de la Terre), mis en service en 2004, notamment en charge de la navigation aérienne et maritime.

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C’est donc pour créer un super GPS que l’Agence spatiale européenne (Esa)* a lancé le programme FuturNav en 2022. L’Esa s’apprête entrer dans le vif du sujet, avec le lancement de la mission de démonstration Celeste, destinée à tester une « petite sœur » de Galileo, selon l’expression de l’agence. Elle est composée d’une constellation de 11 petits satellites, déployés à 500 km de la Terre. Les deux premiers engins, des « cube Sats » de 30 kg, doivent être lancés, au plus tôt le 24 mars prochain, par Electron, la petite fusée de la société américaine d’origine néo-zélandaise Rocket Lab.

L’Esa s’est tourné vers une fusée étrangère car « il n’y avait pas de créneau disponible sur les lanceurs européens. Et nous sommes contraints par le calendrier d’utilisation des fréquences allouées pour Celeste », explique Alan Le Priellec, ingénieur systèmes de l’Esa. Les autres satellites, des engins de 70 à 100 kg, devraient en revanche être lancés, en 2027, par une fusée européenne - Ariane 6 ou le petit lanceur italien Vega C - ou par un des mini-lanceurs en cours de développement, tel que Maia, de Maia Space (filiale d’Ariane Group, le constructeur d’Ariane). Les satellites et les deux stations sol (basées à Berlin et à Madrid) ont été confiés à deux consortiums européens. Le premier est piloté par Thales Alenia Space (TAS, filiale de Thales et de l’italien Leonardo) France et Italie ; le second par l’espagnol GMV Aerospace & Defence, avec l’allemand OHB.

« Celeste, qui apporte une couche supplémentaire en orbite basse à Galileo, a trois objectifs : démontrer ses bénéfices en termes de performance et de robustesse, éprouver de nouvelles technologies et générer de nouveaux services », détaille Alan Le Priellec. La constellation fonctionnera de façon synchronisée avec Galileo. « En étant plus proche de la Terre, Celeste aura un signal plus puissant et plus précis (de l’ordre de 10 cm) qui sera réceptionné en temps réel grâce à un temps de latence quasi nul, en particulier dans les environnements où le signal de Galileo “passe mal”, comme c’est le cas dans les milieux très urbanisés, les immeubles ou encore les zones polaires où le temps de latence excède plusieurs minutes », explique Michel Monnerat, directeur des offres et projets avancés en navigation de TAS.

Une future constellation de 200 satellites

Une amélioration de performances qui répond aux besoins de nombreuses applications, qui ne peuvent se permettre de perdre le signal, telles que les réseaux de transport d’énergie, les voitures autonomes ou les armements (missiles de croisière, bombes, artillerie longue portée, drones militaires…). Les régions en conflit - Ukraine, Moyen-Orient notamment - subissent régulièrement des opérations massives de brouillage des signaux du GPS et de Galileo. Les infrastructures spatiales ne sont pas non plus à l’abri de cyberattaques et autres manœuvres hostiles en orbite.

L’Esa a pris l’initiative de lancer Celeste afin de préparer le lancement d’un futur programme. La mission de démonstration a reçu le soutien d’une large majorité d’États membres de l’Esa qui se sont mis d’accord pour mobiliser 728 millions d’euros, dont 485 millions décidés fin 2025. Celeste prépare et « dérisque » les technologies d’un futur programme « qui devrait être décidé à partir de 2028 », précise Alan Le Priellec. La future constellation en orbite basse devrait compter 200 satellites pour livrer des services complets (civils et militaires, NDLR) et « devrait, comme Galileo, être financée par la Commission européenne ». Quant à son budget, il n’a pas été rendu public. Dans ce cadre, Galileo, qui a coûté 7 milliards, restera « la colonne vertébrale » du futur système multiorbites.

En se dotant d’un tel système, qui interconnectera les trois GPS (Egnos, Galileo et le successeur de Celeste), l’Europe renforcera son autonomie stratégique mais aussi économique. Galileo compte près de 5 milliards d’utilisateurs dans le monde : des particuliers, via leur smartphone, mais aussi les entreprises de tous les secteurs (banque, transport, automobile, réseaux d’énergie, etc.), les gouvernements, les armées. Le monde d’aujourd’hui serait handicapé sans GPS. « Selon une étude américaine, une coupure totale du GPS coûterait entre 1 et 1,5 milliard de dollars par jour à l’économie des États-Unis. L’impact serait du même ordre de grandeur pour l’économie européenne », illustre Michel Monnerat.

Le Vieux Continent n’est donc pas le seul à vouloir renforcer cette infrastructure critique, en lui ajoutant une composante en orbite basse, qui à terme serait également interconnectée à Iris2, sa future constellation de connectivité spatiale. C’est le cas des États-Unis, pour leur GPS, mais aussi de la Chine, pour le système Beidu, et de la Russie pour Glonas. Outre-Atlantique, le Pentagone et la Nasa testent des solutions qui s’appuieraient sur Starlink, la constellation d’internet spatial de SpaceX. L’objectif étant d’utiliser les signaux de communication pour faire aussi du positionnement.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2026/01/galileo-deja-bien-parmi-nous.html

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

« On va passer du rêve à la réalité » : Bruxelles dégaine « EU Inc », ce passeport européen tant attendu par les start-ups

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/on-va-passer-du-reve-a-la-realite-bruxelles-degaine-eu-inc-ce-passeport-europeen-tant-attendu-par-les-start-up-20260317?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260318_NL_TECHWEB&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=Mf2MU1kQuvo45PChZwhLbIYmoiFh1x4hp9D_uPKS4%2B3FZgQ58MQ1gQy2z3bFObh_zq3ADDH7pwc_f7Hw7C8p57CibD7kaU7kMu

Le 18/03/26

 

DÉCRYPTAGE - Ce nouveau statut permettra de lancer une activité dans n’importe quel pays européen en une poignée de jours et avec un minimum de contraintes. Il doit permettre aux start-ups de gagner en agilité et donc en attractivité auprès des investisseurs.

Ce n’est pas encore le marché unique, mais les start-ups ne comptent pas faire la fine bouche. Depuis plusieurs années, elles poussent l’idée d’un passeport professionnel leur permettant de s’établir en quelques jours dans n’importe quel État membre, afin d’y vendre leurs produits et services. La Commission, qui présente mercredi son projet de 28e régime, rebaptisé « EU Inc », les a entendues. Pour moins de 100 euros, il permettra à n’importe quelle entreprise de s’enregistrer dans un registre numérique sous ce statut paneuropéen à partir du pays où elle s’est créée.

Une fois inscrite, elle pourra depuis Paris se lancer à l’assaut du marché espagnol, allemand ou autrichien, par exemple, dans les plus brefs délais, sans s’acquitter de l’innombrable paperasserie nécessaire jusqu’ici pour s’y installer. « Il faut se rendre compte de la complexité pour une société européenne de vendre à travers le continent. Ce projet est dans les tuyaux depuis longtemps, on va passer du rêve à la réalité », se réjouit Hala Fadel, managing partner au sein du fonds Eurazeo, l’un des principaux investisseurs européens.

Même son de cloche chez France digitale. « Nos premières contributions sur le sujet datent de trois à quatre ans. Mais la Commission a accouché d’un texte ambitieux », indique Maya Noël, la directrice générale du lobby français des start-up. D’autant plus ambitieux qu’il prendra la forme d’un règlement et non d’une directive qui aurait pu être affaiblie par le jeu des transpositions nationales. Plus qu’une simple opportunité, EU Inc est vital, à entendre Pascal Canfin, négociateur sur le texte pour le groupe Renew au Parlement. « Lorsqu’une start-up commençant son activité en France ou en Allemagne veut passer à l’échelle, c’est actuellement plus facile pour elle de créer une deuxième filiale aux États-Unis plutôt qu’en Europe. Nous voulons en finir avec ce paradoxe », rappelle-t-il.

Les start-ups, agiles et internationales

Les start-ups sont à l’évidence les entreprises qui devraient le plus bénéficier de ce nouveau statut. Agiles et internationales par nature, à la recherche de taux de croissance à deux chiffres, elles verront sans doute une opportunité énorme dans la possibilité d’accéder rapidement à un marché de 450 millions de consommateurs, avec le moins d’obstacles possibles. « Ce temps économisé sur les contraintes réglementaires, dans l’époque actuelle, c’est ce qui peut faire la différence entre une bonne entreprise et une licorne ou une décacorne (valorisée plus de 10 milliards d’euros, NDLR) », explique encore Hala Fadel.

Une autre mesure, particulièrement attendue par les start-ups, concerne le sort des stock-options distribuées aux salariés dans leur package de rémunération. Aujourd’hui, les disparités sociales et fiscales entre États membres font de l’implémentation de ces dispositifs un vrai casse-tête. « C’est possible dans certains États membres, pas possible dans d’autres, cela suscite des frais abyssaux auprès des cabinets d’avocats. Le fait que le 28e régime propose une harmonisation est un bon signal », indique Clotilde Hocquard, en charge des affaires publiques pour France digitale.

L’Europe gagne en attractivité

Pour Hala Fadel, ce passeport va également permettre à certaines start-ups d’émerger sur la carte des fonds de capital-risque ou de capital-investissement. « Nous avons beaucoup d’exemples d’entrepreneurs d’Europe de l’Est qui, faute de juridictions crédibles dans leur pays d’origine aux yeux des investisseurs internationaux, rataient des opportunités. Ils allaient s’implanter aux États-Unis », indique la dirigeante. Avec EU Inc, ils pourront bénéficier d’une carte de visite bien plus attirante. Pour la dirigeante, cette mesure rend l’Union européenne « beaucoup plus attractive par rapport aux États-Unis et à la Chine ».

Pascal Canfin rappelle d’ailleurs que le régime pourrait s’adresser aux entrepreneurs européens mais également à ceux, venus des autres régions du monde, désireux de venir s’implanter en Europe. « Dans le contexte de relocalisation et d’attraction des talents, EU Inc est une bonne marque. Nous voulons que l’innovation change d’échelle en Europe », insiste-t-il. À entendre Maya Noël, ce 28e régime ne préempte toutefois pas les nécessaires avancées sur la constitution d’un marché européen des capitaux. Pas plus que les débats sur la possible création d’un mécanisme de préférence européenne ou de volumes substantiels de commande publique. « EU Inc est un bel objet, il faut construire par-dessus et, surtout, aller vite, maintenant », conclut-elle.

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/vous-doutez-encore-de-l-europe-allez-au-diable-d-helsinki-a-berlin-recit-d-une-semaine-ou-la-tech-europeenne-a-releve-la-tete-20251122

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission européenne présente son plan pour rétablir la souveraineté industrielle de l’Europe

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-commission-europeenne-presente-son-plan-pour-retablir-la-souverainete-industrielle-de-leurope-2138197?utm_source=20260304%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260304_180536)&utm_medium=Newsletters_JDE

le 4 mars 2026

 

Création d’une "préférence européenne" pour les marchés et subventions publics, imposition de règles précises pour les investissements étrangers et création de zones d’industrialisation prioritaires… La Commission européenne a présenté sa loi d’accélération industrielle le 4 mars. Elle sera désormais soumise à l’examen du Parlement et du Conseil.

Après plusieurs reports, et de longs débats, la Commission européenne a enfin présenté sa loi sur l’accélération industrielle, le 4 mars 2026. Ce texte introduit notamment la notion de "préférence européenne" en cas de mobilisation d’argent public et modifie les conditions pour les investissements étrangers. Il était attendu par plusieurs filières, notamment celle de l’automobile.

L’objectif est de "ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035 contre 14 % aujourd’hui", a expliqué Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.

La préférence européenne pour des secteurs et produits critiques

Ce texte propose la mise en place d’une préférence européenne, "lorsque l’argent public est en jeu avec les marchés publics, les aides à l’achat ou les subventions directes", a précisé Stéphane Séjourné.

Les industries à forte intensité énergétique (travaillant l’aluminium, le ciment, l’acier et dans le domaine de la chimie bas carbone), l’automobile (véhicules électriques, hybrides rechargeables, y compris camions et bus) et les technologies propres (batteries, éolien, électrolyseurs, pompes à chaleur, photovoltaïque, nucléaire) sont concernées.

25 %

Les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

"Pour chaque secteur [précédemment cité], nous exigeons un certain nombre ou pourcentage de composants critiques originaires d’Europe", détaille le vice-président.

Concrètement, dans ces domaines stratégiques, les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

Ces exigences vont même jusqu’à l’identification de certains composants : la cellule dans les batteries ou encore l’onduleur, qui convertit le courant continu en courant alternatif, dans le panneau solaire.

Des pays "partenaires de confiance" intégrés

Pour ce texte, il a aussi fallu définir la zone géographique du "fabriqué en Europe". Elle se compose des pays de l’UE et de ceux de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège).

Les "partenaires de confiance", avec lesquels l’UE a des accords commerciaux, s’ajoutent à cette liste. "Nous exclurons par acte délégué, ceux qui ne jouent pas le jeu, ou encore qui représentent un risque pour notre sécurité économique", a prévenu Stéphane Séjourné.

Les conditions pour les investissements étrangers vont changer

Le texte propose que les investissements de plus de 100 millions d’euros, réalisés dans des secteurs stratégiques (batteries, véhicules électriques, photovoltaïque, matières premières critiques) et issus d’un pays étranger qui dispose d’une part de marché mondiale de plus de 40 % dans le secteur concerné, répondent à des critères spécifiques.

4

Quatre critères devront être respectés pour les investissements étrangers.

Les investissements étrangers en Europe devront notamment répondre à au moins trois conditions parmi les suivantes : réaliser des transferts de technologie, limiter la participation étrangère à 49 % du capital, réaliser des partenariats avec des entités européennes, investir 1 % du chiffre d’affaires mondial en R & D dans l’UE ou bien que 30 % des composants achetés du produit fini doivent provenir de la chaîne de valeur européenne. Sans oublier, la condition (celle-ci obligatoire) d’avoir un impact positif en termes d’emplois en Europe.

Des zones d’industrialisation prioritaires lancées

Face à la longueur des délais administratifs qui "freinent l’investissement", selon Stéphane Séjourné, la Commission européenne propose en outre la création de zones d’industrialisation prioritaires.

Ces zones permettront aux entreprises d’avoir accès à des facilitations d’obtention de permis, d’accès à l’énergie, aux matières premières et aux financements. Elles s’accompagneront de guichets numériques uniques harmonisés à l’échelle de l’UE.

Pour la France "le compte n’y est pas"

Ce règlement présenté par la Commission sera désormais négocié par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne avant son adoption et son entrée en vigueur. Pour Stéphane Séjourné, il faut désormais "aller vite" pour apporter de la stabilité aux entreprises.

Les débats au Parlement s’annoncent déjà riches. Roland Lescure, ministre de l’Economie et Sébastien Martin, ministre français de l’Industrie ont estimé conjointement que cette proposition "n’est qu’un premier pas car le compte n’y est pas". Pour les ministres, "ce qui est proposé n’est pas encore suffisamment protecteur de nos intérêts. Les avantages donnés à ceux qui produisent en Europe doivent être clairement renforcés". La France va donc se mobiliser pour "muscler le texte" au Parlement et au Conseil.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

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Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'Union européenne, première puissance commerciale au monde

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-premiere-puissance-commerciale-au-monde/

Publié le 01.02.2026

 

L'Union européenne est la première puissance commerciale du monde, devant les États-Unis et la Chine. Elle représente près de 16 % des échanges de biens et services en 2024. Si sa part diminue lentement depuis une vingtaine d'années, elle reste compétitive et exporte chaque année plus qu'elle n'importe. Ses échanges extérieurs représentent environ 30 % du PIB, reflétant une économie particulièrement ouverte sur le monde. 

Les exportations de l'UE reposent surtout sur des produits à forte valeur ajoutée : machines-outils, équipements électriques, aéronautique, automobiles, chimie et produits pharmaceutiques, ainsi que des services comme le tourisme. En revanche, l'UE importe surtout des matières premières, des produits agricoles et de l'énergie. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine et les États-Unis pour les importations, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine pour les exportations.

La force commerciale de l'UE repose notamment sur son organisation. À l'intérieur du marché unique, les échanges se font sans droits de douane, ce qui favorise le commerce entre États membres. À l'extérieur, l'UE mène une politique commerciale commune. Elle négocie au nom des 27 États, ce qui lui donne beaucoup plus de poids qu'un pays seul et lui permet de défendre efficacement ses intérêts dans le monde.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

 

Export : quand l'Europe devient une valeur refuge pour les PME face à Trump et aux menaces chinoises

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/export-quand-leurope-devient-une-valeur-refuge-pour-les-pme-face-a-trump-et-aux-menaces-chinoises-2214337#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260206

Publié le 06 février 2026

 

Malgré les menaces internationales croissantes, le dernier baromètre de Bpifrance révélé par « Les Echos » montre des envies d'export qui ne fléchissent pas. Mais elles devraient cette année se recentrer sur l'UE, jugée moins risquée que le grand export.

Les menaces de Donald Trump, la pression concurrentielle de la Chine, les hausses de frais de douane, n'ont pas vraiment entamé les envies d'export des TPE-PME françaises. En revanche, elles n'hésitent pas à rebattre les cartes, faisant plus que jamais de l'Union européenne leur valeur refuge. C'est ce qui ressort du troisième baromètre annuel de Bpifrance sur les TPE-PME et l'export, présenté ce vendredi et dévoilé en exclusivité par « Les Echos ».

Près de 24 % des 4.700 dirigeants sondés à l'automne 2025 comptent vendre, cette année, au-delà des frontières de l'Hexagone. Soit 2 points de moins qu'un an plus tôt et 1 point de plus qu'en 2023.

« On s'attendait à plus de changements sur les intentions ; or on est vraiment sur l'épaisseur du trait. Il n'y a pas de montagne russe sur les chiffres », constate Olivier Vincent, directeur exécutif Export chez Bpifrance. La bonne nouvelle vient des montants : 19 % des TPE-PME, notamment dans l'industrie, prévoient de les augmenter (contre 15 % un an plus tôt) et 14 % de les réduire (contre 13 %), soit un écart de 5 points. « On ne revient certes pas au niveau de 2023, mais c'est un retour de perspectives d'export », souligne l'expert

Surtout, le terrain de jeu des petites et moyennes entreprises tricolores se modifie. Echaudées par les tensions et les volontés de protectionnisme, elles regardent d'un oeil plus méfiant le grand export. Les exportations hors UE ralentiraient en 2026, avec un « solde d'opinion » (la différence entre la proportion de ceux qui veulent exporter et ceux qui ne le souhaitent pas) en baisse de 5 points sur un an, et des montants en diminution, surtout en Amérique du Nord mais aussi en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique.

A l'inverse, les TPE-PME qui exportent exclusivement au sein de l'UE prévoient d'accélérer leurs exportations, avec un solde d'opinion qui progresse de 11 points. « L'Union européenne est le terrain de chasse habituel des entreprises françaises mais là, il y a un net rebond en sa faveur », souligne Baptiste Thornary, coresponsable de la conjoncture de Bpifrance, qui précise que 86 % des entreprises qui exportent déjà ont prévu d'y aller (en hausse de 3 points sur un an).

Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change.

Plus du quart (28 %) des dirigeants de TPE-PME ne voit aucun risque sur le marché européen, malgré la guerre en Ukraine à ses portes : le premier aléa évoqué est celui de la concurrence accrue (30 %). « Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change », poursuit l'économiste. Le redressement de l'Allemagne, le premier partenaire européen, qui renoue avec la croissance après deux ans de récession, redonne de l'élan. Et si la France surfe sur une croissance atone, celle de l'Italie, de l'Espagne et de la Pologne donne des perspectives prometteuses.

Mais, sans surprise, la perception du risque au-delà des frontières s'assombrit. Toutes zones confondues, les dirigeants de TPE-PME sont 83 % à identifier des risques à l'export, contre 81 % l'an dernier. En tête de liste, près de la moitié citent les tensions géopolitiques (46 %, en hausse de 4 points), suivies par le durcissement des politiques commerciales (34 %, +7 points). Une crainte légitime dans le sillage, l'an dernier, des hausses brutales de droits de douane de Donald Trump et des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. A noter aussi le risque de change, surtout euro-dollar, mentionné par 12 % des dirigeants (+3 % en un an).

Pour l'Amérique du Nord, les aléas sont plus forts encore : 69 % des TPE-PME s'inquiètent des tensions géopolitiques et 1 sur 2 (51 %) du durcissement des politiques commerciales. Mais les Etats-Unis ne s'effondrent pas pour autant, 28 % des dirigeants prévoyant d'y exporter - un chiffre stable sur un an.

« Il y a une forme de résilience sur ce marché qui nous a étonnés. Certes, il y a des embûches, mais le marché américain reste dynamique et continue d'attirer », décrypte Sabrina El Kasmi, l'autre responsable de la conjoncture chez Bpifrance. « On se focalise sur Trump, poursuit-elle, mais il ne faut pas oublier les menaces entre la Chine et Taïwan ou les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge. » Pour l'Asie, 73 % des dirigeants s'alarment des tensions géopolitiques.

« Marges de progression »

Malgré ces menaces grandissantes, Bpifrance enjoint aux PME d'exporter davantage. En dépit des progrès depuis la création en 2018 de la Team France Export, une sorte de guichet unique qui réunit les régions, Business France, les CCI et Bpifrance, la part de celles qui exportent - « de 26 à 30 % », selon Olivier Vincent - évolue peu. Evoquant de « grandes marges de progression », il alerte aussi sur le fait que « plus de la moitié des entreprises industrielles n'exportent pas ou bien en dessous de leurs capacités ».

Mi-janvier, en amont du sommet de Davos, Emmanuel Macron a exhorté « l'équipe de France de l'attractivité et de l'export […] à se mobiliser pour reconquérir des parts de marché ». Objectif : 650 milliards d'euros de ventes à l'étranger en 2027 et 700 milliards en 2030, contre 598 milliards en 2024. Bpifrance devrait être sollicité pour renforcer ses aides. Mais, selon Ludovic Subran, il y a encore du chemin à faire : « Il manque toujours 100.000 exportateurs en France », martèle le directeur des investissements du groupe Allianz.

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Ursula von der Leyen souhaite instaurer une "préférence européenne" pour les secteurs stratégiques 

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/ursula-von-der-leyen-souhaite-instaurer-une-preference-europeenne-pour-les-secteurs-strategiques/

Publié le 10.02.2026

 

Les entreprises bénéficiant de fonds publics devront privilégier des composants européens. Les États membres discuteront des secteurs concernés et des modalités de cette proposition lors d’un sommet informel des Vingt-Sept en Belgique, le 12 février.

C'est une demande de longue date de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi en faveur de l'instauration d'une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques, c'est-à-dire une obligation pour les entreprises bénéficiant de fonds publics de se fournir en composants européens. "L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement" sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a-t-elle expliqué, dans une lettre adressée aux dirigeants des pays membres.

Cette proposition du "Made in Europe" sera discutée lors d'une réunion informelle des dirigeants européens à Alden Biesen (Belgique) le 12 février. Mais cette mesure ne fait pas l'unanimité : la France plaide en sa faveur depuis longtemps notamment pour protéger sa filière de batteries de voitures électriques, mais l'Allemagne et l'Italie y sont plutôt opposés. En janvier, ils ont toutefois ouvert la porte à cette mesure. Dans un document commun, Rome et Berlin ont assuré soutenir "des règles de préférence européenne dans des secteurs cruciaux et stratégiques, tout en prenant en compte nos intérêts en matière de politique commerciale et ceux de nos partenaires les plus proches". 


Promouvoir un "Made in Europe" pour se détacher des États-Unis et de la Chine 

Si un soutien de principe à l’instauration de la préférence européenne semble acquis, le travail est loin d'être terminé. Il reste à établir la liste des secteurs concernés, la proportion de composants européens qui sera exigée dans chaque filière et les contraintes administratives… La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'industrie automobile. Sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de désaccords entre les États membres.

Le président Emmanuel Macron continue de défendre cette "préférence européenne", qu’il juge indispensable pour éviter que le Vieux Continent ne devienne le "vassal " des États-Unis et de la Chine. Il a réaffirmé cette position le 18 novembre dernier, lors d’un sommet réunissant responsables politiques et acteurs majeurs de la tech consacré à la souveraineté numérique et industrielle de l’Europe.

"Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques", a également plaidé Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février. "Chaque fois que l'argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens de qualité", estime le commissaire européen. "Les Chinois ont le Made in China, les Américains ont le Buy American, et la plupart des autres puissances économiques ont des programmes similaires, qui donnent la préférence à leurs propres atouts stratégiques. Alors, pourquoi pas nous ?" 

 

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/competitiveness-compass/

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

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